<rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/">
<rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2150">
    <dcterms:title><![CDATA[Daulaud, Henry (1847-1915)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Daulaud, Enric (1847, 1919)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Agriculteur ; paysan]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[Henri Daulaud est l’auteur de divers poèmes en langue d’oc, dans sa variété languedocienne.<br />
<h2>Identité</h2>
<h3>Formes du nom</h3>
En français : (Jean) Henri Daulaud<br /><br />En langue d’oc : Enric Daulaud (norme classique), Enri Daulaud (norme mistralienne), Henrï<br />Daoulaoud (graphie phonétisante employée par l’intéressé)<br /><br />
<h2>Éléments biographiques</h2>
Jean Henri Daulaud naît le 3 août 1847 à Aimargues. Il est le fils d’un cultivateur aimarguois illettré, également prénommé Henri, et de l’Aigues-vivoise Marie Marazel. Il a une sœur aînée, Henriette, et une cadette, Emma (épouse Combemalle).<br /><br />En 1869, il épouse Isaurine Dejardin, issue d’une famille aigues-vivoise. Ils s’installent dans le village, rue de l’Eau-Noire. Ils ont un fils en 1873, Paul, mort en bas âge ; puis une fille en 1878, Nancy (épouse Chazal, et dont des descendants survivent aujourd’hui).<br /><br />Après avoir appris le métier auprès d’un de ses devanciers, Henri s’établit comme tonnelier à<br />domicile, profession qu’il exercera toute sa vie. A. Daudé (<em>possiblement Anténor Daudé, instituteur à Aigues-Vives, ndlr</em>) souligne sa « grande popularité » en Vaunage.<br /><br />On ignore s’il a fait l’objet de portraits. Daudé nous le décrit néanmoins comme haut d’un mètre<br />soixante-quatorze, « large d’épaules comme un lutteur ».<br /><br />Il meurt le 17 novembre 1915 à Aigues-Vives, à 68 ans.<br /><br />
<h2>Engagements dans la renaissance d’oc</h2>
Daulaud commence par composer une chanson sur la bière de la brasserie d’Aigues-Vives (probablement perdue). Il se met ensuite à coucher par écrit des vers qui, selon Daudé, « sortaient de sa tête en se déroulant » ; bien que ceux-ci apparaissent d’abord « boîteux » et insoucieux de l’hiatus, il bénéficie des leçons de prosodie que lui donne le poète Jules Guérin Ponzio. Il est en outre un lecteur assidu de Victor Hugo.<br /><br />Il puise l’inspiration principalement dans son environnement naturel, et dans la course<br />camarguaise. Il écrit souvent le dimanche, dans son mazet. Pour Marcel Edmond, ses motivations résident dans « son plaisir, sa satisfaction personnelle », ou l’oubli de « ses douleurs physiques ».<br /><br />En 1891, il collabore à l'éphémère Écho de la Vaunage sous le pseudonyme de « Félibre du cercle du Progrès ». <br /><br />En avril 1898, lors d’un dîner organisé à Paris par Le Petit Méridional, Gaston Doumergue, alors député du Gard, lit son poème « Li bioou an escapa ». Daulaud semble alors au faîte de sa reconnaissance littéraire, faisant également coup sur coup l’objet de publications dans Le Fanal et La Campana de Magalouna. L’année suivante, il obtient une mention aux jeux floraux de Sceaux pour un poème sur le thème de la figue.<br /><br />On ne lui connaît aucune publication durant la décennie suivante. Durant l’hiver 1910, il intervient néanmoins à Grand-Gallargues, pour réciter deux de ses poèmes après une conférence de Guillaume Laforêt. Quelques mois avant sa mort, il fait encore paraître « L'embandida » dans Midi taurin.<br /><br />Ses relations avec le Félibrige sont complexes. Selon Edmond, il nourrit en 1898 « des préventions contre les félibres », citant un vers acide à leur égard. En 1899, Le Fanal le crédite de ne pas avoir « provençalis[é] » son parler, appelé « patois de la Vaunage » ; et de fait, comme Hippolyte Bigot ou Daniel Poussigue, il ne se résoudra jamais à adopter la norme mistralienne.<br />Il figure néanmoins parmi les membres de l’école félibréenne du Parage à Montpellier. En outre,<br />qualifié de « félibre » par Daudé et Edmond, il dédie « L'embandida » à Jean Bérard, un des fondateurs de la Nacioun gardiano, liée au Félibrige.<br /><br />Après sa mort, Sully-André Peyre fait paraître un de ses poèmes dans Marsyas, en l’adaptant à la graphie mistralienne (qui était le seul que ce dernier employait).<br /><br />Il semble s’être consacré exclusivement à la création littéraire en langue d’oc (si on excepte un bref sonnet adressé à une de ses concitadines, probablement resté inédit).]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Ravel, Maxime]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[2025-11-24]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Bart, Florian]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<h3>Bibliographie</h3>
<em>- « La sourça daou Razil », L'Écho de la Vaunage, no 8, 28 mars 1891, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902538j/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « A Jaouséphina Neuzil », L'Écho de la Vaunage, no 12, 25 avril 1891, p. 1 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902542f/f1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Margarideta », L'Écho de la Vaunage, no 17, 30 mai 1891, p. 2-3 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902547h/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Din la campagna », L'Écho de la Vaunage, no 19, 20 juin 1891, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902549b/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « A counfessa », L'Écho de la Vaunage, no 20, 27 juin 1891, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t539025500/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Soulution daou problèma no 26 », L'Écho de la Vaunage, no 23, 18 juillet 1891, p. 1-2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t539025537/f1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Cant de noça », L'Écho de la Vaunage, no 26, 8 août 1891, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902556g/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « La valsa », L'Écho de la Vaunage, no 27, 15 août 1891, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902557w/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Endourmis-te », L'Écho de la Vaunage, no 28, 22 août 1891, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t539025589/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Una coussa que passa », L'Écho de la Vaunage, no 29, 29 août 1891, p. 1 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902559q/f1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « D'equ'és un felibre », L'Écho de la Vaunage, no 29, 29 août 1891, p. 1 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902559q/f1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « D'equ'és un felibre », L'Écho de la Vaunage, no 30, 3 septembre 1891, p. 1-2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902560c/f1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Li bioou an escapa », Le Fanal, 26 juin 1898, no 440, p. 1 (<a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/26-juin-1898/2143/4814990/1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Retronews</a>) ;</em><br /><em>- « Otobre : sounet d'ibrougna », La Campana de Magalouna, no 151, 15 octobre 1898, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7350127h" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Abriou », s.l.n.d. [cité dans Edmond 1898] ;</em><br /><em>- « Aou fère », s.l.n.d. [cité dans Edmond 1898] ;</em><br /><em>- « Juliet, Miejour », s.l.n.d. [cité dans Daudé 1898] ;</em><br /><em>- « La figue », inédit présenté aux jeux floraux de Sceaux 1899 ;</em><br /><em>- « L'embandida », Midi taurin, 13 juin 1914, p. 3 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k14945863/f3" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Mostro à soulèu », Marsyas, no 10, octobre 1921, p. 1 (posthume) ;</em><br /><em>- « La coumplento daou vigneroun », s.l.n.d. [cité dans Gaussen 1962] ;</em><br /><em>- « Lou nis de cardouniho, Enri Daulaud », Bulletin de liaison de Litoraria, no 7, 2007, p. 12-13 [introuvable en bibliothèque, communiqué par Gabrielle Valette].</em><br /><br />
<h3>Sources</h3>
<em>- Divers documents des états civils des communes d’Aigues-Vives et Aimargues : actes de naissance et de mariage de l’intéressé, de sa femme, de ses enfants ;</em><br /><em>- « Autour d’un dîner », Le Fanal, no 429, 10 avril 1898, p. 2 (<a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/10-avril-1898/2/752316b9-e41b-44f0-9205-ddf6af42770a" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Retronews</a>) ;</em><br /><em>- Marcel Edmond, « Le tonnelier-poète », Le Fanal, no 438, 12 juin 1898, p. 1 (<a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/12-juin-1898/2143/5641230/1" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Retronews</a>) ;</em><br /><em>- A. [?] Daudé, « Lou felibre Daulaud », La Campana de Magalouna, no 151, 15 octobre 1898, p. 2 (<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7350127h/f2" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Gallica</a>) ;</em><br /><em>- « Indiscrétion », Le Fanal, no 490, 11 juin 1899, p. 1 ;</em><br /><em>- « Gallargues », Le Fanal, 19 février 1911, p. 1 (<a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/19-fevrier-1911/3/b3a2135e-c92b-4035-87e4-641918e81ed6" target="_blank" rel="noopener">en ligne sur Retronews</a>) ;</em><br /><em>- Notice dans Ivan Gaussen, Poètes et prosateurs du Gard en langue d'oc depuis les troubadours jusqu'à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, 1962 ;</em><br /><em>- Article de deux pages sur « Lou Nis de cardouniho » dans le Bulletin de liaison de Litoraria, no 7 [introuvable] ;</em><br /><em>- « Cigalo de Patrìo » [Gabriel Brun], « Eimargue », Le Félibrige, no 342, avril 2025, p. 10 ;</em><br /><em>- Notes d’Olivier Douard, communiquées en 2025.</em>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Camargue (Bouches-du-Rhône, France)]]></dcterms:coverage>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Aigues-Vives (Gard)]]></dcterms:coverage>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Languedoc-Roussillon (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[...-1854]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2141">
    <dcterms:title><![CDATA[Georges Gros (Nîmes, 1922-2018)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Conteur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Né </span><span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">le 6 décembre 1922 à Nîmes</span></span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> dans une famille ouvrière, père de culture protestante quoiqu’athée, mère catholique, instituteur adepte des techniques Freinet (dont il était un ami personnel), il grandit dans le quartier populaire de La Placette, peuplé d’artisans et de petits commerçants, il découvre l’occitanisme grâce à la rencontre d’Aimé Serre dans le cadre du mouvement Freinet. Son engagement occitaniste se déploie dans ses trois activités&nbsp;: pédagogue, écrivain et conteur.<br /><br /><br /></span></p>
<h2>Identité</h2>
<h3><br />Formes référentielles :</h3>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges Gros </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">&nbsp;</span></span></p>
<h3>Autres formes du nom :</h3>
<span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges-Louis Gros</span></span></span><br /><span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;"><br />Jòrgi Gròs, Jòrgi Gros (forme occitane) <br /></span></span></span><br />
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"></p>
<h2>Éléments biographiques<br /><br /></h2>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges Gros est né à Nîmes le 6 décembre 1922, d’un père maçon – plâtrier – et d’une mère au foyer. Enfance et jeunesse se passent au cœur des quartiers de la Placette et des «&nbsp;</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i><span style="background: #ffffff;">pès descauç&nbsp;</span></i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">» (va-nu-pieds), peuplés d’artisans et de petits commerçants&nbsp;; les lieux et les gens vont lui laisser les empreintes que l’on retrouve tout au long de son œuvre littéraire et de ses engagements. Ses cousins paysans gardois parlent occitan.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Par la volonté de sa mère, il fait toutes ses études jusqu’au baccalauréat (1941) au lycée Alphonse Daudet à Nîmes, </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">chose rare dans les milieux populaires</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">. Il s’y forge une solide culture qu’il ne cessera toute sa vie d’enrichir. Il apprend l’italien et l’allemand et se passionne pour la philosophie. Ainsi cite-t-il parmi ses lectures</span></span> <span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Lefebvre, Morin, Sartre, Levi-Strauss, Barthes, Kristeva, Foucault, Michel Serres. À propos des théoriciens du conte, il cite aussi Propp, Lacarrière, Vernant, Ecco… Son œuvre littéraire est nourrie de lectures diverses dont les allusions apparaissent souvent au fil des pages comme autant de clins d’œil. </span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Il épouse en 1941 Yvette- Marie Louise Roche, couturière, dont la mère est Auvergnate et ils ont deux filles Lise (1943) et Martine (1948). Les doubles racines de la montagne et de la Méditerranée rythmeront la vie et l’identité de la famille Gros-Roche…</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Sa jeunesse est marquée par la guerre d’Espagne et la fréquentation des Auberges de jeunesse en compagnie d’amis de lycée dont certains rejoindront les FTP, l’écrivain occitan René Siol (mort en 2011), Jean Vallatte (assassiné par les nazis en 1944)... </span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">En novembre 1941, alors qu’il n’a pas encore 20 ans et qu’il n’a pas de formation il est recruté comme </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>instituteur suppléant</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> et envoyé pour huit mois au Martinet, dans les Cévennes minières. Année difficile à l’issue de laquelle il confie avoir compris que ce métier serait le sien, ce que confirme une année de stage pédagogique en 1942. </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Affecté dans le cadre du STO à des fonctions administratives, il peut falsifier des fiches pour éviter le départ des soutiens de famille. Recherché, il est envoyé par son inspecteur en 1944 à Montagnac, à 23 km au nord de Nîmes où il découvre la pédagogie Freinet. Il n’évoquait jamais ces activités résistantes ni les années de guerre… modestie extrême certes et aussi souvenirs traumatiques.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">En 1947, affecté à Vauvert, il y rencontre un autre instituteur – qui allait devenir plus tard professeur au lysée Dhuoda – l’écrivain occitan Aimé Serre, (auteur du roman d’inspiration autobiographique </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i><span style="background: #ffffff;">Bogres d’ases</span></i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">), grâce auquel il associe désormais pédagogie Freinet et occitanisme. Affecté à Brignon de 1952 à 1954, puis à Nîmes où il obtient un poste en janvier 1954 à l’École d’application du Mont Duplan, avec une équipe d’enseignants convaincus et passionnés d’éducation nouvelle, il poursuit son engagement dans la pédagogie Freinet&nbsp;: dans le cadre d’une équipe d’enseignants convaincus&nbsp;: </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">journal scolaire, correspondance scolaire, imprimerie à l’école, travail individuel, expression libre, art enfantin, coopérative scolaire. Il devient en 1954 président du Groupe Gardois de l’Ecole Moderne. Les échanges et travaux d’enseignants se multiplient départementalement, nationalement et internationalement. </span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">De 1964 à 1966, avec Aimé et Abeille Serre, il participe à des stages de formation des élèves instituteurs en Afrique. L’Afrique (Gabon, Tchad et Cameroun) est la source d’inspiration pour son roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo Batèu de pèira</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Revenu à Nîmes, il exerce en classe de transition, puis devient conseiller pédagogique </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">au Collège Jules Verne (1969), </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">avant de demander son affectation en 1973 dans la classe unique du quartier de la Planette, où résident ses amis Serre.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Il prend sa retraite de l’enseignement en 1978, ce qui lui permet de passer plus de temps à l’écriture et il reste très actif pratiquement jusqu’à son décès en 2018. Il est de toutes les manifestations syndicales et se considère comme un militant de gauche, sans cependant avoir jamais été membre d’aucun parti.<br /><br /></span></span></p>
<h2>Engagements dans la renaissance d'oc</h2>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-weight: normal;"><br />Des engagements et activités multiples</span></span></span></h3>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">L’enfance de Georges Gros est nourrie d’occitan, pratiqué en famille et entre voisins, langue littéraire de Bigot, dont beaucoup de Nîmois aimaient à réciter les fables. </span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Avant sa rencontre avec Aimé Serre, qui le projette dans la reconquête de la langue et la culture occitanes, </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges Gros, même s’il avait commencé à écrire en occitan à partir de 1950, n’avait pas projeté cette culture occitane populaire dans un investissement conscient – pédagogique, artistique ou militant. À partir de cette prise de conscience, dans le cadre d’associations occitanistes comme de structures de l’éducation populaire à laquelle il était très attaché (</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Bibliothèque pédagogique Henri Gaillard, Comité de la Placette…)</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">, il fait vivre cette culture occitane dans des stages, conférences, émissions de radio et télévision. Il intervient également dans des établissements scolaires où il anime des ateliers d’écriture comme au Lycée Camargue (actuellement lycée Ernest Hemingway) pendant plusieurs années scolaires.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Habitant le quartier de Montaury, proche de la Placette et de son comité de quartier, il vit au cœur de lieux familiers, entouré de connaissances fidèles, où est vivante l’empreinte du poète Bigot. Dans le cadre de l’atelier occitan de Jean Journot et des ateliers MARPOC il donne des cours d’occitan pour adultes.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">À la fin des années 1970, il est témoin des débats passionnés de l’IEO entre deux tendances qui s’en disputent la direction, la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;», regroupée autour de Robert Lafont et la tendance «&nbsp;</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>IEO non dependent</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">&nbsp;» autour d’Yves Rouquette. Les occitanistes nîmois se placent majoritairement dans le sillage de Robert Lafont. La défaite, deux années consécutives, 1980 et 1981, de la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» – dont la participation de ses membres est refusée au sein du conseil d’administration – crée un traumatisme dans l’IEO. Une bonne partie des fidèles de Robert Lafont démissionnent et créent des structures alternatives dont la MARPOC, en 1980, à Nîmes. Georges Gros en est le vice-président. La MARPOC va organiser les Rencontres populaires occitanes, prenant le relais de l’ancienne Université occitane d’été, qui était organisée à Nîmes sous l’égide de l’IEO.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">En 2007, MARPOC et IEO se retrouvent de nouveau unis&nbsp;; le nom d’Université occitane d’été est repris et continue de nos jours, animée par une équipe sous la direction notamment de Georges Peladan. Georges Gros, sans jamais s’imposer, avec une modestie que l’on pourrait juger excessive, avec un souci permanent du dialogue, prête volontiers son concours à ces lieux de formation populaire qui ont pu réunir un temps des centaines de participants.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Georges Gros est aussi de toutes les grandes manifestations pour la langue, pour sa place à la télévision… mais il est bien sûr présent dans d’autres rassemblements comme ceux des années 1970 sur le Larzac.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Passionné par le conte, il crée l’association de conteurs «&nbsp;La voile et l’Ancre&nbsp;» avec sa fille Lise Gros et sa petite-fille Delphine Aguiléra et se réjouit de voir ses filles et ses petites-filles prendre le relais en devenant enseignantes d’occitan, conteuses, chanteuses ou écrivaines.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Un hommage lui a été rendu à Nîmes lors d’un colloque en juin 2007 intitulé </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo dich e l’escrich</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">. Ce colloque a donné lieu à l’édition de l’ouvrage&nbsp;: </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo Dich e l’Escrich. Jòrgi Gròs, ensenhaire, militant, escrivan, contaire</i></span></p>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">L’œuvre littéraire</span></span></h3>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Georges Gros a construit à partir des années 1980 une œuvre essentiellement en prose – contes, nouvelles et romans – avec quelques textes poétiques dont certains écrits en vue d’une interprétation musicale (Delfina Aguilera, Groupe </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Osco</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Groupe </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Masc</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Rémi Salamon...). Tout en adoptant la graphie classique de l’occitan, il se réfère au parler du poète Nîmois Antoine Bigot, le provençal dans sa forme nîmoise, dont il a une totale maîtrise, et emploie une forme de langue riche et cohérente.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Il participe aussi à la création de la revue </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Mar e Mont</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, complétée par des éditions du même nom&nbsp;; on peut voir dans ce titre le signe de son double attachement géographique (Nîmes et Auvergne) mais aussi les paysages doubles du Gard – où s’est passé l’essentiel de sa vie - que l’on retrouve dans ses contes. L’Auvergne, pays de son épouse, apparaît en particulier dans le roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lei bugadièras blavas</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Si l’œuvre s’organise principalement autour de la ville de Nîmes et des garrigues environnantes, c’est une ville ouverte qu’elle donne à voir, à l’image de cette «&nbsp;</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Placeta</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">&nbsp;», minuscule place populaire d’où s’échappent sept rues. Georges Gros réinvestit les lieux de tout un imaginaire issu de la tradition orale. À ces mythes traditionnels organisés autour de personnages comme la </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Romèca</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, qui hantait les puits des maisons, il associe la vie quotidienne de la ville, celle de son enfance dans des quartiers populaires, et la cité d’aujourd’hui, toute pétrie d’occitanité à travers ses toponymes, du Chemin des Anticailles à celui de Camplanier.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Cependant, l’œuvre de Georges Gros est tout sauf enfermée. Les séjours en Afrique lui ont inspiré le roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo Batèu de pèira,</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> qui joue entre l’Afrique et Nîmes, lieu de départ et lieu de retour. Le bateau de pierre, c’était, dans l’imagination de l’enfant, le nom d’un immeuble familier, boulevard Jean-Jaurès, semblable à la proue d’un navire. Au fil des contes et romans, le monde est convoqué, dans son histoire comme dans son actualité, des résistants de «&nbsp;L’Affiche rouge&nbsp;» à ce jeune Palestinien, surpris malgré lui en pleine Intifada et protégé par un artisan… juif. Beau conte de Noël, qui n’ignore pas, cependant, l’épaisseur du réel. Quant au roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ieu, Bancèl oficièr d’Empèri</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, c’est sur plusieurs moments d’histoire qu’il joue, à travers l’évocation des Camisards ou celle du communard Louis Rossel dont le deuxième personnage du roman, l’officier Le Hir, objecteur de conscience des années 80, croise le destin.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Les contes – dont une grande partie est encore inédite – sont peuplés de figures croisées dans une vie d’observateur aigu et empathique des choses et des êtres, souvent observés par </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>lo Jorgeon</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, le petit Georges, figure de l’auteur-enfant, qui parcourt en liberté les rues de sa ville. Humbles vendeurs d’herbes sauvages, lavandières, enfants facétieux, marginaux souffre-douleur, gitans plus ou moins sédentarisés… l’œuvre abonde de ces figures dessinées en quelques traits expressifs.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Certains contes, expérimentés par le pédagogue, sont destinés aux enfants, mais beaucoup supposent un public adulte. L’auteur en a d’ailleurs établi un répertoire raisonné et les signale comme «&nbsp;philosophiques&nbsp;», «&nbsp;sociologiques&nbsp;», ou encore «&nbsp;satiriques&nbsp;». Ce répertoire témoigne de la pratique d’écriture consciente qui est la sienne. En effet, le classement qu’il établit de ses contes, comme ses articles théoriques font montre d’une réflexion du plus haut niveau, inspirée de ses lectures d’ethnologie et d’anthropologie</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">C’est certainement la conjugaison entre l’humour, la spontanéité et l’humanité du conteur-pédagogue, son écoute du monde et des gens (l’occitan a un seul mot pour dire ces deux réalités&nbsp;: </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>lo mond</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">), sa maîtrise d’une langue riche, juste et variée dans ses tonalités, et la science critique de l’érudit, qui expliquent la qualité de cette œuvre.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Florian Vernet, autre pédagogue écrivain, concluait ainsi sa préface aux </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Contes de las garrigas nautas&nbsp;: </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">«&nbsp;Ces trois contes, comme tous ceux qu’il a écrits au cours de sa vie valent aussi pour la langue, cet occitan de Provence si fluide, si élégant, si classique. Un des miracles des contes réussis, c’est ainsi de rendre accessible et sensible à tous la diversité, la beauté parfois tragique et la vertigineuse complexité du monde.&nbsp;».</span></p>
<h2>Bibliographie de l'oeuvre publiée en volumes <br /><br /></h2>
<p><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Nb. Un inventaire complet de l’œuvre, y compris les inédits a été publié dans le </span>n° 1 de la <i>Revue des Langues romanes</i>, 2022, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée</p>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Romans</span></span></h3>
<span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"></span></span>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo batèu de pèira, </i>IEO «&nbsp;A tots&nbsp;», Toulouse, 1984.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ieu, Bancel, oficièr d’Empèri&nbsp;/ Moi, Bancel, officier d’Empire, </i>traduction française par Aimat Serre, MARPOC&nbsp;/ IEO 30, Toulouse, 1989.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Lei bugadièiras blavas&nbsp;: Cronicas d’una pantaissada, </i></span><span lang="es-ES">MARPOC «&nbsp;Mar e Mont&nbsp;», Nîmes, 2014.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Le bateau de pierre, </i>traduction de Lise Gros, IEO, Puylaurens, 2020<i>.</i></span></p>
<br />
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Contes</span></span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lei còntes de la Placeta e dau Cors Nòu / Les contes de la Placette et du Cours Neuf, MARPOC «&nbsp;Vivre à Nîmes&nbsp;», </i>Nîmes, 1982&nbsp;; 2<sup>ème</sup> édition L’Aucèu libre, Salinelles, 2019.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Còntes de la Planeta e dau Planàs, </i></span><span lang="es-ES">ROMEC, Nîmes, 1985.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Sornetas e cançonetas, </i></span><span lang="es-ES">CDDP - CRDP, Nîmes, 1989.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Lo pichòt trin, </i></span><span lang="es-ES">Calandreta nimesenca, Nîmes, 1993.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>L’enfant bravonet, </i>Calandreta nimesenca, Nîmes, 1995.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>La paura Chacha, </i>Calandreta Aimat Serre, Nîmes, 1995.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Michèu l’Ardit en avion, </i>Calandreta Aimat Serre, Nîmes, 1995.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>L’autra Arlatenca</i>, in<i> Colors, </i>Lycée de la Camargue, Nîmes, 1997.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Còntes de la Fònt de Nimes, </i>MARPOC «&nbsp;Mar e Mont&nbsp;», Nîmes, 1997.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Còntes de la garriga nauta / Contes de la haute garrigue, </i>traduction par Marie-Jeanne Verny, CRDP, Montpellier, 2009.</span></p>
<br />
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-weight: normal;">Nouvelles</span></span></span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Paraulas pèr una ciutat</i></span><span lang="es-ES">, Lycée de la Camargue, Nîmes, 1995</span><span lang="es-ES"><i>.</i></span><span lang="es-ES"> </span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES">Contient : </span><i>«&nbsp;Lo batèu de pèira&nbsp;» </i>[extrait],<i> «&nbsp;Lei Pòrtaclaus&nbsp;», «&nbsp;ZUP Nòrd&nbsp;» </i>[Extrait de<i> Ieu, Bancèl</i>], «&nbsp;<i>Charter</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Ciutat</i> <i>dau</i> <i>sòmi</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La Monaca blanca</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo lièch</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Vilaverda</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Fontblanca</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Fontnegra</i>&nbsp;».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ai bèus jorns / Aux beaux jours, </i>MARPOC «&nbsp;Mar e Mont&nbsp;», Nîmes, 2006.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Contient&nbsp;: «&nbsp;<i>Gartenstrasse</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Es pas de creire</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Ai bèus jorns</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Nadau d’Intifada</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo Gèli gelat</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Retorn a l’infèrn</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Manitoba Dry</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo Moisset</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Un laüsert sus lo braç</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo sembla-aucèu</i>&nbsp;», «&nbsp;<span style="color: #008000;"><i>L</i></span><i>a filha mauva</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo papet de Lotza</i>&nbsp;».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ai ribas de la mar bèla / Sur les rives de la mer belle, </i>IEO, Nîmes, 2009.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Contient&nbsp;: «&nbsp;<i>La vela e l’ancora</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La pèira dau drac</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La dança de la Tarasca</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La Farfaneta</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lei tres corrièrs deis Aigas Mòrtas</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La sòrre dei tretze vents</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>L’ombra de l’engana</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>L’òme qu’aviá pas enveja</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo chivau de mar</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Imatges dimenchaus</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lei chucasang de Teba</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo còp de Samòta</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lei Dieus de sabla</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Mi</i><span style="color: #008000;"><i>è</i></span><i>gterrana</i>&nbsp;».</span></p>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Poésies</span></span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Un jorn, un «&nbsp;ai&nbsp;! qu&nbsp;?&nbsp;» / Un jour, un haiku&nbsp;</i>!, IEO Lengadòc, Béziers, 2012.</span></p>
<br />
<h2><span style="color: #0070c0;"><span style="background: #ffffff;">Bibliographie secondaire</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;">Bastide</span>, Bernard, «&nbsp;Les contes de la Placette et du Cours Neuf&nbsp;»,&nbsp;<i>Calades</i>, n° 33, novembre 1982, p. 13.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;">Castan</span>, Félix-Marcel, « Per saludar Jòrgi Gròs », <i>L’Occitan</i>, n° 100, 1992, p. 5.</span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Fourié</span></span></span><span style="font-size: medium;">, Jean, «&nbsp;Gros (Georges)&nbsp;», dans </span><span style="font-size: medium;"><i>Dictionnaire des auteurs de langue d'oc de 1800 à nos jours</i></span><span style="font-size: medium;">, Aix-en-Provence, Félibrige,&nbsp;2009.</span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Gros</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> Lise, </span></span><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Peladan</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> Jòrdi, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i>Lo dich e l’escrich&nbsp;: Jòrgi Gròs, ensenhaire, militant, escrivan, contaire</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">, actes del colloqui Total Festum, IEO Gard, Nimes, 2008.</span></span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Paul, </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Claudine, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i>Georges Gros, écrits et discours occitans d’un pédagogue nîmois</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">, mémoire de master 2, université Paul-Valéry, Montpellier III, 2006. Disponible également au CIRDOC.</span></span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Vielzeuf</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">, Aimé, «&nbsp;Georges Gros&nbsp;», in </span></span><span style="font-size: medium;"><i>Conteurs et poètes cévenols et gardois d’aujourd’hui, </i></span><span style="font-size: medium;">1987, Librairie occitane de Salindres, p. 69-72.</span></p>
<br />
<h2><span style="color: #0070c0;"><span style="background: #ffffff;">Sitographie</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES">Site del jornal </span><span lang="es-ES"><i>Aquò d’aquí&nbsp;</i></span><span lang="es-ES">: Georges Gros présente </span><span lang="es-ES"><i>Lei bugadièiras blavas</i></span><span lang="es-ES">. </span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #7030a0;">http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html</span></a></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;">Site del Cep d’òc&nbsp;: Jòrgi Gròs raconte sa rencontre avec Prévert chez Célestin Freinet. </span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #7030a0;">http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html</span></a></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES">Site del jornal Aquò d’aquí&nbsp;: Lo batèu de Pèira.</span></span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> </span></span></span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #7030a0;"><span lang="es-ES">aquodaqui.info/Lo-bateu-de-peira_a1564.html</span></span></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="en-GB">Site d’</span><span lang="en-GB"><i>Occitanica</i></span><span lang="en-GB">&nbsp;: </span><span lang="en-GB"><i>Lo dich e l’escrich</i></span><span lang="en-GB">. </span><span style="color: #7030a0;"><span lang="en-GB"><u>occitanica.eu/items/show/19510</u></span></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Site del CIRDOC Institut occitan de cultura&nbsp;: Hommage à Georges Gros. <span style="color: #7030a0;"><u>oc-cultura.eu/evenements/exposition-hommage-a-jorgi-gros</u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Site de <i>L’eko des quartiers</i>&nbsp;: Adieussiatz Jòrgi Gròs. <span style="color: #7030a0;"><u>ekodesquartiers.net/2018/02/19/adieussiatz-jorgi-gros/<br /><br /></u></span></span></p>
<br /><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES">Site del </span></span><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES"><i>Jornalet</i></span></span><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES">&nbsp;: </span></span><span lang="es-ES">Nos a quitat lo grand pedagòg e escrivan Jòrgi Gròs. </span><span style="color: #7030a0;"><span lang="es-ES"><u>jornalet.com/nova/9474/nos-a-quitat-lo-grand-pedagog-e-escrivan-jorgi-gros/<br /><br /></u></span></span></span><br /><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES">Site del </span><span lang="es-ES"><i>Diari&nbsp;</i></span><span lang="es-ES">: Silvan Chabaud&nbsp;: Lo dire e l’escriure, Jòrgi Gròs. </span><span style="color: #7030a0;"><span lang="es-ES"><i><u>lodiari.com/lo-dire-e-lescriure-jorgi-gros/</u></i></span></span></span><br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;">Verny</span></span><span style="color: #000000;">, Marie-Jeanne, dir., </span><span style="color: #000000;"><i>«&nbsp;Georges Gros&nbsp;» in Mille ans de littérature d’oc, </i></span><span style="color: #000000;">Université ouverte des Humanités / Université Paul-Valéry, 2016&nbsp;: </span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="http://uoh.univ-montp3.fr/1000ans/?p=3314">http://uoh.univ-montp3.fr/1000ans/?p=3314</a></u></span><span style="color: #000000;"> </span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;">Site de TèVéOC&nbsp;:</span><span style="color: #008000;"> </span><a href="http://www.teveoc.com/"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;">www.</span></span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;">teveoc.com</span></u></span></a><span style="font-variant: small-caps;">&nbsp;: </span>émissions «&nbsp;Lenga d’Òc&nbsp;», reportages sur Jòrgi Gròs, <span style="font-variant: small-caps;">p</span>ar exemple<span style="color: #008000;"> </span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://youtu.be/1QZog-PPTYQ">https://youtu.be/1QZog-PPTYQ</a></u></span><span style="color: #008000;"> </span>et <span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://youtu.be/MdsVyptC_TU">https://youtu.be/MdsVyptC_TU</a></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"></p>
<h2><br /><br /><br /><br /></h2>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Marie-Jeanne VERNY, avec la collaboration de Lise GROS<br />
<br />
crédit photo : Georges Souche ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Archives familiales<br />
<br />
Entretiens avec Georges Gros (2002 et 2009), le premier publié dans la revue Lenga e país d’oc, 41, le deuxième mis en ligne sur le site du CRDP de Montpellier. Ces deux entretiens ont été repris dans le n° 1 de la Revue des Langues romanes, 2022, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée ]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2022-01-13, Blandine Delhaye ]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Marie-Jeanne Verny et Lise Gros, ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:rights><![CDATA[crédit photo : Georges Souche]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut coopératif de l’Ecole moderne ICEM-Freinet]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[PEN-Club de langue d’oc]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Maison pour l’animation et la recherche populaire occitane (MARPOC)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Réseau interrégional de recherches-actions économiques, sociales et culturelles (RIRESC)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Article biographique ]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Nîmes (Gard)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Gard (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Afrique]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2137">
    <dcterms:title><![CDATA[Étienne Coudert (1930-2015)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Etienne Coudert, né le 15 mai 1930 à Thiers dans le Puy de Dôme. Il est décédé le 3 février 2015 à Thiers. Il fut acteur et animateur incontournable de la défense et de la promotion de la langue occitane en Auvergne. Il fut administrateur de l’IEO départemental et délégué régional de l’IEO Auvergne dont il fut le vice-président. Il géra également le cercle occitan du pays thiernois Piaron Pinha. Il fut le co-fondateur de la revue Parlem vai-i qu’as paur dont il assura jusqu’à sa mort la pérennité.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3>Formes référentielles :</h3>
Etienne Coudert<br />
<h3>Forme occitane :</h3>
Tiène Codert <br /><br />
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p>À l’âge de deux ans, sa famille s’installe dans le berceau paternel à Orléat où il suit l’école primaire.<br /><br />Son père travaillait pour l’EDF, il relevait les compteurs électriques chez les particuliers, sa mère restait à domicile. Peut-être qu’en même temps ils faisaient des couteaux. Mais il a été marqué par son père qui aménageait le cimetière des Limandons à Thiers. À l’âge de 12 ans il poursuit ses études au cours complémentaire de Thiers et devient l’un des trois bacheliers du village. Il prépare alors le concours de l’école normale de Clermont-Ferrand où il a étudié de 1947 à 1951. Il a raconté tout cela dans ses chroniques de la revue auvergnate Parlem.<br /><br />Il est nommé instituteur de classe unique (élèves de 5 à 15 ans) pendant dix ans dans la montagne d’Ambert à Saint-Amant-Roche-Savine où il est «&nbsp;chargé d’école&nbsp;» au Solier en 1951, puis dans celle d’Olloix de Saint-Nectaire à son retour de l’armée où il demeure de 1956 à 1960. Entre temps, il a épousé Louisette. Comme de nombreux instituteurs, il occupe dans ces communes la fonction de secrétaire de Mairie.<br /><br />Dès l’Ecole Normale, il a demandé une spécialisation pour devenir enseignant en agriculture. Il était également passionné d’apiculture depuis l’âge de 14 ans. Il effectue sa formation au lycée de Neuvic en Corrèze. À son retour, avec Maurice Gachon, il expérimente et met en place des formations d’agriculteurs. Passionné d’arboriculture, il devient maître agricole puis professeur itinérant d’enseignement agricole dans plusieurs communes et lorsque les centres professionnels sont regroupés il devient directeur du centre de Lezoux. Il travaille alors beaucoup avec l’école d’agriculture de Marmilhat. Puis il est affecté comme professeur à l’école normale de Clermont.<br /><br />Il a été militant du SGEN-CFDT, comme en témoigne Patrice Roques, membre comme lui de la Commission Nationale Langues et Cultures Opprimées de ce syndicat. Des comptes rendus de réunions ronéotés en témoignent.<br /><br /></p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p><br /><br />Opposé à la guerre d’Algérie dès le début, il fait le choix de la bataille syndicale, politique (au sein du PSU) et culturelle. Il prend alors conscience de son identité d’Occitan dans les années 1960, avec cette guerre et avec les évènements de mai 68.<br />Il reprend ses études à l’âge de 40 ans dans les deux filières alverniste et occitane jusqu’à la licence à l’université de Clermont-Ferrand.<br />Il devient professeur d’occitan au collège de Lezoux et à l’Ecole Normale de Clermont avec les autres matières. Il a également interrogé au bac d’occitan, en particulier à Aurillac dans le Cantal.<br />Membre actif de l’Institut d’Estudis Occitans, au niveau local, départemental et régional, il met en place de nombreuses actions et valorise la culture notamment au travers des chansons thiernoises.<br />Professeur d’occitan, au niveau professionnel et associatif, il met son énergie à la valorisation de la langue à l’École Normale, au Lycée de Marmilhat et dans le secteur associatif à Thiers, Lempdes et Clermont-Ferrand. Il enseigne aussi les autres matières dont il était spécialiste.<br />Il a représenté plusieurs fois l’Auvergne dans des réunions de la FELCO – Fédération des enseignants de langue et culture d’oc – dans les années 1980-1990.<br />Il écrit dans les journaux et revues, Parlem comme écrivain et responsable de publication, dans le Montagnard, dans les journaux syndicaux universitaires, dans la Galipote et tient une rubrique hebdomadaire dans La Gazette de Thiers (entre mai 2004 et mars 2005).<br />Parallèlement il œuvre à une meilleure connaissance de la langue, au moyen de collectages auprès des anciens.<br /><br /></p>
<h1 class="western"><b>Publications</b></h1>
<span style="color: #4472c4;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Collaboration à des ouvrages pédagogiques</span></span></span>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Cours par correspondance d’occitan d’Auvergne</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> (C.R.D.P de Clermont-Ferrand), de 1982/83 à 1987.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Bac Oc</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">– Annales des épreuves d’occitan au Bac 1 et 2, dirigé par Andrieu Bianchi Agen. IEO Lot et Garonne, de 1987 à 1990.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Vocabulaire occitan d’Auvergne Velay</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Jean Roux. Edition I.E.O. C.R.E.O. 1984 (4 auteurs).</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Apprendre et vivre sa langue, </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Michel Tozzi. Ed Syros 1984.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Didonèlas per nòstre temps</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">. Recueil de comptines. I.E.O Auvergne (1982) et traduction (1983)</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Textes occitans</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>pour les lycées</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Jean-Claude Serres, I.E.O. 1984</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ieu parle occitan, </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">version auvergnate, </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Parlar occitan Auvèrne-Velai</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> + CD</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i> </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">doble de la metòde (3</span><sup><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">e</span></sup><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> edicion 2001 Ostal del libre) </span></p>
</li>
</ul>
<h2 class="western" style="font-weight: normal;"><span style="color: #4472c4;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Collaboration à des périodiques et écrits littéraires&nbsp;</span></span></span></h2>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Collaboration et direction de la revue </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Parlem</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, cercle culturel occitan, Piaron Pinha. Thiers, Articles </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;Cronicas de Varena e dau Liuradés&nbsp;».</i></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">«&nbsp;Cronicas de la region bitòrza dins las ‘nadas 30&nbsp;» </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>A fònts mescadas. </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">(8 auteurs) édité à son initiative. 1990. Edition A tots et I.E.O. Auvergne.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Éditoriaux en occitan dans le journal critique d’information auvergnate </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;La Galipote&nbsp;» </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Vertaizon, Puy</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i> </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">de Dôme.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Collaboration en occitan à de nombreux journaux et publications de la région Auvergne depuis 25 ans.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Articles hebdomadaires dans </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>La Gazette </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">de Thiers, en 2004 et 2005.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Collaboration à </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>L’almanach de l’Auvergnat</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> 1996-2002. ed. CPE Romorantin.</span></p>
</li>
</ul>
<h2 class="western" style="font-weight: normal;"><span style="color: #4472c4;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Emissions de radio et télévision</span></span></span></h2>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Emission en occitan pendant 6 ans sur Radio locale Thiers, radio libre jusqu’en 1989. </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;Manca mas</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>d’o dire&nbsp;»</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> avec l’association Piaron Pinha.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Participation au </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;Magazine en oc&nbsp;»</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> à FR3 Auvergne en 1983,1984,1985</span></p>
</li>
</ul>
<h1 class="western"><b>Sources</b></h1>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Indications de la famille.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Revues</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i> Parlem</i></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;On dirait un hussard&nbsp;» </i></span><em><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Article paru dans le Journal du Parc Livradois-Forez n°8 en novembre 2004., </span></em><span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://www.parc-livradois-forez.org/le-livradois-forez/culture/portraits/on-dirait-un-hussard/" target="_top"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>https://www.parc-livradois-forez.org/le-livradois-forez/culture/portraits/on-dirait-un-hussard/</i></span></a></u></span></p>
</li>
</ul>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Josiane Guillot]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2021-05-26, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Guillot, Josiane , ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc (F.E.L.C.O.)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Parti Socialiste Unifié (PSU)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[SGEN-CFDT]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Article biographique ]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Puy-de-Dôme (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Thiers (Auvergne-Rhône-Alpes)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2135">
    <dcterms:title><![CDATA[Beaumadier, Léonce (1893-1980)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Beaumadier, Léonce (1893-1980)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Folkloriste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Herboriste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Droguiste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p align="justify">Frédéric Léonce Beaumadier, dit Léonce Beaumadier (1893-1980), est un folkloriste biterrois, spécialisé dans le collectage et l'étude des danses, des chants, des musiques et instruments traditionnels du Bas-Languedoc.</p>
<h2><br />Identité&nbsp;</h2>
<h3><br />Formes référentielles :</h3>
<p>Beaumadier, Léonce (1893-1980)</p>
<h3>Autres formes connues :</h3>
<p>Beaumadier, Frédéric Léonce Clément (Forme complète d'état-civil)<br /><br />Le chantre du hautbois (pseudonyme)<br /><br /></p>
<h2>Éléments biographiques&nbsp;</h2>
<p align="justify">Frédéric Léonce Beaumadier, dit Léonce Beaumadier, est né à Béziers à la fin du XIXe siècle dans une famille bourgeoise. Ses parents, Numa et Philippine Beaumadier, sont boulangers avenue du Colonel d'Ornano ; ils orientent Léonce vers des études de pharmacie à Montpellier. Parallèlement, Léonce pratique la clarinette, le hautbois traditionnel, et assiste avant la Grande guerre à de nombreuses fêtes populaires.</p>
<p align="justify">Léonce Beaumadier avait entamé à l'Estudiantina de Béziers deux formations, de joueur de mandoline, et d'hautboïste classique, interrompues par son engagement volontaire en 1913, puis par la mobilisation d'août 1914. Nommé caporal au 119e régiment d'infanterie, il est gravement blessé par des éclats d'obus de 210 millimètres le 19 août 1915, puis il est victime d'un écrasement thoracique dû à l'effondrement de son poste avancé lors des batailles de l'Artois, à Neuville Saint-Vaast. Dès lors, Léonce Beaumadier doit renoncer prématurément à la pratique de la danse et surtout à celle du hautbois traditionnel du Bas-Languedoc pour lequel désormais le souffle lui manque.&nbsp;</p>
<p align="justify">Après l'obtention de son diplôme d'herboriste, il devient droguiste et s'installe dans une pharmacie-droguerie-herboristerie au 33 rue Boëldieu, à Béziers, dès 1922. Il rencontre Marie-Louise Amalric, sa future femme, qui deviendra costumière des formations folkloriques dont Léonce Beaumadier sera le responsable à partir de 1937.</p>
<p align="justify">De leur mariage naissent deux fils, Philippe et Paul, tous deux prêtres dans le Biterrois. Le premier décède prématurément de la tuberculose à l'âge de 25 ans, tandis que Paul, ordonné prêtre à Sète puis à Béziers, assiste son père dans ses travaux de recherches et de sauvegarde du patrimoine immatériel bas-languedocien. Léonce Beaumadier mène une vie professionnelle discrète et confortable, ce qui lui permet détudier le folklore local, discipline nouvelle dans la France de l'Entre-deux guerres. Pendant l'Occupation, Léonce Beaumadier répond aux demandes d'organisation de spectacles folkloriques qui émanent de l'administration, mais également des prisonniers de guerre en Allemagne. À la Libération, Léonce Beaumadier reprend ses collectages, mais il contracte une maladie articulaire au niveau des mains et des doigts, ce qui le contraint à renoncer définitivement à toutes les pratiques instrumentales.&nbsp;</p>
<h2>Engagements dans le renaissance d’oc&nbsp;</h2>
<p align="justify">Après une jeunesse très studieuse, et une Grande guerre douloureuse, Léonce Beaumadier se découvre une passion quasi-obsessionnelle pour le hautbois traditionnel du Bas-Languedoc, pour les danses populaires de la région et pour leur collectage.<br />Avec <i>Clardeluno</i> (<a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2078">Jeanne Barthès</a><span style="font-size: xx-small;"><!-- Faire des liens sur leurs fiches “vidas” ?  --></span>), Auguste Domergue (dit <i>Frigoulet de la Gardiolo</i>) et Léon Cordes, Léonce Beaumadier est le co-fondateur, de L'<i>Escolo Trencavel</i>, école félibréenne au sein de laquelle il dirige une section de danses traditionnelles costumées à partir de 1937. La même année, dès la création de la revue <i>Trencavel</i>, il entreprend une grande enquête sur le folklore du Bas-Languedoc auprès des derniers pratiquants.</p>
<p align="JUSTIFY">Devenu membre du Félibrige, distingué par une cigale d'argent en 1942 et discrètement récompensé aux Jeux floraux de Roussillon de 1960, Beaumadier entreprend la sauvegarde du folklore local menacé par l'industrialisation et l'exode rural. Il collecte et rédige, de 1937 à 1980, une masse colossale de notes manuscrites, et théorise l'évolution des principales danses, notamment celles du Chevalet et des Treilles. Il collectionne tous les ouvrages et toutes les revues qui traitent de culture régionale en langue d'oc.</p>
<p align="JUSTIFY">Il procède également à l'enregistrement sonore sur bandes magnétiques des derniers ménétriers, et sauvegarde le répertoire traditionnel des frères Emilien et Edouard Briançon, de Michel Biau, de Léon Larose et de Pierre-Joseph Cavaillé dit <i>Lo Gueil, </i>dernier joueur de fifre d'une longue descendance à Vendres.</p>
<p align="JUSTIFY">À la mort de Léonce Beaumadier, le fonds est dispersé entre les héritiers directs, l'<i>Escolo Trencavel</i> et le groupe folklorique local, <i>les Jardinières de l'Orb</i>. Une partie importante de ses notes a été déposée au musée du Biterrois par l'<i>Escolo Trencavel </i>dont il fut un temps le <i>Capiscol</i>. Aujourd'hui, le fonds Léonce Beaumadier est réuni dans son intégralité dans les locaux de l'association Farandole biterroise- Escolo Trencavel.</p>
<h2 class="western" align="JUSTIFY">Bibliographie et Sources</h2>
<div id="sdfootnote1">Fonds d'archives <i>Léonce Beaumadier</i>, Farandole biterroise- <i>Escolo Trencavel</i>, Béziers. <br /><br />Serge Boyer, <i>Histoire des traditions populaires en Bas-Languedoc</i>, Le Chameau malin, Béziers, 2019. <br /><br />Revue <i>Trencavel</i>, Béziers, 1937-1943. <br /><br />Collectages auprès de Mme Jeanne Tardieu, nièce de Léonce Beaumadier.</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<h2>Identitat&nbsp;</h2>
<h3><br />Formas referencialas&nbsp;</h3>
<br />Beaumadier, Léonce (1893-1980)<br />
<h3><br />Autras formas conegudas</h3>
Beaumadier, Frédéric Léonce Clément <br /><br />Le chantre du hautbois (pseudonyme)<br /><br />
<h2>Elements biografics</h2>
<p align="justify">Frédéric Léonce Beaumadier, dich Léonce Beaumadier, es nascut a Besièrs a la fin del sègle XIX, dins una familha borgesa. Sos parents, Numa e Felipina Beaumadier, son fornièrs a Besièrs, avenguda del Colonèl d'Ornano&nbsp;; orientan lo jove Léonce cap a d'estudis de farmacia à Montpelhièr ; a costat, Léonce practica la clarineta, l'autbòi tradicional, e assistís abans la Granda guèrra a fèstas popularas.<br />Léonce Beaumadier aviá començat, a l'Estudiantina de Bésièrs, doas formacions : de jogaire de mandolina, e d'autbòi classic, arrestadas pr'amor de son engatjament volontari en 1913, puèi per la mobilizacion d'agost de 1914. Nomenat caporal dins lo 119en regiment d'infantariá, es grèvament nafrat per d'esclats d'obús de 210 milimètres lo 19 d’agost de 1915, puei es victima d'un espotiment toracic pr'amor de l'afondrament de son pòste avançat pendent las batèstas de l'Artois, à Neuville Saint-Vaast. D’ara en la, Léonce Beaumadier renóncia abans l'ora à la practica de las danças et subretot à la practica de l'autbòi tradicional del Lengadòc-Bas per lo qual l'alen li manca. <br />Aprèp la capitada de son diplòma d'erborista, se fa droguista e s'installa dins une farmaciá-droguariá-erboristariá al 33 de la carrièira Boëldieu, a Besièrs, en 1922. Rescontra lèu Maria-Loise Amalric, sa futura femna, que se farà tamben costumièira de las còlas folcloricas de Léonce Beaumadier, tre 1937.<br /><br />D'aquel maridatge naisson dos enfants, Felip et Paul, totis dos curats dins lo Besierenc. Lo primièr defunta abans l'ora de la tisia à l'edat de 25 ans, mentre que Paul, ordenat preire a Cette puei a Besièrs, ajuda son paire dins lo trabalh de recercas et de salvagarda del patrimòni immaterial del Lengadòc-Bas. Léonce Beaumadier mena una vida professionala discrèta et confortabla, çò que li permet d'estudiar lo folclòre local, matèria novèla dins la França de las annadas 1930. Pendent l'Ocupacion, Léonce Beaumadier respond a las demandas d'organizacion d'espectacles folclorics que venon de l'administracion, mas tanben dels presonièrs de guèrra en Alemanha. A la Liberacion, Léonce Beaumadier recomença sos collectatges, mas aganta una malautiá articulara al nivèl de las mans e dels dets, e fin finala renóncia definitivament a practicar la musica tradicionala.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissença d’oc</h2>
<p align="justify">Aprèp una joinessa estudiosa, e una Granda guèrra dolorosa, Léonce Beaumadier se trapa una passion quasiment obsessionala per l'autbòi tradicional del Lengadòc-Bas, per las danças popularas localas, e mai per lor collectatge.<br />Amb Clardeluno (Jeanna Barthès), Auguste Domergue (escaisnomat Frigoulet de la Gardiolo) e mai Leon Còrdas, Léonce Beaumadier es l'un de los fondadors de L'Escolo Trencavel, escòla felibrenca dins la quala mena una còla de danças tradicionalas en costum tre l'annada 1937. La meteissa annada, amb la creacion de sa revista en òc Trencavel, comença une granda enquista a prepaus del folclòr en Lengadòc-Bas alprèp dels darrièrs practicants. <br /><br />Vengut membre del Felibritge, nomenat Mestre d'Òbra amb la cigala d'argent en 1942 e discrètament recompensat als jòcs florals de Rosselhon de 1960, Beaumadier entrepren la salvagarda del folclòr local menaçat per l'industrializacion e mai l'exòde rural. Collecta qué ? e escriu, entre 1937 e 1980, tot un molon de nòtas manuscritas, et teoriza la mudason de las principalas danças, subretot las del Chivalet et de las Trelhas. Collecciona totas las òbras et totas las revistas que parlan de cultura regionala en lenga d'òc.<br />Procedís tanben a la gravadura sus de bandas manheticas dels darrièrs sonaires, et salvagarda lo repertòri tradicional dels fraires Emilien e Edouard Briançon, de Michel Biau, de Léon Larose e de Pierre-Joseph Cavaillé, dich Lo Gueil, darrièr pifraire d'una longa descendéncia dins lo vilatge de Vendres.<br />A la mòrt de Léonce Beaumadier en 1980, lo fons es escampilhat entre les eiretièrs dirèctes, l'Escolo Trencavel e mai la còla folclorica locala, les Jardinières de l'Orb. Une partida importanta de sas nòtas foguèron depausadas al musèu del Besierenc per l'Escolo Trencavel, que Léonce Beaumadier ne foguèt un moment lo Capiscòl. Ara, lo fons Léonce Beaumadier es amassat dans sa totalitat dins la demòra de l'associacion Farandola biterrenca - Escolo Trencavel.</p>
<h2><br /><br />Bibliografia e ressorças&nbsp;</h2>
<br />Fons d'archius <i>Léonce Beaumadier</i>, Farandole biterroise- <i>Escolo Trencavel</i>, Besièrs. <br /><br />Serge Boyer, <i>Histoire des traditions populaires en Bas-Languedoc</i>, Le Chameau malin, Béziers, 2019. <br /><br />Revista <i>Trencavel</i>, Béziers, 1937-1943. <br /><br />Collectatges alprèp de Dòna Jeanne Tardieu, neboda de Léonce Beaumadier.<br /><br />
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"></p>
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    <dcterms:creator><![CDATA[Boyer, Serge]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2021-02-08, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[<img src="https://occitanica.eu/illustrations/CC88x31.png" /><br /><br />Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Boyer, Serge ReSO/LLACS, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Escolo Trencavel]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Las Cofos lisos]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Les Treilleurs bitterois]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[L&#039;Estudiantine bitteroise]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:spatial><![CDATA[Béziers (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Bouriège (Aude)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
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    <dcterms:title><![CDATA[Eynaudi, Jules (1871-1948)<br />
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    <dcterms:title><![CDATA[Eynaudi, Jules (1871-1948)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Bibliothécaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi est un f&eacute;libre ni&ccedil;ois, fondateur de l'Armanac Nissart, auteur de pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre et d'un dictionnaire au caract&egrave;re encyclop&eacute;dique.</p>
<h2>Identit&eacute;</h2>
<h3>Formes r&eacute;f&eacute;rentielles</h3>
<p>Eynaudi, Jules (1871-1948)</p>
<h2>&Eacute;l&eacute;ments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi est n&eacute; le 6 mai 1871 dans le centre de Nice, la Vieille Ville. Il &eacute;tait le fils d'un tailleur lettr&eacute; venu de Savillan, en Italie, et sa m&egrave;re &eacute;tait du Comt&eacute; de Nice. Le ni&ccedil;ois se parlait naturellement autour de lui, dans la famille et avec les amis. Il entra comme typographe &agrave; l'imprimerie l'<em>&Eacute;claireur du Littoral</em> &agrave; l'&acirc;ge de quatorze ans. Il fit son service militaire en Corse et fut mobilis&eacute; pendant la guerre de 14.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1907, Eynaudi fut employ&eacute; comme auxilliaire &agrave; la Biblioth&egrave;que Municipale de Nice.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Cappatti (1886-1966), ami et collaborateur d'Eynaudi, d&eacute;crit un homme "petit, &eacute;lanc&eacute; et vif, quoique badaud et d'une apparente nonchalance d&eacute;hanch&eacute;e, pipe aux l&egrave;vres, le feutre mou sur une oreille, l'ample lavalli&egrave;re nou&eacute;e sous le menton, [...]" (CAPPATTI, 1937). Il semble qu'Eynaudi ait &eacute;t&eacute; un enfant puis un homme discret et modeste, ayant le go&ucirc;t du travail et de l'&eacute;tude.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mourut &agrave; Nice en 1948.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">Au moment o&ugrave; Eynaudi s'int&eacute;ressait aux lettres et au particularisme de sa ville natale, le bassin ni&ccedil;ois &eacute;tait travers&eacute; de conflits id&eacute;ologiques territoriaux, toujours vifs apr&egrave;s le rattachement de Nice &agrave; la France. Le rapport avec l'aire proven&ccedil;ale en particulier se manifestait principalement dans une conception de voisinage, sans plus. Toutefois, des personnalit&eacute;s comme Joseph-Rosalinde Rancher (1785-1843), po&egrave;te ni&ccedil;ois d'expression occitane, avaient ouvert la voie du rapprochement avec les Proven&ccedil;aux, en particulier autour de la question de la langue.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1879, Antoine-L&eacute;andre Sardou (1803-1894, enseignant et &eacute;rudit, ni&ccedil;ois d'adoption mais proven&ccedil;al d'origine) fonda l'<em>Esc&ograve;la de Bellanda</em>, avec Jean-Baptiste Calvino. La nouvelle &eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne s'occupa prioritairement de questions linguistiques : grammaire, lexique et r&eacute;forme orthographique. Le ni&ccedil;ois &eacute;tait alors g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;crit sur le mod&egrave;le orthographique italien. Sardou et Calvino recommand&egrave;rent la graphie mistralienne, adapt&eacute;e aux particularit&eacute;s du ni&ccedil;ois. L'&eacute;cole ne passa pas le cap du XIX&egrave;me si&egrave;cle et il fallut attendre 1927 pour voir na&icirc;tre une nouvelle &eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne, le <em>Cair&egrave;u</em>. Toutefois, une premi&egrave;re pierre &eacute;tait pos&eacute;e qui permit &agrave; Eynaudi de continuer l'entreprise de renaissance ni&ccedil;oise en collaboration avec le F&eacute;librige. Il devint mainteneur en 1902.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1903, il fonda l'<em>Armanac Ni&ccedil;art</em>, graphi&eacute; <em>Armanac Nissart</em> &agrave; partir de 1928. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il fut l'un des fondateurs principaux de l'Acad&eacute;mie Rancher, qui devint en 1922 <em>Lu Amic de Rancher</em>. L'objectif de l'association n'&eacute;tait pas tr&egrave;s diff&eacute;rent de celui des &eacute;coles et revues f&eacute;libr&eacute;ennes, et plus largement r&eacute;gionalistes : promotion de la langue et de la litt&eacute;rature ni&ccedil;oises, connaissance des traditions et de l'histoire locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Rancher repr&eacute;sentait pour eux une figure paternelle du mouvement ni&ccedil;ois. Ils lui vouaient une sorte de culte, faisant chaque ann&eacute;e une visite de sa tombe, organis&eacute;e par Eynaudi.</p>
<p style="text-align: justify;">&Agrave; peu pr&egrave;s au m&ecirc;me moment, le journaliste Henri Sappia (1833-1906) avait cr&eacute;&eacute; d'abord la revue <em>Nice-Historique</em> (1898) puis <em>l'Acad&egrave;mia Nissarda</em> (1904) qui rejoignait certains objectifs de l'association Rancher. Des passerelles se cr&eacute;&egrave;rent entre soci&eacute;t&eacute;s ni&ccedil;oises mais des tensions et d&eacute;saccords nacquirent aussi. Eynaudi ne r&eacute;ussit pas m&ecirc;me &agrave; r&eacute;unir les propres collaborateurs de l'Armanac Nissart sur les questions graphique et f&eacute;libr&eacute;enne, malgr&eacute; le soutien de Pierre Devoluy (qui demeura quelques ann&eacute;es &agrave; Nice) et de Mistral lui-m&ecirc;me. En 1922, il laissa la direction de la revue &agrave; Pierre Isnard, suivi&nbsp; de Louis Cappatti.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1901, Eynaudi avait publi&eacute; sa premi&egrave;re pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, <em>Lou Cagancio</em>, qui fut repr&eacute;sent&eacute;e sur sc&egrave;ne en 1902. Il se fit l'un des h&eacute;ritiers de Fran&ccedil;ois Guisol (1803-1874), auteur et acteur qui publia des chansons et pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre en ni&ccedil;ois. De nombreuses compagnies de th&eacute;&acirc;tre dialectal et de repr&eacute;sentations folkloriques suivirent le mouvement : la compagnie du Th&eacute;&acirc;tre de Barba-Martin (dirig&eacute;e par Gustav-Adolf Mossa, 1883-1971, peintre symboliste et dramaturge occitan) ; la <em>Ciamada Nissarda</em>, qui existe toujours ; les <em>Nissardas</em> ; et Francis Gag (pseudonyme de Francis Gagliolo, 1900-1988, dramaturge occitan). En parall&egrave;le de ses articles, contes, chansons et po&eacute;sies parues en revue, Eynaudi fit publier et jouer d'autres pi&egrave;ces durant les ann&eacute;es suivantes. Il cherchait son inspiration dans la vie citadine de la Vieille Ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre 1931 et 1939, il se consacra &agrave; la r&eacute;daction et &agrave; la publication de son <em>Dictionnaire de la langue ni&ccedil;oise</em>, co-&eacute;crit avec Louis Cappatti notamment pour la partie historique de l'ouvrage. Le dictionnaire avait une vocation encyclop&eacute;dique, donnant autant que possible le vocabulaire en usage, avec les d&eacute;finitions en fran&ccedil;ais, les expressions et locutions, les conjugaisons, des entr&eacute;es sur la flore et le paysage locaux, les noms propres f&eacute;minins et masculins, les noms de lieux et les surnoms des habitants, des recettes de cuisine, des donn&eacute;es historiques et etnologiques, etc. Les entr&eacute;es sont parfois accompagn&eacute;es d'extraits litt&eacute;raires. Certaines sont sign&eacute;es par des collaborateurs autres qu'Eynaudi et Cappatti. Le dictionnaire fut r&eacute;dig&eacute; en graphie mistralienne. Eynaudi &eacute;tait un f&eacute;libre convaincu, pourtant le dictionnaire est tr&egrave;s nuanc&eacute; sur la question du F&eacute;librige. Mistral n'appara&icirc;t pas dans les entr&eacute;es et l'entr&eacute;e F&eacute;librige fut r&eacute;dig&eacute;e per Cappatti, qui faisait partie des sceptiques. Si dans la majorit&eacute; des aires occitanes des groupes f&eacute;libr&eacute;ens coh&eacute;rents se cr&eacute;&egrave;rent (en parall&egrave;le d'autres groupes dits r&eacute;gionalistes), avec toujours une admiration affich&eacute;e pour Mistral et le F&eacute;librige, les Ni&ccedil;ois conserv&egrave;rent une certaine distance, malgr&eacute; quelques enthousiastes, d&ucirc;e &agrave; leurs rapports avec la Provence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dictionnaire fut publi&eacute; en fascicules, jusqu'&agrave; la lettre "p". La suite &eacute;tait rest&eacute;e &agrave; l'&eacute;tat de manuscrit. Une &eacute;dition compl&egrave;te est parue en 2009, gr&acirc;ce &agrave; l'Acad&egrave;mia Nissarda avec une introduction de Remy Gasiglia (enseignant-chercheur &agrave; l'universit&eacute; de Nice Sophia Antipolis).</p>
<p style="text-align: justify;">Eynaudi collabora &agrave; plusieurs revues et journaux : les <em>Annales du Comt&eacute; de Nice</em>, l'<em>Armanac Nissart</em>, <em>L'&Eacute;claireur de Nice et du Sud-Est</em>, <em>L'&Eacute;claireur du Soir</em>, <em>L'&Eacute;claireur du Dimanche</em>, <em>L'Essor Ni&ccedil;ois</em>, <em>Nice Historique</em>, le <em>Phare du Littoral</em>, <em>La Pignata</em>, et probablement d'autres encore.</p>
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<p></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi es un felibre ni&ccedil;ard, fondator de l'<em>Armanac Nissart</em>, autor de p&egrave;&ccedil;as de teatre e d'un diccionari del caract&egrave;r enciclopedic.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3>Formas referencialas&nbsp;</h3>
<p>Eynaudi, Jules (1871-1948)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi es nascut lo 6 de mai de 1871 dins lo centre de Ni&ccedil;a, la Vi&egrave;lha Vila. &Egrave;ra filh d'un sartre letrat vengut de Savian, oltre-mont, e sa maire &egrave;ra del Comtat de Ni&ccedil;a. Lo ni&ccedil;ard se parlava naturalament a l'entorn d'el, dins la familha e amb los amics. Dintr&egrave;t coma tipograf a l'estampari&aacute; l'<em>&Eacute;claireur du Littoral</em> a l'atge de quat&ograve;rze ans. Fagu&egrave;t son servici militar en Corsega e fogu&egrave;t mobilizat pendent la gu&egrave;rra de 14.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1907, Eynaudi fogu&egrave;t emplegat coma auxiliari a la Bibliot&egrave;ca Municipala de Ni&ccedil;a.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Cappatti (1886-1966), amic e collaborator d'Eynaudi, descriu un &ograve;me "pichon, prim e viu, encara que badaire e d'una aparenta indol&eacute;ncia, desancat, pipa als p&ograve;ts, lo feutre sus l'aurelha, l'ampla lavali&egrave;ra nosada jol menton, [...]" (CAPPATTI, 1937). Sembla qu'Eynaudi fogu&egrave;t un enfant pu&egrave;i un &ograve;me discret e mod&egrave;st, amb lo gost del trabalh e de l'estudi.</p>
<p style="text-align: justify;">Morigu&egrave;t a Ni&ccedil;a en 1948.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissen&ccedil;a d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">Al moment qu'Eynaudi s'interessava a las letras e al particularisme de sa vila natala, lo ba&ccedil;in ni&ccedil;ard &egrave;ra traversat pels conflictes ideologics territorials, totjorn vius apr&egrave;p lo restacament de Ni&ccedil;a a Fran&ccedil;a. Lo rap&ograve;rt amb l'airal proven&ccedil;al en particular se manifestava mai que mai dins una concepcion de vesinatge, pas mai. Pasmens, de personalitats coma Joseph-Rosalinde Rancher (1785-1843), po&egrave;ta ni&ccedil;ard d'expression occitana, avi&aacute;n dub&egrave;rta la dralha del raprochament amb los Proven&ccedil;als, en particular a l'entorn de la question de la lenga.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1879, Antoine-L&eacute;andre Sardou (1803-1894, ensenhaire e erudit, ni&ccedil;ard d'adopcion mas proven&ccedil;al d'origina) fond&egrave;t l'Esc&ograve;la de Bellanda, amb Jean-Baptiste Calvino. L'esc&ograve;la felibrenca nov&egrave;la s'entrev&egrave;t priorit&agrave;riament de questions linguisticas : gramatica, lexic e reforma ortografica. Lo ni&ccedil;ard &egrave;ra alara generalament escrich sul mod&egrave;l ortografic italian. Sardou e Calvino recomand&egrave;ron la grafia mistralenca, adaptada a las particularitats ni&ccedil;ardas. L'esc&ograve;la pass&egrave;t pas lo cap del s&egrave;gle XIX e calgu&egrave;t esperar 1927 per veire n&agrave;isser una nov&egrave;la esc&ograve;la felibrenca, lo Cair&egrave;u. Pasmens, una primi&egrave;ra p&egrave;ira &egrave;ra pausada que permet&egrave;t a Eynaudi de contunhar l'entrepresa de renaissen&ccedil;a ni&ccedil;arda en collaboracion amb lo Felibritge. Vengu&egrave;t manteneire en 1902.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1903, fond&egrave;t l'<em>Armanac Ni&ccedil;art</em>, grafiat <em>Armanac Nissart</em> a partir de 1928. La meteissa annada fogu&egrave;t un dels fondators m&agrave;gers de l'Acad&egrave;mia Rancher, que vengu&egrave;t en 1922 Lu Amic de Rancher. L'objectiu de l'associacion &egrave;ra pas gaire diferent de lo de las esc&ograve;las e revistas felibrencas, e mai largament regionalistas : promocion de la lenga e de la literatura ni&ccedil;ardas, coneissen&ccedil;a de las tradicions e de l'ist&ograve;ria localas.</p>
<p style="text-align: justify;">Rancher representava per eles una figura pairala del movement ni&ccedil;ard. Li vodavan una mena de culte, fasent cada annada una visita de sa tomba, organizada per Eynaudi.</p>
<p style="text-align: justify;">A pauc pr&egrave;s al meteis moment, lo jornalista Henri Sappia (1833-1906) avi&aacute; creat primi&egrave;r la revista <em>Nice-Historique</em> (1898) pu&egrave;i l'<em>Acad&egrave;mia Nissarda</em> (1904) que rejonhi&aacute; d'unes objectius de l'associacion Rancher. De palancas se cre&egrave;ron entre societats ni&ccedil;ardas mas de tensions e desac&ograve;rdis naiss&egrave;ron tanben. Eynaudi capit&egrave;t pas d'unir ni manca los pr&ograve;pris collaborators de l'Armanac Nissart sus las questions grafica e felibrenca, malgrat lo sosten de Pierre Devoluy (que demor&egrave;t d'unas annadas a Ni&ccedil;a) e del quite Mistral. En 1922, daiss&egrave;t la direccion de la revista a Pierre Isnard, seguit de Louis Cappatti.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1901, Eynaudi avi&aacute; publicat sa primi&egrave;ra p&egrave;&ccedil;a de teatre, <em>Lou Cagancio</em>, que fogu&egrave;t representada sus sc&egrave;na en 1902. Se fagu&egrave;t un eireti&egrave;r de Fran&ccedil;ois Guisol (1803-1874), autor e actor que publiqu&egrave;t de can&ccedil;ons e p&egrave;&ccedil;as de teatre en ni&ccedil;ard. Mantuna companhi&aacute; de teatre dialectal e de representacions folcloricas seguigu&egrave;ron lo movement : la companhi&aacute; del Teatre de Barba-Martin (menada per Gustav-Adolf Mossa, 1883-1971, pintre simbolista e dramaturga occitan) ; la Ciamada Nissarda, qu'exist&iacute;s totjorn ; las Nissardas ; e Francis Gag (pseudonim de Francis Gagliolo, 1900-1988, dramaturga occitan). En parall&egrave;l de sos articles, contes, can&ccedil;ons e poesias pareguts en revista, Eynaudi fagu&egrave;t publicar e jogar d'autras p&egrave;&ccedil;as dins las annadas seguentas. Cercava son inspiracion dins la vida ciutadana de la Vi&egrave;lha Vila.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre 1931 e 1939, se consacr&egrave;t a la redaccion e publicacion de son <em>Dictionnaire de la langue ni&ccedil;oise</em>, amb Louis Cappatti per la partida istorica de l'obratge. Lo diccionari avi&aacute; una vocacion enciclopedica, donant tant coma possible lo vocabulari en usatge, amb las definicions en franc&eacute;s, las expressions e locucions, las conjugasons, d'entradas sus la fl&ograve;ra e lo pa&iuml;satge locals, los noms pr&ograve;pris femenins e masculins, los noms de lu&ograve;cs e los escais-noms dels estatjants, de rec&egrave;ptas de cosina, de donadas istoricas e etnologicas, etc. Las entradas son per c&ograve;ps acompanhadas d'extraches literaris. D'unas son signadas per de collaborators autres qu'Eynaudi e Cappatti. Lo diccionari fogu&egrave;t redigit en grafia mistralenca. Eynaudi &egrave;ra un felibre convin&ccedil;ut, pasmens lo diccionari es f&ograve;r&ccedil;a nuan&ccedil;at sus la question del Felibritge. Mistral apar&eacute;is pas dins las entradas e l'entrada Felibritge fogu&egrave;t redigida per Cappatti, que fasi&aacute; partida dels sceptics. Se dins la m&agrave;ger part dels airals occitans de grops felibrencs co&euml;rents se cre&egrave;ron (en parall&egrave;l d'autres grops diches regionalistas), amb totjorn una admiracion afichada per Mistral e lo Felibritge, los Ni&ccedil;ards manten&egrave;ron una c&egrave;rta dist&agrave;ncia, malgrat d'unes entosiastes, deguda a lors rap&ograve;rts amb Proven&ccedil;a.</p>
<p style="text-align: justify;">Lo diccionari fogu&egrave;t publicat en fascicles, fins a la letra "p". Lo demai &egrave;ra demorat a l'estat de manescrich. Una edicion completa es pareguda en 2009, deguda a l'Acad&egrave;mia Nissarda amb una introduccion de Remy Gasiglia (ensenhaire-cercaire a l'universitat de Ni&ccedil;a Sophia Antipolis).</p>
<p style="text-align: justify;">Eynaudi collabor&egrave;t a mantuna revista e jornal : las <em>Annales du Comt&eacute; de Nice</em>, l'<em>Armanac Nissart</em>, <em>L'&Eacute;claireur de Nice et du Sud-Est</em>, <em>L'&Eacute;claireur du Soir</em>, L<em>'&Eacute;claireur du Dimanche</em>, <em>L'Essor Ni&ccedil;ois</em>, <em>Nice Historique</em>, lo <em>Phare du Littoral</em>, <em>La Pignata</em>, e probablament d'autres encara.</p>
<h3>Bibliografia de l'autor</h3>
<p><em>Lou Cagancio</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1900 ;</p>
<p><em>Lou dial&egrave;te ni&ccedil;ard</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1903 ;</p>
<p><em>Lou Terno</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1905 ;</p>
<p><em>Mis&eacute; Pounchoun</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1910 ;</p>
<p><em>Lou retour de Pierrot</em>, [s.l.], [s.n.], [1922] ;</p>
<p><em>Una bouona pla&ccedil;a</em>, Nice, Imprimerie de l'&Eacute;claireur de Nice, 1924 ;</p>
<p><em>Dap&egrave; dou fougueiroun</em>, Nice, l'&Eacute;claireur de Nice, 1926 ;</p>
<p>EYNAUDI Jules et CAPPATTI Louis, <em>Dictionnaire de la langue ni&ccedil;oise</em>, Nice, Acad&egrave;mia Nissarda, 2009.</p>
<p></p>
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<p></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Eyraud, Noémie]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)<br />
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    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2019-11-26, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
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    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[https://vidas.occitanica.eu/items/show/2130]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- CAPPATTI Louis, Jules Eynaudi et le dialecte ni&ccedil;ard, conf&eacute;rence faite &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes le 14 janvier 1937, Nice, Les Annales du Comt&eacute; de Nice, 1937. <a href="https://www.cieldoc.com/libre/integral/libr0427.pdf" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser la ressorsa en linha sul site del CIELDOC</a> <br /><br />- WALLIS PADOVANI Jean, "Jules Eynaudi" dins L'&Eacute;claireur du dimanche et "La vie pratique, Courrier des &eacute;trangers", 4 d'oct&ograve;bre 1925, p. 8. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9822607w/f16.image.r=eynaudi" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica</a>. <br /><br />- GIORDAN Joseph, "Le rattachement de Nice au mouvement litt&eacute;raire proven&ccedil;al", confer&eacute;ncia del 14 de mar&ccedil; de 1936, dins Annales de la Soci&eacute;t&eacute; des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes, 1936, pp. 61-72. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472873c/f71.image.r=eynaudi" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica</a>. <br /><br />- L'Armanac Nissart. <a href="https://occitanica.eu/items/show/13228" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser los numeros disponibles en linha sus Occitanica.</a>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Nice (Alpes-Maritimes)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2129">
    <dcterms:title><![CDATA[Delluc, Louis (1894-1974)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"></span><span style="color: #000000;">Louis Delluc, &eacute;crivain en fran&ccedil;ais et en langue d&rsquo;oc, a laiss&eacute; une &oelig;uvre consid&eacute;rable qui a enrichi d&rsquo;une mani&egrave;re originale la litt&eacute;rature d&rsquo;Occitanie : par son m&eacute;tier d&rsquo;instituteur il a &eacute;crit pour les jeunes, et il a m&ecirc;me fait une plus grande &oelig;uvre p&eacute;dagogique en aidant les coll&egrave;gues, qui avaient chevill&eacute;e au c&oelig;ur l&rsquo;envie de ne pas laisser tomber la langue d&rsquo;oc dans les limbes o&ugrave; elle avait &eacute;t&eacute; exp&eacute;di&eacute;e, apr&egrave;s le rapport sur l&rsquo;&eacute;tat de la langue fran&ccedil;aise pr&eacute;sent&eacute; par l&rsquo;abb&eacute; Gr&eacute;goire a la Convention Nationale le 4 juin 1794.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Pour cela, Delluc collabora aux &eacute;ditions p&eacute;dagogiques Bourrelier qui sont sp&eacute;cialis&eacute;es dans la conception et la distribution de mat&eacute;riel &eacute;ducatif de qualit&eacute;.</span><span style="color: #333333;"></span><span style="color: #000000;"></span></p>
<h2>Identit&eacute;</h2>
<h3><b>Formes r&eacute;f&eacute;rentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Delluc, Louis (1894-1974)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Delluc, Lo&iuml;s (forme occitane du nom)<span style="color: #000000;"></span></p>
<h2>&Eacute;l&eacute;ments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Louis Delluc naquit le 21 ao&ucirc;t 1894 aux Chambeaux, village de la commune d&rsquo;Alles-sur-Dordogne. Son p&egrave;re, Jean, qui signa son acte de naissance, avait fait des &eacute;tudes s&eacute;rieuses mais, comme le fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; rest&eacute; &agrave; la ferme mourut, Jean dut aider sa famille tout en exer&ccedil;ant le m&eacute;tier de contr&ocirc;leur des tabacs pour la R&eacute;gie. Le grand-p&egrave;re avait aussi sign&eacute; l&rsquo;acte de mariage de Jean avec Marguerite Besse : la famille Delluc &eacute;tait alphab&eacute;tis&eacute;e. Dans les ann&eacute;es 1900, ils partirent habiter au Treillac, toujours dans la commune d&rsquo;Alles-sur-Dordogne, pas loin du fleuve et pr&egrave;s de la gare, ce qui aida Louis dans ses d&eacute;placements : en effet, apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;cole communale, il alla &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Sup&eacute;rieure de Belv&egrave;s o&ugrave; il passa le concours d&rsquo;entr&eacute;e a l&rsquo;Ecole Normale, voie directe pour le m&eacute;tier d&rsquo;instituteur. Il partit &agrave; la guerre en 1914, volontaire au 5e R&eacute;giment de Tirailleurs Alg&eacute;riens. Il fut bless&eacute; et il en sortit avec une horreur de la guerre qui lui fit refuser la m&eacute;daille militaire. Il dut partir en convalescence &agrave; la caserne Miollis &agrave; Aix-en-Provence et ce s&eacute;jour lui donna l&rsquo;occasion de conna&icirc;tre L&eacute;on Aimard, un avocat &agrave; la Cour, dont il devint secr&eacute;taire. Cet homme &eacute;tait f&eacute;libre et il lui ouvrit les portes du F&eacute;librige proven&ccedil;al et de l&rsquo;&oelig;uvre de Fr&eacute;d&eacute;ric Mistral, qui devait lui rappeler le langage de sa r&eacute;gion natale. Il faut peut-&ecirc;tre chercher ici son go&ucirc;t futur pour l&rsquo;&eacute;criture en langue d&rsquo;oc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&Agrave; la fin de sa convalescence, en 1917, il se maria avec Lucie Madeleine Rebi&egrave;re, elle-m&ecirc;me institutrice, qu&rsquo;il avait connue quand il &eacute;tait dans son premier poste &agrave; Monpazier. Puis, apr&egrave;s une ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de Tamni&egrave;s, en 1926, ils furent nomm&eacute;s &agrave; Saint-Vincent de Cosse et ils y rest&egrave;rent tous deux enseignants pendant vingt-cinq ans. A la retraite, ils s&rsquo;install&egrave;rent dans la commune voisine de Beynac, o&ugrave; Louis pla&ccedil;a l&rsquo;histoire d&rsquo;un des personnages de son roman, <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em>. </span><br /><span style="color: #000000;">Aujourd&rsquo;hui la rue o&ugrave; il habitait porte le nom de son &oelig;uvre principale &laquo; Rue Tibal lo garrel roman de Louis Delluc &raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;&oelig;uvre de Delluc comprend aussi des travaux en fran&ccedil;ais. Louis Delluc commen&ccedil;a donc par &eacute;crire des romans pour la jeunesse en fran&ccedil;ais, dont <em>Le mousse de la Ni&ntilde;a</em>, sur l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e de Christophe Colomb, qui obtint le prix &laquo; jeunesse &raquo;, puis <em>Des caravelles autour du monde</em>, sur le voyage de la &laquo; Victoria &raquo; de Magellan, engag&eacute;e pour le premier tour du monde. <em>Jeunes princes captifs</em>, en 1958, racontait la vie des deux fils du roi Fran&ccedil;ois Premier qui rest&egrave;rent prisonniers en Castille. Puis il fit publier des romans traduits de l&rsquo;espagnol : <em>Olivier de Castille</em>, adapt&eacute; d&rsquo;un roman de chevalerie espagnol ; <em>Le destin de Paquito</em>, r&eacute;cit de la jeunesse aventureuse et tragique de Cervant&egrave;s ; <em>Par la plume ou par l&rsquo;&eacute;p&eacute;e</em>, roman d&rsquo;aventure o&ugrave; il s&rsquo;inspire aussi de la jeunesse du &laquo; manchot de L&eacute;pante &raquo; ; <em>L&rsquo;enfance d&rsquo;une reine</em>, qui est l&rsquo;histoire d&rsquo;Elisabeth de France, fille d&rsquo;Henri IV et de Marie de M&eacute;dicis, devenue reine d&rsquo;Espagne, et dont la fille Marie-Th&eacute;r&egrave;se fut mari&eacute;e &agrave; son cousin Louis XIV. Ces romans furent &eacute;dit&eacute;s par les &eacute;ditions Bourrelier qui &eacute;taient en ces ann&eacute;es-l&agrave;, et qui sont toujours, un des principaux &eacute;diteurs p&eacute;dagogiques. Michel Bourrelier<sup>1</sup> </span><span style="color: #000000;">leur fondateur, est connu pour l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;il porte aux m&eacute;thodes actives et &agrave; la litt&eacute;rature pour la jeunesse. Ce fut une belle marque de reconnaissance pour Delluc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On doit encore &agrave; Louis Delluc le livre <em>Partis d&rsquo;Argentat</em>, &eacute;crit en fran&ccedil;ais, qui est une &eacute;vocation de la vie de ceux qui faisaient la descente du fleuve Dordogne depuis l&rsquo;Auvergne au temps de la batellerie. On peut ais&eacute;ment imaginer le gar&ccedil;onnet Louis du village des Chambeaux proche de la &laquo; Grande Eau &raquo; comme on appelait la Dordogne, r&ecirc;vant en voyant passer les gabarres pleines de marchandises qui naviguaient vers le port exotique et fourmillant de Bordeaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Louis Delluc fit toutes sortes de recherches pour &eacute;crire la monographie du village o&ugrave; il &eacute;tait instituteur et directeur d&rsquo;&eacute;cole. La mode venait de l&rsquo;Exposition Universelle de 1900 &agrave; Paris. Le Minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction Publique avait demand&eacute; &agrave; chaque instituteur d&rsquo;&eacute;crire une monographie pour faire conna&icirc;tre l&rsquo;histoire de son village. L&rsquo;exposition de monographies r&eacute;ussit tant que ces recherches locales continu&egrave;rent d&rsquo;&ecirc;tre publi&eacute;es.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Delluc mourut le 12 septembre 1974 sans que sa monographie de Saint-Vincent de Cosse soit publi&eacute;e, nul ne sait pourquoi. Il avait fini sa vie chez sa fille adoptive &agrave; Eysines, Gironde (Sa femme &eacute;tait morte en 1968.) Il fut port&eacute; au cimeti&egrave;re de Beynac, village dont il disait que &laquo; truco [sic] los cels clars &raquo; [Il est au contact des cieux clairs]. &Agrave; Alles o&ugrave; il &eacute;tait n&eacute;, la place du village porte son nom depuis le 10 janvier 2009. L&rsquo;homonymie avec Louis Delluc son cousin (1890-1924), n&eacute; &agrave; Cadouin pr&egrave;s d&rsquo;Alles, le sp&eacute;cialiste de cin&eacute;ma, qui &eacute;tait aussi romancier et journaliste, lui porte tort parce qu&rsquo;elle pr&ecirc;te &agrave; confusion dans les recherches.</span></p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De 1926 &agrave; 1966 Louis Delluc publia des articles dans <em>Lou Bornat</em> et dans <em>&Ograve;c</em>, il &eacute;crivit des po&eacute;sies dont une de cinquante vers sur l&rsquo;histoire du P&eacute;rigord : &laquo; A la glorio del P&eacute;rigord &raquo;, parue dans le journal <em>La lampe</em> &eacute;dit&eacute; au Coux-et-Bigaroque par J-A Grafeille. Elle obtint le premier prix aux Jasmin d&rsquo;argent de 1926 avec le commentaire : &laquo; C&rsquo;est simplement un chef-d&rsquo;&oelig;uvre &raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une autre po&eacute;sie, &laquo; La gabarra embullada &raquo;, obtint le prix &laquo; Eglantine d&rsquo;Argent &raquo; destin&eacute; &agrave; une po&eacute;sie sur un sujet donn&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie des Jeux Floraux de Toulouse. Il devint mainteneur et ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre du F&eacute;librige en 1928, secr&eacute;taire du <em>Bornat</em>, qui est l&rsquo;&eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne du P&eacute;rigord, cigale d&rsquo;argent ma&icirc;tre en gai savoir en 1930, puis vice-pr&eacute;sident du 17 janvier 1954 &agrave; son d&eacute;c&egrave;s. Une particularit&eacute; est &agrave; noter : toujours actif mais l&rsquo;&acirc;ge rendant ses d&eacute;placements difficiles, il fut nomm&eacute; pr&eacute;sident d&rsquo;honneur du <em>Bornat</em> en 1970 cela bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait jamais &eacute;t&eacute; pr&eacute;sident<sup> 2</sup>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 1958, il publia <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> et on voit qu&rsquo;il a adopt&eacute; l&rsquo;orthographe classique de l&rsquo;occitan. Louis Alibert avait sorti sa <em>Gramatica</em> en 1935, outil p&eacute;dagogique majeur qui aidait &agrave; mettre l&rsquo;&eacute;crit en conformit&eacute; avec une norme panoccitane. Louis Delluc comprit vite la n&eacute;cessit&eacute; de normaliser orthographiquement la langue d&rsquo;oc pour assurer sa cr&eacute;dibilit&eacute;, et l&rsquo;&eacute;lever au niveau de toute autre langue avec ses r&egrave;gles et pourquoi pas, un jour ses dipl&ocirc;mes. Il fut d&eacute;cor&eacute; de la cravate de Commandeur des Palmes Acad&eacute;miques &agrave; la dixi&egrave;me journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes occitanes du P&eacute;rigord organis&eacute;e par <em>Lou Bornat</em> avec le Mouvement La&iuml;c des cultures r&eacute;gionales, et la Ligue de l&rsquo;Enseignement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La premi&egrave;re &eacute;dition de <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> fut faite en version bilingue occitan-fran&ccedil;ais par les &eacute;ditions Aubanel en 1958. Comme l&rsquo;&eacute;crit l&rsquo;auteur, &laquo; ce r&eacute;cit du temps des Huguenots je l&rsquo;ai &eacute;crit pour les jeunes des pays d&rsquo;oc. &raquo; Il pr&eacute;senta l&rsquo;&oelig;uvre au prix Aubanel (prose) en 1958, mais pour cela il lui fallut respecter les contraintes d&rsquo;un r&eacute;cit court. Il l&rsquo;obtint, avec 57 points, contre 53 points &agrave; <em>Verd parad&iacute;s</em> de Max Rouquette. Il fut honor&eacute; de voir l&rsquo;ensemble <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> publi&eacute; en catalan &agrave; Barcelone en 1963, &agrave; la demande du romancier et &eacute;diteur Joan Sales pour f&ecirc;ter le 750e anniversaire de la bataille de Muret, dont le d&eacute;nouement fut peut-&ecirc;tre un &eacute;v&egrave;nement d&eacute;sastreux pour ce qu&rsquo;aurait pu &ecirc;tre l&rsquo;avenir de l&rsquo;Occitanie, avec la mort de Pierre d&rsquo;Aragon alli&eacute; du comte de Toulouse, et la r&eacute;ussite de Simon de Monfort. Joan Sales avait choisi ce roman de Delluc parce qu&rsquo;il trouvait qu&rsquo;au XVIe si&egrave;cle, avec les luttes entre papistes et huguenots, le P&eacute;rigord avait souffert d&rsquo;&eacute;v&egrave;nements religieux de m&ecirc;me nature que le reste de l&rsquo;Occitanie au temps des luttes des crois&eacute;s contre les cathares<sup>3</sup>. Joan Sales voulait que se cr&eacute;e en Catalogne &laquo; una novelistica viva en lenga occitana&raquo;, propos justifi&eacute; par la remarque dans sa pr&eacute;face, que &laquo;la immigracion massiva d&rsquo;Occitans a Catalonha fugu&egrave;t un fenomen social de grand volum pendent las gu&egrave;rras de religion ; aquels emigrants &egrave;ran venguts s&rsquo;installar dins una region ont restava lo sovenir de l&rsquo;ep&ograve;ca que se parlava la meteissa lenga d&rsquo;un costat e de l&rsquo;autre de Piren&egrave;us. &raquo; [l&rsquo;immigration massive d&rsquo;Occitans en catalogne fut un ph&eacute;nom&egrave;ne de grande ampleur pendant les guerres de religion ; ces &eacute;migrants &eacute;taient venus s&rsquo;installer dans une r&eacute;gion o&ugrave; il restait le souvenir de l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; on parlait la m&ecirc;me langue de part et d&rsquo;autre des Pyr&eacute;n&eacute;es.]</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 1968, les &eacute;ditions &laquo; Lo libre occitan &raquo; publi&egrave;rent <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> en entier, mais seulement en occitan. Ce fut une d&eacute;couverte pour les jeunes occitans du P&eacute;rigord. De longues ann&eacute;es pass&egrave;rent avant que ne sorte la quatri&egrave;me &eacute;dition du roman qui avait &eacute;t&eacute; vite &eacute;puis&eacute; : d&rsquo;abord une premi&egrave;re partie en 2000 par l&rsquo;&eacute;diteur &laquo; L&rsquo;Hydre &raquo; de Castelnaud, qui l&rsquo;appela L&rsquo;arma que sagna. Elle se terminait un peu bri&egrave;vement, avec la phrase &laquo; M&rsquo;&egrave;ri tirat, enfin, de ma primi&egrave;ra, de ma terribla espr&ograve;va. Una autra vita anava comen&ccedil;ar. &raquo; [Je m&rsquo;&eacute;tais tir&eacute;, enfin, de ma premi&egrave;re, de ma terrible &eacute;preuve. Une autre vie allait commencer]. Ceci pour dire que l&rsquo;auteur avait pr&eacute;vu une seconde partie qui justifiait ce choix &eacute;ditorial. La seconde partie sortit seulement en 2008 avec le sous-titre E la carn que pat&iacute;s, mais avec un autre &eacute;diteur, &laquo; M&eacute;moire et traditions en P&eacute;rigord &raquo; d&rsquo;Alles-sur-Dordogne (24480), avec une pr&eacute;face de l&rsquo;&eacute;crivain Jean Ganiayre et un avertissement de G&eacute;rard Marty, pr&eacute;sident de l&rsquo;association.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, Louis Delluc trouvait son inspiration dans la nature autour de lui, dans l&rsquo;histoire de sa province et dans celle de l&rsquo;Espagne o&ugrave; il aimait s&eacute;journer souvent. Il montrait une pr&eacute;dilection pour le XVIe si&egrave;cle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Louis Delluc fonda dans les ann&eacute;es 1958 le groupe folklorique <em>Lo Grel</em> qui r&eacute;unissait jeunes et vieux de la commune de Saint-Vincent de Cosse. Il obtint un premier prix au concours organis&eacute; &agrave; P&eacute;rigueux par la F&eacute;d&eacute;ration des &OElig;uvres La&iuml;ques et un autre au concours r&eacute;gional de Biarritz. Il s&rsquo;investissait compl&egrave;tement dans l&rsquo;animation culturelle et plus pr&eacute;cis&eacute;ment dans la r&eacute;habilitation de la langue d&rsquo;oc. Dans son travail, il suivait la m&ecirc;me ligne. Il faut rappeler qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; il commen&ccedil;a d&rsquo;&eacute;crire son &oelig;uvre, ses &eacute;l&egrave;ves n&rsquo;entendaient que la langue d&rsquo;oc dans le quotidien de leur vie : les berceuses de leurs m&egrave;res, les contes de leurs grands-m&egrave;res, les gens sur le march&eacute;, etc&hellip; Le fran&ccedil;ais qu&rsquo;ils d&eacute;couvraient &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &eacute;tait pour eux une langue aussi &eacute;trang&egrave;re que l&rsquo;anglais ou l&rsquo;espagnol pour nous. &laquo; Le m&eacute;rite des instituteurs de la IIIe R&eacute;publique en est d&rsquo;autant plus grand que beaucoup d&rsquo;entre les &eacute;coliers d&eacute;crochaient le certificat d&rsquo;&eacute;tudes ! &raquo; dit Michel Chadeuil dans la pr&eacute;face de <em>Fabletas per enfants del pa&iacute;s d&rsquo;&ograve;c</em>, &eacute;dit&eacute;es en 2004 par Lo bornat del Perig&ograve;rd/Novelum.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce n&rsquo;&eacute;tait pas habituel de s&rsquo;occuper de la langue d&rsquo;oc cette &eacute;poque, au contraire dans la majorit&eacute; des &eacute;coles primaires les &eacute;coliers se faisaient taper sur les doigts ou punir si un seul mot de la langue &laquo; m&eacute;pris&eacute;e &raquo; leur &eacute;chappait. L&rsquo;instituteur de Saint-Vincent, lui, se servait des conjugaisons occitanes pour mieux faire comprendre le verbe &laquo; &ecirc;tre &raquo; ou le verbe &laquo; avoir &raquo; aux &eacute;l&egrave;ves, comme on peut entendre dans le CD <em>Souvenirs d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves</em> <em>de Mr et Mme Louis Delluc</em>, propos recueillis par David Dorrance &agrave; Saint-Vincent de Cosse les 21/22 juin 1997 (mp3) aupr&egrave;s de Mr et Mme Louveau (n&eacute;e en 1935) et de Mme Moulinier et Mr (n&eacute; en 1937) :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;En p&eacute;dagogie, on ne r&eacute;ussit pas si on ne part pas de donn&eacute;es connues, dit un de leurs anciens &eacute;l&egrave;ves. Ils enseignaient l&rsquo;Instruction civique. Chaque matin une phrase de morale en haut du tableau &eacute;tait comment&eacute;e, &ccedil;a durait environ dix minutes &raquo;</span><br /><span style="color: #000000;">et d&rsquo;ajouter :<br />&laquo; Pendant qu&rsquo;il (Mr Delluc) nous donnait des exercices &agrave; faire il &eacute;crivait des po&eacute;sies en occitan ! &raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En qualit&eacute; d&rsquo;instituteur qui pr&eacute;parait ses &eacute;coliers au certificat d&rsquo;&eacute;tudes, et qui devait leur enseigner l&rsquo;histoire de France, Louis Delluc savait ce qui pouvait leur plaire, et en temps que militant pour le renouveau de la langue occitane, il leur &eacute;crivit un texte &agrave; leur mesure, <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em>, en esp&eacute;rant leur donner le go&ucirc;t de parler la langue. Ce texte contait les aventures d&rsquo;un gar&ccedil;on de leur &acirc;ge, avec les m&ecirc;mes pr&eacute;occupations, malheurs ou bonheurs, ses apprentissages et ses premi&egrave;res &eacute;motions. Ainsi se lit le volontarisme de l&rsquo;auteur quant au choix de l&rsquo;occitan. Ce choix est implicite, mais il saute aux yeux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il &eacute;crivit aussi des fablettes pour les enfants du cours &eacute;l&eacute;mentaire (sa femme enseignait &agrave; ce niveau), il connaissait la valeur p&eacute;dagogique de la fable, et les pr&eacute;faciers de la premi&egrave;re &eacute;dition en 1958 disent :</span><br /><span style="color: #000000;">&laquo; Par chance, il ne fit pas une adaptation occitane de plus de La Fontaine ou de Florian. Il cr&eacute;a, et prit ses protagonistes au plus pr&egrave;s de la vie quotidienne, dans la maison, dans le pr&eacute;, devant la porte&hellip; Son but avait toujours &eacute;t&eacute; d&rsquo;enseigner. C&rsquo;&eacute;tait le temps o&ugrave; quelques enseignants ent&ecirc;t&eacute;s prenaient le sentier &eacute;troit ouvert par la r&eacute;cente loi Deixonne pour faire rentrer un peu d&rsquo;occitan dans les &eacute;coles. &raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> fut consid&eacute;r&eacute; comme le premier roman occitan &eacute;crit en P&eacute;rigord, un grand &eacute;v&egrave;nement. En effet, jusque l&agrave;, on pouvait y lire et jouer en langue d&rsquo;oc, des pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre, chanter des chansons, lire des po&egrave;mes, mais pas de romans. Les faits historiques, sous la trame romanesque, sont vrais et souvent relev&eacute;s dans les chroniques d&rsquo;un historien reconnu, le chanoine Jean Tarde. L&rsquo;atmosph&egrave;re rude du XVIe si&egrave;cle en P&eacute;rigord, la mis&egrave;re dont il souffre (imp&ocirc;ts de toutes sortes, intemp&eacute;ries qui an&eacute;antissaient les r&eacute;coltes et menaient &agrave; la famine, luttes religieuses entre catholiques et huguenots, incursions de la soldatesque) est d&eacute;crite sans <em>pathos</em>, malgr&eacute; les apparences. Il suffit de lire les livres d&rsquo;Yves-Marie Berc&eacute; et les comptes-rendus des subd&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de Sarlat &agrave; la g&eacute;n&eacute;ralit&eacute; de Guyenne. Louis Delluc &eacute;crit : &laquo; Dans chaque clocher, des hommes guettaient, et d&egrave;s qu&rsquo;ils apercevaient la moindre troupe arm&eacute;e, ils faisaient sonner les cloches. &raquo; Les registres paroissiaux sont pleins de pauvres, morts sur les chemins, qui n&rsquo;avaient pas de maison et m&ecirc;me pas de nom.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />Tibal, le personnage principal, est le fils d&rsquo;une mendiante. Ils vivent tous les deux dans une cabane de pierre, &agrave; distance du village, parce qu&rsquo;elle est consid&eacute;r&eacute;e comme sorci&egrave;re. Leur horizon est born&eacute; par les fourches patibulaires et le ch&acirc;teau, symboles de la toute-puissance seigneuriale. Le gar&ccedil;on a pour seule richesse un fl&eacute;au et une fronde, qui lui permettent de manger au jour le jour. Un beau jour sa m&egrave;re sera saisie, men&eacute;e &agrave; la prison de Sarlat puis supplici&eacute;e et br&ucirc;l&eacute;e vive sur la place pour accusation de sorcellerie, sans plus de formalit&eacute;. &laquo; &Egrave;ra la mis&egrave;ria negra [&hellip;]. E la mis&egrave;ria negra es la germana gran de la bruixeria &raquo; [C&rsquo;&eacute;tait la mis&egrave;re noire [&hellip;] Et la mis&egrave;re noire est la grande s&oelig;ur de la sorcellerie], dit le catalan Joan Sales. Les chasses aux sorci&egrave;res s&rsquo;&eacute;taient amplifi&eacute;es depuis le deuxi&egrave;me quart du XVe si&egrave;cle. La majorit&eacute; des accus&eacute;es &eacute;taient des femmes souvent pauvres, vieilles, et qui vivaient &agrave; l&rsquo;&eacute;cart. On disait qu&rsquo;elles avaient le mauvais &oelig;il ou qu&rsquo;elles savaient o&ugrave; se trouvait le matagot, l&rsquo;herbe qui fait mourir. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas rare qu&rsquo;elles sachent aussi soulager les gens avec des plantes m&eacute;dicinales, mais cela personne ne s&rsquo;en souvenait jamais. Dans sa bulle de 1484, le pape Innocent VIII lan&ccedil;a le signal de la lutte contre la sorcellerie et les &laquo; praticiens infernaux &raquo; pour assainir, disait-il, la religion catholique. &Agrave; la campagne, ceux qui essayaient de soulager mal ou bien les malades ne savaient pas o&ugrave; se mettre&hellip;</em></span><br /><span style="color: #000000;"><em>Tibal va voir la vierge noire de Rocamadour pour essayer d&rsquo;oublier l&rsquo;horreur et aussi sa culpabilit&eacute; de n&rsquo;avoir pas su sauver sa m&egrave;re de l&rsquo;ex&eacute;cution. Les p&egrave;lerinages &eacute;taient fr&eacute;quents &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &eacute;tudi&eacute;e (Rocamadour, Cadouin o&ugrave; longtemps les p&egrave;lerins ont pri&eacute; devant un linge saint, qu&rsquo;on disait t&acirc;ch&eacute; du sang du Christ, ce qui s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; faux). &Agrave; la page 45, Delluc pause la question de la relativit&eacute; du miracle. Sans choisir fermement une religion ou une autre, le h&eacute;ros demande de l&rsquo;aide &agrave; un devin ; nous sommes &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; le syncr&eacute;tisme est monnaie courante. Pour avoir sauv&eacute; la fille des seigneurs de Castelnaud d&rsquo;une bande de voleurs qui convoitaient sa richesse, Tibal est r&eacute;compens&eacute; par une charge d&rsquo;&eacute;cuyer au ch&acirc;teau. L&agrave; Delluc trouve l&rsquo;occasion de parler de la condition des femmes ; chez les nobles, les mariages r&eacute;gl&eacute;s par les parents n&rsquo;&eacute;taient que des transactions financi&egrave;res, cela se v&eacute;rifie aussi dans chaque cat&eacute;gorie sociale, il n&rsquo;y a qu&rsquo;&agrave; observer les contrats de mariage ! Dans sa nouvelle fonction, Tibal rencontre le capitaine Geoffroi de Vivans, ami d&rsquo;Henri IV, le roi de France et de Navarre<sup>4.</sup> Il &eacute;tait huguenot, comme presque tous les seigneurs de la rive gauche de la Dordogne. Les capitaines des Grandes Compagnies avaient vite fait de changer de camp s&rsquo;ils trouvaient une poign&eacute;e d&rsquo;&eacute;cus &agrave; gagner, il fallait partout se m&eacute;fier. Tibal est confront&eacute; aux exactions du triste seigneur qui terrorise son entourage et pour y &eacute;chapper prend la fuite dans une gabarre.</em></span><br /><span style="color: #000000;"><em>Un autre personnage c&eacute;l&egrave;bre est &eacute;voqu&eacute; par Louis Delluc, Charles de Gontaut-Biron, qui avait &eacute;t&eacute; le compagnon d&rsquo;armes et ami du roi Henri IV. Jamais content des r&eacute;tributions du roi pour ses services (il lui avait sauv&eacute; la vie deux ou trois fois), il complota contre lui et fut d&eacute;capit&eacute; en 1602 pour l&rsquo;avoir trahi. Une chanson, La ronde de Biron<sup>5,</sup> illustra cette disgr&acirc;ce, en pr&eacute;sentant Biron comme victime d&rsquo;une injustice. Le d&eacute;bat fit du bruit. L&rsquo;opinion publique ne retint que le destin tragique du soldat et l&rsquo;ingratitude du roi. La chanson fut interdite, car le pouvoir craignait un soul&egrave;vement du peuple<sup>6</sup><br /><br /></em></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #000000;">Pendant sa lecture, l&rsquo;air de rien, le lecteur jeune apprend l&rsquo;histoire de son pays. Ce n&rsquo;est pourtant pas un livre d&rsquo;histoire. C&rsquo;est un roman d&rsquo;aventures ; Joan Sales en avait le ton entre <em>rondalla</em> et roman.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A lire sa bibliographie, on voit que Louis Delluc fut un Europ&eacute;en de la premi&egrave;re heure puisqu&rsquo;il publia en plusieurs langues &eacute;trang&egrave;res. Il s&rsquo;adressait le plus souvent aux jeunes dans une langue simple, concise et juste, au ton savoureux, &agrave; la vivacit&eacute; de style qui n&rsquo;emp&ecirc;chaient pas l&rsquo;expression po&eacute;tique.&nbsp;</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">1- <a href="http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/" target="_blank" rel="noopener">http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/</a><br />2-Tome XX de Lo Bornat, janv-fev-mars 1970, page 7<br />3-Delluc a publi&eacute; le po&egrave;me Muret de la batalha, sur Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux n&deg; 279 d'octobre 1953, p. 8.<br />4-Louis Delluc a publi&eacute; le po&egrave;me &laquo; L&rsquo;escalade &raquo; qui conte la prise de Domme par Vivans en 1588, dans Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux n&deg; 279 <br />5-Ou &laquo; Quand Biron voulut danser &raquo;.<br />6-Louis Delluc a publi&eacute; le po&egrave;me &laquo; Lou cast&egrave;l de Biroun &raquo; sur Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux n&deg; 100 de juillet 1931, p. 1 et 2.</span></p>
<h2>Bibliographie de Louis Delluc</h2>
<h3>Ouvrages en occitan</h3>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Nombreux articles, po&egrave;mes ou nouvelles publi&eacute;s dans les revue<span style="color: #000000;">s </span></span></span></span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Lo Bornat</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Oc</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Le Gai saber</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">L'Armana Proven&ccedil;au</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- <span style="color: #000000;">&Ograve;da a la Dordonha</span></em></em>, <span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">po&egrave;me bilingue, illustr&eacute; par Maurice Albe, Sarlat, Imprimerie Michelet, 1931</span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- <em>Un monge-cavalier, en Jeroni de Perigus, avesque del Cid</em> (tirage &agrave; part des <em>Analas del Centro de cultura valenciana</em>, 1951), in <em>Lo Bornat</em> n&deg; 4, oct-dec 1992</span></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><em style="background-color: #ffffff;">- La far&ccedil;a del pairolier</em></span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, com&eacute;die en collaboration avec le majoral Marcel Fournier, P&eacute;rigueux, F&eacute;d&eacute;ration des Oeuvres La&iuml;ques, sans date</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- <em>La poetessa galiciana Rosalia Castro</em> (<em>Oc</em> n&deg; double 201-202 de juillet-d&eacute;cembre 1956, p. 224-236). Essai.</span></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Fablettes pour les enfants des pays d&rsquo;Oc</em>, <em>Lo Bornat del Perig&ograve;rd</em>/ A.S.C.O. (Atelier sarladais de culture occitane), pr&eacute;face de Jean-Louis Galet, 1958.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Fablettes pour les enfants du pays d&rsquo;Oc</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, P&eacute;rigueux, Editions Pierre Fanlac, sans date, 35 p.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Tibal lo Garr&egrave;l</em>, Avignon, Auban&egrave;l, 1958, 214 p.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em style="background-color: #ffffff;">Tibal lo Garr&egrave;l</em>,&nbsp;Reedicion Lavit, Toulouse, Lo Libre occitan, 1968, 197 p.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Lo secret del comte de Marcafava</em>, com&eacute;die pour marionnettes, in <em>Paraulas de Novelum</em>, n&deg; 81 bis, 1998.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">-<em>Tibal lo garr&egrave;l, L&rsquo;arma que sagna</em>, (premi&egrave;re partie), occitan/fran&ccedil;ais, Castelnaud, Editions L&rsquo;Hydre, 2000. Pr&eacute;face de Bernard Lesfargues.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Tibal lo garr&egrave;l&hellip; E la carn que pat&iacute;s</em>, (seconde partie) occitan / fran&ccedil;ais, 24480 Alles / Dordogne, Editions M&eacute;moire et traditions en P&eacute;rigord, 2008. Pr&eacute;face de Jean Ganiayre. Avertissement de G&eacute;rard Marty, pr&eacute;sident de l&rsquo;association M&eacute;moire et traditions du P&eacute;rigord.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Fabletas per enfants del pa&iacute;s d&rsquo;&Ograve;c</em>, Lo Bornat del Perig&ograve;rd/Novelum, 2004.</span></p>
<h3>Traductions espagnol/occitan</h3>
<p><span style="color: #000000;">-<em> La guerra dels ases</em>, chapitre XXIV du livre de Don Quichote, Bordeaux, Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux, 1957, 15 p.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Argental e io</em> (<em>Platero y io</em> de Juan Ramon Jimenez, prix Nobel de litt&eacute;rature) en collaboration avec le philosophe Joseph Migot et le majoral Jean Monestier, Lo Bornat. Sans date.</span></p>
<h3>Ouvrages en fran&ccedil;ais</h3>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Le mousse de la Ni&ntilde;a</em>, Paris, &eacute;ditions Bourrelier 1953, Prix &laquo; Jeunesse &raquo; des &eacute;ditions &eacute;ponymes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Des caravelles autour du monde</em>, Paris, &eacute;ditions Bourrelier, 1957.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>L&rsquo;enfance d&rsquo;une reine</em>, Paris, &eacute;ditions Bourrelier, 1958.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Jeunes princes captifs</em>, Paris, &eacute;ditions Bourrelier, 1958.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Le destin de Paquito</em>, Paris, &eacute;ditions Magnard 1963.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Par la plume ou par l&rsquo;&eacute;p&eacute;e</em>, Namur, &eacute;ditions du Soleil Levant, 1963.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">-<em> Olivier de Castille</em>, &eacute;ditions Bourrelier/Armand Colin, 1964.</span></p>
<span style="color: #000000;"></span>
<h3>Traductions de l'&oelig;uvre</h3>
<p>- <em>El grumete de la Ni&ntilde;a</em>, en Espagne en 1955. Traduit en hollandais en 1956 e en allemand per l&rsquo;enseignement secondaire.<span style="color: #000000;"><em style="background-color: #ffffff;"> </em></span></p>
<span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"></span></span>
<p>- <em>Lo Garrell</em>, en catalan, Barcelona, &eacute;ditions Joan Sales, 1963. Pr&eacute;face de Joan Sales p. 7 a 33.<br /><span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"></span></span></p>
<h3>Textes in&eacute;dits</h3>
<p><em>Lena la Mariandona</em>, pastourelle fluviale en dos actes, sens data.</p>
<p><em>L&rsquo;&egrave;rba que fai perdre</em>, nouvelles, sans date.</p>
<p><em>La granda aiga</em>, nouvelles.</p>
<p><em>La longue esp&eacute;rance</em>, en collaboration avec Germaine Rougier, &eacute;crit &agrave; la fin de sa vie.</p>
<h3>Th&eacute;&acirc;tre</h3>
<p>- <em>Pi&egrave;ces in&eacute;dites</em>, &eacute;crites et jou&eacute;es pour ramasser de l&rsquo;argent afin d&rsquo;envoyer des colis aux prisonniers pendant la guerre 1939-1940, dont parlent les locuteurs du CD <em>Souvenirs d'&eacute;l&egrave;ves de Louis Delluc</em>.</p>
<p>- Louis Delluc e Marcel Fournier, <em>La far&ccedil;o del peiroulie</em>, F&eacute;d&eacute;ration des &OElig;uvres la&iuml;ques de La Dordogne, 1958.</p>
<p>- Louis Delluc e Bernard Lesfargues, <em>Lo secret del comte de Marcafava</em>, com&eacute;die pour marionnettes, Novelum, 1998.</p>
<h3>&OElig;uvres posthumes</h3>
<p>- Louis Delluc, <em>Partis d&rsquo;Argentat</em>, P&eacute;rigueux, Imprimerie Joucla, 1983.</p>
<p>- Louis Delluc, <em>Histoire de Saint-Vincent-de-Cosse</em>, monographie, Le Roc de Bourzac, 2006.</p>
<h2>Cr&eacute;dits</h2>
<p>Vignette d'illustration de Jacques Saraben</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Louis Delluc, escrivan en franc&eacute;s e en lenga d&rsquo;Oc, a daissat una &ograve;bra considerabla qu&rsquo;a enriquit d&rsquo;un biais original la literatura d&rsquo;&ograve;c: de per son mesti&egrave;r de regent a escrich per los joves, e mai a fach pus granda &ograve;bra pedagogica en ajudant los coll&egrave;gas qu&rsquo;an clavada al c&ograve;r l&rsquo;enveja de pas daissar la lenga d&rsquo;&ograve;c dins las limbes ont &egrave;ra estada expediada, apr&egrave;s lo rap&ograve;rt sur l'estat de lalenga francesa presentat per l'abat Gr&eacute;goire a la Convention Nationala lo 4 de junh de 1794.<br />Per aqu&ograve; far, Delluc collabor&egrave;t a las edicions pedagogicas Bourrelier que son especializats dins la concepcion e la distribucion de material educatiu de qualitat.</span><span style="color: #000000;"></span><span style="color: #333333;"></span></p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Delluc, Louis (1894-1974)</p>
<h3>Autras formas conegudas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Delluc, Lo&iuml;s (forma occitana del nom)<span style="color: #000000;"></span></p>
<h2>Elements biographics</h2>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Louis Delluc nasqu&egrave;t lo 21 d&rsquo;agost de 1894 als Chambeaux, vilatge de la comuna d&rsquo;Alas-sus- Dordonha. Son paire, Jean, que sign&egrave;t l&rsquo;acte de naissen&ccedil;a, avi&aacute; faches d&rsquo;estudis serioses mas coma lo fraire ainat demorat a la b&ograve;ria morigu&egrave;t, Jean degu&egrave;t ajudar son monde tot en fasent lo mesti&egrave;r de contrarotlaire de las plantacions de tabat per la Regia. Lo grand paire avi&aacute; tanben signat l&rsquo;acte de maridatge de Jean amb Margarita Besse: la familha Delluc &egrave;ra alfabetizada. Dins las annadas 1900, an&egrave;ron demorar al Treilhac, totjorn comuna d&rsquo;Alas-sus-Dordohna, pas lonh del flume e pr&egrave;p de la gara, &ccedil;&ograve; qu&rsquo;ajud&egrave;t Louis dins los despla&ccedil;aments seus: de fach, apr&egrave;p l&rsquo;esc&ograve;la comunala, an&egrave;t a l&rsquo;Esc&ograve;la Superiora de Belv&eacute;s ont pass&egrave;t lo concors per dintrar a l&rsquo;Esc&ograve;la Normala, via directa per lo mesti&egrave;r de regent. Partigu&egrave;t a la gu&egrave;rra en 1914, volontari al 5en Regiment de Tiralhaires Argerians. Fugu&egrave;t nafrat e se&rsquo;n sortigu&egrave;t amb una orror de la gu&egrave;rra que li fagu&egrave;t refusar la medalha militara. Li calgu&egrave;t anar en convalesc&eacute;ncia a la caserna Miollis a Ais de Proven&ccedil;a e aquel sejorn li don&egrave;t l&rsquo;ocasion de con&eacute;isser Leon Aimard, un avocat a la Cort, que ne vengu&egrave;t lo secretari. Aquel &ograve;me &egrave;ra felibre e li obrigu&egrave;t las p&ograve;rtas del Felibritge proven&ccedil;al e de l&rsquo;&ograve;bra de Frederic Mistral, que li devi&aacute; far pensar al lengatge de son pa&iacute;s natal. Cal benl&egrave;u cercar aqu&iacute; son gost futur per l&rsquo;escritura en lenga d&rsquo;&ograve;c.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Al cap de sa convalesc&eacute;ncia, en 1917, marid&egrave;t la Lucie Madeleine Rebi&egrave;re, una regenta tanben qu&rsquo;avi&aacute; coneguda quand &egrave;ra dins son primi&egrave;r p&ograve;ste a Monpasi&egrave;r. Pu&egrave;i, apr&egrave;p una annada a l&rsquo;esc&ograve;la de Tani&egrave;rs, en 1926, fugu&egrave;ron nomenats a Sent-Vincen&ccedil; de C&ograve;ssa e i rest&egrave;ron tots dos ensenhaires pendent vinc-e-cinc ans. A la retirada, s&rsquo;install&egrave;ron dins la comuna vesina de Bainac, ont Louis plac&egrave;t l&rsquo;ist&ograve;ria d&rsquo;un dels personatges de son roman, Tibal lo Garr&egrave;l. Anu&egrave;ch la carri&egrave;ra ont demorava p&ograve;rta lo nom de son &ograve;bra m&agrave;ger: &laquo; <em>Rue Tibal lo garrel roman de Louis Delluc</em> &raquo;.</span><span style="color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;&ograve;bra de Louis Delluc compren tanben d&rsquo;&ograve;bras en franc&eacute;s per escriure de romans per la joven&ccedil;a en franc&eacute;s dont<em> Le mousse de la Ni&ntilde;a</em>, sus l&rsquo;epop&egrave;ia de Crist&ograve;l Colomb, qu&rsquo;obtengu&egrave;t lo premi &laquo; Jeunesse &raquo;, pu&egrave;i <em>Des caravelles autour du monde</em>, sus lo viatge de la &laquo; Victoria &raquo; de Magellan, engatjada pel primi&egrave;r torn del monde. <em>Jeunes princes captifs</em>, en 1958, contava la vida dels dos filhs del rei Franc&eacute;s Primi&egrave;r que demor&egrave;ron presoni&egrave;rs en Castilha. Pu&egrave;i fagu&egrave;t publicar de romans revirats de l&rsquo;espanh&ograve;l : <em>Olivier de Castille</em>, adaptat d&rsquo;un roman cavalieresc espanh&ograve;l; <em>Le destin de Paquito</em>, raconte de la joven&ccedil;a aventurosa e tragica de Cervant&egrave;s; <em>Par la plume ou par l&rsquo;&eacute;p&eacute;e</em>, roman d&rsquo;aventura ont s&rsquo;inspira tanben de la joven&ccedil;a del &laquo; manp&ograve;t de Lepante &raquo;; <em>L&rsquo;enfance d&rsquo;une reine</em>, qu&rsquo;es l&rsquo;ist&ograve;ria d&rsquo;Elisab&egrave;t de Fran&ccedil;a, dr&ograve;lla d&rsquo;Enric IV e de Maria de Medecis, venguda reina d&rsquo;Espanha e que sa dr&ograve;lla Maria-Teresa fugu&egrave;t maridada a son cosin Lo&iacute;s XIV. Fugu&egrave;ron editats per las edicions Bourrelier qu'&egrave;ran, dins aquelas annadas, e que son totjorn un dels principals editors pedagogics. Michel Bourrelier<sup>1,</sup> leur fondator, es conegut per son inter&egrave;s portat als met&ograve;ds actius e a la literatura per la joven&ccedil;a : &ccedil;&ograve; que fugu&egrave;t una b&egrave;la reconeissen&ccedil;a per Delluc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dev&egrave;m encara a Louis Delluc lo libre <em>Partis d&rsquo;Argentat</em>, escrit en franc&eacute;s, qu&rsquo;es una evocacion de la vida de los que fasi&aacute;n la davalada del flume Dordonha dempu&egrave;i Auv&egrave;rnha al temps de la batelari&aacute;. Se p&ograve;t aisidament imaginar lo drollet Louis del vilatge dels Chambeaux pr&ograve;che de la &laquo; Granda Aiga &raquo; coma apelavan la Dordonha, somiant al v&eacute;ser passar las gabarras comolas de mer&ccedil;as que navegavan dev&egrave;rs lo p&ograve;rt exotic e formiguejant de Bord&egrave;u.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Louis Delluc se vod&egrave;t a totas menas d&rsquo;investigacions per escriure la monografia del vilatge ont &egrave;ra regent e director d&rsquo;esc&ograve;la. La m&ograve;da veni&aacute; de l&rsquo;Exposicion Universala de 1900 a Paris. Lo Minist&egrave;ri de l&rsquo;Instruccion Publica avi&aacute; demandat a cada regent d&rsquo;escriure una monografia per far con&eacute;isser l&rsquo;ist&ograve;ria de son vilatge. L&rsquo;exposicion de monografias capit&egrave;t tant que se contunh&egrave;t de publicar aquelas menas de recercas localas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Delluc defunt&egrave;t lo 12 de setembre de 1974 sens que sa monografia de Sent-Vincen&ccedil; de C&ograve;ssa fogu&egrave;sse sortida, sab&egrave;m pas perqu&eacute;.<br />Louis Delluc morigu&egrave;t en 1974 en &ccedil;&ograve; de sa filha adoptiva a Eisinas, Gironda e fugu&egrave;t portat al cementeri de Bainac, vilatge dont disi&aacute; que &laquo; truco [sic] los cels clars &raquo;. Sa femna defunt&egrave;t en 1968. A Al&agrave;s ont &egrave;ra nascut, la pla&ccedil;a del vilatge p&ograve;rta son nom dempu&egrave;i lo 10 de geni&egrave;r de 2009. L&rsquo;omonimia amb Louis Delluc son cosin (1890-1924), nascut a Cadonh ras&iacute;s Al&agrave;s, l&rsquo;especialista de cin&egrave;ma, qu&rsquo;es estat tanben romanci&egrave;r e jornalista, li fai plan t&ograve;rt perque pr&egrave;sta a embolh dins las recercas.</span></p>
<h2>Engatjament dins la Renaissan&ccedil;a d'&ograve;c</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De 1926 a 1966 Louis Delluc publiqu&egrave;t d&rsquo;articles dins <em>Lo Bornat</em> e dins <em>Oc</em>, escrigu&egrave;t de poesias dont una de cinquanta si&egrave;is v&egrave;rses sus l&rsquo;ist&ograve;ria del Perig&ograve;rd : <em>A la glorio del P&eacute;rigord</em>, pareguda dins lo jornal <em>La Lampe</em> editat al Cos-e-Bigar&ograve;ca per J-A. Grafeille. Obtengu&egrave;t lo primi&egrave;r premi als Jasmin d'argent de 1926 amb lo comentari : &laquo; C&rsquo;est simplement un chef-d&rsquo;&oelig;uvre &raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Una autra poesia, <em>La gabarra embullada</em>, obtengu&egrave;t lo pr&egrave;mi &laquo; Eglantine d&rsquo;Argent &raquo; destinat a una p&egrave;&ccedil;a d'una valor de dos-cent-cinquanta liuras destinat a una p&egrave;&ccedil;a sus un subj&egrave;cte donat per l&rsquo;Acad&eacute;mia dels J&ograve;cs Florals de Tolosa. Vengu&egrave;t manteneire e mestre d'&ograve;bra dau Felibritge en 1928, secretari del<em> Bornat</em>, qu&rsquo;es l&rsquo;Esc&ograve;la felibrenca del Perig&ograve;rd, cigala d'argent, mestre en gai saber en 1930, pu&egrave;i vici-president del 17 de geni&egrave;r 1954 a sa m&ograve;rt. Una particularitat es de notar: totjours actiu mas l'atge li rendent los despla&ccedil;aments malaisits, fugu&egrave;t nommat president d'onor del Bornat en 1970, e mai fogu&egrave;sse jamai estat president<sup>2</sup>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 1958, publiqu&egrave;t <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> e ves&egrave;m que i a adoptat l&rsquo;ortografia classica de l&rsquo;occitan. Lo&iacute;s Alib&egrave;rt avi&aacute; sortit sa <em>Gramatica</em> en 1935, ot&iacute;s pedagogic m&agrave;ger qu&rsquo;ajudava a botar l&rsquo;escrit en conformitat amb una n&ograve;rma pan-occitana. Louis Delluc comprengu&egrave;t viste la necessitat de normalizar ortograficament la lenga d&rsquo;&Ograve;c per afortir sa credibilitat, e l&rsquo;enau&ccedil;ar al niv&egrave;l de tota autra lenga amb sas r&egrave;glas e perqu&eacute; pas, un jorn sos dipl&ograve;mas. Fugu&egrave;t decorat de la cravata de Comandor de las Palmas Academicas a la desena jornada d'estudis occitans del Perig&ograve;rd organizada per <em>Lo Bornat</em>, lo Movement La&iuml;c de las culturas regionalas e la Liga de l'Ensenhament<sup>3</sup>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La primi&egrave;ra edicion de <em>Tibal lo garr&egrave;l</em> fugu&egrave;t facha en version biling&uuml;a occitan-franc&eacute;s per las edicions Aubanel en 1958. Coma o escriu l&rsquo;autor, &laquo; aquel raconte del temps dels igonauds l&rsquo;ai escrich per los joines dels pa&iuml;s d&rsquo;&Ograve;c &raquo;. Present&egrave;t l&rsquo;&ograve;bra al premi Aubanel (pr&ograve;sa) en 1958, mas per aqu&ograve; far, li calgu&egrave;t se t&eacute;ner dins las constrenchas d&rsquo;un recit cort. L&rsquo;obtengu&egrave;t, amb 57 punts, contra 53 punts a <em>Vert paradis</em> de Max Roqueta. Fugu&egrave;t onorat de veire l&rsquo;ensemble <em>Tibal lo garr&egrave;l</em> publicat en catalan a Barcelona en 1963, a la demanda del romanci&egrave;r e editor Joan Sales, jol t&iacute;tol <em>El Garrell</em>. Aquesta publicacion dins la colleccion Club dels Novel.listes la fagu&egrave;t Joan Sales per festejar lo 750en aniversari de la batalha de Mur&egrave;th, que son desnosament fugu&egrave;t benl&egrave;u un eveniment desastr&oacute;s per &ccedil;&ograve; qu&rsquo;auria pogut &egrave;stre l&rsquo;avenir d&rsquo;Occit&agrave;nia amb la m&ograve;rt de P&egrave;ire d&rsquo;Aragon, aligat del comte de Tolosa, e la capitada de Simon de Montfort. Joan Sales avi&aacute; causit aquel roman de Delluc per &ccedil;&ograve; que trobava qu&rsquo;al s&egrave;gle XVI, amb las luchas entremi&egrave;g papistas e uganauds, lo Perig&ograve;rd avi&aacute; endurat d&rsquo;eveniments religioses de la meteissa mena que lo demai d&rsquo;Occit&agrave;nia al temps de las luchas dels crosats contra los catars<sup>4</sup>. Joan Sales voli&aacute; que se cre&egrave;sse en Catalonha &laquo; una novelistica viva en lenga occitana &raquo;, prepaus justificat per la remarca dins son prefaci que &laquo; la immigracion massiva<sup>5</sup> d&rsquo;occitans a Catalonha fugu&egrave;t un fenomen social de grand volum pendent las gu&egrave;rras de religion &raquo;; aquels emigrants &egrave;ran venguts s&rsquo;installar dins una region ont restava lo sovenir de l&rsquo;ep&ograve;ca que se parlava la meteissa lenga d&rsquo;un costat e de l&rsquo;autre de Piren&egrave;us.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 1968, las edicions &laquo; Lo Libre Occitan &raquo; publiqu&egrave;ron <em>Tibal lo garr&egrave;l</em> en enti&egrave;r, mas solament en occitan. Fugu&egrave;t una descob&egrave;rta per los joves occitans del Perig&ograve;rd. D&rsquo;annadas longas pass&egrave;ron avans que sortigu&egrave;sse la quatrena edicion del roman, viste atarit : d&rsquo;ab&ograve;rd una primi&egrave;ra partida en 2000 per las edicions ʺL&rsquo;Hydre de Castelnaudʺ, que la nomen&egrave;t <em>L&rsquo;arma que sagna</em>. S&rsquo;acabava un pauc viste, amb la frasa : &laquo; M&rsquo;&egrave;ri tirat, enfin, de ma primi&egrave;ra, de ma terribla espr&ograve;va. Una autra vita anava comen&ccedil;ar &raquo;&hellip; Aqu&ograve; per dire que l&rsquo;autor avi&aacute; previst una segonda partida que justificava aquela causida editoriala. La segonda partida sortigu&egrave;t nonmas en 2008 amb lo jos t&iacute;tol<em> E la carn que pat&iacute;s</em>, mas amb un autre editor, l'associacion &laquo; M&eacute;moire et traditions en P&eacute;rigord &raquo;, d' Al&agrave;s-sus-Dordonha (24480), amb un prefaci de Jean Ganiayre e un avertiment de G&eacute;rard Marty, president de l&rsquo;associacion.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D&rsquo;un biais general, Louis Delluc trobava son inspiracion dins la natura a l&rsquo;entorn d&rsquo;el, dins l&rsquo;ist&ograve;ria de sa prov&iacute;ncia e dins l&rsquo;ist&ograve;ria de l&rsquo;Espanha ont aimava sovent sejornar. Fasi&aacute; m&ograve;stra de predileccion per lo s&egrave;gle XVI.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Louis Delluc fond&egrave;t dins las annadas 1958 lo grop folcloric <em>Lo Grel</em> qu&rsquo;amassava a l&rsquo;enc&ograve;p jovents e vi&egrave;lhs de la comuna de Sent-Vincen&ccedil; de C&ograve;ssa. Obtengu&egrave;t un primi&egrave;r premi al concors organizat a Perig&uuml;ers per la Federacion de las &Ograve;bras La&iuml;cas e un autre al concors regional de Biarritz. S&rsquo;investissi&aacute; completament dins l&rsquo;animacion culturala e pus precisament sus lo punt de la reabilitacion de la lenga d&rsquo;&Ograve;c. Dins son trabalh seguissi&aacute; la meteissa linha. Cal rapelar qu&rsquo;a l&rsquo;ep&ograve;ca ont comenc&egrave;t d&rsquo;escriure son &ograve;bra, sos escolans ausissi&aacute;n pas que la lenga d&rsquo;&ograve;c dins la vida vidanta: las bre&ccedil;air&ograve;las de lor maire, los contes de lors grands, lo monde sul mercat, e non sai que... Lo franc&eacute;s que descobrissi&aacute;n a l&rsquo;esc&ograve;la &egrave;ra per els una langue tant estrangi&egrave;ra coma a nosautres l&rsquo;angl&eacute;s o l&rsquo;espanh&ograve;l. &laquo; Le m&eacute;rite des instituteurs de la IIIe r&eacute;publique en est d&rsquo;autant plus grand que beaucoup d&rsquo;entre les &eacute;coliers d&eacute;crochaient le certificat d&rsquo;&eacute;tudes ! &raquo; &ccedil;&ograve; ditz Micheu Chapdu&egrave;lh dins lo prefaci de <em>Fabletas per enfants del pa&iacute;s d&rsquo;&Ograve;c</em>, editadas per <em>Lo Bornat del Perig&ograve;rd/Novelum</em>, 2004.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&Egrave;ra pas acostumat de se trachar de lenga d&rsquo;&ograve;c en d&rsquo;aquela ep&ograve;ca, al contrari dins la m&agrave;ger part de las esc&ograve;las prim&agrave;rias los escolans se fasi&aacute;n picar suls dets o punir se lor escapava un quite mot dins la lenga &laquo; <em>mespresada</em> &raquo;. Lo regent de Sent-Vincen&ccedil;, el, se sirvi&aacute; de las conjugasons occitanas per far melhor comprene lo v&egrave;rb &ecirc;tre o lo v&egrave;rb avoir als escoli&egrave;rs, coma se p&ograve;t ausir dins lo CD : <em>Souvenirs d'&eacute;l&egrave;ves de Mr et Mme Louis Delluc</em>, prepaus recaptats per David Dorrance a St-Vincen&ccedil; de C&ograve;ssa los 21/22 de junh de 1997 (MP3) al pr&egrave;p de Mr et Mma Louveau (nascuda en 1935) e de Mma Moulinier e Mr (nascut en 1937).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&laquo; En p&eacute;dagogie, on ne r&eacute;ussit pas si on ne part pas de donn&eacute;es connues, &ccedil;&ograve; ditz un de lors ancians escolans. lls (los regents) enseignaient l&rsquo;Instruction civique. Chaque matin une phrase de morale en haut du tableau &eacute;tait comment&eacute;e, &ccedil;a durait environ dix minutes&nbsp; &raquo;</span><br /><span style="color: #000000;">et d&rsquo;apondre :<br />&laquo; Pendant qu&rsquo;il (Mr Delluc) nous donnait des exercices &agrave; faire il &eacute;crivait des po&eacute;sies en occitan ! &raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En qualitat de regent que preparava sos escolans al certificat d&rsquo;estudis, e que devi&aacute; lor ensenhar l&rsquo;ist&ograve;ria de Fran&ccedil;a, Louis Delluc savi&aacute; &ccedil;&ograve; que podi&aacute; lor plaire, e coma militant per lo revisc&ograve;l de la lenga occitana lor escrigu&egrave;t un t&egrave;xt a lor mesura,<em> Tibal lo Garr&egrave;l</em>, en esperar lor donar lo gost de parlar la lenga. Aquel t&egrave;xt contava las aventuras d&rsquo;un dr&ograve;lle de lor atge, amb sas meteissas preocupacions, sos malurs e son astrada, sos aprentissatges e sas primi&egrave;ras esmogudas. Atal se leg&iacute;s lo volontarisme de l&rsquo;autor quant a la causida de l&rsquo;occitan. Aquela causida es pas qu&rsquo;implicita, mas sauta als u&egrave;lhs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Escrigu&egrave;t tanben de fabletas per los enfants del cors elementari (sa femna ensenhava dins aquel niv&egrave;l), coneissi&aacute; plan la valor pedagogica de la faula, e &ccedil;&ograve; dison los prefaci&egrave;rs de la primi&egrave;ra edicion en 1958,<br />&laquo; Per astre, fagu&egrave;t pas una adaptacion occitana de mai de La Fontaine o de Florian. Cre&egrave;t, e prengu&egrave;t sos protagonistas au mai pr&egrave;s de la vita jornadi&egrave;ra, dins l&rsquo;ostal, dins lo cod&egrave;rc, davant la p&ograve;rta&hellip; Sa t&ograve;ca finala &egrave;ra totjorn estada d&rsquo;ensenhar. Qu&ograve; &egrave;ra del temps ont qualques ensenhaires caparuts s&rsquo;endralhavan dins lo sendar&egrave;l estrech dub&egrave;rt per la recenta lei Deixonne per fin de far entrar un pauc d&rsquo;occitan dins las esc&ograve;las. &raquo;</span><span style="color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Tibal lo Garr&egrave;l</em> fugu&egrave;t considerat coma lo primi&egrave;r roman occitan escrich en Perig&ograve;rd, un eveniment grand. En efi&egrave;ch, fins alara se podi&aacute;n legir e jogar en lenga d&rsquo;&Ograve;c e dins aquel l&ograve;c, pe&ccedil;as de teatre, cantar de cansons, legir de po&egrave;mas, mas pas brica de romans. Los fachs istorics, jos la trama roman&egrave;sca, son vertadi&egrave;rs e sovent relevats dins las cronicas d&rsquo;un istorian reconegut, lo canonge Jean Tarde. L&rsquo;ambient rufe del s&egrave;gle XVI en Perig&ograve;rd, a causa de la mis&egrave;ria (imp&ograve;st de tota mena, temp&egrave;ris qu&rsquo;anequelissi&aacute;n rec&ograve;ltas e menavan a la famina, luchas religiosas entre catolics e uganauds, encorregudas de la soldatesca) es escrich sens pat&ograve;s, malgrat las apar&eacute;ncias. Suf&iacute;s de legir los libres d&rsquo;Yves-Marie Berc&eacute; e los comptes renduts dels subdelegats de Sarlat a la generalitat de Guiana. Louis Delluc escriu : &laquo; Dins cada cloqui&egrave;r, dels &ograve;mes gaitavan, e c&ograve;p sec que vesi&aacute;n la mendra tropa armada, fasi&aacute;n tinlar las campanas &raquo;. Los registres parroquials son plens de paures, m&ograve;rts sus los camins, qu&rsquo;avi&aacute;n pas de maison e quitament pas de nom.</span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Tibal, lo personatge m&agrave;ger, es lo filh d&rsquo;una mendicaira. Vivon tots dos dins una cabana de p&egrave;ira a dist&agrave;ncia del vilatge perque es considerada ela coma fachili&egrave;ra. Lor asu&egrave;lh es barrat per las forcas patibul&agrave;rias e lo cast&egrave;l, simb&ograve;ls de la tota-pot&eacute;ncia senhoriala. Lo dr&ograve;lle a per sola riquesa un flauj&ograve;l e una fonda, que li permeton de manjar ara per ara. Un b&egrave;l jorn sa maire ser&agrave; raubada, menada a la preison de Sarlat pu&egrave;i supliciada e cremada viva sus la pla&ccedil;a per acusacion de sorcelum, sens mai de formalitat. &laquo; &Egrave;ra la mis&egrave;ria negra [&hellip;]. E la mis&egrave;ria negra es la germana gran de la bruixeria<sup>6</sup>&raquo;, &ccedil;&ograve; ditz lo catalan Joan Sales. Las ca&ccedil;as a las fachili&egrave;ras s&rsquo;&egrave;ran amplificadas tre lo segond quart del s&egrave;gle XV. La majoritat de las acusadas &egrave;ran de femnas sovent pauras, vi&egrave;lhas, e que vivi&aacute;n a part. Se disi&aacute; qu&rsquo;avi&aacute;n lo maissant u&egrave;lh o que sabi&aacute;n ont se trobava lo matag&ograve;t, l&rsquo;&egrave;rba que fai morir. &Egrave;ra pas rar que sapi&egrave;sson tanben sonhar lo monde amb de plantas medicinalas, mas aqu&ograve; degun se&rsquo;n rementava pas jamai. Dins sa bulla de 1484, lo papa Innocent VIII lan&ccedil;&egrave;t lo senhal de la lucha contra lo sorcelum e los &laquo;practicians infernals&raquo; per assanir, &ccedil;&ograve; disi&aacute;, la religion catolica. Al camp&egrave;stre, los qu&rsquo;assajavan de solatjar mal o ben los malauts sabi&aacute;n pas ont se metre&hellip;<br />Tibal vai veire la verge negra de R&ograve;camodor per assajar d&rsquo;oblidar l&rsquo;&ograve;rre e mai sa culpabilitat d&rsquo;aver pas sauput salvar sa maire de l&rsquo;execucion. Los peregrinatges &egrave;ran frequents a l&rsquo;ep&ograve;ca estudiada (R&ograve;camador, Cadonh, ont longtemps los peregrins an pregat davant un lin&ccedil;ol sant, que se disi&aacute; qu&rsquo;&egrave;ra tacat del sang del Crist, &ccedil;&ograve; que s&rsquo;es averat fals). A la pagina 145, Delluc pausa la question de la relativitat del miracle. Sens causir f&egrave;rmament una religion o l&rsquo;autra, l&rsquo;er&ograve;i demanda ajuda a un endevinaire; s&egrave;m dins una ep&ograve;ca ont lo sincretisme es moneda correnta. Per aver salvat la dr&ograve;lla dels senhors de Casteln&ograve;u d&rsquo;una banda de raubaires cobesejant sa riquesa, Tibal es recompensat d&rsquo;una carga d&rsquo;escudi&egrave;r al cast&egrave;l. Aqu&iacute; Delluc tr&ograve;ba l&rsquo;ocasion de parlar de la condicion de las femnas: en &ccedil;&ograve; dels n&ograve;bles, los maridatges reglats per los parents &egrave;ran pas que de transaccions financi&egrave;ras, aqu&ograve; se verifica tanben per cada categoria sociala, i a qu&rsquo;a espepissar los contracts de maridatges! Dins sa nov&egrave;la fonccion, Tibal rencontra lo capitani Geoffroi de Vivans, amic d&rsquo;Enric IV, lo rei de Fran&ccedil;a e de Navarra<sup>7</sup>. &Egrave;ra uganaud coma quasi tots los senhors de la riva esqu&egrave;rra de la Dordonha. Los capitanis de las companhi&aacute;s grandas avi&aacute;n l&egrave;u fach de virar casaca se se trobava un ponhat d&rsquo;escuts a ganhar, se cali&aacute; mesfisar d&rsquo;en pertot. Tibal es confrontat a las exaccions del triste s&eacute;nher que terroriza son monde e per i escapar pren la fugida dins una gabarra.<br />Un autre personatge cel&egrave;bre es evocat per Louis Delluc, Carles de Gontaut-Biron, qu&rsquo;&egrave;ra estat lo companhon d&rsquo;armas e amic del rei Enric IV. Jamai content de las retribucions del rei per sos servicis (li avi&aacute; salvat la vida dos o tres c&ograve;ps), complot&egrave;t contra el e fugu&egrave;t decapitat en 1602 per l&rsquo;aver tra&iuml;t. Una can&ccedil;on, La ronda de Biron<sup>8</sup> , illustr&egrave;t aquesta desgr&agrave;cia, en donant Biron coma victima d&rsquo;una injust&iacute;cia. Lo debat men&egrave;t de bruch. L&rsquo;opinion publica retengu&egrave;t nonmas lo destin tragic del soldat e l&rsquo;ingratitud del rei. La can&ccedil;on fugu&egrave;t interdita, que lo poder crentava un soslevament del p&ograve;ble</em></span><span style="color: #000000;"><em><br /></em></span></p>
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<p><span style="color: #000000;">Pendent sa lectura, mina de res, lo legeire jove apren l&rsquo;ist&ograve;ria de son pa&iuml;s. Es pertant pas un libre d&rsquo;ist&ograve;ria, es un roman d&rsquo;aventura, Joan Sales ne&rsquo;n avi&aacute; trobat lo ton entremi&egrave;g rondalla e roman.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A legir sa bibliografia, se vei que Louis Delluc fugu&egrave;t un occitanista militant que se consacr&egrave;t plenament a l'educacion populara<sup>10</sup>. Europ&egrave;u de la primi&egrave;ra ora pu&egrave;i que publiqu&egrave;t en mantuna lenga estrangi&egrave;ra, li agradava plan la cultura catalana e espanh&ograve;la ont trob&egrave;t l&rsquo;inspiracion de sos libres. S&rsquo;adre&ccedil;ava sovent als joves, dins una lenga simpla e justa, quora trebolaira quora galharda. Los dos t&ograve;ms de <em>Tibal lo Garr&egrave;l</em>, roman d&rsquo;aventuras, p&ograve;don plaire de segur als escolans del coll&egrave;gi mai a los del lic&egrave;u qu&rsquo;an causit de con&eacute;isser al pus prigond la lenga parlada per lors aujols pendent mile ans. Lor agradar&agrave; lo ton sabor&oacute;s, la vivacitat de l&rsquo;estil, la simplicitat facha de concision qu&rsquo;empacha pas l&rsquo;expression poetica.</span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">1-</span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-07fb4b2c-7fff-929d-18a9-69118ecc9717"><a href="http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/" target="_blank" rel="noopener"> http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/</a><br />2- t&ograve;m XX de <em>Lo Bornat</em>, janv-fev-mars 1970, paja 7).<br />3-Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux n&deg; 377, p. 6<br />4-Delluc a publicat lo poema <em>Muret de la batalha,</em> sus<em> Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux</em> n&deg; 279 d'octobre de 1953, p.8<br />5-L&rsquo;article &laquo; la &raquo; s&rsquo;explica per una m&egrave;scla d&rsquo;occitan e de catalan per Joan Sales.<br />6-Lo&iacute;s Delluc, El Garrell, tradu&iuml;t de l'occit&agrave;n per Joan Sales, Club Editor, 1963, p. 205.<br />7-Louis Delluc a publicat lo poema <em>L&rsquo;escalado</em> que conta la presa de Doma per Vivans en 1588, dins <em>Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux</em> n&deg; 279<br />8-O &laquo; Quand Biron voulut danser &raquo;.<br />9-Louis Delluc a publicat lo poema &laquo; <em>Lou cast&egrave;l de Biroun</em> &raquo; sus<em> Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux</em> n&deg; 100 de julhet de 1931, p.1 e 2<br />10- Robert Lafont et Christian Anatole, <em>Nouvelle histoire de la litt&eacute;rature occitane</em>, PUF, 1971, p.768- 769. &laquo; Pestour ne pouvait passer &agrave; l&rsquo;occitanisme militant. Ce passage, Louis Delluc (1894) le fait naturellement. Instituteur, il s&rsquo;est longtemps consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation populaire au sein du Bournat et a beaucoup &eacute;crit pour la jeunesse. Il s&rsquo;est essay&eacute; avec beaucoup de bonheur au th&eacute;&acirc;tre, en collaboration avec Fournier. Mais c&rsquo;est comme prosateur qu&rsquo;il a donn&eacute; son &oelig;uvre la plus valable. La granda aiga, s&eacute;rie de nouvelles non encore r&eacute;unies en volume, &eacute;voque le monde color&eacute; et la vie rude des gabariers de la Dordogne parmi lesquels s&rsquo;&eacute;coula l&rsquo;enfance de l&rsquo;auteur. Avec Tibal lo garr&egrave;l (1958, 2e &eacute;dition 1968) qui eut le prix Th&eacute;odore Aubanel, ʺRaconte dels temps dels Igonauds escrich pels joines del pa&iuml;s d&rsquo;ocʺ, il a voulu marcher sur les traces d&rsquo;Eug&egrave;ne Le Roy[...]Avec Delluc, l&rsquo;insertion du P&eacute;rigord dans l&rsquo;architecture commune de la litt&eacute;rature occitane contemporaine est accomplie. &raquo;<br /><br /></span></span></p>
<h2>Bibliografia de Louis Delluc</h2>
<h3>Obratges en occitan</h3>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Nombroses articles, poemas o novelas publicats dins las revistas<span style="color: #000000;"> </span></span></span></span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Lo Bornat</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Oc</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Le Gai saber</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">L'Armana Proven&ccedil;au</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- <span style="color: #000000;">&Ograve;da a la Dordonha</span></em></em>, <span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">po&egrave;ma biling&uuml;e, illustrat per Maurice Albe, Sarlat, Imprimerie Michelet, 1931</span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- <em>Un monge-cavalier, en Jeroni de Perigus, avesque del Cid</em> (tiratge a despart de las Analas del Centro de cultura valenciana, 1951), in Lo Bornat n&deg; 4, oct-dec de 1992.</span></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><em style="background-color: #ffffff;">- La far&ccedil;a del pairolier</em></span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, com&egrave;dia en collaboracion amb lo majoral Marcel Fournier, P&eacute;rigueux, Federacion de las &ograve;bras La&iuml;cas, sens data</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- <em>La poetessa galiciana Rosalia Castro </em>(Oc n&deg; doble 201-202 de julhet-decembre 1956, p. 224-236). Ensag.</span></span></span></span><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"></span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Fablettes pour les enfants des pays d&rsquo;Oc</em>, <em>Lo Bornat del Perig&ograve;rd</em>/ A.S.C.O. (Talher sarlad&eacute;s de cultura occitana), prefaci de Jean-Louis Galet, 1958.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">- </span><em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">Fablettes pour les enfants du pays d&rsquo;Oc</em><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">, P&eacute;rigueux, Edicions Pierre Fanlac, sens data, 35 p.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Tibal lo Garr&egrave;l</em>, Avignon, Auban&egrave;l, 1958, 214 p.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em style="background-color: #ffffff;">Tibal lo Garr&egrave;l</em>,&nbsp;Reedicion Lavit, Toulouse, Lo Libre occitan, 1968, 197 p.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Lo secret del comte de Marcafava</em>, com&egrave;dia per mari&ograve;tas, in Paraulas de Novelum, n&deg; 81 bis, 1998.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">-<em>Tibal lo garr&egrave;l, L&rsquo;arma que sagna</em>, (primi&egrave;ra partida), occitan/franc&eacute;s, Castelnaud, Edicions L&rsquo;Hydre, 2000. Prefaci de Bernard Lesfargues.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Tibal lo garr&egrave;l&hellip; E la carn que pat&iacute;s</em>, (segonda partida) occitan / franc&eacute;s, 24480 Alles / Dordogne, Editions M&eacute;moire et traditions en P&eacute;rigord, 2008. Prefaci de Jean Ganiayre. Avertiment de G&eacute;rard Marty, president de l&rsquo;associacion M&eacute;moire et traditions du P&eacute;rigord.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Fabletas per enfants del pa&iacute;s d&rsquo;&Ograve;c</em>, Lo Bornat del Perig&ograve;rd/Novelum, 2004.</span></p>
<h3>Traduccions castelhan/occitan</h3>
<p><span style="color: #000000;">-<em> La guerra dels ases</em>,&nbsp; capitol XXIV del libre de Don Quichote, Bordeaux, Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux, 1957, 15 p.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Argental e io</em> (<em>Platero y io</em> de Juan Ramon Jimenez, premi Nobel de literatura) en collaboracion amb lo filos&ograve;f Joseph Migot e lo majoral Jean Monestier, Lo Bornat. Sens data.</span></p>
<h3>Obratges en franc&eacute;s</h3>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Le mousse de la Ni&ntilde;a</em>, Paris, edicions Bourrelier 1953, Premi &laquo; Jeunesse &raquo; de las edicions eponimas.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Des caravelles autour du monde</em>, Paris, edicions Bourrelier, 1957.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>L&rsquo;enfance d&rsquo;une reine</em>, Paris,</span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65">edicions</span> Bourrelier, 1958.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Jeunes princes captifs</em>, Paris, </span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65">edicions</span> Bourrelier, 1958.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Le destin de Paquito</em>, Paris, </span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65">edicions</span> Magnard 1963.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">- <em>Par la plume ou par l&rsquo;&eacute;p&eacute;e</em>, Namur, </span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65">edicions</span> du Soleil Levant, 1963.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">-<em> Olivier de Castille</em>, </span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65">edicions</span> Bourrelier/Armand Colin, 1964.</span></p>
<span style="color: #000000;"></span>
<h3>Reviradas de l'&ograve;bra</h3>
<p>- <em>El grumete de la Ni&ntilde;a</em>, en Espanha en 1955. Tradusit en oland&eacute;s en 1956 e en alemand per l&rsquo;ensenhament segondari.<span style="color: #000000;"><em style="background-color: #ffffff;"> </em></span></p>
<span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"></span></span>
<p>- <em>Lo Garrell</em>, en catalan,&nbsp; Barcelona, edicions Joan Sales, 1963. Prefaci de Joan Sales p. 7 a 33.<br /><span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"></span></span></p>
<h3>T&egrave;xtes inedits</h3>
<p><em>Lena la Mariandona</em>, pastorala fluviala en dos actes, sens data.</p>
<p><em>L&rsquo;&egrave;rba que fai perdre</em>, n&ograve;velas, sens data.</p>
<p><em>La granda aiga</em>, n&ograve;velas.</p>
<p><em>La longue esp&eacute;rance</em>,&nbsp; en collaboracion amb Germaine Rougier, escrit al cap de sa vida.</p>
<h3>Teatre</h3>
<p>-P&egrave;&ccedil;as ineditas, escritas e jogadas per amassar de l&rsquo;argent fins a mandar de c&ograve;lis als presoni&egrave;rs pendent la gu&egrave;rra 1939-1940, dont parlan los locutors del CD Souvenirs d'&eacute;l&egrave;ves de Louis Delluc.</p>
<p>- Louis Delluc e Marcel Fournier, <em>La far&ccedil;o del peiroulie</em>, F&eacute;d&eacute;ration des &OElig;uvres la&iuml;ques de La Dordogne, 1958.</p>
<p>- Louis Delluc e Bernard Lesfargues, <em>Lo secret del comte de Marcafava</em>,&nbsp; com&egrave;dia per mari&ograve;tas, Novelum, 1998.</p>
<h3>&Ograve;bras postumas</h3>
<p>- Louis Delluc, <em>Partis d&rsquo;Argentat</em>, P&eacute;rigueux, Imprimerie Joucla, 1983.</p>
<p>- Louis Delluc, <em>Histoire de Saint-Vincent-de-Cosse</em>, monografia, Le Roc de Bourzac, 2006.</p>
<h2>Cr&egrave;dits :</h2>
<p>Vinheta d'illustracion de Jacques Saraben</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bourgès Audivert, Monique]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2019-11-26]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-11-27 Sophie Garcia]]></dcterms:issued>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Saraben, Jacques. Illustrateur]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/original/0267cbf44b618173206bbe13184d60f1.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Bornat dau Perigord]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Mouvement Laïque des Cultures Régionales (MLCR)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Lou grel]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Ligue de l’enseignement]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html   ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[https://vidas.occitanica.eu/items/show/2129]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- article &laquo;<em> C&eacute;l&egrave;bre mais m&eacute;connu</em> &raquo;, <em>Lo chalelh</em>, bulletin n&deg; 6, octobre de 2006, Association &laquo;M&eacute;moire et traditions en P&eacute;rigord&raquo;.<br /><br />- Pr&eacute;face de Joan Sales p. 7 &ndash; 33 de <em>Lo Garrell</em>, (en catalan), Barcelona, &eacute;ditions Joan Sales, 1963.<br /><br />- <em>&Agrave; propos d&rsquo;une pr&eacute;face, Les conditions de survie d&rsquo;un dialecte</em>, per Joan Sales, traduction de Louis Delluc,<em> Lo Bornat</em>, revue n&deg; 4, de 1963 de Lo bornat, p. 204 e sus n&deg; 5, de 1964 p. 232.<br /><br />- CD : <em>Souvenirs d'&eacute;l&egrave;ves de Louis Delluc</em>. Souvenirs d&rsquo;&eacute;coliers de Mr e Mme Louis Delluc instituteurs &agrave; St-Vincent de Cosse de 1926 a 1951. Propos recueillis par David Dorrance &agrave; St-Vincent de Cosse les 21/22 de juin 1997 (MP3) aupr&egrave;s de Mr et Mme Louveau (n&eacute;e en 1935) et de Mme Moulinier e Mr (n&eacute; en 1937). Chez G&eacute;rard Marty, Pr&eacute;sident de l'association M&eacute;moire et traditions du P&eacute;rigord, Les Salveyries, 24005, Alles sur-Dordogne.<br /><br />-<em> Le P&eacute;rigourdin de Bordeaux</em>, journal hebdomadaire de 1923 &agrave; 1963 (A.D.24, REV 925/2, 925/3, 925/4, 925/5,925/6).<br /><br />- <em>Lo Bornat dau Perigord</em>, journaux de l'&eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne du P&eacute;rigord.<br /><br />- Robert Lafont et Christian Anatole, Nouvelle histoire de la litt&eacute;rature occitane, PUF, 1971, p.768- 769 :
<div style="padding-left: 30px; text-align: justify;">&laquo; Pestour ne pouvait passer &agrave; l&rsquo;occitanisme militant. Ce passage, Louis Delluc (1894) le fait naturellement. Instituteur, il s&rsquo;est longtemps consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation populaire au sein du Bournat et a beaucoup &eacute;crit pour la jeunesse. Il s&rsquo;est essay&eacute; avec beaucoup de bonheur au th&eacute;&acirc;tre, en collaboration avec Fournier. Mais c&rsquo;est comme prosateur qu&rsquo;il a donn&eacute; son &oelig;uvre la plus valable. La granda aiga, s&eacute;rie de nouvelles non encore r&eacute;unies en volume, &eacute;voque le monde color&eacute; et la vie rude des gabariers de la Dordogne parmi lesquels s&rsquo;&eacute;coula l&rsquo;enfance de l&rsquo;auteur. Avec Tibal lo garr&egrave;l (1958, 2e &eacute;dition 1968) qui eut le prix Th&eacute;odore Aubanel, &laquo; Raconte dels temps dels Igonauds escrich pels joines del pa&iuml;s d&rsquo;oc &raquo;, il a voulu marcher sur les traces d&rsquo;Eug&egrave;ne Le Roy. S&rsquo;il ne nous a pas donn&eacute; un autre Jacquou le Croquant, il nous du moins donn&eacute; un roman agr&eacute;able &agrave; lire et un bon t&eacute;moignage sur la vie populaire p&eacute;rigourdine.</div>
<div style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Avec Delluc, l&rsquo;insertion du P&eacute;rigord dans l&rsquo;architecture commune de la litt&eacute;rature occitane contemporaine est accomplie. &raquo;</div>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Périgord (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2127">
    <dcterms:title><![CDATA[Sarrieu, Bernard (1875-1935)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Sarrieu, Bernard (1875-1935)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Bernard Sarrieu est le fondateur en 1904 de l'<em>Escòlo deras Pirenéos</em>, école félibréenne des Pyrénées centrales très active au cours du XXème siècle. Majoral du Félibrige, il est connu pour avoir été un animateur polyvalent et zélé de la renaissance gasconne.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Sarrieu, Bernard (1875-1935)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il est né le 29 juin 1875 à Montauban. Son père était professeur et directeur à l'École Normale de Montauban, mais la maison familiale était depuis plus d'une génération à Saint-Mamet.<br />Sarrieu fut un élève brillant, bachelier de rhétorique et de philosophie avec mention, admis à la 4ème place sur 24 admis au concours d'entrée de l'École Normale Supérieure à 17 ans. Il entra à l' École à 19 ans, après deux ans de maladie.<br />Il fut « camarade de promotion » de Charles Péguy<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a> (<em>Feuillets mensuels</em>, 1958 : p. 136). Il est difficile de savoir quelles furent leurs relations, mais on ne peut nier certaines sensibilités communes catholiques, sociales et même philosophiques puisque, si l'on en croit Jean Castex (J. CASTEX, 2001 : p. 329), Sarrieu était bergsonien, comme Péguy.<br />Il sortit professeur de philosophie de ses trois années à l'École. Il enseigna dans différents lycées jusqu'à Auch puis Montauban en 1913 (en passant par Quimper). Les années passées loin de sa terre natale représentèrent pour lui un exil douloureux.<br />Sa santé fragile le ralentit encore dans son évolution professionnelle et il lui fallut attendre 1907 pour obtenir l'agrégation de philosophie.<br />Les éloges et hommages posthumes décrivent un homme très cultivé, consciencieux, rigoureux, curieux de toutes les disciplines (philosophie, mathématiques, astronomie, linguistique, musique, histoire, ethnologie, etc.), maîtrisant plusieurs langues romanes et germaniques, acharné au travail et volontaire, mais aussi modeste, indulgent, très sensible aux valeurs chrétiennes, pieux, bon et ouvert aux autres.<br />Il mourut de maladie le 5 janvier 1935 à Montauban et il fut enterré à Saint-Mamet. Une stèle a été dressée dans le jardin de l'église. Elle porte un médaillon de bronze avec son portrait, sculpté par Jean-Marie Mengue<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>. Une place de la ville porte le nom de Bernard Sarrieu, ainsi qu'une rue de Saint-Gaudens.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">La langue de sa famille, de petite bourgeoisie, n'était pas l'occitan mais le français. Il fut probablement assez tôt en contact avec le languedocien à Montauban et avec le gascon à Saint-Mamet. Très attaché à son terroir, il s'intéressa, semble-t-il, dès l'adolescence, au parler de son village. Il lui fallut donc apprendre le luchonnais. Il développa au même moment une curiosité pour les us et coutumes de son pays.</p>
<h3>Félibrige</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Cette curiosité le mena à se rapprocher du Félibrige. Grand admirateur de Mistral et de son œuvre, il fut d'abord membre de l'<em>Escolo Moundino</em> de Toulouse, et il publia des articles dans sa revue, <em>Terro d'òc</em>, puis il se donna pour mission de fournir au Comminges une école félibréenne. Il fonda en 1904 à Saint-Gaudens l'<em>Escòlo deras Pirenéos</em>, qu'il présenta comme une sœur de l'<em>Escole Gastou Febus</em> et de l'<em>Escolo Moundino</em> pour le Comminges, le Couserans, le Nébouzan, les Quatre Vallées et le Val d'Aran.<br />Il occupait la fonction de secrétaire-trésorier. Il créa une revue mensuelle, <em>Era Bouts dera Mountanho</em> et un almanach, l'<em>Armanac dera Mountanho</em>.<br />Il publia dans la <em>Revue de Comminges</em> (1904 : p. 62) une présentation de la nouvelle <em>Escòlo</em> en projet. Il y expliqua les raisons de cette création, les objectifs et les statuts de l'<em>Escòlo</em>. On y trouve surtout un bon résumé et un condensé des préoccupations, des idées et de la personnalité de Sarrieu, dans un vocabulaire et des associations de mots qui le révèlent bien. C'était un humaniste d’obédience profondément chrétienne. Pour le citer, les « coutumes traditionnelles », ainsi que le « langage [des] pères », sont à « considérer avec respect et affection » ; la langue d'oc est la « langue sœur » du français. Ces deux aspects, les traditions et la langue, sont conçus selon une logique de développement des populations dans l'espace du vécu, l'environnement culturel direct, à échelle humaine, mais en bonne intelligence avec la nation française et dans le cadre plus large de celle-ci. Sarrieu parlait comme la majorité de ses contemporains de la « grande » et de la « petite » patries.<br />Dans sa volonté de « sauver » la langue, il avait plus que tout le souci des populations dans une perspective autant sociale (le « bien-être », la « prospérité », « l'instruction », la dignité de façon générale) que morale (la « mentalité », les « mœurs »). À noter aussi, les mots qu'il employait pour parler de la langue et de son espace : il parlait à une grande échelle de la « langue d'oc » (pas d'occitan, il reprit les notions de « langue d'oc » et « langue d'oïl »), qui se parle en « Occitanie ». À une échelle plus locale il parlait de « dialectes » (le gascon, le provençal, etc.) avec des « sous-dialectes » (le luchonnais, l'aranais, le toulousain, etc.). Il parlait d'une « œuvre d'union régionale » sans volonté d'uniformité mais avec un désir de connaissance mutuelle.<br />Sarrieu avait beaucoup d'ambition pour son Escòlo, qu'il voulait être une digne disciple du Félibrige de Mistral. Il encouragea les initiatives de toute sorte et il donna lui-même l'exemple. Il organisa des félibrées, des fêtes de Sainte-Estelle, des concours de costumes locaux, des représentations de groupes folkloriques, des Jeux Floraux, concours importants de création littéraire (poésie, prose, sujets d'histoire locale, etc) ouverts également aux écoles en vue de la transmission de la langue aux plus jeunes.<br />Une de ses principales préoccupations était d'ailleurs l'enseignement de la langue d'oc à l'école.<br />Il était toujours en recherche de nouveaux collaborateurs et contributeurs. Un musée et un théâtre gascons seraient restés à sa mort en l'état de projet (J.-L. de LA VERDONIE, 1935 : p. 30).<br />En ce qui concerne la graphie, son modèle de référence était la graphie dite « mistralienne ». Pourtant celle-ci ne lui semblait pas suffisante pour représenter la réalité des prononciations des différents parlers de la langue d'oc, en particulier du gascon. Elle méritait, selon lui, d'être améliorée en prenant en considération les différents modèles étymologiques et phonétiques à disposition.<br />Il publia vers 1924 une brochure intitulée <em>La graphie de la langue d'oc et la langue commune d'Occitanie</em>.<br />Au moment de la polémique sur la réforme des statuts du Félibrige en 1905, Sarrieu se positionna en faveur du Capoulier Devoluy et de son projet.<br />Son engagement dans le Félibrige fut couronné par sa nomination au majoralat en 1910 avec la <em>Cigalo dis Aupiho</em>.</p>
<h3>Sociétés savantes</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sarrieu faisait partie de plusieurs sociétés savantes. Il fut membre de l'<em>Académie de Montauban</em> de 1913 jusqu'à sa mort (secrétaire jusqu'en 1929), de la <em>Société archéologique de Tarn-et-Garonne</em> (dans laquelle il fréquentait Antonin Perbosc), de la <em>Société des Études du Comminges</em>, et plus précisément du comité qui s'occupait de toponymie et de topographie pyrénéennes ; il fut premier vice-président de la société Julien Sacaze<a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a> depuis la création de celle-ci en 1922 jusqu'à sa propre mort.<br />Il publiait dans plusieurs revues savantes et faisait des communications dans des congrès scientifiques.<br />Ce multi-engagement est représentatif de sa volonté de créer des passerelles, des réseaux et surtout d'investir la culture et la connaissance locale dans des initiatives érudites et transdisciplinaires.</p>
<h3>Son œuvre : production et réception</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L'ensemble de son œuvre est bilingue. Sarrieu employait autant l'occitan que le français, avec une nette préférence pour l'occitan dans ses productions littéraires et au contraire une prédominance du français dans les articles et les communications.<br />Son œuvre littéraire occitane se compose majoritairement de poésie et de théâtre publiés à part, de chansons (paroles et musique) et de proses courtes publiées dans la revue et l'almanach de l'<em>Escòlo</em>.<br />Il fut primé aux Jeux Floraux de l'<em>Escolo Moundino</em> en 1902 pour sa pièce <em>Era Garlando</em>, il reçut l'Églantine d'argent en 1907 aux Jeux Floraux de Toulouse pour <em>Imnes d'Amou</em> et le Prix Pujol en 1912 pour <em>Era Pireneido</em>, épopée de plus de 30000 vers et 12 chants sur des guerres (fictives) entre peuples pyrénéens au début de notre ère.<br />Une grande partie de l'œuvre de Sarrieu est restée à l'état de manuscrit.<br />Son œuvre érudite traite d'une grande variété de sujets :<br />- études de linguistique romane, notamment sur la description du luchonnais (morphologie, syntaxe, phonologie, lexique, etc.) ;<br />- un dictionnaire savant du luchonnais (étymologie, commentaires, illustrations, etc.) resté à l'état de manuscrit et conservé aux archives de Saint-Gaudens ;<br />- des études d'onomastique et surtout de toponymie et de topographie pyrénéennes fondées sur ses connaissances des langues anciennes et modernes ;<br />- des études d'histoire locale et d'ethnographie ;<br />- des éditions savantes de textes anciens, comme par exemple <em>La Margalide Gascoue</em> (1604) du poète Bertrand Larade (Montréjeau, 1581-ca 1635) ;<br />- des publications d'œuvres contemporaines d'auteurs gascons (« revues et corrigées » de sa main).<br />Il reçut en 1900 le prix Boucherie de la <em>Société des Langues Romanes</em> pour son mémoire sur le parler de Bagnères-de-Luchon.<br />Pour ce qui est de sa réception, il semble que sa production littéraire n'ait pas été autant appréciée que son implication dans des tâches linguistiques, et plus largement érudites.<br />Des personnes telles que le romaniste Jules Ronjat (1864-1925) ou l'agrégé d'histoire Raymond Lizop (1879-1969), président de l'<em>Escòlo</em> et ami de Sarrieu, tout en lui reconnaissant certaines qualités littéraires, regrettèrent qu'il ne consacre pas plus son temps à son travail de collectage et de description des parlers gascons, qui leur semblait plus fondamental et urgent.<br />Ses travaux de topographie et de toponymie le mirent en rapport avec des linguistes et romanistes tels qu'Edouard Bourciez (1854-1946), Georges Millardet (1876-1953), Maurice Grammont (1866-1946) et Jules Ronjat. Il semble qu'ils approuvèrent, dans ce contexte, ses analyses linguistiques. Jules Ronjat le cite dens sa <em>Grammaire istorique des parlers provençaux modernes</em> (1930-1932). Il n'empêche que Sarrieu n'était pas linguiste et que, par conséquent, il n'était sans doute pas attendu de lui l'expertise d'un linguiste.</p>
<h2>Bibliographie de l'auteur</h2>
<h3>Monographies</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <em>Era Garlando</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1903<br />- <em>Piréno : tragedió imitado des tragediéz elleniques : en luchounés, dap còrz en larboustès è muzico</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1903<br />- <em>Era 'Rrenechénço : coumedió-mouralitat en bèrsi è pròso luchounés è ... franchimant</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1909<br />- <em>Et perdut : pastouralo luchounéso : En pròso, bèrsi è musico</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1910<br />- <em>Sans-Parro de Oço : o'r'aparicioun de Sént Betran : dramo coumengés en 5 actes</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1910<br />- <em>Er'assoumpcioun : mistèri sacrat en 5 cènes : seguit de Ourfèu : allegourio crestiano</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1913<br />- <em>Sént Mamèt, et gran martir : 260-275 : mistèri en 5 actes, en bèrs</em>. Saint-Gaudens : Abadie, 1914<br />- <em>Et drac : o'ra carroulho d'or : coumedió-mouralitat en tres actes</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1914<br />- <em>Edj arroumaire : peçòto coumico en siés tablèus</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1922</p>
<h3>Articles et brochures</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- « Le parler de Bagnères-de-Luchon et de sa vallée », in <em>Revue des langues romanes</em>, T. 45, 1902. <a href="https://occitanica.eu/items/show/12840" target="_blank" rel="noopener">Voir la ressource en ligne sur Occitanica</a><br />- « L’ "Ecole des Pyrénées" : Projet de Félibrige commingeois &amp; Couseran », in Revue de Comminges, 1904. <a href="https://occitanica.eu/items/show/12662" target="_blank" rel="noopener">Voir la ressource en ligne sur Occitanica</a><br />- Une langue vivante méconnue : la langue d'oc : Discours prononcé à la distribution des prix du Lycée d'Auch le 31 juillet 1909. Auch : Impr. T. Bouquet, 1909<br />- <em>Latin et gascon</em> : communication faite au congrès de l'Union Historique et Archéologique du Sud-Ouest à Bayonne et Biarritz, août 1911. Biarritz : Impr. E. Soulé, 1912<br />- <em>Une difficulté du problème régionaliste</em>. Montauban : G. Forestié, 1916<br />- <em>L'enseignement de la langue d'Oc : son intérêt, son intégralité, sa portée</em>. Toulouse : Privat, 1923<br />- <em>L'enseignement et les divisions universitaires au point de vue régionaliste</em>. Toulouse : Privat, 1923<br />- <em>La graphie de la langue d'Oc et la langue commune d'Occitanie</em>. Bordeaux : éd. de la "Revue Méridionale, [1924]<br />- <em>L'assimilation des étrangers en France et particulièrement dans le Midi</em>. Montauban : G. Forestié, 1924<br />- <em>Le docteur Cator : félibre gascon : Sa vie et son œuvre</em>. Toulouse : Sentein, 1924<br />- « La langue locale à l'école pour le français et pour elle-même : le breton, le basque, la langue d'oc », in <em>La Terro d'Oc</em> (Toulouse), 1926<br />- « Observations sur l'enseignement de la langue d'Oc », in <em>Bulletin de la Société gersoise des études locales</em>, 1929<br />- <em>Era Bouts dera Mountanho</em>. <a href="https://occitanica.eu/items/show/10927" target="_blank" rel="noopener">Voir la ressource en ligne sur Occitanica</a></p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. Charles Péguy (1873-1914), intellectuel engagé et écrivain. <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. Jean-Marie Mengue (1855-1939), sculpteur français né à Bagnères-de-Luchon. <a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. Julien Sacaze (1847-1889) était un érudit spécialisé dans l'Antiquité des Pyrénées et il fut le fondateur de la Société des Études du Comminges et de sa revue, la Revue de Comminges.<br />Voir sa Vida en ligne à l'adresse : <a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105" target="_blank" rel="noopener">https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105</a>. <a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Bernard Sarrieu es lo fondator en 1904 de l'Escòlo deras Pirenéos, escòla felibrenca dels Pirenèus centrals fòrça activa pendent lo sègle XX. Majoral del Felibritge, es conegut per èsser estat un animator polivalent e zelat de la renaissença gascona.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Sarrieu, Bernard (1875-1935)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Nasquèt lo 29 de junh de 1875 a Montalban. Son paire èra professor e director a l'Escòla Normala de Montalban, mas l'ostal familial èra dempuèi mai d'una generacion a Sent Mamet. <br />Sarrieu foguèt un escolan brilhant, bachelièr de retorica e de filosofia amb mencion, admés a la 4ena plaça sus 24 admeses al concors d'entrada de l'Escòla Normala Superiora a 17 ans. Dintrèt a l'Escòla a 19 ans, aprèp dos ans de malautiá. <br />Foguèt « camarada de promocion » de Charles Péguy<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a> (<em>Feuillets mensuels</em>, 1958 : p. 136). Es malaisit de saupre quinas foguèron lors relacions, mas se pòdon pas negar de sensibilitats comunas catolicas, socialas e mai filosoficas puèi que, se ne cresèm Jean Castex (J. CASTEX, 2001 : p. 329), Sarrieu èra bergsonian, coma Péguy. <br />Sortiguèt professor de filosofia de sas tres annadas a l'Escòla. Ensenhèt dins diferents licèus fins a Aush puèi Montalban en 1913 (en passant per Quimper). Las annadas luènh de sa tèrra natala representèron per el un exil dolorós.<br /> Sa santat freula lo ralentiguèt encara dins son evolucion professionala e li calguèt esperar 1907 per obténer l'agregacion de filosofia. <br />Los elògis e omenatges postums descrivon un òme fòrça cultivat, conscienciós, rigorós, curiós de totas las disciplinas (filosofia, matematicas, astronomia, linguistica, musica, istòria, etnologia, etc.), coneisseire de mantuna lenga romanica e germanica, acarnassit al trabalh e volontari, mas tanben modèst, indulgent, fòrça sensible a las valors crestianas, piós, bon e dubèrt als autres. <br />Moriguèt de malautiá lo 5 de genièr de 1935 a Montalban e foguèt sepelit a Sent Mamet. Una estela es estada quilhada dins l'òrt de la gleisa. S'i vei un medalhon de bronze amb son retrach, escultat per Jean-Marie Mengue<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>. Una plaça de la vila pòrta lo nom de Bernard Sarrieu, e mai una carrièra de Sent Gaudenç.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissença d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">La lenga de sa familha, de pichòta borgesia, èra pas l'occitan mas lo francés. Foguèt probablament d'ora en contacte amb lo lengadocian a Montalban e amb lo gascon a Sent Mamet. Estacat qu'èra a son terrador s'interessèt, a çò que sembla, tre l'adolescéncia, al parlar de son vilatge. Li calguèt doncas apréner lo luishonés. Desvolopèt mentretant una curiositat pels uses e costumas de son canton.</p>
<h3>Felibritge</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Aquela curiositat lo menèt a se raprochar del Felibritge. Grand admirator de Mistral e de son òbra, foguèt primièr membre de l'Escolo Moundino de Tolosa, e publiquèt d'articles dins sa revista, <em>Terro d'òc</em>, puèi se donèt per mission de provesir lo Comenge d’una escòla felibrenca. Fondèt en 1904 a Sent Gaudenç l'Escòlo deras Pirenéos, que presentèt coma una sòrre de l'Escole Gastou Febus e de l'Escolo Moundino per lo Comenge, lo Coserans, lo Nebosan, las Quatre Valadas e la Val d'Aran. <br />N'èra lo secretari-clavaire. Creèt una revista mesadièra, <em>Era Bouts dera Mountanho</em> e un almanac, l'<em>Armanac dera Mountanho</em>. <br />Faguèt paréisser dins la <em>Revue de Comminges</em> (1904 : p. 62) una presentacion de l'Escòlo novèla en projècte. I expliquèt las rasons d'aquela creacion, los objectius e los estatuts de l'Escòlo. S'i tròba subretot un bon resumit e un condensat de las preocupacions, de las idèias e de la personalitat de Sarrieu, dins un vocabulari e d'associacions de mots que lo revèlan plan. Èra un umanista d’obediéncia prigondament crestiana. Per lo citar, las « costumas tradicionalas », talas coma lo « lengatge [dels] paires », son de « considerar amb respècte e afeccion » ; la lenga d'òc es la « lenga sòrre » del francés. Aqueles dos aspèctes, las tradicions e la lenga, son concebuts dins una logica de desvolopament de las populacions dins l'espaci del viscut, l'environament cultural dirècte, a escala umana, mas en bona intelligéncia amb la nacion francesa e dins l'encastre mai larg d’aquesta. Sarrieu parlava coma la màger part de sos contemporanèus de la « granda » e de la « pichòta » patrias. <br />Dins sa volontat de « sauvar » la lenga, aviá mai que tot, lo suènh de las populacions dins una amira tan sociala (lo « <em>ben estar</em> », la « prosperitat », « l'instruccion », la dignitat d'un biais general) coma morala (la « mentalitat », las « mors »). De notar tanben los mots qu'emplegava per parlar de la lenga e de son espaci : parlava a una escala larga de la « lenga d'òc » (pas d'occitan, reprenguèt las nocions de « lenga d'òc » e « lenga d'oïl »), que se parla en « Occitania ». A una escala mai locala parlava de « dialèctes » (lo gascon, lo provençal, etc.) amb de « jos-dialèctes » (lo luishonés, l'aranés, lo tolosan, etc.). Parlava d'una « òbra d'union regionala » sens volontat d'uniformitat mas amb un desir de coneissença mutuala. <br />Sarrieu aviá fòrça ambicion per son Escòlo, que voliá una digna discipla del Felibritge de Mistral. Encoratgèt las iniciativas de tota mena e donèt l'exemple el-meteis. Organizèt de felibrejadas, de fèstas de Santa-Estèla, de concorses de costums locals, de representacions de grops folclorics, de Jòcs Florals, concorses importants de creacion literària (poesia, pròsa, subjèctes d'istòria locala, etc) dubèrts tanben a las escòlas dins l'amira de la transmission de la lenga als mai joves. <br />Una de sas preocupacions màgers èra precisament l'ensenhament de la lenga d'òc a l'escòla.<br /> Èra totjorn en cèrca de novèls collaborators e contributors. Un musèu e un teatre gascons serián demorats a sa mòrt en l'estat de projècte (J.-L. de LA VERDONIE, 1935 : p. 30). <br />Per çò que concernís la grafia, son modèl de referéncia èra la grafia dicha « mistralenca ». Pasmens aquesta li semblava pas sufisenta per representar la realitat de las prononciacions dels diferents parlars de la lenga d'òc, en particular del gascon. Meritava, segon el, d'èsser ameliorada en prenent en consideracion los diferents modèls etimologics e fonetics a disposicion. <br />Publiquèt vèrs 1924 una brocadura titolada <em>La graphie de la langue d'oc et la langue commune d'Occitanie</em>. <br />Al moment de la polemica sus la reforma dels estatuts del Felibritge en 1905, Sarrieu se posicionèt en favor del Capolièr Devoluy e de son projècte. <br />Son engatjament dins lo Felibritge foguèt coronat per sa nominacion al majoralat en 1910 amb la Cigalo dis Aupiho.</p>
<h3>Societats sabentas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sarrieu fasiá partida de mantuna societat sabenta. Foguèt sòci de l'<em>Académie de Montauban</em> de 1913 fins a sa mòrt (secretari fins a 1929), de la <em>Société archéologique de Tarn-et-Garonne</em> (dins la quala frequentava Antonin Perbòsc), de la <em>Société des Études du Comminges</em>, e mai precisament del comitat que s'entrevava de toponimia e topografia pirenenca ; foguèt primièr vice-president de la societat Julien Sacaze<a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a> dempuèi de la creacion d'aquesta en 1922 fins a sa pròpria mòrt. <br />Publicava dins mantuna revista sabenta e fasiá de comunicacions dins de congrès scientifics. <br />Aquel multi-engatjament es representatiu de sa volontat de crear de palancas, de rets e subretot d'investir la cultura e la coneissença locala dins d'iniciativas eruditas e transdisciplinàrias.</p>
<h3>Son òbra : produccion e recepcion</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L'ensemble de son òbra es bilingue. Sarrieu emplegava tant l'occitan coma lo francés, amb una neta preferéncia per l'occitan dins sas produccions literàrias e al contrari una predominança del francés dins los articles e las comunicacions.<br />Son òbra literària occitana se compausa majoritàriament de poesia e teatre publicats a despart, de cançons (paraulas e musica) e de pròsas cortetas publicadas dins la revista e l'almanac de l'Escòlo.Foguèt premiat als Jòcs Florals de l'Escolo Moundino en 1902 per sa pèça <em>Era Garlando</em>, reçaupèt l'Aiglentina d'argent en 1907 als Jòcs Florals de Tolosa per <em>Imnes d'Amou</em> e lo Prèmi Pujol en 1912 per Era Pireneido, epopèa en mai de 30000 vèrses e 12 cants sus de guèrras (fictivas) entre pòbles pirenencs a la debuta de nòstra èra.<br />Granda part de l'òbra de Sarrieu demorèt a l'estat de manescrich.<br />Son òbra erudita tracha d'una granda varietat de subjèctes :<br />- estudis de linguistica romanica, e mai particularament sus la descripcion del luishonés (morfologia, sintaxi, fonologia, lexic, etc.) ;<br />- un diccionari sabent del luishonés (etimologia, comentaris, illustracions, etc.) demorat a l'estat de manescrich e conservat als archius de Sent Gaudenç ;<br />- d'estudis d'onomastica e subretot de toponimia e de topografia pirenencas fondats sus sas coneissenças de las lengas ancianas e modèrnas ;<br />- d'estudis d'istòria locala e d'etnografia ;<br />- d'edicions sabentas de tèxtes ancians, coma per exemple <em>La Margalide Gascoue</em> (1604) del poèta Bertrand Larade (Monrejau, 1581-ca 1635) ;<br />- de publicacions d'òbras contemporanèas d'autors gascons (« revistas e corregidas » de sa man).<br />Reçaupèt en 1900 lo prèmi Boucherie de la <em>Société des Langues Romanes</em> per son memòri sul parlar de Banhèras de Luishon.<br />Per çò qu'es de sa recepcion, sembla que sa produccion literària es pas estada tant estimada coma son implicacion dins de tascas linguisticas, e mai largament eruditas.<br />De mond coma lo romanista Jules Ronjat (1864-1925) o l'agregat d'istòria Raymond Lizop (1879-1969), president de l'Escòlo e amic de Sarrieu, en li reconeissent d'unas qualitats literàrias, regretèron que consacrèsse pas mai son temps a son trabalh de collectatge e descripcion dels parlars gascons, que lor semblava mai fondamental e urgent.<br />Sos trabalhs de topografia e toponimia lo metèron en rapòrt amb de linguistas e romanistas coma Edouard Bourciez (1854-1946), Georges Millardet (1876-1953), Maurice Grammont (1866-1946) e Jules Ronjat. Semblèron d'aprovar, dins aquel contèxt, sas analisis linguisticas. Jules Ronjat lo cita dins sa <em>Grammaire istorique des parlers provençaux modernes</em> (1930-1932). Demòra que Sarrieu èra pas linguista e que doncas èra pas esperat d'el l'expertesa d'un linguista.</p>
<h2>Bibliografia de l'autor</h2>
<h3>Monografias</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <em>Era Garlando</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1903<br />- <em>Piréno : tragedió imitado des tragediéz elleniques : en luchounés, dap còrz en larboustès è muzico</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1903<br />- <em>Era 'Rrenechénço : coumedió-mouralitat en bèrsi è pròso luchounés è ... franchimant</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1909<br />- <em>Et perdut : pastouralo luchounéso : En pròso, bèrsi è musico</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1910<br />- <em>Sans-Parro de Oço : o'r'aparicioun de Sént Betran : dramo coumengés en 5 actes</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1910<br />- <em>Er'assoumpcioun : mistèri sacrat en 5 cènes : seguit de Ourfèu : allegourio crestiano</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1913<br />- <em>Sént Mamèt, et gran martir : 260-275 : mistèri en 5 actes, en bèrs</em>. Saint-Gaudens : Abadie, 1914<br />- <em>Et drac : o'ra carroulho d'or : coumedió-mouralitat en tres actes</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1914<br />- <em>Edj arroumaire : peçòto coumico en siés tablèus</em>. Luchon : Impr. Sarthe, 1922</p>
<h3>Articles e brocaduras</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- « Le parler de Bagnères-de-Luchon et de sa vallée », in <em>Revue des langues romanes</em>, T. 45, 1902. <a href="https://occitanica.eu/items/show/12840" target="_blank" rel="noopener">Véser la ressorsa en linha sus Occitanica</a><br />- « L’ "Ecole des Pyrénées" : Projet de Félibrige commingeois &amp; Couseran », in Revue de Comminges, 1904. <a href="https://occitanica.eu/items/show/12662" target="_blank" rel="noopener">Véser la ressorsa en linha sus Occitanica</a><br />- Une langue vivante méconnue : la langue d'oc : Discours prononcé à la distribution des prix du Lycée d'Auch le 31 juillet 1909. Auch : Impr. T. Bouquet, 1909<br />- <em>Latin et gascon</em> : communication faite au congrès de l'Union Historique et Archéologique du Sud-Ouest à Bayonne et Biarritz, août 1911. Biarritz : Impr. E. Soulé, 1912<br />- <em>Une difficulté du problème régionaliste</em>. Montauban : G. Forestié, 1916<br />- <em>L'enseignement de la langue d'Oc : son intérêt, son intégralité, sa portée</em>. Toulouse : Privat, 1923<br />- <em>L'enseignement et les divisions universitaires au point de vue régionaliste</em>. Toulouse : Privat, 1923<br />- <em>La graphie de la langue d'Oc et la langue commune d'Occitanie</em>. Bordeaux : éd. de la "Revue Méridionale, [1924]<br />- <em>L'assimilation des étrangers en France et particulièrement dans le Midi</em>. Montauban : G. Forestié, 1924<br />- <em>Le docteur Cator : félibre gascon : Sa vie et son œuvre</em>. Toulouse : Sentein, 1924<br />- « La langue locale à l'école pour le français et pour elle-même : le breton, le basque, la langue d'oc », in <em>La Terro d'Oc</em> (Toulouse), 1926<br />- « Observations sur l'enseignement de la langue d'Oc », in <em>Bulletin de la Société gersoise des études locales</em>, 1929<br />- <em>Era Bouts dera Mountanho</em>. <a href="https://occitanica.eu/items/show/10927" target="_blank" rel="noopener">Véser los numeros disponibles en linha sus Occitanica</a></p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. Charles Péguy (1873-1914), intellectual engatjat e escrivan. <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. Jean-Marie Mengue (1855-1939), escultor francés nascut a Banhèras de Luishon. <a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. Julien Sacaze (1847-1889) èra un erudit especializat dins l'Antiquitat dels Pirenèus e foguèt lo fondator de la Société des Études du Comminges e de sa revista, la Revue de Comminges<br />Veire sa Vida en linha a l'adreiça : <a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105" target="_blank" rel="noopener">https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105</a>. <a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Eyraud, Noémie]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2019-02-13]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-27 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
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    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2127]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- LIZOP Raymond. « Un grand commingeois, Bernard Sarrieu ». <em>Revue de Comminges</em>, 1934, T. 48, pp. 121-127. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener">Véser la ressorsa en linha sus Gallica</a><br />- DE LA VERDONIE Jean-Louis. « Bernard Sarrieu, Membre de la Société, Félibre Majoral ». <em>Bulletin de la Société Archéologique de Tarn-et-Garonne</em>, 1935, T. 63, pp. 21-38. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5576961s/f34.image.r=bernard%20sarrieu" target="_blank" rel="noopener">Véser la ressorsa en linha sus Gallica</a><br />- FORESTIÉ Georges. « Réponse de M. Georges Forestié ». Recueil de l'Académie de Montauban, 1935, pp. 117-120<br />- CASTEX Jean. « Hommage à Bernard Sarrieu ». Revue de Comminges, 1975, n°1, page 445.<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- CASTEX Jean. « L'écrivain gascon dans les Pyrénées centrales ». Revue de Comminges, 2001, n°3, pp. 325-330.<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- SERMET Ernest. « Discours prononcé aux obsèques de M. Bernard Sarrieu, Membre de l'Académie, par M. Ernest Sermet, Vice-Président de l'Académie (7 janvier 1935) ». Recueil de l'Académie de Montauban, 1935, pp. 75-76<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- SERMET Ernest. « Bernard Sarrieu ». Recueil de l'Académie de Montauban, 1936, pp. 111-113<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- « Avis des autorités linguistiques sur les principes proposés par la Sous-Commission de toponymie ». Bulletin Pyrénéen, 1912, n°2, pp. 345-350<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- « Rapport sur le concours du prix Boucherie ». Trentenaire de la Société pour l'Étude des langues Romanes, 1900, pp. XXXVI-XXXIX<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- RONJAT Jules. Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, T. 1. Montpellier : Société des Langues Romanes, 1930<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- RONJAT Jules. Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, T. 2. Montpellier : Société des Langues Romanes, 1932<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- L'Amitié Charles Péguy. « Feuillets Mensuels », 1958, p. 136<a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"></a><br />- Letra de B. Sarrieu a Georges Hérelle, 17 de mars de 1913. <a href="http://gordailu.bilketa.eus/notice.php?q=id:542019" target="_blank" rel="noopener">Véser la ressorsa en linha sus Bilketa</a><br />- Fons « Escolo deras Pireneos » conservat a l'antena del Comenge a Sent Gaudenç. <a href="https://occitanica.eu/items/show/12577" target="_blank" rel="noopener">Véser la notícia del fons en linha sus Occitanica</a></p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Saint-Gaudens (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Saint-Mamet (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Montauban (Tarn-et-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Haute-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Tarn-et-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2126">
    <dcterms:title><![CDATA[Miremont, Pierre (1901-1979)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Miremont, Pierre (1901-1979)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Une vie entière consacrée à la défense de la langue d'oc. <br />« <em>La cauza occitana es una cauza santa, que i ai donada ma vida</em> » écrit-il, en 1934. « Avec une quarantaine de livres édités à compte d'auteur Pierre Miremont est un de ceux qui ont le plus marqué le Périgord pour la défense de sa langue et de sa culture. » Daniel Chavaroche, enseignant <em>caminaire</em>.<br /> Écrivain de langue d'oc, poète, conférencier, ce Félibre sarladais qui a beaucoup voyagé est surtout connu pour ses études linguistiques sur le parler du Périgord noir.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Miremont, Pierre (1901-1979)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Miremont, Peire (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Miremont, Pierre Auguste (nom à l'état civil)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pierre Miremont voit le jour le 17 Décembre 1901 au Buisson de Cadouin où son père est employé à la Compagnie des chemins de fer. Il est l'aîné de quatre enfants. Ses grands-parents originaires du Sarladais ne parlent que le dialecte nord-languedocien de cette région. Il en sera marqué pour la vie. <br />À l'école Fénelon, à Sarlat, il fait la connaissance de Marc Delbreil, poète reconnu qui écrit dans sa « langue romane » comme il l’appelle. Le poète se prend d'amitié pour lui, il sera son maître et contribuera à l'intérêt que Pierre Miremont portera toute sa vie à la langue du Périgord. Bon élève, Miremont poursuivra des études secondaires et supérieures dans des institutions privées chez les Pères Marianistes. En 1921, il passe son Brevet élémentaire et abandonnant la prêtrise il entre dans l'enseignement libre. Il sera instituteur en Aveyron pour une année seulement car il doit partir au service militaire. <br />Devenu lieutenant dans les chasseurs alpins il sera envoyé en Allemagne dans la Ruhr occupée.<br /> Il se marie le 5 Mai 1924 à Limoges et enseigne en écoles libres (écoles catholiques) jusqu'en 1929. D'abord à Serverette en Lozère puis à Terrasson. <br />C'est alors qu'il est exilé à la Celle-Saint-Cloud dans la région parisienne. <br />Ayant étudié le droit et ne pouvant supporter l'éloignement de sa terre occitane, il vient s'installer comme huissier de justice à Villefranche-de-Rouergue en 1934. <br />En 1939, il est mobilisé comme lieutenant dans les chasseurs pyrénéens : les Miquelets, puis il est fait prisonnier dans les Vosges en juin. Il sera enfermé successivement dans les <em>oflags</em> de Lübeck, Hambourg-Fischbeck, Münster et Soëst jusqu'en 1945.<br /> Dès sa libération le 6 Avril 1945 il rentre à Villefranche-de-Rouergue.<br /> Il reçoit le titre de Majoral du Félibrige mais son étude d'huissier étant ruinée, il reprend du service dans l'armée d'occupation. Officier de détail à Kaiserlautern en 1945 il est ensuite officier avocat du tribunal militaire du deuxième corps d'armée à Neustadt, puis substitut à Landau.<br /> En 1946, il est juge d'instruction à Fribourg et enfin à Frankenthal où son épouse et ses deux enfants, nés en 1930 et 1934, viennent le rejoindre. Il est officier de la zone d'occupation de Hesse Palatinat, chargé de la politique, de la police, des cultes et de l'éducation. <br />Délégué du gouvernement de l'État Rhéno-Palatin, il séjourne à nouveau à Neustadt, puis au cercle de Daun en 1950. <br />Il quitte définitivement l'armée en 1951 et sera fait chevalier de la légion d'honneur.<br /> Il devient alors inspecteur d'assurances-vie à Nancy, Epinal, Marseille et enfin Toulon où il prend sa retraite au village de Cuers. C'est là qu'il finira ses jours auprès de sa compagne Marcelle Drutel « <em>l'Aubanelenca</em> », Majorale du Félibrige, grande poétesse Provençale avec qui il partagea 25 ans de passion pour la langue d'oc.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Reprenons les propos de Jean Rigouste dans la préface du livre <em>Pèire Miremont, escrivan oblidat del Perigòrd Negre</em> de Brigita Miremont-Orazio :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">« <em>Il est des auteurs dont seule l’œuvre peut susciter l’intérêt ; d’autres dont il faut connaître à la fois l’œuvre et la vie (chacune façonnant l’autre), avec ses bonheurs et ses malheurs, ses aléas et ses péripéties : la vie apporte les clés de l’œuvre, elle explique l’engagement de l’auteur, elle est le riche contre-point d’une aventure littéraire ou spirituelle. </em><br /><em>Il en est enfin dont la personnalité, la biographie et les productions constituent un tout indissociable : on doit connaître la vie pour interpréter l’œuvre, il est nécessaire de connaître l’homme pour comprendre l’auteur : Pierre Miremont est de ceux-là... Quant à l’œuvre, elle est d’une telle variété qu’il est difficile d’en faire une synthèse : des « </em>contes risolièrs<em> » au drame historique de « </em>Muratel<em> », de la poésie délicate aux travaux linguistiques, comme Biais de dire en Périgord, sans oublier le théâtre, et le dictionnaire… </em><br /><em>J’ai rencontré quelquefois Pierre Miremont : je garde le souvenir d’un homme courtois, à l’œil plein de malice, ouvert et à l’écoute des autres, mais ferme sur ses convictions, et fine lame dans l’argumentation ! Il réunissait un ensemble de qualités humaines qui lui furent bien nécessaires dans les terribles épreuves des camps de concentration, comme dans les petits ennuis que la vie lui prodigua : il s’était ainsi forgé le noyau indestructible d’une personnalité vigoureuse, ce qui lui permit de traverser sans compromissions les périodes difficiles ; son secret est peut-être dans cet « </em>èime<em> » indéfinissable qui fait la profonde originalité de notre peuple périgourdin…</em> »<br /><br /></p>
<h3>Premiers écrits en langue d'oc<br /><br /></h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">À dix-huit ans Pierre Miremont choisit la langue d'oc pour écrire sa première pièce de théâtre <em>Paures medecins</em>. <br />Cette comédie sera présentée à Viviez en Aveyron en 1922. Ses premiers vers écrits pendant son service militaire sont rassemblés dans le recueil <em>Resouns de Ruhr</em> qu'il qualifie lui-même de « péché de jeunesse ». Ce sont des notes prises au jour le jour, impressions et souvenirs du temps passé dans la Ruhr de 1922 à 1924. En voici un exemple avant qu'il ne travaille sa graphie :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em>L'ocupasiu de la Ruhr </em><br /><br /><em>Quoura aicí sèm mountats, rèibabiam de batalhas, <br />Abiam plan dins lou cap que nos seriam tustats. <br />Mès talèu arribats, se drèboun las muralhas, <br />D'enemics n'i a pas 'n lèc, lou vent lous a 'mpourtats. <br />… <br />Noun, lou Franses n'es pas l'enemic que creziaboun, <br />Co'is l'amic generous qu'es passat en pàuzent <br />Un bàume à las plagas que ta vivas sannaboun. <br /></em></p>
<p style="line-height: 150%; text-align: left;"><em>Resons de Ruhr</em> p. 18<br /><br /></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Rentré du service militaire, il prend part à la vie du Bournat association félibréenne de Périgueux. Sa verve moqueuse lui vaudra quelques ennuis. Il devra payer une forte amende pour avoir dressé des portraits peu flatteurs de certains de ses concitoyens dans <em>Profils terrassonais</em>. C'est aussi à cette période que va éclore son théâtre d'oc, il écrit deux comédies qui seront souvent jouées en Périgord.<br /> Ami de Joseph Vaylet et d’Auguste Bénazet il adhère au <em>Grelh Roergat</em> et en devient secrétaire. Il écrit des pièces de théâtre pour l'association <em>Les grillons de Villefranche</em> qu'il anime avec passion notamment lors des grandes fêtes consacrées à Justin Besson en 1938. <br />C'est à cette époque qu'il crée avec ses amis Denis Puech, le sculpteur, Joseph Vaylet, Georges Bousquet... la revue <em>Reviscol</em>. Ils veulent réveiller ce « <em>Grelh</em> » qu'ils jugent un peu endormi. <br />Il est rédacteur en chef de l'<em>Almanach Rouergat</em> lorsqu'il publie le premier poème de Jean Boudou : « <em>Velhado</em> ». <br />Mais sa forte personnalité et son dynamisme ne tardent pas à provoquer des réactions chez les anciens Félibres rouergats, de sérieuses querelles éclatent au sein du <em>Grelh</em> et c'est chacun de leur côté qu'ils poursuivront leur œuvre félibréenne. <br />La guerre met fin à ses activités au sein du <em>Grelh</em>. Prisonnier dans un <em>oflag</em>, il ne se décourage pas et fonde à Lubëck au sein de « l'université » l'école félibréenne des « <em>Embarbelats</em> » en septembre 1940. À ses côtés Pierre Henri Simon (futur Académicien), Jean Secret, Paul Roger… Marcel Fournier, Majoral bien connu en Périgord se joint à eux à Münster. Pendant les cinq ans de captivité ils œuvreront pour la langue d'oc et Pierre Miremont en sera l'historiographe. <br />C'est pendant cette période qu'il va mettre au point sa « nóva grafia ». Les prisonniers de l'<em>Escóla dels embarbelats</em> décident de confronter les divers systèmes de graphie existants afin d'en dégager une formule cohérente d'unification qui pourrait prétendre à rallier tous les dialectes.</p>
<p style="line-height: 150%; text-align: right;">« Lorsque voilà déjà trois ans je fondais à Lübeck cette école, mon but n'était pas de distraire les captifs du mal du pays, ni de leur faire passer un moment pour les aider à oublier pendant quelques heures leurs misères, leur faim et leur honte. Non, j'avais visé plus haut et mon regard portait loin, bien loin, au-delà des barbelés, au-delà de l'heure trouble où nous vivons… <br /><em>...Voliay levar per la Comtessa una tropa de druds, de valents que, deman, dins la fe e l'estrambord, al clar solelh de Dieu e dins la libertat reconquistada sonarian lo rampel dels filhs d'Occitania e levarian africs e arderos la lauza que dumpeis trop de temps i 'es jaguda la bela endurmida. Oc, mos amics, mos fraires, oc soldats, serèm los chivaliers del reviscol esplandorenc...</em> »<br /><br />(<em>Dichas de Cattivitat</em>, 13 de junh 1943 p 16)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Une bonne partie de son œuvre est écrite en captivité<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a>, à l'insu des gardiens. C'est ainsi que dans son poème « <em>Paor</em> » il exprime sa crainte de ne plus être le même à son retour et de ne plus trouver sa place dans un monde qui, en cinq ans, aura changé.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em>Paor </em><br /><em>Una crenta me monta a l'eime. </em><br /><br /><em>Ay crenta dins lo jorn qu'esperi, <br />D'estre pas plus lo que fusqueri, <br />D'estre trop dur, d'estre trop mascle, <br />D'aver perdut lo vanc de rire,<br />D'aver perdut l'esbrand, lo gaubi <br />E l'illuzion que fay lo raive : <br /><br />Crenta d'estre mort a la joia. <br /><br />Ai paor d'estre solet, veuze, quand tornaray. <br />Solet emb mon orgulh fargat d'un or trop dur. <br />Solet emb de pensiers que digun comprendrâ. <br />Solet lo cor torçut, solet lo cor barrat. <br />….. <br />Auran tant caminat lo monde e lo solelh ! <br />… <br />Ay crenta d'estre sol, perdut, desconescut <br />Dins un monde novel, que de io se rirâ <br />Virat vers d'autres Fes, florit d'autres espers. <br />… <br />Ay paor d'estre tot sol, Quijota atardivat, <br />A consegre, enluzit, mos raives d'a vint ans !</em> <br />Münster 15-06-1944 <br /><em><br />Planh de Faidit</em> : Salingardes, 1967, p. 75</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><br />C'est dans le camp de Hamburg-Fischbeck qu'il écrit aussi « Nostra lenga » en 1942 :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em><br />Nostra lenga </em><br /><br /><em>Lenga del Gay Saber, lenga de poezia, <br />Jenta lenga de cortezia, <br />Clara lenga de la Patria, <br />Lenga de beutat e d'amor : <br />Te parlava la senhoressa, <br />E lo galant, raz sa mestressa, <br />La ninava al balans de ton parlar de flor. <br /><br />Lenga, qu'as bronzinat sus nóstre batisteri, <br />Ses estada lenga d'emperi <br />Dins la gauj e lo treboleri ; <br />Te parlavon lus grands sabents, <br />Lus legats e lus prezicaires ; <br />Eres la lenga del Terraire <br />E lo verbe granat d'un póple de valents. <br /><br />Mes amont, de Paris, per abracar la rassa, <br />Apres lo bufal de l'aurassa, <br />Apres Montfórt la tartarassa, <br />Apres lo sang, lo fec, lo dól, <br />Nus volian matrassar la lenga <br />Que de l'aussada a la valenga <br />Tinda coma l'ama del sól. <br /><br />A la lenga maldicha, e letruts e profetas <br />I an sonat la laissa a trompeta. <br />Vay morir se dis, se repeta, <br />Vay morir dizon lus sabents. <br />Mès mal despit lor professia, <br />Auturiera en sa senhoria, <br />La lenga nazarda lo temps. <br /><br />La lenga dèus aujóls, lenga d'ór, lenga maire, <br />Sempre a la voz de sus trobaires, <br />Fay clantir son verbe tindaire. <br />Darrer l'auriflor de Mistral, <br />Entre las mars d'Ocitania, <br />Lus ómes d' Oc, que mais cotria, <br />Te farán retronir, lenga del sól mairal ! <br /><br />Lenga del Gai Saber, lenga de poezia, <br />Tojorn que mais, sus la Patria <br />Flotejarás coma un senhal !</em> <br />Hamburg-Fischbeck 21-3-1942 <br /><br /><em>Jol solelh d'oc</em>, 1975, p. 15</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Après la guerre, il est sollicité par les Allemands pour faire des conférences dans leurs universités sur le Félibrige et la langue d'oc. Il donne ainsi des conférences en 1946 à Mayence -Heidelberg. En 1947 à Munich, Esclangen, Wurtzburg (zone américaine). En 1949-1950 à Ratisbonne. <br />Les Allemands publieront même plusieurs de ses œuvres en français et en langue d'oc.<br /><br /></p>
<h3>Études linguistiques sur le parler du Périgord noir<br /><br /></h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Ces travaux constituent une référence pour tous ceux qui ont besoin d'outils pour retrouver « toute la saveur, toute la sève de la langue vivante », comme l’écrit Jordi Plantaurel – pseudonyme d’André Lagarde - dans <em>La Dépêche</em> du 6 septembre 1976) <br />C'est ainsi qu'il publiera, à compte d'auteur :<br /><br />- <strong><em>Glossari del Perigórd Negre</em></strong> (1974: imp. Carrère : Rodez), lexique de 500 pages dans lequel il s'attache à ne relever que les termes dont la consonance et souvent l'orthographe ne sont pas trop voisines du français.<br /><br />- <strong><em>Biais de dire en Perigórd</em></strong> (1974 : imp.Gerbert : Aurillac), complément du <em>Glossari</em> :</p>
<p style="line-height: 150%; text-align: justify;">« <em>le </em>glossari<em>, dit-il, n'est en quelque sorte que le reliquaire somptueux des vocables du Périgord Noir. Il n'est porteur d'aucun germe de vie et pourrait tout aussi bien concerner une langue morte. Le présent recueil, tout au contraire, est l'exposition de notre langue dans sa vie réelle de chaque jour, dans son éclat de langue bien vivante. Ici nous avons lié en gerbes notre collecte des expressions, idiotismes et tours syntaxiques dont use notre parler.</em> »</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="text-decoration: underline;">Quelques exemples</span> : <br /><em><br />A pas la carampa pèus dets</em> – il n'a pas la crampe aux doigts, il est laborieux. <br /><em>A dèus uèlhs que traucon</em> – il a les yeux vifs et perçants. <br /><em>Cozinier de la sopa freja</em> – Mauvais cuisinier. <br /><em>Aver lo ventre tras l'esquina</em> – Avoir le ventre creux.<br /> <em>I aurà de capels de resta</em> – Il y aura beaucoup de morts. <br /><em>Li manca una bulida</em> – Il lui manque un peu de cuisson, manque de jugement. <br /><em>Es tant cargat d'escuts coma un grapal de plumas</em> – Il a autant d'écus qu'un crapaud a de plumes. <br /><br />- <strong><em>Proverbis et dittons del Perigord</em></strong> : imp. Gerbert Aurillac 1974): il s’agit de trois cahiers se rapportant aux mois et saisons pour le premier, à la semaine, aux jours, aux fêtes et aux saints pour le deuxième et au temps et aux intempéries pour le troisième. <br />Voici l’introduction qu’il rédige pour ce travail :</p>
<p style="line-height: 150%; text-align: justify;">« <em>À l'heure où la Langue d'oc est de plus en plus abandonnée, voici que des jeunes ressentent cet abandon comme une frustration et aspirent à reconquérir le parler de leur race. Hélas ! Ils ne l'entendent plus autour d'eux et souffrent de ne pouvoir confronter l'enseignement de l'école à la réalité vivante. Ce témoignage que les vivants ne peuvent plus rendre, les générations passées nous le transmettent au moyen de ces sentences familières que sont les proverbes et les dictons […]Que de mots savoureux enchâssés dans des phrases lapidaires à la syntaxe infaillible ! C'est là et seulement là que nos jeunes retrouveront la langue dont on les a frustrés</em> »</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="text-decoration: underline;">Quelques exemples</span> : <br /><br /><em>Se mars non marseja, tot l'an n'a l'enveja</em> – si mars ne suit pas sa nature toute l'année s'en ressent. <br /><em>Cand lo picatal picateja, pel bósc l'i pleu o venteja</em> – Quand le pic-vert frappe au bois, il pleut ou il vente. <br /><em>Lo que dejuna orgulhos, sopará vergonhos</em> – Celui qui déjeune orgueilleux, soupera honteux. <br /><em>Las bonas fonts se vezon a la sequiera, lus bons amics, a la pauriera</em> – On juge des bonnes sources durant la sécheresse, et des bons amis dans l'infortune.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <strong><em>La syntaxe occitane du Périgord</em></strong> (1976 : imp.Gerbert Orlhac) <br />Dans l'introduction de cet ouvrage il écrit :</p>
<p style="line-height: 150%; text-align: justify;">« <em>La langue se meurt, et le peu qu'il en reste de vivant se contamine chaque jour au contact de la syntaxe française. On croit parler occitan mais, trop souvent, on emploie un jargon français accoutré de quelques mots d'oc. Le danger est grand, il est mortel. Ne perdons plus notre temps à de stérilisantes querelles de graphie. La langue n'est pas là, ce n'en est que la vêture... La graphie n'a pour but que de traduire la sonorité de la langue. Elle n'est que le résultat de conventions et peut donc évoluer… L'urgent, actuellement est de sauver ce qui fait la langue : la syntaxe.</em> »<br /><br /></p>
<h3>Dernières publications<br /><br /></h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pierre Miremont écrira jusqu'à son dernier souffle. <br /><br />- Des « <em>racontes risolièrs</em> » :<br /><br /> <em>Espofinadas</em> (1971) ; <em>Lo devinaire</em> (1973) ; <em>Contes pel brave monde</em> (1976) ; <em>Contes peus petits èlhs</em> (1973) ; <em>Bastard de curèt</em> (1975). <br /><br />Dans une lettre au Majoral Monestier il écrit le 30 Novembre 1975 : <br /><br />« <em>ce ne sont pas des œuvres qui font le plus honneur à notre langue, je les écris seulement pour que les gens puissent en rire et lire de la bonne langue... écrite dans une syntaxe saine.</em> »<br /><br /> Voici un extrait qui donnera une idée de l’ensemble : <br /><br /><em>A l'escóla</em> <br /><br /><em>Lo rijent ven de decialar à sus elevas lus misteris del biais que se farga lo plural. Aorà se vól donar comte s'an plan compres e comensa :</em><br /><em> - Quand dins un ostal l'i nais un nenet : quó's lo ?… <br />- Singulièr ! Siscla tota la classa. <br />- Van plan ; e se n'i a dos, quó's ?...<br /> -De bessons !</em> <br /><br /><em>Espofinadas</em>, p. 47<br /><br /></p>
<h3><em>Muratel</em>, œuvre de toute une vie<br /><br /></h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il s'agit d'un long poème épique de douze chants en vers, commencé en 1925, repris de nombreuses fois et terminé en 1975. Ce récit en vers est inspiré d'une légende locale sur le seigneur du Château de Muratel près de Terrasson. Quand on ouvre le livre, on est de suite pris par la richesse de la langue, l'habileté du poète qui jongle avec les mots avec une grande maîtrise.<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a><br /><br />« <em>Co's l'istôria dolenta e bloza </em><br /><em>De Gui sans pôu, lo trobador </em><br /><em>Qu'anguet raubar son amoroza, </em><br /><em>Berta, que l'aimava d'amor, </em><br /><em>Al pellant que l'avia, dins son castel, portada </em><br /><em>E que rabios, la gardava clavada, </em><br /><em>Tot amont a l'ensus de sa pus nauta tor.</em> » <br /><br />- <strong><em>Rassa rasseje</em></strong> : dans ces 46 poèmes publiés en 1978, il exprime sa satisfaction d'avoir œuvré pour que vive la langue d'oc. <br /><br /><em>Pel medre avenidor </em><br /><br /><em>Uros lus que son mórts comols d'óbras de vita, </em><br /><em>Que, sans se revirar, buteron lor prefach. </em><br /><em>Uros lo que s'enderm, un cóp l'óbra complida, </em><br /><em>Arland de tant de grun que jitet a jaufat. </em><br /><br /><em>Uros lo que s'estira al siaud de la talvera, </em><br /><em>Après lo seme drut e lo medre rossel. </em><br /><em>Uros lo qu'es tombat en crozar lais gavelas, </em><br /><em>Lus dets claufits de lum e lo solelh pèus èlhs. </em><br /><br /><em>Uros lo que se'n vay, juntant sais mans rimadas </em><br /><em>Sus la garba ligada a redórta d'amor. </em><br /><em>Uros lus que son mórts riches de lor suzor, </em><br /><em>Partits lo granier plen e la terra abladada </em><br /><em>Pel medre avenidor.</em> <br /><br />Cuers, 01-07-1975<br /><br /> « Lorsque vous voyez cette masse d'œuvres, vous êtes presque effrayé et vous vous demandez comment une vie d'homme a pu suffire pour réaliser une telle tâche », écrira Marcelle Drutel dans <em>Vido vidanto, riboun- ribagno</em>, Estamparie Bene, Nimes, 1983</p>
<h2>Bibliographie de l'auteur<a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a></h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- 46 livres édités à compte d'auteur :<br /> <em>- 25 recueils de poèmes </em><br /><em>- 11 livres en prose </em><br /><em>- 10 pièces de théâtre </em><br /><em>- 3 livres édités après sa mort par le majoral Monestier </em><br /><em>- Nombreux inédits</em></p>
<h3>En français</h3>
<h4>a- Poésie</h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- 1939 : <em>Le cricri de la crèche</em> <br />- 1940 : <em>Chansons de caserne</em><br />- 1928 : <em>Profils Terrassonnais</em> (sonnets), imprimerie de la Vézère, Montignac. <br />- 1931 : <em>Nouveaux profils</em>, Imprimerie de l'Argonne, Bordeaux <br />- <em>Chant de grillon</em> <br />- <em>Cœur de grillon</em> 193?, <em>Autres profils</em> (sonnets), Imprimerie de l'Argonne, Bordeaux <br />- 1946 : <em>Nos mois harmonieux</em>, Kaiserslautern, Rohr <br />- 1946 : <em>Chants de prisonnier</em>, Kaiserslautern, Rohr</p>
<h4>b- Prose</h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- 1983 : <em>La littérature d'oc, des troubadours aux Félibres</em>, avec Jean Monestier, P. Fanlac, Périgueux. <br />- 1985 : <em>Le Félibrige et la langue d'oc</em>, avec Jean Monestier, Imp. Réjou Périgueux</p>
<h3>En langue d'oc</h3>
<h4>a- Poesia</h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- 1939 : <em>Visto dèus mounts</em>, Toulouse, imp.Sentein. <br />- 1934 : <em>Jous l'casque</em>, Rodez, Subervie. <br />- 1935 : <em>Resouns de Ruhr</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1940 : <em>Joul's soulelh dèus troubadors</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1940 : <em>Pantais d'un grelh</em>. <br />- 1946 : <em>Cantics e pregarias</em>, Préface de Marcel Ducros, Kaiserslautern, Heinz Rohr <br />- 1946 : <em>Noels e Nadalets</em>, Kaiserslautern,Heins Rohr. <br />- 1953 : <em>Guerra kaki</em>, Rodez, Supervie. <br />- 1967 : <em>Planh de faidit</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1969 : <em>Darrer'ls barbelats</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1974 : <em>Al solelh d'amor</em>, Villefranche de Rouergue. Salingardes. <br />- 1971 : <em>Dolencia</em>, Aurillac, Imprimerie du Cantal, Edition du Centre. <br />- 1972 : <em>Jol cel del Perigord</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1975 : <em>Jol solelh d'oc</em>, Aurillac, Imp. Gerbert. <br />- 1978 : <em>Rassa rasseje !</em> Aurillac, Imp. Gerbert. <br />- 1979 : <em>Muratèl</em> (poèma epic), Villefranche de Rouergue, Salingardes.</p>
<h4>b- Pròsa</h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- 1948 : <em>Dichas de cattivitat</em>, Préface de L.de Lastic, [s .i][s.n][s.d] <br />- 1973 : <em>Contes peus petits elhs</em> (proza), Rodez, Imp. Carrère. <br />- 1973 : <em>Lo devinaire</em> (galejadas), Aurillac, Éd du Centre. <br />- 1975 : <em>Bastard de curèt</em>, Rodez, Imp. Carrère. <br />- 1976 : <em>Contes pel brave monde</em> (proza), Rodez, Imp. Carrère. <br />- 1971 : <em>Espofinadas</em> (contes gais), Aurillac, Éd du Centre, Imp. du Cantal. <br />- 1974 : <em>Proverbis e dittons del Perigord</em> (3 cahiers), Aurillac, Imp. Gerbert. <br />- 1974 : <em>Biais de dire en Perigord </em>(estudi) : Aurillac, Imp. Gerbert. <br />- 1974 : <em>Glossari del Perigord Negre</em>, Rodez. Imp.Carrère. <br />- 1976 : <em>La Syntaxe occitane du Périgord</em>, Orlhac, Imp. Gerbert. <br />- 1977 : <em>Femnas e Miquelets </em>(racontes d'amor e de guerra) : Nîmes. Imp. Bené. <br />- 1985 : <em>Brondilhs</em>, Le Bugue, Imp. PLB.</p>
<h4>c- Teatre en òc</h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- 1922 : <em>Lou foutougrafe de fiero</em> ?<br />- 1934 : <em>Chas'l foutougrafe</em>, Montignac. Imprimerie de la Vézère. <br />- 1931 : <em>Lou bilhet de femna</em>, Montignac, Imprimerie de la Vézère. <br />- 1927 : <em>Pàures medecins</em>, Montignac, Imprimerie de la Vézère. <br />- 1937 : <em>La Nora</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1939 : <em>Perqué Soustena se maridèt pas ?</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes. <br />- 1952 : <em>L'Espion</em>, Rodez. Imp. Subervie. <br />- 1951 : <em>La Lotaria</em>, Rodez, Imp. Subervie. <br />- 1952 : <em>Guston se vol far medecin</em>, Rodez, Subervie <br />- 1950 : <em>Lo Quorum</em>, Villefranche de Rouergue, Salingardes.</p>
<h3>Inédits</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <em>Étude sur le troubadour Cadenet</em> <br />- <em>Le Félibrige et sa doctrine</em> <br />- <em>Conferéncias en Alemanha</em> (données en 1946-1950)<br />- <em>Orlina</em> (drame en vèrs) <br />- <em>La Font del Gat</em> (roman) <br />- <em>Mus Cridals Cattius</em> <br />- <em>Libre d'or deus Embarbelats</em> <br />- <em>Garsas de femnas</em> <br />- <em>Teatre d'Oc</em> <br /><br />Certains des livres édités sont encore en vente au Bournat du Périgord, 13 rue Klébert, 24000-Périgueux 24000. Ils sont consultables au CIRDOC. <br />Le Bournat à Périgueux possède des cahiers manuscrits, qu’il faudrait inventorier.</p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. Dans la graphie des<em> Embarbelats</em> « à » est mis pour « á ». Quand l'imprimeur ne possède pas le caractère « á » il le remplace par « â ». <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. Pierre Miremont écrit « ó » pour « ò » et lorsque l'imprimeur ne dispose pas de ce caractère il remplace « ó » par « ô ». <a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. Certains des ouvrages signalés par plusieurs sources (Marcelle Drutel, Zéphirin Bosc) n’ont pas pu être matériellement retrouvés, d’où l’absence de références bibliographiques. Par ailleurs, Miremont payait lui-même les imprimeurs. Il fonctionnait avec des souscriptions et parfois des mécènes. Il n'a pas eu assez d'argent pour publier tout ce qu'il aurait voulu. <a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Miremont Orazio, Brigitte]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2019-02-12]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-11 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Bornat dau Perigord]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Grelh roergàs]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2126]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Le Buisson-de-Cadouin (Dordogne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Villefranche-de-Rouergue (Aveyron)]]></dcterms:spatial>
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    <dcterms:spatial><![CDATA[Périgord (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Var (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2124">
    <dcterms:title><![CDATA[Condò Sambeat, Jusèp (1867-1919)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Condò Sambeat, Jusèp (1867-1919)]]></dcterms:title>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Jusèp Condò Sambeat est un écrivain félibre, connu aujourd'hui comme la figure emblématique de la renaissance linguistique et littéraire aranaise.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3>Forme référentielle</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condò Sambeat, Jusèp</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condò Sambeat, Josèp (autre orthographe du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condó Sambeat, Jousèp</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condó Sambeat, Jûsep</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condó Sambeat, Joseph</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il naît à Montcorbau, dans le Val d'Aran, le 29 mars 1867, et il se destine à une carrière religieuse : il est ordonné prêtre le 28 mai 1891. Son instruction s'est faite dans plusieurs villes du Val d'Aran puis de Catalogne. Il commence à exercer dans l'Alt Urgell, puis il part pour l'Aragon et ne revient dans le Val d'Aran qu'au début du XX<sup>ème</sup> siècle : il exerce à Gesse en 1905, puis à Salardú. Il meurt de maladie le 5 août 1919 à Bossost.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sa langue maternelle est l'aranais, mais c'est une langue qui ne s'écrit pas à cette époque, ou très peu. Ses premiers écrits littéraires sont des poèmes en catalan, qu'il présente à l'<em>Acadèmia Mariana</em> de Lleida. Il écrit aussi quelques textes religieux en castillan. Après son retour dans le Val d'Aran, il se met à écrire en aranais : il présente son poème « Era Val d'Aran » aux Jeux Floraux de Lleida en 1912. L'année suivante le même poème ainsi qu'un autre, « Horaci a Mecenas », paraissent dans la <em>Revue de Comminges</em> et dans <em>Era Bouts dera Mountanho</em> (organe de l'<em>Escòlo deras Pirenéos</em>). Cette première publication dans la revue du Félibrige commingeois marque l'entrée de Condò dans les rangs félibréens, et elle sera suivie d'autres publications. Bernard Sarrieu (1875-1935), fondateur de l'Escòlo et animateur zélé du Félibrige gascon, toujours en recherche de nouveaux correspondants et contributeurs, rassemble les manuscrits de Condò après sa mort dans l'optique de publier ses œuvres complètes. Le projet n'ayant pas vu le jour, ce sont les derniers animateurs de l'<em>Escòlo</em>, Jules et Yvonne Ponsolle, qui composent un recueil d'œuvres publiées et inédites de Condò sous le titre d'une de ses œuvres principales, <em>Era isla des Diamants</em>, en 1981.<br /> Reste à savoir comment Condò a décidé d'écrire en aranais : est-ce Bernard Sarrieu qui l'a incité à le faire ? Ou faut-il plutôt chercher du côté d'un autre écrivain aranais, par exemple Jusèp Sandaran Bacaria (1875-1942), qui a précédé de quelques années Jusèp Condò Sambeat dans la défense de l'aranais e qui a lui aussi été publié dans la revue <em>Era Bouts</em> ? <br />Condò et Sandaran ont tous deux travaillé sur la langue. Condò a publié un « Vocabulari Aranés » paru dans le <em>Butlletí de Dialectologia Catalana</em> (1915), il a commencé à travailler sur une grammaire et il a élaboré une graphie un peu « hybride », teintée d'influences graphiques catalanes, castillanes et occitanes (félibréennes). Sa graphie personnelle semble plus proche de la graphie catalane, mais il existe des manuscrits de sa main dans la graphie de l'<em>Escòlo deras Pirenéos</em> (élaborée par Sarrieu). Signalons le fait que Condò a été sollicité comme informateur pour l'<em>Atlas lingüístic de la Vall d'Aran</em> de Antonio Griera, et qu'il a compté au nombre des sources de Joan Coromines pour son ouvrage<em> El parlar de la Vall d'Aran</em>.<br /> En ce qui concerne sa production littéraire, elle se compose principalement de poèmes et dans une moindre mesure de prose (théâtre, contes), qui ont majoritairement pour sujet le Val d'Aran ou des thèmes religieux (les deux étant souvent mêlés). L'œuvre <em>Era Isla des Diamants</em> est une fiction qui s'appuie sur le contexte colonialiste pour imaginer « l'exportation » du Val d'Aran dans une île des Philipines où il jouirait d'une autonomie économique et sociale, émancipée de toute autorité politique espagnole pour promouvoir la culture aranaise. Christian Lagarde qualifie l'œuvre de « parabole » plutôt que de roman, d'une part à cause de son volume (qui ne justifie pas le nom de roman) et de sa structure littéraire mais aussi en raison de la place de la morale et du discours évangélique dans le récit<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a> . <br />Selon Michel Camélat, Condò s'est principalement inspiré d'auteurs catalans<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>. Il a lu entre autres Jacint Verdaguer (1845-1902), auteur célèbre contemporain de la <em>Renaixença</em> catalane. <br />En 1989, le <em>Conselh Generau d'Aran</em> crée en hommage le prix Mossen Condò Sambeat, pour récompenser des pièces de littérature aranaise.</p>
<br /><hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. « Parabole de l'insularité: era isla des diamants, ou le val d'Aran de Condó Sambeat », in <em>Lengas</em>, 1999, n°45, pp.95-108.<a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. « J. Condo Sambeat », in <em>Reclams</em>, 1938, n°11/12, pp.300-302. Michel Camélat (1871-1962), écrivain gascon de Bigorre, fut un des fondateurs et animateurs de l'<em>Escole Gastou Febus</em>.<a href="#2">↑</a></p>
<br /><hr />
<h2>Bibliographie de l'auteur</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">-&nbsp;Manuscrits conservés dans le fonds Escolo deras Pireneos (52 J 373-375) à l'annexe du Comminges à Saint-Gaudens des Archives Départementales de la Haute-Garonne : « Es Aranesi » ; « Victoria d'es Aranesi » ; « Era Caritat » ; « Cansoun d'et Praube » ; « Cartes de un hilh à sa mare » ; « Catecisme cûert » ; « Coundes cuèrts » ; « Et Loup è'ra Guinèu » ; « Ovidi à Mecenas » ; « Era millú flú » ; « Era Val d'Aran » ; « At deuant d'et Sant Cristu de Salardû » ; « Luenh dera pátria » ; « Era mare pátria » ; « Era Lengua aranesa » ; « Cansun d'era Garuna » ; « Nuguera pallaresa » ; « Era Net de Sant Juan » ; « Et Pastou as estrelhes » ; « Et darrè cant d'er Um » ; « Ena mort de M. Père Sarrieu » ; « Era Maladeta » ; « Era Isla des Diamants » ; « Sang noble è sang d'et poble ». <br />- « Vocabulari aranes » in <em>Butlletí de Dialectologia Catalana</em>, t. III, 1915. <br />- Publicacions dins la revista <em>Era Bouts dera Mountanho</em> a partir de 1913. <br />- <em>La Caritat : coumèdia aranésa, en prôso è en un acte, floucada als Jocs Flouraus dera Scôlo en 1914</em>. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1971. <br />- <em>Era Isla des Diamants</em>. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1981. <br />- <em>Era Isla des Diamants</em>. Vielha : Conselh Generau d'Aran, DL 2006. <br />- <em>Era Maladeta</em>. [Vielha] : Conselh Generau d'Aran, [2009]. <br />- <em>Vocabulari aranés : extrèt deth vocabulari aranés de Jusèp Condò : adaptat ara grafia normativa</em>. [Vielha] : Institut d'Estudis Aranesi, Acadèmia aranesa dera lengua occitana, deseme 2016. <br />- <em>Sang nòble e sang deth pòble</em>. [Casau, Lleida] : Institut d'Estudis Aranesi-Acadèmia Aranesa dera Lengua Occitana, 2017.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Jusèp Condò Sambeat es un escrivan felibre, conegut a l'ora d'ara coma la figura emblematica de la renaissença linguistica e literària aranesa.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3>Forma referenciala</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condò Sambeat, Jusèp</p>
<h3>Autras formas conegudas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condò Sambeat, Josèp</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condó Sambeat, Jousèp</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condó Sambeat, Jûsep</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Condó Sambeat, Joseph</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Nais a Montcorbau, dins la Val d'Aran, lo 29 de març de 1867, e se destina a una carrièra religiosa : es ordonat prèire lo 28 de mai de 1891. Son instruccion s’es facha dins mai d’una vila de la Val d’Aran puèi de Catalonha. Comença d’exerçar en Naut Urgell, puèi partís en Aragon, e torna dins la Val d'Aran a la debuta del sègle XX : exerça a Gessa en 1905, puèi a Salardú.Morís de malautiá lo 5 d'agost de 1919 a Bossòst.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissença d'òc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sa lenga mairala es l'aranés, mas es una lenga que s'escriu pas de son temps, o pas gaire. Sos primièrs escriches literaris son de poèmas en catalan, que presenta a l’Acadèmia Mariana de Lleida. Escriu tanben d'unes tèxtes religioses en castelhan. Aprèp son retorn dins la Val d'Aran, comença d'escriure en aranés : presenta son poèma « Era Val d'Aran » als Jòcs Florals de Lleida en 1912. L'annada seguenta lo meteis poèma e un autre, « Horaci a Mecenas », pareisson dins la <em>Revue de Comminges</em> e dins <em>Era Bouts dera Mountanho</em> (organ de l'Escòlo deras Pirenéos). Aquela primièra publicacion dins la revista del Felibritge comengés marca l'entrada de Condò dins los rengs felibrencs, e serà seguida d'autras publicacions. Bernard Sarrieu (1875-1935), fondator de l'Escòlo e animator zelat del Felibritge gascon, totjorn en cèrca de novèls correspondents e contributors, recampa los manescriches de Condò aprèp sa mòrt dins l'amira de publicar sas òbras completas. Lo projècte aguent pas vist lo jorn, son los darrièrs animators de l'Escòlo, Jules e Yvonne Ponsolle, que compausan un recuèlh d'òbras publicadas e inedichas de Condò jos lo títol d'una de sas òbras màgers, <em>Era isla des Diamants</em>, en 1981.<br />Demòra de saupre cossí Condò decidiguèt d'escriure en aranés : foguèt Bernard Sarrieu lo motivator ? O caldriá puslèu cercar del costat d'un autre escrivan aranés, per exemple Jusèp Sandaran Bacaria (1875-1942), que precediguèt de qualques annadas Jusèp Condò Sambeat dins la defensa de l'aranés e que foguèt el tanben publicat dins la revista <em>Era Bouts</em> ?<br />Tant Condò coma Sandaran trabalhèron sus la lenga. Condò publiquèt un « Vocabulari Aranés » paregut dins lo <em>Butlletí de Dialectologia Catalana</em> (1915), comencèt de trabalhar sus una gramatica e elaborèt una grafia que se poiriá dire un pauc « ibrida », pastada d'influéncias graficas catalanas, castelhanas e occitanas (felibrencas). Se pòt dire que sa grafia personala es puslèu pròcha de la grafia catalana, mas se tròban de manescriches de sa man dins la grafia de l'Escòlo deras Pirenéos (elaborada per Sarrieu). De notar que Condò foguèt sollicitat coma informator per l'<em>Atlas lingüístic de la Vall d'Aran</em> de Antonio Griera, e que comptèt al nombre de las sorsas de Joan Coromines per son obratge <em>El parlar de la Vall d'Aran</em>.<br />Per çò qu'es de sa produccion literària, se compausa principalament de poèmas e dins una mendra mesura de pròsa (contes, teatre), qu'an per subjècte mai que mai la Val d'Aran o de tèmas religioses (los dos son sovent entremesclats). L'òbra <em>Era Isla des Diamants</em> es una ficcion que s'apuèja sul contèxt colonialista per imaginar « l'exportacion » de la Val d'Aran dins una illa de las Filipinas ont gaudiriá d'una autonomia economica e sociala, emancipada de tota autoritat politica espanhòla per botar endavant la cultura aranesa. Christian Lagarde qualifica l'òbra de « parabòla » puslèu que de roman, d'una part per causa de son volum (que justifica pas lo nom de roman) e de son estructura literària mas tanben per la plaça de la morala e del discors evangelic dins lo raconte<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a>.<br />Segon Miquèu Camelat, Condò s'inspirèt mai que mai d'autors catalans<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>. Entre autres, legiguèt Jacint Verdaguer (1845-1902), autor famós contemporanèu de la <em>Renaixença</em> catalana.<br />En 1989, lo Conselh Generau d'Aran crèa en omenatge lo prèmi Mossen Condò Sambeat, per recompensar de pèças de literatura aranesa.</p>
<br /><hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. « Parabole de l'insularité: era isla des diamants, ou le val d'Aran de Condó Sambeat », in <em>Lengas</em>, 1999, n°45, pp.95-108.<a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. « J. Condo Sambeat », in <em>Reclams</em>, 1938, n°11/12, pp.300-302. Miquèu Camelat (1871-1962), escrivan gascon de Bigòrra, foguèt un dels fondators e animators de l'Escole Gastou Febus.<a href="#2">↑</a></p>
<br /><hr />
<h2>Bibliografia de l'autor</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">-&nbsp;Manescriches conservats dins lo fons Escolo deras Pireneos (52 J 373-375) a l'anèxa del Comenges a Sant-Gaudens dels Archius Departamentals de la Nauta-Garona : « Es Aranesi » ; « Victoria d'es Aranesi » ; « Era Caritat » ; « Cansoun d'et Praube » ; « Cartes de un hilh à sa mare » ; « Catecisme cûert » ; « Coundes cuèrts » ; « Et Loup è'ra Guinèu » ; « Ovidi à Mecenas » ; « Era millú flú » ; « Era Val d'Aran » ; « At deuant d'et Sant Cristu de Salardû » ; « Luenh dera pátria » ; « Era mare pátria » ; « Era Lengua aranesa » ; « Cansun d'era Garuna » ; « Nuguera pallaresa » ; « Era Net de Sant Juan » ; « Et Pastou as estrelhes » ; « Et darrè cant d'er Um » ; « Ena mort de M. Père Sarrieu » ; « Era Maladeta » ; « Era Isla des Diamants » ; « Sang noble è sang d'et poble ». <br />- « Vocabulari aranes » in <em>Butlletí de Dialectologia Catalana</em>, t. III, 1915. <br />- Publicacions dins la revista <em>Era Bouts dera Mountanho</em> a partir de 1913. <br />- <em>La Caritat : coumèdia aranésa, en prôso è en un acte, floucada als Jocs Flouraus dera Scôlo en 1914</em>. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1971. <br />- <em>Era Isla des Diamants</em>. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1981. <br />- <em>Era Isla des Diamants</em>. Vielha : Conselh Generau d'Aran, DL 2006. <br />- <em>Era Maladeta</em>. [Vielha] : Conselh Generau d'Aran, [2009]. <br />- <em>Vocabulari aranés : extrèt deth vocabulari aranés de Jusèp Condò : adaptat ara grafia normativa</em>. [Vielha] : Institut d'Estudis Aranesi, Acadèmia aranesa dera lengua occitana, deseme 2016. <br />- <em>Sang nòble e sang deth pòble</em>. [Casau, Lleida] : Institut d'Estudis Aranesi-Acadèmia Aranesa dera Lengua Occitana, 2017.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Eyraud, Noémie]]></dcterms:creator>
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    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2018-11-20 Aurélien Bertrand]]></dcterms:date>
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    <dcterms:title><![CDATA[Anglade, Joseph (1868-1930)]]></dcterms:title>
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    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
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    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Joseph Anglade est un romaniste fran&ccedil;ais sp&eacute;cialis&eacute; dans l'&eacute;tude de la lyrique des troubadours, il est n&eacute; le 11 octobre 1868 &agrave; L&eacute;zignan-Corbi&egrave;res (Aude) et mort le 13 juillet 1930. <br />Il est surtout reconnu pour son &eacute;tude de l'&oelig;uvre des troubadours Guiraud Riquier et Peire Raimon ainsi que pour son <em>Histoire sommaire de la litt&eacute;rature m&eacute;ridionale au Moyen-&acirc;ge : des origines &agrave; la fin du XV<sup>e</sup> si&egrave;cle</em> (1921) qui a servi de manuel de base &agrave; de nombreux jeunes &eacute;tudiants en lyrique m&eacute;di&eacute;vale occitane.</p>
<h2>Identit&eacute;</h2>
<h3><b>Formes r&eacute;f&eacute;rentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Anglade, Joseph (1868-1930)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jan-Pierre (Pseudonyme)</p>
<h3>&Eacute;lements biographiques</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Joseph Anglade fait ses &eacute;tudes au Petit S&eacute;minaire de Carcassonne, puis au lyc&eacute;e de Toulouse. &Eacute;tudiant &agrave; Toulouse puis Montpellier, il obtient ses grade de licenci&eacute; en 1892 puis d&rsquo;agr&eacute;g&eacute; en 1896.<br />&Agrave; Montpellier, il fait la rencontre de celui dont il sera l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve puis le plus fid&egrave;le disciple Camille Chabaneau. Il part ensuite &eacute;tudier deux ans en Allemagne, alors le foyer incontournable de la connaissance des troubadours. <br />&Agrave; son retour en France il enseigne au Coll&egrave;ge de B&eacute;ziers puis aux lyc&eacute;es de Tulle, La Roche-sur-Yon, Montpellier et Bordeaux.<br />En 1905 il soutient sa th&egrave;se sur le troubadour Guiraud Riquier, un des derniers troubadours occitans n&eacute; vers 1230 &agrave; Narbonne et mort vers la fin du XIIIe si&egrave;cle. Il est alors nomm&eacute; &agrave; Nancy o&ugrave; il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; suppl&eacute;ant, puis l&rsquo;ann&eacute;e suivante &agrave; la Facult&eacute; de Rennes. C&rsquo;est finalement en 1910 qu&rsquo;il assure la succession d&rsquo;Antoine Thomas et Alfred Jeanroy &agrave; la Facult&eacute; de Toulouse o&ugrave; il demeure en poste jusqu&rsquo;&agrave; sa retraite.<br /> En 1914, il fonde l&rsquo;Institut d&rsquo;&Eacute;tudes M&eacute;ridionales sur le mod&egrave;le des s&eacute;minaires allemands, il y prend en charge l&rsquo;enseignement de la philologie. Il int&egrave;gre parall&egrave;lement &agrave; cette activit&eacute; les plus prestigieuses Acad&eacute;mies toulousaines comme la Soci&eacute;t&eacute; Arch&eacute;ologique du Midi de la France en 1910, l&rsquo;Acad&eacute;mie des Jeux Floraux en 1911 et l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres en 1918. La m&ecirc;me ann&eacute;e il devient majoral du f&eacute;librige.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bertrand, Aurélien]]></dcterms:creator>
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