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                <text>Garnier, Guy (1929-2014)</text>
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                <text>&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Cet ancien enseignant du premier degré, militant de l’école laïque, devenu cadre de l’Éducation nationale, a été l’un des principaux artisans du développement de l’enseignement du provençal dans les Bouches-du-Rhône à partir des années 1980, suite aux circulaires Savary.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autre forme du nom&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 20px;"&gt;Guiu Garnier&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Guy Garnier est né à Salon en Provence le 3 juillet 1929, dans une famille modeste. Son père, après avoir été berger dans sa jeunesse, était devenu ouvrier à la poudrerie de Saint-Chamas. Ses grands- parents paternels étaient originaires des Hautes-Alpes&amp;nbsp;: sa grand-mère était née à la Roche de Rame, et son grand-père, né à Marseille, avait aussi des origines haut-alpines. Ses grands-parents maternels étaient des paysans du village de Cornilhon-Confoux entre salon et l’étang de Berre, dont Guy Garnier conserve des souvenirs d’enfance, consignés dans l’ouvrage Un vilatjon quilhat sus son rocàs. De cette enfance rurale, il avait gardé une belle connaissance du travail de la terre et la passion de la culture des oliviers.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Il fut élève au cours complémentaire de Salon-de-Provence puis à l’École normale d’Aix où il suivit les cours de provençal du majoral Charles Rostaing.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;IIl occupa son premier poste d’instituteur à La Barben en 1949, puis fut affecté successivement à Eyguière, Septème et Salon avant de devenir inspecteur de l’Éducation nationale, d’abord en Corse, à Sartène, de 1959 à 1963, puis, de 1963 à 1971, à Nyons, avant de revenir dans les Bouches-du- Rhône&amp;nbsp;: quartiers nord de Marseille – 4 années au Canet, aux Aygalades, à Saint Louis… avant de revenir passer à Salon les quatorze dernières années de sa carrière et de prendre sa retraite en 1989. Au moment de son décès, il résidait à Pélissanne.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Syndiqué au SNI – Syndicat national des instituteurs, il était aussi Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier des Palmes Académiques.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Guy Garnier était profondément attaché à l’école laïque et milita toute sa vie à la FAIL 13 – Fédération des amis de l’Instruction laïque, section des Bouches-du-Rhône de la Ligue de l’Enseignement, dont il était, au moment de son décès le 22 mai 2014, Président Honoraire. Il fut un de ceux qui impulsa l’adhésion de l’AELOC – association des enseignants d’occitan - à la FAIL, laquelle intervenait d’ailleurs régulièrement lors des manifestations publiques de l’AELOC – association des enseignants d’occitan. Dans cette visée éducative laïque, Guy Garnier occupa des responsabilités au sein de l’USEP, Union sportive de l'enseignement du premier degré, évoluant également au sein de la ligue de l'enseignement. Au moment de son décès, il était président honoraire de la Commission Nationale de l'USEP. Sa défense de l’enseignement de l’occitan se situait dans une visée plus large, celle de la défense du pluralisme des langues et des cultures qui allait de pair, pour lui, avec le respect des cultures d’origine des enfants, comme en témoigne une tribune que nous reproduisons en annexe et qu’il avait bien voulu donner à la FELCO en 2006 après la parution du rapport Bénisti qui ne craignait pas d’associer les risques de délinquance à la pratique des langues des familles d’immigrés.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Engagement dans la Renaissance d'oc&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Guy Garnier avait passé une partie de son enfance dans le village de ses grands-parents maternels, les Aime, et tenait de cette enfance rurale une pratique parfaite d’un occitan naturel.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Peu de temps après son affectation comme Inspecteur de l’Éducation nationale à Salon, allait débuter, sous sa coordination, l’aventure des centres d’enseignement renforcés d’enseignement du provençal, un compromis entre une simple initiation – pratiquée depuis un certain temps dans les Bouches-du-Rhône grâce à des pionniers comme Marie-Rose et Yves Poggio – et le bilinguisme à parité horaire, dont l’expérimentation serait permise que par les circulaires Savary de 1982. Les centres d’enseignement renforcé, devenus ensuite «&amp;nbsp;d’enseignement continu&amp;nbsp;» 1 offraient un enseignement de 3 heures auquel avaient droit tous les enfants de l’école concernée. Cette aventure fut permise par un accord entre les autorités académiques – je pense entre autres à l’inspectrice d’Académie Sonia Henrich – et le Syndicat National des Instituteurs – SNI – des Bouches du Rhône dont étaient également membres d’autres pionniers de l’aventure comme Guy Agnese. Guy Garnier s’exprime à ce sujet dans un entretien accordé en 2014 à Michel Neumuller du journal Aquò d’aquí, où il retrace sa vie d’engagement&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;div align="text-align:center;"&gt;&#13;
&lt;p style="margin: 20px;" align="justify"&gt;&lt;em&gt;Mai, en veritat, es lo Sindicat Naciounau deis Institutors dei Bocas dau Ròse, alòr unica organisacion, qu’es vengut me querre. Lei sindicalistas cercavon un inspector que podiá engimbrar quauqua ren en provençau.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin: 20px;" align="justify"&gt;&lt;em&gt;Mais, en vérité, c’est le Syndicat National des Instituteurs des Bouches-du-Rhône, alors unique organisation, qui est venu me chercher. Les syndicalistes cherchaient un inspecteur qui pouvait mettre en œuvre quelque chose en provençal.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Bien entendu, l’association des enseignants d’occitan de l’académie, l’AELOC, membre de la FELCO, surtout implantée dans les Bouches-du-Rhône, accompagnait et encadrait le processus. Guy Garnier était présent dans le colloque organisé tous les deux ans par l’AELOC où intervenaient autorités de l’Éducation nationale, associations d’enseignants, et, bien entendu la FAIL. Lorsqu’il y prenait la parole, c’était toujours pour mettre en évidence la corrélation entre ses convictions laïques et son attachement à l’enseignement de la langue. Il fut d’ailleurs à l’origine, en 2005, d’une motion de la FAIL 13 au sujet des langues de France, portée au congrès national de Lorient où elle fut adoptée à la quasi-unanimité.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Il était également un affamé de savoir, et tout en ayant une maîtrise parfaite de la langue, il participait régulièrement aux &lt;em&gt;Rescontres occitans de Provença&lt;/em&gt; dont il suivait les formations avec passion et discipline.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;S’il avait adopté la graphie classique occitane dans sa forme provençale telle que normalisée par les Robert Lafont et autre Guy Martin, il ne manifestait aucun sectarisme envers la tradition mistralienne également implantée en Provence. Sa rigueur et cet appétit d’apprendre lui valaient d’écrire une langue très sûre, dont la graphie est excellement maîtrisée, comme en témoignent les deux ouvrages dont il a confié l’édition à l’AELOC, l’AELOC pour laquelle il avait également traduit en occitan provençal un album pour les enfants. C’est grâce à partir de cette langue très sûre qu’il corrigeait volontiers les épreuves du journal &lt;em&gt;Aquò d’aquí&lt;/em&gt; pour lequel il rédigeait également des articles.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Les deux ouvrages écrits par lui se penchent sans complaisance ni excès de nostalgie sur une enfance qui lui avait valu de connaître une pratique vivante de l’occitan à laquelle il devait un vocabulaire très sûr (complété ensuite par le goût de la lecture et de l’étude), mais aussi, chose de plus en plus rare, une syntaxe naturellement occitane.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Il sacrifia, comme tant d’autres au besoin de l’écriture autobiographique et au retour sur les usages oraux de la langue. Un &lt;em&gt;vilatjon quilhat sus son rocàs, dédicacé&lt;/em&gt; «&amp;nbsp;&lt;em&gt;a mei grands, lo Patin e la Patina&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» évoque le Cornilhon de son enfance, ses usages familiaux, économiques et sociaux présentés à travers 21 chapitres thématiques. Barjadisses est un recueil d’histoires amusantes où l’auteur fait preuve de son talent de diseur, de son humour, mais aussi de ses connaissances théoriques par rapport à la littérature narrative. Voici comment il les présente, dans le texte introductif intitulé par la très occitane formule «&amp;nbsp;Barjaca que barjacaràs&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;div align="text-align:center;"&gt;&#13;
&lt;p style="margin: 20px;" align="justify"&gt;&lt;em&gt;Es au lavador que, ritmats per lo bruch dei bacèus, resclantissián lei ressòns de la vida de totei lei jorns e que leis istòrias prenián sa color e sa forma vertadièras. Es aquí que conquistavan sa realitat, per tot dire sa veritat. Es a l’entorn dau potz ò de la fònt que lei gents ordinaris de la vida venián de personatges.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin: 20px;" align="justify"&gt;&lt;em&gt;C’est au lavoir que, rythmés par le bruit des battoirs, retentissaient les échos de la vie de tous les jours et que les histoires prenaient leur couleur et leur forme véritables. C’est là qu’ils conquerraient leur réalité, pour tout dire leur vérité. C’est autour du puits ou de la fontaine que les gens de la vie ordinaire devenaient des personnages.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Assortis d’un lexique, les deux ouvrages témoignent des préoccupations pédagogiques de l’auteur&amp;nbsp;: donner à lire une belle langue et faire connaître aux enfants du XXI e siècle la vie de leurs grands- parents et renouer ainsi le fil des générations.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;ol&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Clarà e Caruso&lt;/em&gt;, traduction occitane de l’album jeunesse de Claudie Guyennon-Duchêne, Ed. Grandir, 1998&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Barjadissas&lt;/em&gt;, illustracions J. Claudi Daufin, Préface Alain Barthélémy-Vigouroux, AELOC, 2007.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Un vilatjon quilhat sus son rocàs&lt;/em&gt;, Préface Alain Barthélémy-Vigouroux, AELOC, 2013&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ol&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Sources&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;ol&gt;&#13;
&lt;li&gt;Entretiens avec la famille du 14-01-2023, sa sœur Ginette Aime, son frère Yvan Garnier&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Avis de décès&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://lo-lugarn-pno.over-blog.org/2014/05/deces-de-guiu-garnier-president-d-onor-de-l-aeloc.html"&gt;Article du Parti de la Nation Occitane&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://www.aquodaqui.info/Guiu-Garnier-en-1982-son-lei-sindicats-qu-endraieron-l-ensenhament-de-la-lenga_a519.html"&gt;Entretien avec Guy Garnier, publié dans le mensuel Aquò d’aquí&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Tribune libre donnée à la FELCO en 2006/li&amp;gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://www.aeloc.fr/articles.php?lng=fr&amp;amp;pg=1734&amp;amp;mnuid=1319&amp;amp;tconfig=0"&gt;«&amp;nbsp;Guy Garnier à l’honneur&amp;nbsp;», article en ligne sur le site de l’AELOC&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Témoignage de Toni Prima, de la FAIL 13&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Motion «&amp;nbsp;Pour le développement des langues de France&amp;nbsp;» adoptée en 2005 par la Ligue de l’Enseignement.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ol&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h3&gt;1- Avis de décès&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;PELISSANNE - SALON-DE-PROVENCE – MARSEILLE Christian GARNIER, son épouse, Maria Ardila Osorio et leurs enfants, Alain GARNIER, Denis(+) et Janine GARNIER et leurs enfants, Charles et Ginette AIME et leurs enfants, Yvan et Monique GARNIER et leur enfant, André et Monique CAMPO et leurs enfants, Les familles CARAYON et CHAZE, Parents et alliés, vous font part du décès de M. Guy GARNIER, Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier des Palmes Académiques, Président Honoraire de la FAIL des BDR, Président honoraire de la Commission Nationale de l'USEP, Président d'Honneur de l'AELOC survenu à l'âge de 84 ans Ils rappellent le souvenir de Christiane GARNIER née CHAZE, son épouse. Rendez-vous à la chambre funéraire du cimetière des Manières mercredi 28 mai 2014, à 14h15 à Salon-de- Provence, suivi de la cérémonie civile au crématorium d'Aix-les-Milles à 15h30.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h3&gt;2- Article publié sur le site du Parti nationaliste occitan&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Decès de &lt;a href="https://lo-lugarn-pno.over-blog.org/2014/05/deces-de-guiu-garnier-president-d-onor-de-l-&#13;
aeloc.html"&gt;Guiu GARNIER&lt;/a&gt;, présidènt d'onor de l'AELOC Nòstre amic Guiu GARNIER es decedat a l'espitau de Selon lo Dijòus 22 de Mai a l'agi de 84 ans. Naissut a Selon dins una familha modèsta, Guiu avié passat una part de son enfanci pròchi de sei grands dins lo vilagi de Cornilhon. D'aquì li venié la pratica d'un provençau d'una perfeta autenticitat. Mèstre d'escòla, puei ispeitor de l'Educacien Nacionala, a Nions, Marselha e Selon, siguèt lo promier responsable de l'ensenhament de l'occitan dins lo despartament dei Bocas dau Ròse. Siguè à l'óurigino dóu chantié que permetè puei la creacien deis escolo semi-bilengo dicho "Centre d'ensegnamen countinu de la lengo regiounalo" e deis escolo bilengo óucitan-francés. Siguè tambèn un dei foundatour de l'AELOC, que n'en siguè de longo amenistratour jusqu'à tant que n'en siguèsse elegi presidènt d'ounour. Fourtamen engaja dins lou mouvamen laïque, assegurè tambèn la presidènci de l'Unien Espourtivo de l'Ensegnamen Primàri. Guiu a fisat a l'AELOC la publicacien de doas de seis òbras occitanas : un recuelh de novèlas, Barjadissas, e sa darniera òbra, un libre de sovenirs d'enfança, Un vilatjon quilhat sus son rocàs. Guiu Garnier a suscita l'estimo unanimo de tout'aquélei que l'an aproucha, tant dins sei founcien proufessiounalo que dins seis engajamen assouciatiéu. Dins soun ensignamen, mau-grat sa chausido persounalo en favour de la tradicien óucitanisto, a totjorn fa la provo d'uno toutalo douberturo à la tradicien mistralenco. Lo decès de Guiu Garnier es una pèrta irreparabla pèr la defènsa de la lenga. Leis òussèquis de Guiu GARNIER si debanaran au Crematorium dei Mielas as Ais de Provènça, 2370 carriera Claude-Nicolas Ledoux, 13290 Aix-Les-Milles, Tél: 04 42 60 39 03, lo dimècres 28 de Mai a 15 oras 30.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h3&gt;3- «&amp;nbsp;Guy Garnier à l’honneur&amp;nbsp;», article en ligne sur le site de l’AELOC&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Le 18 octobre 2014, une soirée pour présenter le dernier livre de Guy Garnier, Un vilatjon quilhat sus son rocàs, s’est déroulée au CEP d’Oc à Aix en Provence. Nous avons déjà eu l'occasion de faire connaître cet ouvrage, qui est peut-être le plus remarquable parmi tous ceux que notre président d'honneur a donné à l’AELOC pour l'édition et la diffusion.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Le public a ainsi pu découvrir, grâce à la lecture de quelques passages choisis, l'évocation du village dans lequel l'auteur passa son enfance, chez ses grands-parents. Nous apprendrons, grâce aux magnifiques photographies qui l'agrémentent, qu'il s'agit de Cornillon, surplombant la Crau et l'Etang de Berre. La vie aux alentours de la guerre de quarante s'offre ainsi à notre regard, à travers les yeux d'un enfant qui en explore les sensations, les aventures, les joies et les peines de la vie. Beaucoup d'émotion, de sympathie pour les gens du village, mais pas de nostalgie. Guy connaît la dureté du quotidien qu'ont vécu les habitants en ce temps-là, et il ne se fait pas le chantre des siècles passés. Mais il sait aussi qu'au nom du progrès, des trésors ont été détruits, à commencer par la langue, et que rien ne peut justifier le fait d'avoir fait taire la parole d'un peuple.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Par la grâce de l’image, Jean-Pierre Belmon, qui préside à présent le CEP d’Oc en succédant à Marc Audibert, replaçait Guy dans son environnement d’origine, et lui faisait dire la genèse de l'ouvrage. Il a pu ensuite lui-même la rappeler directement, et évoquer ses intentions, ainsi que la place que son expérience de jeunesse a tenu dans sa vie.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&amp;nbsp;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;La soirée s'acheva avec la belle prestation du groupe du Terralhet, qui nous donna un aperçu de son nouveau spectacle Amontanhatge, avec l’interprétation de deux chansons de Charlon Riéu, Moun Sant Miquèu et A la gardo dóu troupèu, la segonde mise en musique par Jean-Pierre Reynaud, ainsi qu'un chant traditionnel de la Vésubie, La Pastressa. Ce spectacle sera donné le 16 Novembre à la Farlède (83) et le 23 à Auriol (13).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;h3&gt;5- Témoignage de Toni Prima, FAIL 13&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Il fut inspecteur de l'enseignement primaire (IDEN), dans la Drôme, en Corse, à Marseille, dans le Pays de Salon. Dans les Bouches-du-Rhône (au moins) il fut un IDEN très apprécié, et très respecté pour ses compétences pédagogiques et ses contacts toujours chaleureux avec les enseignants. Personnellement je n'ai connu personne qui ne fut pas de cet avis.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;À la Ligue de l'enseignement où il exerça la fonction de Président de l'USEP (j’ignore les dates), et de Président de la FAIL (probablement toute la décennie des années 80), il fut d'un engagement total, très apprécié pour ses interventions toujours fermes, et claires.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Il participa aux réflexions nationales de l'USEP, et fournit une grosse part des éléments qui ont permis d'écrire l'histoire de l'USEP, mais, d'après mes souvenirs, il fut étonné de ne pas être tenu au courant de la conclusion de ces travaux et de l'ouvrage qui en fut issu.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div&gt;&#13;
&lt;p&gt;Militant laïque, de l’École publique il s'interrogeait sur la contradiction École publique / Calandreta. Il a plusieurs fois abordé cette question avec moi, et manifestement souffrait autant que moi de cette aporie.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;En 2005 (date probable mais que je n'ai pas les moyens de vérifier), il me soutint lorsque j'ai présenté à un Congrès départemental des Bouches-du-Rhône, puis au Congrès national de la Ligue, la motion de défense des langues régionales, qui fut adoptée, à une assez large majorité, après un débat assez tumultueux, certains départements voyant dans cette motion une atteinte à l'unité nationale …/p&amp;gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Voici les dates où je retrouve dans mes propres notes et les CR de réunions, des traces de son activité au sein de la Ligue, mais la FAIL 13 malgré ses promesses ne m'a jamais donné plus de renseignements me permettant de préciser les dates de ses engagements et éventuellement d'autres activités (et je sais qu'il en a eu de nombreuses). Toutes les personnes qui l'ont connu m'ont confirmé combien Guy avait compté pour elles, toutes sans exception m'ont dit qu'elles l'avaient énormément apprécié et regretté. Aucune ne m'a fourni de dates ou des faits qui pourraient contribuer à une biographie qui ne fût pas que mémorielle, ce que je regrette.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;ol&gt;&#13;
&lt;li&gt;Le 14/5/81, en tant président de la FAIL il anime le débat sur la laïcité à Châteaurenard (13)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Le 10/2/87, en tant président de la FAIL, il intervient au cours d'une réunion de l'UFOLEP sur le prix des cartes.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;En juillet 1989, il participe au Congrès national de la Ligue, à Toulouse&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Le Participe en tant que modérateur des interventions, au colloque «&amp;nbsp;Laïcité&amp;nbsp;»,organisé par la Commission Laïcité de la FAIL, dont il était membre actif&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;En octobre 1999, il préside le débat organisé par la Commission Islam et Laïcité de la FAIL, à Marseille, avec des représentants des diverses religions (musulmans, juifs, catholiques, protestants), Libre Pensée, agnostiques, et un juriste prof de droits à Paris-Diderot.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Le 20/10/99 &amp;amp; le 7/3/2000, Il est excusé lors de la réunion mensuelle de la Commission Islam et Laïcité à laquelle il participe régulièrement, depuis son origine (1988, probablement).&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;En 2001 Il participe toujours à cette commission (il semblerait que par la suite, vu la distance des déplacements, l'âge et l'heure des réunions, il se soit contenté de suivre nos travaux par les CR, et parfois par des contributions écrites).&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ol&gt;&#13;
&lt;p&gt;Défenseur convaincu de «&amp;nbsp;sa&amp;nbsp;» langue qu'il parlait et écrivait parfaitement, il était le promoteur actif du journal Aquo d'aqui auquel il contribua entre autres par de nombreux articles. Tous ceux à qui je les ai communiqués m'ont toujours dit le plaisir qu'ils avaient à lire sa prose. Dans un texte ci-joint, un entretien paru si je me souviens bien dans le journal Aquo d’aqui, il dit lui-même dans quelles conditions il fut à l’origine de la prise en compte par l’institution académique avec le soutien du SNI (devenu depuis SNUIpp) des cours de langue régionale, et comment il fut à l’origine de la création de l’AELOC.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Les deux livres que je connais de lui ont toujours ravi ceux à qui je les ai fait connaître. Tous appréciaient son provençal limpide, chaleureux, sans passéisme.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Je sais que, retraité, il a assuré de nombreuses années des cours d'occitan aux écoliers de Cazan (commune de Vernègues, 13), et je crois savoir qu'il fit de même à Pelissanne ou à Salon (vague souvenir personnel, lors d'une visite que je lui fis quand il fut hospitalisé à La Fare (?) après un incident cardiaque.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Guy n'était pas de ceux qui se mettent en avant, se considérant plutôt comme simple militant de base alors qu'on savait qu'on pouvait toujours compter sur lui.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;</text>
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                <text>LLACS-Langues, littératures, arts et cultures du sud (Université Paul-Valéry, Montpellier 3)</text>
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                <text>&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc, &amp;eacute;crivain en fran&amp;ccedil;ais et en langue d&amp;rsquo;oc, a laiss&amp;eacute; une &amp;oelig;uvre consid&amp;eacute;rable qui a enrichi d&amp;rsquo;une mani&amp;egrave;re originale la litt&amp;eacute;rature d&amp;rsquo;Occitanie : par son m&amp;eacute;tier d&amp;rsquo;instituteur il a &amp;eacute;crit pour les jeunes, et il a m&amp;ecirc;me fait une plus grande &amp;oelig;uvre p&amp;eacute;dagogique en aidant les coll&amp;egrave;gues, qui avaient chevill&amp;eacute;e au c&amp;oelig;ur l&amp;rsquo;envie de ne pas laisser tomber la langue d&amp;rsquo;oc dans les limbes o&amp;ugrave; elle avait &amp;eacute;t&amp;eacute; exp&amp;eacute;di&amp;eacute;e, apr&amp;egrave;s le rapport sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat de la langue fran&amp;ccedil;aise pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par l&amp;rsquo;abb&amp;eacute; Gr&amp;eacute;goire a la Convention Nationale le 4 juin 1794.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt; Pour cela, Delluc collabora aux &amp;eacute;ditions p&amp;eacute;dagogiques Bourrelier qui sont sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es dans la conception et la distribution de mat&amp;eacute;riel &amp;eacute;ducatif de qualit&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Delluc, Louis (1894-1974)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Delluc, Lo&amp;iuml;s (forme occitane du nom)&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&amp;Eacute;l&amp;eacute;ments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc naquit le 21 ao&amp;ucirc;t 1894 aux Chambeaux, village de la commune d&amp;rsquo;Alles-sur-Dordogne. Son p&amp;egrave;re, Jean, qui signa son acte de naissance, avait fait des &amp;eacute;tudes s&amp;eacute;rieuses mais, comme le fr&amp;egrave;re a&amp;icirc;n&amp;eacute; rest&amp;eacute; &amp;agrave; la ferme mourut, Jean dut aider sa famille tout en exer&amp;ccedil;ant le m&amp;eacute;tier de contr&amp;ocirc;leur des tabacs pour la R&amp;eacute;gie. Le grand-p&amp;egrave;re avait aussi sign&amp;eacute; l&amp;rsquo;acte de mariage de Jean avec Marguerite Besse : la famille Delluc &amp;eacute;tait alphab&amp;eacute;tis&amp;eacute;e. Dans les ann&amp;eacute;es 1900, ils partirent habiter au Treillac, toujours dans la commune d&amp;rsquo;Alles-sur-Dordogne, pas loin du fleuve et pr&amp;egrave;s de la gare, ce qui aida Louis dans ses d&amp;eacute;placements : en effet, apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole communale, il alla &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;Eacute;cole Sup&amp;eacute;rieure de Belv&amp;egrave;s o&amp;ugrave; il passa le concours d&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e a l&amp;rsquo;Ecole Normale, voie directe pour le m&amp;eacute;tier d&amp;rsquo;instituteur. Il partit &amp;agrave; la guerre en 1914, volontaire au 5e R&amp;eacute;giment de Tirailleurs Alg&amp;eacute;riens. Il fut bless&amp;eacute; et il en sortit avec une horreur de la guerre qui lui fit refuser la m&amp;eacute;daille militaire. Il dut partir en convalescence &amp;agrave; la caserne Miollis &amp;agrave; Aix-en-Provence et ce s&amp;eacute;jour lui donna l&amp;rsquo;occasion de conna&amp;icirc;tre L&amp;eacute;on Aimard, un avocat &amp;agrave; la Cour, dont il devint secr&amp;eacute;taire. Cet homme &amp;eacute;tait f&amp;eacute;libre et il lui ouvrit les portes du F&amp;eacute;librige proven&amp;ccedil;al et de l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral, qui devait lui rappeler le langage de sa r&amp;eacute;gion natale. Il faut peut-&amp;ecirc;tre chercher ici son go&amp;ucirc;t futur pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;criture en langue d&amp;rsquo;oc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;Agrave; la fin de sa convalescence, en 1917, il se maria avec Lucie Madeleine Rebi&amp;egrave;re, elle-m&amp;ecirc;me institutrice, qu&amp;rsquo;il avait connue quand il &amp;eacute;tait dans son premier poste &amp;agrave; Monpazier. Puis, apr&amp;egrave;s une ann&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole de Tamni&amp;egrave;s, en 1926, ils furent nomm&amp;eacute;s &amp;agrave; Saint-Vincent de Cosse et ils y rest&amp;egrave;rent tous deux enseignants pendant vingt-cinq ans. A la retraite, ils s&amp;rsquo;install&amp;egrave;rent dans la commune voisine de Beynac, o&amp;ugrave; Louis pla&amp;ccedil;a l&amp;rsquo;histoire d&amp;rsquo;un des personnages de son roman, &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui la rue o&amp;ugrave; il habitait porte le nom de son &amp;oelig;uvre principale &amp;laquo; Rue Tibal lo garrel roman de Louis Delluc &amp;raquo;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;L&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre de Delluc comprend aussi des travaux en fran&amp;ccedil;ais. Louis Delluc commen&amp;ccedil;a donc par &amp;eacute;crire des romans pour la jeunesse en fran&amp;ccedil;ais, dont &lt;em&gt;Le mousse de la Ni&amp;ntilde;a&lt;/em&gt;, sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;pop&amp;eacute;e de Christophe Colomb, qui obtint le prix &amp;laquo; jeunesse &amp;raquo;, puis &lt;em&gt;Des caravelles autour du monde&lt;/em&gt;, sur le voyage de la &amp;laquo; Victoria &amp;raquo; de Magellan, engag&amp;eacute;e pour le premier tour du monde. &lt;em&gt;Jeunes princes captifs&lt;/em&gt;, en 1958, racontait la vie des deux fils du roi Fran&amp;ccedil;ois Premier qui rest&amp;egrave;rent prisonniers en Castille. Puis il fit publier des romans traduits de l&amp;rsquo;espagnol : &lt;em&gt;Olivier de Castille&lt;/em&gt;, adapt&amp;eacute; d&amp;rsquo;un roman de chevalerie espagnol ; &lt;em&gt;Le destin de Paquito&lt;/em&gt;, r&amp;eacute;cit de la jeunesse aventureuse et tragique de Cervant&amp;egrave;s ; &lt;em&gt;Par la plume ou par l&amp;rsquo;&amp;eacute;p&amp;eacute;e&lt;/em&gt;, roman d&amp;rsquo;aventure o&amp;ugrave; il s&amp;rsquo;inspire aussi de la jeunesse du &amp;laquo; manchot de L&amp;eacute;pante &amp;raquo; ; &lt;em&gt;L&amp;rsquo;enfance d&amp;rsquo;une reine&lt;/em&gt;, qui est l&amp;rsquo;histoire d&amp;rsquo;Elisabeth de France, fille d&amp;rsquo;Henri IV et de Marie de M&amp;eacute;dicis, devenue reine d&amp;rsquo;Espagne, et dont la fille Marie-Th&amp;eacute;r&amp;egrave;se fut mari&amp;eacute;e &amp;agrave; son cousin Louis XIV. Ces romans furent &amp;eacute;dit&amp;eacute;s par les &amp;eacute;ditions Bourrelier qui &amp;eacute;taient en ces ann&amp;eacute;es-l&amp;agrave;, et qui sont toujours, un des principaux &amp;eacute;diteurs p&amp;eacute;dagogiques. Michel Bourrelier&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;leur fondateur, est connu pour l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t qu&amp;rsquo;il porte aux m&amp;eacute;thodes actives et &amp;agrave; la litt&amp;eacute;rature pour la jeunesse. Ce fut une belle marque de reconnaissance pour Delluc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;On doit encore &amp;agrave; Louis Delluc le livre &lt;em&gt;Partis d&amp;rsquo;Argentat&lt;/em&gt;, &amp;eacute;crit en fran&amp;ccedil;ais, qui est une &amp;eacute;vocation de la vie de ceux qui faisaient la descente du fleuve Dordogne depuis l&amp;rsquo;Auvergne au temps de la batellerie. On peut ais&amp;eacute;ment imaginer le gar&amp;ccedil;onnet Louis du village des Chambeaux proche de la &amp;laquo; Grande Eau &amp;raquo; comme on appelait la Dordogne, r&amp;ecirc;vant en voyant passer les gabarres pleines de marchandises qui naviguaient vers le port exotique et fourmillant de Bordeaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc fit toutes sortes de recherches pour &amp;eacute;crire la monographie du village o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tait instituteur et directeur d&amp;rsquo;&amp;eacute;cole. La mode venait de l&amp;rsquo;Exposition Universelle de 1900 &amp;agrave; Paris. Le Minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Instruction Publique avait demand&amp;eacute; &amp;agrave; chaque instituteur d&amp;rsquo;&amp;eacute;crire une monographie pour faire conna&amp;icirc;tre l&amp;rsquo;histoire de son village. L&amp;rsquo;exposition de monographies r&amp;eacute;ussit tant que ces recherches locales continu&amp;egrave;rent d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre publi&amp;eacute;es.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Delluc mourut le 12 septembre 1974 sans que sa monographie de Saint-Vincent de Cosse soit publi&amp;eacute;e, nul ne sait pourquoi. Il avait fini sa vie chez sa fille adoptive &amp;agrave; Eysines, Gironde (Sa femme &amp;eacute;tait morte en 1968.) Il fut port&amp;eacute; au cimeti&amp;egrave;re de Beynac, village dont il disait que &amp;laquo; truco [sic] los cels clars &amp;raquo; [Il est au contact des cieux clairs]. &amp;Agrave; Alles o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tait n&amp;eacute;, la place du village porte son nom depuis le 10 janvier 2009. L&amp;rsquo;homonymie avec Louis Delluc son cousin (1890-1924), n&amp;eacute; &amp;agrave; Cadouin pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;Alles, le sp&amp;eacute;cialiste de cin&amp;eacute;ma, qui &amp;eacute;tait aussi romancier et journaliste, lui porte tort parce qu&amp;rsquo;elle pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; confusion dans les recherches.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;De 1926 &amp;agrave; 1966 Louis Delluc publia des articles dans &lt;em&gt;Lou Bornat&lt;/em&gt; et dans &lt;em&gt;&amp;Ograve;c&lt;/em&gt;, il &amp;eacute;crivit des po&amp;eacute;sies dont une de cinquante vers sur l&amp;rsquo;histoire du P&amp;eacute;rigord : &amp;laquo; A la glorio del P&amp;eacute;rigord &amp;raquo;, parue dans le journal &lt;em&gt;La lampe&lt;/em&gt; &amp;eacute;dit&amp;eacute; au Coux-et-Bigaroque par J-A Grafeille. Elle obtint le premier prix aux Jasmin d&amp;rsquo;argent de 1926 avec le commentaire : &amp;laquo; C&amp;rsquo;est simplement un chef-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre &amp;raquo;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Une autre po&amp;eacute;sie, &amp;laquo; La gabarra embullada &amp;raquo;, obtint le prix &amp;laquo; Eglantine d&amp;rsquo;Argent &amp;raquo; destin&amp;eacute; &amp;agrave; une po&amp;eacute;sie sur un sujet donn&amp;eacute; par l&amp;rsquo;Acad&amp;eacute;mie des Jeux Floraux de Toulouse. Il devint mainteneur et ma&amp;icirc;tre d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre du F&amp;eacute;librige en 1928, secr&amp;eacute;taire du &lt;em&gt;Bornat&lt;/em&gt;, qui est l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne du P&amp;eacute;rigord, cigale d&amp;rsquo;argent ma&amp;icirc;tre en gai savoir en 1930, puis vice-pr&amp;eacute;sident du 17 janvier 1954 &amp;agrave; son d&amp;eacute;c&amp;egrave;s. Une particularit&amp;eacute; est &amp;agrave; noter : toujours actif mais l&amp;rsquo;&amp;acirc;ge rendant ses d&amp;eacute;placements difficiles, il fut nomm&amp;eacute; pr&amp;eacute;sident d&amp;rsquo;honneur du &lt;em&gt;Bornat&lt;/em&gt; en 1970 cela bien qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;ait jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;sident&lt;sup&gt; 2&lt;/sup&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;En 1958, il publia &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; et on voit qu&amp;rsquo;il a adopt&amp;eacute; l&amp;rsquo;orthographe classique de l&amp;rsquo;occitan. Louis Alibert avait sorti sa &lt;em&gt;Gramatica&lt;/em&gt; en 1935, outil p&amp;eacute;dagogique majeur qui aidait &amp;agrave; mettre l&amp;rsquo;&amp;eacute;crit en conformit&amp;eacute; avec une norme panoccitane. Louis Delluc comprit vite la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de normaliser orthographiquement la langue d&amp;rsquo;oc pour assurer sa cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute;, et l&amp;rsquo;&amp;eacute;lever au niveau de toute autre langue avec ses r&amp;egrave;gles et pourquoi pas, un jour ses dipl&amp;ocirc;mes. Il fut d&amp;eacute;cor&amp;eacute; de la cravate de Commandeur des Palmes Acad&amp;eacute;miques &amp;agrave; la dixi&amp;egrave;me journ&amp;eacute;e d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes occitanes du P&amp;eacute;rigord organis&amp;eacute;e par &lt;em&gt;Lou Bornat&lt;/em&gt; avec le Mouvement La&amp;iuml;c des cultures r&amp;eacute;gionales, et la Ligue de l&amp;rsquo;Enseignement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;La premi&amp;egrave;re &amp;eacute;dition de &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; fut faite en version bilingue occitan-fran&amp;ccedil;ais par les &amp;eacute;ditions Aubanel en 1958. Comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;crit l&amp;rsquo;auteur, &amp;laquo; ce r&amp;eacute;cit du temps des Huguenots je l&amp;rsquo;ai &amp;eacute;crit pour les jeunes des pays d&amp;rsquo;oc. &amp;raquo; Il pr&amp;eacute;senta l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre au prix Aubanel (prose) en 1958, mais pour cela il lui fallut respecter les contraintes d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;cit court. Il l&amp;rsquo;obtint, avec 57 points, contre 53 points &amp;agrave; &lt;em&gt;Verd parad&amp;iacute;s&lt;/em&gt; de Max Rouquette. Il fut honor&amp;eacute; de voir l&amp;rsquo;ensemble &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; publi&amp;eacute; en catalan &amp;agrave; Barcelone en 1963, &amp;agrave; la demande du romancier et &amp;eacute;diteur Joan Sales pour f&amp;ecirc;ter le 750e anniversaire de la bataille de Muret, dont le d&amp;eacute;nouement fut peut-&amp;ecirc;tre un &amp;eacute;v&amp;egrave;nement d&amp;eacute;sastreux pour ce qu&amp;rsquo;aurait pu &amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;avenir de l&amp;rsquo;Occitanie, avec la mort de Pierre d&amp;rsquo;Aragon alli&amp;eacute; du comte de Toulouse, et la r&amp;eacute;ussite de Simon de Monfort. Joan Sales avait choisi ce roman de Delluc parce qu&amp;rsquo;il trouvait qu&amp;rsquo;au XVIe si&amp;egrave;cle, avec les luttes entre papistes et huguenots, le P&amp;eacute;rigord avait souffert d&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;egrave;nements religieux de m&amp;ecirc;me nature que le reste de l&amp;rsquo;Occitanie au temps des luttes des crois&amp;eacute;s contre les cathares&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;. Joan Sales voulait que se cr&amp;eacute;e en Catalogne &amp;laquo; una novelistica viva en lenga occitana&amp;raquo;, propos justifi&amp;eacute; par la remarque dans sa pr&amp;eacute;face, que &amp;laquo;la immigracion massiva d&amp;rsquo;Occitans a Catalonha fugu&amp;egrave;t un fenomen social de grand volum pendent las gu&amp;egrave;rras de religion ; aquels emigrants &amp;egrave;ran venguts s&amp;rsquo;installar dins una region ont restava lo sovenir de l&amp;rsquo;ep&amp;ograve;ca que se parlava la meteissa lenga d&amp;rsquo;un costat e de l&amp;rsquo;autre de Piren&amp;egrave;us. &amp;raquo; [l&amp;rsquo;immigration massive d&amp;rsquo;Occitans en catalogne fut un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne de grande ampleur pendant les guerres de religion ; ces &amp;eacute;migrants &amp;eacute;taient venus s&amp;rsquo;installer dans une r&amp;eacute;gion o&amp;ugrave; il restait le souvenir de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; on parlait la m&amp;ecirc;me langue de part et d&amp;rsquo;autre des Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es.]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;En 1968, les &amp;eacute;ditions &amp;laquo; Lo libre occitan &amp;raquo; publi&amp;egrave;rent &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; en entier, mais seulement en occitan. Ce fut une d&amp;eacute;couverte pour les jeunes occitans du P&amp;eacute;rigord. De longues ann&amp;eacute;es pass&amp;egrave;rent avant que ne sorte la quatri&amp;egrave;me &amp;eacute;dition du roman qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; vite &amp;eacute;puis&amp;eacute; : d&amp;rsquo;abord une premi&amp;egrave;re partie en 2000 par l&amp;rsquo;&amp;eacute;diteur &amp;laquo; L&amp;rsquo;Hydre &amp;raquo; de Castelnaud, qui l&amp;rsquo;appela L&amp;rsquo;arma que sagna. Elle se terminait un peu bri&amp;egrave;vement, avec la phrase &amp;laquo; M&amp;rsquo;&amp;egrave;ri tirat, enfin, de ma primi&amp;egrave;ra, de ma terribla espr&amp;ograve;va. Una autra vita anava comen&amp;ccedil;ar. &amp;raquo; [Je m&amp;rsquo;&amp;eacute;tais tir&amp;eacute;, enfin, de ma premi&amp;egrave;re, de ma terrible &amp;eacute;preuve. Une autre vie allait commencer]. Ceci pour dire que l&amp;rsquo;auteur avait pr&amp;eacute;vu une seconde partie qui justifiait ce choix &amp;eacute;ditorial. La seconde partie sortit seulement en 2008 avec le sous-titre E la carn que pat&amp;iacute;s, mais avec un autre &amp;eacute;diteur, &amp;laquo; M&amp;eacute;moire et traditions en P&amp;eacute;rigord &amp;raquo; d&amp;rsquo;Alles-sur-Dordogne (24480), avec une pr&amp;eacute;face de l&amp;rsquo;&amp;eacute;crivain Jean Ganiayre et un avertissement de G&amp;eacute;rard Marty, pr&amp;eacute;sident de l&amp;rsquo;association.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;D&amp;rsquo;une mani&amp;egrave;re g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, Louis Delluc trouvait son inspiration dans la nature autour de lui, dans l&amp;rsquo;histoire de sa province et dans celle de l&amp;rsquo;Espagne o&amp;ugrave; il aimait s&amp;eacute;journer souvent. Il montrait une pr&amp;eacute;dilection pour le XVIe si&amp;egrave;cle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc fonda dans les ann&amp;eacute;es 1958 le groupe folklorique &lt;em&gt;Lo Grel&lt;/em&gt; qui r&amp;eacute;unissait jeunes et vieux de la commune de Saint-Vincent de Cosse. Il obtint un premier prix au concours organis&amp;eacute; &amp;agrave; P&amp;eacute;rigueux par la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration des &amp;OElig;uvres La&amp;iuml;ques et un autre au concours r&amp;eacute;gional de Biarritz. Il s&amp;rsquo;investissait compl&amp;egrave;tement dans l&amp;rsquo;animation culturelle et plus pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment dans la r&amp;eacute;habilitation de la langue d&amp;rsquo;oc. Dans son travail, il suivait la m&amp;ecirc;me ligne. Il faut rappeler qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; il commen&amp;ccedil;a d&amp;rsquo;&amp;eacute;crire son &amp;oelig;uvre, ses &amp;eacute;l&amp;egrave;ves n&amp;rsquo;entendaient que la langue d&amp;rsquo;oc dans le quotidien de leur vie : les berceuses de leurs m&amp;egrave;res, les contes de leurs grands-m&amp;egrave;res, les gens sur le march&amp;eacute;, etc&amp;hellip; Le fran&amp;ccedil;ais qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;couvraient &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole &amp;eacute;tait pour eux une langue aussi &amp;eacute;trang&amp;egrave;re que l&amp;rsquo;anglais ou l&amp;rsquo;espagnol pour nous. &amp;laquo; Le m&amp;eacute;rite des instituteurs de la IIIe R&amp;eacute;publique en est d&amp;rsquo;autant plus grand que beaucoup d&amp;rsquo;entre les &amp;eacute;coliers d&amp;eacute;crochaient le certificat d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes ! &amp;raquo; dit Michel Chadeuil dans la pr&amp;eacute;face de &lt;em&gt;Fabletas per enfants del pa&amp;iacute;s d&amp;rsquo;&amp;ograve;c&lt;/em&gt;, &amp;eacute;dit&amp;eacute;es en 2004 par Lo bornat del Perig&amp;ograve;rd/Novelum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Ce n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas habituel de s&amp;rsquo;occuper de la langue d&amp;rsquo;oc cette &amp;eacute;poque, au contraire dans la majorit&amp;eacute; des &amp;eacute;coles primaires les &amp;eacute;coliers se faisaient taper sur les doigts ou punir si un seul mot de la langue &amp;laquo; m&amp;eacute;pris&amp;eacute;e &amp;raquo; leur &amp;eacute;chappait. L&amp;rsquo;instituteur de Saint-Vincent, lui, se servait des conjugaisons occitanes pour mieux faire comprendre le verbe &amp;laquo; &amp;ecirc;tre &amp;raquo; ou le verbe &amp;laquo; avoir &amp;raquo; aux &amp;eacute;l&amp;egrave;ves, comme on peut entendre dans le CD &lt;em&gt;Souvenirs d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ves&lt;/em&gt; &lt;em&gt;de Mr et Mme Louis Delluc&lt;/em&gt;, propos recueillis par David Dorrance &amp;agrave; Saint-Vincent de Cosse les 21/22 juin 1997 (mp3) aupr&amp;egrave;s de Mr et Mme Louveau (n&amp;eacute;e en 1935) et de Mme Moulinier et Mr (n&amp;eacute; en 1937) :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;En p&amp;eacute;dagogie, on ne r&amp;eacute;ussit pas si on ne part pas de donn&amp;eacute;es connues, dit un de leurs anciens &amp;eacute;l&amp;egrave;ves. Ils enseignaient l&amp;rsquo;Instruction civique. Chaque matin une phrase de morale en haut du tableau &amp;eacute;tait comment&amp;eacute;e, &amp;ccedil;a durait environ dix minutes &amp;raquo;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;et d&amp;rsquo;ajouter :&lt;br /&gt;&amp;laquo; Pendant qu&amp;rsquo;il (Mr Delluc) nous donnait des exercices &amp;agrave; faire il &amp;eacute;crivait des po&amp;eacute;sies en occitan ! &amp;raquo;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;En qualit&amp;eacute; d&amp;rsquo;instituteur qui pr&amp;eacute;parait ses &amp;eacute;coliers au certificat d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes, et qui devait leur enseigner l&amp;rsquo;histoire de France, Louis Delluc savait ce qui pouvait leur plaire, et en temps que militant pour le renouveau de la langue occitane, il leur &amp;eacute;crivit un texte &amp;agrave; leur mesure, &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;, en esp&amp;eacute;rant leur donner le go&amp;ucirc;t de parler la langue. Ce texte contait les aventures d&amp;rsquo;un gar&amp;ccedil;on de leur &amp;acirc;ge, avec les m&amp;ecirc;mes pr&amp;eacute;occupations, malheurs ou bonheurs, ses apprentissages et ses premi&amp;egrave;res &amp;eacute;motions. Ainsi se lit le volontarisme de l&amp;rsquo;auteur quant au choix de l&amp;rsquo;occitan. Ce choix est implicite, mais il saute aux yeux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Il &amp;eacute;crivit aussi des fablettes pour les enfants du cours &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaire (sa femme enseignait &amp;agrave; ce niveau), il connaissait la valeur p&amp;eacute;dagogique de la fable, et les pr&amp;eacute;faciers de la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;dition en 1958 disent :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;laquo; Par chance, il ne fit pas une adaptation occitane de plus de La Fontaine ou de Florian. Il cr&amp;eacute;a, et prit ses protagonistes au plus pr&amp;egrave;s de la vie quotidienne, dans la maison, dans le pr&amp;eacute;, devant la porte&amp;hellip; Son but avait toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;enseigner. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait le temps o&amp;ugrave; quelques enseignants ent&amp;ecirc;t&amp;eacute;s prenaient le sentier &amp;eacute;troit ouvert par la r&amp;eacute;cente loi Deixonne pour faire rentrer un peu d&amp;rsquo;occitan dans les &amp;eacute;coles. &amp;raquo;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; fut consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme le premier roman occitan &amp;eacute;crit en P&amp;eacute;rigord, un grand &amp;eacute;v&amp;egrave;nement. En effet, jusque l&amp;agrave;, on pouvait y lire et jouer en langue d&amp;rsquo;oc, des pi&amp;egrave;ces de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, chanter des chansons, lire des po&amp;egrave;mes, mais pas de romans. Les faits historiques, sous la trame romanesque, sont vrais et souvent relev&amp;eacute;s dans les chroniques d&amp;rsquo;un historien reconnu, le chanoine Jean Tarde. L&amp;rsquo;atmosph&amp;egrave;re rude du XVIe si&amp;egrave;cle en P&amp;eacute;rigord, la mis&amp;egrave;re dont il souffre (imp&amp;ocirc;ts de toutes sortes, intemp&amp;eacute;ries qui an&amp;eacute;antissaient les r&amp;eacute;coltes et menaient &amp;agrave; la famine, luttes religieuses entre catholiques et huguenots, incursions de la soldatesque) est d&amp;eacute;crite sans &lt;em&gt;pathos&lt;/em&gt;, malgr&amp;eacute; les apparences. Il suffit de lire les livres d&amp;rsquo;Yves-Marie Berc&amp;eacute; et les comptes-rendus des subd&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s de Sarlat &amp;agrave; la g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralit&amp;eacute; de Guyenne. Louis Delluc &amp;eacute;crit : &amp;laquo; Dans chaque clocher, des hommes guettaient, et d&amp;egrave;s qu&amp;rsquo;ils apercevaient la moindre troupe arm&amp;eacute;e, ils faisaient sonner les cloches. &amp;raquo; Les registres paroissiaux sont pleins de pauvres, morts sur les chemins, qui n&amp;rsquo;avaient pas de maison et m&amp;ecirc;me pas de nom.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Tibal, le personnage principal, est le fils d&amp;rsquo;une mendiante. Ils vivent tous les deux dans une cabane de pierre, &amp;agrave; distance du village, parce qu&amp;rsquo;elle est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme sorci&amp;egrave;re. Leur horizon est born&amp;eacute; par les fourches patibulaires et le ch&amp;acirc;teau, symboles de la toute-puissance seigneuriale. Le gar&amp;ccedil;on a pour seule richesse un fl&amp;eacute;au et une fronde, qui lui permettent de manger au jour le jour. Un beau jour sa m&amp;egrave;re sera saisie, men&amp;eacute;e &amp;agrave; la prison de Sarlat puis supplici&amp;eacute;e et br&amp;ucirc;l&amp;eacute;e vive sur la place pour accusation de sorcellerie, sans plus de formalit&amp;eacute;. &amp;laquo; &amp;Egrave;ra la mis&amp;egrave;ria negra [&amp;hellip;]. E la mis&amp;egrave;ria negra es la germana gran de la bruixeria &amp;raquo; [C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait la mis&amp;egrave;re noire [&amp;hellip;] Et la mis&amp;egrave;re noire est la grande s&amp;oelig;ur de la sorcellerie], dit le catalan Joan Sales. Les chasses aux sorci&amp;egrave;res s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient amplifi&amp;eacute;es depuis le deuxi&amp;egrave;me quart du XVe si&amp;egrave;cle. La majorit&amp;eacute; des accus&amp;eacute;es &amp;eacute;taient des femmes souvent pauvres, vieilles, et qui vivaient &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart. On disait qu&amp;rsquo;elles avaient le mauvais &amp;oelig;il ou qu&amp;rsquo;elles savaient o&amp;ugrave; se trouvait le matagot, l&amp;rsquo;herbe qui fait mourir. Ce n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas rare qu&amp;rsquo;elles sachent aussi soulager les gens avec des plantes m&amp;eacute;dicinales, mais cela personne ne s&amp;rsquo;en souvenait jamais. Dans sa bulle de 1484, le pape Innocent VIII lan&amp;ccedil;a le signal de la lutte contre la sorcellerie et les &amp;laquo; praticiens infernaux &amp;raquo; pour assainir, disait-il, la religion catholique. &amp;Agrave; la campagne, ceux qui essayaient de soulager mal ou bien les malades ne savaient pas o&amp;ugrave; se mettre&amp;hellip;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Tibal va voir la vierge noire de Rocamadour pour essayer d&amp;rsquo;oublier l&amp;rsquo;horreur et aussi sa culpabilit&amp;eacute; de n&amp;rsquo;avoir pas su sauver sa m&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution. Les p&amp;egrave;lerinages &amp;eacute;taient fr&amp;eacute;quents &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque &amp;eacute;tudi&amp;eacute;e (Rocamadour, Cadouin o&amp;ugrave; longtemps les p&amp;egrave;lerins ont pri&amp;eacute; devant un linge saint, qu&amp;rsquo;on disait t&amp;acirc;ch&amp;eacute; du sang du Christ, ce qui s&amp;rsquo;est av&amp;eacute;r&amp;eacute; faux). &amp;Agrave; la page 45, Delluc pause la question de la relativit&amp;eacute; du miracle. Sans choisir fermement une religion ou une autre, le h&amp;eacute;ros demande de l&amp;rsquo;aide &amp;agrave; un devin ; nous sommes &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; le syncr&amp;eacute;tisme est monnaie courante. Pour avoir sauv&amp;eacute; la fille des seigneurs de Castelnaud d&amp;rsquo;une bande de voleurs qui convoitaient sa richesse, Tibal est r&amp;eacute;compens&amp;eacute; par une charge d&amp;rsquo;&amp;eacute;cuyer au ch&amp;acirc;teau. L&amp;agrave; Delluc trouve l&amp;rsquo;occasion de parler de la condition des femmes ; chez les nobles, les mariages r&amp;eacute;gl&amp;eacute;s par les parents n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient que des transactions financi&amp;egrave;res, cela se v&amp;eacute;rifie aussi dans chaque cat&amp;eacute;gorie sociale, il n&amp;rsquo;y a qu&amp;rsquo;&amp;agrave; observer les contrats de mariage ! Dans sa nouvelle fonction, Tibal rencontre le capitaine Geoffroi de Vivans, ami d&amp;rsquo;Henri IV, le roi de France et de Navarre&lt;sup&gt;4.&lt;/sup&gt; Il &amp;eacute;tait huguenot, comme presque tous les seigneurs de la rive gauche de la Dordogne. Les capitaines des Grandes Compagnies avaient vite fait de changer de camp s&amp;rsquo;ils trouvaient une poign&amp;eacute;e d&amp;rsquo;&amp;eacute;cus &amp;agrave; gagner, il fallait partout se m&amp;eacute;fier. Tibal est confront&amp;eacute; aux exactions du triste seigneur qui terrorise son entourage et pour y &amp;eacute;chapper prend la fuite dans une gabarre.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Un autre personnage c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre est &amp;eacute;voqu&amp;eacute; par Louis Delluc, Charles de Gontaut-Biron, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; le compagnon d&amp;rsquo;armes et ami du roi Henri IV. Jamais content des r&amp;eacute;tributions du roi pour ses services (il lui avait sauv&amp;eacute; la vie deux ou trois fois), il complota contre lui et fut d&amp;eacute;capit&amp;eacute; en 1602 pour l&amp;rsquo;avoir trahi. Une chanson, La ronde de Biron&lt;sup&gt;5,&lt;/sup&gt; illustra cette disgr&amp;acirc;ce, en pr&amp;eacute;sentant Biron comme victime d&amp;rsquo;une injustice. Le d&amp;eacute;bat fit du bruit. L&amp;rsquo;opinion publique ne retint que le destin tragique du soldat et l&amp;rsquo;ingratitude du roi. La chanson fut interdite, car le pouvoir craignait un soul&amp;egrave;vement du peuple&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Pendant sa lecture, l&amp;rsquo;air de rien, le lecteur jeune apprend l&amp;rsquo;histoire de son pays. Ce n&amp;rsquo;est pourtant pas un livre d&amp;rsquo;histoire. C&amp;rsquo;est un roman d&amp;rsquo;aventures ; Joan Sales en avait le ton entre &lt;em&gt;rondalla&lt;/em&gt; et roman.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;A lire sa bibliographie, on voit que Louis Delluc fut un Europ&amp;eacute;en de la premi&amp;egrave;re heure puisqu&amp;rsquo;il publia en plusieurs langues &amp;eacute;trang&amp;egrave;res. Il s&amp;rsquo;adressait le plus souvent aux jeunes dans une langue simple, concise et juste, au ton savoureux, &amp;agrave; la vivacit&amp;eacute; de style qui n&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;chaient pas l&amp;rsquo;expression po&amp;eacute;tique.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;1- &lt;a href="http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;2-Tome XX de Lo Bornat, janv-fev-mars 1970, page 7&lt;br /&gt;3-Delluc a publi&amp;eacute; le po&amp;egrave;me Muret de la batalha, sur Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux n&amp;deg; 279 d'octobre 1953, p. 8.&lt;br /&gt;4-Louis Delluc a publi&amp;eacute; le po&amp;egrave;me &amp;laquo; L&amp;rsquo;escalade &amp;raquo; qui conte la prise de Domme par Vivans en 1588, dans Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux n&amp;deg; 279 &lt;br /&gt;5-Ou &amp;laquo; Quand Biron voulut danser &amp;raquo;.&lt;br /&gt;6-Louis Delluc a publi&amp;eacute; le po&amp;egrave;me &amp;laquo; Lou cast&amp;egrave;l de Biroun &amp;raquo; sur Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux n&amp;deg; 100 de juillet 1931, p. 1 et 2.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie de Louis Delluc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Ouvrages en occitan&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Nombreux articles, po&amp;egrave;mes ou nouvelles publi&amp;eacute;s dans les revue&lt;span style="color: #000000;"&gt;s &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Lo Bornat&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Oc&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Le Gai saber&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;L'Armana Proven&amp;ccedil;au&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;Ograve;da a la Dordonha&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;, &lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;po&amp;egrave;me bilingue, illustr&amp;eacute; par Maurice Albe, Sarlat, Imprimerie Michelet, 1931&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;em&gt;Un monge-cavalier, en Jeroni de Perigus, avesque del Cid&lt;/em&gt; (tirage &amp;agrave; part des &lt;em&gt;Analas del Centro de cultura valenciana&lt;/em&gt;, 1951), in &lt;em&gt;Lo Bornat&lt;/em&gt; n&amp;deg; 4, oct-dec 1992&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff;"&gt;- La far&amp;ccedil;a del pairolier&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, com&amp;eacute;die en collaboration avec le majoral Marcel Fournier, P&amp;eacute;rigueux, F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration des Oeuvres La&amp;iuml;ques, sans date&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;em&gt;La poetessa galiciana Rosalia Castro&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; n&amp;deg; double 201-202 de juillet-d&amp;eacute;cembre 1956, p. 224-236). Essai.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Fablettes pour les enfants des pays d&amp;rsquo;Oc&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Lo Bornat del Perig&amp;ograve;rd&lt;/em&gt;/ A.S.C.O. (Atelier sarladais de culture occitane), pr&amp;eacute;face de Jean-Louis Galet, 1958.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Fablettes pour les enfants du pays d&amp;rsquo;Oc&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, P&amp;eacute;rigueux, Editions Pierre Fanlac, sans date, 35 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;, Avignon, Auban&amp;egrave;l, 1958, 214 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff;"&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;Reedicion Lavit, Toulouse, Lo Libre occitan, 1968, 197 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Lo secret del comte de Marcafava&lt;/em&gt;, com&amp;eacute;die pour marionnettes, in &lt;em&gt;Paraulas de Novelum&lt;/em&gt;, n&amp;deg; 81 bis, 1998.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;-&lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l, L&amp;rsquo;arma que sagna&lt;/em&gt;, (premi&amp;egrave;re partie), occitan/fran&amp;ccedil;ais, Castelnaud, Editions L&amp;rsquo;Hydre, 2000. Pr&amp;eacute;face de Bernard Lesfargues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l&amp;hellip; E la carn que pat&amp;iacute;s&lt;/em&gt;, (seconde partie) occitan / fran&amp;ccedil;ais, 24480 Alles / Dordogne, Editions M&amp;eacute;moire et traditions en P&amp;eacute;rigord, 2008. Pr&amp;eacute;face de Jean Ganiayre. Avertissement de G&amp;eacute;rard Marty, pr&amp;eacute;sident de l&amp;rsquo;association M&amp;eacute;moire et traditions du P&amp;eacute;rigord.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Fabletas per enfants del pa&amp;iacute;s d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c&lt;/em&gt;, Lo Bornat del Perig&amp;ograve;rd/Novelum, 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Traductions espagnol/occitan&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;-&lt;em&gt; La guerra dels ases&lt;/em&gt;, chapitre XXIV du livre de Don Quichote, Bordeaux, Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux, 1957, 15 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Argental e io&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Platero y io&lt;/em&gt; de Juan Ramon Jimenez, prix Nobel de litt&amp;eacute;rature) en collaboration avec le philosophe Joseph Migot et le majoral Jean Monestier, Lo Bornat. Sans date.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Ouvrages en fran&amp;ccedil;ais&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Le mousse de la Ni&amp;ntilde;a&lt;/em&gt;, Paris, &amp;eacute;ditions Bourrelier 1953, Prix &amp;laquo; Jeunesse &amp;raquo; des &amp;eacute;ditions &amp;eacute;ponymes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Des caravelles autour du monde&lt;/em&gt;, Paris, &amp;eacute;ditions Bourrelier, 1957.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;L&amp;rsquo;enfance d&amp;rsquo;une reine&lt;/em&gt;, Paris, &amp;eacute;ditions Bourrelier, 1958.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Jeunes princes captifs&lt;/em&gt;, Paris, &amp;eacute;ditions Bourrelier, 1958.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Le destin de Paquito&lt;/em&gt;, Paris, &amp;eacute;ditions Magnard 1963.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Par la plume ou par l&amp;rsquo;&amp;eacute;p&amp;eacute;e&lt;/em&gt;, Namur, &amp;eacute;ditions du Soleil Levant, 1963.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;-&lt;em&gt; Olivier de Castille&lt;/em&gt;, &amp;eacute;ditions Bourrelier/Armand Colin, 1964.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Traductions de l'&amp;oelig;uvre&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;El grumete de la Ni&amp;ntilde;a&lt;/em&gt;, en Espagne en 1955. Traduit en hollandais en 1956 e en allemand per l&amp;rsquo;enseignement secondaire.&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff;"&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Lo Garrell&lt;/em&gt;, en catalan, Barcelona, &amp;eacute;ditions Joan Sales, 1963. Pr&amp;eacute;face de Joan Sales p. 7 a 33.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Textes in&amp;eacute;dits&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lena la Mariandona&lt;/em&gt;, pastourelle fluviale en dos actes, sens data.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&amp;rsquo;&amp;egrave;rba que fai perdre&lt;/em&gt;, nouvelles, sans date.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La granda aiga&lt;/em&gt;, nouvelles.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La longue esp&amp;eacute;rance&lt;/em&gt;, en collaboration avec Germaine Rougier, &amp;eacute;crit &amp;agrave; la fin de sa vie.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Th&amp;eacute;&amp;acirc;tre&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Pi&amp;egrave;ces in&amp;eacute;dites&lt;/em&gt;, &amp;eacute;crites et jou&amp;eacute;es pour ramasser de l&amp;rsquo;argent afin d&amp;rsquo;envoyer des colis aux prisonniers pendant la guerre 1939-1940, dont parlent les locuteurs du CD &lt;em&gt;Souvenirs d'&amp;eacute;l&amp;egrave;ves de Louis Delluc&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc e Marcel Fournier, &lt;em&gt;La far&amp;ccedil;o del peiroulie&lt;/em&gt;, F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration des &amp;OElig;uvres la&amp;iuml;ques de La Dordogne, 1958.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc e Bernard Lesfargues, &lt;em&gt;Lo secret del comte de Marcafava&lt;/em&gt;, com&amp;eacute;die pour marionnettes, Novelum, 1998.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&amp;OElig;uvres posthumes&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc, &lt;em&gt;Partis d&amp;rsquo;Argentat&lt;/em&gt;, P&amp;eacute;rigueux, Imprimerie Joucla, 1983.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc, &lt;em&gt;Histoire de Saint-Vincent-de-Cosse&lt;/em&gt;, monographie, Le Roc de Bourzac, 2006.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Cr&amp;eacute;dits&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p&gt;Vignette d'illustration de Jacques Saraben&lt;/p&gt;</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="6773">
                <text>&lt;p style="text-align: justify;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc, escrivan en franc&amp;eacute;s e en lenga d&amp;rsquo;Oc, a daissat una &amp;ograve;bra considerabla qu&amp;rsquo;a enriquit d&amp;rsquo;un biais original la literatura d&amp;rsquo;&amp;ograve;c: de per son mesti&amp;egrave;r de regent a escrich per los joves, e mai a fach pus granda &amp;ograve;bra pedagogica en ajudant los coll&amp;egrave;gas qu&amp;rsquo;an clavada al c&amp;ograve;r l&amp;rsquo;enveja de pas daissar la lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c dins las limbes ont &amp;egrave;ra estada expediada, apr&amp;egrave;s lo rap&amp;ograve;rt sur l'estat de lalenga francesa presentat per l'abat Gr&amp;eacute;goire a la Convention Nationala lo 4 de junh de 1794.&lt;br /&gt;Per aqu&amp;ograve; far, Delluc collabor&amp;egrave;t a las edicions pedagogicas Bourrelier que son especializats dins la concepcion e la distribucion de material educatiu de qualitat.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formas referencialas&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Delluc, Louis (1894-1974)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autras formas conegudas&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Delluc, Lo&amp;iuml;s (forma occitana del nom)&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biographics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc nasqu&amp;egrave;t lo 21 d&amp;rsquo;agost de 1894 als Chambeaux, vilatge de la comuna d&amp;rsquo;Alas-sus- Dordonha. Son paire, Jean, que sign&amp;egrave;t l&amp;rsquo;acte de naissen&amp;ccedil;a, avi&amp;aacute; faches d&amp;rsquo;estudis serioses mas coma lo fraire ainat demorat a la b&amp;ograve;ria morigu&amp;egrave;t, Jean degu&amp;egrave;t ajudar son monde tot en fasent lo mesti&amp;egrave;r de contrarotlaire de las plantacions de tabat per la Regia. Lo grand paire avi&amp;aacute; tanben signat l&amp;rsquo;acte de maridatge de Jean amb Margarita Besse: la familha Delluc &amp;egrave;ra alfabetizada. Dins las annadas 1900, an&amp;egrave;ron demorar al Treilhac, totjorn comuna d&amp;rsquo;Alas-sus-Dordohna, pas lonh del flume e pr&amp;egrave;p de la gara, &amp;ccedil;&amp;ograve; qu&amp;rsquo;ajud&amp;egrave;t Louis dins los despla&amp;ccedil;aments seus: de fach, apr&amp;egrave;p l&amp;rsquo;esc&amp;ograve;la comunala, an&amp;egrave;t a l&amp;rsquo;Esc&amp;ograve;la Superiora de Belv&amp;eacute;s ont pass&amp;egrave;t lo concors per dintrar a l&amp;rsquo;Esc&amp;ograve;la Normala, via directa per lo mesti&amp;egrave;r de regent. Partigu&amp;egrave;t a la gu&amp;egrave;rra en 1914, volontari al 5en Regiment de Tiralhaires Argerians. Fugu&amp;egrave;t nafrat e se&amp;rsquo;n sortigu&amp;egrave;t amb una orror de la gu&amp;egrave;rra que li fagu&amp;egrave;t refusar la medalha militara. Li calgu&amp;egrave;t anar en convalesc&amp;eacute;ncia a la caserna Miollis a Ais de Proven&amp;ccedil;a e aquel sejorn li don&amp;egrave;t l&amp;rsquo;ocasion de con&amp;eacute;isser Leon Aimard, un avocat a la Cort, que ne vengu&amp;egrave;t lo secretari. Aquel &amp;ograve;me &amp;egrave;ra felibre e li obrigu&amp;egrave;t las p&amp;ograve;rtas del Felibritge proven&amp;ccedil;al e de l&amp;rsquo;&amp;ograve;bra de Frederic Mistral, que li devi&amp;aacute; far pensar al lengatge de son pa&amp;iacute;s natal. Cal benl&amp;egrave;u cercar aqu&amp;iacute; son gost futur per l&amp;rsquo;escritura en lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Al cap de sa convalesc&amp;eacute;ncia, en 1917, marid&amp;egrave;t la Lucie Madeleine Rebi&amp;egrave;re, una regenta tanben qu&amp;rsquo;avi&amp;aacute; coneguda quand &amp;egrave;ra dins son primi&amp;egrave;r p&amp;ograve;ste a Monpasi&amp;egrave;r. Pu&amp;egrave;i, apr&amp;egrave;p una annada a l&amp;rsquo;esc&amp;ograve;la de Tani&amp;egrave;rs, en 1926, fugu&amp;egrave;ron nomenats a Sent-Vincen&amp;ccedil; de C&amp;ograve;ssa e i rest&amp;egrave;ron tots dos ensenhaires pendent vinc-e-cinc ans. A la retirada, s&amp;rsquo;install&amp;egrave;ron dins la comuna vesina de Bainac, ont Louis plac&amp;egrave;t l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria d&amp;rsquo;un dels personatges de son roman, Tibal lo Garr&amp;egrave;l. Anu&amp;egrave;ch la carri&amp;egrave;ra ont demorava p&amp;ograve;rta lo nom de son &amp;ograve;bra m&amp;agrave;ger: &amp;laquo; &lt;em&gt;Rue Tibal lo garrel roman de Louis Delluc&lt;/em&gt; &amp;raquo;.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;L&amp;rsquo;&amp;ograve;bra de Louis Delluc compren tanben d&amp;rsquo;&amp;ograve;bras en franc&amp;eacute;s per escriure de romans per la joven&amp;ccedil;a en franc&amp;eacute;s dont&lt;em&gt; Le mousse de la Ni&amp;ntilde;a&lt;/em&gt;, sus l&amp;rsquo;epop&amp;egrave;ia de Crist&amp;ograve;l Colomb, qu&amp;rsquo;obtengu&amp;egrave;t lo premi &amp;laquo; Jeunesse &amp;raquo;, pu&amp;egrave;i &lt;em&gt;Des caravelles autour du monde&lt;/em&gt;, sus lo viatge de la &amp;laquo; Victoria &amp;raquo; de Magellan, engatjada pel primi&amp;egrave;r torn del monde. &lt;em&gt;Jeunes princes captifs&lt;/em&gt;, en 1958, contava la vida dels dos filhs del rei Franc&amp;eacute;s Primi&amp;egrave;r que demor&amp;egrave;ron presoni&amp;egrave;rs en Castilha. Pu&amp;egrave;i fagu&amp;egrave;t publicar de romans revirats de l&amp;rsquo;espanh&amp;ograve;l : &lt;em&gt;Olivier de Castille&lt;/em&gt;, adaptat d&amp;rsquo;un roman cavalieresc espanh&amp;ograve;l; &lt;em&gt;Le destin de Paquito&lt;/em&gt;, raconte de la joven&amp;ccedil;a aventurosa e tragica de Cervant&amp;egrave;s; &lt;em&gt;Par la plume ou par l&amp;rsquo;&amp;eacute;p&amp;eacute;e&lt;/em&gt;, roman d&amp;rsquo;aventura ont s&amp;rsquo;inspira tanben de la joven&amp;ccedil;a del &amp;laquo; manp&amp;ograve;t de Lepante &amp;raquo;; &lt;em&gt;L&amp;rsquo;enfance d&amp;rsquo;une reine&lt;/em&gt;, qu&amp;rsquo;es l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria d&amp;rsquo;Elisab&amp;egrave;t de Fran&amp;ccedil;a, dr&amp;ograve;lla d&amp;rsquo;Enric IV e de Maria de Medecis, venguda reina d&amp;rsquo;Espanha e que sa dr&amp;ograve;lla Maria-Teresa fugu&amp;egrave;t maridada a son cosin Lo&amp;iacute;s XIV. Fugu&amp;egrave;ron editats per las edicions Bourrelier qu'&amp;egrave;ran, dins aquelas annadas, e que son totjorn un dels principals editors pedagogics. Michel Bourrelier&lt;sup&gt;1,&lt;/sup&gt; leur fondator, es conegut per son inter&amp;egrave;s portat als met&amp;ograve;ds actius e a la literatura per la joven&amp;ccedil;a : &amp;ccedil;&amp;ograve; que fugu&amp;egrave;t una b&amp;egrave;la reconeissen&amp;ccedil;a per Delluc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Dev&amp;egrave;m encara a Louis Delluc lo libre &lt;em&gt;Partis d&amp;rsquo;Argentat&lt;/em&gt;, escrit en franc&amp;eacute;s, qu&amp;rsquo;es una evocacion de la vida de los que fasi&amp;aacute;n la davalada del flume Dordonha dempu&amp;egrave;i Auv&amp;egrave;rnha al temps de la batelari&amp;aacute;. Se p&amp;ograve;t aisidament imaginar lo drollet Louis del vilatge dels Chambeaux pr&amp;ograve;che de la &amp;laquo; Granda Aiga &amp;raquo; coma apelavan la Dordonha, somiant al v&amp;eacute;ser passar las gabarras comolas de mer&amp;ccedil;as que navegavan dev&amp;egrave;rs lo p&amp;ograve;rt exotic e formiguejant de Bord&amp;egrave;u.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc se vod&amp;egrave;t a totas menas d&amp;rsquo;investigacions per escriure la monografia del vilatge ont &amp;egrave;ra regent e director d&amp;rsquo;esc&amp;ograve;la. La m&amp;ograve;da veni&amp;aacute; de l&amp;rsquo;Exposicion Universala de 1900 a Paris. Lo Minist&amp;egrave;ri de l&amp;rsquo;Instruccion Publica avi&amp;aacute; demandat a cada regent d&amp;rsquo;escriure una monografia per far con&amp;eacute;isser l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria de son vilatge. L&amp;rsquo;exposicion de monografias capit&amp;egrave;t tant que se contunh&amp;egrave;t de publicar aquelas menas de recercas localas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Delluc defunt&amp;egrave;t lo 12 de setembre de 1974 sens que sa monografia de Sent-Vincen&amp;ccedil; de C&amp;ograve;ssa fogu&amp;egrave;sse sortida, sab&amp;egrave;m pas perqu&amp;eacute;.&lt;br /&gt;Louis Delluc morigu&amp;egrave;t en 1974 en &amp;ccedil;&amp;ograve; de sa filha adoptiva a Eisinas, Gironda e fugu&amp;egrave;t portat al cementeri de Bainac, vilatge dont disi&amp;aacute; que &amp;laquo; truco [sic] los cels clars &amp;raquo;. Sa femna defunt&amp;egrave;t en 1968. A Al&amp;agrave;s ont &amp;egrave;ra nascut, la pla&amp;ccedil;a del vilatge p&amp;ograve;rta son nom dempu&amp;egrave;i lo 10 de geni&amp;egrave;r de 2009. L&amp;rsquo;omonimia amb Louis Delluc son cosin (1890-1924), nascut a Cadonh ras&amp;iacute;s Al&amp;agrave;s, l&amp;rsquo;especialista de cin&amp;egrave;ma, qu&amp;rsquo;es estat tanben romanci&amp;egrave;r e jornalista, li fai plan t&amp;ograve;rt perque pr&amp;egrave;sta a embolh dins las recercas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la Renaissan&amp;ccedil;a d'&amp;ograve;c&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;De 1926 a 1966 Louis Delluc publiqu&amp;egrave;t d&amp;rsquo;articles dins &lt;em&gt;Lo Bornat&lt;/em&gt; e dins &lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt;, escrigu&amp;egrave;t de poesias dont una de cinquanta si&amp;egrave;is v&amp;egrave;rses sus l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria del Perig&amp;ograve;rd : &lt;em&gt;A la glorio del P&amp;eacute;rigord&lt;/em&gt;, pareguda dins lo jornal &lt;em&gt;La Lampe&lt;/em&gt; editat al Cos-e-Bigar&amp;ograve;ca per J-A. Grafeille. Obtengu&amp;egrave;t lo primi&amp;egrave;r premi als Jasmin d'argent de 1926 amb lo comentari : &amp;laquo; C&amp;rsquo;est simplement un chef-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre &amp;raquo;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Una autra poesia, &lt;em&gt;La gabarra embullada&lt;/em&gt;, obtengu&amp;egrave;t lo pr&amp;egrave;mi &amp;laquo; Eglantine d&amp;rsquo;Argent &amp;raquo; destinat a una p&amp;egrave;&amp;ccedil;a d'una valor de dos-cent-cinquanta liuras destinat a una p&amp;egrave;&amp;ccedil;a sus un subj&amp;egrave;cte donat per l&amp;rsquo;Acad&amp;eacute;mia dels J&amp;ograve;cs Florals de Tolosa. Vengu&amp;egrave;t manteneire e mestre d'&amp;ograve;bra dau Felibritge en 1928, secretari del&lt;em&gt; Bornat&lt;/em&gt;, qu&amp;rsquo;es l&amp;rsquo;Esc&amp;ograve;la felibrenca del Perig&amp;ograve;rd, cigala d'argent, mestre en gai saber en 1930, pu&amp;egrave;i vici-president del 17 de geni&amp;egrave;r 1954 a sa m&amp;ograve;rt. Una particularitat es de notar: totjours actiu mas l'atge li rendent los despla&amp;ccedil;aments malaisits, fugu&amp;egrave;t nommat president d'onor del Bornat en 1970, e mai fogu&amp;egrave;sse jamai estat president&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;En 1958, publiqu&amp;egrave;t &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; e ves&amp;egrave;m que i a adoptat l&amp;rsquo;ortografia classica de l&amp;rsquo;occitan. Lo&amp;iacute;s Alib&amp;egrave;rt avi&amp;aacute; sortit sa &lt;em&gt;Gramatica&lt;/em&gt; en 1935, ot&amp;iacute;s pedagogic m&amp;agrave;ger qu&amp;rsquo;ajudava a botar l&amp;rsquo;escrit en conformitat amb una n&amp;ograve;rma pan-occitana. Louis Delluc comprengu&amp;egrave;t viste la necessitat de normalizar ortograficament la lenga d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c per afortir sa credibilitat, e l&amp;rsquo;enau&amp;ccedil;ar al niv&amp;egrave;l de tota autra lenga amb sas r&amp;egrave;glas e perqu&amp;eacute; pas, un jorn sos dipl&amp;ograve;mas. Fugu&amp;egrave;t decorat de la cravata de Comandor de las Palmas Academicas a la desena jornada d'estudis occitans del Perig&amp;ograve;rd organizada per &lt;em&gt;Lo Bornat&lt;/em&gt;, lo Movement La&amp;iuml;c de las culturas regionalas e la Liga de l'Ensenhament&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;La primi&amp;egrave;ra edicion de &lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; fugu&amp;egrave;t facha en version biling&amp;uuml;a occitan-franc&amp;eacute;s per las edicions Aubanel en 1958. Coma o escriu l&amp;rsquo;autor, &amp;laquo; aquel raconte del temps dels igonauds l&amp;rsquo;ai escrich per los joines dels pa&amp;iuml;s d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c &amp;raquo;. Present&amp;egrave;t l&amp;rsquo;&amp;ograve;bra al premi Aubanel (pr&amp;ograve;sa) en 1958, mas per aqu&amp;ograve; far, li calgu&amp;egrave;t se t&amp;eacute;ner dins las constrenchas d&amp;rsquo;un recit cort. L&amp;rsquo;obtengu&amp;egrave;t, amb 57 punts, contra 53 punts a &lt;em&gt;Vert paradis&lt;/em&gt; de Max Roqueta. Fugu&amp;egrave;t onorat de veire l&amp;rsquo;ensemble &lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; publicat en catalan a Barcelona en 1963, a la demanda del romanci&amp;egrave;r e editor Joan Sales, jol t&amp;iacute;tol &lt;em&gt;El Garrell&lt;/em&gt;. Aquesta publicacion dins la colleccion Club dels Novel.listes la fagu&amp;egrave;t Joan Sales per festejar lo 750en aniversari de la batalha de Mur&amp;egrave;th, que son desnosament fugu&amp;egrave;t benl&amp;egrave;u un eveniment desastr&amp;oacute;s per &amp;ccedil;&amp;ograve; qu&amp;rsquo;auria pogut &amp;egrave;stre l&amp;rsquo;avenir d&amp;rsquo;Occit&amp;agrave;nia amb la m&amp;ograve;rt de P&amp;egrave;ire d&amp;rsquo;Aragon, aligat del comte de Tolosa, e la capitada de Simon de Montfort. Joan Sales avi&amp;aacute; causit aquel roman de Delluc per &amp;ccedil;&amp;ograve; que trobava qu&amp;rsquo;al s&amp;egrave;gle XVI, amb las luchas entremi&amp;egrave;g papistas e uganauds, lo Perig&amp;ograve;rd avi&amp;aacute; endurat d&amp;rsquo;eveniments religioses de la meteissa mena que lo demai d&amp;rsquo;Occit&amp;agrave;nia al temps de las luchas dels crosats contra los catars&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;. Joan Sales voli&amp;aacute; que se cre&amp;egrave;sse en Catalonha &amp;laquo; una novelistica viva en lenga occitana &amp;raquo;, prepaus justificat per la remarca dins son prefaci que &amp;laquo; la immigracion massiva&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt; d&amp;rsquo;occitans a Catalonha fugu&amp;egrave;t un fenomen social de grand volum pendent las gu&amp;egrave;rras de religion &amp;raquo;; aquels emigrants &amp;egrave;ran venguts s&amp;rsquo;installar dins una region ont restava lo sovenir de l&amp;rsquo;ep&amp;ograve;ca que se parlava la meteissa lenga d&amp;rsquo;un costat e de l&amp;rsquo;autre de Piren&amp;egrave;us.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;En 1968, las edicions &amp;laquo; Lo Libre Occitan &amp;raquo; publiqu&amp;egrave;ron &lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; en enti&amp;egrave;r, mas solament en occitan. Fugu&amp;egrave;t una descob&amp;egrave;rta per los joves occitans del Perig&amp;ograve;rd. D&amp;rsquo;annadas longas pass&amp;egrave;ron avans que sortigu&amp;egrave;sse la quatrena edicion del roman, viste atarit : d&amp;rsquo;ab&amp;ograve;rd una primi&amp;egrave;ra partida en 2000 per las edicions ʺL&amp;rsquo;Hydre de Castelnaudʺ, que la nomen&amp;egrave;t &lt;em&gt;L&amp;rsquo;arma que sagna&lt;/em&gt;. S&amp;rsquo;acabava un pauc viste, amb la frasa : &amp;laquo; M&amp;rsquo;&amp;egrave;ri tirat, enfin, de ma primi&amp;egrave;ra, de ma terribla espr&amp;ograve;va. Una autra vita anava comen&amp;ccedil;ar &amp;raquo;&amp;hellip; Aqu&amp;ograve; per dire que l&amp;rsquo;autor avi&amp;aacute; previst una segonda partida que justificava aquela causida editoriala. La segonda partida sortigu&amp;egrave;t nonmas en 2008 amb lo jos t&amp;iacute;tol&lt;em&gt; E la carn que pat&amp;iacute;s&lt;/em&gt;, mas amb un autre editor, l'associacion &amp;laquo; M&amp;eacute;moire et traditions en P&amp;eacute;rigord &amp;raquo;, d' Al&amp;agrave;s-sus-Dordonha (24480), amb un prefaci de Jean Ganiayre e un avertiment de G&amp;eacute;rard Marty, president de l&amp;rsquo;associacion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;D&amp;rsquo;un biais general, Louis Delluc trobava son inspiracion dins la natura a l&amp;rsquo;entorn d&amp;rsquo;el, dins l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria de sa prov&amp;iacute;ncia e dins l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria de l&amp;rsquo;Espanha ont aimava sovent sejornar. Fasi&amp;aacute; m&amp;ograve;stra de predileccion per lo s&amp;egrave;gle XVI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Louis Delluc fond&amp;egrave;t dins las annadas 1958 lo grop folcloric &lt;em&gt;Lo Grel&lt;/em&gt; qu&amp;rsquo;amassava a l&amp;rsquo;enc&amp;ograve;p jovents e vi&amp;egrave;lhs de la comuna de Sent-Vincen&amp;ccedil; de C&amp;ograve;ssa. Obtengu&amp;egrave;t un primi&amp;egrave;r premi al concors organizat a Perig&amp;uuml;ers per la Federacion de las &amp;Ograve;bras La&amp;iuml;cas e un autre al concors regional de Biarritz. S&amp;rsquo;investissi&amp;aacute; completament dins l&amp;rsquo;animacion culturala e pus precisament sus lo punt de la reabilitacion de la lenga d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c. Dins son trabalh seguissi&amp;aacute; la meteissa linha. Cal rapelar qu&amp;rsquo;a l&amp;rsquo;ep&amp;ograve;ca ont comenc&amp;egrave;t d&amp;rsquo;escriure son &amp;ograve;bra, sos escolans ausissi&amp;aacute;n pas que la lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c dins la vida vidanta: las bre&amp;ccedil;air&amp;ograve;las de lor maire, los contes de lors grands, lo monde sul mercat, e non sai que... Lo franc&amp;eacute;s que descobrissi&amp;aacute;n a l&amp;rsquo;esc&amp;ograve;la &amp;egrave;ra per els una langue tant estrangi&amp;egrave;ra coma a nosautres l&amp;rsquo;angl&amp;eacute;s o l&amp;rsquo;espanh&amp;ograve;l. &amp;laquo; Le m&amp;eacute;rite des instituteurs de la IIIe r&amp;eacute;publique en est d&amp;rsquo;autant plus grand que beaucoup d&amp;rsquo;entre les &amp;eacute;coliers d&amp;eacute;crochaient le certificat d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes ! &amp;raquo; &amp;ccedil;&amp;ograve; ditz Micheu Chapdu&amp;egrave;lh dins lo prefaci de &lt;em&gt;Fabletas per enfants del pa&amp;iacute;s d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c&lt;/em&gt;, editadas per &lt;em&gt;Lo Bornat del Perig&amp;ograve;rd/Novelum&lt;/em&gt;, 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;Egrave;ra pas acostumat de se trachar de lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c en d&amp;rsquo;aquela ep&amp;ograve;ca, al contrari dins la m&amp;agrave;ger part de las esc&amp;ograve;las prim&amp;agrave;rias los escolans se fasi&amp;aacute;n picar suls dets o punir se lor escapava un quite mot dins la lenga &amp;laquo; &lt;em&gt;mespresada&lt;/em&gt; &amp;raquo;. Lo regent de Sent-Vincen&amp;ccedil;, el, se sirvi&amp;aacute; de las conjugasons occitanas per far melhor comprene lo v&amp;egrave;rb &amp;ecirc;tre o lo v&amp;egrave;rb avoir als escoli&amp;egrave;rs, coma se p&amp;ograve;t ausir dins lo CD : &lt;em&gt;Souvenirs d'&amp;eacute;l&amp;egrave;ves de Mr et Mme Louis Delluc&lt;/em&gt;, prepaus recaptats per David Dorrance a St-Vincen&amp;ccedil; de C&amp;ograve;ssa los 21/22 de junh de 1997 (MP3) al pr&amp;egrave;p de Mr et Mma Louveau (nascuda en 1935) e de Mma Moulinier e Mr (nascut en 1937).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;laquo; En p&amp;eacute;dagogie, on ne r&amp;eacute;ussit pas si on ne part pas de donn&amp;eacute;es connues, &amp;ccedil;&amp;ograve; ditz un de lors ancians escolans. lls (los regents) enseignaient l&amp;rsquo;Instruction civique. Chaque matin une phrase de morale en haut du tableau &amp;eacute;tait comment&amp;eacute;e, &amp;ccedil;a durait environ dix minutes&amp;nbsp; &amp;raquo;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;et d&amp;rsquo;apondre :&lt;br /&gt;&amp;laquo; Pendant qu&amp;rsquo;il (Mr Delluc) nous donnait des exercices &amp;agrave; faire il &amp;eacute;crivait des po&amp;eacute;sies en occitan ! &amp;raquo;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;En qualitat de regent que preparava sos escolans al certificat d&amp;rsquo;estudis, e que devi&amp;aacute; lor ensenhar l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria de Fran&amp;ccedil;a, Louis Delluc savi&amp;aacute; &amp;ccedil;&amp;ograve; que podi&amp;aacute; lor plaire, e coma militant per lo revisc&amp;ograve;l de la lenga occitana lor escrigu&amp;egrave;t un t&amp;egrave;xt a lor mesura,&lt;em&gt; Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;, en esperar lor donar lo gost de parlar la lenga. Aquel t&amp;egrave;xt contava las aventuras d&amp;rsquo;un dr&amp;ograve;lle de lor atge, amb sas meteissas preocupacions, sos malurs e son astrada, sos aprentissatges e sas primi&amp;egrave;ras esmogudas. Atal se leg&amp;iacute;s lo volontarisme de l&amp;rsquo;autor quant a la causida de l&amp;rsquo;occitan. Aquela causida es pas qu&amp;rsquo;implicita, mas sauta als u&amp;egrave;lhs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Escrigu&amp;egrave;t tanben de fabletas per los enfants del cors elementari (sa femna ensenhava dins aquel niv&amp;egrave;l), coneissi&amp;aacute; plan la valor pedagogica de la faula, e &amp;ccedil;&amp;ograve; dison los prefaci&amp;egrave;rs de la primi&amp;egrave;ra edicion en 1958,&lt;br /&gt;&amp;laquo; Per astre, fagu&amp;egrave;t pas una adaptacion occitana de mai de La Fontaine o de Florian. Cre&amp;egrave;t, e prengu&amp;egrave;t sos protagonistas au mai pr&amp;egrave;s de la vita jornadi&amp;egrave;ra, dins l&amp;rsquo;ostal, dins lo cod&amp;egrave;rc, davant la p&amp;ograve;rta&amp;hellip; Sa t&amp;ograve;ca finala &amp;egrave;ra totjorn estada d&amp;rsquo;ensenhar. Qu&amp;ograve; &amp;egrave;ra del temps ont qualques ensenhaires caparuts s&amp;rsquo;endralhavan dins lo sendar&amp;egrave;l estrech dub&amp;egrave;rt per la recenta lei Deixonne per fin de far entrar un pauc d&amp;rsquo;occitan dins las esc&amp;ograve;las. &amp;raquo;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt; fugu&amp;egrave;t considerat coma lo primi&amp;egrave;r roman occitan escrich en Perig&amp;ograve;rd, un eveniment grand. En efi&amp;egrave;ch, fins alara se podi&amp;aacute;n legir e jogar en lenga d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c e dins aquel l&amp;ograve;c, pe&amp;ccedil;as de teatre, cantar de cansons, legir de po&amp;egrave;mas, mas pas brica de romans. Los fachs istorics, jos la trama roman&amp;egrave;sca, son vertadi&amp;egrave;rs e sovent relevats dins las cronicas d&amp;rsquo;un istorian reconegut, lo canonge Jean Tarde. L&amp;rsquo;ambient rufe del s&amp;egrave;gle XVI en Perig&amp;ograve;rd, a causa de la mis&amp;egrave;ria (imp&amp;ograve;st de tota mena, temp&amp;egrave;ris qu&amp;rsquo;anequelissi&amp;aacute;n rec&amp;ograve;ltas e menavan a la famina, luchas religiosas entre catolics e uganauds, encorregudas de la soldatesca) es escrich sens pat&amp;ograve;s, malgrat las apar&amp;eacute;ncias. Suf&amp;iacute;s de legir los libres d&amp;rsquo;Yves-Marie Berc&amp;eacute; e los comptes renduts dels subdelegats de Sarlat a la generalitat de Guiana. Louis Delluc escriu : &amp;laquo; Dins cada cloqui&amp;egrave;r, dels &amp;ograve;mes gaitavan, e c&amp;ograve;p sec que vesi&amp;aacute;n la mendra tropa armada, fasi&amp;aacute;n tinlar las campanas &amp;raquo;. Los registres parroquials son plens de paures, m&amp;ograve;rts sus los camins, qu&amp;rsquo;avi&amp;aacute;n pas de maison e quitament pas de nom.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Tibal, lo personatge m&amp;agrave;ger, es lo filh d&amp;rsquo;una mendicaira. Vivon tots dos dins una cabana de p&amp;egrave;ira a dist&amp;agrave;ncia del vilatge perque es considerada ela coma fachili&amp;egrave;ra. Lor asu&amp;egrave;lh es barrat per las forcas patibul&amp;agrave;rias e lo cast&amp;egrave;l, simb&amp;ograve;ls de la tota-pot&amp;eacute;ncia senhoriala. Lo dr&amp;ograve;lle a per sola riquesa un flauj&amp;ograve;l e una fonda, que li permeton de manjar ara per ara. Un b&amp;egrave;l jorn sa maire ser&amp;agrave; raubada, menada a la preison de Sarlat pu&amp;egrave;i supliciada e cremada viva sus la pla&amp;ccedil;a per acusacion de sorcelum, sens mai de formalitat. &amp;laquo; &amp;Egrave;ra la mis&amp;egrave;ria negra [&amp;hellip;]. E la mis&amp;egrave;ria negra es la germana gran de la bruixeria&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&amp;raquo;, &amp;ccedil;&amp;ograve; ditz lo catalan Joan Sales. Las ca&amp;ccedil;as a las fachili&amp;egrave;ras s&amp;rsquo;&amp;egrave;ran amplificadas tre lo segond quart del s&amp;egrave;gle XV. La majoritat de las acusadas &amp;egrave;ran de femnas sovent pauras, vi&amp;egrave;lhas, e que vivi&amp;aacute;n a part. Se disi&amp;aacute; qu&amp;rsquo;avi&amp;aacute;n lo maissant u&amp;egrave;lh o que sabi&amp;aacute;n ont se trobava lo matag&amp;ograve;t, l&amp;rsquo;&amp;egrave;rba que fai morir. &amp;Egrave;ra pas rar que sapi&amp;egrave;sson tanben sonhar lo monde amb de plantas medicinalas, mas aqu&amp;ograve; degun se&amp;rsquo;n rementava pas jamai. Dins sa bulla de 1484, lo papa Innocent VIII lan&amp;ccedil;&amp;egrave;t lo senhal de la lucha contra lo sorcelum e los &amp;laquo;practicians infernals&amp;raquo; per assanir, &amp;ccedil;&amp;ograve; disi&amp;aacute;, la religion catolica. Al camp&amp;egrave;stre, los qu&amp;rsquo;assajavan de solatjar mal o ben los malauts sabi&amp;aacute;n pas ont se metre&amp;hellip;&lt;br /&gt;Tibal vai veire la verge negra de R&amp;ograve;camodor per assajar d&amp;rsquo;oblidar l&amp;rsquo;&amp;ograve;rre e mai sa culpabilitat d&amp;rsquo;aver pas sauput salvar sa maire de l&amp;rsquo;execucion. Los peregrinatges &amp;egrave;ran frequents a l&amp;rsquo;ep&amp;ograve;ca estudiada (R&amp;ograve;camador, Cadonh, ont longtemps los peregrins an pregat davant un lin&amp;ccedil;ol sant, que se disi&amp;aacute; qu&amp;rsquo;&amp;egrave;ra tacat del sang del Crist, &amp;ccedil;&amp;ograve; que s&amp;rsquo;es averat fals). A la pagina 145, Delluc pausa la question de la relativitat del miracle. Sens causir f&amp;egrave;rmament una religion o l&amp;rsquo;autra, l&amp;rsquo;er&amp;ograve;i demanda ajuda a un endevinaire; s&amp;egrave;m dins una ep&amp;ograve;ca ont lo sincretisme es moneda correnta. Per aver salvat la dr&amp;ograve;lla dels senhors de Casteln&amp;ograve;u d&amp;rsquo;una banda de raubaires cobesejant sa riquesa, Tibal es recompensat d&amp;rsquo;una carga d&amp;rsquo;escudi&amp;egrave;r al cast&amp;egrave;l. Aqu&amp;iacute; Delluc tr&amp;ograve;ba l&amp;rsquo;ocasion de parlar de la condicion de las femnas: en &amp;ccedil;&amp;ograve; dels n&amp;ograve;bles, los maridatges reglats per los parents &amp;egrave;ran pas que de transaccions financi&amp;egrave;ras, aqu&amp;ograve; se verifica tanben per cada categoria sociala, i a qu&amp;rsquo;a espepissar los contracts de maridatges! Dins sa nov&amp;egrave;la fonccion, Tibal rencontra lo capitani Geoffroi de Vivans, amic d&amp;rsquo;Enric IV, lo rei de Fran&amp;ccedil;a e de Navarra&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;. &amp;Egrave;ra uganaud coma quasi tots los senhors de la riva esqu&amp;egrave;rra de la Dordonha. Los capitanis de las companhi&amp;aacute;s grandas avi&amp;aacute;n l&amp;egrave;u fach de virar casaca se se trobava un ponhat d&amp;rsquo;escuts a ganhar, se cali&amp;aacute; mesfisar d&amp;rsquo;en pertot. Tibal es confrontat a las exaccions del triste s&amp;eacute;nher que terroriza son monde e per i escapar pren la fugida dins una gabarra.&lt;br /&gt;Un autre personatge cel&amp;egrave;bre es evocat per Louis Delluc, Carles de Gontaut-Biron, qu&amp;rsquo;&amp;egrave;ra estat lo companhon d&amp;rsquo;armas e amic del rei Enric IV. Jamai content de las retribucions del rei per sos servicis (li avi&amp;aacute; salvat la vida dos o tres c&amp;ograve;ps), complot&amp;egrave;t contra el e fugu&amp;egrave;t decapitat en 1602 per l&amp;rsquo;aver tra&amp;iuml;t. Una can&amp;ccedil;on, La ronda de Biron&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt; , illustr&amp;egrave;t aquesta desgr&amp;agrave;cia, en donant Biron coma victima d&amp;rsquo;una injust&amp;iacute;cia. Lo debat men&amp;egrave;t de bruch. L&amp;rsquo;opinion publica retengu&amp;egrave;t nonmas lo destin tragic del soldat e l&amp;rsquo;ingratitud del rei. La can&amp;ccedil;on fugu&amp;egrave;t interdita, que lo poder crentava un soslevament del p&amp;ograve;ble&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;Pendent sa lectura, mina de res, lo legeire jove apren l&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria de son pa&amp;iuml;s. Es pertant pas un libre d&amp;rsquo;ist&amp;ograve;ria, es un roman d&amp;rsquo;aventura, Joan Sales ne&amp;rsquo;n avi&amp;aacute; trobat lo ton entremi&amp;egrave;g rondalla e roman.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;A legir sa bibliografia, se vei que Louis Delluc fugu&amp;egrave;t un occitanista militant que se consacr&amp;egrave;t plenament a l'educacion populara&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;. Europ&amp;egrave;u de la primi&amp;egrave;ra ora pu&amp;egrave;i que publiqu&amp;egrave;t en mantuna lenga estrangi&amp;egrave;ra, li agradava plan la cultura catalana e espanh&amp;ograve;la ont trob&amp;egrave;t l&amp;rsquo;inspiracion de sos libres. S&amp;rsquo;adre&amp;ccedil;ava sovent als joves, dins una lenga simpla e justa, quora trebolaira quora galharda. Los dos t&amp;ograve;ms de &lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;, roman d&amp;rsquo;aventuras, p&amp;ograve;don plaire de segur als escolans del coll&amp;egrave;gi mai a los del lic&amp;egrave;u qu&amp;rsquo;an causit de con&amp;eacute;isser al pus prigond la lenga parlada per lors aujols pendent mile ans. Lor agradar&amp;agrave; lo ton sabor&amp;oacute;s, la vivacitat de l&amp;rsquo;estil, la simplicitat facha de concision qu&amp;rsquo;empacha pas l&amp;rsquo;expression poetica.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;1-&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-07fb4b2c-7fff-929d-18a9-69118ecc9717"&gt;&lt;a href="http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/" target="_blank" rel="noopener"&gt; http://www.crilj.org/2009/05/28/michel-bourrelier/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;2- t&amp;ograve;m XX de &lt;em&gt;Lo Bornat&lt;/em&gt;, janv-fev-mars 1970, paja 7).&lt;br /&gt;3-Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux n&amp;deg; 377, p. 6&lt;br /&gt;4-Delluc a publicat lo poema &lt;em&gt;Muret de la batalha,&lt;/em&gt; sus&lt;em&gt; Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux&lt;/em&gt; n&amp;deg; 279 d'octobre de 1953, p.8&lt;br /&gt;5-L&amp;rsquo;article &amp;laquo; la &amp;raquo; s&amp;rsquo;explica per una m&amp;egrave;scla d&amp;rsquo;occitan e de catalan per Joan Sales.&lt;br /&gt;6-Lo&amp;iacute;s Delluc, El Garrell, tradu&amp;iuml;t de l'occit&amp;agrave;n per Joan Sales, Club Editor, 1963, p. 205.&lt;br /&gt;7-Louis Delluc a publicat lo poema &lt;em&gt;L&amp;rsquo;escalado&lt;/em&gt; que conta la presa de Doma per Vivans en 1588, dins &lt;em&gt;Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux&lt;/em&gt; n&amp;deg; 279&lt;br /&gt;8-O &amp;laquo; Quand Biron voulut danser &amp;raquo;.&lt;br /&gt;9-Louis Delluc a publicat lo poema &amp;laquo; &lt;em&gt;Lou cast&amp;egrave;l de Biroun&lt;/em&gt; &amp;raquo; sus&lt;em&gt; Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux&lt;/em&gt; n&amp;deg; 100 de julhet de 1931, p.1 e 2&lt;br /&gt;10- Robert Lafont et Christian Anatole, &lt;em&gt;Nouvelle histoire de la litt&amp;eacute;rature occitane&lt;/em&gt;, PUF, 1971, p.768- 769. &amp;laquo; Pestour ne pouvait passer &amp;agrave; l&amp;rsquo;occitanisme militant. Ce passage, Louis Delluc (1894) le fait naturellement. Instituteur, il s&amp;rsquo;est longtemps consacr&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation populaire au sein du Bournat et a beaucoup &amp;eacute;crit pour la jeunesse. Il s&amp;rsquo;est essay&amp;eacute; avec beaucoup de bonheur au th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, en collaboration avec Fournier. Mais c&amp;rsquo;est comme prosateur qu&amp;rsquo;il a donn&amp;eacute; son &amp;oelig;uvre la plus valable. La granda aiga, s&amp;eacute;rie de nouvelles non encore r&amp;eacute;unies en volume, &amp;eacute;voque le monde color&amp;eacute; et la vie rude des gabariers de la Dordogne parmi lesquels s&amp;rsquo;&amp;eacute;coula l&amp;rsquo;enfance de l&amp;rsquo;auteur. Avec Tibal lo garr&amp;egrave;l (1958, 2e &amp;eacute;dition 1968) qui eut le prix Th&amp;eacute;odore Aubanel, ʺRaconte dels temps dels Igonauds escrich pels joines del pa&amp;iuml;s d&amp;rsquo;ocʺ, il a voulu marcher sur les traces d&amp;rsquo;Eug&amp;egrave;ne Le Roy[...]Avec Delluc, l&amp;rsquo;insertion du P&amp;eacute;rigord dans l&amp;rsquo;architecture commune de la litt&amp;eacute;rature occitane contemporaine est accomplie. &amp;raquo;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia de Louis Delluc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Obratges en occitan&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Nombroses articles, poemas o novelas publicats dins las revistas&lt;span style="color: #000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Lo Bornat&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Oc&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Le Gai saber&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;L'Armana Proven&amp;ccedil;au&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;span style="color: #000000;"&gt;&amp;Ograve;da a la Dordonha&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;, &lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;po&amp;egrave;ma biling&amp;uuml;e, illustrat per Maurice Albe, Sarlat, Imprimerie Michelet, 1931&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;em&gt;Un monge-cavalier, en Jeroni de Perigus, avesque del Cid&lt;/em&gt; (tiratge a despart de las Analas del Centro de cultura valenciana, 1951), in Lo Bornat n&amp;deg; 4, oct-dec de 1992.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff;"&gt;- La far&amp;ccedil;a del pairolier&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, com&amp;egrave;dia en collaboracion amb lo majoral Marcel Fournier, P&amp;eacute;rigueux, Federacion de las &amp;ograve;bras La&amp;iuml;cas, sens data&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;em&gt;La poetessa galiciana Rosalia Castro &lt;/em&gt;(Oc n&amp;deg; doble 201-202 de julhet-decembre 1956, p. 224-236). Ensag.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Fablettes pour les enfants des pays d&amp;rsquo;Oc&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Lo Bornat del Perig&amp;ograve;rd&lt;/em&gt;/ A.S.C.O. (Talher sarlad&amp;eacute;s de cultura occitana), prefaci de Jean-Louis Galet, 1958.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;Fablettes pour les enfants du pays d&amp;rsquo;Oc&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;, P&amp;eacute;rigueux, Edicions Pierre Fanlac, sens data, 35 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;, Avignon, Auban&amp;egrave;l, 1958, 214 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff;"&gt;Tibal lo Garr&amp;egrave;l&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;Reedicion Lavit, Toulouse, Lo Libre occitan, 1968, 197 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em&gt;Lo secret del comte de Marcafava&lt;/em&gt;, com&amp;egrave;dia per mari&amp;ograve;tas, in Paraulas de Novelum, n&amp;deg; 81 bis, 1998.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;-&lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l, L&amp;rsquo;arma que sagna&lt;/em&gt;, (primi&amp;egrave;ra partida), occitan/franc&amp;eacute;s, Castelnaud, Edicions L&amp;rsquo;Hydre, 2000. Prefaci de Bernard Lesfargues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Tibal lo garr&amp;egrave;l&amp;hellip; E la carn que pat&amp;iacute;s&lt;/em&gt;, (segonda partida) occitan / franc&amp;eacute;s, 24480 Alles / Dordogne, Editions M&amp;eacute;moire et traditions en P&amp;eacute;rigord, 2008. Prefaci de Jean Ganiayre. Avertiment de G&amp;eacute;rard Marty, president de l&amp;rsquo;associacion M&amp;eacute;moire et traditions du P&amp;eacute;rigord.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Fabletas per enfants del pa&amp;iacute;s d&amp;rsquo;&amp;Ograve;c&lt;/em&gt;, Lo Bornat del Perig&amp;ograve;rd/Novelum, 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Traduccions castelhan/occitan&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;-&lt;em&gt; La guerra dels ases&lt;/em&gt;,&amp;nbsp; capitol XXIV del libre de Don Quichote, Bordeaux, Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux, 1957, 15 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Argental e io&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Platero y io&lt;/em&gt; de Juan Ramon Jimenez, premi Nobel de literatura) en collaboracion amb lo filos&amp;ograve;f Joseph Migot e lo majoral Jean Monestier, Lo Bornat. Sens data.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Obratges en franc&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Le mousse de la Ni&amp;ntilde;a&lt;/em&gt;, Paris, edicions Bourrelier 1953, Premi &amp;laquo; Jeunesse &amp;raquo; de las edicions eponimas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Des caravelles autour du monde&lt;/em&gt;, Paris, edicions Bourrelier, 1957.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;L&amp;rsquo;enfance d&amp;rsquo;une reine&lt;/em&gt;, Paris,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65"&gt;edicions&lt;/span&gt; Bourrelier, 1958.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Jeunes princes captifs&lt;/em&gt;, Paris, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65"&gt;edicions&lt;/span&gt; Bourrelier, 1958.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Le destin de Paquito&lt;/em&gt;, Paris, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65"&gt;edicions&lt;/span&gt; Magnard 1963.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- &lt;em&gt;Par la plume ou par l&amp;rsquo;&amp;eacute;p&amp;eacute;e&lt;/em&gt;, Namur, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65"&gt;edicions&lt;/span&gt; du Soleil Levant, 1963.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;-&lt;em&gt; Olivier de Castille&lt;/em&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri,sans-serif; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;" id="docs-internal-guid-b6a7cb47-7fff-f41b-8e18-f714995dcf65"&gt;edicions&lt;/span&gt; Bourrelier/Armand Colin, 1964.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;/span&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Reviradas de l'&amp;ograve;bra&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;El grumete de la Ni&amp;ntilde;a&lt;/em&gt;, en Espanha en 1955. Tradusit en oland&amp;eacute;s en 1956 e en alemand per l&amp;rsquo;ensenhament segondari.&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;em style="background-color: #ffffff;"&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Lo Garrell&lt;/em&gt;, en catalan,&amp;nbsp; Barcelona, edicions Joan Sales, 1963. Prefaci de Joan Sales p. 7 a 33.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;T&amp;egrave;xtes inedits&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lena la Mariandona&lt;/em&gt;, pastorala fluviala en dos actes, sens data.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&amp;rsquo;&amp;egrave;rba que fai perdre&lt;/em&gt;, n&amp;ograve;velas, sens data.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La granda aiga&lt;/em&gt;, n&amp;ograve;velas.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La longue esp&amp;eacute;rance&lt;/em&gt;,&amp;nbsp; en collaboracion amb Germaine Rougier, escrit al cap de sa vida.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Teatre&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;-P&amp;egrave;&amp;ccedil;as ineditas, escritas e jogadas per amassar de l&amp;rsquo;argent fins a mandar de c&amp;ograve;lis als presoni&amp;egrave;rs pendent la gu&amp;egrave;rra 1939-1940, dont parlan los locutors del CD Souvenirs d'&amp;eacute;l&amp;egrave;ves de Louis Delluc.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc e Marcel Fournier, &lt;em&gt;La far&amp;ccedil;o del peiroulie&lt;/em&gt;, F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration des &amp;OElig;uvres la&amp;iuml;ques de La Dordogne, 1958.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc e Bernard Lesfargues, &lt;em&gt;Lo secret del comte de Marcafava&lt;/em&gt;,&amp;nbsp; com&amp;egrave;dia per mari&amp;ograve;tas, Novelum, 1998.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&amp;Ograve;bras postumas&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc, &lt;em&gt;Partis d&amp;rsquo;Argentat&lt;/em&gt;, P&amp;eacute;rigueux, Imprimerie Joucla, 1983.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Louis Delluc, &lt;em&gt;Histoire de Saint-Vincent-de-Cosse&lt;/em&gt;, monografia, Le Roc de Bourzac, 2006.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Cr&amp;egrave;dits :&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p&gt;Vinheta d'illustracion de Jacques Saraben&lt;/p&gt;</text>
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                <text>2019-11-27 Sophie Garcia</text>
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            <name>Bibliographic Citation</name>
            <description>A bibliographic reference for the resource. Recommended practice is to include sufficient bibliographic detail to identify the resource as unambiguously as possible.</description>
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                <text>- article &amp;laquo;&lt;em&gt; C&amp;eacute;l&amp;egrave;bre mais m&amp;eacute;connu&lt;/em&gt; &amp;raquo;, &lt;em&gt;Lo chalelh&lt;/em&gt;, bulletin n&amp;deg; 6, octobre de 2006, Association &amp;laquo;M&amp;eacute;moire et traditions en P&amp;eacute;rigord&amp;raquo;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pr&amp;eacute;face de Joan Sales p. 7 &amp;ndash; 33 de &lt;em&gt;Lo Garrell&lt;/em&gt;, (en catalan), Barcelona, &amp;eacute;ditions Joan Sales, 1963.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;&amp;Agrave; propos d&amp;rsquo;une pr&amp;eacute;face, Les conditions de survie d&amp;rsquo;un dialecte&lt;/em&gt;, per Joan Sales, traduction de Louis Delluc,&lt;em&gt; Lo Bornat&lt;/em&gt;, revue n&amp;deg; 4, de 1963 de Lo bornat, p. 204 e sus n&amp;deg; 5, de 1964 p. 232.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- CD : &lt;em&gt;Souvenirs d'&amp;eacute;l&amp;egrave;ves de Louis Delluc&lt;/em&gt;. Souvenirs d&amp;rsquo;&amp;eacute;coliers de Mr e Mme Louis Delluc instituteurs &amp;agrave; St-Vincent de Cosse de 1926 a 1951. Propos recueillis par David Dorrance &amp;agrave; St-Vincent de Cosse les 21/22 de juin 1997 (MP3) aupr&amp;egrave;s de Mr et Mme Louveau (n&amp;eacute;e en 1935) et de Mme Moulinier e Mr (n&amp;eacute; en 1937). Chez G&amp;eacute;rard Marty, Pr&amp;eacute;sident de l'association M&amp;eacute;moire et traditions du P&amp;eacute;rigord, Les Salveyries, 24005, Alles sur-Dordogne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;em&gt; Le P&amp;eacute;rigourdin de Bordeaux&lt;/em&gt;, journal hebdomadaire de 1923 &amp;agrave; 1963 (A.D.24, REV 925/2, 925/3, 925/4, 925/5,925/6).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Lo Bornat dau Perigord&lt;/em&gt;, journaux de l'&amp;eacute;cole f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne du P&amp;eacute;rigord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Robert Lafont et Christian Anatole, Nouvelle histoire de la litt&amp;eacute;rature occitane, PUF, 1971, p.768- 769 :&#13;
&lt;div style="padding-left: 30px; text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Pestour ne pouvait passer &amp;agrave; l&amp;rsquo;occitanisme militant. Ce passage, Louis Delluc (1894) le fait naturellement. Instituteur, il s&amp;rsquo;est longtemps consacr&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation populaire au sein du Bournat et a beaucoup &amp;eacute;crit pour la jeunesse. Il s&amp;rsquo;est essay&amp;eacute; avec beaucoup de bonheur au th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, en collaboration avec Fournier. Mais c&amp;rsquo;est comme prosateur qu&amp;rsquo;il a donn&amp;eacute; son &amp;oelig;uvre la plus valable. La granda aiga, s&amp;eacute;rie de nouvelles non encore r&amp;eacute;unies en volume, &amp;eacute;voque le monde color&amp;eacute; et la vie rude des gabariers de la Dordogne parmi lesquels s&amp;rsquo;&amp;eacute;coula l&amp;rsquo;enfance de l&amp;rsquo;auteur. Avec Tibal lo garr&amp;egrave;l (1958, 2e &amp;eacute;dition 1968) qui eut le prix Th&amp;eacute;odore Aubanel, &amp;laquo; Raconte dels temps dels Igonauds escrich pels joines del pa&amp;iuml;s d&amp;rsquo;oc &amp;raquo;, il a voulu marcher sur les traces d&amp;rsquo;Eug&amp;egrave;ne Le Roy. S&amp;rsquo;il ne nous a pas donn&amp;eacute; un autre Jacquou le Croquant, il nous du moins donn&amp;eacute; un roman agr&amp;eacute;able &amp;agrave; lire et un bon t&amp;eacute;moignage sur la vie populaire p&amp;eacute;rigourdine.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="padding-left: 30px; text-align: justify;"&gt;Avec Delluc, l&amp;rsquo;insertion du P&amp;eacute;rigord dans l&amp;rsquo;architecture commune de la litt&amp;eacute;rature occitane contemporaine est accomplie. &amp;raquo;&lt;/div&gt;</text>
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                <text>Saraben, Jacques. Illustrateur</text>
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