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                <text>Daulaud, Henry (1847-1915)</text>
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                <text>Daulaud, Enric (1847, 1919)</text>
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                <text>Henri Daulaud est l’auteur de divers poèmes en langue d’oc, dans sa variété languedocienne.&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formes du nom&lt;/h3&gt;&#13;
En français : (Jean) Henri Daulaud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En langue d’oc : Enric Daulaud (norme classique), Enri Daulaud (norme mistralienne), Henrï&lt;br /&gt;Daoulaoud (graphie phonétisante employée par l’intéressé)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
Jean Henri Daulaud naît le 3 août 1847 à Aimargues. Il est le fils d’un cultivateur aimarguois illettré, également prénommé Henri, et de l’Aigues-vivoise Marie Marazel. Il a une sœur aînée, Henriette, et une cadette, Emma (épouse Combemalle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1869, il épouse Isaurine Dejardin, issue d’une famille aigues-vivoise. Ils s’installent dans le village, rue de l’Eau-Noire. Ils ont un fils en 1873, Paul, mort en bas âge ; puis une fille en 1878, Nancy (épouse Chazal, et dont des descendants survivent aujourd’hui).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir appris le métier auprès d’un de ses devanciers, Henri s’établit comme tonnelier à&lt;br /&gt;domicile, profession qu’il exercera toute sa vie. A. Daudé (&lt;em&gt;possiblement Anténor Daudé, instituteur à Aigues-Vives, ndlr&lt;/em&gt;) souligne sa « grande popularité » en Vaunage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ignore s’il a fait l’objet de portraits. Daudé nous le décrit néanmoins comme haut d’un mètre&lt;br /&gt;soixante-quatorze, « large d’épaules comme un lutteur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il meurt le 17 novembre 1915 à Aigues-Vives, à 68 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagements dans la renaissance d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
Daulaud commence par composer une chanson sur la bière de la brasserie d’Aigues-Vives (probablement perdue). Il se met ensuite à coucher par écrit des vers qui, selon Daudé, « sortaient de sa tête en se déroulant » ; bien que ceux-ci apparaissent d’abord « boîteux » et insoucieux de l’hiatus, il bénéficie des leçons de prosodie que lui donne le poète Jules Guérin Ponzio. Il est en outre un lecteur assidu de Victor Hugo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il puise l’inspiration principalement dans son environnement naturel, et dans la course&lt;br /&gt;camarguaise. Il écrit souvent le dimanche, dans son mazet. Pour Marcel Edmond, ses motivations résident dans « son plaisir, sa satisfaction personnelle », ou l’oubli de « ses douleurs physiques ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1891, il collabore à l'éphémère Écho de la Vaunage sous le pseudonyme de « Félibre du cercle du Progrès ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En avril 1898, lors d’un dîner organisé à Paris par Le Petit Méridional, Gaston Doumergue, alors député du Gard, lit son poème « Li bioou an escapa ». Daulaud semble alors au faîte de sa reconnaissance littéraire, faisant également coup sur coup l’objet de publications dans Le Fanal et La Campana de Magalouna. L’année suivante, il obtient une mention aux jeux floraux de Sceaux pour un poème sur le thème de la figue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne lui connaît aucune publication durant la décennie suivante. Durant l’hiver 1910, il intervient néanmoins à Grand-Gallargues, pour réciter deux de ses poèmes après une conférence de Guillaume Laforêt. Quelques mois avant sa mort, il fait encore paraître « L'embandida » dans Midi taurin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses relations avec le Félibrige sont complexes. Selon Edmond, il nourrit en 1898 « des préventions contre les félibres », citant un vers acide à leur égard. En 1899, Le Fanal le crédite de ne pas avoir « provençalis[é] » son parler, appelé « patois de la Vaunage » ; et de fait, comme Hippolyte Bigot ou Daniel Poussigue, il ne se résoudra jamais à adopter la norme mistralienne.&lt;br /&gt;Il figure néanmoins parmi les membres de l’école félibréenne du Parage à Montpellier. En outre,&lt;br /&gt;qualifié de « félibre » par Daudé et Edmond, il dédie « L'embandida » à Jean Bérard, un des fondateurs de la Nacioun gardiano, liée au Félibrige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa mort, Sully-André Peyre fait paraître un de ses poèmes dans Marsyas, en l’adaptant à la graphie mistralienne (qui était le seul que ce dernier employait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble s’être consacré exclusivement à la création littéraire en langue d’oc (si on excepte un bref sonnet adressé à une de ses concitadines, probablement resté inédit).</text>
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            <description>A bibliographic reference for the resource. Recommended practice is to include sufficient bibliographic detail to identify the resource as unambiguously as possible.</description>
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                <text>&lt;h3&gt;Bibliographie&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;em&gt;- « La sourça daou Razil », L'Écho de la Vaunage, no 8, 28 mars 1891, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902538j/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « A Jaouséphina Neuzil », L'Écho de la Vaunage, no 12, 25 avril 1891, p. 1 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902542f/f1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Margarideta », L'Écho de la Vaunage, no 17, 30 mai 1891, p. 2-3 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902547h/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Din la campagna », L'Écho de la Vaunage, no 19, 20 juin 1891, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902549b/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « A counfessa », L'Écho de la Vaunage, no 20, 27 juin 1891, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t539025500/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Soulution daou problèma no 26 », L'Écho de la Vaunage, no 23, 18 juillet 1891, p. 1-2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t539025537/f1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Cant de noça », L'Écho de la Vaunage, no 26, 8 août 1891, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902556g/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « La valsa », L'Écho de la Vaunage, no 27, 15 août 1891, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902557w/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Endourmis-te », L'Écho de la Vaunage, no 28, 22 août 1891, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t539025589/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Una coussa que passa », L'Écho de la Vaunage, no 29, 29 août 1891, p. 1 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902559q/f1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « D'equ'és un felibre », L'Écho de la Vaunage, no 29, 29 août 1891, p. 1 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902559q/f1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « D'equ'és un felibre », L'Écho de la Vaunage, no 30, 3 septembre 1891, p. 1-2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53902560c/f1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Li bioou an escapa », Le Fanal, 26 juin 1898, no 440, p. 1 (&lt;a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/26-juin-1898/2143/4814990/1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Retronews&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Otobre : sounet d'ibrougna », La Campana de Magalouna, no 151, 15 octobre 1898, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7350127h" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Abriou », s.l.n.d. [cité dans Edmond 1898] ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Aou fère », s.l.n.d. [cité dans Edmond 1898] ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Juliet, Miejour », s.l.n.d. [cité dans Daudé 1898] ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « La figue », inédit présenté aux jeux floraux de Sceaux 1899 ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « L'embandida », Midi taurin, 13 juin 1914, p. 3 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k14945863/f3" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Mostro à soulèu », Marsyas, no 10, octobre 1921, p. 1 (posthume) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « La coumplento daou vigneroun », s.l.n.d. [cité dans Gaussen 1962] ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Lou nis de cardouniho, Enri Daulaud », Bulletin de liaison de Litoraria, no 7, 2007, p. 12-13 [introuvable en bibliothèque, communiqué par Gabrielle Valette].&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Sources&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;em&gt;- Divers documents des états civils des communes d’Aigues-Vives et Aimargues : actes de naissance et de mariage de l’intéressé, de sa femme, de ses enfants ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Autour d’un dîner », Le Fanal, no 429, 10 avril 1898, p. 2 (&lt;a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/10-avril-1898/2/752316b9-e41b-44f0-9205-ddf6af42770a" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Retronews&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Marcel Edmond, « Le tonnelier-poète », Le Fanal, no 438, 12 juin 1898, p. 1 (&lt;a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/12-juin-1898/2143/5641230/1" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Retronews&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- A. [?] Daudé, « Lou felibre Daulaud », La Campana de Magalouna, no 151, 15 octobre 1898, p. 2 (&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7350127h/f2" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Gallica&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Indiscrétion », Le Fanal, no 490, 11 juin 1899, p. 1 ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Gallargues », Le Fanal, 19 février 1911, p. 1 (&lt;a href="https://www.retronews.fr/journal/le-fanal/19-fevrier-1911/3/b3a2135e-c92b-4035-87e4-641918e81ed6" target="_blank" rel="noopener"&gt;en ligne sur Retronews&lt;/a&gt;) ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Notice dans Ivan Gaussen, Poètes et prosateurs du Gard en langue d'oc depuis les troubadours jusqu'à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, 1962 ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Article de deux pages sur « Lou Nis de cardouniho » dans le Bulletin de liaison de Litoraria, no 7 [introuvable] ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- « Cigalo de Patrìo » [Gabriel Brun], « Eimargue », Le Félibrige, no 342, avril 2025, p. 10 ;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Notes d’Olivier Douard, communiquées en 2025.&lt;/em&gt;</text>
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                <text>LLACS-Langues, littératures, arts et cultures du sud (Université Paul-Valéry, Montpellier 3)</text>
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                <text>&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Frédéric Mistral&lt;/strong&gt;, co-fondateur et longtemps dirigeant, officiel ou officieux, du Félibrige, écrivain d'oc sans doute le plus régulièrement réédité et le plus traduit dans diverses langues étrangères.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Biographie&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formes du nom&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Frédéric-Joseph-Etienne (état civil) Frédéric Mistral, Frederi Mistral, Mistrau. Prononciation maillanaise héritée [mistR'ä]. Pseudonymes : Ambròsi Boufarèu, Felibre dou Mas, Felbre de Bello Visto, Mestre Franc, Gui de Mountpavoun, Cascarelet, Felibre Calu, Un Maianen, Cousinié Macàri, Michèu Gai, F. M....&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Le milieu social&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Né le 8 septembre 1830 à Maillane ( Bouches du Rhône), mort à Maillane le 25 mars 1914. Fils de François Mistral (1771-1855) et Adélaïde Poullinet (1803-1883). Epoux de Marie Rivière (1857-1943), sans postérité légitime.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Son père est « ménager », paysan propriétaire aisé (une vingtaine d'hectares). Fils cadet, et d'un second lit, Mistral devra compter, au décès de son père, avec ses cohéritiers, son demi- frère Louis et les enfants de sa demi-sœur Marie. Il est donc tôt orienté vers des études susceptibles de lui fournir une profession hors agriculture, études couronnées par un baccalauréat (1847) et une licence en droit obtenue à Aix en Provence (1851). Mais son statut social jusqu'à sa mort est celui d'un rentier vivant du revenu des terres dont il a hérité (dans une zone de cultures maraichères orientées vers le marché national, ce qui n'est pas rien), de ses droits d'auteur (réguliers, au moins pour &lt;i&gt;Mirèio&lt;/i&gt;), et de ses prix littéraires, souvent réinvestis au service de la cause félibréenne.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Engagement politique ?&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Son implication dans la vie politique se limite à sa participation régulière au conseil municipal de Maillane, sa commune de résidence (même s'il ne manque aucune occasion de s'en éloigner pour des voyages plus ou moins lointains, contrairement au cliché de l'homme enraciné courant chez ses biographes). Il s'est toujours refusé à se présenter à d'autres élections, bien qu'ayant été plusieurs fois sollicité, à droite comme à gauche. Quant à ses opinions politiques, elles sont variables, c'est le moins qu'on puisse dire : républicain « avancé » en 1848 et au cours de ses études à Aix, il est séduit par le bonapartiste « libéral » Emile Ollivier en 1869 avant de l'être par le Prétendant Henri V, puis par le Général Boulanger. Sollicité par Charles Maurras, il adhère en 1899 à la Ligue de la Patrie Française et le regrette assez vite. Le seul point commun entre ces sympathies successives, c'est qu'il s'agit à chaque fois d'un parti ou d'un homme politique qui parle de décentralisation – et comme tous les partis, à un moment ou à un autre en parlent – du moins quand ils ne sont pas au pouvoir...&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Distinctions diverses&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;Ordre de la Légion d'Honneur (chevalier en 1863, officier en 1895, commandeur en 1909)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Ordre d'Isabelle la Catholique, Espagne (commandeur en 1870)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Ordre de la couronne d'Italie (officier en 1874)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Ordre de la couronne de Roumanie (1882)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Lauréat de l'Académie Française (prix Montyon, 1861, prix Vitet, 1884, prix Née, 1897)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Lauréat de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (prix Jean Reynaud, 1890)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Maîtres es Jeux Floraux de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Membre correspondant ou honoraire d'une vingtaine de sociétés savantes françaises et d'une dizaine de sociétés étrangères (voir Edmond Lefèvre, &lt;i&gt;Bibliographie Mistralienne&lt;/i&gt; p. 99-100)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Prix Nobel de Littérature, 1904 (partagé avec Etchegaray)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Action au service de la Renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;L'importance de cette action est proprement incalculable. Il s'agit bel et bien pour lui de l'engagement de toute une vie aussi bien au service de l'écriture que de la langue d'oc, sa langue maternelle (l'idée qu'il ait « fini par penser en provençal », comme s'il avait préalablement appris à penser en français est largement contestable, quoique due au linguiste Albert Dauzat).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Des premiers écrits à la fondation du Félibrige&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Ses premiers essais écrits en cette langue sont précoces (pré-adolescence), et, si à un moment, vers vingt ans, il s'essaie à la poésie en français (en particulier, mais pas seulement, pour des poèmes politiques), il y renonce assez vite. En dehors de quelques vers que cite Roumanille dans son premier recueil &lt;i&gt;Li Margarideto&lt;/i&gt; de 1847, on peut considérer que Mistral publie ses premiers poèmes en oc dans le journal &lt;i&gt;La Commune&lt;/i&gt; (Avignon) en 1851, puis dans le recueil collectif &lt;i&gt;Li Prouvençalo&lt;/i&gt; de 1852, dans lequel figurent par ailleurs la plupart de ceux qui deux ans plus tard vont fonder le Félibrige, le 21 mai 1854 selon le récit popularisé depuis. Il s'agit en fait de l'aboutissement d'un processus entamé auparavant, et de la formalisation de l'existence d'un groupe de jeunes écrivains d'oc regroupés autour de Roumanille ; Mistral est dès le départ le co-animateur de ce groupe : c'est avec son aide que Roumanille met définitivement au point une orthographe nouvelle pour le provençal, non sans débats assez âpres avec un Mistral qui dès le départ manifeste une connaissance de la langue et de l'histoire de sa littérature assez profonde. Parallèlement à la rédaction de son premier grand poème &lt;i&gt;Mirèio&lt;/i&gt; (si on ne compte pas l'essai représenté par &lt;i&gt;Li meissoun&lt;/i&gt; de 1848, publiées bien plus tard) Mistral intervient de façon intensive, par ses propres œuvres comme par ses corrections des textes des autres dans les premiers &lt;i&gt;Armana Prouvençau&lt;/i&gt; (dès celui pour l'année 1855), destinés à publier régulièrement et à faire connaître les productions de la nouvelle école.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;La parution de &lt;i&gt;Mirèio&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Mais à ses débuts, le Félibrige n'est guère plus qu'un petit cénacle avignonnais, pesant peu face aux Troubaires marseillais par exemple. Tout change en 1859, quand paraît Mirèio. Mirèio correspond à un double pari de Mistral. D'abord affirmer la capacité de la langue d'oc à affronter tous les registres, en produisant un poème de douze chants placé sus le signe d'Homère, en rupture avec le ton familier et « populaire » affecté jusque-là par la plupart des écrivains d'oc de son temps, Jasmin compris. Poème accompagné de notes copieuses dont une qui constitue un véritable manifeste faisant de la littérature provençale telle que la voit l'auteur l'outil du renouveau de la littérature française dans son ensemble. Second pari, lié au précédent : sortir du seul cadre provincial (perçu par Mistral comme étriqué et suiviste) pour obtenir une reconnaissance parisienne, puisque c'est à Paris que se font les réputations littéraires. En apparence, le pari est gagné : salué par Lamartine et une bonne partie de la critique nationale, le poème connaît un grand succès sanctionné par plusieurs rééditions parisiennes les années suivantes (quatre entre 1860 et 1870). Succès qui masque en réalité le fait que pour les critiques, le poème vaut par son côté « charmant, rustique » pour reprendre les adjectifs les plus utilisés, et pittoresque, et se voit utilisé contre les nouvelles tendances littéraires du temps (notamment Baudelaire). Par ailleurs, le choix linguistique de Mistral n'est absolument pas compris, et personne ne croit vraiment qu'il puisse exister une littérature provençale valant la peine d'être lue. De fait, si Mistral encourage ses amis -Aubanel, Roumieux... à profiter de son succès pour lancer leurs propres ouvrages, leur écho est infiniment moindre, ce qui constitue un premier mauvais signe. Certes, sur place, l'effet &lt;em&gt;Mirèio&lt;/em&gt; permet au Félibrige de faire un certain nombre de recrues, en Provence comme en Languedoc oriental.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Elargissement et structuration du Félibrige - Les liens avec les Catalans&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Face à cet élargissement géographique, il faut bien que le Félibrige, jusque-là groupe informel de jeunes amis, se structure un peu mieux. C'est Mistral qui élabore les premiers statuts en 1862, afin de fournir cette structure, et permettre l'essor d'une littérature d'oc dont il estime possible l'intégration sans problème au champ littéraire national. Ces premiers statuts, très restrictifs (cinquante « félibres » cooptés à vie) et bâtis sur le modèle de l'Institut de France avec des sections spécialisées (poésie, sciences, arts, histoire...) ont l'ambition de servir de point de ralliement à tous les intellectuels et artistes du Midi de la France -fort peu en réalité se montrent intéressés, ce qui est aussi un mauvais signe. Le début des années 1860 est aussi le moment de la rencontre avec la &lt;em&gt;Renaixença&lt;/em&gt; catalane, notamment le poète, historien et militant politique « libéral » Victor Balaguer. Ces contacts amènent Mistral à envisager la possibilité d'un élargissement de l'action du Félibrige, en passant de la simple revendication linguistique et littéraire à une revendication plus directement politique, autour du thème du fédéralisme -un fédéralisme que Mistral envisage à l'échelle européenne -moyen de dépasser le clivage nord-sud interne à la France. Cela dit, les contours de ce fédéralisme restent flous, et exprimés surtout dans des correspondances avec des interlocuteurs choisis (et rares), ou dans des poèmes allégoriques. En 1864, l'opéra Mireille de Gounod réveille l'intérêt parisien pour Mistral, qui peut donc continuer à croire au succès de sa stratégie.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;1867 : Calendau, « La Coumtesso » : Mistral incompris&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Le réveil sera brutal : en 1867 Mistral repart pour Paris avec son second poème, &lt;em&gt;Calendau&lt;/em&gt;, qui se veut d'une certaine manière une épopée « nationale », mettant en scène un jeune homme du peuple libérant une princesse opprimée, sur fond de description de la Provence intérieure, et à grand renfort, là encore, de notes érudites constituant une sorte de manuel de culture provençale. À peu près au même moment, il publie aussi un poème court, « la Coumtesso », allégorie dans laquelle une comtesse (la Provence) est enfermée dans un couvent par sa méchante sœur. Mais un jour, les jeunes vaillants du pays viendront délivrer la prisonnière, et pendre l'abbesse (pas la méchante sœur) aux grilles de son couvent. Or, l'accueil des critiques est plutôt froid. En dehors du fait qu’'ils ne comprennent toujours pas pourquoi Mistral n'écrit pas en français, certains d'entre eux (ceux qui ont entendu parler de la Coumtesso, comme Zola) croient discerner dans ses vers des pensées dangereuses pour l'unité nationale. En 1868, un ouvrage d'un ex-ami de Mistral, Eugène Garcin, Français du Nord et du Midi, confirme cette impression en accusant tout bonnement Mistral de tentations séparatistes (et, par ailleurs, réactionnaires). L'échec de Calendau (qui ne sera réédité que vingt ans plus tard) et cette polémique prennent Mistral au dépourvu.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Le cadre : entre débats nationaux et affaiblissement des liens avec les Catalans&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;S'il entrevoit, après coup, ce qu'ont été les limites de son succès de 1859, il ne voit pas que ses idées politiques supposées, bien vagues de toute façon, sont manipulées dans un débat interne à la gauche républicaine. Ce débat, assez vif sous le Second Empire, oppose ceux qui considèrent que la République doit centraliser face au péril de dissidences locales de type vendéen, et ceux qui considèrent au contraire que la centralisation dite « jacobine », n'est rien d'autre que le retour au cœur du processus révolutionnaire d'un héritage d'Ancien Régime recyclé au profit de la bourgeoisie (c'est la position de Quinet et de son disciple, Xavier de Ricard, qui la défendra dix ans plus tard à l'intérieur du Félibrige « rouge »). Mistral peut être un temps rassuré par le développement des rapports avec les catalanistes, qui l'invitent à Barcelone en mai 1868 avant d'envoyer une délégation aux grandes fêtes de Saint-Rémy en septembre, mais une révolution en Espagne (automne 68), suivie de troubles assez graves aboutit à ce que ces rapports se distendent, laissant le Maillanais seul avec ses déceptions, renforcées encore par des problèmes intimes. Politiquement, il met un temps ses espoirs dans le dernier premier ministre de Napoléon III, le Marseillais Emile Ollivier, ex-républicain devenu bonapartiste « libéral » qui annonce des réformes décentralisatrices. La guerre de 1870, puis la Commune, accentuent le virage à droite de Mistral, qui se prend alors à espérer, comme son ami Roumanille, une restauration monarchique, qui, croit-il, amènerait le retour aux vieilles provinces.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Le Tresor dóu Felibrige – Lis Isclo d’or – Nouveaux statuts du Félibrige – L’Idée latine&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Durant ces années de désarroi confinant à la dépression, sa production littéraire est au plus bas, seule l'élaboration de son dictionnaire le mobilisant encore un peu (Le &lt;em&gt;Tresor dou Felibrige&lt;/em&gt; commence à paraître en fascicules à partir de 1878). Mistral reprend pied peu à peu, cependant. Il participe activement à un certain nombre de grandes fêtes couplées avec des concours littéraires en langue d'oc (Cinquième centenaire de la mort de Pétrarque en 1874, inauguration de la chapelle à Notre-Dame de Provence à Forcalquier, et concours de philologie de la Société pour l'Étude des langues romanes de Montpellier en 1875). La même année paraît la première édition de son recueil lyrique &lt;em&gt;Lis Isclo d'or&lt;/em&gt;. En 1876, il se marie, quelques mois après avoir doté le Félibrige de ses seconds statuts, correspondant en gros à ceux actuellement en vigueur. Plus question de bâtir une académie à l'échelle de l'ensemble de l'intelligentsia méridionale : si subsiste un Consistoire de cinquante Majoraux couronné par un &lt;em&gt;Capoulié&lt;/em&gt; (Mistral jusqu'en 1888), l'accent est mis désormais sur le recrutement de &lt;em&gt;manteneires&lt;/em&gt;, autrement dit de sympathisants de la cause de la langue, faisant surtout office de figurants souvent éphémères... Si, dans une France en proie au repli nationaliste il n'est plus question de parler d'un fédéralisme européen qui donnerait une place à la Nation provençale, Mistral se rabat sur une Idée Latine prônant l'union, autour de la France (et de son Midi) des grands peuples « romans » du sud de l'Europe : les grandes Fêtes Latines organisées à Montpellier (par les félibres de la Société pour l'Etude des langues romanes) en 1878 voient ainsi couronné un poète roumain, Vasile Alecsandri, qui se trouve être par ailleurs un homme politique important dans son pays. Cela n'ira au demeurant jamais bien loin. Et à peu près au même moment, une grave crise interne au Félibrige combinée à de nouvelles accusations de séparatisme dans la presse républicaine parisienne (cachant en fait une simple dénonciation des amitiés monarchistes des leaders du Félibrige) amène Mistral, une nouvelle fois, à en rabattre sur ses ambitions.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Volonté de reprise en main du Félibrige – Nouvelles publications – Le Museon arlaten&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Mistral se concentre alors d'une part sur la direction du Félibrige, avec un travail énorme de gestion des conflits, mais aussi de correction des textes proposés à publication (dans l'&lt;em&gt;Armana Prouvençau&lt;/em&gt; par exemple) et, d'autre part, sur sa propre production. Une seconde édition des &lt;em&gt;Isclo d'or&lt;/em&gt; paraît en 1878, puis une troisième, à Paris chez Lemerre en 1889. Entretemps, Mistral a publié sa nouvelle Nerto en 1884. Viendront ensuite la tragédie &lt;em&gt;La Reino Jano&lt;/em&gt; en 1890 (seul essai de Mistral dans le domaine du théâtre, peu concluant), &lt;em&gt;Lou Pouemo dou Rose&lt;/em&gt; en 1897, un recueil des discours de Mistral en 1906 (&lt;em&gt;Discours e dicho&lt;/em&gt;), la même année que &lt;em&gt;Moun Espelido&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Memòri e raconte&lt;/em&gt;, les « mémoires » du poète, puis en 1910 la traduction de &lt;em&gt;La Genèsi&lt;/em&gt;, reprenant des fragments publiés au fil des ans dans l'&lt;em&gt;Armana Prouvençau&lt;/em&gt;, et enfin, en 1912, son dernier recueil lyrique, &lt;em&gt;Lis Oulivado&lt;/em&gt; (1912). Seront publiés après sa mort trois recueils de &lt;em&gt;Proso d'Armana&lt;/em&gt; et un récit de voyage en prose, &lt;em&gt;Escourregudo en Itàli&lt;/em&gt;, écrit, nous dit-on, en collaboration avec son épouse. D'autres inédits, notamment des correspondances avec divers acteurs de la renaissance d'oc ont été publiés par la suite, sans épuiser la matière. Parallèlement, Mistral se consacre à la mise en place des collections ethnographiques du Museon Arlaten.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Les dernières années&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Si ses dernières années le voient recevoir le demi prix Nobel de littérature de 1904, et être l'objet de célébrations multiples (cinquantenaire du Félibrige en 1904, cinquantenaire de &lt;em&gt;Mirèio&lt;/em&gt; en 1909, visite du Président de la République Poincaré en 1913...), sur fond d'un véritable culte de la personnalité orchestré par ses disciples, tout cela ne l'empêche pas de constater la difficulté du Félibrige à trouver en son sein une personnalité capable de lui succéder. Il peut bien faire figure de patriarche « olympien », objet de visites presque touristiques à Maillane et sujet de nombreuses représentations artistiques de plus ou moins bon goût dont lui-même riait parfois volontiers, il est permis de penser que sa déception a été grande, face aux limites de la progression du Félibrige et, au-delà, de la renaissance d'oc dans les domaines qu'il percevait comme prioritaires : la diffusion d'une littérature d'oc ambitieuse et de qualité, la reconnaissance de la langue à l'école, sans parler de la cause de la décentralisation.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;La postérité&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;À sa mort en 1914, quelques mois avant le déclenchement de la première guerre mondiale, commence le temps de sa postérité. Le Félibrige entretient le culte de son père fondateur jusqu'à aujourd'hui, de commémoration en commémoration (centenaire de la naissance en 1930, centenaire du Félibrige en 1954, centenaire de Mirèio en 1959, anniversaires de sa naissance et de sa mort chaque année...). De nombreuses rues et avenues du Midi portent son nom. La bibliographie qui lui est consacrée est immense, quoique de qualité très inégale : il faut attendre les années 50 pour voir vraiment apparaître les premiers travaux critiques dépassant le niveau des « biographies » pittoresques, ou des récupérations politiques (maurrassiennes puis vichistes notamment). Si son œuvre reste largement ignorée des spécialistes de littérature française, qui poursuivent dans la voie ouverte par leurs prédécesseurs les critiques myopes du XIXe, cette œuvre est régulièrement rééditée et trouve ainsi de nouveaux lecteurs. Au-delà des clichés, et du respect machinal dû au personnage, il reste à la redécouvrir, dans sa richesse et sa complexité.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Sources et bibliographie&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Compte tenu de l'importance du personnage, la masse de références est colossale, et on ne peut ici donner que quelques indications.&#13;
&lt;h3&gt;Sources&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Les correspondances reçues par Mistral sont conservées au musée de Maillane ; mais un certain nombre de ses lettres et de celles qu'il a pu recevoir ont été recueillies au musée du Roure, à Avignon. Certaines de ses correspondances, (avec les acteurs les plus importants) ont été publiées, mais il reste du travail...&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Bibliographie&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Un premier point a été fait par Edmond Lefèvre en 1903 : Frédéric Mistral, Bibliographie sommaire de ses œuvres, Marseille, Idèio Prouvençalo, 1903. Contient aussi les références de tous les livres, brochures, articles... consacrés à Mistral (154 p.). Complété en 1969 par Georges Place, bibliographe reconnu de la littérature française : Frédéric Mistral, Paris, Editions de la Chronique des Lettres Françaises (157 pp.).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Biographie et critique&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Là encore, on a affaire à une masse considérable, de qualité très inégale. Quelques pistes, classées chronologiquement :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;Lafont, Robert, &lt;em&gt;Mistral ou l'illusion&lt;/em&gt;, Paris, Plon, 1954.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Peyre, Sully-André, &lt;em&gt;Essai sur Frédéric Mistral&lt;/em&gt;, Paris, Seghers, 1959.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Pélissier, J., &lt;em&gt;Frédéric Mistral au jour le jour&lt;/em&gt;, Ophrys, publications des Annales de la Faculté des Lettres d'Aix en Provence, 1967.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Martel, Philippe, &lt;em&gt;Les Félibres et leur temps. Renaissance d'oc et d'opinion (1850-1914)&lt;/em&gt;, Bordeaux, PUB, 2010.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Mauron, Charles, &lt;em&gt;Études mistraliennes&lt;/em&gt;, Saint-Rémy, 1989 (reprend des publications plus anciennes).&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Mauron, Claude, &lt;em&gt;Frédéric Mistral&lt;/em&gt;, Paris, Fayard, 1993.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Gardy, Philippe, Torreilles, Claire, dir. &lt;em&gt;Frédéric Mistral et Lou pouèmo dou Rose&lt;/em&gt;, sl, CELO, 1997.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Casanova, Jean-Yves, &lt;em&gt;Frédéric Mistral, l'enfant, la mort et les rêves&lt;/em&gt;, Canet, Trabucaire, 2004.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Casanova, Jean-Yves, &lt;em&gt;Frédéric Mistral, l'ombre et l'écho&lt;/em&gt;, Paris, Garnier, 2016.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Casanova, Jean-Yves, Courouau Jean-François, Martel, Philippe, dir. &lt;em&gt;Sus la mar de l'istòri, lectures et réception de l'œuvre de Frédéric Mistral&lt;/em&gt;, Paris, Garnier, 2018.&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Zephirin Bosc, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://amisjosephvaylet.fr/?page_id=1710"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Majoral del Felibrige&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; (1927-2020), poèta,cercaire, etnograf, istorian de la Nalta-Val d'Òlt e de Roergue Naut, a publicat un trentenat d'obratges en lenga d'òc o en francés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formas referencialas&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="oc-FR"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Zéphirin Bosc&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autras formas conegudas :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="oc-FR"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Zefir Bòsc ; Rogièr del Parroton&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;br /&gt;Zefir Bòsc nasquèt lo 1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;èr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; de decembre de 1927 a Banròcas, al ras d'Òlt, comuna d'Enguialés, ara comuna d'Entraigas (12). Besson de Maurici, èra lo 10en d'una familha de 12 enfants, una familha de «&amp;nbsp;costovins&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; de la Valòia Nalta d'Òlt, amb un paire vinhairon e una maire pescaira professionala de la ribièira Òlt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Après d'estudis primars a l'escòla publica de Banròcas, puèi a l'escòla libra d'Entraigas, a cò dels Salésiens de la Navarre de La Crau dins Var, a Montpelhièr, tornèt a Banròcas en octobre de 1939 (per causa de guèrra). Obtenguèt lo certificat d'estudis en 1941, puèi contunhèt d’estudis al collègi libre de La Peirosa en Dordonha per obténer lo Brevet d'Estudis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Per Pascas de 1943, s'en tornèt a l'ostal per ajudar sos parents que lo loguèron puèi coma pastre en Auvernha Nalta, en Carladés e en Viadena.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Al retorn del servici militar, dintrèt a la Pòsta d'Entraigas coma factor e entamenèt una longa carrièira de postièr: i foguèt recebeire, verificator de la distribucion e participèt a la motorizacion rurala dels factors dins lo Nòrd d'Avairon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Defuntèt lo 25 de novembre de 2020, a la velha de sos 93 ans, a Espeirac (12) ont s’èra retirat en 1983.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissença d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Las peregrinacions e responsabilitats professionalas divèrsas de Zefir Bòsc dins Roergue-Naut li faguèron prene consciéncia que sa lenga mairala, la lenga d'òc, de la Ribièira d'Òlt, de Roergue-Naut e d'Auvernha, èra una lenga vertadièira, que coneissiá dins tota sa riquessa dialectala.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Zefir Bòsc n'estudièt la grafia amb sos davancièrs del Grelh Roergàs : Enric Mouly, Calelhon, Josèp Vaylet, Peire Miremont.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Foguèt fach manteneire del Felibritge a la Santa-Estela de Milhau en 1973 (n° 9258), mèstre en Gai Saber en 1977 a la Santo-Estello sau Monegue, elegit majoral (cigala d’Aquitània) en 1980 a la Santo-Estello de Cannes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;S'interessèt a l'òbra dels Roergasses Peyrot e Bessou e tanben a la de Perbòsc, de Vermenosa, de Loisa Paulin, de Philadelphe de Gèrda... Dins lor dralha, laissèt una òbra felibrenca importanta. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Poèta abans tot, son òbra es una cantadisa a la glòria de son terraire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;»&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, ditz Joan Fourié.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;A fach òbra de memòria sus son país roergàs e son istòria. Aquela òbra la menèt amb la rigor del cercaire menimós, amb son agach prigond, amb sa sensibilitat de poèta : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;«&amp;nbsp;Levarai mon capèl a tot òme que trima [...] que pena per far lo païs bèl&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Per aquò faire, emplegava la lenga d’òc que d’ela diguèt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;«&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;la tenèm mens, benlèu en boca, mas avèm per duèi représ l'anciana soca e que plan se tenga la nòstra lenga !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Zefir Bòsc faguèt donc òbra de recèrca e de creacion. Estudièt dirèctament sul terrenc a partir de testimònis, rescontres, archius privats, lecturas especializadas... Causas del passat que li semblavan indispensables per bastir l'avenidor. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Sa poesia, ditz Joan Fourié, es &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;clarinela, pastada d'imatges, descriptiva&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;», &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;amb una &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;metrica classica e segura,remirabla mestresa de la lenga&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;. Lo cantaire Felip Vialard interprèta un poèma sieu &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Tèrra d’Aubrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;» dins lo disc &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Camin&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; (Pahaska production),&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;disponibla en linha sus&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=fkVJNO9BvIk"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;https://www.youtube.com/watch?v=fkVJNO9BvIk&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Zefir Bòsc collaborèt a las revistas &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Gai Saber&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Armanac de Louzèro&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Canta grelh&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Armanac roergàs&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;La Cabreta&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Lo Convise&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Faguèt tanben un trabalh de recampament dels autors de Roergue-Naut, coneguts o mai&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;confidencials&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;: poètas, cançonièrs, escrivans ....&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Tota son òbra, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://amisjosephvaylet.fr/?page_id=1490"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;sovent primada&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, a per tòca de transmetre l'istòria de son país, sas tradicions, son biais de viure : son eime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote1"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote2"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc"&gt;2&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;J.Fourié, prefàcia de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Racontes e Novèlas del Païs d'Òlt.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote3"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc"&gt;3&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Zefir Bòsc, «&amp;nbsp;Levarai mon capèl&amp;nbsp;»,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt; Cants d'Amont e d'Aval, &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;p. 76-77.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote4"&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Zefir Bòsc, «&amp;nbsp;Sèm los enfants&amp;nbsp;»,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt; - Darrièrs ramèls&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;, p. 11-12.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote5"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc"&gt;5&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;J.Fourié, prefàcia de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Racontes e Novèlas del Païs d'Òlt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, p. 7-8.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Al caire del terrador&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc Le Monastère sous Rodez, 1976.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;strong class="western"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Asuèlhs Reguèrgues,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong class="western"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; Grelh Roergàs, Rodez, 1979.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Contes de la Nalta Viadena&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, Grelh Roergàs, Rodez, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;1981.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;La vinha e lo vin&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, Centre Culturel Occitan du Rouergue, Rodez, 1981.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Laus del majoral Pèire-Auguste Miremont&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc, Vic sur Cère, 1982.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Cants d’Amont e d’Aval,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Grelh Roergàs, Rodez,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 1987.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Racontes&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;del&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Païs Ribieirol&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, Coedicion del CCOR e del Grelh Roergàs, Rodez, 1988.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Les gabarriers de la Haute vallée d’Olt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc Espeyrac 1989&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Cançonièr de la ribièira d’Olt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, © &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Zefir Bòsc – François Bòsc, Espeyrac,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;1995&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;La vigne et le vin du Fel et d’Entraygues&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, © Zefir Bòsc, Espeyrac, 1995.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Les gabarriers du Lot lorsque la haute vallée d’Olt était naviguée,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; Grelh Roergàs, Rodez, 1997 (2&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;ème&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; édition).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Pescas d'Òlt : la pêche ancienne en rives d'Olt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, Éditions Lo convise, Aurillac, 2002.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Occitanie – Pour l’âme occitane- Mémoire de Jean Carbonnel&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;1864-1942&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, © Zefir Bòsc, Espeyrac,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Vieillevie&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;en-Vallée-d'Olt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc, Espeyrac, 2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Transhumances en Aubrac &amp;amp; Carladez, Estivadas,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;© Zefir Bòsc, Espeyrac, 2006&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Espeyrac, vie d’une communauté rurale lors de l’époque révolutionnaire, de 1792 à 1795,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc, Espeyrac, 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Racontes et novèlas del païs d’Òlt,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc, Espeyrac - Le Bosc Nalt, 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Notre village, Golinhac&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; [participation au comité de rédaction], Foyer Rural Golinhac, 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Promenade en vallée d’Olt de St Laurent d’Olt à Livinhac en Rouergue,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; Cercle occitan du Haut-Rouergue «&amp;nbsp;Sus las piadas de Josèp Vaylet&amp;nbsp;», Espalion, 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Écrits en langue d’oc &amp;amp; auteurs occitans du Haut-Rouergue,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; Cercle occitan du Haut-Rouergue «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Sus las piadas de Josèp Vaylet&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;», Espalion, 2010.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Contes &amp;amp; poëmas de pelegrins&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; Cercle occitan du Haut-Rouergue «&amp;nbsp;Sus las piadas de Josèp Vaylet&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; Espalion&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2011&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Espeyrac – Patrimoine communal et religieux&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;© Zefir Bòsc, Espeyrac,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2011.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Los bilhets del repotegaire&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;a href="https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/s/search.php?lookfor=%22Grelh+Roergs+OnetleChteau%22&amp;amp;type=publisher&amp;amp;submit=Chercher"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;Grelh Roergàs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; Rodez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2013&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Fel en vallée d'Olt : Son vignoble, sa rivière&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, © Zefir Bòsc, Espeyrac, 2014.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;La paroisse de Ginolhac en Rouergue,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;© Zefir Bòsc, Espeyrac,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2015.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Flore occitane du Massif Central (Aveyron et Cantal)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, Grelh Roèrgas, Rodez, 2016.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Memòrias d’un vailet de bòria&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, Cercle occitan du Haut-Rouergue «&amp;nbsp;Sus las piadas de Josèp Vaylet&amp;nbsp;», Espalion,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2016.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Darrièrs ramèls&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong class="western"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Grelh Roergàs, Rodez,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2017.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;La vinha e lo vin&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;strong class="western"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Grelh Roergàs, Rodez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; 2018, [réédition de 1981].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Barques et bacs de la région d’Entraygues&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong class="western"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;, Grelh Roergàs, Rodez, 2020.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Aubrac, Viadène et Carladez, poèmes et chants d’hier, d’aujourd’hui et de demain&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; «&amp;nbsp;Les Amis de Joseph Vaylet – Occitans en Roergue-Naut&amp;nbsp;», Espalion 2020&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Cresta / Crestes&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt; © Zefir Bòsc Espeyrac 2020&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;h2 class="western" style="margin-top: 0.85cm; margin-bottom: 0.64cm;"&gt;&lt;span style="color: #0070c0;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h2 class="western" align="JUSTIFY"&gt;Sorsas&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Documents establits per Zefir Bòsc&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; el meteis, e transmetuts a l'associacion &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Les Amis de Joseph Vaylet-Occitans en Roergue-Naut&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;»&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;. L'Associacion foguèt fondada per Josèp Vaylet lo 1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;èr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; de mai de 1982 e Z.Bòsc n'èra l'un dels co-fondadors.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Puèi, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://amisjosephvaylet.fr/?page_id=1559"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Z.Bòsc, amic e executor testamentari de Josèp Vaylet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, reviscolèt l'associacion en 2013 e n'ocupèt lo pòste de Vice-President&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;: un trabalh de conselh, de memòria e de creacion fins a son darrièr badalh lo &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://amisjosephvaylet.fr/?page_id=1722"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;25 de novembre de 2020&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="oc-FR"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;Obratges consultats&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Revista &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Lou Felibrige&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; n° 322 ( janv.- fev. de 2021)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Joan &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Fourié&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, 2&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;ème&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; édition, Aix, Felibrige, 2009.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://amisjosephvaylet.fr/?page_id=1504"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Prefacis, abans-prepauses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, 4&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;enas&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; de cobèrta d'obratges de Z. Bòsc (autorizacion de publicacion dels enfants de Z. Bòsc)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Elements d’autobiografia contengut dins los obratges &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Asuèlhs&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;reguèrgues&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Al caïre del terrador&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Racontes&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;del&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; país &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;ribièiròl&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Pescas&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;d'Òlt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; (1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;ièira&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; e 2&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;nda&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; edicions), &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Aubrac&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Viadène&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Carladez&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Racontes e novèlas del país d'Òlt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Memòrias&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;d'un&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;vailet de bòria&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;La vinha e lo vin&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Cançonièr de la ribièira d'Òlt&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Les gabarriers du Lot,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;i&gt;Transhumances&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Omenatges, dichas e articles de premsa, per sos obsèquis lo 30 de novembre de 2020 e per&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt; son &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="https://amisjosephvaylet.fr/?page_id=1718"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;Cap de l'An, lo 27 de novembre de 2021&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="oc-FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Associacion « Les Amis de Joseph Vaylet- Occitans en Roergue-Naut » : Éliane Moisset, Presidenta / Gérard Ferrand, Secretari / Jean Moisset, Gestionari del siti internet de l'Associacion.</text>
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                <text>2022-01-31, Blandine Delhaye </text>
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                <text>Martel, Philippe</text>
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                <text>Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Les Amis de Joseph Vaylet- Occitans en Roergue-Naut, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.</text>
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                <text>Haute Vallée d'Olt (France)</text>
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                <text>Creative commons = BY - NC - ND</text>
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            <name>Is Part Of</name>
            <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
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                <text>Grelh roergàs</text>
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                <text>Félibrige</text>
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                <text>Escloupeto de Rodés</text>
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                <text>Lous Castelous de Senergas</text>
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                <text>Cercle occitan du Haut-Rouergue</text>
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                <text>Les Amis de Joseph Vaylet - Occitans en Roergue-Naut</text>
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                <text>Clément Besombes (1937-2010)</text>
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                <text>&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Né le 11 octobre 1937 à Canines, commune de Teissières-les-Bouliès (Cantal), mort le 21 décembre 2010 à Mauriac (Cantal)&amp;nbsp;; PEGC dans le Cantal&amp;nbsp;; militant du SNI&amp;nbsp;; militant communiste&amp;nbsp;; conseiller municipal de Mauriac. Membre du Félibrige et de l’IEO, enseignant d’occitan au lycée de Mauriac, fondateur de l’association folklorique la Miramontesa et de l’Escola felibrenca de Mauriac. L’occitan languedocien est sa langue maternelle, dans la forme du Carladez. Il emploiera ensuite la forme auvergnate pratiquée à Mauriac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Formes référentielles :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;BESOMBES Clément, Jean, Bernard (Etat civil)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;span style="color: #250000;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, serif;"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes du nom :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, serif;"&gt; Clemens d’O Canino (d’après le nom du lieu-dit de sa naissance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clamenç Besombes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clamenç Besomba&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&#13;
&lt;p&gt;Fils d’agriculteurs socialistes, une particularité de l’ouest du Cantal, proche du Quercy voisin, Clément Besombes reçoit les premiers sacrements catholiques. Il est élève de l’École normale d’instituteurs d’Aurillac et exerce comme instituteur à Salers (1958-1959), puis à Ydes (1959-1968) où il enseigne l’espagnol comme PEGC. &lt;br /&gt;Il devient ensuite professeur d’enseignement général au collège puis au lycée de Mauriac jusqu’à sa retraite en 1997. &lt;br /&gt;Il effectue son service militaire dans un régiment de zouaves en Algérie (novembre 1960-septembre 1962).&lt;br /&gt;Membre du Parti communiste français depuis 1962, avec des fonctions locales puis départementales (de 1965 à 1997). En 1978, il devient président de l’Association des élus communistes et républicains du Cantal, lors de sa création.&lt;br /&gt;Clément Besombes, secrétaire cantonal du Syndicat national des instituteurs, a fait partie du comité départemental de la FEN (Fédération de l’éducation nationale). Il adhére par la suite à la CGT-Education. Militant de la Fédération des œuvres laïques, il présidait un groupe de défense des traditions.&lt;br /&gt;Il se marie en mars 1959 à Chalvignac (Cantal) avec une institutrice. Ils ont eu trois enfants.&lt;br /&gt;Clément Besombes, en tête de la liste de gauche aux élections municipales de Mauriac en 1977, devient conseiller municipal minoritaire et conserve son siège en 1983 et en 1989, jusqu’à sa démission en 1990. Candidat pour le conseil général dans les cantons de Saignes en 1961 et 1970, puis de Mauriac en 1973, 1979, 1985. Il est le candidat suppléant d’Alain Cousin aux élections législatives dans la deuxième circonscription (Saint-Flour-Mauriac) en 1978. Ils obtinrent 12,6&amp;nbsp;% des suffrages, derrière les socialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagements dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clément Besombes avait fréquenté le Collège d’Occitanie, puis les universités de Clermont-Ferrand 2, de Montpellier 3 et de Valence (Espagne). Licencié en langue et civilisation d’oc, il a obtenu l’ouverture d’une option d’occitan au lycée Marmontel de Mauriac. Il coordonne plusieurs projets d’action éducative avec ses élèves, souvent à base de collectages. Ces projets donnent lieu à l’édition de plaquettes ronéotées, systématiquement saluées en avant-propos par ses proviseurs successifs&lt;br /&gt;Il participe aux activités de la FELCO – Fédération des enseignants de langue et culture d’oc.&lt;br /&gt;Félibre depuis 1962, mestre d’òbra en 1981, majoral en 1994 (cigale de la Narbonnaise où il succède au majoral limousin Raymond Buche), sendic d’Auvergne, il fonde à Mauriac, après son arrivée en 1968, plusieurs associations félibréennes&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;L’Escòla felibrenca de Mauriac, en 1974, dont il est le capiscòl et qui publie quelque temps le bulletin ronéoté Buta&amp;nbsp;!. Nous avons pu consulter les numéros 6 et 10 de ce bulletin rédigé en occitan qui contient des informations sur la vie de L’escòla ainsi que des textes et informations diverses sur la vie locale, le petit patrimoine (croix), les écrivains de langue d’oc, notamment Julien Galéry dont C. Besombes publiera en 2000 un recueil de textes inédits précédés par une présentation de l’auteur et de son œuvre. &lt;br /&gt;La Miramontesa, dont le nom, note Noël Lafon, est inspiré par les ruines proches du château de Miremont. Besombes connaît bien les danses folkloriques, puisque passé par La Bourrée d’Aurillac, puis par le groupe très connu du Terradour flouricat. Cependant, note encore Lafon, le groupe ne s’en tient pas à des spectacles folkloriques, il organise également des collectages.&lt;br /&gt;Il fonde à Mauriac au début des années 1990 le Musée conservatoire des traditions rurales, qu’il appelle d’abord l’Ostau roge, et qui porte désormais son nom&amp;nbsp;: https://www.auvergne-destination-volcans.com/fiches/musee-conservatoire-des-traditions-rurales-clement-besombes/.&lt;br /&gt;Il publie de nombreuses chroniques en occitan dans le journal Le Réveil de Mauriac, ou dans l’hebdomadaire communiste départemental, Le Cantal ouvrier et paysan (signant «&amp;nbsp;Clemens d’O Canino&amp;nbsp;»). Il dirige des numéros spéciaux de la revue de la maintenance occitane d’Auvergne, La Cabreta. L’ouvrage de Noël Lafon qui est une de nos sources répertorie plus d’une centaine de ses chroniques dans cette revue.&lt;br /&gt;À ces divers titres, il a été promu chevalier des Arts et lettres en l’an 2000.&lt;br /&gt;Il continue son activité occitane après sa retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie Clément Besombes&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Las Parpandejadas&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;, éd. bilingue occitan-français, préface de Joan Fay, Majoral del Felibrige, Mauriac, 1986.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;La tradition orala dins lo Parlar Mauriagués&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;, projet d’action éducative, année scolaire 85-86, Collège et Lycée de Mauriac, Cantal, plaquette ronéotée, 23 p. recto simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Francés Demurat&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt; (1766-1838), occitanista e temònh de la Revolucion, &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;élèves occitanistes du lycée, dir. Clément Besombes, PAE 88-89, lycée Marmontel, 15200, Mauriac, decembre de 1989, brochure ronéotée, non paginée, 21 pages recto. Brochure réalisée à partir de manuscrits de Demurat et autres documents d’archives listés en fin de document.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Des semailles aux moissons (la culture traditionnelle des céréales) Recueil de textes / De l’araire al ventadorn (la cultura tradicionala de las cerealas) Recuèlh de tèxtes, &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;PAE occitan, 1991-1992, non paginé, 21 p.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Inédits de Julian Galéry&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;, edicions de la Cabreta, 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Source&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Jean Fourié, Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours, 2&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;ème&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt; éd. Felibrige, Aix, 2009. [1&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;ère&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt; éd. 1994)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Jacques Girault et Vincent Flauraud, notice du MAITRON, largement reproduite ici grâce à l’aimable autorisation de Jacques Girault, qui s’est appuyé sur des entretiens avec Besombes&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;https://maitron.fr/spip.php?article16581, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 25 mars 2018. Cette notice cite les archives suivantes&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, serif;"&gt;Archives Parti communiste français. Renseignements fournis à J. Girault par l’intéressé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Cantal ouvrier et paysan&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, serif;"&gt;, 28 février 1970, 8 mars 1970, 1er septembre 1973, 22 septembre 1973, 2 octobre 1976, 30 octobre 1976, 20 novembre 1976, 9 avril 1977, 16 avril 1977, 4 juin 1977, 24 décembre 1977, 28 janvier 1978, 27 janvier 1979, 11 juin 1994, 1er juillet 2000, 1er novembre 2011. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Noël Lafon, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Écrits occitans cantaliens. Dix siècles d’écrits occitans&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt; (XI-XXI&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt; siècles). Notice Besombes&amp;nbsp;: p. 689-693.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Échanges avec madame Monique Besombes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Nécrologie dans le quotidien &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;La Montagne&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;, décembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote1"&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; page-break-before: always;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;�&lt;/sup&gt; Ainsi orthographié sur la couverture. Les textes produits en classe, de même que les documents photocopiés hésitent entre «&amp;nbsp;de Murat&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Demurat&amp;nbsp;», la première forme est cependant la plus fréquente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;</text>
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                <text>CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)</text>
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                <text>Recherche en domaine occitan (Montpellier)</text>
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                <text>2021-10-06, Blandine Delhaye</text>
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                <text>Lespoux, Yan </text>
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                <text>Martel, Philippe </text>
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                <text>Verny, Marie-Jeanne</text>
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                <text>Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Marie-Jeanne Verny , ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.</text>
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                <text>Teissières-les-Boulies (Auvergne-Rhône-Alpes)</text>
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                <text>Mauriac (Auvergne-Rhône-Alpes)</text>
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                <text>Syndicat national des instituteurs (SNI)</text>
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                <text>Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc (F.E.L.C.O.)</text>
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                <text>Confédération Générale du Travail (CGT)</text>
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          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Rousset, Robert (1927-2020) </text>
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                <text>&lt;p align="justify"&gt;Robert Rousset, originaire de Lozère, majoral du Félibrige en 1994 a œuvré toute sa vie pour la survie et la qualité de sa langue maternelle et de façon générale pour la défense du patrimoine du Gévaudan.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formes référentielles :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Rousset, Robert&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Forme occitane :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Rousset, Robèrt&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Ainé de dix enfants, Robert Rousset est né le 11 octobre 1927 au Villaret commune de Gabrias, Lozère) entre Lot et Colagne. D’une famille de paysans, sa langue maternelle a été, cela va sans dire, le «&amp;nbsp;patois&amp;nbsp;» et il l’a faite sienne toute sa vie. Il disait souvent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la première façon d’être est de faire vivre sa langue maternelle&amp;nbsp;». Il commence ses études à l’école de La Lichière, puis au petit séminaire de Marvéjols, où il fait des études de lettres classiques et à Langogne ave l’abbé Vialet. &lt;br /&gt;Après une licence de droit à Montpellier, il «&amp;nbsp;monte&amp;nbsp;» à Paris et réussit le concours d’inspecteur des impôts. En 1972, il quitte l’Administration pour prendre le poste de rédacteur en chef d’une revue nationale d’actualités fiscales et devient avocat fiscaliste. Marié en 1956 avec Louisette Meissonier, ils ont eu trois enfants, Sylvie, Christine et Arthur. Attaché au pays, il revenait dès qu’il pouvait en Lozère et depuis 1956 mai surtout à Rieutort-de-Randon où il avait acheté une maison. &lt;br /&gt;Homme rigoureux, il affirmait son point de vue avec détermination et avait horreur de «&amp;nbsp;l’à-peu-près&amp;nbsp;». Il aimait aussi chasser dans les bois et parler occitan avec ses amis lozériens. Il était bon photographe (Voir la photo de la pierre mystérieuse qui illustre la couverture du Dictionnaire occitan-français Dialecte Gévaudanais.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagements dans le renaissance d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Notre langue était pour lui une véritable passion. Il en étudia seul la grammaire, les dialectes, surtout le dialecte du Gévaudan. Dans sa lettre de condoléances, Alan Pantel, un ami occitaniste de Lozère, écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Et de s’investir, de faire des recherches, d’équarrir los mots, de les passer au crible.&amp;nbsp;» &lt;br /&gt;Il était adhérent de nombreuses associations&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les amis de la langue d’oc - L’association des félibres de Paris, La veillée d’Auvergne, L’Association des Lozériens de Paris, l’association des amicales lozériennes de France&lt;/em&gt;. Il fut, en 1989, parmi les fondateurs de &lt;em&gt;l’Escolo gabalo&lt;/em&gt;. Il apportait dans ses associations sa grande culture, son savoir et sa rigueur. Il participait aussi à l’Association internationale d’études occitans (AIEO - &lt;a href="http://www.aieo.org/"&gt;http://www.aieo.org/&lt;/a&gt;) qui rassemble de chercheurs de toutes disciplines sur la matière d’oc, avec de nombreuses publications et un grand congrès tous les 3 ans. Il avait participé également, en 2009, au 2nd colloque de la Sorbonne «&amp;nbsp;Langues et cultures régionales de France, 10 ans après&amp;nbsp;», ainsi que le note Fanch Broudic, lors de la table ronde «&amp;nbsp;Le rôle des associations dans les politiques en faveur des langues régionales.&amp;nbsp;» Il y soulignait, selon Broudic, que «&amp;nbsp;La force et la faiblesse de la langue d'oc, c'est qu'elle concerne 30 départements et six régions. Ce qui génère des problèmes insolubles pour les associations&amp;nbsp;: elles sont confrontées à une multitude d'interlocuteurs.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;Engagé au Félibrige dès 1984 après la Sainte Estelle de Sceaux, il participa à l’organisation de celle de Mende en 1992 qui fut une réussite. Élu majoral en 1994 (cigale de la Jeanne ou de Mussidan) en remplacement de Sylvain Toulze, participait activement à toutes les réunions. &lt;br /&gt;Une de ses œuvres, où il avait mis tout son savoir, toute sa rigueur et sa détermination est la rédaction du &lt;em&gt;Dictionnaire occitan-français dialecte gévaudanais&lt;/em&gt; avec Émile Tichet (Milomilou), Aimé Molinier, Aimé Ramadier et Prosper Rambier. Le dialecte du Gévaudan selon Pierre Bec : « appartient au languedocien septentrional tout comme le rouergat et l’aurillacois mais il est en même temps proche du languedocien oriental et aussi du provençal. » Il faut cependant préciser qu’une partie de la haute Lozère parla auvergnat. Ce dialecte avait bien sûr une grammaire, notamment la &lt;em&gt;Grammaire Lozérienne&lt;/em&gt; de Léon Teissier 1, mais aucun de dictionnaire. On peut dire aussi que les auteurs du Gévaudan ont toujours transposé, dans leur façon d’écrire, ce que leurs oreilles entendaient, c’est-à-dire qu’ils ont employé une graphie sans vraies règles d’orthographe. &lt;br /&gt;La gageure de ce dictionnaire a été de concilier des conceptions graphiques différentes : faire figurer les mots écrits dans une graphie la plus proche de celle d’Alibert. Une autre particularité, un trésor pour plus d’un usager : chaque mot d’appel est suivi de son équivalent en graphie classique que los élèves apprennent dans les &lt;em&gt;calandretas&lt;/em&gt; et les classes bilingues de l’enseignement public. Pour mener à bien ce travail de bénédictin, les auteurs sont partis de fiches établies auparavant par Félix Remize, surnommé lo Grelhet [le Grillon] (1865-1941) grand défenseur de la langue et écrivain d’oc, et d’un lexique de Jean David déposé aux archives départementales de Lozère. À propos du Grelhet, on peut dire que c’est sous l’impulsion de de Robert Rousset qu’une stèle a été édifiée en son honneur à Mende. Robert Rousset s’inspirait aussi des études savantes de Charles Camproux (1908-1994), originaire de Marseille, qui avait commencé sa carrière de professeur de lettres en Lozère 2. &lt;br /&gt;Robert Rousset écrivait aussi dans le journal &lt;em&gt;La Lozère Nouvelle, les revues Le Félibrige, et Lou Païs – Revue Régionale du Gévaudan et des Cévennes&lt;/em&gt;. Il ne s’intéressait pas seulement à la langue mais à tout le patrimoine du Gévaudan. À l’origine de l’association &lt;em&gt;Promotion du patrimoine lozérien&lt;/em&gt;, dirigée per Jean-Paul Mazot rédacteur de la revue &lt;em&gt;Société des lettres Sciences et Arts de la Lozère&lt;/em&gt;, il soutenait, avec Louisette, son épouse, la cause des danses folkloriques et les chanteurs occitans. Il avait écrit une belle préface pour le CD &lt;em&gt;Sanflorada per deman &lt;/em&gt;3. Il y saluait «&amp;nbsp;la noble langue d’oc, celle-là même qu’illustrèrent nos troubadours (trobadors), eux dont la lyrique inspira toute la littérature européenne naissante à l’apogée du Moyen Âge. Certains de ces chants portent la marque de cette influence, tel le &lt;em&gt;Se canta&lt;/em&gt; (attribué à Gaston de Foix et devenu l’hymne occitan par excellence) modestement calqué sur le thème de l’Amor de lònh&amp;nbsp;». Le dernier air, «&amp;nbsp;Tèrra d’Aubrac&amp;nbsp;», chanté par Philippe Vialard nous parle d’une&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tèrra d’Aubrac, tèrra mejana,&lt;br /&gt;Entre Roèrgue et Gavaudan&lt;br /&gt;País de fònts, de blanca lana&lt;br /&gt;Qu’estend l’ivèrn après Totsants,&lt;br /&gt;Siás benlèu freg, mas la marrana&lt;br /&gt;Grepesís pas tos fièrs enfants… 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit d’un texte de Zéphir Bosc, le félibre rouergat, qui est mort deux jours avant Robert Rousset. Tous deux se retrouvaient chaque année à Rodez, au festival &lt;em&gt;Estivada&lt;/em&gt;, où ils tenaient avec d’autres le stand du Félibrige&lt;br /&gt;Robert Rousset était effectivement de ces félibres attachés au travail unitaire pour la langue et la culture aux côtés des occitanistes. Il participa ainsi à plusieurs manifestations « Anem, òc, per la lenga occitana. » 5 (Carcassonne 2005 et 2009, Béziers 2007) et aussi aux réunions d’organisation interassociatives.&lt;br /&gt;Robert Rousset n’a pas écrit à proprement dit de livre en occitan mais il a beaucoup écrit dans cette langue dans les nombreuses revues à la rédaction desquelles il participait. On lui doit entre autres un texte&amp;nbsp;: Lo laus de la durmida, hommage à la sieste, présenté à la Sainte Estelle du Lavandou. En voici un court extrait&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;…E aquí, de se laissar anar, vos dise pas lo benaise… A chap pauc, en parpalejant, puèi en clucant los uèlhs, lo sòm ven plan-planet, un sòm leugièr amb de sòmis agradius que vos fan landrinejar l’imaginari tras los níbols del cèl, mentre que lo cervèl pren la velha. D’unes, pr’aquò, plantan bana per de bon e se botan a roncar coma une orguena… 6&lt;br /&gt;Robert Rousset a publié récemment&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les noms de famille en Gévaudan&lt;/em&gt; (Société des Lettres sciences et arts de la Lozère.) 7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;sup&gt;�&lt;/sup&gt;1- &lt;span style="font-size: small;"&gt;Teissier Léon, &lt;i&gt;Grammaire Lozérienne, &lt;/i&gt;Lou País, 1964. Plaquette de 48 pages illustrée de nombreux dessins en noir et blanc dans le texte. &lt;i&gt;Cahiers du Gévaudan&lt;/i&gt;, n°6. Couverture de S. Tichet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-Il consacra une bonne part de son travail à la linguistique&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/008396140"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / DL 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/065814509"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. 2, [Morphologie, lexicologie]&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/01890307X"&gt;Petit atlas linguistique discursif du Gévaudan&lt;/a&gt;, Centre d'études occitanes, Université Paul-Valéry / [197-]&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/07172382X"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. 1, Phonétique&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/101941072"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. Tome I, Phonétique&lt;/a&gt;Presses Universitaires de France / 1963&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/071723838"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan.... 2, Morphologie. Lexicologie&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/101941102"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. Tome II, Morphologie, lexicologie&lt;/a&gt;, Presses Universitaires de France / 1963&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;sup&gt;�&lt;/sup&gt;3- &lt;span style="font-size: small;"&gt;Disque enregistré au studio de La Nauze par Fabien Salabert en août 2001.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;4- Terre d’Aubrac, terre mitoyenne / entre Rouergue et Gévaudan / pays de sources, de blanche laine / que l’hiver répand après la Toussaint / tu es peut-être froid, mais l’accablement / n’engourdit pas tes fiers enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;sup&gt;�&lt;/sup&gt;5- &lt;a href="https://fresques.ina.fr/borbolh-occitan-fr/videos/liste?theme=80---Politique%20et%20soci%C3%A9t%C3%A9&amp;amp;fiche-media=Occita00056"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;https://fresques.ina.fr/borbolh-occitan-fr/videos/liste?theme=80---Politique%20et%20soci%C3%A9t%C3%A9&amp;amp;fiche-media=Occita00056&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;sup&gt;�6-&lt;/sup&gt;…&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et là, de se laisser aller, je ne vous dise pas le bien-être… Peu à peu, en clignant des paupières, puis en fermant les yeux, le sommeil vient doucement, un sommeil léger avec des rêves agréables qui vous font vagabonder l’imaginaire à travers les nuages du ciel, pendant que le cerveau prend la veille. Certains, cependant, s’endorment [mot à mot&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;plantent la corne&amp;nbsp;»] pour de bon et se mettent à ronfler comme un orgue…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;7-Robert Rousset : &lt;i&gt;Les noms de famille/los noms d’ostals en Gevaudan&lt;/i&gt;, Société des Lettres, sciences et arts de la Lozère, 2019&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;1992, (Aimé Molinier, Prosper Rambier, Robert Rousset, Emile Tichet) Dictionnaire occitan-français : dialecte gévaudanais ; Saint Sauveur de Ayre, l’Escòla gabalo-1992.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;2019, Robert Rousset, Les noms de famille, los noms d’ostals en Gévaudan. Société des Lettres, sciences et arts de la Lozère. &lt;a href="http://www.societedeslettres48.fr/derniere-parution-les-noms-de-	famille-en-gevaudan/"&gt;http://www.societedeslettres48.fr/derniere-parution-les-noms-de- famille-en-gevaudan/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Sources&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p&gt;Entretiens oraux avec Mesdames Louisette Rousset et Pierrette Berengier, majorale du Félibrige. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Revue du Gévaudan, des Causses &amp;amp; Cévennes&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liste des majoraux du Félibrige, classés par cigale&amp;nbsp;: &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_majoraux_du_F%C3%A9librige"&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_majoraux_du_F%C3%A9librige&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Félix Buffière Doyen honoraire de la Faculté libre des lettres à l’institut Catholique de Toulouse, préface du &lt;em&gt;Dictionnaire Occitan Français Dialecte Gévaudanais&lt;/em&gt;, 1992. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fanch Broudic, blog «&amp;nbsp;la langue bretonne&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;a href="http://www.langue-bretonne.org/archives/2011/07/22/21658926.html%20et http://www.langue-bretonne.org/albums/t_le_2e_colloque__langues_regionales__de_la_sorbonne/index.html#lg=1&amp;amp;slide=12. "&gt;http://www.langue-bretonne.org/archives/2011/07/22/21658926.html et http://www.langue-bretonne.org/albums/t_le_2e_colloque__langues_regionales__de_la_sorbonne/index.html#lg=1&amp;amp;slide=12.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joan François Costes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Despartidas&amp;nbsp;», Lo Vira-Solelh, Bulletin électronique de la Société des félibres de Paris. Les amis de la langue d’oc, &lt;a href="http://amilengoc.free.fr/"&gt;http://amilengoc.free.fr/&lt;/a&gt;, 63, ivèrn de 2021, p. 4-5 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Delmas, majoral du Félibrige&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Lettre de condoléances à Madame Rousset&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Fabre, ancien Capoulié du Felibrige. &lt;em&gt;Lettre de condoléances à Madame Rousset&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jan Fourié&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Adieu al majoral Robèrt Rousset&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Lou Felibrige&lt;/em&gt;, 322, p. 33-31. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernard Giely&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Lou majourau Robèrt Rousset&amp;nbsp;», &lt;em&gt;Provenço d’aro&lt;/em&gt;, 372, janvié de 2021, p. 8. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain et Jeanne Pantel&amp;nbsp;: lettre à Louisette Rousset&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p align="justify"&gt;Robèrt Rousset, originari de Losera, majoral del Felibritge en 1994 a obrat tota sa vida per la subrevida et la qualitat de sa lenga mairala e d’un biais general per la defensa del patrimòni del Gavaudan.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Formas referencialas&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Rousset, Robert&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Forma occitanizada&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Rousset, Robèrt&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Ainat de dètz enfants, Robèrt Rousset es nascut en Losera, lo 11 d’octobre 1927 al Vilaret de Gabrias (Losera) entre Òlt e Colanha. D’una familha de païsans, sa lenga mairala foguèt, aquò va sens dire, lo «&amp;nbsp;patés&amp;nbsp;» e la faguèt sieuna sa vida tota. Disiá sovent&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;lo primièr biais d’èstre es de far viure sa lenga mairala&amp;nbsp;». Entamenèt sos estudis a l’escòla de La Lichièira, puèi al pichòt seminari de Maruèjols, ont faguèt d’estudis de letras classicas e a Lengònha ambe l’abat Vialet. &lt;br /&gt;Après una licéncia de drech a Montpelhièr montèt a París e capitèt lo concors d’inspector de las talhas. En 1972, daissèt l’Administracion per prene lo pòste de cap-redactor d’una revista nacionala d’actualitats fiscalas e venguèt avocat fiscalista. Maridat en 1956 ambe Loïseta Meissonièr, aguèron tres enfants, Sylvie, Christine e Arthur. Estacat al país, s’entornava tre que podiá en Losera e despuèi 1956 mai que mai a Riutòrt de Randon ont aviá aquesit un ostal. &lt;br /&gt;Òme rigorós, afortissiá sos vejaires ambe determinacion e aviá orror de «&amp;nbsp;l’aquicòm prèp&amp;nbsp;». Aimava tanben caçar dins los bòsques e parlar occitan ambe sos amics loserians. Èra encara bon fotograf (Veire la fòto de la pèira misteriosa qu’illustra la tampa del &lt;em&gt;Dictionnaire occitan-français Dialecte Gevaudanais&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissença d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;La lenga nòstra èra per el una vertadièra passion. Estudièt sol sa gramatica, los dialèctes e mai que mai lo dialècte gavaudanés. Dins sa letra de condolenças, Alan Pantel, un amic occitanista de Losera, escriguèt&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;E de s’investir, de far de recercas, de chapusar los mots, de los passar al crivèl.&amp;nbsp;» &lt;br /&gt;Èra sòci d’associacions nombrosas&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les amis de la langue d’oc - L’association des félibres de Paris, La velhada d’Auvernha, L’Association des lozèriens de Paris, l’association des amicales lozériennes de France&lt;/em&gt;. Foguèt en 1989, dels fondators de &lt;em&gt;l’Escolo gabalo&lt;/em&gt;. Portava dinsa quelas associacions sa granda cultura, son saber e sa rigor. Obrèt tanben dins l’Associacion internacionala d’estudis occitans (AIEO - &lt;a href="http://www.aieo.org/"&gt;http://www.aieo.org/&lt;/a&gt;) que recampa de cercaires de mantuna disciplina concernissent la matèria d’òc, amb de publicacions nombrosas e un grand congrès cada tres ans. Aviá tanben participat, en 2009, al 2nd collòqui de la Sorbona «&amp;nbsp;Langues et cultures régionales de France, 10 ans après&amp;nbsp;», coma lo nòta Fanch Broudic, al moment de la taula redonde «&amp;nbsp;Le rôle des associations dans les politiques en faveur des langues régionales.&amp;nbsp;» I sotlinhava, segon Broudic, que «&amp;nbsp;La force et la faiblesse de la langue d'oc, c'est qu'elle concerne 30 départements et six régions. Ce qui génère des problèmes insolubles pour les associations&amp;nbsp;: elles sont confrontées à une multitude d'interlocuteurs.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;Felibre tre 1984 aprèp la Santa Estèla de Scèus, participèt a l’organizacion d’aquela de Mende en 1992 que foguèt plan capitada. Elegit majoral en 1994 (cigalo de la Jano o de Mussidan) en remplaçament de Sylvan Toulze, participava activament a totas las acampadas. &lt;br /&gt;Una de sas òbras, ont meteguèt tot son saber, tota sa rigor e sa determinacion es la redaccion del &lt;em&gt;Dictionnaire occitan-français dialecte gévaudanais&lt;/em&gt; ambe Emilo Tichet (Milomilou), Aimat Molinier, Aimat Ramadier e Prosper Rambier. Lo dialècte gevaudanés segon Pèire Bec&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;apartient au languedocien septentrional tout comme le rouergat et l’aurillacois mais il est en même temps proche du languedocien oriental et aussi provençal.&amp;nbsp;» Cal apondre pr’aquò que tota una partida de la nauta Losera parla auvernhat. De segur aquel dialècte aviá una gramatica, per ne ‘n citar qu’una, la &lt;em&gt;Grammaire Lozérienne&lt;/em&gt; de Léon Teissier1, mas pas cap de diccionari. Se pòt dire tanben que, de totjorn, los autors gevaudaneses an transpausat, dins lor biais d’escriure, çò que lors aurelhas ausissián, es a dire una escritura sens vertadièras règlas ortograficas. &lt;br /&gt;L’escomesa d’aquel diccionari es estat de conciliar de concepcions graficas diferentas : faire figurar los mots escriches dins una ortografia la mai prèp d’aquela d’Alibert. Una autra particularitat, un tresòr per mai d’un, cada mot d’apèl es seguit de son equivalent en grafia classica que los escolièrs aprenon la lenga aital dins las calandretas e las classas bilingüas de l’ensenhament public. Per menar a bon pro aquel trabalh de benedictin partiguèron de fichas establidas aperabans per Felix Remize, escaisnommat lo Grelhet (1865-1941) grand defensor e escrivan de nòstra lenga, e d’un lexic de Jean David depausat als archius departamentals de Losera. A prepaus del Grelhet, se pòt dire qu’es a l’estigança de Robèrt Rousset qu’una estèla foguèt edificada a son onor a Mende. Robèrt Rousset s’inpirèt tanben dels estudis sabents de Carles Camprós (1908-1994), originari de Marselha mas que comencèt sa carrièra de professor de letras en Losera2. &lt;br /&gt;Robèrt Rousset escriviá tanben dins lo jornal &lt;em&gt;La Lozère Nouvelle&lt;/em&gt;, la revista &lt;em&gt;Le Félibrige, e Lou Païs Revue Régionale du Gévaudan et des Cévennes&lt;/em&gt;. S’interessava pas solament a la lenga mas a tot lo patrimòni del Gavaudan. A l’origina de l’associacion Promotion du patrimoine lozérien, capdelada per Jean-Paul Mazot redactor de la revista Société des lettres Sciences et Arts de la Lozère, sostenguèt, ambe Loïseta, son esposa, la causa de las dansas folcloricas e los cantaires occitans. Prefacèt remirablament lo CD Sanflorada per deman 3. I saludava « la noble langue d’oc, celle-là même qu’illustrèrent nos troubadours (trobadors), eux dont la lyrique inspira toute la littérature européenne naissante à l’apogée du Moyen Âge. Certains de ces chants portent la marque de cette influence, tel le Se canta (attribué à Gaston de Foix et devenu l’hymne occitan par excellence) modestement calqué sur le thème de l’Amor de lònh ». L’èr darrièr, « Tèrra d’Aubrac », cantat per Philippe Vialard nos parla d’una&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tèrra d’Aubrac, tèrra mejana,&lt;br /&gt;Entre Roergue e Gavaudan&lt;br /&gt;País de fònts, de blanca lana&lt;br /&gt;Qu’estend l’ivèrn après Totsants,&lt;br /&gt;Siás benlèu frèg, mas la marrana&lt;br /&gt;Grepesís pas tos fièrs enfants… 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agís aquí d’un tèxt de Zefir Bòsc, lo felibre roergat, que moriguèt 2 jorns abans Robèrt Rousset. Totes dos se retrovavan cada annada a Rodés, per las Estivadas, a téner amb d’autres l’estand del Felibritge&lt;br /&gt;Robèrt Rousset èra efèctivament d’aqueles felibres estacats al trabalh unitari per la lenga e la cultura a costat dels occitanistas. Participèt tanben a mantuna manifestacion « Anem òc per la lenga occitana. »5 (Carcassona 2005 e 2009, Besièrs 2007) e mai als acamps d’organizacion.&lt;br /&gt;Robèrt Rousset a pas escrich de libre en occitan mas a fòrça escrich en occitan dins las revistas nombrosas que i collaborava. Li devèm entre-autres un texte «&amp;nbsp;Lo laus de la durmida&amp;nbsp;», omenatge al prangeiron presentat a la Santa Estela del Lavandou. Ne vaquí un cort extrach&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;…E aquí, de se laissar anar, vos dise pas lo benaise… A chap pauc, en parpalejant, puèi en clucant los uèlhs, lo sòm ven plan-planet, un sòm leugièr ambe de somis agradius que vos fan landrinejar l’imaginari tras los níbols del cèl, mentre que lo cervèl pren la velha. D’unes pr’aquò, plantan bana per de bon e se botan a roncar coma una orguena…&lt;br /&gt;Robèrt Rousset a publicat recentament Les noms de famille en Gévaudan (Société des Lettres, sciences et arts de la Lozère.) 6&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;1- &lt;span style="font-size: small;"&gt;Teissier Léon, &lt;i&gt;Grammaire Lozérienne, &lt;/i&gt;Lou País, 1964. Plaquette de 48 pages illustrée de nombreux dessins en noir et blanc dans le texte. &lt;i&gt;Cahiers du Gévaudan&lt;/i&gt;, n°6. Couverture de S. Tichet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-&lt;/span&gt;Que i consacrèt bona part de son trabalh de linguista&lt;/p&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/008396140"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / DL 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/065814509"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. 2, [Morphologie, lexicologie]&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/01890307X"&gt;Petit atlas linguistique discursif du Gévaudan&lt;/a&gt;, Centre d'études occitanes, Université Paul-Valéry / [197-]&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/07172382X"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. 1, Phonétique&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/101941072"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. Tome I, Phonétique&lt;/a&gt;Presses Universitaires de France / 1963&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/071723838"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan.... 2, Morphologie. Lexicologie&lt;/a&gt;, Presses universitaires de France / 1962&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/101941102"&gt;Essai de géographie linguistique du Gévaudan. Tome II, Morphologie, lexicologie&lt;/a&gt;, Presses Universitaires de France / 1963&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;sup&gt;�&lt;/sup&gt;3- &lt;span style="font-size: small;"&gt;Disque enregistré au studio de La Nauze par Fabien Salabert en août 2001.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;4- Terre d’Aubrac, terre mitoyenne / entre Rouergue et Gévaudan / pays de sources, de blanche laine / que l’hiver répand après la Toussaint / tu es peut-être froid, mais l’accablement / n’engourdit pas tes fiers enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;sup&gt;�&lt;/sup&gt;5- &lt;a href="https://fresques.ina.fr/borbolh-occitan-fr/videos/liste?theme=80---Politique%20et%20soci%C3%A9t%C3%A9&amp;amp;fiche-media=Occita00056"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;https://fresques.ina.fr/borbolh-occitan-fr/videos/liste?theme=80---Politique%20et%20soci%C3%A9t%C3%A9&amp;amp;fiche-media=Occita00056&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;6-Robert Rousset : &lt;i&gt;Les noms de famille/los noms d’ostals en Gevaudan&lt;/i&gt;, Société des Lettres, sciences et arts de la Lozère, 2019&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;1992, (Aimé Molinier, Prosper Rambier, Robert Rousset, Emile Tichet) Dictionnaire occitan-français : dialecte gévaudanais ; Saint Sauveur de Ayre, l’Escòla gabalo-1992.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;2019, Robert Rousset, Les noms de famille, los noms d’ostals en Gévaudan. Société des Lettres, sciences et arts de la Lozère. &lt;a href="http://www.societedeslettres48.fr/derniere-parution-les-noms-de-	famille-en-gevaudan/"&gt;http://www.societedeslettres48.fr/derniere-parution-les-noms-de- famille-en-gevaudan/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Ressorças&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p&gt;Entretiens oraux avec Mesdames Louisette Rousset et Pierrette Berengier, majorale du Félibrige. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Revue du Gévaudan, des Causses &amp;amp; Cévennes&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liste des majoraux du Félibrige, classés par cigale&amp;nbsp;: &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_majoraux_du_F%C3%A9librige"&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_majoraux_du_F%C3%A9librige&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Félix Buffière Doyen honoraire de la Faculté libre des lettres à l’institut Catholique de Toulouse, préface du &lt;em&gt;Dictionnaire Occitan Français Dialecte Gévaudanais&lt;/em&gt;, 1992. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fanch Broudic, blog «&amp;nbsp;la langue bretonne&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;a href="http://www.langue-bretonne.org/archives/2011/07/22/21658926.html%20et http://www.langue-bretonne.org/albums/t_le_2e_colloque__langues_regionales__de_la_sorbonne/index.html#lg=1&amp;amp;slide=12. "&gt;http://www.langue-bretonne.org/archives/2011/07/22/21658926.html et http://www.langue-bretonne.org/albums/t_le_2e_colloque__langues_regionales__de_la_sorbonne/index.html#lg=1&amp;amp;slide=12.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joan François Costes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Despartidas&amp;nbsp;», Lo Vira-Solelh, Bulletin électronique de la Société des félibres de Paris. Les amis de la langue d’oc, &lt;a href="http://amilengoc.free.fr/"&gt;http://amilengoc.free.fr/&lt;/a&gt;, 63, ivèrn de 2021, p. 4-5 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Delmas, majoral du Félibrige&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Lettre de condoléances à Madame Rousset&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Fabre, ancien Capoulié du Felibrige. &lt;em&gt;Lettre de condoléances à Madame Rousset&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jan Fourié&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Adieu al majoral Robèrt Rousset&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Lou Felibrige&lt;/em&gt;, 322, p. 33-31. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernard Giely&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Lou majourau Robèrt Rousset&amp;nbsp;», &lt;em&gt;Provenço d’aro&lt;/em&gt;, 372, janvié de 2021, p. 8. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain et Jeanne Pantel&amp;nbsp;: lettre à Louisette Rousset&lt;/p&gt;</text>
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                <text>CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)</text>
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                <text>Recherche en domaine occitan (Montpellier)</text>
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                <text>2021-03-04, Blandine Delhaye</text>
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                <text>&lt;img src="https://occitanica.eu/illustrations/CC88x31.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Philip, Emile, ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.</text>
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                <text>Fédératicion de las amicalas loserianas de França</text>
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                <text>Lou Païs</text>
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                <text>Vilaret de Gabrias (Lozère)</text>
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                <text>Rieutòrt de Randon (Lozère)</text>
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                <text>Paris (France)</text>
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                <text>Beaumadier, Léonce (1893-1980)</text>
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                <text>&lt;p align="justify"&gt;Frédéric Léonce Beaumadier, dit Léonce Beaumadier (1893-1980), est un folkloriste biterrois, spécialisé dans le collectage et l'étude des danses, des chants, des musiques et instruments traditionnels du Bas-Languedoc.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;Identité&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Formes référentielles :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Beaumadier, Léonce (1893-1980)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Beaumadier, Frédéric Léonce Clément (Forme complète d'état-civil)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chantre du hautbois (pseudonyme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Frédéric Léonce Beaumadier, dit Léonce Beaumadier, est né à Béziers à la fin du XIXe siècle dans une famille bourgeoise. Ses parents, Numa et Philippine Beaumadier, sont boulangers avenue du Colonel d'Ornano ; ils orientent Léonce vers des études de pharmacie à Montpellier. Parallèlement, Léonce pratique la clarinette, le hautbois traditionnel, et assiste avant la Grande guerre à de nombreuses fêtes populaires.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Léonce Beaumadier avait entamé à l'Estudiantina de Béziers deux formations, de joueur de mandoline, et d'hautboïste classique, interrompues par son engagement volontaire en 1913, puis par la mobilisation d'août 1914. Nommé caporal au 119e régiment d'infanterie, il est gravement blessé par des éclats d'obus de 210 millimètres le 19 août 1915, puis il est victime d'un écrasement thoracique dû à l'effondrement de son poste avancé lors des batailles de l'Artois, à Neuville Saint-Vaast. Dès lors, Léonce Beaumadier doit renoncer prématurément à la pratique de la danse et surtout à celle du hautbois traditionnel du Bas-Languedoc pour lequel désormais le souffle lui manque.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Après l'obtention de son diplôme d'herboriste, il devient droguiste et s'installe dans une pharmacie-droguerie-herboristerie au 33 rue Boëldieu, à Béziers, dès 1922. Il rencontre Marie-Louise Amalric, sa future femme, qui deviendra costumière des formations folkloriques dont Léonce Beaumadier sera le responsable à partir de 1937.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;De leur mariage naissent deux fils, Philippe et Paul, tous deux prêtres dans le Biterrois. Le premier décède prématurément de la tuberculose à l'âge de 25 ans, tandis que Paul, ordonné prêtre à Sète puis à Béziers, assiste son père dans ses travaux de recherches et de sauvegarde du patrimoine immatériel bas-languedocien. Léonce Beaumadier mène une vie professionnelle discrète et confortable, ce qui lui permet détudier le folklore local, discipline nouvelle dans la France de l'Entre-deux guerres. Pendant l'Occupation, Léonce Beaumadier répond aux demandes d'organisation de spectacles folkloriques qui émanent de l'administration, mais également des prisonniers de guerre en Allemagne. À la Libération, Léonce Beaumadier reprend ses collectages, mais il contracte une maladie articulaire au niveau des mains et des doigts, ce qui le contraint à renoncer définitivement à toutes les pratiques instrumentales.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagements dans le renaissance d’oc&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Après une jeunesse très studieuse, et une Grande guerre douloureuse, Léonce Beaumadier se découvre une passion quasi-obsessionnelle pour le hautbois traditionnel du Bas-Languedoc, pour les danses populaires de la région et pour leur collectage.&lt;br /&gt;Avec &lt;i&gt;Clardeluno&lt;/i&gt; (&lt;a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2078"&gt;Jeanne Barthès&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;!-- Faire des liens sur leurs fiches “vidas” ?  --&gt;&lt;/span&gt;), Auguste Domergue (dit &lt;i&gt;Frigoulet de la Gardiolo&lt;/i&gt;) et Léon Cordes, Léonce Beaumadier est le co-fondateur, de L'&lt;i&gt;Escolo Trencavel&lt;/i&gt;, école félibréenne au sein de laquelle il dirige une section de danses traditionnelles costumées à partir de 1937. La même année, dès la création de la revue &lt;i&gt;Trencavel&lt;/i&gt;, il entreprend une grande enquête sur le folklore du Bas-Languedoc auprès des derniers pratiquants.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;Devenu membre du Félibrige, distingué par une cigale d'argent en 1942 et discrètement récompensé aux Jeux floraux de Roussillon de 1960, Beaumadier entreprend la sauvegarde du folklore local menacé par l'industrialisation et l'exode rural. Il collecte et rédige, de 1937 à 1980, une masse colossale de notes manuscrites, et théorise l'évolution des principales danses, notamment celles du Chevalet et des Treilles. Il collectionne tous les ouvrages et toutes les revues qui traitent de culture régionale en langue d'oc.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;Il procède également à l'enregistrement sonore sur bandes magnétiques des derniers ménétriers, et sauvegarde le répertoire traditionnel des frères Emilien et Edouard Briançon, de Michel Biau, de Léon Larose et de Pierre-Joseph Cavaillé dit &lt;i&gt;Lo Gueil, &lt;/i&gt;dernier joueur de fifre d'une longue descendance à Vendres.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;À la mort de Léonce Beaumadier, le fonds est dispersé entre les héritiers directs, l'&lt;i&gt;Escolo Trencavel&lt;/i&gt; et le groupe folklorique local, &lt;i&gt;les Jardinières de l'Orb&lt;/i&gt;. Une partie importante de ses notes a été déposée au musée du Biterrois par l'&lt;i&gt;Escolo Trencavel &lt;/i&gt;dont il fut un temps le &lt;i&gt;Capiscol&lt;/i&gt;. Aujourd'hui, le fonds Léonce Beaumadier est réuni dans son intégralité dans les locaux de l'association Farandole biterroise- Escolo Trencavel.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2 class="western" align="JUSTIFY"&gt;Bibliographie et Sources&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote1"&gt;Fonds d'archives &lt;i&gt;Léonce Beaumadier&lt;/i&gt;, Farandole biterroise- &lt;i&gt;Escolo Trencavel&lt;/i&gt;, Béziers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge Boyer, &lt;i&gt;Histoire des traditions populaires en Bas-Languedoc&lt;/i&gt;, Le Chameau malin, Béziers, 2019. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revue &lt;i&gt;Trencavel&lt;/i&gt;, Béziers, 1937-1943. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collectages auprès de Mme Jeanne Tardieu, nièce de Léonce Beaumadier.&lt;/div&gt;</text>
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                <text>&lt;h2&gt;Identitat&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Formas referencialas&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Beaumadier, Léonce (1893-1980)&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Autras formas conegudas&lt;/h3&gt;&#13;
Beaumadier, Frédéric Léonce Clément &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chantre du hautbois (pseudonyme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Frédéric Léonce Beaumadier, dich Léonce Beaumadier, es nascut a Besièrs a la fin del sègle XIX, dins una familha borgesa. Sos parents, Numa e Felipina Beaumadier, son fornièrs a Besièrs, avenguda del Colonèl d'Ornano&amp;nbsp;; orientan lo jove Léonce cap a d'estudis de farmacia à Montpelhièr ; a costat, Léonce practica la clarineta, l'autbòi tradicional, e assistís abans la Granda guèrra a fèstas popularas.&lt;br /&gt;Léonce Beaumadier aviá començat, a l'Estudiantina de Bésièrs, doas formacions : de jogaire de mandolina, e d'autbòi classic, arrestadas pr'amor de son engatjament volontari en 1913, puèi per la mobilizacion d'agost de 1914. Nomenat caporal dins lo 119en regiment d'infantariá, es grèvament nafrat per d'esclats d'obús de 210 milimètres lo 19 d’agost de 1915, puei es victima d'un espotiment toracic pr'amor de l'afondrament de son pòste avançat pendent las batèstas de l'Artois, à Neuville Saint-Vaast. D’ara en la, Léonce Beaumadier renóncia abans l'ora à la practica de las danças et subretot à la practica de l'autbòi tradicional del Lengadòc-Bas per lo qual l'alen li manca. &lt;br /&gt;Aprèp la capitada de son diplòma d'erborista, se fa droguista e s'installa dins une farmaciá-droguariá-erboristariá al 33 de la carrièira Boëldieu, a Besièrs, en 1922. Rescontra lèu Maria-Loise Amalric, sa futura femna, que se farà tamben costumièira de las còlas folcloricas de Léonce Beaumadier, tre 1937.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'aquel maridatge naisson dos enfants, Felip et Paul, totis dos curats dins lo Besierenc. Lo primièr defunta abans l'ora de la tisia à l'edat de 25 ans, mentre que Paul, ordenat preire a Cette puei a Besièrs, ajuda son paire dins lo trabalh de recercas et de salvagarda del patrimòni immaterial del Lengadòc-Bas. Léonce Beaumadier mena una vida professionala discrèta et confortabla, çò que li permet d'estudiar lo folclòre local, matèria novèla dins la França de las annadas 1930. Pendent l'Ocupacion, Léonce Beaumadier respond a las demandas d'organizacion d'espectacles folclorics que venon de l'administracion, mas tanben dels presonièrs de guèrra en Alemanha. A la Liberacion, Léonce Beaumadier recomença sos collectatges, mas aganta una malautiá articulara al nivèl de las mans e dels dets, e fin finala renóncia definitivament a practicar la musica tradicionala.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissença d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="justify"&gt;Aprèp una joinessa estudiosa, e una Granda guèrra dolorosa, Léonce Beaumadier se trapa una passion quasiment obsessionala per l'autbòi tradicional del Lengadòc-Bas, per las danças popularas localas, e mai per lor collectatge.&lt;br /&gt;Amb Clardeluno (Jeanna Barthès), Auguste Domergue (escaisnomat Frigoulet de la Gardiolo) e mai Leon Còrdas, Léonce Beaumadier es l'un de los fondadors de L'Escolo Trencavel, escòla felibrenca dins la quala mena una còla de danças tradicionalas en costum tre l'annada 1937. La meteissa annada, amb la creacion de sa revista en òc Trencavel, comença une granda enquista a prepaus del folclòr en Lengadòc-Bas alprèp dels darrièrs practicants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vengut membre del Felibritge, nomenat Mestre d'Òbra amb la cigala d'argent en 1942 e discrètament recompensat als jòcs florals de Rosselhon de 1960, Beaumadier entrepren la salvagarda del folclòr local menaçat per l'industrializacion e mai l'exòde rural. Collecta qué ? e escriu, entre 1937 e 1980, tot un molon de nòtas manuscritas, et teoriza la mudason de las principalas danças, subretot las del Chivalet et de las Trelhas. Collecciona totas las òbras et totas las revistas que parlan de cultura regionala en lenga d'òc.&lt;br /&gt;Procedís tanben a la gravadura sus de bandas manheticas dels darrièrs sonaires, et salvagarda lo repertòri tradicional dels fraires Emilien e Edouard Briançon, de Michel Biau, de Léon Larose e de Pierre-Joseph Cavaillé, dich Lo Gueil, darrièr pifraire d'una longa descendéncia dins lo vilatge de Vendres.&lt;br /&gt;A la mòrt de Léonce Beaumadier en 1980, lo fons es escampilhat entre les eiretièrs dirèctes, l'Escolo Trencavel e mai la còla folclorica locala, les Jardinières de l'Orb. Une partida importanta de sas nòtas foguèron depausadas al musèu del Besierenc per l'Escolo Trencavel, que Léonce Beaumadier ne foguèt un moment lo Capiscòl. Ara, lo fons Léonce Beaumadier es amassat dans sa totalitat dins la demòra de l'associacion Farandola biterrenca - Escolo Trencavel.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliografia e ressorças&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Fons d'archius &lt;i&gt;Léonce Beaumadier&lt;/i&gt;, Farandole biterroise- &lt;i&gt;Escolo Trencavel&lt;/i&gt;, Besièrs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge Boyer, &lt;i&gt;Histoire des traditions populaires en Bas-Languedoc&lt;/i&gt;, Le Chameau malin, Béziers, 2019. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revista &lt;i&gt;Trencavel&lt;/i&gt;, Béziers, 1937-1943. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collectatges alprèp de Dòna Jeanne Tardieu, neboda de Léonce Beaumadier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote2"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;</text>
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                <text>&lt;img src="https://occitanica.eu/illustrations/CC88x31.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Boyer, Serge ReSO/LLACS, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.</text>
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                <text>1939-1945</text>
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                <text>1945-1968</text>
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                <text>Escolo Trencavel</text>
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                <text>Las Cofos lisos</text>
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                <text>Les Treilleurs bitterois</text>
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                <text>L'Estudiantine bitteroise</text>
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                <text>La lyre bitteroise</text>
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                <text>Grenaille, Léon (1850-1920)</text>
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                <text>&lt;p&gt;Léon Grenaille était agriculteur. Il écrivait des poésies en langue d'oc, dans la variante langadocienne del sud Périgord, publiées dans les recueils &lt;em&gt;Ol Perigor négré&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Qualcos espigos&lt;/em&gt;, dont deux, &lt;em&gt;Mon gobelet&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Moun poï&lt;/em&gt;, furent mises en musique par Jean Darquier (Sarlat, 1908). &lt;em&gt;Mon poï&lt;/em&gt; fut chanté à l'Opéra de Paris par Robert Cousinou, chanteur lyrique baryton et poète (entré à l'Opéra de Paris en 1913). Cent ans après, les Périgourdins chantaient encore cette chanson.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;Identité&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Formes référentielles :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Grenaille, Léon (1850-1920)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Grenalha, Leon (Forme occitane du nom)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur son acte de naissance, Léon Grenaille est appelé Pierre Grenaille, fils de Géraud Grenaille et de Suzanne Lagugie qui habitaient au Port de Grolejac ; Son nom de baptême fut changé au cours de sa vie, comme c'était la mode à cette époque-là.&lt;br /&gt;Il naquit à La Pontonnerie de Carsac (Dordogne) le 5 juillet 1850, dans une famille d'origine locale ; les Grenaille y habitaient depuis la Révolution ; c'était une auberge ancienne, relais de poste qui se trouvait en face du port de Grolejac installé sur l'autre rive. Le poète trouvait son inspiration dans la vie près du fleuve.&lt;br /&gt;Il était issu d'une famille rurale, paysans depuis de nombreuses générations. Il se maria avec une fille qui venait aussi du milieu rural. Son arrière-petit-fils, interrogé le 20 août 2020, n'a pas pu donner d'informations quant à sa scolarité dans les années 1850-1870, ni même quant à ses diplômes. Il aurait pu fréquenter une des écoles primaires communales non gratuites créées par Guizot en 1833, ou, comme d'autres de la même génération, suivre des leçons du curé de son village.&lt;br /&gt;Il ne fit pas le service militaire, ni la guerre de 1870-1871, sa famille paya un remplaçant afin de le garder pour le travail de la ferme (Le service durait sept ans). Ce qui implique que sa famille avait les moyens de payer ce remplaçant.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Léon Grenaille mourut le 19 mars 1920 à Grolejac (Dordogne). Dans sa nécrologie sur le journal&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;L'Union sarladaise&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui avait publié ses poèmes, au nom de la Société des Vétérans du canton de Carlux, le docteur Dupiellet, maire de Carlux, le dit « animé du plus pur esprit de justice et de solidarité » et communique aussi le discours prononcé par Monsieur Sarrazin, un temps médecin à Grolejac où il commença une carrière politique comme conseiller municipal, puis maire de Sarlat, puis député. À la lecture de ses poèmes, il semble que le positionnement politique de Léon Grenaille s'accommodait avec celui de son ami Sarrazin qui avait évolué des Républicains plutôt de gauche aux Radicaux Socialistes. Son arrière-petit-fils ne sait pas si Léon était adhérent au parti, mais il le dit engagé dans la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État (1901), en opposition au lycée Saint-Joseph de Sarlat tenu par des Jésuites. Il dénonçait la condition des paysans de son temps, prolétarisation et perte de la vie saine à la campagne, qui les obligeait à aller travailler en usine pour arriver à vivre décemment. Remarquons cependant dans son poème&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Lo poulitico del poysan&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;cité ci-après une pique contre Jaurès.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagements dans le renaissance d’oc&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Léon Grenaille lisait des écrits en langue d'oc puisqu'on trouve son nom à l'intérieur de la couverture d'un exemplaire du livre&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;D'al brès a la toumba&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;, poème en douze chants de l'abbé Justin Bessou&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Il aimait les poètes Mistral et Jasmin :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;Oh! S'obioy dé Mistral lo plum'olerto et fino...&lt;br /&gt;Sé Jasmin, aoutrescot, éro possat oyssi&lt;br /&gt;S'orrestabot cosset!&lt;br /&gt;Soun amo to sonsiblo; sos pensados divinos&lt;br /&gt;doban ton fluvé pur et toun cel esclorzi,&lt;br /&gt;Oourio fat cen couplets&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: right;"&gt;&lt;em&gt;Un coin del Périgor&lt;/em&gt;, in&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Périgor Négré&lt;/em&gt;, p. 101.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il écrivait des vers où il mettait en scène son amour du pays et le culte de la liberté, le travail des paysans, la nature, les saisons, l'amitié, l'amour de la patrie et des thèmes d'actualité.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Il vécut les événements de la guerre franco-prussienne dans Les Mobiles de la Dordogne et écrivit un poème quand les navires français allèrent saluer à Kiel l’empereur Guillaume d’Allemagne :&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;O perpau de Kiel&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;.&lt;br /&gt;Il fut un patriote enthousiaste et un républicain sincère. Il exprimait ses idées politiques dans ses poèmes, par exemple en mars 1894 dans&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Lo poulitico del poysan&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;(in&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Ol Perigor Négré&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;p.69):&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;Quant o fa soun merca, lou dissaddé o lo bilo,&lt;br /&gt;Qué li resto un soou ol foun de soun poutzou :&lt;br /&gt;Otzato un tzournolet, oun lo phraso poulido,&lt;br /&gt;Li dono o réfletzi, bien may qué dé rojou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lou principé, per el, bol pas lou discuta ;&lt;br /&gt;Soun idéyo es esquélo. Et ré li coustorio&lt;br /&gt;Sé lo menaou un tzour so bieillo liberta&lt;br /&gt;Pu léou sul sol Froncé, li doyssorio lus o.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ço qué counpren pas ; qué soun cerbel estré,&lt;br /&gt;N'o pas pongu sozi, malgré so boulounta;&lt;br /&gt;Qu'os tout oquéou discour, qu'oboutissoun o ré&lt;br /&gt;Mas o ogri l'espri et o tout rétorda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bourlio per bien zou diré, sans toutzour li tourna :&lt;br /&gt;Qué los proumessoy fatzo siosquessou plo tengudo,&lt;br /&gt;Per oquel que doban d'estré lou députa,&lt;br /&gt;Nous obio proumétu loy réformo ottendudo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qué nous obion pas dit, yo bé bint an d'oco ?&lt;br /&gt;Qué lou poysan biourio de la manno del cel ;&lt;br /&gt;Qué sério rey sus terro, qué l'atzé d'or bendrio;&lt;br /&gt;Qué li monquorio rés, dusco din lou tounbel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soun espoir, bien souben es portit en fumado !&lt;br /&gt;Mais malgré tout oco, ès toutzour résigna.&lt;br /&gt;So grando enbitiou: lo terro soménado,&lt;br /&gt;Li proumet din l'estiou uno récolto en bla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lo poulitico et del soun pas fat per s'entendré ;&lt;br /&gt;Et sé n'obio rés pu per gorni soun gronié&lt;br /&gt;Poudrio sorra lu flan et sé pressa lou bentré,&lt;br /&gt;Car n'engroyssorio pas déou discour de Jauré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boudrio pus tan de mou, préférorio déous acté ;&lt;br /&gt;Li corlio un paou d'ortzen per douna o sus éfon.&lt;br /&gt;Qué lou goubernomen, per dès proucéda satzé,&lt;br /&gt;Opliquès un inpo, o tout oquéou qué n'on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'occupoun pas trot d'el ; counessoun so possinço,&lt;br /&gt;Soun corotari dou, esprouba bien souben,&lt;br /&gt;O dounat o la Franço, din dès tzour de démenço,&lt;br /&gt;dé los probo d'omour, o may d'otatzomen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quan bay médre ol mé d’o tzus un soulel dé ploun;&lt;br /&gt;Qué dé soun froun, lo suour, tombo sans pu féni,&lt;br /&gt;L’omé déu loubi d’or, fay donsa lu milioun&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;O l’oumbro dès polay san crogna lou sondi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Per bien résuma, touto so poulitico,&lt;br /&gt;Su dézir, soun espoir et touto so fierta:&lt;br /&gt;Montène en soun poï lo grando Républico,&lt;br /&gt;Qué d'aoutrès pu molin doyssorion escopar !6&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D’autres poèmes sont souvent dédicacés à des amis ou à des occasions particulières. Et il aime mettre en scène son Périgord aimé, comme dans&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Mon po&lt;/em&gt;, mis en musique par Jean Darquier, qui était professeur de musique au collège Saint-Joseph de Sarlat, organiste à la cathédrale de Sarlat et compositeur de mélodies et de pièces pour pianos. La chanson fut chantée surtout dans sa province et même jusqu’à l’Opéra de Paris par Robert Cousinou, chanteur lyrique baryton et poète. Le journal local&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;L’Union Sarladaise&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;publiait les poèmes de Léon Grenaille.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le discours que Jean de Boysson lut le 10 juillet 1932 à la 23e félibrée du Bornat del Perigòrd à Sarlat, on apprend que Léon Grenaille en était membre en tant que maître-ouvrier. Ce jour-là, sa mémoire fut honorée avec celle de deux autres poètes sarladais, Sylvain Cavaillez et Ludovic Sarlat, et une plaque commémorative apposée sur la façade de la mairie de Sarlat. On voit dans le programme que son poème&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Los tziboulados&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;(Ol&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Périgor Négré&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;p. 27) fut récité à la Cour d’Honneur sur une musique de Darquier:&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;Es toumbado oquesté moti,&lt;br /&gt;Oqui, sul pa dé mo porto;&lt;br /&gt;Lo poouréto, presque morto,&lt;br /&gt;Ocobabo d'ogoni!&lt;br /&gt;Dé soun el, moytat cluca,&lt;br /&gt;Uno grumilho s'escopabo;&lt;br /&gt;Pensabo'l niou qu'obio doyssa&lt;br /&gt;Per mouri tzu los tziboulados.&lt;br /&gt;Lou cat nègré et soun oouséléto,&lt;br /&gt;Ol coin del boy, près del toli,&lt;br /&gt;Obion siés io prest'ospeli,&lt;br /&gt;S'éroun solbat dé lo béléto,&lt;br /&gt;Qu'es to missanto péous oousels.&lt;br /&gt;Lo fomilleto èro porado&lt;br /&gt;Quand tout d'un co tombo d'ol cel&lt;br /&gt;Uno terriblo tziboulado...&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small; font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Selon le terme de Jean de Boysson, avocat, dans son discours a la vingt-troisième félibrée du Bournat du Périgord à Sarlat le 10 juillet 1932, cité par&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Le Périgourdin de Bordeaux&amp;nbsp;:&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;« Il était des vôtres, Messieurs du Bournat, en qualité de ʺMaître-ouvrierʺ ; et ce n'était pas sans raison que vous aviez ouvert, pour lui, les portes de votre savante compagnie; Grenaille avait l'âme d'un Félibre; il ne voyait rien de plus grand, de plus pur, que Mistral et Jasmin... »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;2-&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Témoignage du 20 juillet 2019 d'Eloi Chaineux qui a écrit quelques paroles de la chanson&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Moun poï&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;, mais il lui donne un autre titre&amp;nbsp;:&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Toi ma vieille Dordogne&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;3-&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;L'Union sarladaise&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;du 28 mars 1920&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;4-&amp;nbsp;&lt;i style="font-size: small; font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Du berceau à la tombe&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;5-&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Librairie E.Carrère, place de la cité, Rodez, 1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;6&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;« Oh! Si j'avais de Mistral la plume alerte et fine…/ Si Jasmin, autrefois, était passé ici/ Il s'arrêtait de suite !/ Son âme si sensible ; ses pensées divines/ Devant ton fleuve pur et ton ciel clair,/I l aurait fait cent couplets. »&lt;br /&gt;7&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;- A propos de Kiel&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;8&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;- La politique du paysan&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;9&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Quand il a fait son marché le samedi à la ville/ Qu’il lui reste un sou au fond de sa poche/ Il achète un petit journal où la belle phrase /Lui donne à réfléchir, / bien plus que de raison./Le principe, lui ne veut pas le discuter : C’est son idée. Et ça ne lui coûterait pas/ Si sa vieille liberté le menait un jour/Sur le sol français, il y laisserait plutôt la peau.Mais ce qu’il ne comprend pas, que son cerveau étroit/N’a pas pu saisir malgré sa volonté,/ Ce sont tous ces discours qui n’aboutissent à rien /Qu’à aigrir l’esprit et à tout retarder.Il voudrait, pour bien dire, sans toujours répéter,/ Que les promesses faites soient tenues/Par celui qui, avant d’être député/Nous avait promis les réformes attendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2 class="western" align="JUSTIFY"&gt;Bibliographie de Léon Grenaille&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;Ol Perigor négré&lt;/i&gt; e &lt;i&gt;Qualcos espigos, &lt;/i&gt;Poésies patoises de La Pontonnerie du Castelglorieux&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;Bordeaux, Gounouilhou Libourne, G. Maleville, 1902, 144 paginas.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;Moun gabelet Moun poï&lt;/i&gt;, musique de Jean Darquier, Sarlat, 1908.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2 class="western" align="JUSTIFY"&gt;Sources&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- Una interpretacion enregistrada de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;i&gt;Mon Poï &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;per un grop de musica sarladés &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;i&gt;Les pastoureaux du Périgord&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt; (Fin de las annadas 1970).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- Necrologia de Leon Grenalha dins lo jornal &lt;i&gt;L'Union Sarladaise del 28 de març de 1920.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- Testimoniatge d'Alan Grenalha son reire petit filh de Sarlat, interrogat lo 20 d’agost de 2020.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;- Traduccion dels poemas de Leon Grenalha per Sergi Lespinasse et Paulette André.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours&lt;/i&gt;, Jean Fourié, Felibrige Edicioun 2009, p. 161.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- &lt;i&gt;Le Bournat, école félibréenne du Périgord&lt;/i&gt;, Jean-Claude Dugros, Lo Bornat dau Perigòrd, 2001.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Lou Bournat&lt;/i&gt; (avril/juin 1920, p. 313 et juillet/ sept de 1932, p.376).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Tres pouetas sarladais&lt;/i&gt;, discours de Jean de Boisson, in &lt;i&gt;Le Périgourdin de Bordeaux&lt;/i&gt;, 1933.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Lo païsan poèta&lt;/i&gt;, de Serge Lespinasse pour l'A.S.C.O., in &lt;i&gt;L'Essor Sarladais&lt;/i&gt; du 13 juin 2014.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- Témoignage écrit (&lt;span style="color: #000033;"&gt;20 juillet 2019) &lt;/span&gt;d'Eloi&lt;span style="color: #000033;"&gt; Chaineux qui a écrit quelques paroles de la chanson &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;i&gt;Mon poï &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;qu'il nomme autrement (&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;i&gt;Tu ma vielha Dordonha&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;- Programme de la félibrée de Sarlat de 1908.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- Acte de naissença de Leon Grenalha, Archives de la Dordogne, registre d’état-civil de Carsac.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- Signatura de Leon Grenalha sus un exemplari del libre &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;i&gt;D'al brès a la toumba&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;, de l'abat Justin Bessou&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote1"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Du berceau à la tombe&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote2"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Librairie E. Carrère, place de la cité, Rodez, 1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="6843">
                <text>&lt;p&gt;Leon Grenalha èra agricultor. Escriguèt de poesias en lenga d'òc dins la varianta lengadociana del sud Perigòrd, publicadas dins los recuèlhs&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ol Perigor négré&amp;nbsp;e&amp;nbsp;Qualcos espigos&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;que doas,&amp;nbsp;M&lt;em&gt;oun gabelet&lt;/em&gt;&amp;nbsp;e&amp;nbsp;&lt;em&gt;Moun po&lt;/em&gt;ï,&amp;nbsp;fuguèron mesas en musica per Joan Darquier (Sarlat, 1908).&amp;nbsp;&lt;em&gt;Moun poï&lt;/em&gt; fuguèt cantat a l’Opèra de París per Robert Cousinou, cantaire liric baritòn e poèta (entrat a l'opèra de Paris en 1913). Cent ans aprèp, lo monde del Perigòrd cantavan encara aquesta cançon&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Formas referencialas&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Grenaille, Léon (1850-1920)&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;Autras formas conegudas&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Grenalha, Leon (forma occitana del nom)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
Sus son acte de naissença, Leon&amp;nbsp;Grenalha es apelat Pierre, filh de Geraud Grenalha e de Suzanna Lagugie, que demoravan al Pòrt de Graulejac. Son nom de baptisme fuguèt cambiat al cors de sa vida, coma èra de mòda en d’aquel temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nasquèt a la Pontonaria de Carsac (Dordonha) lo 5 de julhet de 1850, dins una familha d'origina locala: los Grenalha i demoravan dempuèi la Revolucion; èra una abitarèla anciana, relais de pòsta qu'enfàcia lo Pòrt de Graulejac asegat sus l'autra riva. De viure rasis lo flume Dordonha, l’autor i trobava son inspiracion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortiá d'una familha qu'èran de païsans dempuèi de nombrosas generacions. Maridèt una dròlla que veniá tanben del mitan rural. Son reire-petit filh, interrogat lo vint d’agost de 2020, non a pogut donar d'informacions quant a son escolaritat dins las annadas 1850-1870, ni mai sus sos diplòmas. Auriá pogut frequentar una de las escòlas primàrias comunalas non gratuitas creadas per Guizot en 1833, o, coma d'autres de la meteissa generacion, seguir de leiçons del curat de son vilatge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non faguèt lo servici militar, ni mai la guèrra de 1870-1871, sa familha paguèt un remplaçant per fin de lo gardar pel trabalh de la bòria (lo servici èra de 7 ans)… Çò qu'implica que sa familha avián los mejans d'o pagar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leon Grenalha moriguèt lo 19 de març de 1920 a Graulejac (Dordonha). Dins sa necrologia sul jornal &lt;em&gt;L'Union sarladaise&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt; qu'aviá publicat sos poèmas, al nom de la Societat dels Veterans del canton de Carlux, lo doctor Dupiellet, conse de Carlux, lo ditz « &lt;em&gt;animé du plus pur esprit de justice et de solidarité&lt;/em&gt; » e comunica tanben lo discors prononciat per Monsur Sarrazin, un temps medecin a Graulejac ont enreguèt una carrièra politica coma conselhièr municipal, puèi conse de Sarlat, puèi deputat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lectura de sos poèmas, sembla que lo posicionament politic de Leon Grenalha s'acomodava amb lo de son amic Sarrazin qu'aviá evoluït dels Republicans puslèu d'esquèrra als Radicals Socialistas. Son reire-pichon-filh sap pas se Leon èra aderent al partit, mas lo ditz engajat dins la luta per la desseparacion de la Glèisa e de l'Estat (1901), en oposicion al licèu Sent-Josèp de Sarlat tengut per de Jesuitas. Se nòta pasmens dins son poèma &lt;em&gt;Lo poulitico del poysan&lt;/em&gt; çai-jos citat una pica contra Jaurès…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denonciava la condicion dels paísans de son temps, proletarizacion e pèrda de la vita sanitosa dins lo campèstre,&amp;nbsp;que los oblijava&amp;nbsp;d'anar trabalhar dins las fabricas per arribar a viure decentament.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissença d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Leon Grenalha legissiá d’escrits en lenga d’òc puèi que trobam son nom sus l’endedins de la cobèrta d'un exemplar del libre D’al brès a la toumbo, poema en dotze cants de l’abat Justin Bessou&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;. Li agradavan los poètas Mistral e Jansemin:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Oh! S'obioy dé Mistral lo plum'olerto et fino...&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sé Jasmin, aoutrescot, éro possat oyssi&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;S'orrestabot cosset!&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Soun amo to sonsiblo; sos pensados divinos&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;doban ton fluvé pur et toun cel esclorzi,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Oourio fat cen couplets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;(&lt;em&gt;Un coin del Périgor&lt;/em&gt;&amp;nbsp;in&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ol Périgor Négré&lt;/em&gt;, p. 101)&lt;/div&gt;&#13;
&lt;br /&gt;Escriviá de vèrses ont metiá en scèna son amor del país e lo culte de la libertat, lo travalh dels païsans, la natura, las sasons, l’amistat, l'amor de la patria e de tèmas d’actualitat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visquèt los eveniments de la guèrra francò-prussiana dins los Mobils de la Dordonha,&amp;nbsp;e atal escriguèt un poèma quand los naviris franceses anèron saludar a Kiel l’emperaire Guilhèm d'Alemanha:&amp;nbsp;O perpau de Kiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fuguèt un patriòta afogat e un republican sincèr. Exprimissiá&amp;nbsp;sas idèas politicas&amp;nbsp;dins sos poèmas, per exemple en març 1894 dins&amp;nbsp;&lt;em&gt;Lo poulitico del poysan&lt;/em&gt; (in&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ol Perigor Négré&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;p. 69)&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quant o fa soun merca, lou dissaddé o lo bilo,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué li resto un soou ol foun de soun poutzou:&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Otzato un tzournolet, oun lo phraso poulido,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Li dono o réfletzi, bien may qué dé rojou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Lou principé, per el, bol pas lou discuta;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Soun idéyo es esquélo. Et ré li coustorio&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Sé lo menaou un tzour so bieillo liberta&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Pu léou sul sol Froncé, li doyssorio lus o.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Mais ço qué counpren pas; qué soun cerbel estré,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;N'o pas pongu sozi, malgré so boulounta;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qu'os tout oquéou discour, qu'oboutissoun o ré&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Mas o ogri l'espri et o tout rétorda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Bourlio per bien zou diré, sans toutzour li tourna:&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué los proumessoy fatzo siosquessou plo tengudo,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Per oquel que doban d'estré lou députa,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Nous obio proumétu loy réformo ottendudo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué nous obion pas dit, yo bé bint an d'oco?&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué lou poysan biourio de la manno del cel;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué sério rey sus terro, qué l'atzé d'or bendrio;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué li monquorio rés, dusco din lou tounbel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Soun espoir, bien souben es portit en fumado!&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Mais malgré tout oco, ès toutzour résigna.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;So grando enbitiou: lo terro soménado,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Li proumet din l'estiou uno récolto en bla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Lo poulitico et del soun pas fat per s'entendré;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et sé n'obio rés pu per gorni soun gronié&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Poudrio sorra lu flan et sé pressa lou bentré,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Car n'engroyssorio pas déou discour de Jauré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Boudrio pus tan de mou, préférorio déous acté;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Li corlio un paou d'ortzen per douna o sus éfon.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué lou goubernomen, per dès proucéda satzé,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Opliquès un inpo, o tout oquéou qué n'on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;S'occupoun pas trot d'el; counessoun so possinço,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Soun corotari dou, esprouba bien souben,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;O dounat o la Franço, din dès tzour de démenço,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;dé los probo d'omour, o may d'otatzomen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Per bien résuma, touto so poulitico,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Su dézir, soun espoir et touto so fierta&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Montène en soun poï lo grando Républico,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qué d'aoutrès pu molin doyssorion escopa.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;br /&gt;D'autres poèmas benvolents son sovent dedicaçats a d’amics o a d’escasencas particularas. E se plai a botar en scèna son Perigòrd tant aimat, coma dins&amp;nbsp;Mon poï&amp;nbsp;que fuguèt mes en musica per Jean Darquier, professor de musica al collègi Sent Josèp de Sarlat, organista a la catedrala&amp;nbsp;de Sarlat e compositor de melodias e de peças per pianos. La cançon fuguèt cantada mai que mai dins sa província e quitament juscas a l'Opèra de París per Robert Cousinou, cantaire liric baritòn e poeta. Lo jornal local&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'Union Sarladaise&lt;/em&gt;&amp;nbsp;publicava sos poèmas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dins lo discors que Joan de Boisson legiguèt lo 10 de julhet de 1932 a la XXIIIa&amp;nbsp;felibrejada del Bornat del Perigòrd a Sarlat, aprenèm que Leon Grenalha èra membre del&amp;nbsp;Bornat del Peirigòrd. Aquel jorn, sa memòria fuguèt onorada emb la de dos autres poètas sarladeses, Sylvain Cavaillez e Ludovic Sarlat, e una placa pausada sus la faciada de l’Ostal de la Comuna de Sarlat. Vesèm dins lo programa que son poema&amp;nbsp;Los tziboulados&amp;nbsp;(&lt;em&gt;Ol Périgor Négré&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;p. 27) fuguèt dich a la Cor d’Amor sus una musica de Darquier&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Es toumbado oquesté moti,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Oqui, sul pa dé mo porto;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Lo poouréto, presque morto,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ocobabo d'ogoni!&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Dé soun el, moytat cluca,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Uno grumilho s'escopabo;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Pensabo'l niou qu'obio doyssa&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Per mouri tzu los tziboulados.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Lou cat nègré et soun oouséléto,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ol coin del boy, près del toli,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Obion siés io prest'ospeli,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;S'éroun solbat dé lo béléto,&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qu'es to missanto péous oousels.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Lo fomilleto èro porado&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand tout d'un co tombo d'ol cel&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Uno terriblo tziboulado!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;1-Testimoniatge del 20 de julhet de 2019 d'Alòi Chaineux qu'a escritas qualquas paraulas de la cançon &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Mon poï, &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;mas &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;li dona un autre títol: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Tu ma vielha Dordonha&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2-L'union Sarladaise,&lt;/i&gt; 28 de març de 1920.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;3-Librairie E. Carrère, place de la cité, Rodez&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-size: small;"&gt;1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliografia de Leon Granalha&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ol Perigor négré&amp;nbsp;e&amp;nbsp;Qualcos espigos&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;Poésies patoises de La Pontonnerie du Castelglorieux,&amp;nbsp;Bordeaux, Gounouilhou Libourne, G. Maleville, 1902, 144 paginas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Moun gabelet Moun poï&lt;/em&gt;, musica de Jean Darquier, Sarlat, 1908.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&#13;
&lt;h2 class="western" align="JUSTIFY"&gt;Sources&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- Una interpretacion enregistrada de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;i&gt;Mon Poï &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;per un grop de musica sarladés &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;i&gt;Les pastoureaux du Périgord&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt; (Fin de las annadas 1970).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- Necrologia de Leon Grenalha dins lo jornal &lt;i&gt;L'Union Sarladaise del 28 de març de 1920.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- Testimoniatge d'Alan Grenalha son reire petit filh de Sarlat, interrogat lo 20 d’agost de 2020.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;- Traduccion dels poemas de Leon Grenalha per Sergi Lespinasse et Paulette André.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours&lt;/i&gt;, Jean Fourié, Felibrige Edicioun 2009, p. 161.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- &lt;i&gt;Le Bournat, école félibréenne du Périgord&lt;/i&gt;, Jean-Claude Dugros, Lo Bornat dau Perigòrd, 2001.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Lou Bournat&lt;/i&gt; (avril/juin 1920, p. 313 et juillet/ sept de 1932, p.376).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Tres pouetas sarladais&lt;/i&gt;, discours de Jean de Boisson, in &lt;i&gt;Le Périgourdin de Bordeaux&lt;/i&gt;, 1933.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;- Lo païsan poèta&lt;/i&gt;, de Serge Lespinasse pour l'A.S.C.O., in &lt;i&gt;L'Essor Sarladais&lt;/i&gt; du 13 juin 2014.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;- Témoignage écrit (&lt;span style="color: #000033;"&gt;20 juillet 2019) &lt;/span&gt;d'Eloi&lt;span style="color: #000033;"&gt; Chaineux qui a écrit quelques paroles de la chanson &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;i&gt;Mon poï &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;qu'il nomme autrement (&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;&lt;i&gt;Tu ma vielha Dordonha&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000033;"&gt;- Programme de la félibrée de Sarlat de 1908.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- Acte de naissença de Leon Grenalha, Archives de la Dordogne, registre d’état-civil de Carsac.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;- Signatura de Leon Grenalha sus un exemplari del libre &lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;i&gt;D'al brès a la toumba&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;, de l'abat Justin Bessou&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #000000;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote1"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Du berceau à la tombe&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div id="sdfootnote2"&gt;&#13;
&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif;"&gt;Librairie E. Carrère, place de la cité, Rodez, 1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;</text>
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                <text>Martel, Philippe </text>
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                <text>Verny, Marie-Jeanne</text>
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                <text>&lt;img src="https://occitanica.eu/illustrations/CC88x31.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Audivert, Monique Bourgès RedÒc/LLACS, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ars&amp;egrave;ne Vermenouze est un &amp;eacute;crivain du canton d'Aurillac (Haute-Auvergne) d'expression languedocienne et fran&amp;ccedil;aise. &amp;Eacute;lu majoral du F&amp;eacute;librige en 1900, il est connu comme le "chasseur-po&amp;egrave;te", composant ses po&amp;egrave;mes en parcourant la campagne.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formes r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentielles&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Vermenouze, Ars&amp;egrave;ne&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Vermenosa, Ars&amp;egrave;ni&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Poe͏̈ta d'Eitrac, Lo&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&amp;Eacute;l&amp;eacute;ments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il est n&amp;eacute; le 26 septembre 1850 &amp;agrave; Vielle, commune d'Ytrac, dans une famille de propri&amp;eacute;taires terriens. Son instruction fut partag&amp;eacute;e entre l'&amp;eacute;cole des Fr&amp;egrave;res &amp;agrave; Aurillac pendant 3 ans et les enseignements d'une pr&amp;eacute;ceptrice qui lui donna le go&amp;ucirc;t des lettres. Il passa son enfance dans la campagne cantalienne, avec ses grands-parents, sa m&amp;egrave;re, ses fr&amp;egrave;res et sa s&amp;oelig;ur. &amp;Agrave; l'epoque, de nombreuses familles auvergnates compl&amp;eacute;taient leurs ressources en faisant du commerce en Espagne. C'est ainsi que Vermenouze rejoignit son p&amp;egrave;re &amp;agrave; l'&amp;acirc;ge de 16 ans &amp;agrave; Illescas, pr&amp;egrave;s de Tol&amp;egrave;de, o&amp;ugrave; ils tenaient une boutique de vins, &amp;eacute;pices, tissus et autres marchandises. Il resta plus de quinze ans en "exil" ponctu&amp;eacute; de retours tous les deux ans. En 1870 il revint quelque temps en France, comme engag&amp;eacute; volontaire dans le 4&amp;egrave;me r&amp;eacute;giment de hussards. &amp;Agrave; son retour d&amp;eacute;finitif d'Espagne, il tint une boutique de liqueurs avec des cousins &amp;agrave; Aurillac.&lt;br /&gt;Il eut une activit&amp;eacute; assez soutenue de journaliste et pol&amp;eacute;miste, devenant avec le temps profond&amp;eacute;ment attach&amp;eacute; &amp;agrave; des valeurs de foi chr&amp;eacute;tienne et de patriotisme. R&amp;eacute;publicain, il &amp;eacute;tait notamment favorable au Ralliement, dans un primier temps, puis &amp;agrave; l'Action Fran&amp;ccedil;aise vers la fin de sa vie apr&amp;egrave;s des d&amp;eacute;ceptions r&amp;eacute;publicaines. Le Ralliement &amp;eacute;tait une tendance chez les catholiques dans la ligne de l'encyclique &lt;em&gt;Au milieu des sollicitudes&lt;/em&gt; (1892) du pape L&amp;eacute;on XIII en faveur de la R&amp;eacute;publique, &amp;agrave; condition d'abandonner les lois sur la la&amp;iuml;cization.&lt;br /&gt;Il obtint le prix Archon-Desperouses de l'Acad&amp;eacute;mie Fran&amp;ccedil;aise (1000 fcs) en 1903 pour son recueil en fran&amp;ccedil;ais Mon Auvergne.&lt;br /&gt;Il mourut de maladie le 8 janvier 1910.&lt;br /&gt;Quelques ann&amp;eacute;es plus tard, son buste fut inaugur&amp;eacute; dans un parc d'Aurillac, et des rues portent aujourd'hui son nom &amp;agrave; Aurillac, Clermont-Ferrand, Riom e Paris.&lt;br /&gt;Le chanoine cantalien Jean Mazi&amp;egrave;res (1903-1983) &amp;eacute;crivit une th&amp;egrave;se tr&amp;egrave;s compl&amp;egrave;te et document&amp;eacute;e sur la vie et l'&amp;oelig;uvre d'Ars&amp;egrave;ne Vermenouze.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il &amp;eacute;crivit tant en fran&amp;ccedil;ais qu'en occitan et d'une mani&amp;egrave;re g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale ses textes parurent dans des revues comme &lt;em&gt;L'Avenir du Cantal, l'Ind&amp;eacute;pendant du Cantal, le Moniteur du Cantal, la Croix du Cantal&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;la Croix cantalienne&lt;/em&gt;. Il signait (souvent sous des pseudonymes comme &amp;ldquo;Jantou&amp;rdquo; ou &amp;ldquo;L'Arverne&amp;rdquo;) des &amp;eacute;crits po&amp;eacute;tiques, satiriques et engag&amp;eacute;s, qui eurent beaucoup de succ&amp;egrave;s. &amp;Agrave; partir de 1901 il collabora au Mois litt&amp;eacute;raire et pittoresque, revue culturelle catholique qui paraissait &amp;agrave; Paris.&lt;br /&gt;Ses premiers &amp;eacute;crits en oc datent de 1879 et furent publi&amp;eacute;s dans la revue &lt;em&gt;L'Avenir du Cantal&lt;/em&gt; d'Auguste Bancharel (1832-1889), &amp;eacute;crivain d'oc lui aussi. Un ami et un collaborateur tr&amp;egrave;s important dans les activit&amp;eacute;s f&amp;eacute;libr&amp;eacute;ennes de Vermenouze fut l'abb&amp;eacute; Francis Courchinoux (1859-1902).&lt;br /&gt;Il fut encourag&amp;eacute; &amp;agrave; publier et introduit dans le milieu intellectuel parisien par Jean Ajalbert (1863-1947), &amp;eacute;crivain et pol&amp;eacute;miste, n&amp;eacute; dans une famille d'origine auvergnate.&lt;br /&gt;&amp;Agrave; partir de 1890, il se rapprocha du F&amp;eacute;librige et composa des textes comme le po&amp;egrave;me &amp;laquo; Als felibres, als cigali&amp;egrave;rs e als trobaires &amp;raquo;, ou le manifeste &amp;laquo; O touto l'Oubergno &amp;raquo; qui appellent les Auvergnats &amp;agrave; la d&amp;eacute;fense e &amp;agrave; la promotion de la langue, la &amp;laquo; lenga d'&amp;ograve;c &amp;raquo;, de concert avec les Gascons et les Proven&amp;ccedil;aux. En 1894 il devint capisc&amp;ograve;l de l'Escolo Oubernhato, et l'ann&amp;eacute;e suivante il fonda la revue f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne &lt;em&gt;Lo Cobreto&lt;/em&gt;. En 1900 il fut &amp;eacute;lu majoral du F&amp;eacute;librige. Il en fut un animateur tr&amp;egrave;s actif, au centre des relations avec f&amp;eacute;libres et &amp;eacute;rudits dans le Cantal. Il fit pendant pr&amp;egrave;s de dix ans des interventions annuelles dans des &amp;eacute;coles auvergnates pour parler du F&amp;eacute;librige.&lt;br /&gt;En 1908, il collabora &amp;agrave; une initiative destin&amp;eacute;e &amp;agrave; r&amp;eacute;unir les Auvergnats de Paris : la fondation de la Veill&amp;eacute;e d'Auvergne, association et revue litt&amp;eacute;raire, en parler auvergnat, dans la ligne de &lt;em&gt;Lo Cobreto&lt;/em&gt; qui ne paraissait plus.&lt;br /&gt;Recherch&amp;eacute; pour ses talents d'orateur et surtout de conteur, il anima des veill&amp;eacute;es renomm&amp;eacute;es et fut sollicit&amp;eacute; pour plusieurs manifestations r&amp;eacute;gionalistes.&lt;br /&gt;Il publia deux recueils en occitan, &lt;em&gt;Flour de Brousso&lt;/em&gt; en 1896 et &lt;em&gt;Jous la Cluchado&lt;/em&gt; en 1908, r&amp;eacute;compens&amp;eacute;s aux Jeux Floraux de Toulouse. Certains po&amp;egrave;mes sont inspir&amp;eacute;s des excursions de l'auteur dans la campagne et de son activit&amp;eacute; de chasseur ; d'autres mettent en sc&amp;egrave;ne la vie de la maisonn&amp;eacute;e et peint les portraits de personnes de son environnement : famille, domestiques, voisins, etc.&lt;br /&gt;Ses premiers &amp;eacute;crits occitans se pr&amp;eacute;sentaient dans une graphie &amp;ldquo;phon&amp;eacute;tique&amp;rdquo;, adress&amp;eacute;e au lectorat aurillacois, puis &amp;agrave; la suite de son rapprochement avec le F&amp;eacute;librige il adopta avec enthousiasme la graphie mistralienne, et finalement d'autres influences l'amen&amp;egrave;rent &amp;agrave; remplacer celle-ci par la graphie &amp;ldquo;&amp;eacute;tymologique&amp;rdquo; ou &amp;ldquo;occitane&amp;rdquo;. En effet, il avait des relations tout-&amp;agrave;-fait amicales avec des gens comme Antonin Perbosc (1861-1944) et Prosper Estieu (1860-1939), instituteurs dans les environs de Toulouse et promoteurs d'une graphie inspir&amp;eacute;e des Troubadours. Pour achever de le convaincre, l'abb&amp;eacute; Raymond Four (1877-1918) d'Aurillac avait pris le parti de la graphie &amp;ldquo;&amp;eacute;tymologique&amp;rdquo;. L'abb&amp;eacute; aida Vermenouze pour la publication de &lt;em&gt;Jous la Cluchado&lt;/em&gt; et il y fit figurer une transcription de chaque po&amp;egrave;me dans cette graphie, en regard de la version en graphie &amp;ldquo;phon&amp;eacute;tique&amp;rdquo; et de la traduction en fran&amp;ccedil;ais.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2 style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhDgAKAIABALu7u////yH5BAEAAAEALAAAAAAOAAoAAAIajI8Hybbx4oOuqgTynJd6bGlWg3DkJzoaUAAAOw=='); color: #626262;"&gt;Bilbliographie de l'auteur&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhCQAJAJEAAAAAAP///7u7u////yH5BAEAAAMALAAAAAAJAAkAAAIQnG+CqCN/mlyvsRUpThG6AgA7'); color: #626262;"&gt;&lt;em&gt;Flour de Brousso&lt;/em&gt;, Imprimerie Moderne, Aurillac, 1896. Voir la ressource en ligne sur le site du Cieldoc&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhCQAJAJEAAAAAAP///7u7u////yH5BAEAAAMALAAAAAAJAAkAAAIQnG+CqCN/mlyvsRUpThG6AgA7'); color: #626262;"&gt;&lt;em&gt;En Plein Vent&lt;/em&gt;, Stock, Paris, 1900.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhCQAJAJEAAAAAAP///7u7u////yH5BAEAAAMALAAAAAAJAAkAAAIQnG+CqCN/mlyvsRUpThG6AgA7'); color: #626262;"&gt;&lt;em&gt;Mon Auvergne&lt;/em&gt;, Plon, Paris, [s.d.].&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhCQAJAJEAAAAAAP///7u7u////yH5BAEAAAMALAAAAAAJAAkAAAIQnG+CqCN/mlyvsRUpThG6AgA7'); color: #626262;"&gt;&lt;em&gt;Jous la Cluchado&lt;/em&gt;, Imprimerie Moderne, Aurillac, 1908. Voir la ressource en ligne sur Occitanica&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhCQAJAJEAAAAAAP///7u7u////yH5BAEAAAMALAAAAAAJAAkAAAIQnG+CqCN/mlyvsRUpThG6AgA7'); color: #626262;"&gt;&lt;em&gt;Derni&amp;egrave;res Veill&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, Revue des Po&amp;egrave;tes, Paris, 1911.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhCQAJAJEAAAAAAP///7u7u////yH5BAEAAAMALAAAAAAJAAkAAAIQnG+CqCN/mlyvsRUpThG6AgA7'); color: #626262;"&gt;&lt;em&gt;Revue Lo Cobreto&lt;/em&gt;. Voir les num&amp;eacute;ros disponibles en lignes sur Occitanica&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="6820">
                <text>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ars&amp;egrave;ne Vermenouze es un escrivan del canton d'Orlhac (Naut Auv&amp;egrave;rnhe) d'expression lengadociana e francesa. Elegit majoral del Felibritge en 1900, es conegut coma lo "ca&amp;ccedil;aire-po&amp;egrave;ta", compausant sos po&amp;egrave;mas en percorrent lo camp&amp;egrave;stre.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Forma referenciala&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Vermenouze, Ars&amp;egrave;ne&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formas conegudas&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Vermenosa, Ars&amp;egrave;ni&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Poe͏̈ta d'Eitrac, Lo&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nasqu&amp;egrave;t lo 26 de setembre de 1850 a Vielha d'Eitrac dins una familha de proprietaris terrians. Son instruccion fogu&amp;egrave;t partatjada entre l'esc&amp;ograve;la dels Fraires a Orlhac pendent 3 ans e una preceptritz que li don&amp;egrave;t lo gost de las letras. Pass&amp;egrave;t son enf&amp;agrave;ncia dins lo camp&amp;egrave;stre cantal&amp;eacute;s, amb sos grands, sa maire, sos fraires e sa s&amp;ograve;rre. A l'ep&amp;ograve;ca, mantuna familha auvernhata completava sas ressorsas en fasent de com&amp;egrave;rci en Espanha. Es atal que Vermenouze rejonh&amp;egrave;t son paire a l'atge de 16 ans a Illescas, pr&amp;ograve;che Toledo, ont teni&amp;aacute;n una botiga de vins, esp&amp;egrave;cias, teissuts e autras mer&amp;ccedil;as. Demor&amp;egrave;t mai de quinze ans en "exili", ponctuat de retorns cada dos ans. En 1870 torn&amp;egrave;t un temps en Fran&amp;ccedil;a, engatjat volontari dins lo 4en regiment de hussards. A son retorn definitiu d'Espanha, tengu&amp;egrave;t un neg&amp;ograve;ci de liquors amb de cosins sieus a Orlhac.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Agu&amp;egrave;t una activitat pro sostenguda de jornalista e polemista, venent amb lo temps prigondament estacat a de valors de fe crestiana e de patriotisme. Republican, &amp;egrave;ra notament favorable al Ralligament, dins un primi&amp;egrave;r temps, pu&amp;egrave;i a l'Accion Francesa a la fin de sa vida apr&amp;egrave;p de decepcions republicanas. Lo Ralligament &amp;egrave;ra una tend&amp;eacute;ncia a c&amp;ograve; dels catolics dins la linha de l'enciclica Au milieu des sollicitudes (1892) del papa Leon XIII en favor de la Republica, a condicion d'abandonar las leis sus la la&amp;iuml;cizacion.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Obtengu&amp;egrave;t lo pr&amp;egrave;mi Archon-Desperouses de l'Acad&amp;eacute;mia Francesa (1000 fcs) en 1903 per son recu&amp;egrave;lh en franc&amp;eacute;s Mon Auvergne.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Morigu&amp;egrave;t de malauti&amp;aacute; lo 8 de geni&amp;egrave;r de 1910.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D'unas annadas pu&amp;egrave;i, son bust fogu&amp;egrave;t inaugurat dins un pargue d'Orlhac, e d'unas carri&amp;egrave;ras p&amp;ograve;rtan son nom a Orlhac, Clarmont, Riom e Par&amp;iacute;s.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Lo canonge cantal&amp;eacute;s Jean Mazi&amp;egrave;res (1903-1983) escrigu&amp;egrave;t una t&amp;egrave;si f&amp;ograve;rt completa e documentada sus la vida e l'&amp;ograve;bra d'Ars&amp;egrave;ne Vermenouze.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissen&amp;ccedil;a d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Escrigu&amp;egrave;t tant en franc&amp;eacute;s coma en occitan e d'un biais general sos t&amp;egrave;xtes paregu&amp;egrave;ron dins de revistas coma &lt;em&gt;L'Avenir du Cantal, l'Ind&amp;eacute;pendant du Cantal, lo Moniteur du Cantal, la Croix du Cantal&lt;/em&gt; e &lt;em&gt;la Croix cantalienne&lt;/em&gt;. Signava (sovent jos de pseudonims coma &amp;ldquo;Jantou&amp;rdquo; o &amp;ldquo;L'Arverne&amp;rdquo;) d'escriches poetics, satirics e engajats, qu'agu&amp;egrave;ron f&amp;ograve;r&amp;ccedil;a succ&amp;egrave;s. A partir de 1901 collabor&amp;egrave;t al Mois litt&amp;eacute;raire et pittoresque, revista culturala catolica que pareissi&amp;aacute; a Par&amp;iacute;s.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sos primi&amp;egrave;rs escriches en &amp;ograve;c datan de 1879 e fogu&amp;egrave;ron publicats dins la revista &lt;em&gt;L'Avenir du Cantal&lt;/em&gt; d'Auguste Bancharel (1832-1889), escrivan d'&amp;ograve;c el tanben. Un amic e un collaborator f&amp;ograve;r&amp;ccedil;a important dins las activitats felibrencas de Vermenouze fogu&amp;egrave;t l'abat Francis Courchinoux (1859-1902).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Fogu&amp;egrave;t encoratjat a publicar e introdusit dins lo mitan intellectual parisenc per Jean Ajalbert (1863-1947), escrivan e polemista, nascut dins una familha d'origina auvernhata.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A partir de 1890, se raproch&amp;egrave;t del Felibritge e compaus&amp;egrave;t de t&amp;egrave;xtes coma lo po&amp;egrave;ma &amp;laquo; Als felibres, als cigali&amp;egrave;rs e als trobaires &amp;raquo;, o lo manifest &amp;laquo; O touto l'Oubergno &amp;raquo; qu'ap&amp;egrave;lan los Auvernhats a la defensa e a la promocion de la lenga, la &amp;laquo; lenga d'&amp;ograve;c &amp;raquo;, de conc&amp;egrave;rt amb los Gascons e los Proven&amp;ccedil;als. En 1894 vengu&amp;egrave;t capisc&amp;ograve;l de l'Escolo Oubernhato, l'annada seguenta fond&amp;egrave;t la revista felibrenca &lt;em&gt;Lo Cobreto&lt;/em&gt;. En 1900 fogu&amp;egrave;t elegit majoral del Felibritge. Fogu&amp;egrave;t un animator f&amp;ograve;r&amp;ccedil;a actiu del Felibritge, al centre de las relacions amb felibres e erudits dins lo Cantal. Fagu&amp;egrave;t pendent gaireben un decenni d'intervencions annadi&amp;egrave;ras dins d'esc&amp;ograve;las auvernhatas per parlar del Felibritge.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1908, collabor&amp;egrave;t a una iniciativa destinada a acampar los Auvernhats de Par&amp;iacute;s : la fondacion de la Veill&amp;eacute;e d'Auvergne, associacion e revista liter&amp;agrave;ria, en parlar auvernhat, dins la dralha de &lt;em&gt;Lo Cobreto&lt;/em&gt; que pareissi&amp;aacute; pas mai.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Recercat per sos talents d'orator e subretot de contaire, anim&amp;egrave;t de velhadas famosas e fogu&amp;egrave;t sollicitat dins mantuna manifestacion regionalista.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Publiqu&amp;egrave;t dos recu&amp;egrave;lhs en occitan, &lt;em&gt;Flour de Brousso&lt;/em&gt; en 1896 e &lt;em&gt;Jous la Cluchado&lt;/em&gt; en 1908, recompensats als J&amp;ograve;cs Florals de Tolosa. D'unes po&amp;egrave;mas son inspirats de las escapadas de l'autor dins lo camp&amp;egrave;stre e de son activitat de ca&amp;ccedil;aire ; d'autres meton en sc&amp;egrave;na la vida de l'ostalada e pintra los retraches de personatges de son environa : familha, domestics, vesins, etc.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sos primi&amp;egrave;rs escriches occitans &amp;egrave;ran dins una grafia &amp;ldquo;fonetica&amp;rdquo;, adre&amp;ccedil;ada al lectorat orlhagu&amp;eacute;s, pu&amp;egrave;i a la seguida de son raprochament amb lo Felibritge adopt&amp;egrave;t amb entosiasme la grafia mistralenca, e fin finala d'autras influ&amp;eacute;ncias lo men&amp;egrave;ron a rempla&amp;ccedil;ar aquesta per la grafia &amp;ldquo;etimologica&amp;rdquo; o &amp;ldquo;occitana&amp;rdquo;. En efi&amp;egrave;ch, avi&amp;aacute; de relacions pro amicalas amb de mond coma Antonin Perbosc (1861-1944) e Prosper Estieu (1860-1939), institutors dins lo r&amp;ograve;dol de Tolosa e promotors d'una grafia inspirada dels Trobadors. Per acabar de lo conv&amp;eacute;ncer, l'abat Raymond Four (1877-1918) d'Orlhac avi&amp;aacute; pres lo partit de la grafia &amp;ldquo;etimologica&amp;rdquo;. L'abat ajud&amp;egrave;t Vermenouze per la publicacion de &lt;em&gt;Jous la Cluchado&lt;/em&gt; e i fagu&amp;egrave;t figurar una transcripcion de cada po&amp;egrave;ma dins aquesta grafia, en regard de la version en grafia &amp;ldquo;fonetica&amp;rdquo; e de la traduccion en franc&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia de l'autor&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Flour de Brousso&lt;/em&gt;, Imprimerie Moderne, Aurillac, 1896. Voir la ressource en ligne sur le site du Cieldoc&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;En Plein Vent&lt;/em&gt;, Stock, Paris, 1900.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mon Auvergne&lt;/em&gt;, Plon, Paris, [s.d.].&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Jous la Cluchado&lt;/em&gt;, Imprimerie Moderne, Aurillac, 1908. Voir la ressource en ligne sur Occitanica&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Derni&amp;egrave;res Veill&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, Revue des Po&amp;egrave;tes, Paris, 1911.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Revue Lo Cobreto&lt;/em&gt;. Voir les num&amp;eacute;ros disponibles en lignes sur Occitanica&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                  <text>Vidas</text>
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        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Roux, Joseph (1834-1905)</text>
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                <text>Roux, Joseph (1834-1905)</text>
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                <text>Clerc ; ecclésiastique</text>
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                <text>Eyraud, Noémie</text>
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                <text>CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)</text>
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                <text>Recherche en domaine occitan (Montpellier)&#13;
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            <name>Date</name>
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                <text>2019-12-02</text>
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                <text>Creative commons = BY - NC - ND</text>
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            <description>Spatial characteristics of the resource.</description>
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                <text>Tulle (Corrèze)</text>
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                <text>Brive-la-Gaillarde (Corrèze)</text>
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                <text>Saint-Sylvain (Corrèze)</text>
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                <text>Saint-Hilaire-Peyroux (Corrèze)</text>
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                <text>1854-1876</text>
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                <text>1876-1914</text>
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            <name>Bibliographic Citation</name>
            <description>A bibliographic reference for the resource. Recommended practice is to include sufficient bibliographic detail to identify the resource as unambiguously as possible.</description>
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                <text>&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;MARIETON Paul, &lt;em&gt;Un f&amp;eacute;libre limousin : Joseph Roux&lt;/em&gt;, Pitrat, Paris, 1883. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k131821q.r=%22Joseph%20Roux%22?rk=64378;0" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;LABORDE Raymond, &amp;laquo; Joseph Roux &amp;raquo;, dins &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;, 1897, pp. 286-287. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65827138/f132.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;AYRAUD-DEGEORGES H., &amp;laquo; Le Salon de 1901, Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; nationale des Beaux-Arts &amp;raquo;, dins &lt;em&gt;L'Intransigeant&lt;/em&gt;, 22 d'abril de 1901, pp. 1 e 3. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7822991/f1.item.r=%22joseph%20roux%22desliens" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa sus Gallica&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;MICHAUD &amp;Eacute;douard, &amp;laquo; Joseph Roux &amp;raquo;, dins &lt;em&gt;Limoges Illustr&amp;eacute;&lt;/em&gt;, 1905-07-01, pp. 1833-1835. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6125955m/f3.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;, numero especial, 1905, pp. 73-138. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6552231n/f88.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;DE NUSSAC Louis, &amp;laquo; Le chanoine Joseph Roux. Po&amp;egrave;te, penseur, philologue, f&amp;eacute;libre &amp;raquo;, dins &lt;em&gt;lo Bibliophile limousin&lt;/em&gt;, 1905, pp. 108-113. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4240283/f113.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;NESMY Jean, &amp;laquo; Histoire d'un cur&amp;eacute; de campagne &amp;raquo;, dins la &lt;em&gt;Revue Hebdomadaire&lt;/em&gt;, 1905, n&amp;deg;27 pp. 167-195. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k405634k/f206.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa sus Gallica&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt;, numero especial, abril de 1934, n&amp;deg;114, pp. 375-389. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20438" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Occitanica&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;NOUAILLAC Joseph, &amp;laquo; Joseph Roux, penseur et f&amp;eacute;libre (1834-1905) &amp;raquo;, dins l&lt;em&gt;o Bulletin de la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des lettres, sciences et arts de la Corr&amp;egrave;ze&lt;/em&gt;, 1935. Primi&amp;egrave;ra partida, pp. 33-70 : &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6549852s/f41.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;v&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;. Segonda partida, pp. 100-122 : &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6549852s/f108.image.r=%22Joseph%20Roux%22" target="_blank" rel="noopener"&gt;v&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica.&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;JOUDOUX Robert, &amp;laquo; Joseph Roux. F&amp;eacute;libre, penseur et po&amp;egrave;te &amp;raquo; dins &lt;em&gt;lo Bulletin de l'Association Guillaume Bud&amp;eacute;&lt;/em&gt;, 1969, n&amp;deg;2, pp.267-276. &lt;a href="https://www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_1969_num_1_2_3058" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sul site Pers&amp;eacute;e&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;</text>
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            <description>An account of the resource</description>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Joseph Roux est un pr&amp;ecirc;tre du canton de Tulle, en Corr&amp;egrave;ze. Il est connu avant tout comme l'auteur d'un recueil en fran&amp;ccedil;ais, &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, qui l'a rendu c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre en France et &amp;agrave; l'&amp;eacute;tranger. Il se consacre ensuite &amp;agrave; la renaissance limousine en participant activement au F&amp;eacute;librige. Ses &amp;oelig;uvres principales en occitan sont la &lt;em&gt;Chansou Lemouzina&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;Grammaire Limousine&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formes r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentielles&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Roux, Joseph (1834-1905)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&amp;Eacute;l&amp;eacute;ments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Joseph Roux est n&amp;eacute; le 19 avril 1834 &amp;agrave; Tulle, dernier venu d'une fratrie nombreuse, fils d'un cordonnier plut&amp;ocirc;t ais&amp;eacute;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Destin&amp;eacute; t&amp;ocirc;t au clerg&amp;eacute;, il commence son parcours d'&amp;eacute;colier chez les Fr&amp;egrave;res de Tulle, puis il passe au Petit S&amp;eacute;minaire de Servi&amp;egrave;res-le-Ch&amp;acirc;teau, au Coll&amp;egrave;ge de Tulle, au Petit S&amp;eacute;minaire de Brive et enfin au Grand S&amp;eacute;minaire de Tulle.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il pr&amp;eacute;sente &amp;laquo; un go&amp;ucirc;t profond pour les auteurs classiques et pour le latin &amp;raquo;, selon les mots de Joseph Nouaillac&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il est ordonn&amp;eacute; pr&amp;ecirc;tre en 1858. Il est professeur au Petit S&amp;eacute;minaire de Brive pendant quelque temps mais la situation ne lui convient pas et il obtient le poste de vicaire &amp;agrave; Varetz. Il &amp;eacute;crit ses &lt;em&gt;Hymnes et Po&amp;eacute;sies en l'Honneur de la Vierge Marie&lt;/em&gt; (publi&amp;eacute;s en 1865). En 1864 il est nomm&amp;eacute; &amp;agrave; Saint-Sylvain, localit&amp;eacute; qui ne lui agr&amp;eacute;e pas mais o&amp;ugrave; il lui faudra pourtant rester douze longues ann&amp;eacute;es dans l'isolement. L'endroit est d&amp;eacute;crit par Nouaillac comme un fond de vall&amp;eacute;e encaiss&amp;eacute;e, aust&amp;egrave;re et sombre. Il se met &amp;agrave; remplir des cahiers de pens&amp;eacute;es et maximes qui feront l'objet d'une brochure en 1866 sous le titre &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es (maximes, &amp;eacute;tudes, images)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1870, pour se sortir de Saint-Sylvain, il accepte un poste de pr&amp;eacute;cepteur en Normandie, qu'il lui faut laisser au bout de quelques mois &amp;agrave; cause de la guerre.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il revient &amp;agrave; Saint-Sylvain jusqu'en 1876, date &amp;agrave; laquelle il obtient enfin une autre place de pr&amp;ecirc;tre &amp;agrave; Saint-Hilaire-Peyrou. C'est durant ces ann&amp;eacute;es qu'il commence &amp;agrave; se consacrer s&amp;eacute;rieusement &amp;agrave; des &amp;eacute;tudes sur la langue et &amp;agrave; sa production litt&amp;eacute;raire en occitan.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1885, les &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt; sont publi&amp;eacute;es &amp;agrave; Paris. C'est Paul Mari&amp;eacute;ton&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; qui, dans un premier temps, fait para&amp;icirc;tre les pens&amp;eacute;es et maximes dans la &lt;em&gt;Revue Lyonnaise&lt;/em&gt; (entre autres) et devant le succ&amp;egrave;s, entreprend une s&amp;eacute;lection qui sera publi&amp;eacute;e en recueil chez Lemerre. La renomm&amp;eacute;e de Roux ne se fait pas attendre dans le milieu intellectuel fran&amp;ccedil;ais et international, globalement plut&amp;ocirc;t bienveillant. Des noms comme Ernest Renan (1823-1892, homme de lettres), Francisque Sarcey (1827-1899, critique et journaliste), Elme Caro (1826-1887, philosophe et critique litt&amp;eacute;raire), F&amp;eacute;licien Champsaur (1858-1934, journaliste) ou Jules Lema&amp;icirc;tre (1853-1914, critique et &amp;eacute;crivain) ont sign&amp;eacute; des conf&amp;eacute;rences et articles sur le recueil et sur son auteur. Les &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt; furent traduites en anglais et &amp;eacute;tudi&amp;eacute;es en Allemagne. Un Prix Montyon de 1500 francs lui est remis en 1886 par l'Acad&amp;eacute;mie Fran&amp;ccedil;aise. Un "b&amp;eacute;mol", toutefois : le chapitre sur les paysans est jug&amp;eacute; trop s&amp;eacute;v&amp;egrave;re, dans le milieu "bien-pensant", de la part d'un homme de Dieu. Pour certains commentateurs, il r&amp;eacute;v&amp;egrave;le plut&amp;ocirc;t une vision r&amp;eacute;aliste et lucide pas si d&amp;eacute;daigneuse.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1886 il est nomm&amp;eacute; chanoine de Tulle. Sa volont&amp;eacute; de devenir &amp;eacute;v&amp;ecirc;que ne sera jamais satisfaite.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les &lt;em&gt;Nouvelles Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, constitu&amp;eacute;es en substance de ce que Mari&amp;eacute;ton n'avait pas s&amp;eacute;lectionn&amp;eacute; pour le premier recueil, paraissent en 1887, et leur r&amp;eacute;ception plut&amp;ocirc;t n&amp;eacute;gative a un go&amp;ucirc;t amer pour Roux qui s'investit toujours plus dans les activit&amp;eacute;s f&amp;eacute;libr&amp;eacute;ennes.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1897 il obtient la croix de la L&amp;eacute;gion d'Honneur.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il meurt de maladie (grippe ou bronchopneumonie), &amp;agrave; Tulle, le 4 f&amp;eacute;vrier 1905.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une plaque comm&amp;eacute;morative a &amp;eacute;t&amp;eacute; pos&amp;eacute;e sur sa maison. Un m&amp;eacute;daillon fa&amp;ccedil;onn&amp;eacute; par la sculptrice et graveuse Genevi&amp;egrave;ve Granger-Chanlaine (1877-1967) a &amp;eacute;t&amp;eacute; inaugur&amp;eacute; en 1934. Quelques ann&amp;eacute;es avant sa mort, son portrait a &amp;eacute;t&amp;eacute; peint par les s&amp;oelig;urs C&amp;eacute;cile et Marie Desliens (artistes peintres, respectivement 1853-1937 et 1856-1938) et expos&amp;eacute; au Salon de 1901 de la &lt;em&gt;Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; Nationale des Beaux-Arts&lt;/em&gt; &amp;agrave; Paris&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans son article &amp;laquo; Histoire d'un cur&amp;eacute; de campagne &amp;raquo;, Jean Nesmy&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt; &amp;eacute;voque le climat maussade et l'environnement triste qui auraient fait de Roux un enfant puis un homme grave, s&amp;eacute;rieux. L'abb&amp;eacute; est g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement d&amp;eacute;crit comme un homme imposant, haut, large d'&amp;eacute;paules, au regard clair et la voix puissante. Ses ambitions et son franc-parler, ainsi que sa notori&amp;eacute;t&amp;eacute;, ne sont pas du go&amp;ucirc;t de tout le monde et il en souffrira toute sa vie.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il conna&amp;icirc;t la langue depuis toujours, il conna&amp;icirc;t aussi les proverbes et les l&amp;eacute;gendes du pays, entendus dans la rue et dans la campagne, pendant son enfance comme pendant sa carri&amp;egrave;re de pr&amp;ecirc;tre. Il s'essaie de bonne heure &amp;agrave; la versification en fran&amp;ccedil;ais, en occitan mais aussi en latin et toute sa vie durant il ressent le besoin d'&amp;eacute;crire. C'est ainsi qu'en 1874, il pr&amp;eacute;sente &amp;agrave; l'occasion du V&amp;egrave;me centenaire de la mort de P&amp;eacute;trarque &amp;agrave; Avignon un sonnet en occitan qui sera couronn&amp;eacute;. Il rencontre alors Mistral, Roumanille, Aubanel et d'autres f&amp;eacute;libres qui l'encouragent &amp;agrave; continuer. En 1976 il est &amp;eacute;lu Majoral du F&amp;eacute;librige (&amp;laquo; Cigale du Limousin &amp;raquo;). Il participe aux f&amp;ecirc;tes latines de Montpellier en 1878.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Depuis les ann&amp;eacute;es 1870, Joseph Roux est largement publi&amp;eacute; dans les revues locales de Corr&amp;egrave;ze, mais pas seulement, et ses &amp;eacute;crits en fran&amp;ccedil;ais et en occitan sont connus des lecteurs de la &lt;em&gt;Revue des Langues Romanes&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Revue Lyonnaise&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Revue du Monde Latin&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Revue f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Gazette d'Augsbourg&lt;/em&gt; et d'autres encore. Dans la &lt;em&gt;Revue des Langues Romanes&lt;/em&gt;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; publi&amp;eacute;s entre autres les premiers &amp;eacute;pisodes de son &amp;laquo; &amp;eacute;pop&amp;eacute;e &amp;raquo;, la &lt;em&gt;Chansou Lemouzina&lt;/em&gt;, qui seront r&amp;eacute;compens&amp;eacute;s en 1882 du rameau vert de laurier &amp;agrave; Montpellier.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La &lt;em&gt;Chansou Lemouzina&lt;/em&gt;, publi&amp;eacute;e en 1889, est compos&amp;eacute;e de vingt-quatre po&amp;egrave;mes lyriques, chacun peignant un &amp;eacute;pisode de l'histoire ou du l&amp;eacute;gendaire du bas-Limousin depuis le V&amp;egrave;me jusqu'au XIX&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle (&amp;agrave; noter que l'h&amp;eacute;ro&amp;iuml;ne de &amp;laquo; Marguerite Chastang &amp;raquo; est sa propre m&amp;egrave;re). Les f&amp;eacute;libres limousins n'h&amp;eacute;sitent pas &amp;agrave; comparer Roux &amp;agrave; Mistral, et la &lt;em&gt;Chansou &amp;agrave; Mir&amp;egrave;&amp;iuml;o&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Calendal&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'abb&amp;eacute; recevra plusieurs autres r&amp;eacute;compenses au cours de sa carri&amp;egrave;re, aux Jeux Floraux d'Avignon, Apt, Forcalquier ou encore au concours de la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; Arch&amp;eacute;ologique de B&amp;eacute;ziers (m&amp;eacute;daille d'argent en 1877 et en 1878).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sa litt&amp;eacute;rature compte aussi des po&amp;egrave;mes, des fables, une s&amp;eacute;rie de Rustiques (textes en fran&amp;ccedil;ais qui mettent en sc&amp;egrave;ne les usages populaires et les croyances du Limousin) pour la plupart publi&amp;eacute;s dans la presse ou rest&amp;eacute;s manuscrits. On peut ajouter des &amp;eacute;nigmes et proverbes collect&amp;eacute;s et publi&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1893 il participe &amp;agrave; la cr&amp;eacute;ation de l'&amp;Eacute;cole Limousine &amp;agrave; Brive et il en devient le &lt;em&gt;capisc&amp;ograve;l&lt;/em&gt;. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; parisienne la &lt;em&gt;Ruche Corr&amp;eacute;zienne&lt;/em&gt; vient d'&amp;ecirc;tre cr&amp;eacute;&amp;eacute;e aussi et ses membres sont en relation &amp;eacute;troite avec les f&amp;eacute;libres de la province. Roux collabore &amp;agrave; la revue &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;, organe de l'&amp;eacute;cole. D'autres &amp;eacute;coles naissent dans les villes alentours et forment une f&amp;eacute;d&amp;eacute;ration d'&amp;eacute;coles limousines dont Roux sera le &lt;em&gt;chaptal&lt;/em&gt;. La Sainte-Estelle de 1895 est organis&amp;eacute;e &amp;agrave; Brive. Joseph Roux, admir&amp;eacute; pour son esprit combatif, sert de figure tut&amp;eacute;laire &amp;agrave; la renaissance limousine port&amp;eacute;e par un groupe de f&amp;eacute;libres enthousiastes. On peut citer entre autres Sernin Santy (1850-1906), un des fondateurs du F&amp;eacute;librige limousin et de la revue ; Johann&amp;egrave;s Plantadis (1864-1922), historien et ethnologue, animateur de la Ruche Corr&amp;eacute;zienne &amp;agrave; Paris ; Marguerite Gen&amp;egrave;s (1868-1955), institutrice et po&amp;eacute;tesse ; Eus&amp;egrave;be Bombal (1827-1915), &amp;eacute;rudit, arch&amp;eacute;ologue et &amp;eacute;crivain ; plus r&amp;eacute;cemment Robert Joudoux (1939-2016), homme de lettres, directeur de &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'abb&amp;eacute; s'est investi de bonne heure dans ce qu'il consid&amp;eacute;rait comme un travail d'&amp;eacute;puration de la langue n&amp;eacute;cessaire apr&amp;egrave;s des si&amp;egrave;cles de d&amp;eacute;g&amp;acirc;ts caus&amp;eacute;s par l'influence du fran&amp;ccedil;ais, tant dans la graphie que dans le vocabulaire. Il &amp;eacute;tudie des textes anciens et en particulier les textes des troubadours, en raison d'une origine limousine historique pr&amp;ecirc;t&amp;eacute;e aux premiers troubadours. Il collecte aussi de la mati&amp;egrave;re dans le parler de ses contemporains : proverbes, &amp;eacute;nigmes (&amp;laquo; sourcelages &amp;raquo; selon son mot), l&amp;eacute;gendes et autres. &amp;Agrave; partir de ses observations, il reconstitue une graphie inspir&amp;eacute;e de celle des textes m&amp;eacute;di&amp;eacute;vaux et s'efforce de retirer tout emprunt au fran&amp;ccedil;ais.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette t&amp;acirc;che donne lieu d'une part &amp;agrave; une &lt;em&gt;Grammaire Limousine&lt;/em&gt;, qui para&amp;icirc;t d'abord par morceaux dans la revue &lt;em&gt;Lemouz&lt;/em&gt;i avant de faire l'objet d'une &amp;eacute;dition en 1895, et &amp;agrave; un dictionnaire de l'ambition du &lt;em&gt;Tr&amp;eacute;sor du F&amp;eacute;librige&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Lengua d'Aur&lt;/em&gt;, rest&amp;eacute; &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat de manuscrit. Dans une lettre &amp;agrave; Plantadis dat&amp;eacute;e du 21 f&amp;eacute;vrier 1905&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;, Mistral t&amp;eacute;moigne de sa reconnaissance &amp;agrave; Roux, pour le pr&amp;ecirc;t de son manuscrit comme contribution au &lt;em&gt;Tr&amp;eacute;sor&lt;/em&gt;. Certains commentateurs du travail de Roux le voient comme un pr&amp;eacute;curseur, avec Auguste Four&amp;egrave;s (1848-1891) et m&amp;ecirc;me Mistral, de la graphie &amp;eacute;labor&amp;eacute;e par Antonin Perbosc (1861-1944) et Prosper Estieu (1860-1939). L'abb&amp;eacute; Joseph Salvat (1889-1972) dit : &amp;laquo; Ce que Mistral avait entrevu, ce que Roux avait entrepris, Estieu et Perbosc, nos ma&amp;icirc;tres de l'Escola Occitana, l'ont r&amp;eacute;alis&amp;eacute; &amp;raquo;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;. Mais une telle entreprise ne peut pas faire l'unanimit&amp;eacute;, et Nesmy &amp;eacute;voque les d&amp;eacute;tracteurs accusant l'abb&amp;eacute; de cr&amp;eacute;er une langue litt&amp;eacute;raire et fictive, que le peuple ne pourra pas lire ni comprendre. Le F&amp;eacute;librige limousin soutient l'abb&amp;eacute; dans sa d&amp;eacute;marche, les d&amp;eacute;tracteurs sont probablement plut&amp;ocirc;t des limousins ext&amp;eacute;rieurs au F&amp;eacute;librige, ou &amp;eacute;ventuellement des gens, f&amp;eacute;libres ou non, &amp;eacute;trangers au Limousin. La graphie dite mistralienne a fait son chemin et est tr&amp;egrave;s populaire dans l'espace occitan, adapt&amp;eacute;e ici et l&amp;agrave; dans son application. Cependant l'abb&amp;eacute; Roux est aujourd'hui retenu comme un des acteurs de la construction graphique de l'occitan.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p&gt;1-&amp;laquo; Joseph Roux et la renaissance limousine &amp;raquo;, Lemouzi, 1905, p. 75. Joseph Nouaillac (1880-1947) fut professeur et historien sp&amp;eacute;cialiste du Limousin.&lt;br /&gt;2-Paul Mari&amp;eacute;ton (1862-1911), po&amp;egrave;te, f&amp;eacute;libre, fondateur de la Revue F&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne.&lt;br /&gt;3-&lt;em&gt;L'Intransigeant&lt;/em&gt;, 22 avril 1901, pp. 1 e 3.&lt;br /&gt;4-&lt;em&gt;La Revue hebdomadaire&lt;/em&gt;, 1905, n&amp;deg;27, pp. 167-195. Jean Nesmy est le pseudonyme de Henry Surchamp (1876-1959), &amp;eacute;crivain r&amp;eacute;gionaliste.&lt;br /&gt;5-Reproduite dans &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;, 1905, p. 102.&lt;br /&gt;6-&lt;em&gt;Lo Gai Saber,&lt;/em&gt; num&amp;eacute;ro sp&amp;eacute;cial, avril 1934, n&amp;deg;114, p. 379.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="6796">
                <text>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Joseph Roux es un cl&amp;egrave;rgue del canton de Tula, en Corr&amp;egrave;sa. Es conegut primi&amp;egrave;r coma l'autor d'un recu&amp;egrave;lh en franc&amp;eacute;s, Pens&amp;eacute;es, que l'a rendut fam&amp;oacute;s en Fran&amp;ccedil;a e a l'estrangi&amp;egrave;r. Se consacra pu&amp;egrave;i a la renaissen&amp;ccedil;a lemosina en participant activament al Felibritge. Sas &amp;ograve;bras m&amp;agrave;gers en occitan son la Chansou Lemouzina e la Grammaire Limousine.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formas referencialas&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Roux, Joseph (1834-1905)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Joseph Roux es nascut lo 19 d'abril de 1834 a Tula, darri&amp;egrave;r vengut d'una frairia nombrosa, filh d'un sabati&amp;egrave;r pusl&amp;egrave;u aisat.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Destinat d'ora al clergat, comen&amp;ccedil;a son percors d'escolan en c&amp;ograve; dels Fraires de Tula, pu&amp;egrave;i passa al Pichon Seminari de Serviera, al Coll&amp;egrave;gi de Tula, al Pichon Seminari de Briva e enfin al Grand Seminari de Tula.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Presenta &amp;laquo; un gost prigond per los autors classics e per lo latin &amp;raquo;, segon los mots de Joseph Nouaillac&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Es ordonat pr&amp;egrave;ire en 1858. Fa lo professor al Pichon Seminari de Briva pendent un temps mas la situacion li conven pas e obten la posicion de vicari a Vares. Escriu sos &lt;em&gt;Hymnes et Po&amp;eacute;sies en l'Honneur de la Vierge Marie&lt;/em&gt; (publicats en 1865). En 1864 es mandat coma pr&amp;egrave;ire a Sent Silvan, localitat que li sembla pas tr&amp;ograve;p gaujosa mas ont li caldr&amp;agrave; demorar dotze longas annadas dins l'isolament. L'endrech es descrich per Nouaillac coma un fond de valada encaissat, aust&amp;egrave;r e sorn. Comen&amp;ccedil;a d'emplenar de quas&amp;egrave;rns de pensadas e maximas que far&amp;agrave;n l'obj&amp;egrave;cte d'una brocadura en 1866 jos lo t&amp;iacute;tol &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es (maximes, &amp;eacute;tudes, images).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1870, per se sortir de Sent Silvan, accepta un p&amp;ograve;ste de preceptor en Normandia, que li cal quitar al cap d'unes meses per causa de la gu&amp;egrave;rra.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Torna a Sent Silvan fins a 1876, data a la quala obten enfin una autra pla&amp;ccedil;a de pr&amp;egrave;ire a Sent Alari Peiros. Es dins aquelas annadas que comen&amp;ccedil;a de se consacrar seriosament a d'estudis sus la lenga e a sa produccion liter&amp;agrave;ria en occitan.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1885, las &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt; son publicadas a Par&amp;iacute;s. Es Paul Mari&amp;eacute;ton&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; que, dins un primi&amp;egrave;r temps, fa par&amp;eacute;isser las pensadas e maximas dins la &lt;em&gt;Revue Lyonnaise&lt;/em&gt; (entre autre) e davant lo succ&amp;egrave;s, entrepren una seleccion publicada en recu&amp;egrave;lh a c&amp;ograve; de Lemerre. La renommada de Roux se fa pas esperar dins lo mitan intellectual franc&amp;eacute;s e internacional, globalament pusl&amp;egrave;u benvolent. De noms coma Ernest Renan (1823-1892, &amp;ograve;me de letras), Francisque Sarcey (1827-1899, critic e jornalista), Elme Caro (1826-1887, filos&amp;ograve;f e critic literari), F&amp;eacute;licien Champsaur (1858-1934, jornalista) o Jules Lema&amp;icirc;tre (1853-1914, critic e escrivan) an signat confer&amp;eacute;ncias e articles sul recu&amp;egrave;lh e sus son autor. Las &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt; fogu&amp;egrave;ron traduchas en angl&amp;eacute;s e estudiadas en Alemanha. Un Pr&amp;egrave;mi Montyon de 1500 francs li es rem&amp;eacute;s en 1886 per l'Acad&amp;eacute;mia Francesa. Un "bem&amp;ograve;l", pasmens : lo cap&amp;iacute;tol suls pa&amp;iuml;sans es jutjat tr&amp;ograve;p sev&amp;egrave;r, dins lo mitan "ben-pensant", de la part d'un &amp;ograve;me de Dieu. Per d'unes comentators, rev&amp;egrave;la pusl&amp;egrave;u una vision realista e lucida pas tant desdenhosa.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1886 es nommat canonge de Tula. Sa volontat de venir evesque ser&amp;agrave; pas jamai satisfacha.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Las Nouvelles Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, constitu&amp;iuml;das en subst&amp;agrave;ncia de &amp;ccedil;&amp;ograve; que Mari&amp;eacute;ton avi&amp;aacute; daissat de caire per lo primi&amp;egrave;r recu&amp;egrave;lh, pareisson en 1887, e lor recepcion pusl&amp;egrave;u negativa a un gost amar per Roux que s'invest&amp;iacute;s que mai dins las activitats felibrencas.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1897 obten la crotz de la Legion d'Onor.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mor&amp;iacute;s de malauti&amp;aacute; (gripa o broncho-pneumonia), a Tula, lo 4 de febri&amp;egrave;r de 1905.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Una placa comemorativa es estada pausada sus son ostal. Un medalhon fargat per l'escultora e gravaira Genevi&amp;egrave;ve Granger-Chanlaine (1877-1967) es estat inaugurat en 1934. Qualques annadas abans sa m&amp;ograve;rt, son retrach es pintrat per las s&amp;ograve;rres C&amp;eacute;cile e Marie Desliens (artistas pintras, respectivament 1853-1937 e 1856-1938) e expasaut al Salon de 1901 de la &lt;em&gt;Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; Nationale des Beaux-Arts&lt;/em&gt; a Par&amp;iacute;s&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dins son article &amp;laquo; Histoire d'un cur&amp;eacute; de campagne &amp;raquo;, Jean Nesmy&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt; ev&amp;ograve;ca lo climat sorn e l'environament triste qu'auri&amp;aacute;n fach de Roux un enfant pu&amp;egrave;i un &amp;ograve;me gr&amp;egrave;u, seri&amp;oacute;s. L'abat es generalament descrich coma un &amp;ograve;me impausant, naut, larg d'espatlas, de l'agach clar e de la votz f&amp;ograve;rta. Sas ambicions amb son franc-parlar, tal coma sa notorietat, son pas del gost de tot lo mond e se ne ressentir&amp;agrave; tota sa vida.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissen&amp;ccedil;a d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Coneis la lenga dempu&amp;egrave;i totjorn, coneis tanben los prov&amp;egrave;rbis e las legendas del canton, ausits dins la carri&amp;egrave;ra e dins lo camp&amp;egrave;stre, pendent son enf&amp;agrave;ncia coma pendent sa carri&amp;egrave;ra de pr&amp;egrave;ire. S'assaja d'ora a la versificacion en franc&amp;eacute;s, en occitan emai en latin e tota sa vida durant sent&amp;iacute;s lo besonh d'escriure. Es aital qu'en 1874, presenta a l'escasen&amp;ccedil;a del Ven centenari de la m&amp;ograve;rt de Petrarca a Avinhon un sonet en occitan que ser&amp;agrave; coronat. Rescontra alara Mistral, Roumanille, Aubanel e d'autres felibres que l'encoratjan a contunhar. En 1976 es elegit Majoral del Felibritge (&amp;laquo; Cigala del Lemosin &amp;raquo;). Participa a las f&amp;egrave;stas latinas de Montpelhi&amp;egrave;r en 1878.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dempu&amp;egrave;i las annadas 1870, Joseph Roux es largament publicat dins las revistas localas de Corresa, mas pas solament, e sos escriches en franc&amp;eacute;s e en occitan son coneguts dels legeires de revistas coma la &lt;em&gt;Revue des Langues Romanes&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Revue Lyonnaise&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Revue du Monde Latin&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Revue f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Gazette d'Augsbourg&lt;/em&gt; e d'autras encara. Dins la &lt;em&gt;Revue des Langues Romanes&lt;/em&gt;, son estats publicats entre autres los primi&amp;egrave;rs epis&amp;ograve;dis de son &amp;laquo; epop&amp;egrave;a &amp;raquo;, la &lt;em&gt;Chansou Lemouzina&lt;/em&gt;, que ser&amp;agrave;n recompensats en 1882 del ram&amp;egrave;l v&amp;egrave;rd de laur&amp;egrave;l a Montpelhi&amp;egrave;r.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La &lt;em&gt;Chansou Lemouzina&lt;/em&gt;, publicada en 1889, es compausada de vint-e-quatre po&amp;egrave;mas lirics que cadun pintra un epis&amp;ograve;di de l'ist&amp;ograve;ria o del legendari del bas Lemosin dempu&amp;egrave;i lo s&amp;egrave;gle V fins al s&amp;egrave;gle XIX (de notar que l'ero&amp;iuml;na de &amp;laquo; Marguerite Chastang &amp;raquo; es sa pr&amp;ograve;pria maire). Los felibres lemosins esiton pas a comparar Roux a Mistral, e la &lt;em&gt;Chansou a Mir&amp;egrave;&amp;iuml;o o Calendal&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'abat re&amp;ccedil;aupr&amp;agrave; mantuna autra recompensa al cors de sa carri&amp;egrave;ra, als J&amp;ograve;cs Florals d'Avinhon, Ate, Forcauquier o encara al concors de la Societat Arqueologica de Besi&amp;egrave;rs (medalha d'argent en 1877 e en 1878).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sa literatura compta encara de po&amp;egrave;mas, de faulas, una seria de &lt;em&gt;Rustiques&lt;/em&gt; (t&amp;egrave;xtes en franc&amp;eacute;s que meton en sc&amp;egrave;na los usatges populars e las cresen&amp;ccedil;as del Lemosin) per la m&amp;agrave;ger part publicats dins la premsa o demorats manescriches. Se p&amp;ograve;don apondre d'enigmas e prov&amp;egrave;rbis collectats e publicats.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1893 participa a la creacion de l'Esc&amp;ograve;la Lemosina a Briva e ne ven lo capisc&amp;ograve;l. La societat parisenca la &lt;em&gt;Ruche Corr&amp;eacute;zienne&lt;/em&gt; ven de se crear tanben e sos s&amp;ograve;cis son en relacion estrecha amb los felibres de la prov&amp;iacute;ncia. Roux collab&amp;ograve;ra a la revista Lemouzi, organ de l'esc&amp;ograve;la. D'autras esc&amp;ograve;las n&amp;agrave;isson dins las vilas a l'entorn e f&amp;ograve;rman una federacion d'esc&amp;ograve;las lemosinas que Roux ne ser&amp;agrave; lo chaptal. La Santa Estela de 1895 s'organiza a Briva. Joseph Roux, admirat per son esperit combatedor, serv&amp;iacute;s de figura tutel&amp;agrave;ria a la renaissen&amp;ccedil;a lemosina portada per un grop de felibres entosiastes. Se p&amp;ograve;don nommar entre autres Sernin Santy (1850-1906), un dels fondators del felibritge lemosin e de la revista ; Johann&amp;egrave;s Plantadis (1864-1922), istorian e etnol&amp;ograve;g, animator de la &lt;em&gt;Ruche Corr&amp;eacute;zienne&lt;/em&gt; a Par&amp;iacute;s ; Marguerite Gen&amp;egrave;s (1868-1955), institutritz e poetessa ; Eus&amp;egrave;be Bombal (1827-1915), erudit, arqueol&amp;ograve;g e escrivan ; mai recentament Robert Joudoux (1939-2016), &amp;ograve;me de letras, director de &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'abat s'es investit d'ora dins &amp;ccedil;&amp;ograve; que considerava coma un trabalh d'epuracion de la lenga necessari apr&amp;egrave;p de s&amp;egrave;gles de degalhs causats per l'influ&amp;eacute;ncia del franc&amp;eacute;s, tant dins la grafia coma dins lo vocabulari. Est&amp;uacute;dia de t&amp;egrave;xtes ancians e en particular los t&amp;egrave;xtes dels trobadors, pr'amor d'una origina lemosina istorica prestada als primi&amp;egrave;rs trobadors. Coll&amp;egrave;cta tanben de mat&amp;egrave;ria dins lo parlar de sos contemporan&amp;egrave;us, prov&amp;egrave;rbis, enigmas (&amp;laquo; sourcelages &amp;raquo; segon son mot), legendas e autres. A partir de sas observacions, torna bastir una grafia inspirada de la dels t&amp;egrave;xtes medievals e s'esf&amp;ograve;r&amp;ccedil;a de levar tot manl&amp;egrave;u al franc&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Aquela tasca dona lu&amp;ograve;c d'una part a una &lt;em&gt;Grammaire Limousine&lt;/em&gt;, que pareis primi&amp;egrave;r per tr&amp;ograve;ces dins la revista Lemouzi abans de far l'obj&amp;egrave;cte d'una edicion en 1895, e a un diccionari de l'ambicion del &lt;em&gt;Tresor d&amp;oacute;u Felibrige&lt;/em&gt;, la Lengua d'Aur, demorat a l'estat de manescrich. Dins una letra a Plantadis datada del 21 de febri&amp;egrave;r de 1905&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;, Mistral testim&amp;ograve;nia de sa reconeissen&amp;ccedil;a a Roux, per lo pr&amp;egrave;st de son manescrich coma contribucion al &lt;em&gt;Tresor&lt;/em&gt;. D'unes comentators del trabalh de Roux lo veson coma un precursor, amb Auguste Four&amp;egrave;s (1848-1891) emai amb Mistral, de la grafia elaborada per Antonin Perbosc (1861-1944) e Prosper Estieu (1860-1939). L'abat Joseph Salvat (1889-1972) ditz : &amp;laquo; &amp;Ccedil;&amp;ograve; que Mistral avi&amp;aacute; entrevist, &amp;ccedil;&amp;ograve; que Roux avi&amp;aacute; entrepres, Estieu e Perbosc, n&amp;ograve;stres m&amp;egrave;stres de l'Escola Occitana, l'an realizat &amp;raquo;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;. Mas una tala entrepresa p&amp;ograve;t pas far l'unanimitat, e Nesmy ev&amp;ograve;ca los detractors acusant l'abat de crear una lenga liter&amp;agrave;ria e fictiva, que lo p&amp;ograve;ble poir&amp;agrave; pas legir e comprene. Lo Felibritge lemosin sosten l'abat dins sa demarcha, los detractors son probablament pusl&amp;egrave;u de lemosins f&amp;ograve;ra lo Felibritge, o eventualament de mond, felibres o pas, f&amp;ograve;ra Lemosin. La grafia dicha mistralenca a fach son camin e es plan populara dins l'espaci occitan, adaptada d'aic&amp;iacute; d'alai dins son aplicacion. Pasmens l'abat Roux es encara a l'ora d'ara retengut coma un dels actors de la construccion grafica de l'occitan.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p&gt;1-&amp;laquo; Joseph Roux et la renaissance limousine &amp;raquo;, &lt;em&gt;Lemouzi,&lt;/em&gt; 1905, p. 75. Joseph Nouaillac (1880-1947) fogu&amp;egrave;t professor e istorian especialista del Lemosin.&lt;br /&gt;2-Paul Mari&amp;eacute;ton (1862-1911), po&amp;egrave;ta, felibre, fondator de la Revue F&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne.&lt;br /&gt;3-&lt;em&gt;L'Intransigeant&lt;/em&gt;, 22 d'abril de 1901, pp. 1 e 3.&lt;br /&gt;4-&lt;em&gt;La Revue hebdomadaire&lt;/em&gt;, 1905, n&amp;deg;27, pp. 167-195. Jean Nesmy es lo pseudonim de Henry Surchamp (1876-1959), escrivan regionalista.&lt;br /&gt;5-Reproducha dins &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt;, 1905, p. 102.&lt;br /&gt;6-&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt;, numero especial, abril de 1934, n&amp;deg;114, p. 379.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia de l'autor&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Monografias :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Hymnes et po&amp;egrave;mes en l'honneur de la Vierge Marie&lt;/em&gt;, Putois-Crett&amp;eacute;, Paris, 1865.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es (maximes, &amp;eacute;tudes, id&amp;eacute;es)&lt;/em&gt;, 1866.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Sourcelages lemouzis : &amp;Eacute;nigmes limousines, Maisonneuve&lt;/em&gt;, Paris, 1877.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Proverbes bas-lemouzis&lt;/em&gt;, E. Karras, Halle, 1883. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/3135" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Occitanica.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, A. Lemerre, Paris, 1885.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Nouvelles Pens&amp;eacute;es&lt;/em&gt;, A. Lemerre, Paris, 1887.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;La Chansou Lemouzina&lt;/em&gt;, A. Picard, Tulle, 1889.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Grammaire Limousine&lt;/em&gt;, Lemouzi, Brive, 1895.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Manescriches :&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Fablas tulencas&lt;/em&gt;, manescriches de la &lt;em&gt;Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des Langues Romanes&lt;/em&gt; conservats a la Bibliot&amp;egrave;ca Interuniversit&amp;agrave;ria de Montpelhi&amp;egrave;r, H 672-01. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20058" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Occitanica.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Lou Grand Flourege&lt;/em&gt;, sonet, manescriches de la &lt;em&gt;Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des Langues Romanes&lt;/em&gt; conservats a la Bibliot&amp;egrave;ca Interuniversit&amp;agrave;ria de Montpelhi&amp;egrave;r, H 672-02. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20059" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Occitanica.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Transcripcion d'un t&amp;egrave;xt del s&amp;egrave;gle XV, extrach de l'ancian fons de la Catedrala de Tula. Manescriches de la &lt;em&gt;Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des Langues Romanes&lt;/em&gt; conservats a la Bibliot&amp;egrave;ca Interuniversit&amp;agrave;ria de Montpelhi&amp;egrave;r, H637-01. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/11330" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Occitanica.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;- Fons Joseph Roux (10 F) dels Archius Departamentals de Corresa, que conten entre autre lo diccionari del bas-lemosin en mantun volum &lt;em&gt;La Lengua d'Aur&lt;/em&gt;. &lt;a href="http://www.archives.cg19.fr/recherche/serie/id/571" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser l'inventari numeric sul site dels archius.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>- CAPPATTI Louis, Jules Eynaudi et le dialecte ni&amp;ccedil;ard, conf&amp;eacute;rence faite &amp;agrave; la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes le 14 janvier 1937, Nice, Les Annales du Comt&amp;eacute; de Nice, 1937. &lt;a href="https://www.cieldoc.com/libre/integral/libr0427.pdf" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sul site del CIELDOC&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- WALLIS PADOVANI Jean, "Jules Eynaudi" dins L'&amp;Eacute;claireur du dimanche et "La vie pratique, Courrier des &amp;eacute;trangers", 4 d'oct&amp;ograve;bre 1925, p. 8. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9822607w/f16.image.r=eynaudi" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- GIORDAN Joseph, "Le rattachement de Nice au mouvement litt&amp;eacute;raire proven&amp;ccedil;al", confer&amp;eacute;ncia del 14 de mar&amp;ccedil; de 1936, dins Annales de la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes, 1936, pp. 61-72. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472873c/f71.image.r=eynaudi" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'Armanac Nissart. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/13228" target="_blank" rel="noopener"&gt;V&amp;eacute;ser los numeros disponibles en linha sus Occitanica.&lt;/a&gt;</text>
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            <description>An account of the resource</description>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jules Eynaudi est un f&amp;eacute;libre ni&amp;ccedil;ois, fondateur de l'Armanac Nissart, auteur de pi&amp;egrave;ces de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre et d'un dictionnaire au caract&amp;egrave;re encyclop&amp;eacute;dique.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formes r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentielles&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Eynaudi, Jules (1871-1948)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&amp;Eacute;l&amp;eacute;ments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jules Eynaudi est n&amp;eacute; le 6 mai 1871 dans le centre de Nice, la Vieille Ville. Il &amp;eacute;tait le fils d'un tailleur lettr&amp;eacute; venu de Savillan, en Italie, et sa m&amp;egrave;re &amp;eacute;tait du Comt&amp;eacute; de Nice. Le ni&amp;ccedil;ois se parlait naturellement autour de lui, dans la famille et avec les amis. Il entra comme typographe &amp;agrave; l'imprimerie l'&lt;em&gt;&amp;Eacute;claireur du Littoral&lt;/em&gt; &amp;agrave; l'&amp;acirc;ge de quatorze ans. Il fit son service militaire en Corse et fut mobilis&amp;eacute; pendant la guerre de 14.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1907, Eynaudi fut employ&amp;eacute; comme auxilliaire &amp;agrave; la Biblioth&amp;egrave;que Municipale de Nice.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Louis Cappatti (1886-1966), ami et collaborateur d'Eynaudi, d&amp;eacute;crit un homme "petit, &amp;eacute;lanc&amp;eacute; et vif, quoique badaud et d'une apparente nonchalance d&amp;eacute;hanch&amp;eacute;e, pipe aux l&amp;egrave;vres, le feutre mou sur une oreille, l'ample lavalli&amp;egrave;re nou&amp;eacute;e sous le menton, [...]" (CAPPATTI, 1937). Il semble qu'Eynaudi ait &amp;eacute;t&amp;eacute; un enfant puis un homme discret et modeste, ayant le go&amp;ucirc;t du travail et de l'&amp;eacute;tude.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il mourut &amp;agrave; Nice en 1948.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au moment o&amp;ugrave; Eynaudi s'int&amp;eacute;ressait aux lettres et au particularisme de sa ville natale, le bassin ni&amp;ccedil;ois &amp;eacute;tait travers&amp;eacute; de conflits id&amp;eacute;ologiques territoriaux, toujours vifs apr&amp;egrave;s le rattachement de Nice &amp;agrave; la France. Le rapport avec l'aire proven&amp;ccedil;ale en particulier se manifestait principalement dans une conception de voisinage, sans plus. Toutefois, des personnalit&amp;eacute;s comme Joseph-Rosalinde Rancher (1785-1843), po&amp;egrave;te ni&amp;ccedil;ois d'expression occitane, avaient ouvert la voie du rapprochement avec les Proven&amp;ccedil;aux, en particulier autour de la question de la langue.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1879, Antoine-L&amp;eacute;andre Sardou (1803-1894, enseignant et &amp;eacute;rudit, ni&amp;ccedil;ois d'adoption mais proven&amp;ccedil;al d'origine) fonda l'&lt;em&gt;Esc&amp;ograve;la de Bellanda&lt;/em&gt;, avec Jean-Baptiste Calvino. La nouvelle &amp;eacute;cole f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne s'occupa prioritairement de questions linguistiques : grammaire, lexique et r&amp;eacute;forme orthographique. Le ni&amp;ccedil;ois &amp;eacute;tait alors g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement &amp;eacute;crit sur le mod&amp;egrave;le orthographique italien. Sardou et Calvino recommand&amp;egrave;rent la graphie mistralienne, adapt&amp;eacute;e aux particularit&amp;eacute;s du ni&amp;ccedil;ois. L'&amp;eacute;cole ne passa pas le cap du XIX&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle et il fallut attendre 1927 pour voir na&amp;icirc;tre une nouvelle &amp;eacute;cole f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne, le &lt;em&gt;Cair&amp;egrave;u&lt;/em&gt;. Toutefois, une premi&amp;egrave;re pierre &amp;eacute;tait pos&amp;eacute;e qui permit &amp;agrave; Eynaudi de continuer l'entreprise de renaissance ni&amp;ccedil;oise en collaboration avec le F&amp;eacute;librige. Il devint mainteneur en 1902.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1903, il fonda l'&lt;em&gt;Armanac Ni&amp;ccedil;art&lt;/em&gt;, graphi&amp;eacute; &lt;em&gt;Armanac Nissart&lt;/em&gt; &amp;agrave; partir de 1928. La m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e, il fut l'un des fondateurs principaux de l'Acad&amp;eacute;mie Rancher, qui devint en 1922 &lt;em&gt;Lu Amic de Rancher&lt;/em&gt;. L'objectif de l'association n'&amp;eacute;tait pas tr&amp;egrave;s diff&amp;eacute;rent de celui des &amp;eacute;coles et revues f&amp;eacute;libr&amp;eacute;ennes, et plus largement r&amp;eacute;gionalistes : promotion de la langue et de la litt&amp;eacute;rature ni&amp;ccedil;oises, connaissance des traditions et de l'histoire locales.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Rancher repr&amp;eacute;sentait pour eux une figure paternelle du mouvement ni&amp;ccedil;ois. Ils lui vouaient une sorte de culte, faisant chaque ann&amp;eacute;e une visite de sa tombe, organis&amp;eacute;e par Eynaudi.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;Agrave; peu pr&amp;egrave;s au m&amp;ecirc;me moment, le journaliste Henri Sappia (1833-1906) avait cr&amp;eacute;&amp;eacute; d'abord la revue &lt;em&gt;Nice-Historique&lt;/em&gt; (1898) puis &lt;em&gt;l'Acad&amp;egrave;mia Nissarda&lt;/em&gt; (1904) qui rejoignait certains objectifs de l'association Rancher. Des passerelles se cr&amp;eacute;&amp;egrave;rent entre soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s ni&amp;ccedil;oises mais des tensions et d&amp;eacute;saccords nacquirent aussi. Eynaudi ne r&amp;eacute;ussit pas m&amp;ecirc;me &amp;agrave; r&amp;eacute;unir les propres collaborateurs de l'Armanac Nissart sur les questions graphique et f&amp;eacute;libr&amp;eacute;enne, malgr&amp;eacute; le soutien de Pierre Devoluy (qui demeura quelques ann&amp;eacute;es &amp;agrave; Nice) et de Mistral lui-m&amp;ecirc;me. En 1922, il laissa la direction de la revue &amp;agrave; Pierre Isnard, suivi&amp;nbsp; de Louis Cappatti.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1901, Eynaudi avait publi&amp;eacute; sa premi&amp;egrave;re pi&amp;egrave;ce de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, &lt;em&gt;Lou Cagancio&lt;/em&gt;, qui fut repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e sur sc&amp;egrave;ne en 1902. Il se fit l'un des h&amp;eacute;ritiers de Fran&amp;ccedil;ois Guisol (1803-1874), auteur et acteur qui publia des chansons et pi&amp;egrave;ces de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre en ni&amp;ccedil;ois. De nombreuses compagnies de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre dialectal et de repr&amp;eacute;sentations folkloriques suivirent le mouvement : la compagnie du Th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de Barba-Martin (dirig&amp;eacute;e par Gustav-Adolf Mossa, 1883-1971, peintre symboliste et dramaturge occitan) ; la &lt;em&gt;Ciamada Nissarda&lt;/em&gt;, qui existe toujours ; les &lt;em&gt;Nissardas&lt;/em&gt; ; et Francis Gag (pseudonyme de Francis Gagliolo, 1900-1988, dramaturge occitan). En parall&amp;egrave;le de ses articles, contes, chansons et po&amp;eacute;sies parues en revue, Eynaudi fit publier et jouer d'autres pi&amp;egrave;ces durant les ann&amp;eacute;es suivantes. Il cherchait son inspiration dans la vie citadine de la Vieille Ville.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Entre 1931 et 1939, il se consacra &amp;agrave; la r&amp;eacute;daction et &amp;agrave; la publication de son &lt;em&gt;Dictionnaire de la langue ni&amp;ccedil;oise&lt;/em&gt;, co-&amp;eacute;crit avec Louis Cappatti notamment pour la partie historique de l'ouvrage. Le dictionnaire avait une vocation encyclop&amp;eacute;dique, donnant autant que possible le vocabulaire en usage, avec les d&amp;eacute;finitions en fran&amp;ccedil;ais, les expressions et locutions, les conjugaisons, des entr&amp;eacute;es sur la flore et le paysage locaux, les noms propres f&amp;eacute;minins et masculins, les noms de lieux et les surnoms des habitants, des recettes de cuisine, des donn&amp;eacute;es historiques et etnologiques, etc. Les entr&amp;eacute;es sont parfois accompagn&amp;eacute;es d'extraits litt&amp;eacute;raires. Certaines sont sign&amp;eacute;es par des collaborateurs autres qu'Eynaudi et Cappatti. Le dictionnaire fut r&amp;eacute;dig&amp;eacute; en graphie mistralienne. Eynaudi &amp;eacute;tait un f&amp;eacute;libre convaincu, pourtant le dictionnaire est tr&amp;egrave;s nuanc&amp;eacute; sur la question du F&amp;eacute;librige. Mistral n'appara&amp;icirc;t pas dans les entr&amp;eacute;es et l'entr&amp;eacute;e F&amp;eacute;librige fut r&amp;eacute;dig&amp;eacute;e per Cappatti, qui faisait partie des sceptiques. Si dans la majorit&amp;eacute; des aires occitanes des groupes f&amp;eacute;libr&amp;eacute;ens coh&amp;eacute;rents se cr&amp;eacute;&amp;egrave;rent (en parall&amp;egrave;le d'autres groupes dits r&amp;eacute;gionalistes), avec toujours une admiration affich&amp;eacute;e pour Mistral et le F&amp;eacute;librige, les Ni&amp;ccedil;ois conserv&amp;egrave;rent une certaine distance, malgr&amp;eacute; quelques enthousiastes, d&amp;ucirc;e &amp;agrave; leurs rapports avec la Provence.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le dictionnaire fut publi&amp;eacute; en fascicules, jusqu'&amp;agrave; la lettre "p". La suite &amp;eacute;tait rest&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat de manuscrit. Une &amp;eacute;dition compl&amp;egrave;te est parue en 2009, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l'Acad&amp;egrave;mia Nissarda avec une introduction de Remy Gasiglia (enseignant-chercheur &amp;agrave; l'universit&amp;eacute; de Nice Sophia Antipolis).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Eynaudi collabora &amp;agrave; plusieurs revues et journaux : les &lt;em&gt;Annales du Comt&amp;eacute; de Nice&lt;/em&gt;, l'&lt;em&gt;Armanac Nissart&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'&amp;Eacute;claireur de Nice et du Sud-Est&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'&amp;Eacute;claireur du Soir&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'&amp;Eacute;claireur du Dimanche&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'Essor Ni&amp;ccedil;ois&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Nice Historique&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Phare du Littoral&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La Pignata&lt;/em&gt;, et probablement d'autres encore.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jules Eynaudi es un felibre ni&amp;ccedil;ard, fondator de l'&lt;em&gt;Armanac Nissart&lt;/em&gt;, autor de p&amp;egrave;&amp;ccedil;as de teatre e d'un diccionari del caract&amp;egrave;r enciclopedic.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Formas referencialas&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;Eynaudi, Jules (1871-1948)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jules Eynaudi es nascut lo 6 de mai de 1871 dins lo centre de Ni&amp;ccedil;a, la Vi&amp;egrave;lha Vila. &amp;Egrave;ra filh d'un sartre letrat vengut de Savian, oltre-mont, e sa maire &amp;egrave;ra del Comtat de Ni&amp;ccedil;a. Lo ni&amp;ccedil;ard se parlava naturalament a l'entorn d'el, dins la familha e amb los amics. Dintr&amp;egrave;t coma tipograf a l'estampari&amp;aacute; l'&lt;em&gt;&amp;Eacute;claireur du Littoral&lt;/em&gt; a l'atge de quat&amp;ograve;rze ans. Fagu&amp;egrave;t son servici militar en Corsega e fogu&amp;egrave;t mobilizat pendent la gu&amp;egrave;rra de 14.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1907, Eynaudi fogu&amp;egrave;t emplegat coma auxiliari a la Bibliot&amp;egrave;ca Municipala de Ni&amp;ccedil;a.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Louis Cappatti (1886-1966), amic e collaborator d'Eynaudi, descriu un &amp;ograve;me "pichon, prim e viu, encara que badaire e d'una aparenta indol&amp;eacute;ncia, desancat, pipa als p&amp;ograve;ts, lo feutre sus l'aurelha, l'ampla lavali&amp;egrave;ra nosada jol menton, [...]" (CAPPATTI, 1937). Sembla qu'Eynaudi fogu&amp;egrave;t un enfant pu&amp;egrave;i un &amp;ograve;me discret e mod&amp;egrave;st, amb lo gost del trabalh e de l'estudi.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Morigu&amp;egrave;t a Ni&amp;ccedil;a en 1948.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissen&amp;ccedil;a d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Al moment qu'Eynaudi s'interessava a las letras e al particularisme de sa vila natala, lo ba&amp;ccedil;in ni&amp;ccedil;ard &amp;egrave;ra traversat pels conflictes ideologics territorials, totjorn vius apr&amp;egrave;p lo restacament de Ni&amp;ccedil;a a Fran&amp;ccedil;a. Lo rap&amp;ograve;rt amb l'airal proven&amp;ccedil;al en particular se manifestava mai que mai dins una concepcion de vesinatge, pas mai. Pasmens, de personalitats coma Joseph-Rosalinde Rancher (1785-1843), po&amp;egrave;ta ni&amp;ccedil;ard d'expression occitana, avi&amp;aacute;n dub&amp;egrave;rta la dralha del raprochament amb los Proven&amp;ccedil;als, en particular a l'entorn de la question de la lenga.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1879, Antoine-L&amp;eacute;andre Sardou (1803-1894, ensenhaire e erudit, ni&amp;ccedil;ard d'adopcion mas proven&amp;ccedil;al d'origina) fond&amp;egrave;t l'Esc&amp;ograve;la de Bellanda, amb Jean-Baptiste Calvino. L'esc&amp;ograve;la felibrenca nov&amp;egrave;la s'entrev&amp;egrave;t priorit&amp;agrave;riament de questions linguisticas : gramatica, lexic e reforma ortografica. Lo ni&amp;ccedil;ard &amp;egrave;ra alara generalament escrich sul mod&amp;egrave;l ortografic italian. Sardou e Calvino recomand&amp;egrave;ron la grafia mistralenca, adaptada a las particularitats ni&amp;ccedil;ardas. L'esc&amp;ograve;la pass&amp;egrave;t pas lo cap del s&amp;egrave;gle XIX e calgu&amp;egrave;t esperar 1927 per veire n&amp;agrave;isser una nov&amp;egrave;la esc&amp;ograve;la felibrenca, lo Cair&amp;egrave;u. Pasmens, una primi&amp;egrave;ra p&amp;egrave;ira &amp;egrave;ra pausada que permet&amp;egrave;t a Eynaudi de contunhar l'entrepresa de renaissen&amp;ccedil;a ni&amp;ccedil;arda en collaboracion amb lo Felibritge. Vengu&amp;egrave;t manteneire en 1902.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1903, fond&amp;egrave;t l'&lt;em&gt;Armanac Ni&amp;ccedil;art&lt;/em&gt;, grafiat &lt;em&gt;Armanac Nissart&lt;/em&gt; a partir de 1928. La meteissa annada fogu&amp;egrave;t un dels fondators m&amp;agrave;gers de l'Acad&amp;egrave;mia Rancher, que vengu&amp;egrave;t en 1922 Lu Amic de Rancher. L'objectiu de l'associacion &amp;egrave;ra pas gaire diferent de lo de las esc&amp;ograve;las e revistas felibrencas, e mai largament regionalistas : promocion de la lenga e de la literatura ni&amp;ccedil;ardas, coneissen&amp;ccedil;a de las tradicions e de l'ist&amp;ograve;ria localas.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Rancher representava per eles una figura pairala del movement ni&amp;ccedil;ard. Li vodavan una mena de culte, fasent cada annada una visita de sa tomba, organizada per Eynaudi.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A pauc pr&amp;egrave;s al meteis moment, lo jornalista Henri Sappia (1833-1906) avi&amp;aacute; creat primi&amp;egrave;r la revista &lt;em&gt;Nice-Historique&lt;/em&gt; (1898) pu&amp;egrave;i l'&lt;em&gt;Acad&amp;egrave;mia Nissarda&lt;/em&gt; (1904) que rejonhi&amp;aacute; d'unes objectius de l'associacion Rancher. De palancas se cre&amp;egrave;ron entre societats ni&amp;ccedil;ardas mas de tensions e desac&amp;ograve;rdis naiss&amp;egrave;ron tanben. Eynaudi capit&amp;egrave;t pas d'unir ni manca los pr&amp;ograve;pris collaborators de l'Armanac Nissart sus las questions grafica e felibrenca, malgrat lo sosten de Pierre Devoluy (que demor&amp;egrave;t d'unas annadas a Ni&amp;ccedil;a) e del quite Mistral. En 1922, daiss&amp;egrave;t la direccion de la revista a Pierre Isnard, seguit de Louis Cappatti.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En 1901, Eynaudi avi&amp;aacute; publicat sa primi&amp;egrave;ra p&amp;egrave;&amp;ccedil;a de teatre, &lt;em&gt;Lou Cagancio&lt;/em&gt;, que fogu&amp;egrave;t representada sus sc&amp;egrave;na en 1902. Se fagu&amp;egrave;t un eireti&amp;egrave;r de Fran&amp;ccedil;ois Guisol (1803-1874), autor e actor que publiqu&amp;egrave;t de can&amp;ccedil;ons e p&amp;egrave;&amp;ccedil;as de teatre en ni&amp;ccedil;ard. Mantuna companhi&amp;aacute; de teatre dialectal e de representacions folcloricas seguigu&amp;egrave;ron lo movement : la companhi&amp;aacute; del Teatre de Barba-Martin (menada per Gustav-Adolf Mossa, 1883-1971, pintre simbolista e dramaturga occitan) ; la Ciamada Nissarda, qu'exist&amp;iacute;s totjorn ; las Nissardas ; e Francis Gag (pseudonim de Francis Gagliolo, 1900-1988, dramaturga occitan). En parall&amp;egrave;l de sos articles, contes, can&amp;ccedil;ons e poesias pareguts en revista, Eynaudi fagu&amp;egrave;t publicar e jogar d'autras p&amp;egrave;&amp;ccedil;as dins las annadas seguentas. Cercava son inspiracion dins la vida ciutadana de la Vi&amp;egrave;lha Vila.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Entre 1931 e 1939, se consacr&amp;egrave;t a la redaccion e publicacion de son &lt;em&gt;Dictionnaire de la langue ni&amp;ccedil;oise&lt;/em&gt;, amb Louis Cappatti per la partida istorica de l'obratge. Lo diccionari avi&amp;aacute; una vocacion enciclopedica, donant tant coma possible lo vocabulari en usatge, amb las definicions en franc&amp;eacute;s, las expressions e locucions, las conjugasons, d'entradas sus la fl&amp;ograve;ra e lo pa&amp;iuml;satge locals, los noms pr&amp;ograve;pris femenins e masculins, los noms de lu&amp;ograve;cs e los escais-noms dels estatjants, de rec&amp;egrave;ptas de cosina, de donadas istoricas e etnologicas, etc. Las entradas son per c&amp;ograve;ps acompanhadas d'extraches literaris. D'unas son signadas per de collaborators autres qu'Eynaudi e Cappatti. Lo diccionari fogu&amp;egrave;t redigit en grafia mistralenca. Eynaudi &amp;egrave;ra un felibre convin&amp;ccedil;ut, pasmens lo diccionari es f&amp;ograve;r&amp;ccedil;a nuan&amp;ccedil;at sus la question del Felibritge. Mistral apar&amp;eacute;is pas dins las entradas e l'entrada Felibritge fogu&amp;egrave;t redigida per Cappatti, que fasi&amp;aacute; partida dels sceptics. Se dins la m&amp;agrave;ger part dels airals occitans de grops felibrencs co&amp;euml;rents se cre&amp;egrave;ron (en parall&amp;egrave;l d'autres grops diches regionalistas), amb totjorn una admiracion afichada per Mistral e lo Felibritge, los Ni&amp;ccedil;ards manten&amp;egrave;ron una c&amp;egrave;rta dist&amp;agrave;ncia, malgrat d'unes entosiastes, deguda a lors rap&amp;ograve;rts amb Proven&amp;ccedil;a.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Lo diccionari fogu&amp;egrave;t publicat en fascicles, fins a la letra "p". Lo demai &amp;egrave;ra demorat a l'estat de manescrich. Una edicion completa es pareguda en 2009, deguda a l'Acad&amp;egrave;mia Nissarda amb una introduccion de Remy Gasiglia (ensenhaire-cercaire a l'universitat de Ni&amp;ccedil;a Sophia Antipolis).&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Eynaudi collabor&amp;egrave;t a mantuna revista e jornal : las &lt;em&gt;Annales du Comt&amp;eacute; de Nice&lt;/em&gt;, l'&lt;em&gt;Armanac Nissart&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'&amp;Eacute;claireur de Nice et du Sud-Est&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'&amp;Eacute;claireur du Soir&lt;/em&gt;, L&lt;em&gt;'&amp;Eacute;claireur du Dimanche&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'Essor Ni&amp;ccedil;ois&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Nice Historique&lt;/em&gt;, lo &lt;em&gt;Phare du Littoral&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La Pignata&lt;/em&gt;, e probablament d'autres encara.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Bibliografia de l'autor&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lou Cagancio&lt;/em&gt;, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1900 ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lou dial&amp;egrave;te ni&amp;ccedil;ard&lt;/em&gt;, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1903 ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lou Terno&lt;/em&gt;, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1905 ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mis&amp;eacute; Pounchoun&lt;/em&gt;, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1910 ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lou retour de Pierrot&lt;/em&gt;, [s.l.], [s.n.], [1922] ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Una bouona pla&amp;ccedil;a&lt;/em&gt;, Nice, Imprimerie de l'&amp;Eacute;claireur de Nice, 1924 ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dap&amp;egrave; dou fougueiroun&lt;/em&gt;, Nice, l'&amp;Eacute;claireur de Nice, 1926 ;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;EYNAUDI Jules et CAPPATTI Louis, &lt;em&gt;Dictionnaire de la langue ni&amp;ccedil;oise&lt;/em&gt;, Nice, Acad&amp;egrave;mia Nissarda, 2009.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</text>
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