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<rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2148">
    <dcterms:title><![CDATA[Blin, Jacques (1945-2018)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Personnalité politique]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<div>
<p align="justify">Né le 17 mars 1945 à Parthenay (Deux-Sèvres), mort le 17 novembre 2018 à Agde (Hérault)&nbsp;; militant communiste&nbsp;; fonctionnaire territorial&nbsp;; syndicaliste CGT&nbsp;; conseiller général de l’Hérault, il est, au début des années 2000, l’un des fondateurs et animateurs du réseau «&nbsp;Langues et cultures de France&nbsp;», dont il anime le premier site internet ainsi que de nombreuses réunions publiques. Il s’intéresse à la littérature populaire de Sète, notamment à la figure de Gustave Théron, félibre, surnommé «&nbsp;Biscan pas&nbsp;».</p>
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<h2>Éléments biographiques</h2>
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<p align="justify">Jacques Blin était le fils d’un navigateur, Yvon, Georges Blin, cuisinier dans la Marine marchande, né le 17 octobre 1926 à Parthenay (Deux-Sèvres) et de Marthe, Gabrielle Ladrat, serveuse, née le 11 juillet 1925 à Ansac (Charente). Confié à ses grands-parents paternels qui vivaient à Parthenay, alors que ses parents travaillaient à Sète, il y effectua sa scolarité primaire jusqu’au certificat d’études en 1959. Il réussit l’examen d’entrée en quatrième, avec l’espoir de devenir dessinateur industriel. Il entre au collège technique de Sète où il fut orienté vers la serrurerie et poursuivit des études notamment de dessinateur en construction métallique et de dessinateur en construction mécanique. Il aspirait à entrer dans une école d’ingénieurs mais celle-ci située en région parisienne n’acceptait que des internes issus de ses rangs. Il tenta alors plusieurs concours avant d’être embauché en 1964 en remplacement dans les services techniques de la ville de Sète, comme dessinateur au service des bâtiments publics. Après son service militaire, il accepta la direction de la Maison des Jeunes et de la Culture la Corniche. En 1967, il rencontra Rose Mioch, fille et nièce de grands résistants communistes héraultais (Carmen Antonio-Mioch, Philomen Mioch, François Mioch), responsable de l’Union des Jeunes Filles de France. Ils se marièrent à Sète en septembre 1968 où naquirent leurs trois enfants&nbsp;: Laurence (1969), Lélia (1971), et Loïc (1974).</p>
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<div>
<p align="justify">Jusqu’à sa retraite en septembre 2002, Jacques Blin avait mené de front un inlassable militantisme politique et syndical et une belle carrière de fonctionnaire territorial.</p>
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<div>
<p align="justify">Atteint d’un cancer incurable contre lequel il se battait depuis trois ans, Jacques Blin mourut le 17 novembre 2018. La cérémonie civile des obsèques eut lieu le 23 novembre 2018 au funérarium municipal de Sète en présence d’une nombreuse assistance. François Liberti, ancien maire de Sète et Jean-Claude Llinares, de l’IHS CGT de l’Hérault retracèrent les étapes de sa vie, le premier insistant plutôt sur son itinéraire militant, le second sur ses travaux d’histoire sociale et politique de Sète et de l’Hérault à l’époque contemporaine. Le musicien Philippe Carcassés joua «&nbsp;La Fèsta d’Issanka&nbsp;» dont le refrain fut repris par l’assistance.</p>
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<h3>Engagements politiques et syndicaux</h3>
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<p align="justify">Jacques Blin était le fils d’un navigateur, Yvon, Georges Blin, cuisinier dans la Marine marchande, né le 17 octobre 1926 à Parthenay (Deux-Sèvres) et de Marthe, Gabrielle Ladrat, serveuse, née le 11 juillet 1925 à Ansac (Charente). Confié à ses grands-parents paternels qui vivaient à Parthenay, alors que ses parents travaillaient à Sète, il y effectua sa scolarité primaire jusqu’au certificat d’études en 1959. Il réussit l’examen d’entrée en quatrième, avec l’espoir de devenir dessinateur industriel. Il entre au collège technique de Sète où il fut orienté vers la serrurerie et poursuivit des études notamment de dessinateur en construction métallique et de dessinateur en construction mécanique. Il aspirait à entrer dans une école d’ingénieurs mais celle-ci située en région parisienne n’acceptait que des internes issus de ses rangs. Il tenta alors plusieurs concours avant d’être embauché en 1964 en remplacement dans les services techniques de la ville de Sète, comme dessinateur au service des bâtiments publics. Après son service militaire, il accepta la direction de la Maison des Jeunes et de la Culture la Corniche. En 1967, il rencontra Rose Mioch, fille et nièce de grands résistants communistes héraultais (Carmen Antonio-Mioch, Philomen Mioch, François Mioch), responsable de l’Union des Jeunes Filles de France. Ils se marièrent à Sète en septembre 1968 où naquirent leurs trois enfants&nbsp;: Laurence (1969), Lélia (1971), et Loïc (1974).</p>
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<p align="justify">Jusqu’à sa retraite en septembre 2002, Jacques Blin avait mené de front un inlassable militantisme politique et syndical et une belle carrière de fonctionnaire territorial.</p>
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<p align="justify">Atteint d’un cancer incurable contre lequel il se battait depuis trois ans, Jacques Blin mourut le 17 novembre 2018. La cérémonie civile des obsèques eut lieu le 23 novembre 2018 au funérarium municipal de Sète en présence d’une nombreuse assistance. François Liberti, ancien maire de Sète et Jean-Claude Llinares, de l’IHS CGT de l’Hérault retracèrent les étapes de sa vie, le premier insistant plutôt sur son itinéraire militant, le second sur ses travaux d’histoire sociale et politique de Sète et de l’Hérault à l’époque contemporaine. Le musicien Philippe Carcassés joua «&nbsp;La Fèsta d’Issanka&nbsp;» dont le refrain fut repris par l’assistance.</p>
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<h3>Engagements politiques et syndicaux</h3>
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<p align="justify">Il adhéra à la CGT et en 1964 à la Jeunesse communiste, puis, en 1965 au PCF où il côtoya François Liberti. En 1970, il était membre du bureau de la section de Sète du PCF (800 adhérents) et fut élu au comité fédéral. Quand Liberti, en 1996, succéda à Yves Marchand, Jacques Blin fut d’abord son chef de cabinet puis il prit en charge les services de l’état civil, de l’hygiène, de l’enseignement, en tant que secrétaire général adjoint. En 1998 jusqu’en 2004, il fut élu au conseil général de l’Hérault dans le canton de Sète II, à l’occasion d’une élection partielle provoquée par le décès de Raymond Félicès. Vice–président du conseil général, président du groupe communiste de cette assemblée, Jacques Blin en fut un membre très actif. Jacques Blin quitta le PCF au début de 2007 à cause d’un désaccord sur le choix de Marie-George Buffet, alors secrétaire nationale, comme candidate à la présidentielle&nbsp;: cette candidature représentait pour lui, partisan d’une candidature unitaire des forces de gauche, une erreur politique.</p>
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<p align="justify">Au plan syndical, Jacques Blin fut un actif militant de la CGT</p>
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<p align="justify">L’accueil et la défense des étrangers comptèrent parmi ses priorités, de même que l’égalité entre hommes et femmes et la place de la culture.</p>
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<h3>Activités culturelles</h3>
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<p align="justify">Dès les années 1970 il s’était attelé à un domaine qu’il cultiva jusqu’au terme de sa vie&nbsp;: l’histoire de sa ville, de sa région. Après avoir étudié la période correspondant à la Commune de Paris avec Frédéric Fesneau, il s’engagea dans les célébrations du bicentenaire de la Révolution de 1789. Une première réussite fut de retrouver une petite brochure éditée en 1939 à l’occasion du cent-cinquantenaire, <em>Sète en 1789</em> de Marius Bravet, et de la rééditer. Avec la CGT et la FCPE, Jacques Blin entreprit aussi de rechercher les noms des révolutionnaires qui figuraient sur les plaques bleues de Sète, puis d’en tirer une publication. Et il réussit à attirer à Sète les acteurs du film de Roger Coggio, <em>Le mariage de Figaro</em>, ou la <em>folle journée</em>, occasion de rencontres entre acteurs, écoliers et lycéens. Plus tard, tirant les conséquences des carences de la section communiste de Sète en matière culturelle, il fut à l’origine de la création, en 2004, d’une nouvelle association, l’Espace Louis Aragon-Elsa Triolet, qui resta active jusqu’en 2007 et organisa, dans le cadre de la section sétoise du PCF, la projection de films suivis de débats.</p>
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<p align="justify">Quand le médecin Divers droite François Commeinhes fut élu en 2001 à la mairie de Sète, Jacques Blin fut muté au musée Paul-Valéry. Il accompagna en 2003 les actions de la CGT du spectacle pendant la crise des intermittents. Il créa, avec Nicole Cordesse Ginot, responsable de la culture à la fédération du PCF 34, le groupe de travail et de réflexion Commun’art ouvert aux artistes régionaux. Pour faire connaître l’histoire de Sète, il tenait des chroniques <em>L’Hérault du jour – La Marseillaise</em> consacrées au passé ouvrier de la ville. Il prépara un <em>Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier Cettois</em> puis Sètois, publié en 2009 et plusieurs ouvrages concernant l’histoire sociale et culturelle de Sète et des environs, le dernier concernant le village de Loupian où il résidait depuis 2015. Il participa en 2013 à la création de l’Institut départemental d’histoire sociale de la CGT - Marcel Caille. Il en fut le secrétaire et assuma pendant longtemps la présidence. Il se rapprocha des historiens du Maitron, le <em>Dictionnaire du Mouvement ouvrier</em>, dirigé par Claude Pennetier, relayé dans l’Hérault par une association régionale, Maitron Languedoc-Roussillon. Cette adhésion ouvrit à Jacques Blin le <em>Dictionnaire</em> national et le bulletin régional <em>Le Midi Rouge</em> où il publia nombre de biographies et d’articles reposant sur des sources inédites. À l’assemblée générale de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le 12 décembre 2009, il intégra le bureau de l’AMLR et, en 2015, le comité de lecture du <em>Midi Rouge</em>, bulletin de l’AMLR. Il collabora également à la revue <em>Études héraultaises</em> pour laquelle il préparait un article sur <em>La Voix de la Patrie</em> quand la mort mit fin à ce travail d’historien.</p>
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<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
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<p align="justify">L’intérêt de Jacques Blin pour la langue et la culture occitanes fut en grande partie transmis par son beau-père, Philomen Mioch, qui pratiquait couramment la langue et fut influencé par le renouveau du mouvement occitan dans les années 1970 et par sa belle-mère Carmen, qui bien que née à Marseille, mais élevée à Barcelone, avait pour première langue le catalan.</p>
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<p align="justify">Il s’intéressa également à la figure sétoise du Félibre Gustave Thérond (1866-1941), instituteur, félibre, fondateur du Parti communiste de Sète, surnommé «&nbsp;Biscan pas&nbsp;», auquel il a consacré un essai.</p>
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<p align="justify">Jacques Blin créa en 2004 avec le secteur culture du PCF le réseau Langues et Cultures de France (RLCF), dans l’activité duquel il s’investit intensément jusqu’à la fin de sa vie. Il fut, en particulier, membre des groupes de travail de ce réseau qui s’efforcèrent de traduire sur le plan législatif l’enseignement des langues de France - dont l’occitan – et animèrent nombre de débats sur la question dans des instances du Front de gauche.</p>
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<p align="justify">Ce réseau fut particulièrement actif pendant la campagne des élections présidentielles de 2012. Jacques Blin s’efforça de convaincre Jean-Luc Mélenchon du bien-fondé de la défense des «&nbsp;langues de France&nbsp;» contre lesquelles ce dernier avait manifesté depuis longtemps une hostilité jamais démentie. Jacques Blin créa, à l’occasion de ces présidentielles, un premier <a href="http://languesculturefrance.free.fr/">site internet dont il fit un lieu de réflexion et de libres débats</a></p>
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<h2>Bibliographies</h2>
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<div><strong>Ouvrages</strong></div>
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<li><i>Gustave Thérond dit «&nbsp;Biscan Pas&nbsp;»</i>, Nîmes, Imprimerie Offset Avenir, 2005, 137 p.</li>
<li><i>Pouvoir Régional, Langue et Culture Occitane (actualité d’une interpellation culturelle pour une construction démocratique…)</i>, Sète, auto-édition, 2005</li>
<li><i>1907 à Cette</i>, Sète, auto-édition, 2007, 89 p.</li>
<li><i>Dictionnaire biographique du Mouvement Ouvrier Cettois puis Sétois, de 1789 à 1950</i>, Sète, Auto-édition, 2009</li>
<li><i>Molle Jean Joseph l’Heureux Député Maire de Cette</i>, FLAM Éditions, Sète, 2011</li>
<li><i>Portrait-robot d’un républicain-révolutionnaire Frédéric Fesneau (1868-1880)</i>, Sète, Imprimerie FLAM, 2011</li>
<li><i>Quelques croquis iconoclastes d’un croque-notes nommé Brassens</i>, annotations graphiques de Pierre François, Sète, Imprimerie FLAM, 2012</li>
<li><i>Regards engagés sur 1968 à Sète</i>, Sète, Imprimerie Tir’plan, 2008.</li>
<li><i>1936-1945 Sète solidaire et antifasciste</i>, Imprimerie FLAM Sète, 2014</li>
<li><i>Cette 1914–1918</i>, Sète, Imprimerie FLAM, 2014</li>
<li><i>Loupian village Républicain, entre vignes et bauxites, contribution à une histoire sociale</i>, Sète, Imprimerie FLAM 2018.</li>
</ol>
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<div><strong>Participation à des ouvrages collectifs</strong></div>
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<ol>
<li><i>Los tipes setoris. Les types sétois</i>, Ouvrage collectif du Cercle Occitan Setòri, article consacré à Toussaint-Roussy, Béziers, 2 ème édition, IEO Languedoc éditions&nbsp;; 2010.</li>
<li><i>Des militants CGT en Résistance Hérault 1939-1945</i>, préface de Jacques Blin&nbsp;; ouvrage collectif, Montpellier, Institut d’Histoire sociale Marcel Caille CGT 34, 2015</li>
</ol>
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<h2>Sources</h2>
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<ol>
<li>Chronique nécrologique dans <a href="https://www.herault-
tribune.com/articles/sete-obseques-de-m-jacques-blin-le-vendredi-23-novembre-2018/">Hérault tribune</a> (20 novembre 2018)</li>
<li>Chronique nécrologique dans <a href="Novembre 2018)&nbsp;:
https://www.lagathois.fr/articles/16550-herault-sete-jacques-blin-vient-de-nous-quitter">l’Agathois</a> (19 Novembre 2018)</li>
<li>Les <a href="https://archives-
pierresvives.herault.fr/ark:/37279/vta47de9140f093459f">archives de Jacques Blin</a> ont été déposées aux archives départementales de l’Hérault cote&nbsp;: 241 J 1-28 Fonds Jacques Blin 1971-2016</li>
<li>Premier site du Réseau «&nbsp;<a href="http://languesculturefrance.free.fr/">Langues et cultures de France</a>&nbsp;», animé par Jacques Blin</li>
<li>Site actuel du Réseau «&nbsp;<a href="http://www.langues-cultures-
france.org/">Langues et cultures de France</a>&nbsp;»</li>
<li>Notice <a href="https://maitron.fr/spip.php?article210426">Maitron</a> - BLIN Jacques, Georges, Yvon par André Balent, Rose Blin-Mioch, Hélène Chaubin, version mise en ligne le 11 janvier 2019, dernière modification le 15 novembre 2022.</li>
</ol>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne (1955-...)]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:source>
    <dcterms:source><![CDATA[LLACS-Langues, littératures, arts et cultures du sud (Université Paul-Valéry, Montpellier 3)]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[2023-05-02 Florian Bart ]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://maitron.fr/local/cache-vignettes/L550xH359/a_jacques_23_ret-2d6a0.jpg?1679635571]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Confédération Générale du Travail (CGT)]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Sète (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2114">
    <dcterms:title><![CDATA[Biron, Pierre (1861-1941)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Biron, Pierre (1861-1941)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Agriculteur ; paysan]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pierre Biron (1861-1941), Norib en littérature, est un écrivain authentiquement paysan&nbsp; et un étonnant homme de culture ouvert à la culture classique comme à l’actualité de son temps.<br />Par sa profondeur philosophique, sa lucidité et ses idées avancées, il est une figure de référence, poète et prosateur de premier plan en langue occitane d’Auvergne, entre Planèze et Margeride. Son œuvre, disséminée dans la presse du temps, a été réunie dans deux ouvrages <em>Poésies de Norib</em> et <em>Proses de Norib</em> publiés aux Éditions <em>Lo Convise</em> (<b><a href="https://www.association-lo-convise.com/" target="_blank" style="color: #1155cc;" rel="noopener noreferrer">https://www.association-lo-convise.com)</a></b> à Aurillac.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Biron, Pierre (1861-1941)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Norib (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Toinou (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Toinou d'Areuzo (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Un Bourrut (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Pribon (pseudonyme) </p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Probin (pseudonyme)</p>
<h2>Élements biografiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pierre Biron (<em>Norib</em> en littérature) est une pure émanation de la terre d’Auvergne, entre Planèze et Margeride, où il a passé sa vie et qui garde la mémoire de son nom quoique ses œuvres, parues seulement dans la presse, n’aient jamais été publiées en livre. Écrivain paysan autodidacte cultivé, il est un témoin précieux de l’auvergnat parlé dans la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle et un contributeur remarquable de la littérature d’oc.<br />Après leur mariage en 1958, son père, cultivateur à Montchanson et sa mère dont la famille était propriétaire à La Gazelle d’Anglards de Saint-Flour s’établirent à Paris dans le commerce des vins. C’est ainsi que Pierre Biron est né le 15 janvier 1861 dans la capitale où il a vécu ses premières années mais, comme la santé de l’enfant s’accordait mal à la grande ville, on le confia à sa grand-mère demeurée à La Gazelle.<br />Le décès prématuré du père en 1871 empêcha la famille appauvrie de financer les études qu’il fallait au petit Pierre épris de connaissances. Cette injustice originelle explique sa demande insistante de l’instruction pour tous et son amour des livres qui conduira peu à peu à une bibliothèque dont l’abondance et le niveau étonnent dans une ferme.<br />Loué comme pâtre à 15 ans, puis bouvier, aidant sa mère puis lui succédant sur la petite ferme de La Gazelle, il sera paysan toute sa vie, assumant pleinement sa condition : « <em>Per venir vièlh, quò’s lo melhor mestièr</em>. »<br />La jeunesse de Pierre Biron a été celle d’un autodidacte passionné, travaillant dur pour devenir un homme de culture, en butte aux préjugés selon lesquels un paysan n’a pas forcément besoin d’instruction mais aidé heureusement par deux oncles qui le pourvoyaient en bons livres classiques et modernes et en revues européennes.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d’oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est la presse qui l’a fait connaître et l’a conforté dans la voie littéraire. Il est poète en langue française tout d’abord. Ses vers de jeunesse, en français, inspirés par les premières exaltations amoureuses et une certaine « Mireille » sont perdus mais en 1895 les premières poésies publiées chantent la campagne, le laboureur, l’instruction et révèlent une sensibilité d’artiste attiré par l’art et la peinture.<br />Le publiciste sanflorain Pierre Raynal l’a orienté judicieusement vers l’expression occitane où il va s’imposer durablement avec des œuvres originales, profondes ou railleuses. Dans <em>Quand ère pastre</em>, la première de celles-ci, en 1895, il fait une lecture critique des réalités sociales à la campagne, bien différente des représentations félibréennes et relaye en Planèze le jeune félibre socialisant Louis Delhostal qui tentait une action de rénovation dans la revue de Vermenouze <em>Lo Cobreto</em>. Mais c’est plus encore en 1899 et 1900 que le récit plein de verve de ses tribulations avec deux femmes vengeresses à l’esprit corseté et la narration bourgeonnante de <em>La Treva</em> accroissent sa notoriété en Planèze. En 1900, il perd sa mère, épouse Jeanne Meyniel et à l’occasion pourra ajouter quelques menues rétributions de publiciste aux revenus de la ferme de La Gazelle.<br />Il est désormais et pour longtemps une valeur sûre de la presse régionale dans les colonnes du <em>Courrier d’Auvergne</em>, journal conservateur bien lu. Mais, au temps du combisme, Pierre Biron libère sa plume militante dans <em>La Haute Auvergne</em> républicaine sous le pseudonyme de <em>Toinou d’Areuzo</em> qui lui permet d’apparaître comme un libre penseur anticlérical cultivé, échappant à la peur de la mort ou de l’autorité. Pour alimenter d’autres journaux de la Planèze, il a utilisé – outre Biron son nom et Norib le pseudonyme littéraire qu’il a choisi – d’autres noms de plume plus ou moins reconnaissables. Particulièrement intéressant est Toinou, honnête homme ayant des clartés de tout, clin d’œil vers un épisode de l’enfance du général Antoine Drouot montrant que l’étude est libératrice.<br />Dans l’entre-deux guerres (1919-40), il est le grand poète de la Planèze, polémiste quand il faut, publié cette fois dans <em>Lo Cobreto</em>, proche idéologiquement du journal <em>L’Union démocratique</em>, figure tutélaire de <em>La Glèbe</em> (organe de l’Office agricole de Saint-Flour), reconnu par les grands esprits, les futures grandes figures de la Résistance (Louis Mallet, René Amarger…) qui maintiendront le souvenir de son œuvre. Le progressiste militant qu’il était comprend pleinement désormais l’avertissement d’Edgar Quinet aux écoliers du XIX<sup>e</sup> siècle : « Aucune machine ne vous exemptera d’être homme ». La guerre d’Espagne, la montée des périls assombrissent sa vieillesse.<br />Il meurt le 30 septembre 1941.<br /><br />L’œuvre de Pierre Biron est une composante de premier plan du patrimoine nord-occitan. D’abord parce qu’elle illustre de belle manière la langue d’oc en usage en Planèze au contact de la Margeride. Ses proses variées, contes, légendes, récits inspirés par des faits vrais ou imaginés, réactions à l’actualité, poèmes en prose, pages de vulgarisation associent sa clairvoyance au paysage d’Anglards près duquel l’Ander rejoint la Truyère, en deçà de Montchanson.<br />Elle exprime un homme complet qui vit le travail de la terre aux ramifications cosmiques, la poésie de la nature et des saisons, l’actualité aux horizons lointains, qui s’intéresse aux artistes et aux savants, aux classiques, aux contemporains, aux petits, avec les intuitions généreuses et écologiques qu’il faut réactiver dans le monde d’aujourd’hui.<br />Les anthologies soulignent souvent la profondeur de son inspiration en retenant des poèmes comme « Tristessa » (connu aussi sous le titre de « Dolors »), « La Mòrt d’un cri-cri », « Ponhada de vartats », « Ma Tesa »… mais sa prose est également intéressante.<br /><br />L’intégrale de ses œuvres est parue aux Éditions du Convise sous les titres <em>Poésies de Norib</em>, 2012 (720 p.) et <em>Proses de Norib</em>, 2013 (704 p). Les notes qui accompagnent les textes apportent parfois quelques informations sur la vie littéraire occitane en planèze et au-delà, peu étudiée jusqu’ici.<br />Cette édition intégrale contient une bibliographie complète des articles ou poèmes parus dans : <br />- <em>La République libérale</em><br />- <em>Le Courrier d’Auvergne</em><br />- <em>Le Progrès du Cantal</em><br /><em>- La Haute Auvergne</em><br /><em>- L’Union démocratique</em><br /><em>- Lo Cobreto / La cabreta</em><br /><em>- L’Armanac d’Auvernha</em><br /><em>- Le Démocrate de Saint-Flour et de Murat</em><br /><em>- La Glèbe</em></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Lafon, Noël]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2018-03-20]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-26 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/b7beba586cc2df5bec7bc25748055eed.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2114]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Cantal (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[La Planèze de Saint-Flour (Cantal)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Saint-Flour (Cantal)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2098">
    <dcterms:title><![CDATA[Bessou, Justin (1845-1918)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Bessou, Justin (1845-1918)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Clerc ; ecclésiastique]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Né à Saint-Salvadou (Aveyron) en 1845 au sein d'une famille paysanne, Justin Bessou est un prêtre du diocèse de Rodez, nommé majoral du felibrige en 1902.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3>Forme référentielle</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Bessou, Justin (1845-1918)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">&lt;&nbsp;Besson, Justin&nbsp;(1845-1918) (forme occitane du nom)<br />&lt;&nbsp;<span class="detail_value">Bessou, Justin-Jean</span> (1845-1918) (nom à l'état civil)</p>
<h2>Éléments biographiques&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Justin Bessou naît le 30 octobre 1845 à Méjalanou (commune de Saint-Salvadou, arrondissement de Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron), huitième enfant d’une famille de paysans dont un ancêtre avait été avocat de campagne. Le curé de sa paroisse lui donne les premières leçons et l’oriente vers le sacerdoce. Il part alors à Rodez au Petit Séminaire&nbsp; Saint-Pierre puis au Grand Séminaire avant de monter à Paris au Séminaire des Pères du Saint-Esprit (Missions étrangères). Ordonné prêtre en 1871, il est placé comme missionnaire diocésain à Vabres, puis vicaire à Saint-Geniez-d’Olt (1872-1877) et à Marcilhac (1877-1881), curé de Lebous (près de Réquista) et pendant 21 ans curé de Saint-André-de-Najac (1886-1906). À partir de janvier 1907, il vit retiré à Rodez puis à Villefranche-de-Rouergue où il meurt le 28 octobre 1918.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d’oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est à l'âge de treize ans qu’il commence à rédiger ses premiers textes occitans. En 1877, il publie son premier recueil de poésies en français : <em>Merles et fauvettes</em>, suivi en 1892 de son chef d’œuvre <em>D’al brès à la toumbo</em> qui est dédié aux paysans et à la terre du Rouergue. Ce succès sera suivi en 1902 par la publication des <em>Countes de la Tata Mannoun</em> et en 1910 des <em>Countes de l’Ouncle Janet</em>, puis en 1902 par <em>Bagateletos</em>, en 1906 par <em>Besucarietos</em> et en 1913 par <em>Soubenis et mescladis</em>. <br />Lié d’amitié avec Prosper Estieu, Antonin Perbosc et Arsène Vermenouze, il est nommé majoral du félibrige en 1902 lors de la Santo-Estelo de Béziers.</p>
<h2>Bibliographie de l'auteur</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">-&nbsp;Voir les publications de Justin Bessou référencées dans&nbsp; <br /><a href="http://trobador.occitanica.eu/cgi-bin/koha/opac-search.pl?q=an:3266" target="_blank" rel="noopener">Le Trobador, catalogue international de la documentation occitane</a></p>
<hr />]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bancarel, Gilles]]></dcterms:creator>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bertrand, Aurélien]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2017-08-07]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-01-30 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/b97b5eaefdc77bf057c26a5e42179917.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2098]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Aveyron (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Rodez (Aveyron)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Saint-André-de-Najac (Aveyron)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Villefranche-de-Rouergue (Aveyron)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/9">
    <dcterms:title><![CDATA[Berthaud, Pierre-Louis (1899-1956)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Berthaud, Pierre-Louis (1899-1956)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Journaliste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Personnalité politique]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pierre-Louis Berthaud &nbsp;(Bordeaux, Gironde, 24 août 1899, Séry-Magneval, Oise, 8 août 1956), journaliste, homme politique, majoral du Félibrige (Cigale du Tarn), membre de l’Institut d’Études Occitanes (IEO), franc-maçon, cofondateur de la revue <em>Occitania</em> (1956).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Berthaud, Pierre-Louis (forme référentielle française)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Fils d’instituteurs, il étudie à Bordeaux où il obtient une licence de Droit et Lettres. Mobilisé en tant que traducteur auprès des forces américaines en 1918, il est alors membre de la SFIO. Son ascension dans la fédération socialiste de la Gironde est d’ailleurs rapide puisqu’il assiste au congrès de Tours de 1920 en tant que délégué (bien que son mandat semble ne pas avoir été validé). Mais il se trouve éloigné de la vie militante pendant plusieurs années suite à un grave accident d’automobile auquel vient s’ajouter une tuberculose.</p>
<p style="text-align: justify;">Proche du nouveau maire de Bordeaux, Adrien Marquet, il devient conservateur adjoint à la Bibliothèque municipale de Bordeaux en 1925&nbsp;; poste qu’il occupe jusqu’en 1928, année où il quitte son emploi suite à une brouille avec Marquet pour se lancer dans le journalisme en tant que secrétaire de rédaction du journal <em>L’Avenir de la Vienne</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient directeur de ce journal en 1929 et le quitte en 1932 après ce qui semble être une longue succession de brouilles qui le voient notamment accusé d’être un sympathisant de l’Action Française.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour en Gironde dans la maison familiale de Gaillan-en-Médoc, il tente de relancer sa carrière de journaliste en envoyant des articles à divers journaux et revues et essaie vainement de trouver une place au quotidien<em> La Petite Gironde</em> qui appartient au même consortium que <em>L’Avenir de la Vienne</em>.&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il fait aussi là ses premiers pas dans la politique en tant que candidat. Après avoir vainement tenté en 1929 de monter une liste «&nbsp;républicaine d’intérêts municipaux&nbsp;» lors des élections municipales à Poitiers, il mène en tant que candidat républicain indépendant une liste pour les municipales de 1935 à Gaillan, terminant à la deuxième place, derrière la liste de droite et devant celle de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rejoint finalement Paris en 1937, époque à laquelle il démissionne de la franc-maçonnerie à laquelle il avait été initié à Bordeaux en mars 1927. C’est à cette époque, semble-t-il, qu’il se met à faire plus régulièrement des piges pour divers journaux. Marié en janvier 1939 à <a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2076" target="_blank" rel="noopener">Juliette Dissel</a>, il s’occupe à la même période de l’accueil des intellectuels catalans réfugiés qui sont hébergés à Roissy-en-Brie. Il devient par ailleurs directeur-gérant de la<em> Revista de Catalunya</em> pour les numéros édités en France en 1939-1940 et s’occupe du secrétariat de la Fondation Ramon Llull.</p>
<p style="text-align: justify;">Il quitte Paris lors de l’exode en juin 1940 pour rejoindre le sud. On le retrouve à Vichy en octobre 1940. Il occupe alors un poste de rédacteur au ministère de l’Information du gouvernement de Vichy. Là, dès le début de 1941, il entre en contact avec les services anglais pour leur transmettre des informations, notamment les minutes de la commission d’armistice de Wiesbaden. Il devient membre du réseau de résistance Mithridate et est arrêté par la Gestapo le 21 janvier 1944 interné à Moulins puis à Compiègne avant d’être déporté à Dachau le 6 juin 1944.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour de déportation en mai 1945, son divorce ayant été prononcé pendant sa déportation, il se remarie avec Madeleine Castelain, rencontrée alors qu’ils travaillaient dans le même service du ministère de l’Information de Vichy. Il reprend rapidement ses activités de journaliste parlementaire et devient syndic de la presse parlementaire entre 1947 et 1949. Il assure par ailleurs le secrétariat du Comité international des anciens détenus de Dachau et représente à ce titre la France à la Commission internationale pour Service international de recherches sur les archives de la déportation conservées à Arolsen, ainsi que la vice-présidence de l’Amicale des Anciens de Dachau et la gérance et la direction de la revue de cette association.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un échec aux élections législatives de 1951 dans le Tarn où il s’est présenté sous l’étiquette RPF, il est désigné le 11 juillet 1952 par l’Assemblée nationale, conseiller de l’Union Française avec l’étiquette UFAS (gaulliste). Cette charge l’amène à présider la Commission de l’Information et à être délégué de l’assemblée auprès de l’UNESCO. Son action parlementaire trouve son point d’orgue lors du débat sur le traité instituant la Communauté Européenne de Défense contre laquelle il prend fait et cause en 1954. Il est toujours conseiller de l’Union Française lorsqu’il décède d’une crise cardiaque le 6 août 1956.</p>
<h2>Engagements dans la renaissance d’oc</h2>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;Pierre-Louis Berthaud s’intéresse très tôt à la langue d’oc et devient peu à peu un militant actif. En contact avec la langue dès la prime enfance dans la maison familiale où vivent ses grand-parents à Gaillan, il dit avoir pris conscience à l’adolescence de l’unité de la langue d’oc lorsque, ayant acheté une brochure intitulée <em>Poètes provençaux modernes</em>, il se rendit compte que le parler de Gaillan était, à peu de choses près, celui utilisé par les félibres provençaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début des années 1920, il est en contact avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12">Ismaël Girard</a> et, très certainement, abonné à <em>Oc</em>. Il faut sans doute voir en partie dans ce rapprochement l’intérêt qu’il développe alors pour la Catalogne à laquelle il consacrera de nombreux articles jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. C’est d’ailleurs cet intérêt qui l’amène à prendre contact au début des années 1930 avec Louis Alibert et l’abbé Joseph Salvat. En 1930, il participe aux fêtes du centenaire de Frédéric Mistral et est impressionné par Charles Maurras. C’est à la suite de ces fêtes qu’il va donner à Bordeaux et Poitiers des conférences consacrées au poète provençal, conférences réunies en 1931 dans une brochure intitulée <em>Frédéric Mistral, la langue occitane et la latinité</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Curieux, sans cesse à la recherche de nouvelles informations il est abonné à la revue <em>Calendau</em> animée par Pierre Azéma et Léon Teissier, et se rapproche dès 1934 de la revue <em>Occitania</em> pour laquelle il écrit quelques articles en tant que correspondant pour la Gascogne. Intéressé par le projet politique que porte <em>Occitania</em>, il participe en décembre 1935 à Narbonne au congrès des Amis d’<em>Occitania</em> duquel sortira un «&nbsp;Programme occitaniste de base&nbsp;» à tendance fédéraliste. Lorsqu’il s’installe à Paris en 1937, il rentre rapidement en contact avec les Amis de la Langue d’Oc, l’école félibréenne parisienne, dont il devient vite un membre actif. C’est à ce moment-là qu’il se lie véritablement d’amitié avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank" rel="noopener">Jean Lesaffre</a> qui participe lui-aussi à l’aventure d’<em>Occitania</em>. C’est à ce titre de membre des Amis de la Langue d’Oc qu’il organise l’accueil des intellectuels catalans.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1939, il prend en charge depuis Paris l’édition d’un journal destiné aux soldats occitans sur le front. Ce sera <em>Oc</em> – titre que lui confie alors <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12" target="_blank" rel="noopener">Ismaël Girard</a> – édition de guerre qui paraît le temps de cinq numéros entre janvier et mai 1940.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait d’avoir un emploi au ministère de l’Information à Vichy ne freine pas l’action militante de Pierre-Louis Berthaud. Il continue par exemple à gérer pour les Catalans la <em>Revista de Catalunya</em> et la Fondation Ramon Llull. C’est encore à Vichy qu’il crée en 1942 un Centre Permanent de Défense de la Langue d’Oc après avoir publié en 1941 dans la <em>Revue Universelle</em> ses "Réflexions sur l’enseignement de la langue d’oc". Ce Centre Permanent de Défense de la Langue d’Oc a toutefois une activité limitée puisqu’il est porté essentiellement par le seul Pierre-Louis Berthaud.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci n’en est pas moins actif et s’implique notamment dans les vifs débats suscités dans la presse nationale et régionale par le décret Carcopino du 24 décembre 1942 qui autorise un enseignement facultatif des dialectes locaux. Toujours à Vichy, reprenant une idée de Max Rouquette du temps de la revue <em>Occitania</em>, il tente de créer un Office de Presse Occitane destiné à envoyer aux journaux nationaux et régionaux des articles sur la langue et les débats suscités autour d’elle. Là encore, l’échec est patent faute de pouvoir s’appuyer sur un collectif de militants susceptibles de prendre en charge une partie du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette époque, vraisemblablement depuis 1938-1939, que Pierre-Louis Berthaud travaille à une bibliographie occitane, mais ses fiches disparaissent après son arrestation par la Gestapo en janvier 1944. Il n’en arrive pas moins à publier en 1942 une <em>Bibliographie gasconne du Bordelais</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour de déportation, il reprend son activité militante en faveur de la langue d’oc. Il réussit ainsi à faire publier en 1946 le premier volume de sa <em>Bibliographie occitane (1919-1942)</em>. En 1947, il publie avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank" rel="noopener">Jean Lesaffre</a> un <em>Guide des études occitanes</em>. Cette même année, lors de la Sainte-Estelle de Périgueux, il est élu majoral du Félibrige, succédant avec la cigale du Tarn à Jean Charles-Brun, ce qui n’est pas sans éveiller quelques tensions au sein du Félibrige eu égard au fait que Pierre-Louis Berthaud est aussi proche de l’Institut d’Études Occitanes dont il intègre le conseil d’administration. Son investissement en faveur de la langue et de la culture catalanes ne se démentent pas non plus&nbsp;; il participe en 1945 à la création à Paris de l'<em>Institut Català d'Art i Cultura</em>, et de la revue <em>Presencia Catalana</em> dont il deviendra directeur-gérant en 1948, année où il préside la commission organisatrice des <em>Jocs Florals de la Llengua Catalana</em>, de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est entre 1950 et 1951 qu’il s’investit dans ce qui apparaitra pour nombre de militants en faveur de la langue d’oc de cette époque comme son action la plus importante&nbsp;: en tant que fin connaisseur des mœurs parlementaires et délégué parisien du Cartel de Défense des Langues Régionales, il œuvre en coulisse auprès des députés, sénateurs et ministres en faveur du vote de la loi Deixonne sur l’enseignement des langues et dialectes locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, Pierre-Louis Berthaud n’abandonne pas ses travaux de recherche. Il travaille à un deuxième volume de la bibliographie occitane et profite de sa campagne électorale dans le Tarn en 1951 pour effectuer des recherches dans divers fonds d’archives et découvre ainsi la poétesse albigeoise Suzon de Terson (1657-1684). Le début des années 1950 est aussi le moment où les relations entre Pierre-Louis Berthaud et le Félibrige se tendent. Début 1952, avec l’abbé Joseph Salvat et Frédéric Mistral Neveu, il remet sur le tapis un sujet sensible en lançant auprès du Félibrige une démarche en vue de lever «&nbsp;l’indignité consistoriale&nbsp;» qui touche Charles Maurras depuis la Libération. En 1951, c’est grâce à lui que lors de la Sainte-Estelle d’Aurillac Pierre Rouquette est élu majoral contre Charles Rostaing. Cette élection fait ressurgir le conflit latent entre «&nbsp;Provençaux&nbsp;» et «&nbsp;Occitans&nbsp;». L’année suivante, lors de la Sainte-Estelle de Clermont-l’Hérault, les trois candidats «&nbsp;occitans&nbsp;», <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank" rel="noopener">Jean Lesaffre</a>, <a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2062" target="_blank" rel="noopener">Léon Cordes</a> et Roger Barthe sont battus par des candidats «&nbsp;provençaux&nbsp;» après une intense campagne menée auprès du consistoire par des majoraux «&nbsp;provençaux&nbsp;» et Sully-André Pierre. Parrain de <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank" rel="noopener">Jean Lesaffre</a> qui se présentait au majoralat en hommage à Joseph Loubet dont la cigale était vacante après sa mort, Pierre-Louis Berthaud vit particulièrement mal ce camouflet. C’est en réaction à ce qu’il considère comme une machination qu’il démissionne en juin 1952 de son titre de majoral et qu’il publie une acerbe <em>Letro au Capoulié sus lis eleicioun de Clarmount e l’anamen dóu Felibrige</em>. Sa démission rejetée lors de la Sainte-Estelle de 1953, il demeure majoral mais a tôt fait de réserver son action militante à l’Institut d’Études Occitanes et de devenir un véritable trouble fête au sein du Félibrige en jouant notamment un rôle essentiel dans la mise en place d’une véritable contre-cérémonie pour célébrer les cent ans de l’association en 1954 en Avignon et en convaincant les ayant-droits de Théodore Aubanel d’éditer les œuvres du poète en graphie classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’occupé par ailleurs par ses différentes activités, parlementaires ou au sein des associations d’anciens déportés, Pierre-Louis Berthaud consacre beaucoup d’énergie jusqu’à sa mort à l’Institut d’Études Occitanes au sein duquel il apparait comme un conseiller très influent. Son dernier projet est la reprise du titre <em>Occitania</em> avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12" target="_blank" rel="noopener">Ismaël Girard</a>. Les deux hommes, avec l’aide de Robert Lafont, entendent créer un journal d’information économique et culturelle destiné à sensibiliser les milieux d’affaires aux perspectives de développement des régions occitanes. Trois numéros paraissent en 1956 avant la mort de Pierre-Louis Berthaud. Le journal continuera à paraître sous l’autorité d’<a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12" target="_blank" rel="noopener">Ismaël Girard</a> jusqu’en 1962.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Lespoux, Yan]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-06-16]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-13 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/442d170c0b4e6e649e68981ee4a547db.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Franc-Maçonnerie]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Parti Socialiste / SFIO]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/9]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- LESAFFRE, Jean. <em>Un humaniste et un homme d’action, Pierre-Louis Berthaud (1899-1956).</em> Paris, Les amis de la Langue d’Oc Paris, 1957 &amp; <em>Oc</em>, n° 201-202, juillet-décembre 1956 <br /><br />- Notice biographique du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.<br />
<h2>Fonds d'archives</h2>
- Fonds Pierre Azéma, Béziers, CIRDÒC (AZP07, AZP22) <br /><br />- Fonds André J. Boussac, Béziers, CIRDÒC (BOU04) <br /><br />- Fonds Robert Lafont, Béziers, CIRDÒC (LAF1954, LAF1955, LAF 1956, LAF06, LAF07, LAF61)<br /><br />- Fonds Ismaël Girard, Béziers, CIRDÒC Fonds du Collège d’Occitanie (CQ003, CQ021, CQ311, CQ519) <br /><br />- Fonds Joseph Salvat, Béziers, CIRDÒC, Fonds du Collège d’Occitanie (CP008bis)<br /><br />- Fonds André Lebey, Paris, Office Universitaire de Recherches Socialistes (50 APO 9) <br /><br />- Archives de Pierre-Louis Berthaud, Nanterre, Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (F° delta rés 766) <br /><br />- Archives départementales de la Gironde, Bordeaux (1 M 554) Dossier de parlementaire de Pierre-Louis Bertaud, Paris, <br /><br />- Archives Nationales (C 16122) Dossier de résistant de Pierre-Louis Berthaud<br /><br />- Service Historique de la Défense, Vincennes (16P53393) <br /><br />- Archives du personnel du ministère de l’information de Vichy, Paris<br /><br />- Archives Nationales (F41 7) <br /><br />- Archives du Grand Orient de France, Paris]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Bordeaux (Gironde)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Aquitaine (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Île-de-France (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Gironde (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2061">
    <dcterms:title><![CDATA[Bernheim de Villers, Maxence]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Bernheim de Villers, Maxence]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Journaliste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Bernheim de Villers, Maxence&nbsp;</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Maxence (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Maxenci (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Maxence Bernheim de Viviers (forme erronnée du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Maxence Bernheim de Villers, descendant de la célèbre famille de galeristes Berhneim, est essentiellement connu comme auteur d'un poème bilingue, <em>Sòrga</em> (IEO Messatges, 1958), et d’émissions radiophoniques pour le Club d'Essai de la radiodiffusion française dirigé par le poète et dramaturge Jean Tardieu de 1946 à 1963.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Parisien, il découvre la littérature occitane contemporaine grâce à une émission du Club d'Essai consacrée au <em>Carré de sept/Li quatre sèt</em>, pièce de théâtre de l’écrivain Charles Galtier (1913-2004). Il entre en relation avec des poètes occitans, en particulier Sully-André Peyre (1890-1961) et Henri Espieux (1923-1971) et consacre dès lors plusieurs émissions à la poésie occitane.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Quand il écrit son premier poème <em>Source</em>, il souhaite que celui-ci soit publié avec la traduction occitane d'Henri Espieux <em>Sòrga</em> (IEO Messatges, 1958). Le poème est salué par Robert Lafont dans la revue <em>Oc</em> et <em>les Cahiers du Sud</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Nous ne connaissons aucune autre œuvre de cet auteur.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Assié, Benjamin]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-07 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2061]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<!--Biblio-->
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Œuvres :</p>
<ul>
<li>Maxence, <em>Sòrga : poëma</em> (version occitana d'Enric Espieu), Toulouse : Institut d'Etudes Occitanes, 1958, Rodez. <a href="http://test.occitanica.eu/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=80099">Où le trouver ?</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">A consulter :</p>
<ul>
<li>"<em>La poesia d'oc a la radio</em> : interview de Maxence Bernheim par Henri Espieux", <em>OC</em>, n°187, 1953, pp. 43-44.</li>
<li>Sòrgas : Compte-rendu critique de Robert Lafont, <em>OC</em>, n°211, 1959, p.46.</li>
<li>"Robert Lafont, Lettres d'oc", <em>Cahiers du Sud</em>, n° 351, 1959, pp. 287-291.</li>
<li><em>La radio d'art et d'essai en France après 1945</em> [Multimédia multisupport] / [souvenirs, communications, documents écrits et sonores réunis et présentés par Pierre-Marie Héron]. - Montpellier : Centre d'étude du XXe siècle, Université Paul-Valéry, DL 2006, cop. 2006. - 2 disques compacts. - (Littérature et radio). - La couv. porte en plus : "Club d'essai de Paris, Centre d'essai de Montpellier". - Publication issue d'un colloque, 19-20 novembre 2004, Montpellier.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Archives :</p>
<ul>
<li>M. Maxence, <em>Poésie sans passeport</em>, 1952. Coll. CIRDOC - Archius : ms. 95. Voir la notice détaillée (texte émission radio) : <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/ms/Calames-2013227122441871"> ici</a></li>
<li>Correspondance Robert Lafont / Henri Espieux (1950-1960). CIRDÒC - Archius : fonds Robert Lafont. Dans cette correspondance il est fréquemment question de “Maxence”, auteur de <em>Source</em> = <em>Sòrga</em></li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2135">
    <dcterms:title><![CDATA[Beaumadier, Léonce (1893-1980)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Beaumadier, Léonce (1893-1980)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Folkloriste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Herboriste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Droguiste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p align="justify">Frédéric Léonce Beaumadier, dit Léonce Beaumadier (1893-1980), est un folkloriste biterrois, spécialisé dans le collectage et l'étude des danses, des chants, des musiques et instruments traditionnels du Bas-Languedoc.</p>
<h2><br />Identité&nbsp;</h2>
<h3><br />Formes référentielles :</h3>
<p>Beaumadier, Léonce (1893-1980)</p>
<h3>Autres formes connues :</h3>
<p>Beaumadier, Frédéric Léonce Clément (Forme complète d'état-civil)<br /><br />Le chantre du hautbois (pseudonyme)<br /><br /></p>
<h2>Éléments biographiques&nbsp;</h2>
<p align="justify">Frédéric Léonce Beaumadier, dit Léonce Beaumadier, est né à Béziers à la fin du XIXe siècle dans une famille bourgeoise. Ses parents, Numa et Philippine Beaumadier, sont boulangers avenue du Colonel d'Ornano ; ils orientent Léonce vers des études de pharmacie à Montpellier. Parallèlement, Léonce pratique la clarinette, le hautbois traditionnel, et assiste avant la Grande guerre à de nombreuses fêtes populaires.</p>
<p align="justify">Léonce Beaumadier avait entamé à l'Estudiantina de Béziers deux formations, de joueur de mandoline, et d'hautboïste classique, interrompues par son engagement volontaire en 1913, puis par la mobilisation d'août 1914. Nommé caporal au 119e régiment d'infanterie, il est gravement blessé par des éclats d'obus de 210 millimètres le 19 août 1915, puis il est victime d'un écrasement thoracique dû à l'effondrement de son poste avancé lors des batailles de l'Artois, à Neuville Saint-Vaast. Dès lors, Léonce Beaumadier doit renoncer prématurément à la pratique de la danse et surtout à celle du hautbois traditionnel du Bas-Languedoc pour lequel désormais le souffle lui manque.&nbsp;</p>
<p align="justify">Après l'obtention de son diplôme d'herboriste, il devient droguiste et s'installe dans une pharmacie-droguerie-herboristerie au 33 rue Boëldieu, à Béziers, dès 1922. Il rencontre Marie-Louise Amalric, sa future femme, qui deviendra costumière des formations folkloriques dont Léonce Beaumadier sera le responsable à partir de 1937.</p>
<p align="justify">De leur mariage naissent deux fils, Philippe et Paul, tous deux prêtres dans le Biterrois. Le premier décède prématurément de la tuberculose à l'âge de 25 ans, tandis que Paul, ordonné prêtre à Sète puis à Béziers, assiste son père dans ses travaux de recherches et de sauvegarde du patrimoine immatériel bas-languedocien. Léonce Beaumadier mène une vie professionnelle discrète et confortable, ce qui lui permet détudier le folklore local, discipline nouvelle dans la France de l'Entre-deux guerres. Pendant l'Occupation, Léonce Beaumadier répond aux demandes d'organisation de spectacles folkloriques qui émanent de l'administration, mais également des prisonniers de guerre en Allemagne. À la Libération, Léonce Beaumadier reprend ses collectages, mais il contracte une maladie articulaire au niveau des mains et des doigts, ce qui le contraint à renoncer définitivement à toutes les pratiques instrumentales.&nbsp;</p>
<h2>Engagements dans le renaissance d’oc&nbsp;</h2>
<p align="justify">Après une jeunesse très studieuse, et une Grande guerre douloureuse, Léonce Beaumadier se découvre une passion quasi-obsessionnelle pour le hautbois traditionnel du Bas-Languedoc, pour les danses populaires de la région et pour leur collectage.<br />Avec <i>Clardeluno</i> (<a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2078">Jeanne Barthès</a><span style="font-size: xx-small;"><!-- Faire des liens sur leurs fiches “vidas” ?  --></span>), Auguste Domergue (dit <i>Frigoulet de la Gardiolo</i>) et Léon Cordes, Léonce Beaumadier est le co-fondateur, de L'<i>Escolo Trencavel</i>, école félibréenne au sein de laquelle il dirige une section de danses traditionnelles costumées à partir de 1937. La même année, dès la création de la revue <i>Trencavel</i>, il entreprend une grande enquête sur le folklore du Bas-Languedoc auprès des derniers pratiquants.</p>
<p align="JUSTIFY">Devenu membre du Félibrige, distingué par une cigale d'argent en 1942 et discrètement récompensé aux Jeux floraux de Roussillon de 1960, Beaumadier entreprend la sauvegarde du folklore local menacé par l'industrialisation et l'exode rural. Il collecte et rédige, de 1937 à 1980, une masse colossale de notes manuscrites, et théorise l'évolution des principales danses, notamment celles du Chevalet et des Treilles. Il collectionne tous les ouvrages et toutes les revues qui traitent de culture régionale en langue d'oc.</p>
<p align="JUSTIFY">Il procède également à l'enregistrement sonore sur bandes magnétiques des derniers ménétriers, et sauvegarde le répertoire traditionnel des frères Emilien et Edouard Briançon, de Michel Biau, de Léon Larose et de Pierre-Joseph Cavaillé dit <i>Lo Gueil, </i>dernier joueur de fifre d'une longue descendance à Vendres.</p>
<p align="JUSTIFY">À la mort de Léonce Beaumadier, le fonds est dispersé entre les héritiers directs, l'<i>Escolo Trencavel</i> et le groupe folklorique local, <i>les Jardinières de l'Orb</i>. Une partie importante de ses notes a été déposée au musée du Biterrois par l'<i>Escolo Trencavel </i>dont il fut un temps le <i>Capiscol</i>. Aujourd'hui, le fonds Léonce Beaumadier est réuni dans son intégralité dans les locaux de l'association Farandole biterroise- Escolo Trencavel.</p>
<h2 class="western" align="JUSTIFY">Bibliographie et Sources</h2>
<div id="sdfootnote1">Fonds d'archives <i>Léonce Beaumadier</i>, Farandole biterroise- <i>Escolo Trencavel</i>, Béziers. <br /><br />Serge Boyer, <i>Histoire des traditions populaires en Bas-Languedoc</i>, Le Chameau malin, Béziers, 2019. <br /><br />Revue <i>Trencavel</i>, Béziers, 1937-1943. <br /><br />Collectages auprès de Mme Jeanne Tardieu, nièce de Léonce Beaumadier.</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<h2>Identitat&nbsp;</h2>
<h3><br />Formas referencialas&nbsp;</h3>
<br />Beaumadier, Léonce (1893-1980)<br />
<h3><br />Autras formas conegudas</h3>
Beaumadier, Frédéric Léonce Clément <br /><br />Le chantre du hautbois (pseudonyme)<br /><br />
<h2>Elements biografics</h2>
<p align="justify">Frédéric Léonce Beaumadier, dich Léonce Beaumadier, es nascut a Besièrs a la fin del sègle XIX, dins una familha borgesa. Sos parents, Numa e Felipina Beaumadier, son fornièrs a Besièrs, avenguda del Colonèl d'Ornano&nbsp;; orientan lo jove Léonce cap a d'estudis de farmacia à Montpelhièr ; a costat, Léonce practica la clarineta, l'autbòi tradicional, e assistís abans la Granda guèrra a fèstas popularas.<br />Léonce Beaumadier aviá començat, a l'Estudiantina de Bésièrs, doas formacions : de jogaire de mandolina, e d'autbòi classic, arrestadas pr'amor de son engatjament volontari en 1913, puèi per la mobilizacion d'agost de 1914. Nomenat caporal dins lo 119en regiment d'infantariá, es grèvament nafrat per d'esclats d'obús de 210 milimètres lo 19 d’agost de 1915, puei es victima d'un espotiment toracic pr'amor de l'afondrament de son pòste avançat pendent las batèstas de l'Artois, à Neuville Saint-Vaast. D’ara en la, Léonce Beaumadier renóncia abans l'ora à la practica de las danças et subretot à la practica de l'autbòi tradicional del Lengadòc-Bas per lo qual l'alen li manca. <br />Aprèp la capitada de son diplòma d'erborista, se fa droguista e s'installa dins une farmaciá-droguariá-erboristariá al 33 de la carrièira Boëldieu, a Besièrs, en 1922. Rescontra lèu Maria-Loise Amalric, sa futura femna, que se farà tamben costumièira de las còlas folcloricas de Léonce Beaumadier, tre 1937.<br /><br />D'aquel maridatge naisson dos enfants, Felip et Paul, totis dos curats dins lo Besierenc. Lo primièr defunta abans l'ora de la tisia à l'edat de 25 ans, mentre que Paul, ordenat preire a Cette puei a Besièrs, ajuda son paire dins lo trabalh de recercas et de salvagarda del patrimòni immaterial del Lengadòc-Bas. Léonce Beaumadier mena una vida professionala discrèta et confortabla, çò que li permet d'estudiar lo folclòre local, matèria novèla dins la França de las annadas 1930. Pendent l'Ocupacion, Léonce Beaumadier respond a las demandas d'organizacion d'espectacles folclorics que venon de l'administracion, mas tanben dels presonièrs de guèrra en Alemanha. A la Liberacion, Léonce Beaumadier recomença sos collectatges, mas aganta una malautiá articulara al nivèl de las mans e dels dets, e fin finala renóncia definitivament a practicar la musica tradicionala.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissença d’oc</h2>
<p align="justify">Aprèp una joinessa estudiosa, e una Granda guèrra dolorosa, Léonce Beaumadier se trapa una passion quasiment obsessionala per l'autbòi tradicional del Lengadòc-Bas, per las danças popularas localas, e mai per lor collectatge.<br />Amb Clardeluno (Jeanna Barthès), Auguste Domergue (escaisnomat Frigoulet de la Gardiolo) e mai Leon Còrdas, Léonce Beaumadier es l'un de los fondadors de L'Escolo Trencavel, escòla felibrenca dins la quala mena una còla de danças tradicionalas en costum tre l'annada 1937. La meteissa annada, amb la creacion de sa revista en òc Trencavel, comença une granda enquista a prepaus del folclòr en Lengadòc-Bas alprèp dels darrièrs practicants. <br /><br />Vengut membre del Felibritge, nomenat Mestre d'Òbra amb la cigala d'argent en 1942 e discrètament recompensat als jòcs florals de Rosselhon de 1960, Beaumadier entrepren la salvagarda del folclòr local menaçat per l'industrializacion e mai l'exòde rural. Collecta qué ? e escriu, entre 1937 e 1980, tot un molon de nòtas manuscritas, et teoriza la mudason de las principalas danças, subretot las del Chivalet et de las Trelhas. Collecciona totas las òbras et totas las revistas que parlan de cultura regionala en lenga d'òc.<br />Procedís tanben a la gravadura sus de bandas manheticas dels darrièrs sonaires, et salvagarda lo repertòri tradicional dels fraires Emilien e Edouard Briançon, de Michel Biau, de Léon Larose e de Pierre-Joseph Cavaillé, dich Lo Gueil, darrièr pifraire d'una longa descendéncia dins lo vilatge de Vendres.<br />A la mòrt de Léonce Beaumadier en 1980, lo fons es escampilhat entre les eiretièrs dirèctes, l'Escolo Trencavel e mai la còla folclorica locala, les Jardinières de l'Orb. Une partida importanta de sas nòtas foguèron depausadas al musèu del Besierenc per l'Escolo Trencavel, que Léonce Beaumadier ne foguèt un moment lo Capiscòl. Ara, lo fons Léonce Beaumadier es amassat dans sa totalitat dins la demòra de l'associacion Farandola biterrenca - Escolo Trencavel.</p>
<h2><br /><br />Bibliografia e ressorças&nbsp;</h2>
<br />Fons d'archius <i>Léonce Beaumadier</i>, Farandole biterroise- <i>Escolo Trencavel</i>, Besièrs. <br /><br />Serge Boyer, <i>Histoire des traditions populaires en Bas-Languedoc</i>, Le Chameau malin, Béziers, 2019. <br /><br />Revista <i>Trencavel</i>, Béziers, 1937-1943. <br /><br />Collectatges alprèp de Dòna Jeanne Tardieu, neboda de Léonce Beaumadier.<br /><br />
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"></p>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Boyer, Serge]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2021-02-08, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[<img src="https://occitanica.eu/illustrations/CC88x31.png" /><br /><br />Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Boyer, Serge ReSO/LLACS, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Escolo Trencavel]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Las Cofos lisos]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Les Treilleurs bitterois]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[L&#039;Estudiantine bitteroise]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[La lyre bitteroise]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html      ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text<br />
]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Béziers (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Bouriège (Aude)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
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    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/10">
    <dcterms:title><![CDATA[Bastard, Antoine de (1911-1975)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Bastard, Antoine de (1911-1975)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Fonctionnaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Bastard, Antoine de (forme référentielle française)</p>
<h2>Eléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Antoine de Bastard est né à Pau le 26 août 1911. Il fait des études de Lettres et Droit à l’université de Toulouse où il rejoint l’association de jeunesse occitane des <em>Estudiants Ramondencs</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Fonctionnaire au Centre National du Commerce Extérieur en poste à Paris il y dirige la section parisienne de l’<em>Escole Gastou Febus</em>, école félibréenne béarnaise. Maître d’œuvre du Félibrige, il est aussi un membre actif des Amis de la Langue d’Oc, l’école félibréenne de Paris, dont il devient vice-président.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme beaucoup de militants de sa génération ayant œuvré au sein des <em>Estudiants Ramondencs</em>, du Nouveau Languedoc (association d’étudiants montpelliérains) et d’<em>Occitania</em>, organe de la jeunesse fédéraliste occitane, il est aussi occitaniste et membre de l’Institut d’Études Occitanes jusqu’à sa mort dans un accident de voiture en 1975.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Lespoux, Yan]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-06-16]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-13 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/4c1bf4c0a6e2b3e27244263da1ca7f38.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Estudiants Ramondencs]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Escole Gastou Febus]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Les amis de la Langue d&#039;Oc (Paris)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/10]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- LESAFFRE, Jean. « Antoine de Bastard (1911-1975) », <em>La France Latine</em>, n° 63, 3ème trimestre 1975, p. 15-18<br /><br /> - SERÉ, Miquèu de. « Antony de Bastard », <em>Reclams de Biarn e Gascougne</em>, n° 5/6, 1975, p. 72-73.]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Toulouse (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Pau (Pyrénées-Atlantiques)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Midi-Pyrénées (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Île-de-France (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Aquitaine (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Haute-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Pyrénées-Atlantiques (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2078">
    <dcterms:title><![CDATA[Barthès, Jeanne (1898-1972) alias « Clardeluno »]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Barthès, Jeanne (1898-1972) aliàs « Clardeluno »]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Jeanne Barthès est née à Cazedarnes dans l'Hérault dans une famille qui ne parlait que la langue d'oc. Elle consacre toute sa vie à l'écriture dans cet idiome. Elle s'emploie également à la diffusion des œuvres littéraires occitanes en s'impliquant dans la Société Archéologique de Béziers, l'<em>Escolo Trencavel</em> et la publication de sa revue <a href="https://occitanica.eu/items/show/13130" target="_blank" rel="noopener"><em style="color: #4169e1;"><u>Trencavel</u></em></a> de 1937 à 1943. Elle adhère au Félibrige, comme <em>manteneiris</em> en 1928. Vice-syndic de la Maintenance du Languedoc, elle est élue majoral du Félibrige – ou plutôt, selon les statuts cooptée - en 1941. C’est d’ailleurs la première femme à accéder à cette dignité.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Clardeluno (1898-1972)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Clardeluna (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Barthès, Jeanne (nom à l'état civil)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Sylveto (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Bartés, Joana (forme occitane du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Jeanne Barthès est née à Cazedarnes dans l'Hérault. Son père Émile, poète, chansonnier, conteur à ses heures, était vigneron. Son enfance a été marquée par l'amour que lui ont porté ses grand-mères. Sa grand-mère maternelle, Césarineto, était également de Cazedarnes. C'est à cette dernière qu'elle confiait ses chagrins d'enfant et ses premiers poèmes de jeune fille. Césarineto lui a transmis en langue d'Oc les vieilles chansons comme celle de l'<em>Escriveto</em>. Dans ses œuvres, elle parle aussi très souvent de sa grand-mère Marcialo et de sa « rèire grand » Castélo, la mère de Césarineto, « <em>que me parlaboun qu'en lengo d'Oc</em> »<span style="text-decoration: underline;"><a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a></span>. <br /><br />La vie de Clardeluno s'est écoulée dans sa vieille maison maternelle à Cazedarnes jusqu’à sa mort en 1972. Elle a été inhumée à côté de son frère Louis sous une simple croix de bois. Des mains ont déposé cette inscription sur une plaque de marbre « <em>Aqui Jai Clardeluno</em> ». Les <em>Cartabèu</em> des années trente la présentent comme « <em>femo de letro</em> ».</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d’oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Les premiers essais que l'on connaît de Jeanne Barthès sont ses envois au concours de poésie française de la société Archéologique de Béziers. En 1921, le jury accorda une médaille de bronze à ses <em>Accords Mineurs</em>. En 1923 et 1925, des poèmes et des sonnets lui valurent une médaille vermeil. Au cours de ces mêmes années, elle avait participé aux concours de langue romane de la même société. Le recueil de poèmes <em>A moun païs</em> recueillait une mention en 1921, <em>Darnier vespre de permissiou</em>, saynète à deux personnages, une médaille d'argent en 1923 et <em>L'Escriveto</em>, pièce de théâtre, la médaille d'argent en 1925. La plus haute récompense, le rameau d'olivier en argent, lui fut décerné en 1928 pour son recueil de poésies <em>Lous Emmascoments e lous Sounges</em>. <br /><br />En 1927, elle publia <em>L'Imagier</em>, poème sur un thème médiéval, en onze chants dans lequel un jongleur troubadour, nommé Clar de Luno, récite aux beaux seigneurs « le Conte de Raymond l'Imagier et de Zabel, la courtisane aux cheveux de fée, qui lui versa mensonge et amère folie ». <br /><br />Maintenir, défendre et illustrer la langue d'oc, telle fut l'œuvre à laquelle Jeanne Barthès voua toute son action :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>« Qual sap joust quano rudo pougno nous caldra beleu acatar lou coupet deman ! Mès d'an ount que vengue la malparado, i balhem pas pouder sus nostro amo : nous laissem pas entemenar, demourem nautres. E souvenguem-nous que qual tèn sa lengo, tèn la clau que di cadeno li deliuro »</em><span style="text-decoration: underline;"><a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>.</span></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><br />Sa langue, qui est le dialecte languedocien, est nourrie de mots du terroir, de ceux-là qui ne sont guère employés dans le langage courant, mais qu'elle voulait maintenir. Elle participa à toutes les manifestations félibréennes. Le syndic de la Maintenance de Languedoc, Pierre Azéma, lui confia le soin de rassembler les plus belles pages des auteurs languedociens. Cette <em>Antoulougio Escoulario</em> dans laquelle sont recueillis les œuvres de quatre-vingt- dix poètes vit le jour en 1931.<br />En 1936, elle publia la <em>Nèit d'Estiu</em>, violent drame paysan joué pour la première fois en 1937 au Théâtre Municipal de Béziers, repris en 1998 et 1999 par le théâtre de La Rampe. La même année, elle fonda l'Escolo Trencavel, qui prit la relève de la <em>Cigalo Lengadouciano</em>, elle-même héritière de l'Escolo del Titan. De 1937 à 1943, elle assura avec Auguste Doumergue et Léonce Beaumadier la publication régulière de la revue <em>Trencavel</em> sous le pseudonyme de Sylveto. <br />Estimant que c'est par le théâtre que l'action du Félibrige est la plus féconde, car c'était par lui que l'on peut le mieux atteindre le peuple, elle écrivit des saynètes, des comédies et des drames. De nombreuses troupes d'amateurs dans les villages du Biterrois et du Narbonnais les mirent à leur programme.<br />À Cazedarnes, elle fit chanter pour Noël les <em>Nadalets</em> languedociens au sein d'un groupe de garçons et filles appelé le Roudalet Cazardanol. En 1942, elle publia pour la Maintenance le <em>Cansounier del Lengadoc</em> renfermant quarante-quatre chansons. <br />Élue Majoral du Félibrige à la Santo-Estelo d'Avignon en 1941, elle recueillit la cigale de Béziers, créée en 1881 par le félibre de la <em>Naveto</em>, Junior Sans et portée ensuite par le biterrois René Fournier à partir de 1906. <br />L'œuvre produite par Jeanne Barthés est considérable. Elle figure parmi les femmes, non seulement parmi les poétesses occitanes, mais aussi parmi les poétesses de langue française, à avoir écrit des œuvres de longue haleine en vers ; son <em>Escriveto</em> comporte un millier de vers, son <em>Imagier</em> trois mille cinq cents environ. Restent inédits des pièces de théâtre, des chroniques de guerre, des contes et certainement des poèmes.</p>
<h3>Bibliographie de l'auteur</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><br />Poésie</strong> : <br /><br />- <em>Escriveto</em>, Ed. Au Gay Savoir, Béziers, 1926. <br />- <em>L’imagièr</em>, Ed. Au Gay Savoir, Béziers, 1927. <br />- <em>Lous emmascoments e lous sounges</em>, Ed. Clardeluno, Cazedarnes, 1930. <br />- <em>Lo miral del temps</em>, Ed. Subervie, Rodez, 1968. <br />- <em>Al Païs estrange</em>, Ed. Clardeluno, Cazedarnes, 1968. <br />- <em>Lou miral magic</em>, Ed. Subervie, Rodez, 1970. <br />- <em>Lou camin esquerre</em>. Lou Miral Ancian, Ed. Subervie, Rodez, 1974. <br /><br /><strong>Théâtre</strong> : <br /><br />- <em>Las gentilhos</em>, Ed. de la « Cigalo Lengadouciano », Béziers, 1928. <br />- <em>En velhant lou mort</em>, Ed. Calendau, Montpellier, 1933. <br />- <em>La neit d’estiu</em>, Ed. Clardeluno, Cazedarnes, 1936. <br />- <em>Las loufos frejos</em>, Ed. Trencavel, Béziers, 1937. <br /><br /><strong>Roman</strong> : <br /><br />- <em>Lison o Lengadoc 1900</em>, IEO, collection A TOTS, 1986. <br /><br /><br /><strong>Œuvres publiées dans des revues</strong> : <br /><br />Revue La Cigalo Lengadouciano, Béziers, n° 131 : <br /><br />- <em>Lou darniè vespre de permessiu</em>, saynète à deux personnages. <br /><br /><strong>Revue <em>Trencavel</em></strong> : <br /><br />- 1937 <br /><em>Per l'ainadoto e per son jouve</em>, conte d'amour. <br /><br />- 1938 <br /><em>La marrido soupo</em>, saynète pantomime. <br /><em>Sagan d'amourouses</em>, saynète. <br /><em>La figuièro e la vigno</em>, conte. <br /><em>Lous tres pichouns de Bethléem</em>, conte. <br /><em>Lou conte de la bèutat perdudo</em>, conte. <br /><br />- 1939 <br /><em>Femno batudo</em>, adaptation du premier acte du Médecin malgré lui. <br /><em>Lou conte de la Servieto</em>, de l'Ase et de la Crosetto, conte. <br /><em>Lou Nadal de Jan de la Roso</em>, conte. <br /><br />- 1940 <br /><em>Lou minou de l'enfant Jesus</em>, conte. <br /><br />- 1941 <br /><em>Lou castel de Mirabat</em>, conte. <br /><em>Lou rasimat</em>, saynète. <br /><em>Lous voulurs de l'enfant Jesus</em>, conte. <br /><br />- 1942 <br /><em>Nadal 1942</em>, conte. <br /><br />- 1943 <br />Lèco brises prend la bourro, conte <br /><br /><strong>Œuvre restée manuscrite</strong><span style="text-decoration: underline;"><a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a></span> :&nbsp; <br /><br /><em>Brutus</em>, comédie farce en deux actes. <br /><em>Sorres</em>, comédie dramatique en trois actes. <br /><em>Per l'ounour</em>, comédie dramatique en trois actes. <br /><em>La belo endourmido</em>, féérie en trois prologues, trois actes et huit tableaux. <br /><em>Lou proucès de Caramentrant</em>, jugement, un acte. <br /><em>Aucèl de passage</em>, comédie dramatique, trois actes et un épilogue. <br /><em>Un cop de cisèu</em>, comédie ballet en deux actes. <br /><em>La mal maridado</em>, courte scène comique. <br /><em>Sèm quites</em>, farce, un acte. <br /><em>Tres poulos per un gal</em>, courte comédie, un acte.</p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. Jean Vinas, <em>Hommage à Jeanne Barthès</em>, Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers, 1972, p. 2 <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2.&nbsp;Ibid, p 3 <!--Insérer le texte de la note ici --><a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. Christian LAUX, <em>Bibliographie des œuvres de Jeanne Barthès</em>, CIRDOC, [s.d.].<a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Joana Bartés nais a Casadarnas dins Erau dins una familha que parla pas que la lenga d’òc. Consacra tota sa vida a l’escritura dins aqueste idiòma. S’emplega tanben a la difusion de las òbras literàrias occitanas en s’implicant dins <em>La Societat Arqueologica de Besièrs</em>, l’<em>Escolo de Trencavel</em> e la publicacion de sa revista « <a href="https://occitanica.eu/items/show/13130" target="_blank" rel="noopener">Trencavel</a> » de 1937 a 1943. Aderís al Felibritge, coma manteneiritz en 1928. Vice-sendic de la Mantenença del Lengadòc, es elegida Majorala del Felibritge – o puslèu, segon los estatuts, cooptada – en 1941. Es la primièra femna qu’accedís a aquela dignitat.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Clardeluno (1898-1972)</p>
<h3>Autras formas conegudas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Clardeluna (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Barthès, Jeanne (nom a l'estat civil)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Sylveto (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Bartés, Joana (forma occitana del nom)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Joan Bartés nais a Casadarnas dins Erau lo 11 de genièr de 1898. Son paire, Emili, poèta, cançonièr, contaire, fasiá vinhairon. Son enfança es marcada per l’amor que li pòrtan sas grands. Sa grand mairala, Cesarineta, èra tanben de Casanardas. Es a ela que fisa sas lanhas de drolleta e sos primièrs poèmas de joventa. Cesarineta li transmet en lenga d’òc las vièlhas cançons coma la de « l’Escriveto. Dins sos obratges, parla tanben plan sovent de sa grand Marciala e de sa rèiregrand Castela, la maire de Cesarineta, « que me parlaboun qu’en lengo d’òc »<span style="text-decoration: underline;"><a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a></span>. <br /><br />La vida de Clardeluna se passa dins son vièlh ostal mairal a Casadarnas fins a sa mòrt lo 11 de decembre de 1972. Es sebelida a costat de son fraire Loís jos una simpla crotz de fusta. De mans an pausat aquela inscripcion sus una placa de marbre : « Aqui jai Clardeluno ». Los Cartabèus de las annadas trenta la presentan coma « fema de letro ».</p>
<h2>Engatjament dins la Renaissença d’Òc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Los primièrs ensages coneguts de Joana Bartés son sos mandadisses al concors de poesia francesa de la <em>Societat Arqueologica de Besièrs</em>. En 1921, la jurada autreja una medalha de bronze a sos « Accords Mineurs ». En 1923 e 1925, de poèmas e de sonets li valon una medalha de vermelh. Dins aquestas annadas, participa al concorses de lenga romana de la meteissa societat. Lo recuèlh de poèmas « A moun païs » recep una mencion en 1921, « Darnier vespre de permissiou », sceneta de dos personatges, una medalha d’argent en 1923 e « L’Escriveto », pèça de teatre, la medalha d’argent en 1925. Lo mai grand prèmi, lo brot d’oliu d’argent, li es decernit en 1928 per son recuèlh de poesias « Lous Enmascoments e lous Sounges ».<br />En 1927, publica « L’Imagièr », poèma sus un tèma medieval, de onze cants, ont un joglar trobador, nommat Clar de Luno, conta als bèls senhors : « <em>lo Conte de Raimon l’Imagièr e de Zabèl, la cortesana dels pels de fada, que li vogèt messorga e foliá amarganta</em> ». <br /><br />Manténer, defendre e illustrar la lenga d’òc, tala es l’òbra que Joana Bartés li voda tota son accion. : « <em>Qual sap joust quano rudo pougno nous caldra beleu acatar lou coupet deman ! Mès d’an ount que vengue la malparado, li balhem pas pouder sus nostro amo : nous laissem pas entemenar, demourem nautres. E souvenguem-nous que qual tèn sa lengo, tèn la clau que di cadenos li deliuro</em> »<span style="text-decoration: underline;"><a id="2" href="#note2"><sup>2 </sup></a></span>.<br /><br />Sa lenga qu’es lo dialècte lengadocian, es noirit de mots del terraire, de los que son gaire emplegats dins lo lengatge d’escadajorns, mas que vòl manténer. Participa a totas las manifestacions felibrencas. Lo sendic de la Mantenença de Lengadòc, Pèire Azemà, l’encarga de recampar las mai polidas paginas dels autors lengadocians. Aquela « Antoulougio Escoulario » ont son reculhidas las òbras de nonanta poètas espelís en 1931. <br />En 1936, publica « Nèit d’estiu », drama païsan violent, jogat pel primièr còp en 1937 al Teatre Municipal de Besièrs, qu’es représ en 1998 e 1999 pel Teatre de la Rampa. La meteissa annada, fonda L’<em>Escolo Trencavel</em> que pren la relèva de <em>La Cigalo Lengadouciana</em>, ela meteissa eiretièra de <em>L’Escolo del Titan</em>. De 1937 a 1943, assegura ambe August Domergue e Leonci Baumadier la publicacion regulara de la revista « Trencavel » jos l’escais de Sylveto. <br />Estima qu’es pel teatre que l’accion del Felibritge es mai fruchosa, pr’amor qu’es per el que se pòt mai aténher lo pòble, e escriu de scenetas, de comèdias e de dramas. Mantuna tropa d’amators dins los vilatges del Besierés e del Narbonés los botan a lor programa. <br />A Casanardas, fa cantar per Nadal los Nadalets lengadocians per una còla de jovents e joventas que se ditz <em>Lou Roudalet Casadarnol</em>. En 1942, publica per la Mantenença « Lou Cansounier del Lengadoc » que presenta quaranta quatre cançons. <br />Elegida Majorala del Felibritge a la Santa Estèla d’Avinhon en 1941, recep la Cigala de Besièrs, creada en 1881 pel felibre Juniòr Sans, portada puèi pel Besierenc Renat Fornièr a comptar de 1906. <br /><br />L’òbra de Joana Bartés es abondosa. Figura demest las femnas, pas sonque demest las poetessas occitanas, mas tanben demest las poetessas de lenga francesa qu’an escrich d’òbras en vèrses de longa tòca. Son « Escriveto » compòrta un milièr de vèrses e son « Imagier » qualques tres mila cinc cents. Demòran inediches de pèças de teatre, de cronicas de guèrra, des contes e plan possible de poèmas.</p>
<h3>Bibliografia de l'autor</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><br />Poesia</strong> : <br /><br />- <em>Escriveto</em>, Ed. Au Gay Savoir, Béziers, 1926. <br />- <em>L’imagièr</em>, Ed. Au Gay Savoir, Béziers, 1927. <br />- <em>Lous emmascoments e lous sounges</em>, Ed. Clardeluno, Cazedarnes, 1930. <br />- <em>Lo miral del temps</em>, Ed. Subervie, Rodez, 1968. <br />- <em>Al Païs estrange</em>, Ed. Clardeluno, Cazedarnes, 1968. <br />- <em>Lou miral magic</em>, Ed. Subervie, Rodez, 1970. <br />- <em>Lou camin esquerre</em>. Lou Miral Ancian, Ed. Subervie, Rodez, 1974. <br /><br /><strong>Teatre</strong> : <br /><br />- <em>Las gentilhos</em>, Ed. de la « Cigalo Lengadouciano », Béziers, 1928. <br />- <em>En velhant lou mort</em>, Ed. Calendau, Montpellier, 1933. <br />- <em>La neit d’estiu</em>, Ed. Clardeluno, Cazedarnes, 1936. <br />- <em>Las loufos frejos</em>, Ed. Trencavel, Béziers, 1937. <br /><br /><strong>Roman</strong> : <br /><br />- <em>Lison o Lengadoc 1900</em>, IEO, collection A TOTS, 1986. <br /><br /><br /><strong>Òbras publicadas dins de revistas</strong> : <br /><br />Revue La Cigalo Lengadouciano, Béziers, n° 131 : <br /><br />- <em>Lou darniè vespre de permessiu</em>, saynète à deux personnages. <br /><br /><strong>Revista <em>Trencavel</em></strong> : <br /><br />- 1937 <br /><em>Per l'ainadoto e per son jouve</em>, conte d'amour. <br /><br />- 1938 <br /><em>La marrido soupo</em>, saynète pantomime. <br /><em>Sagan d'amourouses</em>, saynète. <br /><em>La figuièro e la vigno</em>, conte. <br /><em>Lous tres pichouns de Bethléem</em>, conte. <br /><em>Lou conte de la bèutat perdudo</em>, conte. <br /><br />- 1939 <br /><em>Femno batudo</em>, adaptation du premier acte du Médecin malgré lui. <br /><em>Lou conte de la Servieto</em>, de l'Ase et de la Crosetto, conte. <br /><em>Lou Nadal de Jan de la Roso</em>, conte. <br /><br />- 1940 <br /><em>Lou minou de l'enfant Jesus</em>, conte. <br /><br />- 1941 <br /><em>Lou castel de Mirabat</em>, conte. <br /><em>Lou rasimat</em>, saynète. <br /><em>Lous voulurs de l'enfant Jesus</em>, conte. <br /><br />- 1942 <br /><em>Nadal 1942</em>, conte. <br /><br />- 1943 <br />Lèco brises prend la bourro, conte <br /><br /><strong>Òbra demorada manuscrita</strong><span style="text-decoration: underline;"><a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a></span> :&nbsp; <br /><br /><em>Brutus</em>, comédie farce en deux actes. <br /><em>Sorres</em>, comédie dramatique en trois actes. <br /><em>Per l'ounour</em>, comédie dramatique en trois actes. <br /><em>La belo endourmido</em>, féérie en trois prologues, trois actes et huit tableaux. <br /><em>Lou proucès de Caramentrant</em>, jugement, un acte. <br /><em>Aucèl de passage</em>, comédie dramatique, trois actes et un épilogue. <br /><em>Un cop de cisèu</em>, comédie ballet en deux actes. <br /><em>La mal maridado</em>, courte scène comique. <br /><em>Sèm quites</em>, farce, un acte. <br /><em>Tres poulos per un gal</em>, courte comédie, un acte.</p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. Jean Vinas, <em>Hommage à Jeanne Barthès</em>, Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers, 1972, p. 2 <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2.&nbsp;Ibid, p 3 <!--Insérer le texte de la note ici --><a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. Christian LAUX, <em>Bibliographie des œuvres de Jeanne Barthès</em>, CIRDOC, [s.d.].<a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Arvieu, Jean-Luc]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2016-07-18]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-13 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jean FOURIÉ, <em>Dictionnaire des auteurs occitans de langue d'oc</em>, Félibrige Edition, Aix-en- Provence, 2009 [2 ème édition, revue et augmentée].<br /><br />- Jules VÉRAN, <em>Les Poétesses Provençales du Moyen-Âge à nos jours</em>, Librairie Aristide Quillet, Paris, 1946 <br /><br />- Jean VINAS, <em>Hommage à Jeanne Barthés</em>, Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers, 1972 <br /><br />- Christian LAUX, <em>Bibliographie des œuvres de Jeanne Barthès</em>, CIRDOC, [s.d.].</p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
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    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2122">
    <dcterms:title><![CDATA[Barreyre, Émilien (1883-1944)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Barreyre, Émilien (1883-1944)]]></dcterms:title>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Tout comme Paul Froment, le félibre-paysan de Floressas, Émilien Barreyre est un des exemples les plus remarquables de poète occitan issu véritablement du monde du travail, ayant réussi, avec peu d’instruction « institutionnelle », à bâtir une œuvre littéraire qui laisse rêveur le lecteur actuel. Barreyre est un paysan de la mer, un <em>malinèir</em>, un marin. En ce temps-là, le Bassin d’Arcachon est un haut lieu de la pêche à la sardine (en plus de l’ostréiculture et du tourisme, déjà développé). Né à Arès, aux confins du pays de Buch et du Médoc, Barreyre exercera toute sa vie des métiers durs et ingrats : marin-pêcheur, militaire, gardien de sanatorium puis d’usine, tout en se montrant un membre actif du Félibrige. Cette vie de travail et de pauvreté est ourlée de récompenses qui pleuvent sur le poète-ouvrier pour ses oeuvres. Mistral, Palay, Camélat, sans oublier ses comparses girondins, les félibres Roger Romefort dit Gric de Prat ou encore son voisin Adrien Dupin, s’émerveillent de l’aisance poétique de cet Arésien taiseux, qui mourra en terre francilienne où il s’était exilé, sans avoir revu le Bassin d’Arcachon.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Barreyre, Émilien (1883-1944)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Émilien Barreyre est né le 20 avril 1883 à Arès, commune située au nord du Bassin d’Arcachon, où une plaque commémorative a été installée sur sa maison natale. Barreyre est issu d’un milieu essentiellement occitanophone : à la fin du XIXe siècle, l’occitan est la seule langue des pêcheur et des mariniers du pays de Buch. Sa mère ne parlera jamais véritablement français. Barreyre, issu d’une famille de pêcheurs, quitte l’école après le certificat d’études. Sa fille, Béline, raconte qu’il écrivait déjà des vers sur ses livres de classes. Barreyre devient pêcheur aux côtés de son père. Son frère aîné deviendra chauffeur de navire au long cours. Tout en maniant les rames ou le filet, Barreyre achète des manuels d’art poétique, essaie de comprendre la construction du vers et de la rime, et décide qu’il écrira désormais dans sa langue maternelle plutôt qu’en français. Il s’engage dans la Marine à 18 ans, et y reste cinq ans. Militaire, il reçoit une formation qui lui permet d’approfondir encore ses connaissances. Il s’inscrit à l’école Gastou Fébus, fondée depuis peu en Béarn par Simin Palay et Michel Camélat, avec qui il commence à correspondre. Pendant son passage à l’armée, il entame la rédaction de son premier recueil de poèmes, entièrement en occitan, <em>Las Malineyres</em>, les « filles de la mer », qui raconte la vie des pêcheurs du pays de Buch, mais aussi reprend quelques mythes et légendes locaux. Le livre paraît en 1912 et reçoit un accueil unanimement favorable. Barreyre a l’émotion de recevoir les félicitations du vieux Frédéric Mistral en personne. Barreyre est célébré comme poète au-delà du cénacle félibréen. Palay et Camélat l’incitent à présenter son oeuvre au concours des Jeux Floraux, où elle est récompensée de l’Églantine d’argent. Contrairement à Paul Froment qui y mourra, Barreyre rapporte donc de l’armée une conscience de poète occitan et un tatouage en forme d’ancre de marine qui orne sa main. Chose inhabituelle : Barreyre bénéficie de l’appui de ses parents dans son entreprise poétique. Sa mère veille à ne pas le déranger quand il écrit et son père, également charpentier de bateaux, lui fabrique un bureau en bois de pin. Pendant la Première Guerre mondiale, Barreyre est expédié à Salonique. Il y versifie, en français cette fois, et rebaptise son camp militaire « Camp des Olympiades ». Il en revient presque indemne, au contraire de son frère, disparu sur le front de l’Est. Fin 1920, il épouse une jeune femme rencontrée à l’hôpital de Meaux, où il était soigné pour une blessure. Installé à Arès, le couple vit difficilement. L’activité de pêche est difficile, et en 1923 Barreyre doit remplacer la barque de son père (appelée « Mirelha ») pour pouvoir poursuivre son activité et avoir droit à une retraite de marin. Lui et son épouse se placent donc au sanatorium « La Pignada » à Lège, commune limitrophe, pour pouvoir acheter une nouvelle barque. Il y compose <em>Naïda</em>, qui lui donnera droit à un rappel d’Églantine aux Jeux Floraux. Il est fait <em>Mèste en gai-saber</em> par le Félibrige. Mais suite au crach de 1929 et à la crise des années 1930, Barreyre est contraint de quitter la Gironde et doit accepter de s’exiler en région parisienne, à Joinville-le-Pont, exil qu’il croit provisoire. Simple ouvrier, il habite un appartement donnant sur une cour sans lumière. Il y accueille sa mère, qui ne parle toujours quasiment que le gascon. Elle y meurt en 1932. Barreyre développe alors un sentiment de regret et de tristesse de l’éloignement du pays du Buch dont il était profondément amoureux. Il compose intensément, des oeuvres marquées par l’exil. Dans <em>Pesque de Neit</em>, l’ancien combattant qu’il est se met dans la peau du soldat « ennemi » qui a le malheur de tomber loin des siens. Il est alors en contact avec l’abbé Joseph Salvat, un des fondateurs du Collège d’Occitanie. Il tente de suivre des cours par correspondance et essaie de d’initier à la graphie classique de l’occitan.&nbsp; En 1936, il reçoit une Primevère d’Argent pour l’<em>Ode a la Mer de Gascogne</em>. Barreyre, toujours en grande difficulté financière, écrit et fume beaucoup. Il sort peu et ne voit personne. Gardien de nuit aux Tréfileries du Havre, à Saint-Maurice, il tombe malade fin 1944 et meurt. Il est enterré à Joinville, précise sa fille « avec son meilleur costume et son béret basque ».</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Barreyre est l’exemple type du félibre-ouvrier, dont l’engagement passa avant tout dans ses écrits. N’ayant pas le temps de prendre part aux grandes assemblées félibréennes, trop pauvre de son propre aveu pour se rendre à Maillane pour l’enterrement de Frédéric Mistral, c’est par son intense correspondance avec des félibres tels que Palay, Camélat, Salvat et d’autres qu’il se forge une conscience et une compétence « occitaniste » qui prolonge son attachement instinctif au pays et à la langue natals. Sa nature austère et secrète le tient relativement à l’écart, de même que son exil, et c’est essentiellement par correspondance qu’il se forme et travaille à améliorer sa graphie et sa langue, déjà naturelle. Il ne théorisait pas et il est difficile de savoir quelles étaient ses positions par rapport au fait occitan. Ses récompenses et son titre de Mèste en gai-saber attestent pourtant l’importance qui lui est reconnue de son vivant par ses pairs. Mais c’est son voisin Adrien Dupin (1896-1973), instituteur et félibre originaire de Gujan-Mestras, qu’il doit en grande partie sa notoriété. C’est lui qui obtient en 1954 de la municipalité d’Arès l’inauguration de la plaque commémorative sur sa maison natale et en 1956, préside à la réédition des Malineyres.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Escarpit, David]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2018-03-21 Aurélien Bertrand]]></dcterms:date>
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    <dcterms:title><![CDATA[Bacquié-Fonade, Marius (1854-1910)]]></dcterms:title>
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    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Félibre toulousain, Marius Bacquié-Fonade (1854-1910) est un représentant de commerce et intellectuel toulousain. Il est principalement connu pour avoir créé l'association des Toulousains de Toulouse et avoir posé les bases du Musée du Vieux Toulouse.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Bacquié-Fonade, Marius (1854-1910) (1901-1979)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Bacquié-Fonade, Pierre (nom à l'état civil)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Bacquié-Fonade, Louis (forme erronée du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Bacquié-Fonade, Auguste (forme erronée du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Nadofoun (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Nadal de la fount (pseudonyme)</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Marius Bacquié Fonade est également membre-fondateur de l'Escolo Moundino et rédacteur en chef de la revue <em>La Terro d'Oc</em> (1894-1933). Il devient majoral du Félibrige en 1905. <br />Il rentre d'abord en contact avec Joseph Roumanille qui lui conseille de constituer une bibliothèque sur son fonds régional. Dans le cadre de ces travaux Bacquié-Fonade s'intéresse notamment à l'œuvre d'Auguste Fourès, décédé quelques temps plus tôt, et dont il juge les écrits remarquables.<br />Ses archives ont intégré les collections du CIRDÒC en 2014.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bertrand, Aurélien]]></dcterms:creator>
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    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-08 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
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    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
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    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<!--Biblio-->
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">A consulter :</p>
<ul>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bacqui%C3%A9-Fonade" target="_blank" rel="noopener">Article Wikipédia</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Archives :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify; line-height: 150%;">Fonds Bacquié-Fonade. CIRDÒC - Archius<em>.</em> Ce fonds comprends de la correspondance et des pièces littéraires envoyées à Marius Bacquié-Fonade.<br />Instrument de recherche disponible à <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=FileId-1788">cette adresse</a>.</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Toulouse (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Haute-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
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