<rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/">
<rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2063">
    <dcterms:title><![CDATA[Sol, Marguerite (1867-1950)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Sol, Marguerite (1867-1950)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Membre de Sociétés savantes de l’Aude, l’enseignante Marguerite Sol, qui signe également M. Sol, écrit en languedocien sur les conseils d’Auguste Fourès (1848-1891). Elle a publié à Narbonne et Paris au moins deux œuvres en cette langue, notamment <em>Lou curat de Minerbo</em>, adaptation d’une nouvelle d’Hippolyte Babou (1823-1878), dont l’édition parisienne a bénéficié d’une préface de Mistral.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Sol, Marguerite (1867-1950)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- M. Sol (pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Son père, Paul Sol, directeur du journal <em>Le Vigneron Narbonnais</em>, était membre fondateur de la Société scientifique de l’Aude dont le siège était à Carcassonne. Marguerite a accompagné son père lors des initiatives de la Société, dès sa fondation, en particulier lors des excursions au Pays de Sault, dans la Montagne Noire ou sur le littoral audois où elle ramasse coquillages et crustacés (ce dont témoignent les comptes rendus du <em>Bulletin de la Société scientifique de l’Aude</em> en 1890). Elle participe à la rédaction du <em>Bulletin de la société</em>. En 1890, lorsqu’elle est élue membre titulaire de la société, présentée par deux de ses plus importants fondateurs, MM l’abbé Baichère et Louis Gavoy (1847-1939), elle en est la première femme (<em>Bulletin</em> de 1891: p. LII).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Elle est également membre «&nbsp;libre&nbsp;» – c’est ainsi que la présente le <em>Bulletin</em> – de la commission archéologique de Narbonne. Elle est directrice de la pension Fénelon à Narbonne. Une école maternelle de sa ville natale porte aujourd’hui son nom.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans sa biographie d’Auguste Fourès, l’Abbé Salvat (Salvat, 1974, p.188), signale que Marguerite Sol a reçu, dans sa jeunesse, les conseils de celui-ci. C’est le même Fourès qui corrigea sa nouvelle languedocienne <em>Lou curat de Minerbo</em>, publiée en 1890 à Narbonne et rééditée en 1892 à Paris avec une préface de Mistral.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Le docteur Henri Boyer, membre de la Société Scientifique, indique dans le <em>Bulletin de la société scientifique de l’Aude</em> de 1890 qu’elle se serait largement inspirée de l’ouvrage <em>Les Payens innocents</em> de l’écrivain originaire du Minervois, Hippolyte Babou (1823-1878). Des membres de la société font la même remarque dans le <em>Bulletin</em> de 1926 (pp. 125-126).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em>Lou curat de Minerbo</em>, mis au concours de la Maintenance Languedocienne du Félibrige, a été couronné aux Jeux Floraux du VII<sup>e</sup> centenaire de l'Université de Montpellier, tenus le 26 mai 1890. La nouvelle a reçu le premier prix (médaille de vermeil) aux Jeux Floraux d’Agen le 10 Août 1890.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">La publication, sous le nom de M. Sol [sic], en 1891, de <em>Claude de Rébé, Archevêque de Narbonne, Président des États Généraux du Languedoc défendant les droits, les traditions, les privilèges de cette province</em> [sic] chez Champion éditeurs à Paris nous apprend que ce «&nbsp;M. Sol&nbsp;» est «&nbsp;mainteneur du Félibrige Languedocien&nbsp;». Ce «&nbsp;M. Sol&nbsp;» au masculin est notre Marguerite Sol, c’est en effet «&nbsp;l’auteur&nbsp;» du <em>Curat de Minerbo</em>, comme l’indique le paratexte.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans une conférence donnée par Gaston Jourdanne à la Commission archéologique de Narbonne en 1891, elle est nommée par le conférencier félibresse avec «&nbsp;le mainteneur Adam Peyrusse&nbsp;» et le «&nbsp;Majoral Achille Mir&nbsp;», ce qui confirme l’engagement de Marguerite Sol dans le Félibrige.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Blin-Mioch, Rose]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-12-20]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-08 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2063]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Sources</p>
<ul>
<li>Salvat, Joseph, <em>Le poète Auguste Fourès</em>, Albi, 1974, Collège d’Occitanie, Toulouse 1974, 207 pages.</li>
<li>Jourdanne, Gaston, «&nbsp;Quelques mots sur la littérature languedocienne à Narbonne du XVII<sup>e</sup> au XIX<sup>e</sup> siècle&nbsp;» pp. 493-518, in <em>Bulletin de la commission archéologique de Narbonne</em>, Narbonne, Imprimerie Gaillard, 1892, p. 517.</li>
<li><em>Bulletin de la commission archéologique de Narbonne</em>, imprimerie F. Caillard, Narbonne, 1890, p. 238.</li>
<li><em>Bulletin de la commission archéologique de Narbonne</em>, imprimerie F. Caillard, Narbonne, 1892, p XVIII et CXXIII.</li>
<li><em>Revue de la Société d’études scientifiques de l’Aude</em>, Carcassonne, imprimerie Gabelle Bonafous (1890-1893) et 1926.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Bibliographie</p>
<ul>
<li><em>Lou curat de Minerbo</em>, Narbonne, 1890 (Exemplaire disponible au Cirdoc)</li>
<li><em>Lou curat de Minerbo</em>, Préfaço de Mistral, dessins de Salieros, Paris, Champion 1892 (d’après les indications du Bulletin de la commission archéologique de Narbonne, 1914, p 92).</li>
<li><em>Claude de Rébé, Archevêque de Narbonne, Président des États généraux du Languedoc, défendant les droits, les traditions, les privilèges de cette province</em>, Champion, Paris, 1891. Cette étude mise au concours de la Maintenance languedocienne du Félibrige a été couronnée aux Jeux Floraux du VIème centenaire de l’Université de Montpellier du 26 Mai 1890.</li>
<li><em>La Bistando, légende Narbonnaise</em>, Narbonne, Caillard, 1891, 11 p, extrait de La Revue Méridionale (d’après les indications du Bulletin de la commission archéologique de Narbonne, 1914, p 92)</li>
<li><em>Poissons et crustacés</em>, Narbonne, imprimerie Pons, 1893, préface de M Alfred Julia&nbsp;; cet ouvrage a été couronné d’une médaille d’argent par la Société d’histoire naturelle de l’Hérault.</li>
<li>«&nbsp;Rapport sur l'excursion faite par la société d'études les 5 et 6 juin 1892 dans la vallée du Rebenty et la plaine de Sault&nbsp;» in <em>Revue de la Société d’études scientifiques de l’Aude, Carcassonne, imprimerie Gabelle Bonafous, 1893, p 39. </em></li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Aude (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2062">
    <dcterms:title><![CDATA[Cordes, Léon (1913-1987)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Cordes, Léon (1913-1987)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Agriculteur ; paysan]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léon Cordes (Siran, Hérault, 30 mars 1913, Montpellier, 19 octobre 1987), agriculteur, écrivain, cofondateur de <em>L’Ase Negre – Occitania</em>, membre du Félibrige, de la Société d’Études Occitanes, puis de l’Institut d’Études Occitanes.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Cordes, Léon (1913-1987)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Còrdas, Leon (forme occitane du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Issu d’une famille originaire de Minerve (Hérault), où il passe sa prime enfance après la mobilisation en 1914 puis la mort de son père, il retrouve en 1920 la propriété viticole de Siran dont il s’occupe lui-même à partir du début des années 1930 après des études à l’Institut Agricole Saint-Joseph de Limoux. Vigneron à Siran jusqu’en 1952, il tente ensuite, quelques mois durant, de prendre la gérance d’une laverie automatique pour le compte de l’Institut d’Études Occitanes avant d’acheter à Lattes, près de Montpellier une propriété maraîchère qu’il gère jusqu’en 1969.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Passionné de théâtre et particulièrement de théâtre en langue d’oc, il écrit sa première pièce, <em>La Matalena</em>, en 1932. Outre ses nombreuses pièces qu’il met parfois en scène et même interprète, il est l’auteur de poèmes et de romans.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Commençant à écrire des textes en occitan dès l’âge de quinze ans, alors qu’il est interne à Limoux, il s’inscrit en 1929 aux cours par correspondance du Collège d’Occitanie de Toulouse. Le début des années 1930 est le temps des rencontres. Après Marcel Carrières qui lui fait connaître la Société d’Études Occitanes, il fait connaissance avec Charles Camproux en 1933 à Narbonne, à la même époque qu’avec Ernest Vieu, défenseur du théâtre en langue d’oc, puis, lors de son service militaire à Montpellier en 1934, il rencontre l’équipe des étudiants du Nouveau Languedoc, Roger Barthe, Max Rouquette, Jean Lesaffre, Raymond Combarnous, ainsi qu’un félibre d’action de la génération précédente, Pierre Azéma.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Proche à l’époque du Félibrige et de l’occitanisme naissant, Léon Cordes s’engage dans le théâtre d’oc en suivant la troupe d’Ernest Vieu et en commençant à écrire ses propres pièces, mais aussi de la jeunesse fédéraliste incarnée par la revue <em>Occitania</em> menée par Camproux dans laquelle il aborde notamment dès le premier numéro, en mars 1934, la question paysanne, et tient par ailleurs, à partir de 1937, une rubrique sur le théâtre d’oc.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Après avoir participé à deux troupes de théâtre durant la Seconde guerre mondiale et participé, toujours essentiellement sur le thème du théâtre d’oc, à la revue <em>Tèrra d’Òc</em>, il rencontre en 1945, lors de la création de l’Institut d’Études Occitanes, Hélène Cabanes et Robert Lafont. C’est avec eux qu’il fonde la revue <em>L’Ase Negre-Occitania</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Très impliqué dans l’Institut d’Études Occitanes dans les années d’après-guerre et les années 1950 mais en difficulté sur le plan financier après une décennie de sécheresse qui a fortement grevé la production de ses vignes, Léon Cordes accepte en 1951 de prendre la gestion d’une laverie automatique à Montpellier censée créer de nouvelles rentrées financières pour l’IEO. Mais le projet est un échec et, après avoir vendu ses terres de Siran, il s’installe comme jardinier-maraîcher à Lattes. Participant inlassablement à la quasi-totalité des débats de l’occitanisme, il milite aussi par le biais de son œuvre dont la pièce <em>Menèrba, 1210</em>, jouée entièrement en occitan pour pas moins de 10&nbsp;000 personnes en 1985, représente un aboutissement.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Premier président de la <em>calandreta dau Clapàs</em>, à Montpellier en 1981, il a aussi donné son nom au premier collège Calandreta à Grabels.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Lespoux, Yan]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-08 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/137749719321325f3b7bb8e33ce62c1c.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2062]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<!--Biblio-->
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Sources</p>
<ul>
<ul>
<li>Jean-Marie Petit, <em>Leon Còrdas</em>, Béziers, CIDO &amp; «&nbsp;Occitania&nbsp;», juillet 1985.</li>
<li>Pierre Serre, «&nbsp;La foi de Léon Cordes&nbsp;», <em>Sud</em>, n° 96, 26 décembre 1977 – 1er janvier 1978.</li>
<li>Correspondance avec Robert Lafont. Fonds Robert Lafont. Béziers, CIRDOC, LAF. (<a href="http://purl.org/occitanica/3242">Voir la description du fonds</a>)</li>
</ul>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Bibliographie</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><a href="http://lo-trobador.occitanica.eu/cgi-bin/koha/opac-search.pl?q=an%3D10275">Voir les œuvres de Léon Cordes dans <em>lo Trobador</em>, catalogue collectif occitan</a></p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Minerve (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2061">
    <dcterms:title><![CDATA[Bernheim de Villers, Maxence]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Bernheim de Villers, Maxence]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Journaliste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Bernheim de Villers, Maxence&nbsp;</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Maxence (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Maxenci (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Maxence Bernheim de Viviers (forme erronnée du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Maxence Bernheim de Villers, descendant de la célèbre famille de galeristes Berhneim, est essentiellement connu comme auteur d'un poème bilingue, <em>Sòrga</em> (IEO Messatges, 1958), et d’émissions radiophoniques pour le Club d'Essai de la radiodiffusion française dirigé par le poète et dramaturge Jean Tardieu de 1946 à 1963.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Parisien, il découvre la littérature occitane contemporaine grâce à une émission du Club d'Essai consacrée au <em>Carré de sept/Li quatre sèt</em>, pièce de théâtre de l’écrivain Charles Galtier (1913-2004). Il entre en relation avec des poètes occitans, en particulier Sully-André Peyre (1890-1961) et Henri Espieux (1923-1971) et consacre dès lors plusieurs émissions à la poésie occitane.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Quand il écrit son premier poème <em>Source</em>, il souhaite que celui-ci soit publié avec la traduction occitane d'Henri Espieux <em>Sòrga</em> (IEO Messatges, 1958). Le poème est salué par Robert Lafont dans la revue <em>Oc</em> et <em>les Cahiers du Sud</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Nous ne connaissons aucune autre œuvre de cet auteur.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Assié, Benjamin]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-07 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2061]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<!--Biblio-->
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Œuvres :</p>
<ul>
<li>Maxence, <em>Sòrga : poëma</em> (version occitana d'Enric Espieu), Toulouse : Institut d'Etudes Occitanes, 1958, Rodez. <a href="http://test.occitanica.eu/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=80099">Où le trouver ?</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">A consulter :</p>
<ul>
<li>"<em>La poesia d'oc a la radio</em> : interview de Maxence Bernheim par Henri Espieux", <em>OC</em>, n°187, 1953, pp. 43-44.</li>
<li>Sòrgas : Compte-rendu critique de Robert Lafont, <em>OC</em>, n°211, 1959, p.46.</li>
<li>"Robert Lafont, Lettres d'oc", <em>Cahiers du Sud</em>, n° 351, 1959, pp. 287-291.</li>
<li><em>La radio d'art et d'essai en France après 1945</em> [Multimédia multisupport] / [souvenirs, communications, documents écrits et sonores réunis et présentés par Pierre-Marie Héron]. - Montpellier : Centre d'étude du XXe siècle, Université Paul-Valéry, DL 2006, cop. 2006. - 2 disques compacts. - (Littérature et radio). - La couv. porte en plus : "Club d'essai de Paris, Centre d'essai de Montpellier". - Publication issue d'un colloque, 19-20 novembre 2004, Montpellier.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Archives :</p>
<ul>
<li>M. Maxence, <em>Poésie sans passeport</em>, 1952. Coll. CIRDOC - Archius : ms. 95. Voir la notice détaillée (texte émission radio) : <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/ms/Calames-2013227122441871"> ici</a></li>
<li>Correspondance Robert Lafont / Henri Espieux (1950-1960). CIRDÒC - Archius : fonds Robert Lafont. Dans cette correspondance il est fréquemment question de “Maxence”, auteur de <em>Source</em> = <em>Sòrga</em></li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2058">
    <dcterms:title><![CDATA[Gracia, Hélène (1919-2010)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Gracia, Hélène (1919-2010)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Hélène Gracia-Cabanes (Hérault), 16 juillet 1919 – 19 novembre 2010 (Hérault), institutrice, pédagogue, militante de L’École Moderne, fondatrice du <em>Grop Antonin Perbosc</em>, membre de l’Institut d’Études Occitanes, cofondatrice de la revue <em>L’Ase Negre</em>, Présidente d’honneur de la <em>Calandreta dagtenca</em>.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Gracia, Hélène (1919-2010)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Cabanes, Elèna (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Cabanes, Hélène (nom de naissance)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <span class="detail_value">Gracia, Elèna</span> (forme occitane du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Fille unique d’une famille bilingue de viticulteurs modestes de Servian, elle intègre l’Ecole Normale de Montpellier en automne 1936. Reçue institutrice en juillet 1939, elle est affectée à Roujan comme remplaçante du directeur de l’école, alors mobilisé, <a href="http://www.ecoleemancipee.org/spip.php?article1439" target="_blank" rel="noopener">Marcel Valière</a>, enseignant anarcho-syndicaliste ; il dirigeait la branche «&nbsp;syndicalisme révolutionnaire-lutte des classes&nbsp;» de la Fédération Unitaire de l’Enseignement (FUE)<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a> dont la revue créée à l’époque en 1910 et regroupant les éléments anarcho-syndicalistes de l’époque s’intitulait l’École Émancipée.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Le contact avec Valière va être déterminant pour la jeune institutrice, déjà influencée par les idées de sa famille (anticléricalisme, pacifisme, féminisme de sa mère). Tout au long de sa vie, elle a été une militante active de l’École Émancipée au Syndicat National des Instituteurs (SNI)<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est par le syndicalisme qu’elle a découvert <a href="http://www.icem-pedagogie-freinet.org/celestin-freinet-et-son-mouvement" target="_blank" rel="noopener">Célestin Freinet</a> et <a href="http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/8329" target="_blank" rel="noopener">l’École Moderne</a>.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est alors qu’elle fréquente l’École Normale qu’elle commence à s’intéresser timidement à la langue d’oc après avoir lu <em>Mirèio</em> de Mistral et avoir choisi comme sujet de travail personnel dans le cadre de la préparation du Brevet Supérieur «&nbsp;langue et littérature languedocienne&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Une fois en poste, elle continue à se passionner pour la langue et la culture occitane. Elle entre en relation en 1943 avec <a title="voir l'article encyclopédique sur Occitanica" href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/378" target="_blank" rel="noopener">Charles Camproux</a> qui vient juste d’être professeur à la Faculté des Lettres de Montpellier. Celui-ci va l’inciter à rassembler les jeunes instituteurs de l’école laïque intéressés par la langue d’oc (le futur Groupe Antonin Perbosc) et à rejoindre les jeunes occitanistes d’après-guerre. Elle entretient par ailleurs à cette époque (1943-1944) une correspondance avec Honoré Bourguignon, félibre varois espérantiste et adhérent du mouvement Freinet. Premier cadre féminin de la Société d’Études Occitanes (SEO) puis de l’Institut d’Études Occitanes (IEO), elle va, avec ses deux amis Léon Cordes et Robert Lafont, créer la revue <em>l’Ase Negre</em>, organe politique officieux du nouvel IEO. Elle en sera la cheville ouvrière, assurant l’administration, l’envoi et, au début, l’impression de la nouvelle revue sur l’imprimerie de son école d’Abeilhan. Parallèlement, elle est une militante syndicale active et Marcel Valière vient la chercher pour entrer au Conseil syndical du Syndicat National des Instituteurs (SNI) où certains de ses collègues lui feront mieux connaître l’École Moderne de Célestin Freinet.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dès 1946, alors qu’elle est en poste à Abeilhan dans l’Hérault, elle commence à appliquer les méthodes Freinet à son enseignement et y introduit parallèlement (autant que faire se peut) l’occitan. Elle rassemble autour d’elle ses collègues instituteurs intéressés par la langue autour d’une structure, le Groupe Antonin Perbosc dont va découler la Section Pédagogique de l’IEO (1951-1966) et ses parutions&nbsp;: d’abord les <em>Bulletins Pédagogiques</em> jusqu’en 1956 puis les <em>Cahiers Pédagogiques</em>. Les Centres Régionaux d’Études Occitanes (CREO), seront créés en 1966, pour mieux coller aux différentes académies, par son amie Denise Imbert, dernière rédactrice des <em>Cahiers Pédagogiques</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dès le début, la pédagogie développée par le Groupe Antonin Perbosc s’inspire de l’École Moderne de Freinet. En 1949, la Garba Occitana, compilation de travaux de collégiens, voit le jour sur le modèle de <em>La Gerbe</em><a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a> de Freinet. Le travail d'Hélène Cabanes Gracia, clairement fondé sur les méthodes de l'Ecole Moderne, a été fondamental pour le développement de l'enseignement de l'occitan après la guerre de 39-45.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Jusqu’à sa retraite de l’enseignement en 1974, Hélène Cabanes-Gracia est de tous les combats&nbsp;: autour de la langue en collaborant aux <em>Bulletins Pédagogiques</em> (elle est au Comité de Rédaction avec ses amis Charles Camproux, Raymond Chabbert, Robert Lafont, Pierre Lagarde...), aux <em>Cahiers Pédagogiques</em> qu’elle dirige de 1960 à 1964 puis à <em>Vida Nòstra</em> et à l’organisation des stages pédagogiques où se tissaient les liens entre enseignants…</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">On notera aussi sa participation à la fondation du MLCR (Mouvement laïque des cultures régionales) et le travail de liaison qu’elle organise autour de son ami Raoul Bayou alors député de l’Hérault (et ancien membre du Groupe Antonin Perbosc) et le MLCR avec l’instituteur breton Armand Keravel et Robert Lafont en vue de déposer un projet de loi pour les langues régionales. Retirée à Agde où elle avait fondé le Cercle occitan dagtenc en octobre 1977 tout en préparant les lycéens à l’épreuve facultative d’occitan au bac, elle fait éditer trois livres&nbsp;: <em>La cosina dagtenca</em>, <em>Contes e racontes del país dagtenc</em>, de Paulona Duconquéré, adhérente du cercle occitan, en quelque sorte mémoire vivante de la vie agathoise d’autrefois. Le troisième est la réédition partielle d’une œuvre de l’écrivain agathois du XIX<sup>e</sup> siècle Balthazard Floret, <em>La Borrida Dagtenca</em>. Elle participe à la fin de sa vie à la création de l’école Calandreta Dagtenca en 2002.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Hélène Cabanes-Gracia, surtout connue pour ses livres pédagogiques destinés aux enseignants d’occitan et avant tout pour son action et ses articles en faveur de l’enseignement de la langue occitane, s’est aussi essayée à la littérature sous forme de nouvelles (six nouvelles répertoriées dans les revues <em>Viure</em> et <em>Òc</em>).</p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. La FUE sera la seule branche de la CGTU à échapper au processus de stalinisation d’avant-guerre. Lors de la réunification de 1936 entre la CGT et la CGTU, c’est Marcel Valière qui négocie, au nom de la FUE, la réunification avec la branche rivale, la Fédération Générale de l’Éducation (FGT) incorporée à la CGT de tendance réformiste pour créer la Fédération de l’Education Nationale et en dirigera la tendance syndicalisme-révolutionnaire-lutte de classes sous le nom d’École Émancipée&nbsp;; c’est encore lui avec un autre syndicaliste, René Bonissel, qui va 1948 assurer l’autonomie de la FEN en refusant la nouvelle scission entre CGT et CGT-FO. l’École Émancipée continuera être une des tendances de la FEN regroupant l’extrême gauche non communiste de l’époque dont les libertaires. &nbsp;<a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. L'École émancipée (l'EE) peut se prévaloir du titre de plus ancien courant du syndicalisme français, puisque sa revue a été créée en 1910 comme organe de la Fédération des membres de l'enseignement laïque (FMEL) affiliée à la toute nouvelle CGT. Elle est à l'époque marquée par l'anarcho-syndicalisme. De 1921 à 1936, ses militants ont animé et dirigé la Fédération Unitaire de l'Enseignement de la CGTU&nbsp;: en pleine "bolchévisation" de la CGTU voulue par la direction stalinienne du PCF, elle a été la seule fédération oppositionnelle de cette confédération réussissant à se maintenir majoritaire jusqu'à la réunification CGT-CGTU. C'est alors Marcel Valière, son nouveau secrétaire général, qui négocie la réunification des Fédérations de l'enseignement. De 1948 à 1992, elle a été la «&nbsp;3e tendance&nbsp;» de la FEN derrière la majorité autonome (UID) et les cégétistes d'Unité et action. En 1948, Marcel Valière contribua avec l'autonome René Bonissel à faire passer la FEN dans l'autonomie en rédigeant la motion qui refusait de choisir entre la CGT dominée par les communistes et la nouvelle confédération Force ouvrière. Elle a longtemps rassemblé l'ensemble des courants d'extrême-gauche au sein de la FEN dont l'EE est réputée proche, mais elle a aussi attiré des militants pédagogiques (en particulier du mouvement Freinet).<a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. La Garba est un travail de l’ICEM qui réunit des instituteurs occitanistes.<a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Canales, Philippe]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/1190a917f9ca14b948e7bb60515a8ccb.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Mouvement Laïque des Cultures Régionales (MLCR)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Centre Régional d&#039;Etudes Occitanes]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2058]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Ouvrages pédagogiques</strong></p>
<ul>
<li><em>Pels camins del país</em>, (Cahiers Pédagogiques n°33), IEO, Toulouse 1966, réédition CEO, Toulouse, 1975.</li>
<li><em>Lecturas occitanas</em>, IEO, Toulouse, 1969.</li>
<li><em>Lecturas occitanas (fichas de trabalh)</em>, IEO, Toulouse, 1972.</li>
<li><em>Poésies pour les écoliers occitans</em> (Cahiers Pédagogiques n°59-60) IEO, Laurens, 1973, réédition CEO, Montpellier, 1975.</li>
<li><em>Chants pour les écoliers occitans </em>(Cahiers Pédagogiques n° 60-61), IEO, Laurens, 1973.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Romans, contes et nouvelles</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li>«&nbsp;Reviudança&nbsp;», nouvelle, <em>Oc</em>, n° 205-206, 1957.</li>
<li>«&nbsp;Lo paure òme&nbsp;», conte, <em>Cahiers Pédagogiques</em> n° 5, 1958.</li>
<li>«&nbsp;L’escorreguda&nbsp;», conte, <em>Oc</em> n° 225, 1962.</li>
<li>«&nbsp;Lo viòl&nbsp;», conte, <em>Viure</em> n° 7, 1966.</li>
<li>«&nbsp;La cavala&nbsp;», conte, <em>Viure</em> n° 8, 1967.</li>
<li>«&nbsp;Lo vudel&nbsp;», conte, <em>Oc</em> n° 19, 1983.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il convient d’ajouter de nombreux articles touchant à la pédagogie, à la politique, au féminisme, au syndicalisme dans de nombreuses revues dont <em>l’Ase Negre</em>, les <em>Bulletins Pédagogiques</em> de l’IEO, les <em>Cahiers Pédagogiques</em> de l’IEO, <em>Vida Nòstra</em>, <em>Viure</em>, <em>l’École Émancipée</em>, <em>Lenga e país d’oc</em>…)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Éditions du «&nbsp;Cercle occitan dagtenc&nbsp;» sous la direction d’Hélène Gracia</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li><em>Racòntes dal país dagtenc</em>, Paule Duconquéré, Cercle Occitan Dagtenc, Agde, 1982.</li>
<li><em>La cosina del país d’Agde</em>, Paule Duconquéré, Cercle Occitan Dagtenc, Agde, 1987.</li>
<li><em>La borrida dagtenca, Balthazard Floret</em>, Cercle Occitan Dagtenc, Agde, 1994. (Recueil de poèmes, réédition partielle en graphie normalisée).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Collaboration à des revues</strong> (soit comme membre du Comité de rédaction, soit comme administratrice ou directrice)&nbsp;</p>
<ul>
<li><em>L’agaça canta, journal scolaire</em>. Abeilhan, 1946-1949. Gérante.</li>
<li><em>L’Ase Negre, revue de la jeunesse occitane.</em> Abeilhan 08/46 - 12/47. Administratrice. (gestion, tenue des adhésions, envois…).</li>
<li><em>Occitània, revue de la jeunesse occitane.</em> Abeilhan , 01/48 - 04/49. Administratrice. (gestion, tenue des adhésions, envois…).</li>
<li><em>La Garba Occitana</em>, lien des journaux scolaires de l’École Moderne, Abeilhan et Soulages-Bonneval, 1949 – 1951. Gérante et co-gérante.</li>
<li><em>Escòla e Vida</em>, journal du Groupe Antonin Perbosc. Abeilhan 1946 – 1949. Gérante.</li>
<li><em>Bulletin Pédagogique de l’IEO</em>, revue de la section pédagogique de l’IEO. Toulouse, 02/51-06/1956.</li>
<li><em>À la volette</em>, journal scolaire. Lodève, 09/52-06/1954. Gérante.</li>
<li><em>Cahiers Pédagogiques de l’IEO</em>, revue de la section pédagogique de l’IEO. Toulouse, 09/56 – 1973. (Directrice du n° 12 à 15).</li>
<li><em>Vida Nòstra</em>, Toulouse, 1971 – 1974.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Sources&nbsp;:</strong></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Ouvrages&nbsp;</strong></p>
<ul>
<li>Abrate Laurent, <em>Occitanie 1900-1968. Des idées et des hommes</em>, Toulouse, IEO, 2001.</li>
<li>ICEM, <em>Un instituteur&nbsp;: Célestin Freinet</em>, Cannes, CEL, 1979.</li>
<li>Toti Yves, <em>Òc, Pèlerin de l’absolu</em>, Mouans-Sarthoux (06), OC, 1996.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Revues&nbsp;</strong></p>
<ul>
<li>Martel Philippe,&nbsp;«&nbsp;Chronologie de l’histoire de l’IEO&nbsp;»<em> Estudis occitan</em>, n° 18, 1995.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Thèses et mémoire</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Canales, Philippe, <em>Itinerari d’una ensenhaira occitana, Elèna Cabanas-Gràcia 1919-2010</em>, Mémoire de Master, Université Paul valéry, Montpellier, 2012.</li>
</ul>
&nbsp;
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Correspondances</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li>CIRDOC, Béziers. Lettres prêtées personnellement par Hélène Cabanes.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Ressources électroniques</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.ecoleemancipee.org/spip.php?article1439." target="_blank" rel="noopener">Site internet de l'École émancipée </a></li>
<li><a href="http://www.icem-pedagogie-freinet.org." target="_blank" rel="noopener">Site de l'Institut coopératif de l'École moderne-Pédagogie Freinet</a></li>
<li><a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com." target="_blank" rel="noopener">Site de la Bataille socialiste</a></li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Abeilhan (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Agde (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2057">
    <dcterms:title><![CDATA[Laux, Christian (1934-2002)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Laux, Christian (1934-2002)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Journaliste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Christian Laux, de culture scientifique, s’engagea très tôt dans l’occitanisme, notamment au sein de l’IEO. Il s’occupa de plusieurs revues et rédigea, outre des récits pour une large part d’inspiration autobiographique des dictionnaires de langue qui font référence.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Laux, Christian (1934-2002)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Laus, Cristian (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Laus, Crestian (forme occitane du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Christian Laux est né en 1934 à Lugné, commune de Cessenon (Hérault) dans une famille de viticulteurs. Après ses études au lycée de Béziers, puis en math-sup, math-spé à Montpellier, il est admis à l’École des Mines de Paris et à L’École Normale Supérieure de l’Enseignement Technique (Paris puis Cachan). Souhaitant revenir au pays et exercer un métier centré sur les relations humaines, il choisit l’ENSET.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Abonné à la revue <em>ÒC</em>, il est ainsi informé du stage occitan d’Uzès de 1956 auquel il participe&nbsp;; il y rencontre Robert Lafont, Jean Boudou, Pierre Bec, Serge Bec, Charles Camproux (son ancien professeur de français), Éliane Gauzit, Aimé Serres, Raymond Chabbert… C’est pour lui une découverte.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il se marie, effectue le service militaire puis enseigne la physique au lycée technique d’Albi et, par la suite, assure des cours d’occitan. Il mènera de front enseignement, recherches, publications, responsabilités associatives…</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il meurt à Albi le 4 février 2002.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il a été président de l’IEO du Tarn à deux reprises, président de la Société des Amis de Jean Boudou et organisateur du colloque de Naucelle de septembre 1985, collaborateur de revues occitanes (<em>L’Occitan</em>, <em>Occitans&nbsp;!</em>, <em>Lo Gai Saber</em>, <em>Mesclum</em>, <em>Vent Terral</em>), de la <em>Revue du Tarn</em> et d’<em>Albi Mag</em>, chef-rédacteur de <em>l’Occitan</em> de 1995 à 2002, producteur d’émissions à Radio Albigés, membre du CAOC, animateur d’ateliers de langue et de stages.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Cheville ouvrière du CREO du Tarn, il en est le premier président de 1988 à 1995&nbsp;; c’est durant ce mandat que sont créées en 1989 les premières écoles bilingues à Albi et à Saint-Affrique. Il est présent lors de la création de l’association ÒC – BI (association des parents d’élèves bilingues de l’enseignement public) en 1998. Conscient qu’il faut créer des outils adaptés à un nouveau public, il travaille à son dictionnaire FRANÇAIS – OCCITAN de 1990 à 1997. Il poursuit avec la réalisation du dictionnaire OCCITAN - FRANÇAIS.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Ginoulhac, Raymond]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/681c5b982f8461f9dde2095510283686.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Comitat d&#039;afrairement occitano-catalan]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Centre Régional d&#039;Etudes Occitanes]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2057]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Publications</strong></p>
<ul>
<li><em>Martin de Castanet en Egipte</em>, Bande dessinée illustrée par François Piquemal, Vent Terral, 1976.</li>
<li><em>La Coa de la cabra</em>, Vent Terral, 1978.</li>
<li><em>Albigés País occitan</em>, Section du Tarn de l’IEO / CIDO, 1980.</li>
<li><em>Les Troubadours dans l’Albigeois</em>, Revue du Tarn, 1982.</li>
<li><em>Martin de Castanet al pont d’Arcòla</em>, Bande dessinée illustrée par Capelon, Vent Terral, 1984</li>
<li><em>Nadals</em> (avec Daniel Loddo), IEO / La Talvera, 1986.</li>
<li><em>Marianne, l’occitane de Puylaurens</em>, (avec Paul Hormière), Loubatières, 1987.</li>
<li>«&nbsp;Henry Paschal de Rochegude (1741 – 1834) et la langue occitane de son temps&nbsp;», <em>Revues du Tarn</em> 135, 136, 138, 139, 1989-1990.</li>
<li><em>Langue et Littérature Occitanes</em>, Tarn, Bonneton, 1991.</li>
<li><em>Garriguenc</em>, IEO A Tots, 1996.</li>
<li><em>Dictionnaire Français – Occitan</em>, Section du Tarn de l’IEO, 1997.</li>
<li>«&nbsp;L’occitan, langue du droit dans le milieu des notaires de l’Albigeois au XVIe siècle&nbsp;», <em>Pouvoir et société en pays albigeois</em>, Presses de l’Université des Sciences Sociales de Toulouse, 1997.</li>
<li><em>Los uèlhs de l’anhèl</em>, IEO A Tots, 1999.</li>
<li><em>Dictionnaire Occitan – Français</em>, Section du Tarn de l’IEO, 2001.</li>
<li><em>Joan Delcaire</em>, IEO A Tots, 2003.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Participation à d’autres éditions</strong></p>
<ul>
<li>Josèp Daubian,<em> Òbras complètas</em> (avec Raymond Chabbert et Jean Thomas), IEO, 1982.</li>
<li>Clardeluna, <em>Lison</em>, IEO A Tots, 1986.</li>
<li><em>Letras de Joan Bodon a Enric Mouly</em>, Société des Amis de Jean Boudou, 1986.</li>
<li><em>Répertoire toponymique et ethnographique des communes du Tarn</em>, IEO Section du Tarn, 1988.</li>
<li>Jan Laurés, <em>Los secrets de la vendémia</em>, IEO Section du Tarn, 1988.</li>
<li>Célestin Boyer, <em>Contes del Pepin</em>, IEO Section du Tarn, 1993.</li>
<li>Josèp Chauvet, <em>Flors d’Amor</em>, IEO Messatges, 1998.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Sources</strong></p>
<ul>
<li>- On consultera évidemment la collection de <em>L’occitan</em>, qu’il dirigea de 1995 à 2002 et qui n’a pas survécu à son rédacteur principal.</li>
<li>- Christian Laux a fourni des éléments d’inspiration autobiographique dans<em> La Coa de la cabra</em> sous le nom de Fabian Cròs, et surtout dans <em>Los uèlhs de l’anhèl</em>.</li>
<li>- <em>Omenatge a Christian Laus (1934-2002)</em>, Jornada del 4 de febrier de 2012, organisée par l’IEO du Tarn et le Centre Culturel Occitan de L’Albigeois, brochure éditée per l’IEO Tarn, s.l.s.d. Interventions de Serge Gayral, Raymond Ginouillac, Bernard Lescalier, Robert Marti, Gilbert Mercadier, Christine Pujol, Yves Rouquette, Michel Tayac, Jean Thomas.</li>
<li>Sa famille conserve sa bibliothèque et ses documents de travail, notamment dans des domaines qui auraient pu, par la suite, donner lieu à des publications (l’œuvre d’Henri Paschal de Rochegude, le Nouveau Testament cathare de Lyon, la présence de l’occitan dans la presse tarnaise…).</li>
<li>Les manuscrits de Joseph Chauvet ainsi que les recherches complémentaires qu’il a menées ont été déposés au CIRDOC.</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Albi (Tarn)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Cessenon-sur-Orb (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Tarn (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2056">
    <dcterms:title><![CDATA[Gibelin, Georges (1922-1994)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Gibelin, Georges (1922-1994)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Georges Gibelin est né en 1922 dans le 04. Résistant, instituteur, d’abord membre du Félibrige puis adhérent de l’IEO, ce syndicaliste de sensibilité communiste s’intéressa aussi à l’histoire et à la littérature (Bellaud de la Bellaudière notamment).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Gibelin, Georges (1922-1994)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Né à La Palud sur Verdon (04) le 16 avril 1922 dans une famille modeste, d'un père menuisier-ébéniste et d'une mère agricultrice. Tous deux parlaient provençal à la maison, mais s'appliquaient à parler français à leur fils. Son père était compagnon, il avait fait son tour de France, séjourné un temps à Paris et adhéré à la franc-maçonnerie. Il avait transmis à son fils certains secrets de compagnons dans l’art de l’ébénisterie que Georges Gibelin pratiquera toute sa vie. Sa mère, quant à elle, lui avait transmis l'amour des plantes et de la nature.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Après sa scolarité primaire à l'école de La Palud il partit à l’internat du lycée Gassendi à Digne assez tardivement. Sa santé étant plutôt délicate, sa famille cherchait à le protéger autant que possible.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il devait entrer à l'école Normale d'instituteurs à la rentrée 1941. Mais Pétain venait de supprimer ces écoles, aussi avait-il continué ses études au lycée Gassendi en tant qu'élève-maître. Il y a découvert la philosophie qui l’a passionné. Après le bac, en juillet 1943, il a été envoyé aux chantiers de jeunesse à Nyons. Il a été affecté à la fonction de secrétaire du commandant. Ce fut pour lui l’occasion de donner des cours de provençal et de faire de l'alphabétisation pour des compagnons des chantiers.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En novembre il eut une permission et rentra à La Palud. Mais la menace d'un départ en Allemagne pour le STO se précisait. Aussi ne retourna-t-il pas à Nyons. Ne pouvant pas rester à La Palud car il avait été dénoncé, il partit se cacher à Riez, où il resta jusqu'à la Libération. Dans la mesure où sa santé le lui permettait, il participa à la Résistance, dont son père était un animateur à La Palud où il fabriquait notamment des faux papiers. Georges Gibelin participa avec lui à cette activité (plusieurs centaines de faux papiers fabriqués). Après la Libération il fit un an de formation en 1944-1945 à l'école Normale de Nice. Il suivit parallèlement des cours de philosophie à la faculté. Sa licence de philosophie obtenue, il choisit de rester instituteur, puis directeur d'école.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pour son premier poste d'instituteur il fut nommé aux Chauvets, hameau situé dans la montagne à une dizaine de kilomètres de La Palud, à la rentrée 1945. Il y resta 3 mois avant d’être affecté aux Mujouls (06) pour la fin de l'année scolaire. Il se maria en juillet 1945. Sa fille naquit en 1946, son fils en 1951. À la rentrée 1946 sa femme et lui obtinrent un poste double à Roquefort-les-Pins où ils restèrent jusqu'en 1951. À la rentrée 1951 ils furent nommés à Grasse. Mais entretemps Georges Gibelin avait été atteint de tuberculose et était en congé de longue maladie. Il reprit l'école, mais rechuta quelques années après. Il termina sa longue carrière de pédagogue passionné en tant que directeur de l'école Saint-Claude à Grasse. Il s'était engagé fortement dans la défense de l'école laïque et du métier en militant au Syndicat National des Instituteurs.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est au début des années 1980 qu’il adhère au Parti Communiste dont il n’était jusque-là qu’un compagnon de route, empêché peut-être par son appartenance à la franc-maçonnerie… Il avait coutume de dire à ses amis que son rang dans la loge de Grasse lui permettait de tenir la dragée haute à certains notables politiques locaux qui n’étaient pas exactement de son bord… C’est ainsi qu’il avait pu continuer les rencontres occitanes de Grasse, commencées en 1978 sous le mandat du communiste Georges Vassalo, lorsque la mairie tombe aux mains d’<a title="En savoir plus sur Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_de_Fontmichel" target="_blank" rel="noopener">Hervé de Fontmichel</a>...</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il partageait son engagement politique et citoyen entre Grasse et La Palud, où il avait été élu en 1977 adjoint au maire communiste. Il participe activement à la renaissance du village, et en particulier à la restauration du château qui est devenu propriété communale à ce moment-là. Il organise des manifestations et crée des associations intercommunales pour que le pays des gorges du Verdon résiste aux convoitises, préserve son site et revitalise ses activités productrices.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'Oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est au Lycée Gassendi que Georges Gibelin commence à étudier le provençal, à écrire des poésies et des textes en provençal. Il participe à des pièces de théâtre et des chorales en provençal. Il s'inscrit au Félibrige au sein duquel il rencontra Robert Lafont auquel le lia une amitié jamais démentie. Robert Lafont avait coutume de le désigner parmi ceux qu’il appelait les «&nbsp;grands instituteurs&nbsp;», ces enseignants issus du peuple et avides de culture et d’esprit critique.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Après la guerre Georges Gibelin adhéra à l'IEO. Il créa en 1976 et anima durant de nombreuses années la section de l'IEO des Alpes Maritimes et celle de Grasse. D'ailleurs ces sections portent son nom, de même que la MJC dont il fut un président passionné.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans les années 1970-1990 il était de toutes les Universités Occitanes d’Été, comme de toutes les Rencontres Occitanes d’Été (organisées successivement à Apt, Arles, La Motte du Caire). En 1979-1981, lors des débats dans le sein de l’IEO entre tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» (principalement animée par Robert Lafont) et «&nbsp;IEO non-dependent&nbsp;», plutôt liée à Yves Rouquette, Georges Gibelin, comme la majorité des occitanistes de Provence, choisit la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» et participa activement à la campagne. Après le double échec de la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» (AG d’Aurillac 1980 et Montauban 1981), il participa à la fondation des <em>Obradors Occitans</em>, créés justement à Grasse et organisa, pendant l’été 1981, une fête de soutien des <em>Obradors</em> à La Palud. Il participa à la rédaction de la revue pédagogique des <em>Obradors Occitans</em>&nbsp;:<em> Practicas</em> (Montpellier). Courant 1981, il fit partie des occitanistes qui rencontrèrent à Octon, dans l’Hérault, le Ministre de la Culture Jack Lang. De 1978 à 1985, il organisa les Rencontres Occitanes de Grasse, (une semaine de stages, cours, ateliers, conférences) qui réunit des Occitanistes de plusieurs régions.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il participa activement à la page «&nbsp;Mesclum&nbsp;» du journal <em>La Marseillaise</em> avec Claude Barsotti. Il y tenait la chronique d'onomastique «&nbsp;Que signifie votre nom&nbsp;». Cette chronique remporta un grand succès auprès des lecteurs. Ses nombreux articles ont été rassemblés dans un ouvrage publié par les éditions Tac-Motifs à Grasse <em>Que signifie votre nom&nbsp;? Etude onomastique des noms de famille originaires des pays d'oc.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il a publié de nombreux contes en occitan ainsi que des études historiques et d’histoire littéraire (voir bibliographie). Il a travaillé à plusieurs études sur l'histoire locale, encore inédites, sur les mariages dans la région du Verdon, sur les échanges commerciaux…</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il a publié de nombreux articles dans diverses revues occitanes&nbsp;: «&nbsp;La question linguistique au sud au moment de la révolution française&nbsp;» dans la revue <em>Lengas</em>, «&nbsp;coma Provença passet sota lo poder francés&nbsp;» <em>Annales de l'IEO</em> 1978&nbsp;; «&nbsp;L'occitanisme en Provence&nbsp;» <em>Amiras</em> n° 20...</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Passionné par le personnage et l’œuvre de Bellaud de La Bellaudière, son compatriote de Grasse, il aimait à le présenter dans les ateliers des écoles et universités occitanes qui étaient, dans les années 1970-1980, des lieux de formation fréquentés par des centaines de stagiaires. Il organisa en 1988 un colloque sur Bellaud de la Bellaudière à Grasse. Il rassembla les actes du colloque et rédigea une biographie de Bellaud publiée par Tac-Motifs.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il réalisa de nombreuses études non publiées sur la Révolution Française, le troubadour Boniface de Castellane...</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il anima des émissions de radio, sur Radio Agora, une série d'émissions sur Christophe Colomb, sur Radio Rougon au sujet de «&nbsp;L’éphémère seigneur de Caille&nbsp;».</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bregeon, Claude]]></dcterms:creator>
    <dcterms:creator><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-10-09]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/a70c8f113a42ce1443dea5395072d778.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Parti Communiste]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Franc-Maçonnerie]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2056]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Ouvrages</p>
<ul>
<li>- 1983, <em>Louis Bellaud de la Bellaudière par Georges Gibelin. Contribution à la connaissance du poète grassois</em>. Conférence – CIG, Mercredi 19 Janvier 1983, Brochure de l'Institut d'Etudes Occitanes.</li>
<li>- 1988,<em> Lire Bellaud</em> – cahier des Alpes Maritimes n°4, ville de Grasse, Conseil Général des Alpes Maritimes. Achevé d'imprimer le 7-10-1988 sur les presses d'IMPRIMIX Nice</li>
<li>- 1993, <em>Louis Bellaud de la Bellaudière – actes du colloque des 8 et 9 Octobre 1988</em>, réunis par Georges Gibelin (Association historique de Grasse et section française de l'AIEO), Montpellier.</li>
<li>- 1996&nbsp;: <em>Contes per contar</em>, Tac-Motifs, 06530 Spéracèdes&nbsp; (<a title="Aller sur le site de l'éditeur" href="http://www.tacmotifs.com/discriptif%20livres/contes%20per%20contar.htm" target="_blank" rel="noopener">En savoir plus</a>)</li>
<li>- 1996,<em> En pays grassois</em>, Tac-Motifs, 06530 Spéracèdes&nbsp; (<a title="Aller sur le site de l'éditeur" href="http://www.tacmotifs.com/discriptif%20livres/en%20pays%20grassois.htm" target="_blank" rel="noopener">En savoir plus</a>)</li>
<li>- 2000, <em>Que signifie votre nom&nbsp;? (Etude onomastique des noms de famille originaires des pays d'Oc)</em>, réunion des chroniques parues dans <em>La Marseillaise</em>, Tac-Motifs, 06530 Spéracèdes, (<a title="Aller sur le site de l'éditeur" href="http://www.tacmotifs.com/discriptif%20livres/Que%20signifie%20votre%20nom.htm" target="_blank" rel="noopener">En savoir plus</a>).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Articles divers</p>
<ul>
<li>- [1978&nbsp;? 1979&nbsp;? 1980&nbsp;?] P.E.N. de langue d'oc – B4 – Nîmes <em>58 escrivans de uèi, textes et notices réunis par Joan Journot</em>, s.d. Extrach de «&nbsp;Canjuers 2005&nbsp;». p. 56</li>
<li>- 1978, «&nbsp;Coma Provença passet sota lo poder francès&nbsp;» <em>Annales de l'IEO</em>, p. 23 - 46.</li>
<li>- 1985, <em>Lengas n° 17</em>, «&nbsp;Les occitanismes dans les textes des plaideurs de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle&nbsp;» p. 37 à 47.</li>
<li>- 1986, «&nbsp;Les personnages de Gelu dans ses chansons provençales&nbsp;», <em>Actes du colloque Victor Gelu – Marseille au 19ᵉ siècle</em>, Publications de l’Université de Provence, p. 243-255.</li>
<li>- 1987, «&nbsp;Lois Bellaud de la Bellaudièra&nbsp;», <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 11/12, p. 11-33.</li>
<li>- 1989, «&nbsp;Mangisca e societat en Provença&nbsp;», <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 15/16, p. 27-51.</li>
<li>- 1989, «&nbsp;L'occitanisme en Provence&nbsp;» <em>Amiras</em> N° 20, dossier «&nbsp;Mort et résurrection de Monsieur occitanisme&nbsp;», p. 46-51.</li>
<li>- 2006, «&nbsp;Un récit de voyage en Provence de Papon&nbsp;», <em>Actes du colloque de Grasse 16- et 17 Octobre 1993</em>, Association historique du pays de Grasse&nbsp;: Voyages et voyageurs en Provence orientale et dans le comté de Nice, éditions TAC-Motifs des Régions, p. 114.( transcription de la version enregistrée).</li>
<li>- s.l., s.d., «&nbsp;Un essai d'organisation intercommunale dans les gorges du Verdon&nbsp;» (colloque «&nbsp;les limites des territoires de Provence à Mouans Sartoux) – 2 brochures sans éditeur ni date. Extrait sans doute d'un autre document, p. 281 - 286 et 331 - 336.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans la revue <em>Verdons</em>, Association Pays et Gens du Verdon, Sur l'Aire, 83 840, Comps-sur-Artuby</p>
<ul>
<li>- Autona 1999 – «&nbsp;En riba de Verdon&nbsp;», «&nbsp;l'été 74 aux Salles&nbsp;», p. 83.</li>
<li>- Prima 2000 – «&nbsp;Isaac de Castellane sur radio Rougon&nbsp;», p. 92.</li>
<li>- Ivern 2000/2001 – «&nbsp;Le Verdon de Georges Gibelin. Cu t'a vist e te vei&nbsp;», p. 45.</li>
<li>- Aoùt 2007 – «&nbsp;Balèti a Rogon&nbsp;», p. 114.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Contes</p>
<ul>
<li>- <em>Armanac de Mesclum</em>1, édité par Los Amics de Mesclum, Marseille</li>
<li>1995 – «&nbsp;Lo ferre d'estirar&nbsp;», page 19.</li>
<li>1996 – «&nbsp;Lo verm verd&nbsp;», page 39.</li>
<li>1997 – «&nbsp;La maleta e la valisa&nbsp;», page 54.</li>
<li>1998 – «&nbsp;La cabra carnivora&nbsp;», page 86.</li>
<li>1999 – «&nbsp;Lo popre organista&nbsp;», page 116 (paru aussi dans le Patriote Côte d'Azur n°144).</li>
<li>2000 – «&nbsp;La fin dei Maquerodùs&nbsp;», page 79.</li>
<li>2001 – «&nbsp;Tartuga sensa closca&nbsp;», page 104.</li>
<li>2003 – «&nbsp;Un conte qu'es pas un conte&nbsp;», page 120.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">-Autres éditeurs</p>
<ul>
<li>- 1980,<em> L'esquiròu</em>, collection IEO 06, Grasse, imprimerie Merle.</li>
<li>- 1983, «&nbsp;Lo vèrm verd&nbsp;», <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 1, p. 44-50, Montpellier.</li>
<li>- 1986, <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em> n° 7/8, «&nbsp;Lo crocodil que s’èra crompat una brosseta&nbsp;», p. 76-79, conte et présentation pédagogique, Montpellier.</li>
<li>1989, «&nbsp;Lo cat astronauchièr&nbsp;»,<em> Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 15/16, p. 59-64, Montpellier.</li>
<li>- 1991, <em>Lenga e païs d'oc</em> n°22&nbsp;: «&nbsp;Darbossiera e astronomia&nbsp;», conte et présentation pédagogique, CRDP Montpellier, p. 20-22.</li>
<li>- 1978, «&nbsp;Un lac novèu e encara liure&nbsp;» in Guy Martin, <em>Provence au présent</em>, CREO Provence / IEO Bouches du Rhône, Marseille 1978, p. 35. Article initialement paru dans <em>Lo Negavesque</em> en 1976.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sources&nbsp;:</p>
<ul>
<li>- Archives familiales</li>
<li>- lettres Georges Gibelin à Robert Lafont, CIRDOC</li>
<li>Notices nécrologiques&nbsp;:</li>
<li>-<em> La Marseillaise</em>, 27-01-1994, «&nbsp;Nòstre amic Jòrgi Gibelin es defuntat&nbsp;», page «&nbsp;Mesclum&nbsp;», Glaudi Barsotti.</li>
<li>- <em>Le Patriote</em> 28-1-94 au 3-2-94&nbsp;: «&nbsp;Adessias, sénhe Jorgi&nbsp;».</li>
<li>- <em>La Marseillaise</em>, 21 janvier 1994, «&nbsp;Georges Gibelin n’est plus&nbsp;», Michèle Bizot-Gastaldi, Maire de La Palud sur Verdon.</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Grasse]]></dcterms:coverage>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Grasse (Alpes-Maritimes)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[La Palud-sur-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Alpes-Maritimes (France)]]></dcterms:spatial>
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    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2055">
    <dcterms:title><![CDATA[Genès, Marguerite (1868-1955)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Genès, Marguerite (1868-1955)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Marguerite Genès, institutrice&nbsp;à Brive-la-Gaillarde (Limousin, Corrèze), fut une des actrices importantes du développement d'un félibrige limousin autour de l'action de l'abbé Joseph Roux (1834-1905).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Genès, Marguerite (1868-1955)</p>
<h2><strong>Éléments biographiques</strong></h2>
<p align="JUSTIFY">Née à Marseille le 26 janvier 1868, fille de Louise Delort de la Flotte, issue de l'aristocratie corrézienne, et d'un certain Henri Genès qu'elle semble n'avoir pas connu, elle arrive à un jeune âge à Brive-la-Gaillarde, berceau de sa famille maternelle. Elle quitte la Corrèze pour poursuivre ses études supérieures à Paris et revient vers 1890 à Brive, où elle enseigne le français dans une institution privée.</p>
<h2><strong>Œuvres</strong></h2>
<p align="JUSTIFY">Marguerite Genès publie des textes poétiques, des pièces de théâtre et des études littéraires et de folklore limousin dans <em>Lemouzi, «&nbsp;organe mensuel de l'école limousine félibréenne&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></em>,dès les premières livraisons. Ses études d'ethnographie limousine paraissent également dans <em>L'Écho de la Corrèze</em> et la revue mensuelle <em>La Ruche corrézienne </em>des Limousins de Paris.</p>
<p align="JUSTIFY">Reconnue localement pour ses capacités littéraires comme pour sa connaissance de l'occitan limousin – elle est nommée «&nbsp;maître en gai savoir du Limousin&nbsp;», elle est également enregistrée en août 1913 par Ferdinand Brunot lors de la campagne de collecte sonore des «&nbsp;Archives de la parole&nbsp;» (1911-1914) –, son œuvre sera cependant peu diffusée en dehors de sa région. Seules deux de ses pièces de théâtre seront publiées en monographie&nbsp;: &nbsp;<em>Lous Francimans&nbsp;(Les Francimands)</em>, comédie en deux actes (Marguerite Genès et Eusèbe Bombal. Brive, impr. catholique, 48p.) en 1924, et les <em>Leis d’Amor&nbsp;(Les Lois d’Amour)</em>, un acte en vers (Marguerite Genès et Mathylde Peyre. Brive, impr. de Chartrusse, Praudel et Cie, 32p. et musique) en 1944.</p>
<p align="JUSTIFY">Marguerite Genès tient un carnet régulier pendant toute la durée de la guerre de 1914-1918 durant laquelle elle est infirmière bénévole. Conservés aux archives municipales de Brive-la-Gaillarde, ces manuscrits inédits font l'objet d'une publication électronique dans le cadre du Centenaire de la Première guerre mondiale (14-18.brive.fr).</p>
<h2><strong>Engagement &nbsp;dans la renaissance d'Oc</strong>&nbsp;</h2>
<p align="JUSTIFY">Marguerite Genès participe au mouvement félibréen en Limousin dès ses débuts en 1893 en adhérant à l'<em>escolo Bertran de Born</em>, première école félibréenne créée dans la région, et qui constitue avec la revue de l'<em>escolo</em>, <em>Lemouzi</em>, le foyer de la renaissance d'oc en Limousin. Elle participe dès 1894 à la renaissance des jeux floraux du Limousin, les Jeux de l’Églantine où elle figure parmi les premiers lauréats du prix et est proclamée «&nbsp;Reine du félibrige limousin&nbsp;». La même année, elle reçoit le titre de «&nbsp;mainteneur-suppléant&nbsp;» de M. Charles Teyssier.</p>
<p align="JUSTIFY">Auteur de pièces de théâtre, elle anime la société théâtrale de l'Escolo Bertran de Born, «&nbsp;la Ménestrandie&nbsp;».</p>
<h2><strong>Ressources en ligne</strong></h2>
<p><a href="http://occitanica.eu/omeka/items/browse?search=Marguerite+Gen%C3%A8s&amp;advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=&amp;advanced%5B0%5D%5Btype%5D=&amp;advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=&amp;type=&amp;tags=&amp;submit_search=Recherche">Voir les ressources disponibles sur Occitanica</a></p>
<hr />
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>Sous-titre de la revue de 1893 à 1895 où elle devient, «&nbsp;organe mensuel de la fédération provinciale des écoles félibréennes du Limousin et de la Ruche corrézienne du Paris&nbsp;». &nbsp;&nbsp;</p>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-08-05]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/0df0efdc9f6d0a9092ca82956b11445c.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Escolo Bertran de Born]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2055]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p><strong>1/ Œuvres de Marguerite Genès</strong></p>
<p>Voir <a href="http://lo-trobador.occitanica.eu/cgi-bin/koha/opac-search.pl?q=an:56566">les œuvres de Marguerite Genès</a> dans<em> lo Trobador</em>, catalogue collectif occitan<br /><br /><strong>2/ Archives de Marguerite Genès</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les archives personnelles et les manuscrits de Marguerite Genès sont aujourd'hui répartis entre les Archives départementales de la Corrèze et les <a title="Voir la description du fonds" href="http://purl.org/occitanica/5061">Archives municipales de Brive-la-Gaillarde</a>.</p>
<p><strong>3/ Études<br /><br /></strong>Florence GALLI-DUPIS, «&nbsp;Marguerite Genès (1868-1955) et les félibres de son temps&nbsp;», publication&nbsp;électronique dans&nbsp;: &nbsp;<em style="text-align: justify;">Archivethno France</em>, GARAE-ethnopôle&nbsp;<a style="text-align: justify;" href="http://www.garae.fr/spip.php?article315" target="_top">http://www.garae.fr/spip.php?article315</a>&nbsp;[consulté le 31/07/2014]</p>
<p style="text-align: justify;">Samuel GIBIAT, «&nbsp;le félibrige et l'identité limousine&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;<em>Le Limousin, pays et identités: enquêtes d'histoire, de l'antiquité au XXIe,</em>&nbsp;Jean Tricard, Philippe Grandcoing, Robert Chanaud (dir.), 2006.</p>
<p style="text-align: justify;">Robert JOUDOUX, «&nbsp;Anniversaires à Brive&nbsp;: Marguerite Genès et Marguerite Priolo&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;<em>Lemouzi</em>, n° 15, juillet 1965, pp. 279-282.</p>
<p>Robert JOUDOUX,&nbsp;«&nbsp;La vie intellectuelle en Limousin&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<em>Bulletin de l'Association Guillaume Budé</em>&nbsp;N°1, 1968, &nbsp; pp. 131-140.</p>
<p>Jean MOUZAT, «&nbsp;Marguerite Genès&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;<em style="text-align: justify;">Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze</em>, 1955, 3e et 4e livraisons, pp. 59-60.</p>
<p>Pau RAINAL, <em style="text-align: justify;">Paraulas lemosinas&nbsp;: subrevòl de la literatura lemosina d'Òc dempuei las originas trusc' anuech</em>,&nbsp;Écully : Escòla 'Chabatz d'entrar de Lion, 2003.</p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Brive-la-Gaillarde (Corrèze)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/29">
    <dcterms:title><![CDATA[Déandreis, Élisée (1838-1911)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Déandreis, Élisée (1838-1911)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Banquier]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Personnalité politique]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Élisée Déandreis (Montpellier, 21 juin 1838, Paris, 29 janvier 1911), félibre et homme politique montpelliérain. Il fut député de l'Hérault (1885-1893) et sénateur (1895-1906).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Déandreis, Élisée (1838-1911)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Déandréis, Élisée (autre orthographe)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Deandrès, Élisée (autre orthographe)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Fils du négociant Jean-Baptiste Déandreis et de Louise Sportono. Il est banquier à partir du mois de septembre 1860, associé à Eugène Carrière. Homme politique d'extrême gauche radicale, il prend part aux campagnes républicaines sous l'empire en 1863-1869 et 1870. Il est le fondateur de la <em>Liberté de l'Hérault</em> en 1867. Conseiller municipal de Montpellier de 1871 à 1879. Conseiller général du canton de Saint-Martin-de Londres. Il obtient en 1885 face à Henri Marès (1820-1901) un siège de député de l'Hérault. Il le conserve jusqu'en 1893, défait par le radical-socialiste Élie Cousin (1847-1870). Les journaux et affiches liés à cette élection de 1893 traduisent la virulence d'un contexte politique dominé par l'affaire de Panama, puisqu'on y trouve des attaques antisémites et antimaçonniques. Un éphémère journal adverse, <em>La Capeleta</em> (littéralement “La petite chapelle”) accuse même Déandreis d'être un pénitent repenti devenu franc-maçon. Durant ses mandatures, il demanda la suppression du Sénat, la loi de séparation des églises avec l'État, l'établissement de l'impôt sur le revenu, la fin des expéditions coloniales, le service militaire à trois ans (au lieu de cinq). Il vota l'expulsion des prétendants au trône de France, la révision de la constitution, etc. Sénateur de l'Hérault en mars 1895, jusqu'en 1906. Vice-président de la commission des Hospices de Montpellier (1872-1904). Membre de la Chambre de Commerce de Montpellier en 1875. Censeur de la Banque de France en 1894-1895.<br /><br /></p>
<h2>Engagements dans la Renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs affiches et un journal, <em>Lou Mouissau</em>, émanant de son bord politique, furent imprimés à l'occasion des élections législatives de 1893. Deux affiches, issues des presses de l'imprimerie félibréenne de Firmin et Montane, sont rédigées en occitan. Sur l'une d'elle, adressée bien sûr aux électeurs du Clapas, Déandreis y est proclamé « Félibre de la première heure et partisan d'une large décentralisation communale et régionale, question qui, à l'heure actuelle, agite tant de bons Français »<a href="#1">1</a>,&nbsp; Mettant en avant son dévouement à servir son pays, il reçut le soutien d'<a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/28">Antoine Roux</a>, qui lui dédia son poème <em>Lou Travalhadou</em> (1893). D'après <em>La Revue félibréenne</em>, Déandreis salua Camille Chabaneau, directeur de la <em>Revue des Langues Romanes</em>, en soulignant qu'il représentait à la Sainte Estelle (1878) « l'union de l'Université de Montpellier avec le Félibrige ». On relève le nom du député de Montpellier parmi ceux des collaborateurs des premières livraisons de la<em> Revue des Langues Romanes</em> (n° VII, 1875). Il défendit, tout au long de sa carrière, les intérêts des viticulteurs du Midi. Il a également publié plusieurs ouvrages sur l'histoire des provinces méridionales de la France, de l'Italie et de l'Espagne, ainsi que des travaux sur les Beaux-arts. Membre fondateur de la <em>Société des Bibliophiles Languedociens</em> à Montpellier.</p>
<h4>Notes</h4>
<p id="1">1/ <em>Felibre de la premièira oura e partisan d'una larja descentralisacioun coumunala e regiounala, questioun que, à l'oura d'ara, boulega tant de bon Franceses</em> <a href="#1bis"> ↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Soubeiran, Benaset]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-28 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/111ea7bd8b3d78f8d38227fab33406be.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/29]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- Pintard, E. . <em>Le chantre du Dardailhoun.</em> Lunel, Vigal, 1901<br /><br /> - Roux A. . <em>L'Erau, 1903</em>. Mount-Pelié, 1891: [Poésies languedociennes, avec traduction française et notice biographique], 1903?<br /><br /> - <em>En memori dau felibre Antoni Roux.</em> 1842-1916, Montpellier, 1942<br /><br /> - <em>Antoine Roux 1842-1915, morceaux choisis à l'occasion du cent-cinquantenaire du Félibre.</em> Novembre 1992, in 8°, 104 p.<br /><br /> - Notice biographique du Dictionnaire de biographie héraultaise]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Montpellier (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Languedoc-Roussillon (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[...-1854]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
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    <dcterms:title><![CDATA[Roux, Antoine (1842-1915)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Roux, Antoine (1842-1915)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Vétérinaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Personnalité politique]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Antoine Roux (Lunel-Viel, Hérault, 13 novembre, 1842, Lunel-Viel, 11 janvier 1915) était un vétérinaire qui a mené une carrière politique de notable dans sa ville natale. Membre du <em>Félibrige latin</em>, il composa de nombreux poèmes d'inspiration bucolique exaltant l'amour du terroir ainsi que des pièces de théâtre. Ses œuvres majeures restent deux recueils d'inspiration villageoise, <em>La cansoun dau Dardailhoun</em> (1896) – un volume de 350 pages dans lequel le félibre chante toute la région qui s'étend des Cévennes à la mer et depuis les Saintes-Maries jusqu'à Montpellier – et les <em>Pescalunetas</em> (1912).<br /><br /></p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Roux, Antoine (1842-1915)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Roux, Antonin</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lou Felibre dau Dardailhoun (pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-indent: 50px; text-align: justify;">Fils d'un maréchal-ferrant et petit propriétaire, l'écolier Antoine Roux suit assidûment l'école du village jusqu'à l'âge de treize ans. Ayant des aptitudes pour le travail intellectuel, son père l'envoie dans un pensionnat de Montpellier, où il se découvre une merveilleuse facilité à apprendre les vers de Corneille et de Racine. À 17 ans, il passe d’une institution libre de Montpellier à l'école vétérinaire de Lyon. Pour ce jeune étudiant enivré de la lumière du Midi, c'est un exil que ce départ pour les brumes de la Saône et du Rhône. Il retourne dans son village natal à 21 ans. Étroitement lié au monde agricole lunellois, il fait partie, pendant 20 ans, du Conseil municipal de Lunel-Viel. En 1870, il est nommé adjoint, puis maire en 1878. Il démissionne un an après, le 23 février 1879, ayant tout à tour éprouvé les joies et les déboires de la vie publique. Au décès d'Auguste Malinas en 1873, il avait été envoyé au Conseil Général par les électeurs républicains du canton de Lunel, mais il n'avait pas sollicité le renouvellement de son mandat, cédant sa place à Paul Ménard-Dorian. Après cette incursion dans le domaine politique, il se livre tout entier à la littérature. Estimé de tous ses concitoyens, il s'éteint à l'âge de 72 ans. La rue principale du centre ancien de Lunel-Viel porte son nom.<br /><br /></p>
<h2>Engagements dans la Renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">C'est chez les Vidal, des parents, pharmaciens à la Croix-Rousse (Département du Rhône) qu'il se prend d'enthousiasme pour la littérature d'oc en découvrant les œuvres de l'abbé Fabre et <em>Mirèio</em> de Mistral. Son premier poème languedocien fut la traduction de l'<em>Hymne de l'enfant à son réveil</em> de Lamartine, couronnée par la Société des Langues Romanes en 1875. En 1880, il publie un poème savoureux où se trouvent esquissées les tribulations d'un officier d'état civil, <em>Lou mera de vilage e lou véla e l'anel</em>. Imitateur de Molière et adaptateur de Regnard, il était persuadé que le théâtre pouvait contribuer au développement de la langue d'oc. La scène du Grand Théâtre de Montpellier fait applaudir frénétiquement l'ensemble de ses œuvres, telles <em>Lou Testament d'un Sarra-piastras</em> (1881) ou <em>Lous Caramans ou lous dous bessouns</em> (1886). Son œuvre fut saluée par Frédéric Mistral, Alexandre Langlade, Roque-Ferrier et Charles de Tourtoulon. Vice-président de la société du Félibrige Latin – dont il a toujours été un des plus vaillants soutiens – Officier d'académie, c'était aussi un collaborateur de la <em>Revue des langues romanes</em>.<br /><br /></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Soubeiran, Benaset]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-28 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige Latin]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/28]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- Pintard, E. . <em>Le chantre du Dardailhoun.</em> Lunel, Vigal, 1901<br /><br /> - Roux A. . <em>L'Erau, 1903</em>. Mount-Pelié, 1891: [Poésies languedociennes, avec traduction française et notice biographique], 1903?<br /><br /> - <em>En memori dau felibre Antoni Roux.</em> 1842-1916, Montpellier, 1942<br /><br /> - <em>Antoine Roux 1842-1915, morceaux choisis à l'occasion du cent-cinquantenaire du Félibre.</em> Novembre 1992, in 8°, 104 p.<br /><br /> - Notice biographique du Dictionnaire de biographie héraultaise]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Lunel-Viel (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Languedoc-Roussillon (France)]]></dcterms:spatial>
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    <dcterms:spatial><![CDATA[Montpellier (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[...-1854]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
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    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/23">
    <dcterms:title><![CDATA[Auzias, Jean-Marie (1927-2004)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Auzias, Jean-Marie (1927-2004)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Universitaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-indent: 50px; text-align: justify;">Jean-Marie Auzias est né en 1927 à Grasse. Ami et compagnon de route des fondateurs de l'IEO, poète, philosophe, grand lecteur et grand voyageur, il marqua l'occitanisme contemporain par sa personnalité originale et sa curiosité intellectuelle sans bornes.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Auzias, Jean-Marie (1927-2004)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Auzias, Joan-Maria (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Auziàs, Joan-Maria (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Ausias, Joan Maria (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Ausiàs, Joan Maria (forme occitane du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-indent: 50px; text-align: justify;">Né à Grasse le 12 mars 1927 dans une famille modeste, d’un père cannois parlant provençal et d’une mère occitanophone de Vinadio, Jean-Marie Auzias se revendiquera toujours de cette origine provençale. Il fait ses études secondaires, laïques et chrétiennes, comme il disait, au collège municipal puis, en 1945, entre en hypokhâgne au lycée du Parc à Lyon et rejoint la Jeunesse étudiante chrétienne. Très intéressé par la philosophie et l’anglais, il continue ses études dans cette voie, les élargissant à d’autres langues et à la littérature.</p>
<p style="text-align: justify;">Professeur agrégé de lettres modernes, il enseigne la philosophie au lycée de la Martinière à Lyon, puis, de 1966 à 1992, l’anthropologie au Centre des humanités de l’Institut national des sciences appliquées de Villeurbanne et à l’Institut d’études politiques de Lyon. Sa carrière sera couronnée par l’obtention en 2002 d’une thèse de doctorat en anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 sur le sujet <em>Textes fondateurs et cultures populaires : jalons pour une anthropologie littéraire</em>.<br />Père de quatre enfants, il se déclare, dans sa fiche individuelle d’adhésion au club Millénaire3, attentif aux problèmes pédagogiques et se présente comme un « voyageur impénitent amoureux des langues étrangères et de l’art de tous les pays ». Membre de&nbsp; l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon et de l’Académie rhodanienne des lettres, Jean-Marie Auzias est décédé à Lyon le 16 février 2004.<br />Philosophe, Auzias consacre d’abord sa réflexion aux liens entre philosophie et technique (<em>La philosophie et les techniques</em>, 1965 ; <em>Clefs pour la technique</em>, 1966), puis au structuralisme (Althusser, Lacan), au matérialisme dialectique et au marxisme (<em>Structuralisme et marxisme</em>, 1970). Comme on verra, il fut d’ailleurs bien plus qu’un simple « compagnon de route », comme on disait alors, du Parti communiste.<br />Son <em>Clefs pour le structuralisme</em> publié par Seghers en 1967, trois fois réédité (en 1968, 1971 et 1974), fait autorité. On ne sait peut-être pas suffisamment que Jean-Marie Auzias figure aux côtés de Michel Foucault, Jacques Lacan, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Gaston Berger et autres grands noms de la philosophie française, dans l’<em>Histoire du structuralisme</em> de François Dosse (2 vols, 1991-1992).<br />Il s’intéresse également à l’anthropologie, aux problèmes de méthodologie que pose cette discipline récemment constituée en science autonome. Au lendemain de son affectation à l’INSA, il crée en 1967 le Cercle d’anthropologie de l’INSA où il aiguisera sa réflexion avant de la formaliser dans <em>L’Anthropologie contemporaine : expérience et système</em>, publié aux Presses universitaires de France en 1976. Il s’interroge en particulier sur la manière dont se développe le concept de culture, la nécessaire prise en compte des spécificités régionales et de l’altérité individuelle. <br />Cet intérêt pour la philosophie et l’anthropologie culturelle, au croisement de l’ethnologie et de la sémiotique, ne se démentira pas puisqu’il continuera à produire des ouvrages de critique philosophique comme son <em>Michel Foucault</em> (1986) ou encore son <em>Michel Serres, philosophe occitan</em> (1992).<br />L’homme de lettres s’illustre d’abord en français par divers recueils de poésie et articles de critique littéraire et de critique d’art : pour ses commentaires, préfaces ou postfaces, les Luc Decaunes, Raoul Bécousse, Jean Chaudier, Christian Perroud, ceux de <em>Visages des mots</em> (1985) et bien d’autres, savent ce qu’ils lui doivent. Et on va retrouver cet esprit vif, brillant et incisif, avec tout le brio polémique que lui permettait sa vaste culture, jusque dans ses dernières créations romanesques, comme son <em>Café solo</em> (1998), « à nul autre pareil », selon Paul Gravillon, ou son faux roman policier délirant <em>Vous trouverez jamais, c’est tout droit !</em> (2004), écrit en collaboration avec Bernard Frangin et préfacé par le même Paul Gravillon.<br />Puis il y a le traducteur. De l’anglais en occitan, avec les textes du socialiste irlandais James Connolly et du révolutionnaire écossais John MacLean dans l’ouvrage collectif <em>Marxistes et Nacions en lucha</em> publié par Fédérop, la maison d’édition de son ami occitaniste lyonnais Bernard Lesfargues dont il traduit en français le recueil de poèmes <em>Cor prendre</em> (1965). Il donne aussi, toujours avec Bernard Lesfargues, cette remarquable traduction française de la narration par l’Espagnol Álvar Núñez Cabeza de Vaca de la découverte des Indiens d’Amérique au XVI<sup>e</sup> siècle qui constitue un véritable succès de librairie réédité chez Actes Sud (<em>Relation de voyage</em>, 1979, 1980, 1989, 1994, 2008).<br />Créateur enflammé, à l’humour distancié, souvent décapant, ne dissociant pas la pensée de l’action, Jean-Marie Auzias sut également être présent dans la cité. Militant culturel et civique, comme il se définissait lui-même, il anime dès 1966 l’association Connaissance du théâtre. En 1997, il participe avec Michel Cornaton à la création du groupe autonome d’expression libre Les Neveux de Rameau et organise en ville débats et conférences<sup><a href="#1">1</a></sup>.<br />Et on va le rencontrer partout où son travail en anthropologie urbaine lui permet d’apporter un éclairage sur les problèmes de la ville, aux côtés des handicapés aussi bien que dans le cadre du collectif Millénaire3 du Grand Lyon où il exprime ses préoccupations concernant la cohésion sociale, la participation du citoyen, la promotion des identités contraire au repli identitaire. On le retrouve de même à interpeller le Conseil de développement sur les grands projets culturels de l’agglomération lyonnaise. Et, toujours dans son rôle d’accoucheur de réflexion, il ira jusqu’à tenir salon chez lui, des années durant, entre Saône et Rhône, où se pressait le Tout-Lyon intellectuel en enjambant les livres…<br /><br /></p>
<h2>Engagements dans la Renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;"><br />L’engagement militant de cet humaniste actif se traduit également au niveau politique. Après la JEC, il adhère en 1952 au Parti communiste dont il est exclu en 1962 pour son soutien au FLN. Il réadhère en 1974, mais quitte le Parti au milieu des années 1980 pour entrer au Grand Orient de France<sup><a href="#2">2</a></sup>. Et, simultanément, il met très tôt son sens de l’engagement au service de l’occitan, une langue reconquise qu’il qualifie pour lui-même « de remémoration et d’apprentissage ».<br />Au contact du Félibrige dès les années 1943-1944, il avait retrouvé le provençal l’été lors des travaux agricoles pendant sa vie d’étudiant. Par la suite, il avait rencontré Pierre Bec et Bernard Lesfargues en 1958, puis d’autres auteurs occitans, Robert Lafont, Max Rouquette, Bernard Manciet, Félix Castan, Jean Larzac, Léon Cordes, Xavier Ravier, Pierre Pessamesse, autant d'échanges qui le déterminent à écrire en oc.<br />Il enseigne – bénévolement – l’occitan à l’INSA et, avec <em>Quasern grassenc</em> (1971), renoue avec Grasse où il animera des ateliers dans le cadre des <em>Rescòntres Internacionaus Occitans</em> organisés par Georges Gibelin de 1978 à 1984. Et, dès lors, il participera aussi aux divers stages et rencontres de formation occitanistes, là encore animant débats et ateliers ou donnant des conférences (<em>Escòla occitana d’estiu</em> de Villeneuve-sur-Lot, <em>Rescòntres occitans en Proven</em>ça, universités occitanes d’été, en particulier Nîmes en 1986, 1990, 1994).<br />Car, dit-il, « <em>siam militants occitanista</em>s<sup><a href="#3">3</a> </sup>». En 1974, il est membre de Lutte occitane et fait partie du collectif de rédaction de la revue <em>Occitania passat e present</em>, sous la direction de Jean-Claude Peyrolle. De 1976 à 1980, sous la présidence de Pierre Bec, il est membre du Conseil d’administration de l’Institut d’estudis occitans et, de novembre 1976 à octobre 1979, responsable du secteur « Espandiment ». Il affirme son soutien au manifeste du 27 octobre 1978, « <em>Mon país escorjat</em> », initié par Robert Lafont, Jean-Pierre Chabrol et Emmanuel Maffre-Baugé, moment fort de convergence entre communistes, syndicalistes et occitanistes dans le combat pour « Vivre, travailler et décider au pays ». En février 1979, il est parmi les fondateurs de la section régionale Rhône-Alpes de l’IEO où, en compagnie de Bernard Lesfargues, il veut représenter les Occitans de Lyon.<br />Lors de l’assemblée générale de l’IEO d’Aurillac, les 1<sup>er</sup> et 2 novembre 1980, J.-M. Auzias est candidat au Conseil d’administration et au poste de Vice-Président à la création sur la liste « <em>Per l’alternativa</em> », présidée par Guy Martin, contre la liste « Per un IEO non dependent » présidée par Patrick Choffrut, qui l’emportera. Dès lors, suite à la division du mouvement, il adhère tout naturellement à l’Association internationale d’études occitanes qui se crée en 1981.<br />En janvier 1982, il est, dès sa fondation aussi, membre du comité de rédaction de la revue <em>Amiras / Repères occitans</em> jusqu’à son extinction en juillet 1984. Il participe également, au printemps 1982, à la création des <em>Obradors occitans</em> – qui « ont pour objectif de regrouper tous les acteurs et producteurs de la culture occitane » (Programme 1984-1988, p. 2) – et figure comme membre du conseil d’administration, délégué régional pour « <em>l’endefòra</em> » [‘l’extérieur’], poste auquel il sera reconduit lors de l’assemblée générale du 28 octobre 1984.<br />Militant inlassable, on le voit, J.-M. Auzias est de toutes les réunions importantes où ses interventions suscitent la réflexion et orientent les prises de décision. « Là où trois ou trente ou trois cents occitanistes se réunissent, il est bien probable que vous le trouverez : vous le reconnaîtrez à son verbe et à sa verve », dit de lui Bernard Lesfargues en 1984, en quatrième de couverture du <em>Manjatèmps</em>. <br />Mais, pour lui, le combat occitaniste passe aussi par le développement de la littérature. Tel est le sens de sa présence active, toujours à côté de Bernard Lesfargues, au sein du comité de rédaction de la revue <em>Jorn</em> (1980-1986) qui entend donner la parole aux auteurs de la nouvelle génération et contribuer ainsi au renouveau de l’écriture en occitan.<br />Et c’est, bien sûr, son Occitanie natale que convoque le poète Auzias dans ses écrits littéraires, depuis ses débuts avec son <em>Quasèrn grassenc</em> (1971) jusqu’à ses articles de critique sur Bernard Manciet (1996) ou son travail d’écriture avec des lycéens de Nîmes (<em>Colors</em>, 1997).<br />Toutefois, et c’est sans doute là la spécificité de cet auteur résolument moderne, bien inscrit dans la réalité de son temps, son militantisme occitaniste est inséparable du combat social dont sa poésie se fait l’écho. Si le mot a un sens – et il en a un – on n’hésitera pas à considérer Jean-Marie Auzias comme un poète engagé. Du côté des « prolétaires », de ceux qui ont « <em>tant trabalhat / davant lei forns per lei borgés</em> » (<em>Lo Manjatèmps</em>, « Aiga de cèu »). Assumant sans vergogne un discours anticapitaliste et anticlérical qui dénonce d’un même élan irrévérencieux l’Église complice et les patrons sur leurs yachts à Saint-Trop’ (<em>Lo Manjatèmps</em>, « <em>Lei taulas de la lèi</em> »), un discours émancipateur qui rejoint le combat anticolonialiste et antimilitariste du temps, au Niger comme au Tchad (cf. <em>Lo Manjatèmps</em>, « NIAMEY-N’DJAMENA »).<br />Le verbe de cet agitateur d’idées, humaniste éclectique, iconoclaste au besoin mais à la maïeutique féconde, n’échappe pas toujours à l’hermétisme, fruit de sa grande culture anthropologique et de sa connaissance intime des grands mythes fondateurs de l’humanité. Mais cette conscience aigüe du tragique de la condition humaine et de son impuissance l’affranchit de tout pédantisme. Et en définitive, c’est la grande sensibilité d’un homme ouvert et généreux, aussi timide qu’expansif, qui perce derrière l’oxymore désaliénant et jovial de ce provocateur de métier.<br /><br /></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Notes<br /><br /></strong></p>
</div>
<div id="1" style="text-align: justify;">1/ Cf. Michel Cornaton, <em>Pourquoi nous travaillons</em>, L’Harmattan, 2012, p. 61-62. <a href="#1bis"> ↑</a></div>
<div id="2" style="text-align: justify;">2/ Cf. C. Barsotti, « En omenatge a Joan-Maria Auzias », <em>La Marseillaise</em>, 10 mars 2004, p. 36, rubrique « Mesclum ». <a href="#2bis"> ↑</a></div>
<div id="3" style="text-align: justify;">3/ <em>Actes de l’université d’été 1990</em>, Nîmes, p. 135. <a href="#3bis"> ↑</a></div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Rixte, Jean-Claude]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-28 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:rights><![CDATA[Crédits photographiques : Marie-Jeanne Verny]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify;">- « Enquête auprès des auteurs de littérature d’oc ou de travaux en domaine occitan », dossier Jean-Marie Auzias, CIRDOC, Béziers.<br /><br /> - AUZIAS, Jean-Marie. <em>Visages des mots</em> : portraits de soixante écrivains en Rhône-Alpes. Lyon : La Manufacture, 1985. <br /><br />- CASANOVA, Joan-Ives, CREISSAC Joan-Pau, GARDY Felip, VERNY Maria-Joana. « Joan- Maria Auziàs, empuraire de fuec e de paraulas », <em>Oc</em>, XIII<sup>a</sup> tièira, n<sup>os</sup> 70-71-72, prima-estiu 2004, p. 222-223. <br /><br />- GARDY, Felip. « Polifacetic : en remembre de Joan Maria Auziàs e per que se legiga son òbra d’òc e de pertot », <em>Oc</em>, XIII<sup>a</sup> tièira, n<sup>os</sup> 70-71-72, prima-estiu 2004, p. 223-226. <br /><br /></p>
<h2><strong>Revues</strong><strong> :</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><br /><em>- Amiras / Repères occitans</em>, Aix-en-Provence : Édisud, 1982-1990<br /><br /><em>- Jorn</em>, [s.l.], Jorn, 1980-1985<br /><br /><em>- Obradors</em> occitans, Montpellier : Obradors occitans, 1983-1985<br /><br /><em>- Oc : revista de las letras e de la pensada occitanas</em>, Toulouse : Institut d'études occitanes, 1970-<br /><br /><em>- Occitania passat e present</em>, Antibes : Lutte occitane, 1974-<br /><br /><em>- Occitans</em>,&nbsp; Égletons : Institut d'estudis occitans, 197.-198.<br /><br /></p>
<h2><strong>Webographie</strong><strong> :</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><br />- IdRef, le référent des autorités Sudoc [en ligne], URL : http://www.idref.fr/026697645 (consulté le 24 mai 2014).<br /> <br />- Millénaire3, le Centre ressources prospectives du Grand Lyon [en ligne], URL : http://www.millenaire3.com (consulté le 24 mai 2014).<br /><br />- Parousia [en ligne], URL : http://www.parousia.fr/Bibliotheque/Litterature_Religion/ (consulté le 24 mai 2014).</p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Lyon (Rhône)]]></dcterms:spatial>
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    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
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