<rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/">
<rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2055">
    <dcterms:title><![CDATA[Genès, Marguerite (1868-1955)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Genès, Marguerite (1868-1955)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Marguerite Genès, institutrice&nbsp;à Brive-la-Gaillarde (Limousin, Corrèze), fut une des actrices importantes du développement d'un félibrige limousin autour de l'action de l'abbé Joseph Roux (1834-1905).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Genès, Marguerite (1868-1955)</p>
<h2><strong>Éléments biographiques</strong></h2>
<p align="JUSTIFY">Née à Marseille le 26 janvier 1868, fille de Louise Delort de la Flotte, issue de l'aristocratie corrézienne, et d'un certain Henri Genès qu'elle semble n'avoir pas connu, elle arrive à un jeune âge à Brive-la-Gaillarde, berceau de sa famille maternelle. Elle quitte la Corrèze pour poursuivre ses études supérieures à Paris et revient vers 1890 à Brive, où elle enseigne le français dans une institution privée.</p>
<h2><strong>Œuvres</strong></h2>
<p align="JUSTIFY">Marguerite Genès publie des textes poétiques, des pièces de théâtre et des études littéraires et de folklore limousin dans <em>Lemouzi, «&nbsp;organe mensuel de l'école limousine félibréenne&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></em>,dès les premières livraisons. Ses études d'ethnographie limousine paraissent également dans <em>L'Écho de la Corrèze</em> et la revue mensuelle <em>La Ruche corrézienne </em>des Limousins de Paris.</p>
<p align="JUSTIFY">Reconnue localement pour ses capacités littéraires comme pour sa connaissance de l'occitan limousin – elle est nommée «&nbsp;maître en gai savoir du Limousin&nbsp;», elle est également enregistrée en août 1913 par Ferdinand Brunot lors de la campagne de collecte sonore des «&nbsp;Archives de la parole&nbsp;» (1911-1914) –, son œuvre sera cependant peu diffusée en dehors de sa région. Seules deux de ses pièces de théâtre seront publiées en monographie&nbsp;: &nbsp;<em>Lous Francimans&nbsp;(Les Francimands)</em>, comédie en deux actes (Marguerite Genès et Eusèbe Bombal. Brive, impr. catholique, 48p.) en 1924, et les <em>Leis d’Amor&nbsp;(Les Lois d’Amour)</em>, un acte en vers (Marguerite Genès et Mathylde Peyre. Brive, impr. de Chartrusse, Praudel et Cie, 32p. et musique) en 1944.</p>
<p align="JUSTIFY">Marguerite Genès tient un carnet régulier pendant toute la durée de la guerre de 1914-1918 durant laquelle elle est infirmière bénévole. Conservés aux archives municipales de Brive-la-Gaillarde, ces manuscrits inédits font l'objet d'une publication électronique dans le cadre du Centenaire de la Première guerre mondiale (14-18.brive.fr).</p>
<h2><strong>Engagement &nbsp;dans la renaissance d'Oc</strong>&nbsp;</h2>
<p align="JUSTIFY">Marguerite Genès participe au mouvement félibréen en Limousin dès ses débuts en 1893 en adhérant à l'<em>escolo Bertran de Born</em>, première école félibréenne créée dans la région, et qui constitue avec la revue de l'<em>escolo</em>, <em>Lemouzi</em>, le foyer de la renaissance d'oc en Limousin. Elle participe dès 1894 à la renaissance des jeux floraux du Limousin, les Jeux de l’Églantine où elle figure parmi les premiers lauréats du prix et est proclamée «&nbsp;Reine du félibrige limousin&nbsp;». La même année, elle reçoit le titre de «&nbsp;mainteneur-suppléant&nbsp;» de M. Charles Teyssier.</p>
<p align="JUSTIFY">Auteur de pièces de théâtre, elle anime la société théâtrale de l'Escolo Bertran de Born, «&nbsp;la Ménestrandie&nbsp;».</p>
<h2><strong>Ressources en ligne</strong></h2>
<p><a href="http://occitanica.eu/omeka/items/browse?search=Marguerite+Gen%C3%A8s&amp;advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=&amp;advanced%5B0%5D%5Btype%5D=&amp;advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=&amp;type=&amp;tags=&amp;submit_search=Recherche">Voir les ressources disponibles sur Occitanica</a></p>
<hr />
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>Sous-titre de la revue de 1893 à 1895 où elle devient, «&nbsp;organe mensuel de la fédération provinciale des écoles félibréennes du Limousin et de la Ruche corrézienne du Paris&nbsp;». &nbsp;&nbsp;</p>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-08-05]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/0df0efdc9f6d0a9092ca82956b11445c.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Escolo Bertran de Born]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2055]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p><strong>1/ Œuvres de Marguerite Genès</strong></p>
<p>Voir <a href="http://lo-trobador.occitanica.eu/cgi-bin/koha/opac-search.pl?q=an:56566">les œuvres de Marguerite Genès</a> dans<em> lo Trobador</em>, catalogue collectif occitan<br /><br /><strong>2/ Archives de Marguerite Genès</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les archives personnelles et les manuscrits de Marguerite Genès sont aujourd'hui répartis entre les Archives départementales de la Corrèze et les <a title="Voir la description du fonds" href="http://purl.org/occitanica/5061">Archives municipales de Brive-la-Gaillarde</a>.</p>
<p><strong>3/ Études<br /><br /></strong>Florence GALLI-DUPIS, «&nbsp;Marguerite Genès (1868-1955) et les félibres de son temps&nbsp;», publication&nbsp;électronique dans&nbsp;: &nbsp;<em style="text-align: justify;">Archivethno France</em>, GARAE-ethnopôle&nbsp;<a style="text-align: justify;" href="http://www.garae.fr/spip.php?article315" target="_top">http://www.garae.fr/spip.php?article315</a>&nbsp;[consulté le 31/07/2014]</p>
<p style="text-align: justify;">Samuel GIBIAT, «&nbsp;le félibrige et l'identité limousine&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;<em>Le Limousin, pays et identités: enquêtes d'histoire, de l'antiquité au XXIe,</em>&nbsp;Jean Tricard, Philippe Grandcoing, Robert Chanaud (dir.), 2006.</p>
<p style="text-align: justify;">Robert JOUDOUX, «&nbsp;Anniversaires à Brive&nbsp;: Marguerite Genès et Marguerite Priolo&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;<em>Lemouzi</em>, n° 15, juillet 1965, pp. 279-282.</p>
<p>Robert JOUDOUX,&nbsp;«&nbsp;La vie intellectuelle en Limousin&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<em>Bulletin de l'Association Guillaume Budé</em>&nbsp;N°1, 1968, &nbsp; pp. 131-140.</p>
<p>Jean MOUZAT, «&nbsp;Marguerite Genès&nbsp;», publié dans&nbsp;:&nbsp;<em style="text-align: justify;">Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze</em>, 1955, 3e et 4e livraisons, pp. 59-60.</p>
<p>Pau RAINAL, <em style="text-align: justify;">Paraulas lemosinas&nbsp;: subrevòl de la literatura lemosina d'Òc dempuei las originas trusc' anuech</em>,&nbsp;Écully : Escòla 'Chabatz d'entrar de Lion, 2003.</p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Brive-la-Gaillarde (Corrèze)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2119">
    <dcterms:title><![CDATA[Gelu, Victor (1806-1885)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Gelu, Victor (1806-1885)]]></dcterms:title>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L’imposante figure de Victor Gelu est aujourd’hui perçue comme emblématique de la culture occitane marseillaise. Poète populaire de langue occitane, employant comme une évidence le parler urbain de Marseille, Gélu appartient à ce cercle d’auteurs de langue d’oc qui sont arrivés à incarner l’esprit profond, l’éthos de leur ville, à l’instar de Jasmin à Agen, Meste Verdié à Bordeaux ou Goudouli à Toulouse. Républicain, progressiste mais pourtant méfiant vis à vis du scientisme et du progressisme à tout va qui marquent si profondément l’esprit du XIX<sup>e</sup> siècle, omniprésent dans l’écrit provençal de son temps tout en se tenant soigneusement en marge du Félibrige, truculent mais aussi mélancolique et volontiers moralisateur, Gelu est un peu inclassable. Sa silhouette massive continue de hanter la mémoire du Marseille populaire. Sa statue, évoquée par César dans la Trilogie marseillaise, a disparu avant d’être refaite, déplacée, pour finalement orner depuis 2015 l’angle de la rue qui porte son nom.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Gelu, Victor (1806-1885)</p>
<h3>Autres formes du nom</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Gelu, Vitour (forme occitane du nom)</p>
<h2>Élements biografiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Victor Gelu est né à Marseille le 12 septembre 1806, dans une famille marseillaise originaire d’Embrun, dans les Hautes-Alpes. Son père, comme son grand-père auparavant, exerçait la profession de boulanger et dirigea plusieurs boulangeries marseillaises. Sa mère, Rosalie Margalet, couturière, était pour sa part issue d’une famille catholique pratiquante de Puyloubier, à l’est d’Aix. Gelu était notoirement proche de son père qu’il adorait et admirait, quand ses relations avec sa mère furent toujours marquées par une profonde tension. Les problèmes de santé de son père l’obligent à mettre précocement un terme à ses études, entamées chez les Frères gris d’Aix, période de sa vie qu’il n’apprécia guère. Son acrimonie vis à vis de la religion catholique ostensiblement affichée se forge vraisemblablement là, aggravée par son opposition à la ferveur religieuse de sa mère, qu’il rejette. Il se forge enfin sous la férule de son précepteur l’abbé Chabert, homme dur qui lui laissé un sinistre souvenir, et enfin dans les rues de Marseille ensanglantées par les émeutes de l’été 1815, entre bonapartistes et la majorité de la population de la vallée du Rhône, de sensibilité royaliste. Gélu développe alors un fort sentiment républicain. Une altercation avec un de ses professeurs, un des frères d’Aix, achève de le convaincre d’abandonner l’école. Mais le décès de son père, Étienne Victor Gelu, le 10 juin 1822, fit basculer sa vie. Gelu en conçut un profond chagrin qu’il exprima souvent. La boulangerie familiale commença à péricliter, dit-on à cause du caractère détestable de sa mère et de ses dons irraisonnés à l’Église. Mais le portrait de Rosalie Margalet en bigote revêche provient de son fils, qui nourrissait très vraisemblablement un fort ressentiment vis à vis de sa mère.<br />Victor Gelu fréquente des cercles et goguettes, à l’instar de celles que fréquentaient Béranger à Paris, dont les Endormis, cercle bonapartiste comprenant nombre d’anciens soldats de l’Empire, qui joue des pièces de théâtre et chante des chansons dans un « caveau ». Ayant petitement hérité de son père et n’ayant pu conserver ses économies, Gelu quitte alors Marseille. Il voyage, à Bordeaux puis Paris, où il cherche à se construire une situation. Il échoue et ne parvient qu’à dilapider l’argent qui lui reste. Il se retrouve de nouveau à Marseille, dépendant de sa mère qui ne l’accueille pas à bras ouverts. Gelu s’initie alors au théâtre. Il remplace, à Antibes, un comédien porté absent pour une pièce, et remporte un succès considérable. Mais le milieu du théâtre, libertin, ne plaît pas à l’austère moraliste qu’il est en train de devenir. Ayant tenté de se faire embarquer à Toulon comme commis aux vivres sur un bateau en partance pour l’expédition d’Alger, il rentre une fois de plus penaud chez sa mère qui l’expédie, en compagnie de son jeune frère Noël, à Lyon pour travailler dans une usine de pâtes alimentaires. Ayant perdu sa place dans la tourmente que constitua la révolution de 1830, lui-même fut impliqué dans les mouvements ouvriers insurrectionnels connus à Lyon sous le nom de révolte des Canuts, et blessé sérieusement en 1831. Sans emploi, avec des espoirs déçus, il s’en revint en Provence où il logea chez son frère Noël, devenu minotier à Aubagne. Mais ne s’entendant pas avec sa belle-soeur, Gelu se trouva de nouveau en échec, et tenta de se suicider. Son frère parvint à l’en empêcher. <br />Revenu à Marseille, Gelu loua une maison, et décrocha un emploi de clerc, d’abord à 30 puis à 60 et enfin à 90 francs par mois, ce qui le mit à l’abri du besoin. Libéré des contingences matérielles, Gelu put se lancer l’esprit libre dans la création : ce fut d’abord en 1838 <em>Fenian et Grouman</em>, chanson satirique, éloge de la fainéantise et des plaisirs, puis en 1840, son recueil de vingt-cinq chansons, à la façon des goguetiers, dont dix en provençal et quinze en français. En 1852, il est invité au congrès des félibres à Arles. Il remporte un brillant succès. Les félibres et le public sont impressionnés par son gabarit imposant, la puissance de sa voix, sa présence, son charisme. Monté sur une table, il chante <em>Fenian et Grouman</em>. Il est le centre de l’attention, et c’est à cette occasion que Joseph Roumanille lui adressera la phrase restée célèbre : Mon Dieu, Monsieur, vous devez nous trouver tout petits. Mais s’il connaissait les félibres, Gelu refusa toujours d’être un des leurs. Sauvage autant que paradoxal, il conserve son indépendance d’esprit. Son engagement républicain a certainement joué lui aussi dans son rapport avec le Félibrige. Il se fit d’ailleurs des ennemis politiques, qui tentèrent de s’opposer à la publication de ses œuvres ou même à les censurer. Gelu vit quelques années à la minoterie de Roquevaire, près d’Aubagne, puis retourne à Marseille, dans le quartier Saint-Barnabé. Il perd une fille, et publie en 1854 <em>Lou Credo de Cassian</em>, puis en 1855 <em>Nouvè Grané</em>, roman social qui met en scène le voyage à l’Exposition universelle de Paris d’un paysan de Vitrolles. Le texte est une satire du progressisme et de la foi dans la technique au service du bonheur des hommes. L’année suivante, Gelu réédite ses chansons provençales en version augmentée. Quelques années plus tard, Gelu se retrouve veuf. La mort de sa femme constitua pour lui une terrible épreuve.<br />Gelu commença à prendre un certain recul dans les années 1870, et, affecté par les deuils et vieillissant, cessa progressivement d’écrire. Il refusa en 1878 d’être coopté à l’Académie de Marseille, malgré une réelle volonté de l’intégrer. La municipalité de Marseille lui refusa un poste qu’il avait sollicité, de professeur de diction au Conservatoire. Il mourut chez son fils, architecte de métier et artiste-peintre, le 2 avril 1885. Un délégué des « Endormis », le cercle goguettier de ses débuts, prononce un discours. Gelu connaît un succès posthume réel, avec la réédition complète de ses œuvres - moins les Mémoires - en 1886, et en 1891, le monument qui lui est élevé sur le Vieux-Port, place neuve, rebaptisée place Victor-Gelu.<br />Gelu a puisé l’essentiel de son inspiration dans la contemplation de la société populaire marseillaise, celle du port et des bas-fonds. Républicain engagé, il se fait l’écho de la colère sociale des plus démunis, de la révolte et des cris de colère. Sévère dans sa morale, son œuvre est baignée d’une hauteur de vue sombre et dépourvue d’illusions sur le monde. S’il a lui-même souffert et connu la détresse, son engagement républicain ne l’a pas empêché de garder ses distances avec certains aspects de l’idéologie de son temps, y compris dans le camp républicain, comme le progressisme et le scientisme, portés par la pensée positiviste alors en vogue. Il n’hésite pas, dans ce cas, à adopter une position que d’aucuns pourraient qualifier de réactionnaire. Gelu a été toute sa vie inclassable et l’est resté. Seule chose que personne ne saurait lui contester : un amour et une profonde connaissance de sa ville, du Marseille populaire de langue provençale.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il est difficile de situer Victor Gelu dans la renaissance de la langue occitane en son temps. Il en est à la fois un acteur essentiel, central, et un marginal. Contemporain du Félibrige, il connut et fréquenta un peu les félibres, notamment par sa présence remarquée au congrès d’Arles de 1852, où il interprète sa première œuvre, <em>Fenian et Grouman</em> suivi d’un souvenir plus personnel, lié à son père. Dans la préface de l’édition des oeuvres complètes de 1886, Mistral se remémore <em>Victor Gelu, le célèbre Gelu, que je voyais et entendais pour la première fois</em> et de préciser aussitôt que cette première fois fut aussi la dernière : ni Mistral ni les félibres ne revirent Gelu.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>Je n’ai vu Gelu que cette fois. Dans aucune de nos fêtes ni de nos réunions, si fréquentes pourtant depuis la fondation du Félibrige, nous n’avons plus rencontré le terrible chansonnier. De même que les lions, devenus vieux, vont vivre solitaires dans le fond du désert, ainsi le vieux poète qui, tout en maniant magistralement sa langue, avait désespéré de sa résurrection, en voyant après lui monter ces jeunes, ivres d’enthousiasme et d’espérances provençales, fit seul sa bande à part, et dédaigneux, muet, laissa courir la farandole.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Gelu, sans forcément être « dédaigneux », ne souhaitait pas être récupéré, ni voir son nom associé à quelque école, mouvement, courant ou groupe que ce soit. Ce désir ardent d’indépendance s’associait à un engagement républicain et social marqués, qui lui semblaient peut-être incompatibles avec les orientations clairement chrétiennes, conservatrices de certains félibres tels que Roumanille ou Aubanel (qui sera pourtant attaqué par l’Église pour l’érotisme de ses poésies). La présence des républicains Brunet et Gras se suffit pas, semble-t-il, à le rassurer. Il a pu être dit, également, que Gelu, adepte du provençal populaire « en liberté » voyait d’un oeil méfiant les prétentions normatives des félibres : grammaires, dictionnaires, norme graphique... Cela n’empêche pas la langue de Gelu, très marquée par la dialectalité du provençal maritime de Marseille, d’être très écrite, riche en idiomatismes et dotée d’un lexique très étendu.</p>
<br /><hr />
<h2>Éléments de bibliographie de l'auteur</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <em>Chansons provençales et françaises</em>, Marseille, Sénés, 1840. <br />- <em>Chansons provençales</em> (2e édition augmentée), Marseille, Laffitte et Roubaud, 1856. <br />- <em>Meste Ancerro vo lou Vieiugi. Chansons provençales avec glossaires et notes</em>, Marseille, Camoin frères, 1863. <br />- <em>Lou Garagaï. Chansons provençales avec glossaire et notes</em>, Marseille, Camoin frères, 1872. <br />- <em>Œuvres complètes, avec trad. litt. en regard précédées d'un avant-propos de Frédéric Mistral et d'une étude biographique et critique d'Auguste Cabrol</em>, Marseille-Paris, Charpentier, 1886, 2 vol<br />- <em>Nouvè Grané</em>, Centre Régional d’Études Occitanes de Provence/Publications de l’Université de Provence, 1987. <br />- <em>Victor Gelu, Poèta dau pòple marselhés, Cansons provençalas</em>. CD-livre (musique de Dupain, Lo Còr de la Plana, Massilia Sound System, D'Aqui Dub...) Ostau dau Pais Marselhés/Edisud, 2003. <br />- "Victor GELU - L'homme révélé par ses textes" - Tomes I et II - par Michèle Delaage et Pierrette Bérengier - <em>Cahiers 104 et 105 du Comité du Vieux-Marseille</em>, 2011.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Escarpit, David]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2018-05-17]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-07 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/5218cc4f63a1a2a0470106ee789cba11.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2119]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Bouches-du-Rhône (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Marseille (Bouches-du-Rhône)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[...-1854]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2147">
    <dcterms:title><![CDATA[Garnier, Guy (1929-2014)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<div>
<p align="justify">Cet ancien enseignant du premier degré, militant de l’école laïque, devenu cadre de l’Éducation nationale, a été l’un des principaux artisans du développement de l’enseignement du provençal dans les Bouches-du-Rhône à partir des années 1980, suite aux circulaires Savary.</p>
</div>
<div>
<h2>Identité</h2>
</div>
<div>
<h3>Autre forme du nom</h3>
</div>
<div>
<p style="margin-bottom: 20px;">Guiu Garnier</p>
</div>
<div>
<h2>Éléments biographiques</h2>
</div>
<div>
<p align="justify">Guy Garnier est né à Salon en Provence le 3 juillet 1929, dans une famille modeste. Son père, après avoir été berger dans sa jeunesse, était devenu ouvrier à la poudrerie de Saint-Chamas. Ses grands- parents paternels étaient originaires des Hautes-Alpes&nbsp;: sa grand-mère était née à la Roche de Rame, et son grand-père, né à Marseille, avait aussi des origines haut-alpines. Ses grands-parents maternels étaient des paysans du village de Cornilhon-Confoux entre salon et l’étang de Berre, dont Guy Garnier conserve des souvenirs d’enfance, consignés dans l’ouvrage Un vilatjon quilhat sus son rocàs. De cette enfance rurale, il avait gardé une belle connaissance du travail de la terre et la passion de la culture des oliviers.</p>
</div>
<div>
<p align="justify">Il fut élève au cours complémentaire de Salon-de-Provence puis à l’École normale d’Aix où il suivit les cours de provençal du majoral Charles Rostaing.</p>
</div>
<div>
<p align="justify">IIl occupa son premier poste d’instituteur à La Barben en 1949, puis fut affecté successivement à Eyguière, Septème et Salon avant de devenir inspecteur de l’Éducation nationale, d’abord en Corse, à Sartène, de 1959 à 1963, puis, de 1963 à 1971, à Nyons, avant de revenir dans les Bouches-du- Rhône&nbsp;: quartiers nord de Marseille – 4 années au Canet, aux Aygalades, à Saint Louis… avant de revenir passer à Salon les quatorze dernières années de sa carrière et de prendre sa retraite en 1989. Au moment de son décès, il résidait à Pélissanne.</p>
</div>
<div>
<p align="justify">Syndiqué au SNI – Syndicat national des instituteurs, il était aussi Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier des Palmes Académiques.</p>
</div>
<div>
<p align="justify">Guy Garnier était profondément attaché à l’école laïque et milita toute sa vie à la FAIL 13 – Fédération des amis de l’Instruction laïque, section des Bouches-du-Rhône de la Ligue de l’Enseignement, dont il était, au moment de son décès le 22 mai 2014, Président Honoraire. Il fut un de ceux qui impulsa l’adhésion de l’AELOC – association des enseignants d’occitan - à la FAIL, laquelle intervenait d’ailleurs régulièrement lors des manifestations publiques de l’AELOC – association des enseignants d’occitan. Dans cette visée éducative laïque, Guy Garnier occupa des responsabilités au sein de l’USEP, Union sportive de l'enseignement du premier degré, évoluant également au sein de la ligue de l'enseignement. Au moment de son décès, il était président honoraire de la Commission Nationale de l'USEP. Sa défense de l’enseignement de l’occitan se situait dans une visée plus large, celle de la défense du pluralisme des langues et des cultures qui allait de pair, pour lui, avec le respect des cultures d’origine des enfants, comme en témoigne une tribune que nous reproduisons en annexe et qu’il avait bien voulu donner à la FELCO en 2006 après la parution du rapport Bénisti qui ne craignait pas d’associer les risques de délinquance à la pratique des langues des familles d’immigrés.</p>
</div>
<div>
<h3>Engagement dans la Renaissance d'oc</h3>
</div>
<div>
<p align="justify">Guy Garnier avait passé une partie de son enfance dans le village de ses grands-parents maternels, les Aime, et tenait de cette enfance rurale une pratique parfaite d’un occitan naturel.</p>
</div>
<div>
<p align="justify">Peu de temps après son affectation comme Inspecteur de l’Éducation nationale à Salon, allait débuter, sous sa coordination, l’aventure des centres d’enseignement renforcés d’enseignement du provençal, un compromis entre une simple initiation – pratiquée depuis un certain temps dans les Bouches-du-Rhône grâce à des pionniers comme Marie-Rose et Yves Poggio – et le bilinguisme à parité horaire, dont l’expérimentation serait permise que par les circulaires Savary de 1982. Les centres d’enseignement renforcé, devenus ensuite «&nbsp;d’enseignement continu&nbsp;» 1 offraient un enseignement de 3 heures auquel avaient droit tous les enfants de l’école concernée. Cette aventure fut permise par un accord entre les autorités académiques – je pense entre autres à l’inspectrice d’Académie Sonia Henrich – et le Syndicat National des Instituteurs – SNI – des Bouches du Rhône dont étaient également membres d’autres pionniers de l’aventure comme Guy Agnese. Guy Garnier s’exprime à ce sujet dans un entretien accordé en 2014 à Michel Neumuller du journal Aquò d’aquí, où il retrace sa vie d’engagement&nbsp;:</p>
</div>
<div>
<div align="text-align:center;">
<p style="margin: 20px;" align="justify"><em>Mai, en veritat, es lo Sindicat Naciounau deis Institutors dei Bocas dau Ròse, alòr unica organisacion, qu’es vengut me querre. Lei sindicalistas cercavon un inspector que podiá engimbrar quauqua ren en provençau.</em></p>
<p style="margin: 20px;" align="justify"><em>Mais, en vérité, c’est le Syndicat National des Instituteurs des Bouches-du-Rhône, alors unique organisation, qui est venu me chercher. Les syndicalistes cherchaient un inspecteur qui pouvait mettre en œuvre quelque chose en provençal.</em></p>
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</div>
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<p align="justify">Bien entendu, l’association des enseignants d’occitan de l’académie, l’AELOC, membre de la FELCO, surtout implantée dans les Bouches-du-Rhône, accompagnait et encadrait le processus. Guy Garnier était présent dans le colloque organisé tous les deux ans par l’AELOC où intervenaient autorités de l’Éducation nationale, associations d’enseignants, et, bien entendu la FAIL. Lorsqu’il y prenait la parole, c’était toujours pour mettre en évidence la corrélation entre ses convictions laïques et son attachement à l’enseignement de la langue. Il fut d’ailleurs à l’origine, en 2005, d’une motion de la FAIL 13 au sujet des langues de France, portée au congrès national de Lorient où elle fut adoptée à la quasi-unanimité.</p>
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<p align="justify">Il était également un affamé de savoir, et tout en ayant une maîtrise parfaite de la langue, il participait régulièrement aux <em>Rescontres occitans de Provença</em> dont il suivait les formations avec passion et discipline.</p>
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<p align="justify">S’il avait adopté la graphie classique occitane dans sa forme provençale telle que normalisée par les Robert Lafont et autre Guy Martin, il ne manifestait aucun sectarisme envers la tradition mistralienne également implantée en Provence. Sa rigueur et cet appétit d’apprendre lui valaient d’écrire une langue très sûre, dont la graphie est excellement maîtrisée, comme en témoignent les deux ouvrages dont il a confié l’édition à l’AELOC, l’AELOC pour laquelle il avait également traduit en occitan provençal un album pour les enfants. C’est grâce à partir de cette langue très sûre qu’il corrigeait volontiers les épreuves du journal <em>Aquò d’aquí</em> pour lequel il rédigeait également des articles.</p>
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<p align="justify">Les deux ouvrages écrits par lui se penchent sans complaisance ni excès de nostalgie sur une enfance qui lui avait valu de connaître une pratique vivante de l’occitan à laquelle il devait un vocabulaire très sûr (complété ensuite par le goût de la lecture et de l’étude), mais aussi, chose de plus en plus rare, une syntaxe naturellement occitane.</p>
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<p align="justify">Il sacrifia, comme tant d’autres au besoin de l’écriture autobiographique et au retour sur les usages oraux de la langue. Un <em>vilatjon quilhat sus son rocàs, dédicacé</em> «&nbsp;<em>a mei grands, lo Patin e la Patina</em>&nbsp;» évoque le Cornilhon de son enfance, ses usages familiaux, économiques et sociaux présentés à travers 21 chapitres thématiques. Barjadisses est un recueil d’histoires amusantes où l’auteur fait preuve de son talent de diseur, de son humour, mais aussi de ses connaissances théoriques par rapport à la littérature narrative. Voici comment il les présente, dans le texte introductif intitulé par la très occitane formule «&nbsp;Barjaca que barjacaràs&nbsp;»&nbsp;:</p>
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<div align="text-align:center;">
<p style="margin: 20px;" align="justify"><em>Es au lavador que, ritmats per lo bruch dei bacèus, resclantissián lei ressòns de la vida de totei lei jorns e que leis istòrias prenián sa color e sa forma vertadièras. Es aquí que conquistavan sa realitat, per tot dire sa veritat. Es a l’entorn dau potz ò de la fònt que lei gents ordinaris de la vida venián de personatges.</em></p>
<p style="margin: 20px;" align="justify"><em>C’est au lavoir que, rythmés par le bruit des battoirs, retentissaient les échos de la vie de tous les jours et que les histoires prenaient leur couleur et leur forme véritables. C’est là qu’ils conquerraient leur réalité, pour tout dire leur vérité. C’est autour du puits ou de la fontaine que les gens de la vie ordinaire devenaient des personnages.</em></p>
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<p align="justify">Assortis d’un lexique, les deux ouvrages témoignent des préoccupations pédagogiques de l’auteur&nbsp;: donner à lire une belle langue et faire connaître aux enfants du XXI e siècle la vie de leurs grands- parents et renouer ainsi le fil des générations.</p>
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<h2>Bibliographie</h2>
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<li><em>Clarà e Caruso</em>, traduction occitane de l’album jeunesse de Claudie Guyennon-Duchêne, Ed. Grandir, 1998</li>
<li><em>Barjadissas</em>, illustracions J. Claudi Daufin, Préface Alain Barthélémy-Vigouroux, AELOC, 2007.</li>
<li><em>Un vilatjon quilhat sus son rocàs</em>, Préface Alain Barthélémy-Vigouroux, AELOC, 2013</li>
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<h2>Sources</h2>
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<li>Entretiens avec la famille du 14-01-2023, sa sœur Ginette Aime, son frère Yvan Garnier</li>
<li>Avis de décès</li>
<li><a href="https://lo-lugarn-pno.over-blog.org/2014/05/deces-de-guiu-garnier-president-d-onor-de-l-aeloc.html">Article du Parti de la Nation Occitane</a></li>
<li><a href="https://www.aquodaqui.info/Guiu-Garnier-en-1982-son-lei-sindicats-qu-endraieron-l-ensenhament-de-la-lenga_a519.html">Entretien avec Guy Garnier, publié dans le mensuel Aquò d’aquí</a></li>
<li>Tribune libre donnée à la FELCO en 2006/li&gt;</li>
<li><a href="https://www.aeloc.fr/articles.php?lng=fr&amp;pg=1734&amp;mnuid=1319&amp;tconfig=0">«&nbsp;Guy Garnier à l’honneur&nbsp;», article en ligne sur le site de l’AELOC</a></li>
<li>Témoignage de Toni Prima, de la FAIL 13</li>
<li>Motion «&nbsp;Pour le développement des langues de France&nbsp;» adoptée en 2005 par la Ligue de l’Enseignement.</li>
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<h3>1- Avis de décès</h3>
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<p>PELISSANNE - SALON-DE-PROVENCE – MARSEILLE Christian GARNIER, son épouse, Maria Ardila Osorio et leurs enfants, Alain GARNIER, Denis(+) et Janine GARNIER et leurs enfants, Charles et Ginette AIME et leurs enfants, Yvan et Monique GARNIER et leur enfant, André et Monique CAMPO et leurs enfants, Les familles CARAYON et CHAZE, Parents et alliés, vous font part du décès de M. Guy GARNIER, Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier des Palmes Académiques, Président Honoraire de la FAIL des BDR, Président honoraire de la Commission Nationale de l'USEP, Président d'Honneur de l'AELOC survenu à l'âge de 84 ans Ils rappellent le souvenir de Christiane GARNIER née CHAZE, son épouse. Rendez-vous à la chambre funéraire du cimetière des Manières mercredi 28 mai 2014, à 14h15 à Salon-de- Provence, suivi de la cérémonie civile au crématorium d'Aix-les-Milles à 15h30.</p>
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<h3>2- Article publié sur le site du Parti nationaliste occitan</h3>
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<p>Decès de <a href="https://lo-lugarn-pno.over-blog.org/2014/05/deces-de-guiu-garnier-president-d-onor-de-l-
aeloc.html">Guiu GARNIER</a>, présidènt d'onor de l'AELOC Nòstre amic Guiu GARNIER es decedat a l'espitau de Selon lo Dijòus 22 de Mai a l'agi de 84 ans. Naissut a Selon dins una familha modèsta, Guiu avié passat una part de son enfanci pròchi de sei grands dins lo vilagi de Cornilhon. D'aquì li venié la pratica d'un provençau d'una perfeta autenticitat. Mèstre d'escòla, puei ispeitor de l'Educacien Nacionala, a Nions, Marselha e Selon, siguèt lo promier responsable de l'ensenhament de l'occitan dins lo despartament dei Bocas dau Ròse. Siguè à l'óurigino dóu chantié que permetè puei la creacien deis escolo semi-bilengo dicho "Centre d'ensegnamen countinu de la lengo regiounalo" e deis escolo bilengo óucitan-francés. Siguè tambèn un dei foundatour de l'AELOC, que n'en siguè de longo amenistratour jusqu'à tant que n'en siguèsse elegi presidènt d'ounour. Fourtamen engaja dins lou mouvamen laïque, assegurè tambèn la presidènci de l'Unien Espourtivo de l'Ensegnamen Primàri. Guiu a fisat a l'AELOC la publicacien de doas de seis òbras occitanas : un recuelh de novèlas, Barjadissas, e sa darniera òbra, un libre de sovenirs d'enfança, Un vilatjon quilhat sus son rocàs. Guiu Garnier a suscita l'estimo unanimo de tout'aquélei que l'an aproucha, tant dins sei founcien proufessiounalo que dins seis engajamen assouciatiéu. Dins soun ensignamen, mau-grat sa chausido persounalo en favour de la tradicien óucitanisto, a totjorn fa la provo d'uno toutalo douberturo à la tradicien mistralenco. Lo decès de Guiu Garnier es una pèrta irreparabla pèr la defènsa de la lenga. Leis òussèquis de Guiu GARNIER si debanaran au Crematorium dei Mielas as Ais de Provènça, 2370 carriera Claude-Nicolas Ledoux, 13290 Aix-Les-Milles, Tél: 04 42 60 39 03, lo dimècres 28 de Mai a 15 oras 30.</p>
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<h3>3- «&nbsp;Guy Garnier à l’honneur&nbsp;», article en ligne sur le site de l’AELOC</h3>
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<p>Le 18 octobre 2014, une soirée pour présenter le dernier livre de Guy Garnier, Un vilatjon quilhat sus son rocàs, s’est déroulée au CEP d’Oc à Aix en Provence. Nous avons déjà eu l'occasion de faire connaître cet ouvrage, qui est peut-être le plus remarquable parmi tous ceux que notre président d'honneur a donné à l’AELOC pour l'édition et la diffusion.</p>
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<p>Le public a ainsi pu découvrir, grâce à la lecture de quelques passages choisis, l'évocation du village dans lequel l'auteur passa son enfance, chez ses grands-parents. Nous apprendrons, grâce aux magnifiques photographies qui l'agrémentent, qu'il s'agit de Cornillon, surplombant la Crau et l'Etang de Berre. La vie aux alentours de la guerre de quarante s'offre ainsi à notre regard, à travers les yeux d'un enfant qui en explore les sensations, les aventures, les joies et les peines de la vie. Beaucoup d'émotion, de sympathie pour les gens du village, mais pas de nostalgie. Guy connaît la dureté du quotidien qu'ont vécu les habitants en ce temps-là, et il ne se fait pas le chantre des siècles passés. Mais il sait aussi qu'au nom du progrès, des trésors ont été détruits, à commencer par la langue, et que rien ne peut justifier le fait d'avoir fait taire la parole d'un peuple.</p>
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<p>Par la grâce de l’image, Jean-Pierre Belmon, qui préside à présent le CEP d’Oc en succédant à Marc Audibert, replaçait Guy dans son environnement d’origine, et lui faisait dire la genèse de l'ouvrage. Il a pu ensuite lui-même la rappeler directement, et évoquer ses intentions, ainsi que la place que son expérience de jeunesse a tenu dans sa vie.</p>
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<p>La soirée s'acheva avec la belle prestation du groupe du Terralhet, qui nous donna un aperçu de son nouveau spectacle Amontanhatge, avec l’interprétation de deux chansons de Charlon Riéu, Moun Sant Miquèu et A la gardo dóu troupèu, la segonde mise en musique par Jean-Pierre Reynaud, ainsi qu'un chant traditionnel de la Vésubie, La Pastressa. Ce spectacle sera donné le 16 Novembre à la Farlède (83) et le 23 à Auriol (13).</p>
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<h3>5- Témoignage de Toni Prima, FAIL 13</h3>
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<p>Il fut inspecteur de l'enseignement primaire (IDEN), dans la Drôme, en Corse, à Marseille, dans le Pays de Salon. Dans les Bouches-du-Rhône (au moins) il fut un IDEN très apprécié, et très respecté pour ses compétences pédagogiques et ses contacts toujours chaleureux avec les enseignants. Personnellement je n'ai connu personne qui ne fut pas de cet avis.</p>
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<p>À la Ligue de l'enseignement où il exerça la fonction de Président de l'USEP (j’ignore les dates), et de Président de la FAIL (probablement toute la décennie des années 80), il fut d'un engagement total, très apprécié pour ses interventions toujours fermes, et claires.</p>
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<p>Il participa aux réflexions nationales de l'USEP, et fournit une grosse part des éléments qui ont permis d'écrire l'histoire de l'USEP, mais, d'après mes souvenirs, il fut étonné de ne pas être tenu au courant de la conclusion de ces travaux et de l'ouvrage qui en fut issu.</p>
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<p>Militant laïque, de l’École publique il s'interrogeait sur la contradiction École publique / Calandreta. Il a plusieurs fois abordé cette question avec moi, et manifestement souffrait autant que moi de cette aporie.</p>
<p>En 2005 (date probable mais que je n'ai pas les moyens de vérifier), il me soutint lorsque j'ai présenté à un Congrès départemental des Bouches-du-Rhône, puis au Congrès national de la Ligue, la motion de défense des langues régionales, qui fut adoptée, à une assez large majorité, après un débat assez tumultueux, certains départements voyant dans cette motion une atteinte à l'unité nationale …/p&gt;</p>
<p>Voici les dates où je retrouve dans mes propres notes et les CR de réunions, des traces de son activité au sein de la Ligue, mais la FAIL 13 malgré ses promesses ne m'a jamais donné plus de renseignements me permettant de préciser les dates de ses engagements et éventuellement d'autres activités (et je sais qu'il en a eu de nombreuses). Toutes les personnes qui l'ont connu m'ont confirmé combien Guy avait compté pour elles, toutes sans exception m'ont dit qu'elles l'avaient énormément apprécié et regretté. Aucune ne m'a fourni de dates ou des faits qui pourraient contribuer à une biographie qui ne fût pas que mémorielle, ce que je regrette.</p>
<ol>
<li>Le 14/5/81, en tant président de la FAIL il anime le débat sur la laïcité à Châteaurenard (13)</li>
<li>Le 10/2/87, en tant président de la FAIL, il intervient au cours d'une réunion de l'UFOLEP sur le prix des cartes.</li>
<li>En juillet 1989, il participe au Congrès national de la Ligue, à Toulouse</li>
<li>Le Participe en tant que modérateur des interventions, au colloque «&nbsp;Laïcité&nbsp;»,organisé par la Commission Laïcité de la FAIL, dont il était membre actif</li>
<li>En octobre 1999, il préside le débat organisé par la Commission Islam et Laïcité de la FAIL, à Marseille, avec des représentants des diverses religions (musulmans, juifs, catholiques, protestants), Libre Pensée, agnostiques, et un juriste prof de droits à Paris-Diderot.</li>
<li>Le 20/10/99 &amp; le 7/3/2000, Il est excusé lors de la réunion mensuelle de la Commission Islam et Laïcité à laquelle il participe régulièrement, depuis son origine (1988, probablement).</li>
<li>En 2001 Il participe toujours à cette commission (il semblerait que par la suite, vu la distance des déplacements, l'âge et l'heure des réunions, il se soit contenté de suivre nos travaux par les CR, et parfois par des contributions écrites).</li>
</ol>
<p>Défenseur convaincu de «&nbsp;sa&nbsp;» langue qu'il parlait et écrivait parfaitement, il était le promoteur actif du journal Aquo d'aqui auquel il contribua entre autres par de nombreux articles. Tous ceux à qui je les ai communiqués m'ont toujours dit le plaisir qu'ils avaient à lire sa prose. Dans un texte ci-joint, un entretien paru si je me souviens bien dans le journal Aquo d’aqui, il dit lui-même dans quelles conditions il fut à l’origine de la prise en compte par l’institution académique avec le soutien du SNI (devenu depuis SNUIpp) des cours de langue régionale, et comment il fut à l’origine de la création de l’AELOC.</p>
<p>Les deux livres que je connais de lui ont toujours ravi ceux à qui je les ai fait connaître. Tous appréciaient son provençal limpide, chaleureux, sans passéisme.</p>
<p>Je sais que, retraité, il a assuré de nombreuses années des cours d'occitan aux écoliers de Cazan (commune de Vernègues, 13), et je crois savoir qu'il fit de même à Pelissanne ou à Salon (vague souvenir personnel, lors d'une visite que je lui fis quand il fut hospitalisé à La Fare (?) après un incident cardiaque.</p>
<p>Guy n'était pas de ceux qui se mettent en avant, se considérant plutôt comme simple militant de base alors qu'on savait qu'on pouvait toujours compter sur lui.</p>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne (1955-...)]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[LLACS-Langues, littératures, arts et cultures du sud (Université Paul-Valéry, Montpellier 3)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2023-05-02 Florian Bart]]></dcterms:date>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Ligue de l’enseignement]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc (F.E.L.C.O.)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Bouches-du-Rhône (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2140">
    <dcterms:title><![CDATA[François Lagorce (1977-2020)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Fonctionnaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">« Francés », François LAGORCE, né le 28 mars 1977 à Périgueux / Décédé le 03/10/2020 à Périgueux est un personnage emblématique du Périgord Occitan. Il a œuvré à l’émergence d’une prise de conscience de la «&nbsp;cause&nbsp;» occitane dans l’institution départementale. Il quitte la fonction publique, pour créer </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Occitània creativa</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, entreprise coopérative qui prend appui sur la langue et la culture occitanes et met en lumière les richesses du territoire. Ses qualités humaines et intellectuelles ont permis à la Dordogne de changer la manière d’entrevoir l’occitanisme.</span></span></p>
<br /><br />
<h2>Identité</h2>
<h3><br />Formes référentielles :</h3>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">François Lagorce</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">&nbsp;</span></span></p>
<h3>Autres formes du nom :</h3>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Francés o lo Francés</span></span> (Forme occitane)<br /><br /></p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">François Lagorce était issu d’une famille paysanne résidant à St-Rabier (Dordogne). De père périgourdin (famille occitanophone) et d’une mère réunionnaise. Il apprend l’occitan à la cité scolaire Giraut de Bornelh à Excideuil. En 1999, il fait des études à l’université Michel de Montaigne à Bordeaux pour préparer un DEUG de lettres, mention «&nbsp;langue et culture occitanes&nbsp;» et c’est à partir de ce moment qu’il consacre toute sa vie à la renaissance d’oc. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">François Lagorce décède le 3 octobre 2020 à Périgueux à l’âge de 43 ans. </span></span></p>
<p></p>
<h2>Engagements dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">François Lagorce a passé une partie de sa vie à œuvrer pour la promotion de l’occitan à travers différents postes dans la fonction publique territoriale. Tout d’abord, en tant que salarié d’une association départementale (Comité Périgord Langue Occitane, 2000) dans laquelle il a mis en place des projets d’actions culturelles et a soutenu les différentes associations du territoire. Il a été membre actif du </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>tchatch’oc</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> (ateliers de chants et conversations de 2005 à 2008) et a participé à de nombreuses manifestations culturelles départementales et inter-régionales.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Puis, au sein de l’Agence culturelle départementale Dordogne-Périgord de 2008 à 2015 en tant que tant qu’agent territorial, il a participé activement au développement de la politique linguistique occitane. Lors de la collecte </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Mémoire(s) de demain</i></span></span><sup><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym">1</a></i></span></span></sup><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, il a travaillé aux entretiens filmés des locuteurs naturels du Périgord, puis il a coordonné la valorisation de ce matériau par de nombreuses restitutions publiques, la mise en œuvre de programmes de créations artistiques et la numérisation des entretiens auprès des Archives départementales. Il a coordonné et animé le service occitan auprès de quatre autres agents et a travaillé étroitement auprès de l’élu départemental délégué à l’occitan l’écrivain Jean Ganiayre. Cette collaboration les a conduits à la conception et la mise en place du premier </span></span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://www.dordogne.fr/fileadmin/telechargements/DGA-CES/Occitan/Schema_departemental_de_developpement_de_la_langue_et_de_la_culture_occitanes.pdf" target="_top"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">schéma départemental de développement de la langue et de la culture occitanes en 2012</span></span></a></u></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. Cette étape politique et institutionnelle a marqué un grand pas dans la reconquête de l’occitan sur le territoire périgourdin.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">En 2015, germent dans la pensée de François Lagorce les principes et fondements qui donneront naissance en 2016 à </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Occitània creativa</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. Cette structure dédiée à la valorisation et à la communication de nos territoires ruraux </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">pense fermement</span></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> que la culture occitane, les mémoires et les savoir-faire, les vécus et les récits sont les outils de la reconquête de nos avenirs. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Par son expérience vécue lors des collectes, François Lagorce savait que les histoires que l’on se raconte fondent nos cultures et œuvrent à l’écriture de nouvelles histoires. Des histoires que l’on pourrait écrire par nous-mêmes pour nous ré-inventer depuis nos racines, dans une grande liberté d’esprit et de ton sous l’égide du </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Paratge</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. Fondé et alimenté par ces idées, le cœur d’</span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Occitània creativa </i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">(</span></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://occitaniacreativa.org/%20" target="_top">https://occitaniacreativa.org/</a>) </span></span></u></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">en est tout autant économique. </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Occitània creativa</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> proposera une structuration d’entraide et de co-développement pour les professionnels qui y œuvrent. Cette structure, durant ses trois années d’existence, a accompagné des collectivités dans l'étude de projets à vocation culturelle, porté la direction et la mise en œuvre d'un réseau pluridisciplinaire de professionnels dans le but de répondre aux besoins des territoires ruraux, et a ainsi contribué à l'essor de l’Économie Sociale et Solidaire en Dordogne. De cette expérience est née la publication </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Territoires Résistants</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. </span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Occitània creativa</i></span></span><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> a également réalisé à Rouffignac la collecte de la mémoire de l'incendie de la ville par la division Brehmer et la scénographie de l'espace dédié au 31 mars 1944. </span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; orphans: 0; widows: 0; background: transparent;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> <span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://archives.dordogne.fr/a/535/memoire-s-de-demain-/" target="_top"><span style="font-size: small;">https://archives.dordogne.fr/a/535/memoire-s-de-demain-/</span></a></u></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Mémoire(s) de demain Collecte de la culture et de la mémoire occitanes L’opération </span><em><span style="font-size: small;">Mémoire(s) de demain</span></em><span style="font-size: small;"> a été lancée par le Département de la Dordogne en 2006, dans un souci de sauvegarder puis valoriser la culture et la langue occitanes. Dans tout le</span> <span style="font-size: small;">département,</span> <span style="font-size: small;">des campagnes d’entretiens filmés ont ainsi permis de recueillir un important matériau ethnographique (contes, récits, chansons…) auprès des derniers locuteurs naturels de l’occitan. Le programme s’est achevé en 2014. Les enregistrements remis aux Archives départementales sont en cours de description et d’indexation avec l’aide de l'</span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://www.oc-cultura.eu/" target="_top"><span style="font-size: small;">In’oc Aquitaine, devenu aujourd’hui le CIRDOC Institut occitan de cultura</span></a></u></span><span style="font-size: small;">, pour une durée de 220 heures fin 2019.</span></p>
<p class="sdfootnote"></p>
</div>
<h2>Source</h2>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;">entretiens avec la famille, et avec ses ex-collègues à Occitània creativa</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Sébastien Girard, en charge de la mission langue et culture occitanes au Département de la Dordogne ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[entretiens avec la famille, et avec ses ex-collègues à Occitània creativa]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2021-10-13, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Sébastien Girard, ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Article biographique ]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Périgord (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Périgueux (Périgord)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2120">
    <dcterms:title><![CDATA[Fourès, Auguste (1848-1891)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Fourès, Auguste (1848-1891)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Journaliste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">F&eacute;lix Gras, Auguste Four&egrave;s, No&euml;l Blache, Prosper Estieu ont, &agrave; des &eacute;poques diff&eacute;rentes, tous &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;s de &laquo; f&eacute;libre rouge &raquo;. &Agrave; leur engagement de f&eacute;libres en faveur du renouveau de la langue occitane (avec parfois des opinions f&eacute;d&eacute;ralistes assum&eacute;es) &agrave; des convictions r&eacute;publicaines non moins affirm&eacute;es. Souvent partisans de la la&iuml;cit&eacute;, de l&rsquo;&eacute;ducation pour tous, sensibles aux conditions de travail des classes laborieuses, ces f&eacute;libres ont souvent transpos&eacute; leur vision du monde dans l&rsquo;histoire occitane, sur laquelle ils ont parfois port&eacute; un regard teint&eacute; de leurs opinions. Pour Four&egrave;s, comme pour Gras, c&rsquo;est ainsi l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e de la Croisade contre les Albigeois, revue &agrave; travers le regard de leur temps et de leur bagage, qui a cristallis&eacute; leur attention, au risque d&rsquo;ailleurs d&rsquo;opposer au roman national historique fran&ccedil;ais, qui se constituait &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, un autre roman national gu&egrave;re plus d&eacute;gag&eacute; de parti-pris id&eacute;ologique. En plus de son activit&eacute; de quincailler, Four&egrave;s donna toute sa (courte) vie l&rsquo;impression de se d&eacute;multiplier : journaliste en fran&ccedil;ais dans plusieurs journaux, &eacute;lu politique, fondateur de revues, f&eacute;libre majoral, il fut incontestablement un des acteurs les plus prolifiques de la renaissance d&rsquo;oc.</p>
<h2>Identit&eacute;</h2>
<h3><b>Formes r&eacute;f&eacute;rentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Four&egrave;s, Auguste (1848-1891)</p>
<h3>Autres formes du nom</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Four&egrave;s, Aguste<br />- For&eacute;s, August</p>
<h2>&Eacute;lements biografiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Auguste Four&egrave;s, fils du juge de commerce Jean-Fran&ccedil;ois Four&egrave;s et d&rsquo;une m&egrave;re propri&eacute;taire d&rsquo;une quincaillerie, est n&eacute; le 8 avril 1848 &agrave; Castelnaudary, capitale du Lauragais. Attir&eacute; par le monde des Lettres et l&rsquo;&eacute;criture, pr&eacute;coc&eacute;ment gagn&eacute; aux id&eacute;es r&eacute;publicaines, il commence &agrave; &eacute;crire dans plusieurs journaux du Midi, tous d&rsquo;orientation r&eacute;publicaine : <em>L&rsquo;Entracte</em> (Toulouse, &agrave; partir de 1866), <em>L&rsquo;Investigateur</em> (Toulouse, &agrave; partir de 1867), <em>M&eacute;phistoph&eacute;l&egrave;s</em>, &laquo; journal charivarique et satirique de Toulouse &raquo;, &agrave; partir de 1868, <em>Le Midi Artiste</em>, toujours de Toulouse, puis <em>La Fraternit&eacute; de Carcassonne</em> et <em>L&rsquo;&Eacute;cho de Marseille</em> en 1870. Il fondera en 1887 <em>Le Petit Toulousain</em>, organe r&eacute;publicain li&eacute; &agrave; <em>La D&eacute;p&ecirc;che du Midi</em>, dont il assurera la direction et qui dispara&icirc;tra avec lui &agrave; sa mort, en 1891. Candidat aux &eacute;lections municipales de sa commune, il devient en 1878 adjoint au maire de Castelnaudary avant de d&eacute;missionner deux ans plus tard, lass&eacute; semble-t-il par l&rsquo;incurie de l&rsquo;&eacute;quipe municipale. C&rsquo;est &agrave; cette &eacute;poque qu&rsquo;il rencontre le po&egrave;te et journaliste Louis-Xavier de Ricard, r&eacute;cemment install&eacute; &agrave; Montpellier et converti &agrave; l&rsquo;histoire du Languedoc par les &eacute;crits de Napol&eacute;on Peyrat, avec qui il fonde en 1878 <em>L&rsquo;Armana de la Lauseta</em>, almanach f&eacute;libr&eacute;en, et d&eacute;veloppe l&rsquo;id&eacute;e de f&eacute;librige r&eacute;publicain, ou &laquo; f&eacute;librige rouge &raquo;. Il est inutile de pr&eacute;ciser que cette approche du f&eacute;librige ne sera pas sans provoquer oppositions et grincements de dents au sein de l&rsquo;institution. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; m&ecirc;me pouss&eacute; &agrave; la d&eacute;mission, Four&egrave;s r&eacute;int&egrave;gre le F&eacute;librige et devient m&ecirc;me majoral en 1881, <em>Cigalo de la Libertat</em>.<br />Four&egrave;s commence par &eacute;crire l&rsquo;occitan - le sous-dialecte languedocien est-toulousain du Lauragais - avec sa propre graphie, une graphie &laquo; patoisante &raquo;. Il se formera ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e aux normes graphiques pr&ocirc;n&eacute;es par le F&eacute;librige. Employant un occitan local mais de bonne facture, Four&egrave;s est adepte d&rsquo;un style simple et raffin&eacute;. Il lui arrive de se cacher derri&egrave;re des noms de plume, comme l&rsquo;ont fait beaucoup de f&eacute;libres. <br />Combinant le f&eacute;d&eacute;ralisme avec un patriotisme fran&ccedil;ais tr&egrave;s revendiqu&eacute;, Four&egrave;s se passionne pourtant pour le catharisme, per&ccedil;u &agrave; travers le prisme de son anticl&eacute;ricalisme r&eacute;publicain du XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle. Il consid&egrave;re l&rsquo; &laquo; albig&eacute;isme &raquo; comme un pilier de l&rsquo;identit&eacute; occitane, et regarde l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e de la Croisade comme fondateur de la culture d&rsquo;oc. Four&egrave;s est &eacute;galement un chantre du &laquo; panlatinisme &raquo;, alliance des peuples et des cultures romanes et m&eacute;diterran&eacute;ennes. Aux c&ocirc;t&eacute;s de Xavier de Ricard, tout aussi oppos&eacute; que lui &agrave; l&rsquo;orientation conservatrice du F&eacute;librige de leur temps, Four&egrave;s tente de lancer l&rsquo;<em>Alliance latine</em>, revue dont seuls deux num&eacute;ros para&icirc;tront, qui pr&eacute;tend rassembler et r&eacute;unir tous les peuples de culture latine d&rsquo;Europe et au-del&agrave;. Cette volont&eacute; d&rsquo;ouverture de l&rsquo;identit&eacute; occitane sur l&rsquo;espace eurom&eacute;diterran&eacute;en est repr&eacute;sentative de la vision que les &laquo; f&eacute;libres rouges &raquo; avaient de la notion m&ecirc;me d&rsquo;identit&eacute; occitane. De Ricard sera du reste un des premiers &agrave; employer le terme de &laquo; parlers occitaniens &raquo;. <br />Atteint semble-t-il d&rsquo;ataxie tab&eacute;tique, il meurt en 1891 &agrave; Castelnaudary, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de quarante-quatre ans. Franc-ma&ccedil;on et libre-penseur, Four&egrave;s sera enterr&eacute; une premi&egrave;re fois selon le rite catholique sur la volont&eacute; de sa famille, avant que son corps, par d&eacute;cision de son ex&eacute;cuteur testamentaire, soit exhum&eacute; quelques jours plus tard et enterr&eacute; de nouveau selon ses principes : debout, la t&ecirc;te tourn&eacute;e vers l&rsquo;Orient et sans c&eacute;r&eacute;monie religieuse. Un buste le repr&eacute;sentant est &eacute;rig&eacute; devant le palais de justice de Castelnaudary.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L&rsquo;engagement dans la renaissance d&rsquo;oc d&rsquo;Auguste Four&egrave;s n&rsquo;est pas dissociable de son existence. Son engagement r&eacute;publicain, &laquo; progressiste &raquo; dans l&rsquo;acception que poss&eacute;dait le terme &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, franc-ma&ccedil;on et anticl&eacute;rical allait de paire avec sa revendication d&rsquo;une identit&eacute; occitane assum&eacute;e et reconnue dans le cadre de la R&eacute;publique, ce cadre d&ucirc;t-il &ecirc;tre repens&eacute; sous l&rsquo;angle du f&eacute;d&eacute;ralisme, alors en vogue chez les f&eacute;libres r&eacute;publicains. S&rsquo;il fonda une revue et en co-fonda une autre, Four&egrave;s v&eacute;cut son double engagement f&eacute;libr&eacute;en et r&eacute;publicain au c&oelig;ur de sa vie, que ce soit &agrave; travers son court mandat d&rsquo;&eacute;lu local comme dans ses fonctions de r&eacute;dacteur et responsable de journaux et revues. F&eacute;libre, f&eacute;d&eacute;raliste, mais oppos&eacute; en quelque sorte &agrave; la doxa et &agrave; l&rsquo;approche politique et philosophique du F&eacute;librige proven&ccedil;al de son temps, catholique et conservateur, il tenta de concilier entre eux des id&eacute;aux qui, dans le contexte id&eacute;ologique de son temps, n&rsquo;allaient pas forc&eacute;ment de soi ensemble. En &eacute;largissant la reconnaissance et la valorisation de la culture d&rsquo;oc &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle des cultures latines, Four&egrave;s, associ&eacute; &agrave; Ricard, manifeste la volont&eacute; d&rsquo;ouvrir, d&rsquo;&eacute;largir la r&eacute;flexion &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du dialogue entre cultures voisines et li&eacute;es, en fuyant la tentation de l&rsquo;entre-soi occitan et f&eacute;libr&eacute;en.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Escarpit, David]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2018-05-31]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-26 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/9bb527f3f74b01845d992a2198520f04.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibres Rouges]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2120]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Castelnaudary (Aude)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Aude (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Toulouse (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Haute-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2069">
    <dcterms:title><![CDATA[Fabre, Roger (1920-2015)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Fabre, Rogièr (1920-2015)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Fonctionnaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Fonctionnaire (receveur des PTT), résistant (groupe Vény), administrateur du Cercle occitan de Montpellier, rédacteur en chef du <em>Bram dau Clapas</em>, auteur de grilles de mots croisés, poèmes, récits et nouvelles.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Fabre, Roger (1920-2015)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Fabre, Rogièr (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lo Rogièr (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lo gardian (pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p align="JUSTIFY"><span>Roger Raymond François René Fabre est né dans le Tarn en 1920. Sa mère était originaire du Poujol-sur-Orb (Hérault) et son père avait une entreprise de charpente-menuiserie à Mazamet (Tarn). Cadet de quatre enfants, trois garçons puis une fille, il étudie à l’École Pratique de sa ville natale pour être menuisier et sera aussi apprenti boulanger chez des parents à Lavaur. Sa vie professionnelle s’est cependant déroulée dans l’administration des Postes où il entre comme télégraphiste à près de quatorze ans et où il reste 46 ans, une carrière achevée comme chef d’établissement (ou receveur des PTT) à Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) en 1980. Il évoque sa vie dans ses œuvres et souvenirs, situe ses débuts et son parcours dans le contexte de l’époque.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Il n’a pas été mobilisé en 1940 mais a été convoqué aux chantiers de jeunesse au Vigan, puis requis pour le Service du travail obligatoire (STO). Il part dans un train de postiers à destination d’Innsbruck (Autriche), où il est affecté aux tâches de commis et facteur du bureau local. Il est alors en contact avec la population de langue allemande et y subit les premiers bombardements américains. Il réussit à revenir au bout de quelques mois et mène une vie semi-clandestine dans sa région. Il rejoint le maquis du groupe Vény dans le sud du Tarn et participe à la Libération dans le secteur de la Montagne Noire. Il se marie en 1946 avec Claire, une jeune femme d’origine italienne, et leur naît une fille.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Dès ses seize ans, lors du Front Populaire, il s’intéresse à la vie politique et au syndicalisme. Il est membre des Jeunesses socialistes puis de la SFIO, de la CGT réunifiée puis de la CGT-FO à sa création. Il s’éloigne de ce militantisme quand il entre dans la carrière de receveur en 1956 et adhère à l’Amicale des chefs d’établissement dont il était toujours membre à son décès. Issu d’une famille pratiquante, il entretient des liens étroits avec la religion catholique.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Pour progresser dans sa carrière suite à un goût des contacts humains, il devient receveur et se déplace avec sa famille de poste en poste dans la France entière pendant un quart de siècle. Auparavant, il prépare plusieurs concours administratifs où il découvre les matières de l’enseignement secondaire, et notamment la littérature. De même, il apprécie les lectures que lui permettent les nuits de travail à la Poste de Mazamet. Il apprend l’italien pour communiquer avec sa belle-famille et cette connaissance, jointe à celle de l’occitan et à l’intérêt porté aux langues romanes, lui permet de renseigner des migrants du bassin méditerranéen quand il est en fonction dans des régions industrielles.</span></p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p align="JUSTIFY"><span>Dans les postes occupés en pays occitans, par exemple dans la Haute-Garonne (vers 1975), il observe l’ampleur de la diversité linguistique. «&nbsp;Sur le marché de Saint-Gaudens, quand j’étais à Aspet, on entendait parler 1°/ le toulousain, 2°/ l’ariégeois, 3°/ le bigourdan, 4°/ l’occitan du Gers […]. J’assimile un peu de tout.&nbsp;» (2014).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Il avait remarqué tout jeune les variantes que sa famille proche pratiquait, de Lavaur à Montpellier. Entre l’enfance et les loisirs de retraité, la curiosité pour les langues ne l’a pas quitté. L’occitan a été une aventure à la fois précoce et tardive. Chez ces artisans citadins, c’était la langue de l’atelier de menuiserie paternel et la langue des échanges avec les grands-parents, dont une grand-mère qui connaissait des proverbes et contes locaux. Il l’approfondit aussi à la métairie d’un grand-oncle au Ribec (commune du Pont-de-l’Arn), où il passe l’été avec d’autres enfants de la famille élargie embauchés autour de leur dixième année pour apporter leur force de travail au moment des récoltes.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">«&nbsp;De tot l’estiu, ausissiam pas gaire parlar lo francés, las discutidas se debanavan en occitan. Per las batesons, lo ser, se cantava e solament de cants vièlhs occitans. Pòdes pas saupre lo recòrd qu’ai dins lo cap d’aquel temps benesit. L’occitan que se parlava èra linde e quand pus tard me mainèri de l’ensenhar als autres al Cercle Occitan de Montpelhièr, l’ai plan sovent pres coma referéncia&nbsp;», écrivait-il en 2013 à une descendante de ces métayers tarnais.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Une autre pratique vient de la presse écrite et de ses récits comiques lus en famille. </span><span><em>La Campana de Magalouna</em></span><span> était apportée au Poujol par un oncle travaillant à Montpellier&nbsp;: «&nbsp;Pour nous, c’était nouveau, on pouvait lire notre langue, celle qu’on entendait parler tous les jours&nbsp;». Pas de rencontre avec le félibrige local, un autre monde.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Plus tard, au milieu des années 1980, la retraite le conduit à Montpellier où il intègre le Cercle occitan de Montpellier, où Jean Rouquette-Larzac assure des cours au Centre Saint-Guilhem. Il y apprend l’orthographe normalisée, enrichit son vocabulaire et s’intéresse à l’étude des textes anciens. Il avait élaboré des grilles de mots croisés au STO puis avait rédigé des souvenirs familiaux en français. Il transpose ces pratiques à la langue occitane. Et il lit au Cercle ses premiers vers, avec l’assurance du locuteur natif.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">«&nbsp;A la debuta farguèri qualques poèmas per far véser als companhs las diferéncias entre las formas francesas e occitanas e mai que mai pausar l’accent tonic, pas facil per un Parisenc o Irlandesa o Japonesa. Per començar, ai fait amb los dits de ma grand-maire e puèi ai parlat de la familha, de ieu mas, plan sovent, una frasa canta dins mon cap que sembla un vèrs, la meti negre sus blanc e, aquí dessus, bròdi, sens saupre tròp ont vau, daissi far mon inconscient o mon subconscient&nbsp;», témoigne-t-il en 2013.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>Il assure un temps à son tour la responsabilité des cours, tout comme il co-anime un éphémère Cercle occitan de Saint-Gély. La revue du Cercle occitan de Montpellier, </span><span><em>Lo Bram dau Clapàs</em></span><span>, accueille au fil des années ses grilles, ses textes et poèmes et il en devient rédacteur en chef. Il s’engage un peu plus dans les années 2000-2010. A 80 ans, vivant seul et moins valide, il est disponible pour des activités de type intellectuel où il s’épanouit dans une grande liberté d’action. Il correspond ainsi avec le journaliste Jacques Bruyère de </span><span><em>Midi Libre</em></span><span>, à propos de sa rubrique «&nbsp;Nature et patrimoine&nbsp;».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span>L’année de ses 90 ans, le Cercle prend l’initiative avec Alain Bessière d’éditer et de faire connaître un choix de ses écrits en oc, traduits par ses soins, </span><span><em>A Tròces e a Bocins</em></span><span>, édité par l’IEO Lengadòc, poèmes et nouvelles. C’est aussi l’époque où il diffuse une sélection hebdomadaire d’informations occitanes par courriel, </span><span><em>Lo Bramaironet</em></span><span>. Il pratiquait la poésie de circonstance en français et en gratifiait sa famille et ses amis d’un club de retraités dans la ville de Saint-Gély-du-Fesc (Hérault) où il est décédé d’une crise cardiaque en 2015. Devenu malvoyant au cours des quatre dernières années de sa vie, il était resté lucide et sociable dans son dernier cadre de vie, la maison de retraite Belle-Viste. Il y est interviewé en mai 2013 par Aimat Brees pour l’émission </span><span><em>Camina que caminaràs</em></span><span> de Ràdio Lenga d’Oc. Il participe à un ultime concours de poésie sur le thème de la solidarité. Il tient sa place dans les échanges intergénérationnels avec les enfants d’une école et du collège local, et ceux du collège Leon Còrdas de Grabels, sur ses thèmes de prédilection, l’occitan et la Résistance.</span></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Foncionari (recebeire dels PTT), resistent (grop Vény), administrator del Cercle occitan de Montpelhièr, cap-redactor del <em>Bram dau Clapàs</em>, autor de mots en crotz, poèmas, racontes e novèlas.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Fabre, Roger (1920-2015)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Fabre, Rogièr (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lo Rogièr (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lo gardian (pseudonyme)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p align="JUSTIFY">Rogièr, Raimon, Francés Renat Fabre nasquèt dins Tarn en 1920. Sa maire èra de Pojòl-sus-Òrb (Erau) e son paire aviá una entrepresa de fustatge e menusariá a Masamet (Tarn). Cabdet de tres dròlles e una dròlla, estúdia a l’Escòla Practica de sa vila natala per far menusièr e farà tanben aprendís-fornier ençò de parents a La Vaur. Çaquelà, sa vida professionala se debanarà dins l’administracion de las Pòstas ont dintra per telegrafista a gaireben quatòrze ans e ont demòra 46 ans e i acaba sa carrièra cap d’establiment (o recebeire dels PTT) a Vilafranca de Lauragués (Garona-Nauta) en 1980. Evòca sa vida dins sas òbras e sovenirs, situa sos debuts e son caminament dins lo contèxte de l’epòca.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Foguèt pas mobilizat en 1940, mas foguèt mandat als «&nbsp;Chantiers de Jeunesse&nbsp;» al Vigan, puèi requesit pel Servici del Trabalh Obligatòri (STO). Partís dins un tren de postièrs per Innsbrück (Austria) ont es afectat au prètzfach de comís e portaire del burèu local. Es al contacte ambe la populacion de lenga alemanda e coneis los primièrs bombardaments americans. Capita a tornar aprèp qualques meses e viu dains la semi-clandestinitat dins sa region. Jonh lo maquís del grop Vény dins lo sud de Tarn e participa a la Liberacion dins lo sector de La Montanha Negra.</p>
<p align="JUSTIFY">En 1946, marida Clara, joventa d’origina italiana que li balharà una dròlla.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Tre setze ans, pendent lo Front Popular, s’interèssa a la vida politica e al sindicalisme. Es sòci de las Joventuts Socialistas, puèi de la SFIO, de la CGT reünificada, puèi de la CGT-FO a sa creacion. S’aluènha d’aquel militantisme quand comença sa carrièra de recebeire en 1956 e aderís a l’Amicala dels caps d’establiments e n’èra encara sòci quans se moriguèt. Sortit d’una familha practicanta, aurà de ligams estreches ambe la religion catolica.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Per s’enançar dins sa carrièra e per gost pels contactes umans, ven recebeire e se muda ambe sa familha, pòst aprèp pòst dins tota la França pendent un quart de sègle. Aperabans, prepara mantun concorses administratius e i descobrís las matèrias de l’ensenhament segondari e mai que mai la literatura. Prèsa tanben las lecturas que li permeton las nuèches de trabalh a la Pòsta de Masamet. Apren l’italian per comunicar ambe sos bèlsparents e aquela coneissença, ligada a la de l’occitan e a l’interès que pòrta a las lengas romanas, li permet d’entre-senhar de migrants del bacin mediterranèu quand es en foncion dins de regions industrialas.</p>
<h2><strong>Engatjament dins la Renaissença d’Òc&nbsp;</strong></h2>
<span>Dins los pòstes ocupats en país occitan, pèr exemple en Garona-Nauta (cap a 1975), obsèrva l’ample de la diversitat linguistica. <br /><br />«&nbsp;</span><em>sur le marché de Saint-Gaudens, quand j’étais à Aspet, on entendait parler 1° le toulousain, 2° l’ariégeois, 3° le bigourdan, 4° l’occitan du Gers [...]. J’assimile un peu de tout</em><span>.&nbsp;» (2014).<br /><br /></span>
<p align="JUSTIFY">Jovenòt, aviá remarcat las variantas que sa familha pròcha practicava, de La Vaur a Montpelhièr. Entre l’enfança e los lésers de la retirada, la curiositat per las lengas lo quitèt pas. L’occitan foguèt una aventura a l’encòp precòça e tardiva. Ençò d’aqueles mestierals ciutadans, èra la lenga del talhièr de menusariá pairal e la lenga dels escambis ambe los pairegrands, qu’una grand sabiá de provèrbis e de contes locals. L’aprigondís tanben a la bòria d’un grand oncle al Ribec (comuna del Pont-de-l’Arn), ont passa l’estiu ambe d’autres dròlles de la familha embauchats tre dètz ans per ajudar a las recòltas.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">«&nbsp;<em>De tot l’estiu, ausissiam pas gaire parlar lo francés, las discutidas se debanavan en occitan. Per las batesons, lo ser, se cantava e solament de cants vièlhs occitans. Pòdes pas saupre lo recòrd qu’ai dins lo cap d’aquel temps benesit. L’occitan que se parlava èra linde e quand pus tard, me mainèri de l’ensenhar als autres al Cercle Occitan de Montpelhièr, l’ai plan sovent pres coma referéncia</em>&nbsp;», escriviá en 2013 a una descendenta d’aqueles borièrs tarneses.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Negligís pas la premsa escricha e sos racontes comics legits en familha. <em>La Campana de Magalona</em> èra portada al Pojòl per un oncle que trabalhava a Montpelhièr&nbsp;: «&nbsp;<em>Pour nous, c’était nouveau, on pouvait lire notre langue, celle qu’on entendait parler tous les jours.</em>&nbsp;» Pas de rescontre ambe lo Felibritge, un autre monde...</p>
<p align="JUSTIFY">Al mitan de las annadas 1980, la retirada lo mena a Montpelhièr ont intègra lo Cercle Occitan de la vila. e ont Joan Larzac assegura los corses al centre Sant-Guilhèm. I apren la grafia normalizada, enriquís son vocabulari e s’interèssa a l’estudi dels tèxtes ancians. Aviá elaborat de grasilhas de mots en crotz al STO puèi aviá escrich de sovenirs familials en francés. Transpausa aquelas practicas a la lenga occitana, e legís al Cercle sos primièrs vèrses, ambe l’assegurança d’un locutor natiu.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">«&nbsp;<em>A la debuta, farguèri qualques poèmas per far véser als companhs las diferéncias entre las formas francesas e occitanas e mai que mai pausar l’accent tonic, pas facil per un Parisenc o Irlandesa o Japonesa. Per començar, ai fait amb los dits de ma grand-maire e puèi ai parlat de la familha, de ieu, mas, plan sovent, una frasa canta dins mon cap que sembla un vèrs, la meti negre sus blanc e, aquí dessús, bròdi, sens saupre tròp ont vau, daissi far mon inconscient o mon subconscient</em>&nbsp;», çò ditz en 2013.</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Assegura un temps a son torn la responsabilitat dels corses e co-anima un Cercle Occitan passadís a Sant-Gèli. La revista del Cercle Occitan de Montpelhièr, <em>Lo Bram dau Clapàs</em>, aculhís al fil de las annadas sas grasilhas, sos tèxtes e poèmas e ne vèn cap-redactor. S’engatja un pauc mai dins las annadas 2000-2010. A 80 ans, vivent sol e essent mens valide, es disponible per d’activitats intellectualas ont se carra dins una granda libertat d’accion. Correspond atal ambe lo jornalista Jaume Bruyère de <em>Midi Libre</em>, a prepaus de sa rubrica «&nbsp;Nature et Patrimoine&nbsp;».</p>
<p align="JUSTIFY">L’annada de sos 90 ans, lo Cercle pren l’iniciativa ambe Alan Bessière d’editar e de faire conéisser una causida de sos escriches en òc, tradusits per l’autor, <em>A Tròces e a Bocins,</em> poèmas e novèlas, editat per l’IEO-Lengadòc. Es tanben lo temps ont difusa una seleccion setmanièra d’entre-senhas occitanas sus la tela, <em>Lo Bramaironet.</em> Practicava la poesia de circonstància en francés e ne gratificava sa familha e sos amics d’un club de retirats dins la vila de Sant-Gèli-del-Fesc (Erau) ont defuntèt d’un infart en 2015. Vengut òrb pendent las quatre darrièras annadas de sa vida, èra demorat lucide e sociable dins son darrièr quadre de vida, l’ostal de retirada, <em>Bèla-Vista</em>.I es entrevistat en mai de 2013 per Aimat Brees per l’emission <em>Camina que caminaràs</em> de Ràdio Lenga d’Òc. Participa a un ultime concors de poesia sul tèma de la solidaritat. Ten sa plaça dins los escambis entre generacions ambe los dròlles d’una escòla e del collègi local, e los del Collègi Leon Còrdas de Grabels, sus sos tèmas de predileccion&nbsp;: l’occitan e la Resisténcia.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bertrand-Fabre, Danielle ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-08 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/8183c7320cdd999d29f559d5a1fe7094.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Cercle occitan de Montpellier]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Parti Socialiste / SFIO]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[https://vidas.occitanica.eu/items/show/2069]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Fabre, Roger, </span><span style="font-size: small;"><em>A Trocès e a Bocins, Poèmas e Racontes en Occitan, Revirats en Francés</em></span><span style="font-size: small;">, Béziers, IEO Languedoc-Roussillon, 2010, 285 p.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;"><em>Bram dau Clapàs</em></span><span style="font-size: small;">. </span><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://cercle-occitan.perso.sfr.fr/tableaux/octabram.html"><span style="font-size: small;">http://cercle-occitan.perso.sfr.fr/tableaux/octabram.html</span></a></span></span><span style="font-size: small;">, dont mots croisés.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Ràdio Lenga d’Oc, </span><span style="font-size: small;"><em>Camina que caminaràs</em></span><span style="font-size: small;">, par Aimat Brees, 23 juin 2013, «&nbsp;Omenatge a Roger Fabre&nbsp;», rediffusion février 2015 (Avec Alain Bessière, Jean Larzac et le Cercle occitan de Montpellier).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Ràdio Occitània, </span><span style="font-size: small;"><em>Good morning occitània</em></span><span style="font-size: small;">, par Marius Blenet, 27 février 2015, «&nbsp;Un omenatge a un escrivan et militant que ven de morir, Roger Fabre&nbsp;» (Avec Jean-Claude Forêt et Marie-Jeanne Verny, Université Paul-Valéry, Montpellier) <a href="http://www.fimoc.com/?p=510" target="_blank" rel="noopener">http://www.fimoc.com/?p=510</a>.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Fabre, Roger, </span><span style="font-size: small;"><em>Lo Bramaironet</em></span><span style="font-size: small;">, feuille électronique d’informations occitanes (arrêt septembre 2011).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Fabre, Roger, «&nbsp;Témoignage&nbsp;: mes six mois de chantiers de jeunesse au Vigan et Avèze (mars-octobre 1941)&nbsp;», </span><span style="font-size: small;"><em>Lien des Chercheurs Cévenols</em></span><span style="font-size: small;">, n° 175, octobre 2013, p. 4-7.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Archives départementales de l’Hérault, Collecte de témoignages sur la mémoire dans l’Hérault de la Résistance et de la Déportation, 2027 W 5 à 2027 W 8, Témoignage de Roger Fabre, enregistrements réalisés au domicile du témoin à Saint-Gély-du-Fesc les 24 et 29 mai 2007.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">«&nbsp;Roger Fabre, un patrimoine au fil de la plume. Focus&nbsp;», </span><span style="font-size: small;"><em>Dialog’, Journal d’information municipale, Saint-Gély-du-Fesc</em></span><span style="font-size: small;">, n° 54, juillet-août 2010, p. 7.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">«&nbsp;Les écoliers à la rencontre des résidants de Belle-Viste&nbsp;»,</span><span style="font-size: small;"><em> Dialog’, Journal d’information municipale, Saint-Gély-du-Fesc</em></span><span style="font-size: small;">, n° 81, mai 2013, p. 6.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">«&nbsp;Résidence Belle-Viste. Dossier du mois&nbsp;», </span><span style="font-size: small;"><em>Dialog’, Journal d’information municipale, Saint-Gély-du-Fesc</em></span><span style="font-size: small;">, n° 97, février 2015, p. 5.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Archives privées.</span></p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Fabre, Rogièr, <em>A Tròces e a Bocins, Poèmas e Racontes en Occitan, Revirats en francés</em>, Besièrs, IEO Lengadòc 2010, 285 p.</p>
<p align="JUSTIFY"><em>Lo Bram dau Clapàs</em>. <span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://cercle-occitan.perso.sfr.fr/tableaux/octabram.html">http://cercle-occitan.perso.sfr.fr/tableaux/octabram.html</a></span></span>, ambe mots crosats.</p>
<p align="JUSTIFY">Ràdio Lenga d’Òc, <em>Camina que caminaràs</em>, per Aimat Brees, 23 juin 2013, «&nbsp;Omenatge a Rogièr Fabre&nbsp;», redifusion febrièr de 2015 (Ambe Alan Bessière, Joan Larzac e lo Cercle occitan de Montpelhièr).</p>
<p align="JUSTIFY">Ràdio Occitània, <em>Good morning Occitània</em>, per Marius Blenet, 27 de febrièr de 2015, «&nbsp;Un omenatge a un escrivan e militant que ven de morir, Rogièr Fabre&nbsp;» (Ambe Joan-Claudi Forest e Maria-Joana Verny, Universitat Paul-Valéry, Montpelhièr).</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.fimoc.com/?p=510" target="http://www.fimoc.com/?p=510">http://www.fimoc.com/?p=510</a></span></span>.</p>
<p align="JUSTIFY">Fabre, Rogièr, <em>Lo Bramaironet</em>, fuèlha electronica d’entre-senhas occitanas (arrestat en setembre de 2011).</p>
<p align="JUSTIFY">Fabre, Roger, «&nbsp;Témoignage&nbsp;: mes six mois de chantiers de jeunesse au Vigan et Avèze (mars-octobre 1941)&nbsp;», <em>Lien des Chercheurs Cévenols</em>, n° 175, octobre 2013, p. 4-7.</p>
<p align="JUSTIFY">Archives départementales de l’Hérault, Collecte de témoignages sur la mémoire dans l’Hérault de la Résistance et de la Déportation, 2027 W 5 à 2027 W 8, Témoignage de Roger Fabre, enregistrements réalisés au domicile du témoin à Saint-Gély-du-Fesc les 24 et 29 mai 2007.</p>
<p align="JUSTIFY">«&nbsp;Roger Fabre, un patrimoine au fil de la plume. Focus&nbsp;», <em>Dialog’, Journal d’information municipale, Saint-Gély-du-Fesc</em>, n° 54, juillet-août 2010, p. 7.</p>
<p align="JUSTIFY">«&nbsp;Les écoliers à la rencontre des résidents de Belle-Viste&nbsp;»,<em> Dialog’, Journal d’information municipale, Saint-Gély-du-Fesc</em>, n° 81, mai 2013, p. 6.</p>
<p align="JUSTIFY">«&nbsp;Résidence Belle-Viste. Dossier du mois&nbsp;», <em>Dialog’, Journal d’information municipale, Saint-Gély-du-Fesc</em>, n° 97, février 2015, p. 5.</p>
<p align="JUSTIFY">Archius privats.</p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Tarn (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Montpellier (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2130">
    <dcterms:title><![CDATA[Eynaudi, Jules (1871-1948)<br />
]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Eynaudi, Jules (1871-1948)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Bibliothécaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi est un f&eacute;libre ni&ccedil;ois, fondateur de l'Armanac Nissart, auteur de pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre et d'un dictionnaire au caract&egrave;re encyclop&eacute;dique.</p>
<h2>Identit&eacute;</h2>
<h3>Formes r&eacute;f&eacute;rentielles</h3>
<p>Eynaudi, Jules (1871-1948)</p>
<h2>&Eacute;l&eacute;ments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi est n&eacute; le 6 mai 1871 dans le centre de Nice, la Vieille Ville. Il &eacute;tait le fils d'un tailleur lettr&eacute; venu de Savillan, en Italie, et sa m&egrave;re &eacute;tait du Comt&eacute; de Nice. Le ni&ccedil;ois se parlait naturellement autour de lui, dans la famille et avec les amis. Il entra comme typographe &agrave; l'imprimerie l'<em>&Eacute;claireur du Littoral</em> &agrave; l'&acirc;ge de quatorze ans. Il fit son service militaire en Corse et fut mobilis&eacute; pendant la guerre de 14.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1907, Eynaudi fut employ&eacute; comme auxilliaire &agrave; la Biblioth&egrave;que Municipale de Nice.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Cappatti (1886-1966), ami et collaborateur d'Eynaudi, d&eacute;crit un homme "petit, &eacute;lanc&eacute; et vif, quoique badaud et d'une apparente nonchalance d&eacute;hanch&eacute;e, pipe aux l&egrave;vres, le feutre mou sur une oreille, l'ample lavalli&egrave;re nou&eacute;e sous le menton, [...]" (CAPPATTI, 1937). Il semble qu'Eynaudi ait &eacute;t&eacute; un enfant puis un homme discret et modeste, ayant le go&ucirc;t du travail et de l'&eacute;tude.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mourut &agrave; Nice en 1948.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">Au moment o&ugrave; Eynaudi s'int&eacute;ressait aux lettres et au particularisme de sa ville natale, le bassin ni&ccedil;ois &eacute;tait travers&eacute; de conflits id&eacute;ologiques territoriaux, toujours vifs apr&egrave;s le rattachement de Nice &agrave; la France. Le rapport avec l'aire proven&ccedil;ale en particulier se manifestait principalement dans une conception de voisinage, sans plus. Toutefois, des personnalit&eacute;s comme Joseph-Rosalinde Rancher (1785-1843), po&egrave;te ni&ccedil;ois d'expression occitane, avaient ouvert la voie du rapprochement avec les Proven&ccedil;aux, en particulier autour de la question de la langue.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1879, Antoine-L&eacute;andre Sardou (1803-1894, enseignant et &eacute;rudit, ni&ccedil;ois d'adoption mais proven&ccedil;al d'origine) fonda l'<em>Esc&ograve;la de Bellanda</em>, avec Jean-Baptiste Calvino. La nouvelle &eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne s'occupa prioritairement de questions linguistiques : grammaire, lexique et r&eacute;forme orthographique. Le ni&ccedil;ois &eacute;tait alors g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;crit sur le mod&egrave;le orthographique italien. Sardou et Calvino recommand&egrave;rent la graphie mistralienne, adapt&eacute;e aux particularit&eacute;s du ni&ccedil;ois. L'&eacute;cole ne passa pas le cap du XIX&egrave;me si&egrave;cle et il fallut attendre 1927 pour voir na&icirc;tre une nouvelle &eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne, le <em>Cair&egrave;u</em>. Toutefois, une premi&egrave;re pierre &eacute;tait pos&eacute;e qui permit &agrave; Eynaudi de continuer l'entreprise de renaissance ni&ccedil;oise en collaboration avec le F&eacute;librige. Il devint mainteneur en 1902.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1903, il fonda l'<em>Armanac Ni&ccedil;art</em>, graphi&eacute; <em>Armanac Nissart</em> &agrave; partir de 1928. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il fut l'un des fondateurs principaux de l'Acad&eacute;mie Rancher, qui devint en 1922 <em>Lu Amic de Rancher</em>. L'objectif de l'association n'&eacute;tait pas tr&egrave;s diff&eacute;rent de celui des &eacute;coles et revues f&eacute;libr&eacute;ennes, et plus largement r&eacute;gionalistes : promotion de la langue et de la litt&eacute;rature ni&ccedil;oises, connaissance des traditions et de l'histoire locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Rancher repr&eacute;sentait pour eux une figure paternelle du mouvement ni&ccedil;ois. Ils lui vouaient une sorte de culte, faisant chaque ann&eacute;e une visite de sa tombe, organis&eacute;e par Eynaudi.</p>
<p style="text-align: justify;">&Agrave; peu pr&egrave;s au m&ecirc;me moment, le journaliste Henri Sappia (1833-1906) avait cr&eacute;&eacute; d'abord la revue <em>Nice-Historique</em> (1898) puis <em>l'Acad&egrave;mia Nissarda</em> (1904) qui rejoignait certains objectifs de l'association Rancher. Des passerelles se cr&eacute;&egrave;rent entre soci&eacute;t&eacute;s ni&ccedil;oises mais des tensions et d&eacute;saccords nacquirent aussi. Eynaudi ne r&eacute;ussit pas m&ecirc;me &agrave; r&eacute;unir les propres collaborateurs de l'Armanac Nissart sur les questions graphique et f&eacute;libr&eacute;enne, malgr&eacute; le soutien de Pierre Devoluy (qui demeura quelques ann&eacute;es &agrave; Nice) et de Mistral lui-m&ecirc;me. En 1922, il laissa la direction de la revue &agrave; Pierre Isnard, suivi&nbsp; de Louis Cappatti.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1901, Eynaudi avait publi&eacute; sa premi&egrave;re pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, <em>Lou Cagancio</em>, qui fut repr&eacute;sent&eacute;e sur sc&egrave;ne en 1902. Il se fit l'un des h&eacute;ritiers de Fran&ccedil;ois Guisol (1803-1874), auteur et acteur qui publia des chansons et pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre en ni&ccedil;ois. De nombreuses compagnies de th&eacute;&acirc;tre dialectal et de repr&eacute;sentations folkloriques suivirent le mouvement : la compagnie du Th&eacute;&acirc;tre de Barba-Martin (dirig&eacute;e par Gustav-Adolf Mossa, 1883-1971, peintre symboliste et dramaturge occitan) ; la <em>Ciamada Nissarda</em>, qui existe toujours ; les <em>Nissardas</em> ; et Francis Gag (pseudonyme de Francis Gagliolo, 1900-1988, dramaturge occitan). En parall&egrave;le de ses articles, contes, chansons et po&eacute;sies parues en revue, Eynaudi fit publier et jouer d'autres pi&egrave;ces durant les ann&eacute;es suivantes. Il cherchait son inspiration dans la vie citadine de la Vieille Ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre 1931 et 1939, il se consacra &agrave; la r&eacute;daction et &agrave; la publication de son <em>Dictionnaire de la langue ni&ccedil;oise</em>, co-&eacute;crit avec Louis Cappatti notamment pour la partie historique de l'ouvrage. Le dictionnaire avait une vocation encyclop&eacute;dique, donnant autant que possible le vocabulaire en usage, avec les d&eacute;finitions en fran&ccedil;ais, les expressions et locutions, les conjugaisons, des entr&eacute;es sur la flore et le paysage locaux, les noms propres f&eacute;minins et masculins, les noms de lieux et les surnoms des habitants, des recettes de cuisine, des donn&eacute;es historiques et etnologiques, etc. Les entr&eacute;es sont parfois accompagn&eacute;es d'extraits litt&eacute;raires. Certaines sont sign&eacute;es par des collaborateurs autres qu'Eynaudi et Cappatti. Le dictionnaire fut r&eacute;dig&eacute; en graphie mistralienne. Eynaudi &eacute;tait un f&eacute;libre convaincu, pourtant le dictionnaire est tr&egrave;s nuanc&eacute; sur la question du F&eacute;librige. Mistral n'appara&icirc;t pas dans les entr&eacute;es et l'entr&eacute;e F&eacute;librige fut r&eacute;dig&eacute;e per Cappatti, qui faisait partie des sceptiques. Si dans la majorit&eacute; des aires occitanes des groupes f&eacute;libr&eacute;ens coh&eacute;rents se cr&eacute;&egrave;rent (en parall&egrave;le d'autres groupes dits r&eacute;gionalistes), avec toujours une admiration affich&eacute;e pour Mistral et le F&eacute;librige, les Ni&ccedil;ois conserv&egrave;rent une certaine distance, malgr&eacute; quelques enthousiastes, d&ucirc;e &agrave; leurs rapports avec la Provence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dictionnaire fut publi&eacute; en fascicules, jusqu'&agrave; la lettre "p". La suite &eacute;tait rest&eacute;e &agrave; l'&eacute;tat de manuscrit. Une &eacute;dition compl&egrave;te est parue en 2009, gr&acirc;ce &agrave; l'Acad&egrave;mia Nissarda avec une introduction de Remy Gasiglia (enseignant-chercheur &agrave; l'universit&eacute; de Nice Sophia Antipolis).</p>
<p style="text-align: justify;">Eynaudi collabora &agrave; plusieurs revues et journaux : les <em>Annales du Comt&eacute; de Nice</em>, l'<em>Armanac Nissart</em>, <em>L'&Eacute;claireur de Nice et du Sud-Est</em>, <em>L'&Eacute;claireur du Soir</em>, <em>L'&Eacute;claireur du Dimanche</em>, <em>L'Essor Ni&ccedil;ois</em>, <em>Nice Historique</em>, le <em>Phare du Littoral</em>, <em>La Pignata</em>, et probablement d'autres encore.</p>
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<p></p>
<p></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi es un felibre ni&ccedil;ard, fondator de l'<em>Armanac Nissart</em>, autor de p&egrave;&ccedil;as de teatre e d'un diccionari del caract&egrave;r enciclopedic.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3>Formas referencialas&nbsp;</h3>
<p>Eynaudi, Jules (1871-1948)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify;">Jules Eynaudi es nascut lo 6 de mai de 1871 dins lo centre de Ni&ccedil;a, la Vi&egrave;lha Vila. &Egrave;ra filh d'un sartre letrat vengut de Savian, oltre-mont, e sa maire &egrave;ra del Comtat de Ni&ccedil;a. Lo ni&ccedil;ard se parlava naturalament a l'entorn d'el, dins la familha e amb los amics. Dintr&egrave;t coma tipograf a l'estampari&aacute; l'<em>&Eacute;claireur du Littoral</em> a l'atge de quat&ograve;rze ans. Fagu&egrave;t son servici militar en Corsega e fogu&egrave;t mobilizat pendent la gu&egrave;rra de 14.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1907, Eynaudi fogu&egrave;t emplegat coma auxiliari a la Bibliot&egrave;ca Municipala de Ni&ccedil;a.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Cappatti (1886-1966), amic e collaborator d'Eynaudi, descriu un &ograve;me "pichon, prim e viu, encara que badaire e d'una aparenta indol&eacute;ncia, desancat, pipa als p&ograve;ts, lo feutre sus l'aurelha, l'ampla lavali&egrave;ra nosada jol menton, [...]" (CAPPATTI, 1937). Sembla qu'Eynaudi fogu&egrave;t un enfant pu&egrave;i un &ograve;me discret e mod&egrave;st, amb lo gost del trabalh e de l'estudi.</p>
<p style="text-align: justify;">Morigu&egrave;t a Ni&ccedil;a en 1948.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissen&ccedil;a d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">Al moment qu'Eynaudi s'interessava a las letras e al particularisme de sa vila natala, lo ba&ccedil;in ni&ccedil;ard &egrave;ra traversat pels conflictes ideologics territorials, totjorn vius apr&egrave;p lo restacament de Ni&ccedil;a a Fran&ccedil;a. Lo rap&ograve;rt amb l'airal proven&ccedil;al en particular se manifestava mai que mai dins una concepcion de vesinatge, pas mai. Pasmens, de personalitats coma Joseph-Rosalinde Rancher (1785-1843), po&egrave;ta ni&ccedil;ard d'expression occitana, avi&aacute;n dub&egrave;rta la dralha del raprochament amb los Proven&ccedil;als, en particular a l'entorn de la question de la lenga.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1879, Antoine-L&eacute;andre Sardou (1803-1894, ensenhaire e erudit, ni&ccedil;ard d'adopcion mas proven&ccedil;al d'origina) fond&egrave;t l'Esc&ograve;la de Bellanda, amb Jean-Baptiste Calvino. L'esc&ograve;la felibrenca nov&egrave;la s'entrev&egrave;t priorit&agrave;riament de questions linguisticas : gramatica, lexic e reforma ortografica. Lo ni&ccedil;ard &egrave;ra alara generalament escrich sul mod&egrave;l ortografic italian. Sardou e Calvino recomand&egrave;ron la grafia mistralenca, adaptada a las particularitats ni&ccedil;ardas. L'esc&ograve;la pass&egrave;t pas lo cap del s&egrave;gle XIX e calgu&egrave;t esperar 1927 per veire n&agrave;isser una nov&egrave;la esc&ograve;la felibrenca, lo Cair&egrave;u. Pasmens, una primi&egrave;ra p&egrave;ira &egrave;ra pausada que permet&egrave;t a Eynaudi de contunhar l'entrepresa de renaissen&ccedil;a ni&ccedil;arda en collaboracion amb lo Felibritge. Vengu&egrave;t manteneire en 1902.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1903, fond&egrave;t l'<em>Armanac Ni&ccedil;art</em>, grafiat <em>Armanac Nissart</em> a partir de 1928. La meteissa annada fogu&egrave;t un dels fondators m&agrave;gers de l'Acad&egrave;mia Rancher, que vengu&egrave;t en 1922 Lu Amic de Rancher. L'objectiu de l'associacion &egrave;ra pas gaire diferent de lo de las esc&ograve;las e revistas felibrencas, e mai largament regionalistas : promocion de la lenga e de la literatura ni&ccedil;ardas, coneissen&ccedil;a de las tradicions e de l'ist&ograve;ria localas.</p>
<p style="text-align: justify;">Rancher representava per eles una figura pairala del movement ni&ccedil;ard. Li vodavan una mena de culte, fasent cada annada una visita de sa tomba, organizada per Eynaudi.</p>
<p style="text-align: justify;">A pauc pr&egrave;s al meteis moment, lo jornalista Henri Sappia (1833-1906) avi&aacute; creat primi&egrave;r la revista <em>Nice-Historique</em> (1898) pu&egrave;i l'<em>Acad&egrave;mia Nissarda</em> (1904) que rejonhi&aacute; d'unes objectius de l'associacion Rancher. De palancas se cre&egrave;ron entre societats ni&ccedil;ardas mas de tensions e desac&ograve;rdis naiss&egrave;ron tanben. Eynaudi capit&egrave;t pas d'unir ni manca los pr&ograve;pris collaborators de l'Armanac Nissart sus las questions grafica e felibrenca, malgrat lo sosten de Pierre Devoluy (que demor&egrave;t d'unas annadas a Ni&ccedil;a) e del quite Mistral. En 1922, daiss&egrave;t la direccion de la revista a Pierre Isnard, seguit de Louis Cappatti.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1901, Eynaudi avi&aacute; publicat sa primi&egrave;ra p&egrave;&ccedil;a de teatre, <em>Lou Cagancio</em>, que fogu&egrave;t representada sus sc&egrave;na en 1902. Se fagu&egrave;t un eireti&egrave;r de Fran&ccedil;ois Guisol (1803-1874), autor e actor que publiqu&egrave;t de can&ccedil;ons e p&egrave;&ccedil;as de teatre en ni&ccedil;ard. Mantuna companhi&aacute; de teatre dialectal e de representacions folcloricas seguigu&egrave;ron lo movement : la companhi&aacute; del Teatre de Barba-Martin (menada per Gustav-Adolf Mossa, 1883-1971, pintre simbolista e dramaturga occitan) ; la Ciamada Nissarda, qu'exist&iacute;s totjorn ; las Nissardas ; e Francis Gag (pseudonim de Francis Gagliolo, 1900-1988, dramaturga occitan). En parall&egrave;l de sos articles, contes, can&ccedil;ons e poesias pareguts en revista, Eynaudi fagu&egrave;t publicar e jogar d'autras p&egrave;&ccedil;as dins las annadas seguentas. Cercava son inspiracion dins la vida ciutadana de la Vi&egrave;lha Vila.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre 1931 e 1939, se consacr&egrave;t a la redaccion e publicacion de son <em>Dictionnaire de la langue ni&ccedil;oise</em>, amb Louis Cappatti per la partida istorica de l'obratge. Lo diccionari avi&aacute; una vocacion enciclopedica, donant tant coma possible lo vocabulari en usatge, amb las definicions en franc&eacute;s, las expressions e locucions, las conjugasons, d'entradas sus la fl&ograve;ra e lo pa&iuml;satge locals, los noms pr&ograve;pris femenins e masculins, los noms de lu&ograve;cs e los escais-noms dels estatjants, de rec&egrave;ptas de cosina, de donadas istoricas e etnologicas, etc. Las entradas son per c&ograve;ps acompanhadas d'extraches literaris. D'unas son signadas per de collaborators autres qu'Eynaudi e Cappatti. Lo diccionari fogu&egrave;t redigit en grafia mistralenca. Eynaudi &egrave;ra un felibre convin&ccedil;ut, pasmens lo diccionari es f&ograve;r&ccedil;a nuan&ccedil;at sus la question del Felibritge. Mistral apar&eacute;is pas dins las entradas e l'entrada Felibritge fogu&egrave;t redigida per Cappatti, que fasi&aacute; partida dels sceptics. Se dins la m&agrave;ger part dels airals occitans de grops felibrencs co&euml;rents se cre&egrave;ron (en parall&egrave;l d'autres grops diches regionalistas), amb totjorn una admiracion afichada per Mistral e lo Felibritge, los Ni&ccedil;ards manten&egrave;ron una c&egrave;rta dist&agrave;ncia, malgrat d'unes entosiastes, deguda a lors rap&ograve;rts amb Proven&ccedil;a.</p>
<p style="text-align: justify;">Lo diccionari fogu&egrave;t publicat en fascicles, fins a la letra "p". Lo demai &egrave;ra demorat a l'estat de manescrich. Una edicion completa es pareguda en 2009, deguda a l'Acad&egrave;mia Nissarda amb una introduccion de Remy Gasiglia (ensenhaire-cercaire a l'universitat de Ni&ccedil;a Sophia Antipolis).</p>
<p style="text-align: justify;">Eynaudi collabor&egrave;t a mantuna revista e jornal : las <em>Annales du Comt&eacute; de Nice</em>, l'<em>Armanac Nissart</em>, <em>L'&Eacute;claireur de Nice et du Sud-Est</em>, <em>L'&Eacute;claireur du Soir</em>, L<em>'&Eacute;claireur du Dimanche</em>, <em>L'Essor Ni&ccedil;ois</em>, <em>Nice Historique</em>, lo <em>Phare du Littoral</em>, <em>La Pignata</em>, e probablament d'autres encara.</p>
<h3>Bibliografia de l'autor</h3>
<p><em>Lou Cagancio</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1900 ;</p>
<p><em>Lou dial&egrave;te ni&ccedil;ard</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1903 ;</p>
<p><em>Lou Terno</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1905 ;</p>
<p><em>Mis&eacute; Pounchoun</em>, Nice, Imprimerie des Alpes-Maritimes, 1910 ;</p>
<p><em>Lou retour de Pierrot</em>, [s.l.], [s.n.], [1922] ;</p>
<p><em>Una bouona pla&ccedil;a</em>, Nice, Imprimerie de l'&Eacute;claireur de Nice, 1924 ;</p>
<p><em>Dap&egrave; dou fougueiroun</em>, Nice, l'&Eacute;claireur de Nice, 1926 ;</p>
<p>EYNAUDI Jules et CAPPATTI Louis, <em>Dictionnaire de la langue ni&ccedil;oise</em>, Nice, Acad&egrave;mia Nissarda, 2009.</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Eyraud, Noémie]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)<br />
]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2019-11-26, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[vignette : <br />
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[https://vidas.occitanica.eu/items/show/2130]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[- CAPPATTI Louis, Jules Eynaudi et le dialecte ni&ccedil;ard, conf&eacute;rence faite &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes le 14 janvier 1937, Nice, Les Annales du Comt&eacute; de Nice, 1937. <a href="https://www.cieldoc.com/libre/integral/libr0427.pdf" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser la ressorsa en linha sul site del CIELDOC</a> <br /><br />- WALLIS PADOVANI Jean, "Jules Eynaudi" dins L'&Eacute;claireur du dimanche et "La vie pratique, Courrier des &eacute;trangers", 4 d'oct&ograve;bre 1925, p. 8. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9822607w/f16.image.r=eynaudi" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica</a>. <br /><br />- GIORDAN Joseph, "Le rattachement de Nice au mouvement litt&eacute;raire proven&ccedil;al", confer&eacute;ncia del 14 de mar&ccedil; de 1936, dins Annales de la Soci&eacute;t&eacute; des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes, 1936, pp. 61-72. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472873c/f71.image.r=eynaudi" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser la ressorsa en linha sus Gallica</a>. <br /><br />- L'Armanac Nissart. <a href="https://occitanica.eu/items/show/13228" target="_blank" rel="noopener">V&eacute;ser los numeros disponibles en linha sus Occitanica.</a>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Nice (Alpes-Maritimes)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2137">
    <dcterms:title><![CDATA[Étienne Coudert (1930-2015)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Etienne Coudert, né le 15 mai 1930 à Thiers dans le Puy de Dôme. Il est décédé le 3 février 2015 à Thiers. Il fut acteur et animateur incontournable de la défense et de la promotion de la langue occitane en Auvergne. Il fut administrateur de l’IEO départemental et délégué régional de l’IEO Auvergne dont il fut le vice-président. Il géra également le cercle occitan du pays thiernois Piaron Pinha. Il fut le co-fondateur de la revue Parlem vai-i qu’as paur dont il assura jusqu’à sa mort la pérennité.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3>Formes référentielles :</h3>
Etienne Coudert<br />
<h3>Forme occitane :</h3>
Tiène Codert <br /><br />
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p>À l’âge de deux ans, sa famille s’installe dans le berceau paternel à Orléat où il suit l’école primaire.<br /><br />Son père travaillait pour l’EDF, il relevait les compteurs électriques chez les particuliers, sa mère restait à domicile. Peut-être qu’en même temps ils faisaient des couteaux. Mais il a été marqué par son père qui aménageait le cimetière des Limandons à Thiers. À l’âge de 12 ans il poursuit ses études au cours complémentaire de Thiers et devient l’un des trois bacheliers du village. Il prépare alors le concours de l’école normale de Clermont-Ferrand où il a étudié de 1947 à 1951. Il a raconté tout cela dans ses chroniques de la revue auvergnate Parlem.<br /><br />Il est nommé instituteur de classe unique (élèves de 5 à 15 ans) pendant dix ans dans la montagne d’Ambert à Saint-Amant-Roche-Savine où il est «&nbsp;chargé d’école&nbsp;» au Solier en 1951, puis dans celle d’Olloix de Saint-Nectaire à son retour de l’armée où il demeure de 1956 à 1960. Entre temps, il a épousé Louisette. Comme de nombreux instituteurs, il occupe dans ces communes la fonction de secrétaire de Mairie.<br /><br />Dès l’Ecole Normale, il a demandé une spécialisation pour devenir enseignant en agriculture. Il était également passionné d’apiculture depuis l’âge de 14 ans. Il effectue sa formation au lycée de Neuvic en Corrèze. À son retour, avec Maurice Gachon, il expérimente et met en place des formations d’agriculteurs. Passionné d’arboriculture, il devient maître agricole puis professeur itinérant d’enseignement agricole dans plusieurs communes et lorsque les centres professionnels sont regroupés il devient directeur du centre de Lezoux. Il travaille alors beaucoup avec l’école d’agriculture de Marmilhat. Puis il est affecté comme professeur à l’école normale de Clermont.<br /><br />Il a été militant du SGEN-CFDT, comme en témoigne Patrice Roques, membre comme lui de la Commission Nationale Langues et Cultures Opprimées de ce syndicat. Des comptes rendus de réunions ronéotés en témoignent.<br /><br /></p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p><br /><br />Opposé à la guerre d’Algérie dès le début, il fait le choix de la bataille syndicale, politique (au sein du PSU) et culturelle. Il prend alors conscience de son identité d’Occitan dans les années 1960, avec cette guerre et avec les évènements de mai 68.<br />Il reprend ses études à l’âge de 40 ans dans les deux filières alverniste et occitane jusqu’à la licence à l’université de Clermont-Ferrand.<br />Il devient professeur d’occitan au collège de Lezoux et à l’Ecole Normale de Clermont avec les autres matières. Il a également interrogé au bac d’occitan, en particulier à Aurillac dans le Cantal.<br />Membre actif de l’Institut d’Estudis Occitans, au niveau local, départemental et régional, il met en place de nombreuses actions et valorise la culture notamment au travers des chansons thiernoises.<br />Professeur d’occitan, au niveau professionnel et associatif, il met son énergie à la valorisation de la langue à l’École Normale, au Lycée de Marmilhat et dans le secteur associatif à Thiers, Lempdes et Clermont-Ferrand. Il enseigne aussi les autres matières dont il était spécialiste.<br />Il a représenté plusieurs fois l’Auvergne dans des réunions de la FELCO – Fédération des enseignants de langue et culture d’oc – dans les années 1980-1990.<br />Il écrit dans les journaux et revues, Parlem comme écrivain et responsable de publication, dans le Montagnard, dans les journaux syndicaux universitaires, dans la Galipote et tient une rubrique hebdomadaire dans La Gazette de Thiers (entre mai 2004 et mars 2005).<br />Parallèlement il œuvre à une meilleure connaissance de la langue, au moyen de collectages auprès des anciens.<br /><br /></p>
<h1 class="western"><b>Publications</b></h1>
<span style="color: #4472c4;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Collaboration à des ouvrages pédagogiques</span></span></span>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Cours par correspondance d’occitan d’Auvergne</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> (C.R.D.P de Clermont-Ferrand), de 1982/83 à 1987.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Bac Oc</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">– Annales des épreuves d’occitan au Bac 1 et 2, dirigé par Andrieu Bianchi Agen. IEO Lot et Garonne, de 1987 à 1990.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Vocabulaire occitan d’Auvergne Velay</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Jean Roux. Edition I.E.O. C.R.E.O. 1984 (4 auteurs).</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Apprendre et vivre sa langue, </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Michel Tozzi. Ed Syros 1984.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Didonèlas per nòstre temps</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">. Recueil de comptines. I.E.O Auvergne (1982) et traduction (1983)</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Textes occitans</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>pour les lycées</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Jean-Claude Serres, I.E.O. 1984</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ieu parle occitan, </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">version auvergnate, </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Parlar occitan Auvèrne-Velai</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> + CD</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i> </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">doble de la metòde (3</span><sup><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">e</span></sup><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> edicion 2001 Ostal del libre) </span></p>
</li>
</ul>
<h2 class="western" style="font-weight: normal;"><span style="color: #4472c4;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Collaboration à des périodiques et écrits littéraires&nbsp;</span></span></span></h2>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Collaboration et direction de la revue </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Parlem</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, cercle culturel occitan, Piaron Pinha. Thiers, Articles </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;Cronicas de Varena e dau Liuradés&nbsp;».</i></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">«&nbsp;Cronicas de la region bitòrza dins las ‘nadas 30&nbsp;» </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>A fònts mescadas. </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">(8 auteurs) édité à son initiative. 1990. Edition A tots et I.E.O. Auvergne.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Éditoriaux en occitan dans le journal critique d’information auvergnate </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;La Galipote&nbsp;» </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Vertaizon, Puy</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i> </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">de Dôme.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Collaboration en occitan à de nombreux journaux et publications de la région Auvergne depuis 25 ans.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Articles hebdomadaires dans </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>La Gazette </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">de Thiers, en 2004 et 2005.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Collaboration à </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>L’almanach de l’Auvergnat</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> 1996-2002. ed. CPE Romorantin.</span></p>
</li>
</ul>
<h2 class="western" style="font-weight: normal;"><span style="color: #4472c4;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Emissions de radio et télévision</span></span></span></h2>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Emission en occitan pendant 6 ans sur Radio locale Thiers, radio libre jusqu’en 1989. </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;Manca mas</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>d’o dire&nbsp;»</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> avec l’association Piaron Pinha.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Participation au </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;Magazine en oc&nbsp;»</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> à FR3 Auvergne en 1983,1984,1985</span></p>
</li>
</ul>
<h1 class="western"><b>Sources</b></h1>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Indications de la famille.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Revues</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i> Parlem</i></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>«&nbsp;On dirait un hussard&nbsp;» </i></span><em><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Article paru dans le Journal du Parc Livradois-Forez n°8 en novembre 2004., </span></em><span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://www.parc-livradois-forez.org/le-livradois-forez/culture/portraits/on-dirait-un-hussard/" target="_top"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>https://www.parc-livradois-forez.org/le-livradois-forez/culture/portraits/on-dirait-un-hussard/</i></span></a></u></span></p>
</li>
</ul>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Josiane Guillot]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2021-05-26, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Guillot, Josiane , ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc (F.E.L.C.O.)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Parti Socialiste Unifié (PSU)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[SGEN-CFDT]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Article biographique ]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Puy-de-Dôme (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Thiers (Auvergne-Rhône-Alpes)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2077">
    <dcterms:title><![CDATA[Estieu, Prosper (1860-1939)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Estieu, Prosper (1860-1939)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Folkloriste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Journaliste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Fondateur de l'<em>Escolo de Mount-Segur</em> (1894), de l'<em>Escòla Occitana</em> (1919) et du Collège d'Occitanie (1927), directeur de la revue <em>Lo Gai Saber</em> (1919-1933) et majoral du Félibre (1900), Prosper Estieu est l'une des personalités les plus importantes de la renaissance occitane du XX<sup>e</sup> siècle. Son activité aussi bien littéraire que politique et militante est aujourd'hui considérée comme l'une des premières émanations de l'occitanisme contemporain.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Estieu, Prosper (1860-1939)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Prosper l'Été (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Prosper l'Estiu (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jan d'Oc (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jan de la Ròca (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jean d'Occitanie (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jean Trouvère (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- La Cigala de l'Ort (pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Prosper Estieu est né le 7 juillet 1860 à Fendeille, au sud de Castelnaudary. Après des études au Collège de garçons de Castelnaudary et au Petit Séminaire de Carcassonne, où il étudie notamment le latin et le grec, il est nommé instituteur en 1879 à Coursan dans l’est de l’Aude.<br /><br />Deux ans plus tard, alors en poste aux Brunels, près de Castelnaudary, il rencontre Auguste Fourès en tournée électorale pour les élections législatives de 1881. L’entente est immédiate car les deux hommes partagent de fortes valeurs républicaines et anticléricales. Ils fondent ainsi l’année suivante une revue française, <a href="https://occitanica.eu/items/show/61072" target="_blank" rel="noopener"><em>La Poésie moderne</em></a>, qui ne connaît que sept numéros, et où Estieu, sous le pseudonyme de <span style="text-decoration: underline;">Prosper l’Été</span>, est en charge de la partie rédactionelle, uniquement en français. Il publie, toujours en 1882, son poème <em>L’École</em> dont Fourès signe la préface.&nbsp;<br /><br />Après une parenthèse de deux ans dans le journalisme, Estieu décide de reprendre son métier d’instituteur et est nommé à Clermont sur Lauquet, près de Limoux. Il entame ensuite, à partir de 1887, des chroniques régulières dans la <a href="https://occitanica.eu/items/show/60753" target="_blank" rel="noopener"><em>Revue méridionale</em></a>, fondée à Carcassonne par Gaston Jourdanne, maire de la cité et futur majoral du Félibrige.<br /><br />L’année 1891 marque un tournant dans le parcours de Prosper Estieu, c’est à cette date que meurt son ami et complice Auguste Fourès. Ce dernier, enterré une première fois selon le rite catholique, est inhumé une seconde fois, debout face à l’Orient comme le veut la tradition franc-maçonnique.<br /><br />Lors de ces secondes funérailles Prosper Estieu fait une nouvelle rencontre fondamentale, celle d’Antonin Perbosc avec qui il partage une complicité semblable à celle qu’il entretenait avec Fourès. Les deux amis se jurent alors de continuer l’œuvre occitane du défunt poète. C’est à cette date que naît l’engagement occitan de Prosper Estieu qui n’avait jusque là jamais écrit en langue d’oc.<br /><br /></p>
<h2>Engagement dans la renaissance d’oc</h2>
<h3>Découverte de l'occitanité et premiers travaux (1892-1899)</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Suite à sa rencontre avec Antonin Perbosc, Prosper Estieu adhère à deux associations de promotion de la langue d’oc : l’<em>Escolo Moundino</em> de Toulouse puis l’<em>Escolo Audenco</em> où publient déjà Gaston Jourdanne et l’autre écrivain audois majeur de cette époque, Achille Mir. Ses productions occitanes commencent alors à se multiplier. En 1892, il fonde l’hebdomadaire <em>Le Lengodoucian</em> où il prend position dès le premier numéro pour un enseignement systématique de l’occitan à l’école primaire moins d’une dizaine d’années après les lois Jules Ferry sur l’instruction obligatoire gratuite et laïque. Son premier éditorial est d'ailleurs conclut par un tonitruant :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>&nbsp; “<strong>Quand aurem fait la counquisto de las escolos primàrios, l’Aveni nous apartendra</strong>”. </em>(Quand nous aurons fait la conquête des écoles primaires, l'avenir nous appartiendra)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1895, il publie son premier recueil de poésies occitanes, <em>Lou Terradou</em>, où il s’affirme comme le successeur d’Auguste Fourès, fidèle à ses idées fédéralistes et de lutte contre la domination française sur les contrées occitanes.<br /><br />En 1896, il fonde, avec des félibres ariégeois, l’<em>Escolo de Mountsegur</em> et la revue<em> Mount Segur</em> qui paraît jusqu’en 1899. Elle se distingue des autres revues du genre par l’omniprésence des thématiques liées à l’albigéisme dont le symbole le plus connu, Montségur, prête son nom à la revue.<br /><br /></p>
<h3>Naissance de l'occitanisme contemporain (1900-1939)</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><br />Après l’arrêt de la revue <em>Mount Segur</em>, Prosper Estieu publie <em>Bordons pagans</em> où il développe pour la première fois les règles d’une nouvelle graphie pour l’occitan où sont déjà présentes les prémices de la graphie contemporaine. Il développe cette graphie à partir de 1901 dans la seconde série de la revue <em>Mont-Segur</em> qu’il imprime d’ailleurs depuis son propre domicile à Rennes-le-Château jusqu’au mois de décembre 1904. Il est également élu majoral du félibrige en 1900 et maître ès Jeux de l’Académie des Jeux Floraux en 1902.</p>
<img style="float: right; margin: 15px;" src="http://occitanica.eu/illustrations/Famille_Estieu.jpg" alt="Prosper Estieu devant sa presse d'imprimerie d'où sortent les numéros de la revue &lt;i&gt; Mont-Segur&lt;/i&gt;. Archives départementales de l'Aude, fonds Prosper Estieu, cote 120J19" width="400" /> <br />
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">A partir de 1903, il prend clairement position au sein du félibrige contre les félibres provençaux et le <em>capoulié</em> (président) Pierre Devoluy. Il crée alors une nouvelle école (qui prendra pour nom en 1919 <em>Escòla occitana</em>) délaissant la graphie traditionnelle du félibrige, choisissant pour étendard le nom “occitan” alors très peu répandu et promouvant fermement des idées républicaines et anticléricales, toujours dans la continuité d’Auguste Fourès. C'est encore durant cette même période qu'il développe sa ligne idéologique, particulièrement sensible dans la revue <em>Mont-Segur</em> qu'il dirige avec Antonin Perbosc.<br />On y retrouve les quatre grandes problématiques qui marqueront le mouvement occitaniste au XX<sup>e</sup> siècle : la restauration de la langue dans son unité en s’inspirant du système graphique employé par les troubadours au Moyen Âge, l’émergence d’une littérature originale rédigée dans cette graphie nouvelle, une lecture nouvelle des rapports Nord/Sud au cours de l'histoire de France et l'innovation pédagogique alliée à la revendication de l’enseignement de l'occitan à l’école. Si certaines de ces thématiques étaient déjà partiellement envisagées par le félibrige du XIXe siècle, aucune n’avait été aussi développée jusque-là.<br /><br />Il publie ensuite plusieurs ouvrages : <em>Flors d’Occitania</em> (1906), <em>La Canson occitana</em> (1908) et <em>Lo Romancero occitan</em> (1912 puis 1914). En 1911, il tente de faire ériger à Foix une statue dédiée à la parfaite cathare Esclarmonde et d’en faire la manifestation du félibrige rouge. Il renonce peu de temps après, faute d’engouement et suite au très mauvais accueil critique de son livre <em>La Question d’Esclarmonde</em> où il multiplie les erreurs et approximations historiques.<br /><img style="float: right; margin: 15px;" src="http://occitanica.eu/illustrations/profil.jpg" alt="Prosper Estieu devant sa presse d'imprimerie d'où sortent les numéros de la revue &lt;i&gt; Mont-Segur&lt;/i&gt;. Archives départementales de l'Aude, fonds Prosper Estieu, cote 120J19" width="200" /><br />Après la guerre, il prend la direction du <em>Gai Saber</em> qu’il dirigera jusqu’en 1933 et fonde son association de promotion de la langue et de la culture occitanes, <em>Los Grilhs del Lauragués</em>, puis en 1927 le Collège d’Occitanie, association d’enseignement de la langue et de la culture occitanes.<br /><br />Il publie à partir de 1926 une dernière série de recueils : <em>Lo Flahut occitan</em>, <em>Las Bucolicas de Vergili</em> (1926), <em>Lo Fablièr occitan</em> (1930) et <em>Las Oras cantairas</em> (1931) où se ressent l'influence catholique, de plus en plus prégnante, de son dernière disciple le futur chanoine Joseph Salvat. En 1933, il se retire chez sa fille et y meurt en 1939 après avoir été réconcilié avec la foi catholique par l’abbé Salvat, alors majoral du félibrige. Ce dernier prend alors à la suite de Prosper Estieu la tête de l’<em>Escòla occitana</em> et de la revue <em>Lo Gai Saber</em>.</p>
<hr />]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Fondator de l’<em>Escolo de Mount-Segur</em> (1894), de l’<em>Escòla Occitana</em> (1919) e del <em>Collègi d’Occitània</em> (1927), director de la revista <em>Lo Gai Saber</em> (1919 – 1933), e Majoral del Felibritge (1900), Prospèr Estieu es una de las personalitats màgers de la renaissença occitana del sègle XX. Son activitat literària coma politica e militanta es ara considerada coma una de las primièras emanacions de l’occitanisme contemporanèu.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Estieu, Prosper (1860-1939)</p>
<h3>Autras formas conegudas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Prosper l'Été (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Prosper l'Estiu (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jan d'Oc (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jan de la Ròca (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jean d'Occitanie (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Jean Trouvère (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- La Cigala de l'Ort (pseudonim)</p>
<h2>Elements biografics&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Prospèr Estieu nais lo 7 de julhet de 1860 a Fendelha, al sud de Castèlnòu d’Arri. Aprèp d’estudis al Collègi de dròlles de Castèlnòu d’Arri e al Pichon Seminari de Carcassona ont estúdia lo latin e lo grèc, es nommat regent en 1879 a Corsan dins Aude.<br />Doas annadas mai tard, regent a Brunèls, prèp de Castèlnòu d’Arri, rescontra August Forés en virada electorala per las eleccions legislativas de 1881. L’acòrdi es immediat que los dos òmes partejan de fòrtas valors republicanas a anticlericalas. Fondan atal un an aprèp una revista francesa, La Poésie moderne que conèis pas que sèt numèros e ont Estieu , jos l’escais de Prosper l’Eté, es cargat de la partida redaccionala, sonque en francés. Publica, totjorn en 1882, son poèma « L’Ecole » e Forés ne signa lo prefaci.<br />Aprèp una parentèsi de dos ans dins lo jornalisme, Estieu decidís de tornar prene son mestièr de regent e es nommat a Clarmont sus Lauquet, prèp de Limós. Escriu a comptar de 1887 de cronicas regularas dins <em>La Revue méridionale</em>, creada a Carcassona per Gaston Jordana, conse de la ciutat e futur majoral del Felibritge. <br /><br />L’annada 1891 es una virada dins la vida de Prospèr Estieu, es l’annada de la despartida de son amic e complice August Forés. Aqueste, sebelit un primièr còp segon lo rite catolic, es enterrat tornamai, drech fàcia a l’Orient segon la tradicion francmaçonica. <br />Aquelas funeralhas son l’escasença d’un rescontre fondamental per Prospèr Estieu, la d’Antonin Perbòsc que partejarà ambe el una complicitat egala a la qu’entreteniá ambe Forés. Los dos amics juran de contunhar l’òbra occitana del poèta defuntat. Es aquela data que marca la naissença de l’engatjament occitan de Prospèr Estieu, qu’aviá pas jamai fins aquí escrich en lenga d’òc. <br /><br /></p>
<h2>Engatjament dins la Renaissença d’Òc</h2>
<h3>Descobèrta de l’occitanitat e primièrs trabalhs (1892 – 1899)</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En seguida de son rescontre ambe Antonin Perbòsc, Prospèr Estieu aderís a doas associacions de promocion de la lenga d’òc : L’<em>Escolo Moundino</em> de Tolosa, puèi L’<em>Escolo Audenco</em> ont publican ja Gaston Jordana e l’autre escrivan audenc màger d’aquela epòca, Aquiles Mir. Sas produccions occitanas començan de se multiplicar. En 1892, fonda lo setmanièr <em>Le Lengodoucian</em> ont tre lo primièr numèro, argumenta per un ensenhament sistematic de l’occitan a l’escòla primària, mens d’un desenat d’annadas aprèp las leis de Juli Ferry sus l’instruccion obligatòria gratuita e laïca. Son primièr editorial se conclutz per un tarabastós : <br /><br />« Quand aurem fait la counquisto de las escolos primàrios, l’Aveni nous apartendra. » <br /><br />En 1895, publica son primièr recuèlh de poesias occitanas : « Lo Terradou » ont s’afirma come lo successor d’August Forés, fisèl a sas idèas federalistas e de lucha contra la dominacion francesa sus las contradas occitanas.<br />En 1896, fonda, ambe los felibres ariegeses L’<em>Escolo de Mountsegur</em> e la revista <em>Mount-Segur</em> que pareis duscas a 1899. Se diferéncia de las autras revistas per de tematicas omnipresentas ligadas a l’albigeisme, que son simbòl mai conegut prèsta son nom a la revista. <br /><br /></p>
<h3>Naissença de l’occitanisme contemporanèu (1900-1939)</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><br />Aprèp l’arrèst de la publicacion de la revista Mount-Segur, Prospèr Estieu publica « Bordons pagans », i desvolopa pel primièr còp las règlas d’una novèla grafia per l’occitan ont son presentas las premícias de la grafia actuala. Desvolopa aquela grafia a partir de 1901 dins la segonda seria de la revista Mont-Segur qu’estampa dins son pròpri ostal a Renas-lo-Castèl fins al mes de decembre de 1904. Es elegit Majoral del Felibritge en 1900 e mèstre ès jòcs de l’Academia dels Jòcs Florals en 1902.</p>
<img style="float: right; margin: 15px;" src="http://occitanica.eu/illustrations/Famille_Estieu.jpg" alt="Prosper Estieu devant sa presse d'imprimerie d'où sortent les numéros de la revue &lt;i&gt; Mont-Segur&lt;/i&gt;. Archives départementales de l'Aude, fonds Prosper Estieu, cote 120J19" width="400" /> <br />
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">A partir de 1903, al sen del Felibritge, se posiciona fermament contra los felibres provençals e lo Capolièr Pèire Devoluy. Alavetz crèa una novèla escòla – que prendrà lo nom en 1919 d’<em>Escòla occitana</em> – abandona la grafia tradicionala del Felibritge e causís per bandièra lo nom « occitan » plan pauc emplegat d’aquel temps, e promòu fermament d’idèas republicanas e anticlericalas, totjorn dins la continuitat d’August Forés. Es tanben a aquel moment que desvolopa sa linha ideologica, sensibla mai que mai dins la revista<em> Mont-Segur</em> que dirigís ambe Antonin Perbòsc.<br />I retròbam las quatre grandas problematicas que marcaràn lo movement occitanista del sègle XX : lo reviscòl de la lenga dins son unitat en s’inspirant del sistèma grafic emplegat pels Trobadors a l’Edat Mejana, l’emergéncia d’una literatura originala escricha dins aquela novèla grafia, una novèla lectura dels rapòrts Nòrd / Sud dins l’istòria de França e l’innovacion pedagogica aliada a la reivindicacion de l’ensenhament de l’occitan a l’escòla. Se d’unas d’aquelas tematicas foguèron envisatjadas pel Felibritge al sègle XIX, pas cap foguèt tan desvolopada fins aquí.&nbsp;&nbsp; <br /><br />Puèi publica mantun obratge : « Flors d’Occitania » (1906), « La Canson occitana » (1908), e « Lo Romancero occitan (1912 e 1914). En 1911, tempta de far erigir a Fois una estatua a la Perfiècha catara Esclarmonda e de ne faire la manifestacion del Felibritge Roge. Renóncia pauc aprèp, per manca d’afiscacion e a causa de la critica fòrt negativa de son libre « La question d’Esclarmonde » ont multiplica enganas e aproximacions istoricas.<br /><img style="float: right; margin: 15px;" src="http://occitanica.eu/illustrations/profil.jpg" alt="Prosper Estieu devant sa presse d'imprimerie d'où sortent les numéros de la revue &lt;i&gt; Mont-Segur&lt;/i&gt;. Archives départementales de l'Aude, fonds Prosper Estieu, cote 120J19" width="200" /><br />Après la guèrra, pren la direccion del <em>Gai Saber</em> fins a 1933 e fonda son associacion de promocion de la lenga e de la cultura occitanas, <em>Los Grilhs del Lauragués</em>, puèi en 1927, <em>Lo Collègi d’Occitània</em>, associacion d’ensenhament de la lenga e de la cultura occitanas.<br /><br />Publica a comptar de 1926 una darrièra tièra de recuèlhs : « Lo Flahut occitan, Las Bucolicas de Vergili » (1926), « Lo Fablièr occitan » (1930) e « Las Oras cantairas » (1931) ont se sentís l’influéncia catolica de mai en mai fòrta de son darrièr discípol, lo futur canonge Josèp Salvat. En 1933, se retira ençò de sa filha e se morís en 1939, reconciliat ambe la fe catolica per l’abat Salvat, majoral del Felibritge. Aqueste prendrà la seguida de Prospèr Estieu al cap de <em>L’Escòla occitana</em> e de la revista <em>Lo Gai Saber</em>.</p>
<hr />]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bertrand, Aurélien]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2016-06-17]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-13 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibres Rouges]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
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    <dcterms:spatial><![CDATA[Aude (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Castelnaudary (Aude)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/21">
    <dcterms:title><![CDATA[Esthève, Olga (1857-....)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Esthève, Olga (1857-....)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Esthève, Olga (1857-....)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Criscelli, Olga (nom de mariage)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Criscelli-Esthève, Olga</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><br /><br />Olga Esthève est une des premières institutrices d'école publique de filles à Cette (ancienne orthographe de Sète). Nommée le 25 juillet 1878 à l’école du docteur Roux, Olga Esthève naît à Bordeaux le 12 juillet 1857. Elle n'est pas instruite par les congrégations religieuses mais par des professeurs de l'Université. Elle obtient son Brevet élémentaire à Moulins (Allier) le 27 juillet 1874, suivi de son Brevet supérieur et de son Certificat d'aptitude pédagogique à Tulle (Corrèze). Son père, lieutenant d'infanterie et Chevalier de la légion d'honneur, avait sollicité pour elle un poste auprès du Préfet. Elle arrive à Cette à la rentrée de 1878 en provenance de Lunel où elle exerçait depuis janvier 1877. L'école du Docteur Roux est alors située rue des Hôtes (aujourd’hui rue Paul-Valéry) et n'a qu'une classe. L'inspecteur primaire écrit après sa visite le 30 novembre : <br />«&nbsp;Il est d'usage que les nouvelles écoles soient peuplées par la lie des autres classes… On y trouve un ramassis de jeunes filles venues de je ne sais où&nbsp;: vêtues de haillons, sales, n'ayant aucun des petits objets indispensables à une écolière.&nbsp;»<br /> Olga Esthève y restera jusqu'en 1887, avec bientôt une adjointe, Melle Jammes.<br />Elle épouse en 1884 un professeur du collège (de garçons), responsable de la classe de 7ème, M. Criscelli. Melle Jammes la suit à l'école Sévigné, rue Pascal, dont elle devient directrice. Elle a déjà deux enfants. L'inspection de mars 1887 lui donne l'appréciation «&nbsp;AB&nbsp;» et la note 6,5/10. L'école Sévigné a inscrit 180 filles dont 127 sont présentes, la fréquentation est irrégulière, la propreté comme la discipline y sont jugées «&nbsp;assez bonnes.&nbsp;»<br /> Des éléments de ce rapport montrent qu'Olga Criscelli participe déjà à la Ligue française de l'Enseignement, l’œuvre de Jean Macé, avec en particulier la création de l’Association des grandes filles de l’école Sévigné, les «&nbsp;Abeilles Cettoises&nbsp;» qu’elle préside. <br />En 1892, elle obtient une médaille de bronze de l'Instruction Publique. On la voit ferrailler en 1893 avec la Municipalité qui veut supprimer sa décharge de classe, et obtenir satisfaction.<br /> En 1896, année de la Félibrée des Abeilles de Cette, Mme Criscelli habite rue Pascal, à l'école Sévigné et a quatre enfants&nbsp;: Jeanne 14 ans, Joseph 10 ans, Olivier 8 ans et Angelo 2 ans. <br />Après l'organisation de conférences et de la Félibrée des Abeilles, présidée par l'inspecteur d'Académie, M. Yon, elle recevra diplôme d'honneur et médailles, tant de la Ligue que du Ministère, ce qui lui permettra à la rentrée suivante d'être nommée à Montpellier.</p>
<h2>Engagements dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 31 Mai 1896, Olga Criscelli est co-organisatrice de «&nbsp;La Félibrée des Abeilles Cettoises&nbsp;» avec J.-H. Castelnau, Cabiscol du Félibrige Cettois et parrain de l’Association des grandes filles de l’école Sévigné. Cette félibrée se tient dans le bâtiment du Stand de tir et de gymnastique «&nbsp;La Cettoise&nbsp;» (qui prendra plus tard le nom de Stand Marty, bâtiment aujourd’hui disparu), sous la présidence d’honneur de Frédéric Mistral et la présidence effective de M. Yon inspecteur d’académie.<br />Le programme de la Félibrée est édité en français et en occitan. Les deux langues y alternent, sans traduction.<br /> L’intérêt de l’Association pour l’occitan est visible dans les conférences qui ont précédé la Félibrée au cours de l’année. Plusieurs avaient fait une large place à l'occitan, comme celle sur Clémence Isaure, ou celle sur la pêche à «&nbsp;Cette&nbsp;». Cette dernière est accompagnée par la lecture de la pièce La Sauquena de Pignan de M. Rottner, félibre et l'un des conférenciers les plus dévoués de l'association. J.-H. Castelnau avait fait cadeau de ses propres œuvres bilingues à la bibliothèque de l'école qui a bénéficié de la quête organisée à l'entracte de la Félibrée. Ajoutons l’intérêt que portait à l’Association le Doyen de la faculté des sciences de Montpellier, Armand Sabatier, Directeur de la station zoologique de Cette à la Plagette, pour lequel J-H Castelnau écrit à cette occasion <em>Lou palais de las crancas</em>. Jeanne Criscelli, alors âgée de 14 ans, lit «&nbsp;en lengadoucian&nbsp;» (<em>La Campana de Magalouna</em> juin 1896) un compliment «&nbsp;<em>as Felibres</em>&nbsp;» de la Fête. Le félibre Achille Maffre de Baugé prononce un discours «&nbsp;Du Sens international chez les provincialistes.&nbsp;»<br /> Le félibre Joseph Soulet, qui s’est refusé, avec d’autres, à participer à la félibrée, s’en explique dans une lettre à Mistral&nbsp;: il s'agit selon lui avec celle-ci et les conférences qui l’ont précédée, d’écarter les filles de Cette de l’influence des congrégations «&nbsp;<em>an aquella felibrejada de deganaus e de manja-Bon Dieu</em>.&nbsp;» (Lettre du 31 mai 1896, Camélio 2008&nbsp;: 99). Notons que Sabatier et Castelnau étaient protestants. <br />La presse quotidienne, qui couvre largement l'évènement, représente tout le spectre des opinions politiques&nbsp;: <em>Le Journal de Cette, Le Petit Méridional, L'éclair ; </em>pour l’occitan <em>La Campana de Magalouna</em> lui a largement ouvert ses colonnes.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Blin-Mioch, Rose]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-02-28 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/21]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify;">- BLIN-MIOCH, Rose. <em>Les abeilles de Cette ou la grande Félibrée des grandes filles de l’école publique</em>, conférence donnée à Sète le 9 mars 2012 à l’Espace Victor Meyer à l’initiative du Cercle Occitan Setòri</p>
<div style="text-align: justify;">- CAMÉLIO, Alain. <em>Armanac Cetòri, histoire du félibrige sétois.</em> IEO edicions, 2008, 175 pages<br /><br />- CASTELNAU, Jacques-Henri. <em>Souvenir de La grande Félibrée du 31 Mai 1896 en l'Honneur des Abeilles Cettoises.</em> Montpellier Firmin et Montane, 1996, 28 pages (Archives Municipales de Sète)<br /><br />- CLERC, Pierre. <em>Dictionnaire de Biographie héraultaise des origines à nos jours.</em> Montpellier, 2001, Librairie Clerc<br /><br />- La Ligue de l'Enseignement. <em>Portrait et biographie de Jean Macé.</em> Paris, Lafaille, éditions de la France Scolaire, 1895, 76 pages : <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5519617m.r=Portrait++et+biographie+de+Jean+Mac%C3%A9.langFR%20">http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5519617m.r=Portrait++et+biographie+de+Jean+Mac%C3%A9.langFR </a><br /><br />- MAFFRE DE BAUGÉ, Achille. <em>Du Sens international chez les provincialistes</em>, discours prononcé au banquet des félibres à Cette, le 31 mai 1896. Montpellier Firmin et Montane, 1896, 16 pages : <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5687945h.r=Maffre+de+Bauge%2C+Achille.langFR">http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5687945h.r=Maffre+de+Bauge%2C+Achille.langFR</a><br /><br />- MARSAL, Édouard. <em>La Campana de Magalouna.</em> Montpellier, Dezeuze, 1896, n°92, 95 et 97 (Archives Université Paul Valéry, département d'Occitan)<br /><br /> - SOTTANO, Édouard. <em>Journal de Cette.</em> 1895 et 1896 (Archives Municipales de Sète)<br /><br />- YON, Rapport de l'Inspecteur d'Académie in <em>Hérault. Conseil général</em>. <em>Rapports et délibérations</em> 1894/08, 95 et 96 sur <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5724080h.r=conseil+g%C3%A9n%C3%A9ral+de+l%27H%C3%A9rault+Yon.langFR">http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5724080h.r=conseil+g%C3%A9n%C3%A9ral+de+l%27H%C3%A9rault+Yon.langFR</a> <br />
<h2><br />Revues</h2>
<br />- <em>L'Éclair</em>, Montpellier Rue Levat, quotidien régional, catholique, royaliste, consultation des journaux de 1896. La collection de <em>L’Éclair</em> est disponible aux Archives Départementales de l’Hérault. <br /><br />- <em>Le Petit Méridional</em>, Société Anonyme du Petit Méridional et autres publications, premier et principal organe républicain montpelliérain, Montpellier rue Henri Guinier, consultation des journaux de 1895 et 1896 sur&nbsp;: http://www1.arkhenum.fr/bm_montpellier_pmerid/_app/index.php<br /><br />
<h2>Archives</h2>
<br />- Dossier académique archives dept Hérault 1T art 2360-91</div>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Sète (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Languedoc-Roussillon (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Montpellier (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
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