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    <dcterms:title><![CDATA[Jumèu, Romieg (1930-2022)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Publiciste]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p align="justify">Rémi Jumeau, poète, romancier, défenseur de la langue, a publié une dizaine d’ouvrages en occitan (provençal).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3>Formes référentielles</h3>
<p>Rémi Jumeau</p>
<h3>Autres formes du nom</h3>
<p>Romieg Jumèu</p>
<p>Romieg Jumeau</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p align="justify"><strong>Rémi Jumeau</strong> est né le 30 avril 1930 à Marseille (13). <br /><br />Il débuta ses études chez les Jésuites, où enseignait son père, professeur de mathématiques. Mais il se rendit vite compte que les équations et les logarithmes n’étaient pas faits pour lui et il préféra entrer à l’Institution du Sacré Cœur où il brilla en histoire, en français, en latin et grec. Si bien qu’il obtint, à la fin de ses études secondaires, un diplôme d’éloquence dans la tradition antique la plus pure. <br />Il continua ses études aux Beaux-Arts de Marseille, dans la section sculpture, gravure et modelage. Cependant, malgré de vrais dons artistiques et l’espoir de consacrer sa vie aux Arts, il décida d’intégrer la société «&nbsp;Avenir Publicité&nbsp;» où il fit toute sa carrière.<br />Il en gravit peu à peu tous les échelons, jusqu’au poste de Directeur Régional qu’il occupa plus d’une fois, dans plusieurs régions de France, avant de terminer au siège de Paris. <br /><br />Dans cette dernière partie de son cheminement professionnel, il s’investit dans les instances représentatives du métier pour faire aller de pair la publicité et la protection du patrimoine. Les textes qui régissent aujourd’hui les conditions de la publicité dans les paysages urbains et ruraux lui doivent beaucoup. <br /><br />Marié une première fois avec Simone Moulierac, il eut deux enfants : Sylvie, née à Marseille en 1955 et Manuel, né à Saint-Quentin en 1961. Ce dernier, sur les traces de son père, est graveur. <br /><br />Plus tard il rencontra Claire Morel, professeure de danse classique, qu’il épousa en 1986. Le long de leurs quarante ans de vie commune, ils partagèrent la passion des arts. <br /><br />À la retraite il revint en Provence, acheta en 1995 un petit mas à Graveson (13), puis une maison de village à Eyragues (13), avant de s’installer à Avignon (84) où il acheva sa vie le lundi 10 janvier 2022. Il fut enseveli le vendredi 14 janvier dans la tombe familiale à Ménerbes (84). <br /><br /></p>
<h2>Engagements dans la renaissance d’oc</h2>
<p align="justify">Exilé tout au long de sa vie professionnelle, il détestait l’idée qu’il soit nécessaire, pour faire un bon citoyen français de le couper brutalement de sa culture d’origine. Toute sa vie il milita pour la cause occitane. À Graveson, dès son arrivée, il participa à la création de l’association «&nbsp;Un Païs per Deman&nbsp;» et fut un des fondateurs du CREDD’O en 2005, dont il devint le second président de 2008 à 2018. Sous sa direction, cet organisme prit une plus ample envergure. Dans ce cadre, il essaya, en 2009, de donner, avec d’autres, une coloration occitaniste à la campagne pour la promotion de Marseille comme capitale européenne de la culture (voir lettre en annexe). <br /><br />Il fit partie du bureau de l’association «&nbsp;Les Suds&nbsp;» dès sa création en 1996. <br />Enfin, ce qui comptait le plus pour lui, il se consacra à l’apprentissage de la langue qu’il fut bientôt capable d’écrire. D’abord dans des chroniques pour la revue associative <em>Deman un Païs</em>, puis avec la publication d’une dizaine d’ouvrages touchant presque tous les domaines de la littérature : poésie, romans historiques ou d’aventure, nouvelles fantastiques… Il avait choisi de maîtriser un langage noble et exigeant, à la hauteur de la haute idée qu’il se faisait de la langue.</p>
<p></p>
<h2>Bibliographie</h2>
<p><em>Sénher quau</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2002 <br /><br /><em>Cronicas imaginàrias</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2004 <br /><br /><em>E siguèsse una nafra la lutz</em>, IEO Edicions, Colleccion Messatges 2008 <br /><br /><em>Pantòri</em>, Romieg Jumèu IEO Edicions, Colleccion Atots 2013 <br /><br /><em>Embolh a Malamosca</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots Crimis 2014 <br /><br /><em>Apològs</em>, IEO Edicions, Colleccion Messatges 2014 <br /><br /><em>Nòvas d’autra part</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2015 <br /><br /><em>Rèire vida</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2016 <br /><br /><em>L’esclargiera</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2017 <br /><br /><em>Lo viatge alambicant dau professor grosdenàs</em>, IEO Edicions colleccion Atots 2018 <br /><br /><em>La granda timonariá</em>, IEO Edicions, colleccion Atots 2020. NB. L’auteur aurait souhaité corriger cet ouvrage et en publier une nouvelle version plus satisfaisante.<br /><br /></p>
<h2>Sources</h2>
<p><br /><br />Archives familiales <br /><br />NEUMULLER,Michel. Un quatuor d’écrivains occitans se met à table à Belcodène. <em>Aquò d'Aquí </em>[en ligne]. 2015. (Consulté le 18 juillet 2022). Disponible à l'adresse : https://www.aquodaqui.info/Un-quatuor-d-ecrivains-occitans-se-met-a-table-a-Belcodene_a841.html <br /><br />NEUMULLER,Michel. Romieg Jumeau se's enanat.<em>Aquò d'Aquí </em>[en ligne]. 2022. (Consulté le 18 juillet 2022). Disponible à l'adresse : https://www.aquodaqui.info/Romieg-Jumeau-se-s-enanat_a2315.html <br /><br />Lettre sur Marseille capitale de la culture</p>
<br /><br />
<h2>Annexes</h2>
<h3>Une lettre de Rémi Jumeau en 2009</h3>
<p>Graveson, le 13 juillet 2009</p>
<p align="justify">Chers amis,<br /><br />Vous avez accepté de participer à notre projet, visant à inscrire la Culture d’Oc dans l’opération Marseille/Provence, capitale européenne de la Culture 2013. D’ores et déjà, une quinzaine d’écrivains et d’universitaires nous ont, comme vous donné leur accord, avec enthousiasme. Maintenant, il importe que vous nous indiquiez le ou les thèmes que vous désireriez développer à cette occasion. Nous vous rappelons, pour que notre projet ait quelque chance d’être sélectionné, que les thèmes correspondent aux critères ci-après&nbsp;: (ceux-ci ayant été définis par le comité technique de l’association Marseille 2013)</p>
<p>1-Pour ce qui concerne «&nbsp;la dimension européenne&nbsp;»</p>
<p>-Renforcer la coopération entre les opérateurs culturels, les artistes et les villes des Etats membres concernés et d’autres Etats membres, dans tout le secteur culturel.<br />-Faire ressortir la richesse de la diversité culturelle en Europe.<br />-Mettre en évidence les aspects communs des cultures européennes.</p>
<p>2-Pour ce qui concerne «&nbsp;la Ville et les Citoyens&nbsp;»</p>
<p>-Encourager la participation des citoyens, habitant Marseille et la Provence, susciter leur intérêt ainsi que celui des citoyens vivant à l’étranger.<br />-Avoir un caractère durable et faire partie intégrante du développement culturel et social à long terme de la Ville et de sa Région.</p>
<p>3-Enfin, ne pas oublier la dimension méditerranéenne de Marseille/Provence, d’autant que la réalisation du Musée des Civilisations d’Europe et de la Méditerranée, le MUCEM, devrait être achevée en 2013.</p>
<p align="justify">Si un thème comme celui des immigrations de masse aux XIXe et XXe siècles (italienne, espagnole ou maghrébine) a déjà fait l’objet de nombreuses études, les migrations internes (par exemple, celle des gavots vers plaines ou les villes du littoral provençal) ou vers les pays voisins (par exemple des occitans vers l’Espagne après la Reconquista, des Vaudois provençaux vers l’Italie, ou des Gavots vers le Mexique) mériteraient des développements intéressants.<br /><br />Les critères sont donc suffisamment larges, (notamment ceux de la diversité culturelle et des échanges méditerranéennes) pour offrir une grande liberté dans les choix des sujets.<br /><br />En conclusion, nous vous demandons de nous adresser d’ici fin août, les titres des thèmes que vous comptez traiter, de manière à ce que nous puissions commencer à bâtir notre projet commun. Si 2013 est l’année de la mise en œuvre globale de l’opération, c’est en 2009 que se fait la sélection, d’où notre demande. Recevez chers amis nos cordiales salutations<br /><br />Le Président, Rémi JUMEAU</p>
<h3>Hommages rendus par Jean-Marie Ramier le jour des obsèques</h3>
<p><strong>Sus lou cros de Roumié (divèndre 14 de janvié 2022, à Menèrbo)</strong></p>
<p>Roumié, vaqui un credo de belèu lou faras tiéu&nbsp;: Lou Crédo dé Cassian dóu grand pouèto Vitou Gelu, Marsihés coume tu. N’en vaqui quàuqui tros.</p>
<p align="center">A peri tout entié, qué servirié de neisse&nbsp;!<br />Dieou, que li vi tan lun, nou forgé pas per ren&nbsp;:<br />En mouren regrian&nbsp;; l’ome quan dispareisse,<br />Va pupla leis estèlo oou foun doou firmamen&nbsp;!<br /><br />Maduro avan lou tem, ma testo, qué vies blanquo,<br />A glena quaouquei gran dedin chasque gara.<br />Mies qué lou marguiié que rounflo sus sa banquo<br />Ai souven tria de grame ei sermoun doou cura.<br />Dei prepaou dei moussu, dei cansoun dei femèlo,<br />Dei questien dei nistoun, surtou, mi sieou nourri&nbsp;:<br />Tan qu’un secrè nouveou coutiguo sa cervèlo<br />Lou senigran voou pa mouri<br />A peri tout entié, etc&nbsp;…<br /><br />Dieou mandan sa semenço ei ciele, à l’avanturo,<br />Coumo lou bastidan qué sameno soun bla,<br />Lou gran s’esparpaié lon de la vouto bluro&nbsp;:<br />Qu s’enregué d’eici, qu s’enané d’eila.<br />Nouesto grano encapé de toumba su la terro&nbsp;:<br />Aqui rescountrerian noueste premié relès,<br />Mounte tan de doulou duvien nou fa la guerro<br />Jusqu’oou suari, despui lou brès&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Mai lou darnié badaou pa pu leou nous escapo,<br />Sian saia aperamoun senso cro ni palan&nbsp;;<br />Aven entamena nouesto segoundo etapo&nbsp;;<br />Anan mai espeli su d’un globou pu gran&nbsp;!<br />Aqui sian dejà mies&nbsp;: aven lou cor de ferri,<br />Vin pan d’ooutou, lei bras emé lei ner d’acié&nbsp;;<br />Creignen ni cirourgien, ni drogo, ni cristèri&nbsp;:<br />Counoueissen plu la maladié&nbsp;!<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Adelà fourra plu qué tout un pople laoure<br />Per gava finqu’eis uei quaouquei pouar a l’engrai&nbsp;;<br />Aqui l’ooura plus ges dé riche, ni de paoure&nbsp;;<br />Ni saven, ni bestias&nbsp;; ni beou pitoué, ni lai&nbsp;!<br />Seren toutei parié souto la memo bacho&nbsp;!...<br />Pu gai qué de jouven qu’an chima lou claré,<br />Oouren noueste bouenur escri dessu la facho,<br />Coumo s’erian oou cabaré&nbsp;!<br />A peri tout entié,etc…<br /><br />A cin-cen-milo lèguo oou dessu dei tounerro,<br />Sé nou pren fantasié dé durbi lou journaou,<br />Li veiren lei travai que nouesto ancieno terro<br />Fara, per si servi dei forço dé l’uiaou,<br />Coumo l’aplooudirian, soun assaou dé couragi<br />Dei reire-pichoun-fieou é dei reire-nebou,<br />Qué voudran counqueri lei nieou à l’arrambagi,<br />S’à la fin n’en venien à bou&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc…<br /><br />Alor dei bouenei gen fenira plu la festo&nbsp;!...<br />Mai lei tigre, dé qué si voudran rapela&nbsp;?<br />Semblaran d’estrangié&nbsp;! degun li tendra testo <br />Perqué viroun toujou l’aiguo dins sei vala&nbsp;!<br />Leisso leis arpagoun ti trata d’imbecile&nbsp;:<br />En ti fasen cheri, moougra tou soun mespres,<br />Vidaou, places tei foun mies qué lou pus abile&nbsp;:<br />Oou milo per cen d’interes&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />La jalousié deis ome é sei bruteis entriguo,<br />Coumo s’en truffaren, quan seren tou-puissan&nbsp;!<br />Per quaouquei pessu d’or s’escaloun à la biguo,<br />Trouvaren à manès lei mouloun de diaman&nbsp;!<br />S’à la retiro-puou derraboun d’espouleto,<br />Dé capeou galouna, dé mitro de satin,<br />Qué sera tout aco, senoun de pampaieto<br />Su d’un lai viesti d’arlequin&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Mai alor qué bouenur d’ooublida la coulèro&nbsp;!<br />Dé jouï doou printem senso apranda l’iver&nbsp;!<br />Dé dire ei capouchin qu’esfraieroun ta mero&nbsp;:<br />Reveran, boufa-li su lei brasiéd’infer&nbsp;!<br />Dé dire à Madeloun, quan lou pies li ressaouto&nbsp;:<br />Din noou-milo an d’eici, gento caligneiris,<br />Coumo vui, per passien ti mangearai lei gaouto,<br />E toujou mordrai frui requis&nbsp;!<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Mestre, t’ai amarra su l’ancro d’esperanço&nbsp;:<br />Vai acaba ta pleguo entre leis afama,<br />E quan oouras feni ta vido de soufranço,<br />Vene trouva Cassian ei péis embeima.<br />Doou calici dé feou poues escouela lei gouto&nbsp;:<br />T’ai coupa lou bastoun qué ti duou sousteni&nbsp;;<br />Parti premié&nbsp;; veiras mei piado su la routo&nbsp;;<br />M’agantaras à l’embruni…<br />A peri tout entié, qué servirié de neisse&nbsp;!<br />Dieou, que li vi tan lun, nou forgé pas per ren&nbsp;:<br />En mouren regrian&nbsp;; l’ome quan dispareisse,<br />Va pupla leis estèlo oou foun doou firmamen&nbsp;!<br /><br /></p>
<p align="justify">Nàni, Roumié, risques pas de peri tout entié. Bèn lou countràri&nbsp;!<br /><br />Restaras dins nosto memòri. Nous-autre, Gravesounen, t’avèn couneigu poulemisto arderous dins la colo d’<strong>Un Païs pèr Deman</strong>&nbsp;; pièi, e subretout, au CREDD’O. Lou CREDD’O que n’en fuguères un di foundadou emai un valènt cepoun. Lou CREDD’O que n’en prenguères un jour la presidènci e la gardères dès an de tèms. Dès an qu’an fa flòri. Souto ta beilié l’<strong>Oustau di Petit </strong>venguè lou centre de recerco e d’estùdi recouneigu, indefugible e respeta que couneissèn vuei. Lou meteguères dins soun lustre, ié dounères si letro de noublesso. Quouro la santa te n’aliuenchè fisicamen, sian li testimòni que countunières de te soucita de tout ço que se debanavo de bon o de pas tant bon au CREDD’O. Gravesoun te dis gramaci.<br /><br />Mai es tout lou païs d’O que gardara peréu souvenènço de tu. Siés esta un parangoun de la recounquisto de la lengo. Nosto lengo l’aprenguères emé passioun e n’en venguères lèu un escrivan de trio. Publiquères dins l’afaire de vint an uno deseno d’oubrage, tóuti saluda pèr la critico. Quau n’en pòu dire autant&nbsp;? Te siés avasta ‘mé bonur dins quàsi tóuti li relarg de la literaturo&nbsp;: pouesìo, rouman istouri o d’aventuro, nouvello fantastico… E tout acò en gaubejant un lengage noble e eisigènt, à l’auturo de l’idèio auto que te fasiés de la lengo. Siés d’aquéli qu’an vicu, qu’an tengu nosto lengo vivo.<br /><br />Vuei, es en terro de Menèrbo que sian vengu te rendre óumenage, un terraire de memòri e de resistènci. Nàni, Roumié, t’óublidaren pas&nbsp;!</p>
<hr />
<p align="justify">Il y a des moments que l’on pense ne jamais vivre, et puis inévitablement, inexorablement, ils arrivent. C’est le cas pour cette disparition qui nous réunit aujourd’hui&nbsp;: comment accepter que Rémi, cet homme puissant, cet homme magnifique, qui était la bonté et la générosité même, ce mari, ce père, ce grand-père qui semblait indestructible soit terrassé par l‘âge et la maladie et repose aujourd’hui devant nous.<br /><br />Au nom de Claire, son épouse, de Sylvie, de Manuel, de Frédérique et d’Anaïs, je vous remercie d’être venus, parfois de loin, pour l’entourer une dernière fois. Et ayons une pensée pour Sylvie et Nicolas que le Covid empêche d’être avec nous aujourd’hui.<br /><br />Claire m’a demandé de retracer rapidement le portrait et la carrière de Rémi&nbsp;: je l’en remercie, je mesure l’honneur qui m’est fait mais aussi la difficulté de la tâche. Je vais essayer...<br /><br />Rémi Jumeau est né à Marseille le 30 avril 1930.<br /><br />Dès sa première année il se distingue en recevant, avec une grande modestie, le diplôme d’honneur du concours des bébés de 1931&nbsp;: c’était sans aucun doute une prédestination&nbsp;!<br /><br />De son premier mariage avec Simone Mouliérac naîtront ses deux enfants<br /><br /></p>
<ul>
<li>Sylvie née à Marseille en 1955 dont il se plaisait à dire que c’était la parfaite petite marseillaise, jusqu’à ce qu’elle quitte Marseille. Mais si elle en a perdu l’accent, elle n’en a pas perdu l’humour…</li>
<li>et Manuel, né à Saint-Quentin en 1961, ce fils dont il était très fier, et qui a repris le flambeau de son père puisqu’il est aujourd’hui graveur.</li>
</ul>
<p align="justify"><br /><br />Rémi débutera ses études chez les Jésuites, où enseignait son père, éminent professeur de mathématiques. Mais très vite il comprit que les équations et les logarithmes n’étaient pas faits pour lui&nbsp;; il préféra intégrer l’Institution du «&nbsp;Sacré-Coeur&nbsp;» où il excella en histoire, en français, en latin et en grec. Il obtint même, à la fin de ses études secondaires, un diplôme d’éloquence, dans la plus pure tradition antique.<br /><br />Fait plus étonnant&nbsp;: au cours de son service militaire, alors qu’on ne lui connaissait aucun penchant particulier pour l’armée, le Maréchal des Logis Rémi Jumeau se vit décerner un Certificat de Bonne Conduite par le colonel commandant le 405e régiment d’Artillerie Antiaérienne. Comme quoi il était bon partout&nbsp;!<br /><br />Il poursuivra ses études aux Beaux-Arts, dans la section Gravure. Mais malgré ses incontestables dons artistiques et son espoir consacrer sa vie aux Arts Plastiques, il décida d’intégrer la société «&nbsp;Avenir Publicité&nbsp;» au sein de laquelle il fera toute sa carrière.<br /><br />Ce fut un excellent choix, car il en gravit progressivement tous les échelons, parvenant jusqu’au poste de Directeur Régional qu’il occupa à plusieurs reprises, dans plusieurs régions de France, avant de terminer au siège à Paris.<br /><br />Dans cette dernière partie de son parcours professionnel, il s’investit au sein des instances représentatives de la profession pour faire cohabiter la publicité et la défense du patrimoine. Les textes qui régissent aujourd’hui les conditions de publicité dans les paysages urbains et ruraux lui doivent beaucoup.<br /><br />Lors de son départ d’Avenir Publicité, que la Direction générale a essayé de retarder autant que possible, un grand hommage lui a été rendu au Petit Palais à Paris par le Président Mr Boutinard-Rouelle.<br /><br />C’est dans le cadre de son activité qu’il a rencontré Claire, qu’il a épousée en 1986 et avec laquelle il partagea quarante années d’un amour inconditionnel. Ils étaient réunis par l&nbsp;‘amour des arts, lui la peinture et l’écriture, elle la danse et la musique.<br />Il hérite à cette occasion d’une nouvelle fille, Frédérique, qu’il considérait comme la sienne et qui l’adopta comme père.<br />Cerise sur le gâteau lui arriva Anaïs, sa petite fille, sa «&nbsp;petitoune&nbsp;» avec laquelle il avait une relation profonde, tendre, faite de multiples touches de complicité.<br /><br />Bien qu’enrichi par ses voyages en France, et peut-être justement du fait de ses nombreux changements de résidence, il n’avait qu’une hâte dès sa retraite&nbsp;: retourner dans sa chère Provence. Lui le provençal convaincu n’a jamais accepté que la République, pour fabriquer un citoyen uniforme sur tout le territoire, ait combattu les cultures régionales&nbsp;: dès lors il a consacré sa vie à militer pour la cause provençale.<br />C’est la présidence du CREDD’O d’où il n’a cessé de lutter pour rendre sa dignité et sa place à la langue d’Oc.<br />C’est la participation au bureau de l’Association les Suds dès sa création en 1996.<br />C’est enfin l’Association du Festival d’Arles, « Les musiques du Monde&nbsp;», dont il fut le Président pendant dix ans.<br /><br />Enfin et surtout, et c’était sans doute sa plus grande fierté, Rémi a pris sa plume pour écrire plusieurs livres en langue provençale, tous publiés.<br />Lui qui parlait peu, qui aimait aller à l’essentiel, qui était avare de ses mots et pudique sur ses sentiments, était prolixe dans ses écrits…<br />Selon un proverbe africain, continent où domine la culture orale, «&nbsp;un homme qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle&nbsp;». Pour Rémi c’est tout l’inverse&nbsp;: il nous laisse sa bibliothèque en provençal comme un témoignage ineffaçable.<br /><br />Deux traits enfin que je voudrais souligner.<br /><br />D’abord la fidélité et la profondeur de ses sentiments pour ses proches, qu’il aimait avec une égale tendresse et dont il ne s’est jamais départi.<br />Ensuite l’étendue impressionnante de sa culture&nbsp;: à ses côtés, on se plaisait à ne pas consulter Wikipédia quand on avait une question, assurés qu’il en connaissait la réponse.<br />Ce qui s’avérait toujours exact&nbsp;! Rémi était une encyclopédie ambulante.<br /><br />Mais si c’était un grand homme, calme, tranquille quoique souvent angoissé, pudique, digne c’était aussi – et là je laisse le mot de la fin à sa fille, un homme têtu comme 36 mules&nbsp;!<br /><br />Merci, Rémi, pour tout ce que tu nous as donné, merci pour ce que tu étais, ta trace ne s’effacera jamais. Repose en paix.<br /><br /></p>
<h2>Auteur de l'article</h2>
<p align="justify">Jean-Marie Ramier, enseignant à la retraite d’Occitan-Langue d’Oc, dans l’enseignement catholique et dans l’Académie d’Aix-Marseille. Président des associations Un Païs pèr Deman, CEPD’OC (Centre d’Étude de la Parole d’Oc), membre du conseil d’administration du CREDD’O (Centre de Rencontre, d’Étude, de Documentation et de Diffusion d’Oc).</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Romieg Jumeau, poèta, romancier, aparaire de la lenga, a publicat un desenat d’obratges en occitan provençau.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3>Formas referencialas</h3>
<p>Rémi Jumeau</p>
<h3>Autras formas conegudas</h3>
<p>Romieg Jumèu</p>
<p>Romieg Jumeau</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p><strong>Romieg Jumeau</strong> nasquèt lo 30 d’abriu de 1930 a Marselha (13). <br /><br />Romieg entamenèt seis estudis en cò dei Jesuistas, ont ensenhava son paire, professor de matematicas. Mai pron lèu s’avisèt que leis equacions e lei logaritmes èran pas fachs per eu&nbsp;; estimèt mai de rintrar a l’Institucion dau Sacrat Còr onte faguèt miranda en istòria, en francés,en latin amb en grèc. Ben tant que daverèt, a la fin de seis estudis segondaris, un diplòma d’eloquéncia dins la mai pura dei tradicions anticas. <br />Contunhèt seis estudis ai Bèleis-Arts de Marselha, dins la seccion Escultura, Escrinceladura e Modelatge. Pasmens, mau-despieg sei vertadiers dons artistics e son espèr de consacrar sa vida ais Arts, decidèt d’integrar la societat «&nbsp;Avenir Publicité&nbsp;» onte faguèt tota sa carriera.<br />N’escalèt pauc a cha pauc totei leis escalons, fin qu’au pòste de Director Regionau qu’ocupèt mai d’un còp, dins mantuna region de França, avans d’acabar au sèti de París. <br /><br />Dins aquela darriera partida de son caminament professionau, s’investiguèt au dintre deis instàncias representativas dau mestier per faire anar cotria la publicitat e l’aparament dau patrimòni. Lei tèxts que bailejan uei lei condicions de publicitat dins lei païsatges urbans e ruraus li son pron devents. <br /><br />Maridat un promier còp amb Simòna Moulierac, aguèt dos enfants&nbsp;: Silvia, nascuda a Marselha en 1955 e Manuèl, nascut a Saint-Quentin en 1961. Aqueu d’aquí, sus lei peadas de son paire, es ara escrincelaire. <br /><br />Pus tard rescontrèt Claire Morel, professora de dança classica, qu’esposèt en 1986. Visquèron ensèms quaranta ans de temps e partejèron la passion deis arts. <br /><br />A la retirada s’entornèt en Provença, crompèt en 1995 un pichòt mas a Graveson (13), puèi un ostau de vilatge a Eiragas (13), avans de plantar cavilha en Avinhon (84) onte acabèt sa vida lo diluns 10 de janvier de 2022. Foguèt sepelit lo divendres 14 de janvier dins son cròs de familha a Menèrbas (84). <br /><br /></p>
<h2>Engatjament dins la renaissença d’oc</h2>
<p>Despatriat tot de lòng de sa vida professionala, aviá en òdi l’idèia que per fargar un bòn ciutadan francés lo fauguèsse desmamar de sa cultura terradorenca. Tota sa vida militèt per la causa occitana. A Graveson, tre son arribada, participèt a la creacion de l’associacion «&nbsp;Un Païs per Deman&nbsp;» e fuguèt un dei fondadors dau CREDD’O en 2005. Dau CREDD’O ne’n foguèt lo segond president de 2008 a 2018. Sota sa bailiá aquel organisme prenguèt son ample.<br />Dins aquest encastre, ensagèt, en 2009, de donar, amb d’autres, una coloracion occitanista a la campanha per la promocion de Marselha coma capitala europenca de la cultura. <br /><br />Faguèt partida dau burèu de l’associacion «&nbsp;Les Suds&nbsp;» tre sa creacion en 1996. <br />Enfin, çò que comptava lo mai per eu, se gropèt a l’aprendissatge de la lenga ben tant que foguèt lèu capable de l’escriure. Promier dins de cronicas per la revista associativa Deman un Païs, puèi amb la publicacion d’una desena d’obratges tocant quasi totei lei relargs de la literatura&nbsp;: poesia, romans istorics ò d’aventura, novèlas fantasticas… Aviá causit de gaubejar un lengatge nòble e exigent, a l’autura de l’idèia auta que se fasiá de la lenga.</p>
<p></p>
<h2>Bibliografia e ressorças</h2>
<p><em>Sénher quau</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2002 <br /><br /><em>Cronicas imaginàrias</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2004 <br /><br /><em>E siguèsse una nafra la lutz</em>, IEO Edicions, Colleccion Messatges 2008 <br /><br /><em>Pantòri</em>, Romieg Jumèu IEO Edicions, Colleccion Atots 2013 <br /><br /><em>Embolh a Malamosca</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots Crimis 2014 <br /><br /><em>Apològs</em>, IEO Edicions, Colleccion Messatges 2014 <br /><br /><em>Nòvas d’autra part</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2015<br /><br /><em>Rèire vida</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2016 <br /><br /><em>L’esclargiera</em>, IEO Edicions, Colleccion Atots 2017 <br /><br /><em>Lo viatge alambicant dau professor grosdenàs</em>, IEO Edicions colleccion Atots 2018 <br /><br /><em>La granda timonariá</em>, IEO Edicions, colleccion Atots 2020. NB. Aquest obratge, l’auriá vougut corregir e ne’n tornar publicar una version mai satisfasenta.<br /><br /></p>
<h2>Sorsas</h2>
<p><br /><br />Archius de familha <br /><br />NEUMULLER,Michel. Un quatuor d’écrivains occitans se met à table à Belcodène. <em>Aquò d'Aquí </em>[en linha]. 2015. (Consultat lo 18 de julhet de 2022). Disponible a l'adreiça : https://www.aquodaqui.info/Un-quatuor-d-ecrivains-occitans-se-met-a-table-a-Belcodene_a841.html <br /><br />NEUMULLER,Michel. Romieg Jumeau se's enanat.<em>Aquò d'Aquí </em>[en linha]. 2022. (Consultat lo 18 de julhet de 2022). Disponible a l'adreiça : https://www.aquodaqui.info/Romieg-Jumeau-se-s-enanat_a2315.html <br /><br />Letra sus Marseille capitale de la culture <br /><br /></p>
<h2>Annèxes</h2>
<p><br /><br /></p>
<h3>Une lettre de Rémi Jumeau en 2009</h3>
<p>Graveson, le 13 juillet 2009</p>
<p>Chers amis,<br /><br />Vous avez accepté de participer à notre projet, visant à inscrire la Culture d’Oc dans l’opération Marseille/Provence, capitale européenne de la Culture 2013. D’ores et déjà, une quinzaine d’écrivains et d’universitaires nous ont, comme vous donné leur accord, avec enthousiasme. Maintenant, il importe que vous nous indiquiez le ou les thèmes que vous désireriez développer à cette occasion. Nous vous rappelons, pour que notre projet ait quelque chance d’être sélectionné, que les thèmes correspondent aux critères ci-après&nbsp;: (ceux-ci ayant été définis par le comité technique de l’association Marseille 2013)</p>
<p>1-Pour ce qui concerne «&nbsp;la dimension européenne&nbsp;»</p>
<p>-Renforcer la coopération entre les opérateurs culturels, les artistes et les villes des Etats membres concernés et d’autres Etats membres, dans tout le secteur culturel.<br />-Faire ressortir la richesse de la diversité culturelle en Europe.<br />-Mettre en évidence les aspects communs des cultures européennes.</p>
<p>2-Pour ce qui concerne «&nbsp;la Ville et les Citoyens&nbsp;»</p>
<p>-Encourager la participation des citoyens, habitant Marseille et la Provence, susciter leur intérêt ainsi que celui des citoyens vivant à l’étranger.<br />-Avoir un caractère durable et faire partie intégrante du développement culturel et social à long terme de la Ville et de sa Région.</p>
<p>3-Enfin, ne pas oublier la dimension méditerranéenne de Marseille/Provence, d’autant que la réalisation du Musée des Civilisations d’Europe et de la Méditerranée, le MUCEM, devrait être achevée en 2013.</p>
<p>Si un thème comme celui des immigrations de masse aux XIXe et XXe siècles (italienne, espagnole ou maghrébine) a déjà fait l’objet de nombreuses études, les migrations internes (par exemple, celle des gavots vers plaines ou les villes du littoral provençal) ou vers les pays voisins (par exemple des occitans vers l’Espagne après la Reconquista, des Vaudois provençaux vers l’Italie, ou des Gavots vers le Mexique) mériteraient des développements intéressants.<br /><br />Les critères sont donc suffisamment larges, (notamment ceux de la diversité culturelle et des échanges méditerranéennes) pour offrir une grande liberté dans les choix des sujets.<br /><br />En conclusion, nous vous demandons de nous adresser d’ici fin août, les titres des thèmes que vous comptez traiter, de manière à ce que nous puissions commencer à bâtir notre projet commun. Si 2013 est l’année de la mise en œuvre globale de l’opération, c’est en 2009 que se fait la sélection, d’où notre demande. Recevez chers amis nos cordiales salutations<br /><br /><br /><br />Le Président, Rémi JUMEAU</p>
<h3>Hommages rendus par Jean-Marie Ramier le jour des obsèques</h3>
<p><strong>Sus lou cros de Roumié (divèndre 14 de janvié 2022, à Menèrbo)</strong></p>
<p>Roumié, vaqui un credo de belèu lou faras tiéu&nbsp;: Lou Crédo dé Cassian dóu grand pouèto Vitou Gelu, Marsihés coume tu. N’en vaqui quàuqui tros.</p>
<p align="center">A peri tout entié, qué servirié de neisse&nbsp;!<br />Dieou, que li vi tan lun, nou forgé pas per ren&nbsp;:<br />En mouren regrian&nbsp;; l’ome quan dispareisse,<br />Va pupla leis estèlo oou foun doou firmamen&nbsp;!<br /><br />Maduro avan lou tem, ma testo, qué vies blanquo,<br />A glena quaouquei gran dedin chasque gara.<br />Mies qué lou marguiié que rounflo sus sa banquo<br />Ai souven tria de grame ei sermoun doou cura.<br />Dei prepaou dei moussu, dei cansoun dei femèlo,<br />Dei questien dei nistoun, surtou, mi sieou nourri&nbsp;:<br />Tan qu’un secrè nouveou coutiguo sa cervèlo<br />Lou senigran voou pa mouri<br />A peri tout entié, etc&nbsp;…<br /><br />Dieou mandan sa semenço ei ciele, à l’avanturo,<br />Coumo lou bastidan qué sameno soun bla,<br />Lou gran s’esparpaié lon de la vouto bluro&nbsp;:<br />Qu s’enregué d’eici, qu s’enané d’eila.<br />Nouesto grano encapé de toumba su la terro&nbsp;:<br />Aqui rescountrerian noueste premié relès,<br />Mounte tan de doulou duvien nou fa la guerro<br />Jusqu’oou suari, despui lou brès&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Mai lou darnié badaou pa pu leou nous escapo,<br />Sian saia aperamoun senso cro ni palan&nbsp;;<br />Aven entamena nouesto segoundo etapo&nbsp;;<br />Anan mai espeli su d’un globou pu gran&nbsp;!<br />Aqui sian dejà mies&nbsp;: aven lou cor de ferri,<br />Vin pan d’ooutou, lei bras emé lei ner d’acié&nbsp;;<br />Creignen ni cirourgien, ni drogo, ni cristèri&nbsp;:<br />Counoueissen plu la maladié&nbsp;!<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Adelà fourra plu qué tout un pople laoure<br />Per gava finqu’eis uei quaouquei pouar a l’engrai&nbsp;;<br />Aqui l’ooura plus ges dé riche, ni de paoure&nbsp;;<br />Ni saven, ni bestias&nbsp;; ni beou pitoué, ni lai&nbsp;!<br />Seren toutei parié souto la memo bacho&nbsp;!...<br />Pu gai qué de jouven qu’an chima lou claré,<br />Oouren noueste bouenur escri dessu la facho,<br />Coumo s’erian oou cabaré&nbsp;!<br />A peri tout entié,etc…<br /><br />A cin-cen-milo lèguo oou dessu dei tounerro,<br />Sé nou pren fantasié dé durbi lou journaou,<br />Li veiren lei travai que nouesto ancieno terro<br />Fara, per si servi dei forço dé l’uiaou,<br />Coumo l’aplooudirian, soun assaou dé couragi<br />Dei reire-pichoun-fieou é dei reire-nebou,<br />Qué voudran counqueri lei nieou à l’arrambagi,<br />S’à la fin n’en venien à bou&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc…<br /><br />Alor dei bouenei gen fenira plu la festo&nbsp;!...<br />Mai lei tigre, dé qué si voudran rapela&nbsp;?<br />Semblaran d’estrangié&nbsp;! degun li tendra testo <br />Perqué viroun toujou l’aiguo dins sei vala&nbsp;!<br />Leisso leis arpagoun ti trata d’imbecile&nbsp;:<br />En ti fasen cheri, moougra tou soun mespres,<br />Vidaou, places tei foun mies qué lou pus abile&nbsp;:<br />Oou milo per cen d’interes&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />La jalousié deis ome é sei bruteis entriguo,<br />Coumo s’en truffaren, quan seren tou-puissan&nbsp;!<br />Per quaouquei pessu d’or s’escaloun à la biguo,<br />Trouvaren à manès lei mouloun de diaman&nbsp;!<br />S’à la retiro-puou derraboun d’espouleto,<br />Dé capeou galouna, dé mitro de satin,<br />Qué sera tout aco, senoun de pampaieto<br />Su d’un lai viesti d’arlequin&nbsp;!...<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Mai alor qué bouenur d’ooublida la coulèro&nbsp;!<br />Dé jouï doou printem senso apranda l’iver&nbsp;!<br />Dé dire ei capouchin qu’esfraieroun ta mero&nbsp;:<br />Reveran, boufa-li su lei brasiéd’infer&nbsp;!<br />Dé dire à Madeloun, quan lou pies li ressaouto&nbsp;:<br />Din noou-milo an d’eici, gento caligneiris,<br />Coumo vui, per passien ti mangearai lei gaouto,<br />E toujou mordrai frui requis&nbsp;!<br />A peri tout entié, etc… <br /><br />Mestre, t’ai amarra su l’ancro d’esperanço&nbsp;:<br />Vai acaba ta pleguo entre leis afama,<br />E quan oouras feni ta vido de soufranço,<br />Vene trouva Cassian ei péis embeima.<br />Doou calici dé feou poues escouela lei gouto&nbsp;:<br />T’ai coupa lou bastoun qué ti duou sousteni&nbsp;;<br />Parti premié&nbsp;; veiras mei piado su la routo&nbsp;;<br />M’agantaras à l’embruni…<br />A peri tout entié, qué servirié de neisse&nbsp;!<br />Dieou, que li vi tan lun, nou forgé pas per ren&nbsp;:<br />En mouren regrian&nbsp;; l’ome quan dispareisse,<br />Va pupla leis estèlo oou foun doou firmamen&nbsp;!<br /><br /></p>
<p>Nàni, Roumié, risques pas de peri tout entié. Bèn lou countràri&nbsp;!<br /><br />Restaras dins nosto memòri. Nous-autre, Gravesounen, t’avèn couneigu poulemisto arderous dins la colo d’<strong>Un Païs pèr Deman</strong>&nbsp;; pièi, e subretout, au CREDD’O. Lou CREDD’O que n’en fuguères un di foundadou emai un valènt cepoun. Lou CREDD’O que n’en prenguères un jour la presidènci e la gardères dès an de tèms. Dès an qu’an fa flòri. Souto ta beilié l’<strong>Oustau di Petit </strong>venguè lou centre de recerco e d’estùdi recouneigu, indefugible e respeta que couneissèn vuei. Lou meteguères dins soun lustre, ié dounères si letro de noublesso. Quouro la santa te n’aliuenchè fisicamen, sian li testimòni que countunières de te soucita de tout ço que se debanavo de bon o de pas tant bon au CREDD’O. Gravesoun te dis gramaci.<br /><br />Mai es tout lou païs d’O que gardara peréu souvenènço de tu. Siés esta un parangoun de la recounquisto de la lengo. Nosto lengo l’aprenguères emé passioun e n’en venguères lèu un escrivan de trio. Publiquères dins l’afaire de vint an uno deseno d’oubrage, tóuti saluda pèr la critico. Quau n’en pòu dire autant&nbsp;? Te siés avasta ‘mé bonur dins quàsi tóuti li relarg de la literaturo&nbsp;: pouesìo, rouman istouri o d’aventuro, nouvello fantastico… E tout acò en gaubejant un lengage noble e eisigènt, à l’auturo de l’idèio auto que te fasiés de la lengo. Siés d’aquéli qu’an vicu, qu’an tengu nosto lengo vivo.<br /><br />Vuei, es en terro de Menèrbo que sian vengu te rendre óumenage, un terraire de memòri e de resistènci. Nàni, Roumié, t’óublidaren pas&nbsp;!</p>
<hr />
<p>Il y a des moments que l’on pense ne jamais vivre, et puis inévitablement, inexorablement, ils arrivent. C’est le cas pour cette disparition qui nous réunit aujourd’hui&nbsp;: comment accepter que Rémi, cet homme puissant, cet homme magnifique, qui était la bonté et la générosité même, ce mari, ce père, ce grand-père qui semblait indestructible soit terrassé par l‘âge et la maladie et repose aujourd’hui devant nous.<br /><br />Au nom de Claire, son épouse, de Sylvie, de Manuel, de Frédérique et d’Anaïs, je vous remercie d’être venus, parfois de loin, pour l’entourer une dernière fois. Et ayons une pensée pour Sylvie et Nicolas que le Covid empêche d’être avec nous aujourd’hui.<br /><br />Claire m’a demandé de retracer rapidement le portrait et la carrière de Rémi&nbsp;: je l’en remercie, je mesure l’honneur qui m’est fait mais aussi la difficulté de la tâche. Je vais essayer...<br /><br />Rémi Jumeau est né à Marseille le 30 avril 1930.<br /><br />Dès sa première année il se distingue en recevant, avec une grande modestie, le diplôme d’honneur du concours des bébés de 1931&nbsp;: c’était sans aucun doute une prédestination&nbsp;!<br /><br />De son premier mariage avec Simone Mouliérac naîtront ses deux enfants<br /><br /></p>
<ul>
<li>Sylvie née à Marseille en 1955 dont il se plaisait à dire que c’était la parfaite petite marseillaise, jusqu’à ce qu’elle quitte Marseille. Mais si elle en a perdu l’accent, elle n’en a pas perdu l’humour…</li>
<li>et Manuel, né à Saint-Quentin en 1961, ce fils dont il était très fier, et qui a repris le flambeau de son père puisqu’il est aujourd’hui graveur.</li>
</ul>
<p><br /><br />Rémi débutera ses études chez les Jésuites, où enseignait son père, éminent professeur de mathématiques. Mais très vite il comprit que les équations et les logarithmes n’étaient pas faits pour lui&nbsp;; il préféra intégrer l’Institution du «&nbsp;Sacré-Coeur&nbsp;» où il excella en histoire, en français, en latin et en grec. Il obtint même, à la fin de ses études secondaires, un diplôme d’éloquence, dans la plus pure tradition antique.<br /><br />Fait plus étonnant&nbsp;: au cours de son service militaire, alors qu’on ne lui connaissait aucun penchant particulier pour l’armée, le Maréchal des Logis Rémi Jumeau se vit décerner un Certificat de Bonne Conduite par le colonel commandant le 405e régiment d’Artillerie Antiaérienne. Comme quoi il était bon partout&nbsp;!<br /><br />Il poursuivra ses études aux Beaux-Arts, dans la section Gravure. Mais malgré ses incontestables dons artistiques et son espoir consacrer sa vie aux Arts Plastiques, il décida d’intégrer la société «&nbsp;Avenir Publicité&nbsp;» au sein de laquelle il fera toute sa carrière.<br /><br />Ce fut un excellent choix, car il en gravit progressivement tous les échelons, parvenant jusqu’au poste de Directeur Régional qu’il occupa à plusieurs reprises, dans plusieurs régions de France, avant de terminer au siège à Paris.<br /><br />Dans cette dernière partie de son parcours professionnel, il s’investit au sein des instances représentatives de la profession pour faire cohabiter la publicité et la défense du patrimoine. Les textes qui régissent aujourd’hui les conditions de publicité dans les paysages urbains et ruraux lui doivent beaucoup.<br /><br />Lors de son départ d’Avenir Publicité, que la Direction générale a essayé de retarder autant que possible, un grand hommage lui a été rendu au Petit Palais à Paris par le Président Mr Boutinard-Rouelle.<br /><br />C’est dans le cadre de son activité qu’il a rencontré Claire, qu’il a épousée en 1986 et avec laquelle il partagea quarante années d’un amour inconditionnel. Ils étaient réunis par l&nbsp;‘amour des arts, lui la peinture et l’écriture, elle la danse et la musique.<br />Il hérite à cette occasion d’une nouvelle fille, Frédérique, qu’il considérait comme la sienne et qui l’adopta comme père.<br />Cerise sur le gâteau lui arriva Anaïs, sa petite fille, sa «&nbsp;petitoune&nbsp;» avec laquelle il avait une relation profonde, tendre, faite de multiples touches de complicité.<br /><br />Bien qu’enrichi par ses voyages en France, et peut-être justement du fait de ses nombreux changements de résidence, il n’avait qu’une hâte dès sa retraite&nbsp;: retourner dans sa chère Provence. Lui le provençal convaincu n’a jamais accepté que la République, pour fabriquer un citoyen uniforme sur tout le territoire, ait combattu les cultures régionales&nbsp;: dès lors il a consacré sa vie à militer pour la cause provençale.<br />C’est la présidence du CREDD’O d’où il n’a cessé de lutter pour rendre sa dignité et sa place à la langue d’Oc.<br />C’est la participation au bureau de l’Association les Suds dès sa création en 1996.<br />C’est enfin l’Association du Festival d’Arles, « Les musiques du Monde&nbsp;», dont il fut le Président pendant dix ans.<br /><br />Enfin et surtout, et c’était sans doute sa plus grande fierté, Rémi a pris sa plume pour écrire plusieurs livres en langue provençale, tous publiés.<br />Lui qui parlait peu, qui aimait aller à l’essentiel, qui était avare de ses mots et pudique sur ses sentiments, était prolixe dans ses écrits…<br />Selon un proverbe africain, continent où domine la culture orale, «&nbsp;un homme qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle&nbsp;». Pour Rémi c’est tout l’inverse&nbsp;: il nous laisse sa bibliothèque en provençal comme un témoignage ineffaçable.<br /><br />Deux traits enfin que je voudrais souligner.<br /><br />D’abord la fidélité et la profondeur de ses sentiments pour ses proches, qu’il aimait avec une égale tendresse et dont il ne s’est jamais départi.<br />Ensuite l’étendue impressionnante de sa culture&nbsp;: à ses côtés, on se plaisait à ne pas consulter Wikipédia quand on avait une question, assurés qu’il en connaissait la réponse.<br />Ce qui s’avérait toujours exact&nbsp;! Rémi était une encyclopédie ambulante.<br /><br />Mais si c’était un grand homme, calme, tranquille quoique souvent angoissé, pudique, digne c’était aussi – et là je laisse le mot de la fin à sa fille, un homme têtu comme 36 mules&nbsp;!<br /><br />Merci, Rémi, pour tout ce que tu nous as donné, merci pour ce que tu étais, ta trace ne s’effacera jamais. Repose en paix.<br /><br /></p>
<h2>Autor de l'article</h2>
<p>Joan-Maria Ramier , ensenhant a la retirada d’Occitan-Lenga d’Òc dins l’ensenhament catolic e dins l’Académia d’Ais-Marselha. President deis associacions Un Païs pèr Deman, CEPD’OC (Centre d’Estudi de la paraula d’ÒC), membre dau Consèu d’Admenistracion dau CREDD’O (Centre de Rescòntre, d’Estudi, de Documentacion e de Difusion d’ÒC).</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Ramier, Jean-Marie ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2022-07-18, Sophie Garcia]]></dcterms:date>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Jean-Marie Ramier, ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:rights><![CDATA[Crédits photographiques : M. Michel Neumuller]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Forum d&#039;Oc]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Les Suds]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Centre de Rescòntre, d’Estudi, de Documentacion e de Difusion d’Òc (CREDD&#039;O)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Un Païs per Deman]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
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    <dcterms:spatial><![CDATA[Provence-Alpes-Côte d&#039;Azur (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Avignon (Vaucluse)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Marseille (Bouches-du-Rhône)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Luberon (France ; massif)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
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</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2143">
    <dcterms:title><![CDATA[Jean Luc Séverac (1936-2022)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Sculpteur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Peintre]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Graveur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Jean Luc Séverac, peintre, sculpteur, graveur (1936-2022) installé à Minerve depuis 1965. <br />Il participe sur place à la diffusion de la nouvelle chanson occitane et s’implique dans le renouveau de la culture d’oc aux côtés de Léon Cordes.</p>
<h2>Identité</h2>
<br />
<h3>Formes référentielles :</h3>
<br /><span lang="FR">Séverac Jean-Luc</span> <br /><br />
<h3>Autres formes du nom :</h3>
<br /><span lang="oc">Severac Joan-Luc</span> <br /><br />
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p align="justify"><b> Jean-Luc Séverac, </b>peintre, sculpteur et graveur (Capestang, 16-11-1936 - Minerve, 27-01-2022), est le fils de Robert Séverac et de Marcelle Joseph. Il passe son enfance à Capestang et à Béziers. À<a href="http://wikimonde.com/article/Aigne" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #0080ff;"> Aigne</span></a>, à la fin de la guerre, une cousine lui fait découvrir en vélo un lieu et un paysage extraordinaires : la cité de Minerve, son causse et les gorges de la Cesse et du Brian. Adolescent, il vit à Montluçon dans le milieu artistique que fréquentent son père, auteur dramatique, et sa mère, ancienne danseuse et directrice d'une école de danse. En 1955, à 18 ans, il devance l'appel du service militaire pour être libre de faire ensuite les Beaux-Arts. En 1958 il entre en deuxième année de l'École nationale des arts de Bourges dans le but d'y étudier auprès du sculpteur Marcel Gili qu'il admire et qui y enseigne. En 1960, au cours des vendanges à Aigne, il rencontre Marie-Thérèse Gareil, la fille d'un viticulteur de Minerve où il décide de s'installer dans la petite maison de la «&nbsp;Tour des Cathares&nbsp;». C'est là, sur le promontoire qui porte la maison surplombant le confluent du Brian et de la Cesse qu'il fait sa première exposition en avril 1961. En décembre il épouse Marie-Thérèse, ils auront deux enfants. À Minerve, la vie est très dure et il doit travailler dans les vignes de son beau-père. Aussi se décide-t-il en septembre 1963 à prendre un poste de maître-auxiliaire de dessin au lycée de Guéret&nbsp;: il y reste deux ans, revient à Minerve en 1965 et n'en bougera plus. En 1968, il fonde avec quelques amis peintres et sculpteurs le «&nbsp;Groupe Minerve&nbsp;» (Pierre Bayle, potier-sculpteur&nbsp;; Paul Azéma, peintre&nbsp;; Adres Blume, ferronnier d’art) et ouvre définitivement en 1971 son «&nbsp;Atelier-Exposition San Rustic&nbsp;» qui va devenir le lieu de l'exposition permanente de ses œuvres.</p>
<br />
<p align="justify">En 1974, il illustre le <i>Petit Livre de Minerve </i>du poète occitan Léon Cordes. <br />En 1980 il reçoit le Grand prix de Sculpture du Salon d'art international du Pays d’Olmes. Il participe comme dessinateur de BD au journal satirique <i>Le Rictus Occitan </i>publié de 1972 à 1976. Par ailleurs il invente à cette époque une technique de peinture très originale et commence à pouvoir vivre de la vente de ses œuvres. Il peint les spirales de l'eau et sculpte avec elle les galets. Libre et indépendant, se voulant hors école, hors coutumes et hors frontières, sa peinture est qualifiée de «&nbsp;fantastique, poétique et onirique&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a>. <br />En 2018, il publie <i>Entrebescs e Cançons</i>, Entrelacs et Chansons, livre de gravures et poèmes en occitan de Gerard Zuchetto. Pour cette réalisation il utilise un procédé qu’il a mis au point dans les années 90. Abandonnant celui sur cuivre, pierre ou bois qu’il a déjà utilisé, il se sert désormais de polystyrène extrudé collé sur un support PVC. Matériau souple sur lequel il grave au fer chaud comme pour la pyrogravure. Le principe reste le même et ne nécessite pas de presse lourde. Il utilise la couleur acrylique diluée à l’eau. <br />Jean-Luc Séverac arpente Minerve et ses environs, sur le Causse, et partout il laisse l’empreinte de son art, une pierre, une souche d’arbre mort, une cavité sur le chemin de ronde de la cité médiévale, dans le lit de la rivière, sous les ponts naturels… Il raconte lui-même&nbsp;: «&nbsp;Quand je suis dans la nature, quand je me promène, quand je ramasse un galet ou un morceau de bois, c’est ce galet, ce bois qui m’inspirent et m’aident à réaliser l’œuvre que je porte en moi.&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a>. <br />En 1981, à la demande de la municipalité de Minerve, il sculpte dans un bloc de grès «&nbsp;<i>La Colombe de lumière</i>&nbsp;» du monument «<i>&nbsp;Als Catars</i>&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a>, menhir commémoratif du martyr des «&nbsp;<i>Bons hommes et bonnes femmes&nbsp;» </i>brûlés vifs en ce lieu en 1210. En 1989 il fait don, à l'église située en face, d'un Christ sculpté dans le buis.</p>
<p align:="" justify="">Quelques citations&nbsp;:<br /><br />«&nbsp;J'ai choisi la colombe, ascendante comme un esprit méditatif monte vers le ciel, pour ses vertus symboliques évidentes. Aujourd'hui cette œuvre m'a amplement dépassé&nbsp;: chacun la revendique, se l'approprie...&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a>. <br />«&nbsp;Une colombe de lumière...à mon sens c'était la seule façon d'évoquer ici le souvenir de ceux qui rêvaient de se libérer des servitudes et des douleurs de la matière. Sans les trahir une fois de plus...Mon christ sculpté dans le buis est un christ sans croix. Parce que la croix est un instrument de torture, mon christ n'est pas crucifié. Il est un christ en majesté. Une dame m'a dit un jour&nbsp;: vous avez fait un Jésus qui s'envole comme la colombe, là, devant la porte&nbsp;! Eh bien c'est ça. Je voudrais bien que cette église romane soit celle de la réconciliation. Oui, j'aimerais bien...&nbsp;»<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a>.</p>
<br /><br /><br />Expositions&nbsp;:<br /><br />
<ul>
<li>1962 Paris, musée d'art moderne&nbsp;: Salon de l'École française.</li>
<li>1963 Guéret, Hôtel de ville : 30 peintures sur le thème de Don Quichotte.</li>
<li>1970 Cannes, Maure Vieil&nbsp;: Groupe Minerve.</li>
<li>1980 Salon d'art international du Pays d'Olmes (Ariège).</li>
<li>1982 Centre Culturel, Abbaye de Fontevraud (Maine et Loire).</li>
<li>1984 Carcassonne&nbsp;: Galerie G. Glardon.</li>
<li>1985 Pézenas (Hérault) : Mirondela dels Arts.</li>
<li>1989 Minerve et Château d'O à Montpellier&nbsp;: "89 artistes pour la liberté".</li>
<li>1991 Béziers : Hôtel du département.</li>
<li>2000 Mayronnes (Aude) : Sentier sculpturel.</li>
<li>2001 Caunes (Aude) : Abbaye.</li>
<li>2005 Caunes : Fête du Marbre.</li>
<li>2008 Mayronnes : 14<sup>e </sup>sentier sculpturel.</li>
<li>2011 Paraza (Aude) : Galerie d'art du CLAP.</li>
<li>2013 Minerve&nbsp;: Exposition avec les bonzaïs, sculptures vivantes, de J. F Busquet.</li>
<li>2016 Minerve&nbsp;: Festival de Gravure et de Calligraphie</li>
<li>2018 Béziers&nbsp;: CIRDOC, Exposition de gravures liées à la publication <i>Entrebescs e cançons</i></li>
<li>2018 Carcassonne&nbsp;: IEO, Exposition de gravures liées à la publication <i>Entrebescs e cançons<br /><br /></i></li>
</ul>
<h2>Engagements dans la renaissance d'oc</h2>
<p align="justify">Jean-Luc Séverac participe à la vie culturelle de Minerve et du Minervois et à l’impulsion de celle-ci. Il organise de nombreux concerts avec, parmi les premiers acteurs de la renaissance d’oc de ce territoire, Claude Marti, Patric, Los Caminaires d’Òc... Léon Cordes, Yves Rouquette... Jean Luc Severac, artiste engagé pour la culture d’òc, décide de vivre et de travailler à Minerve, son pays d’adoption dès 1965. Il s’y enracine profondément et laisse dans cette cité médiévale et le paysage alentour une empreinte artistique indéfectible à travers toutes les facettes de son art.</p>
<br /><br /><br /><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Philippe Catrice, Séverac&nbsp;: <i>le magicien d'eau</i>,<i> Midi libre</i>, 10 avril 1991.
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2&nbsp;</a>Jean-Luc Séverac et Gerard Zuchetto, <i>Entrebescs e cançons, Entrelacs et chansons&nbsp;; </i>Tròba Vox éditions, 2018</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p class="sdfootnote-western"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a> <u><a href="https://occitanica.eu/items/show/55754" target="_self">occitanica.eu › 55754</a></u></p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p class="sdfootnote-western"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc">4&nbsp;</a>PhilippeTerrancle, «&nbsp;Le Premier Bûcher de Simon de Montfort&nbsp;», in<i>Pyrénées Magazine</i> «&nbsp;Spécial Cathares&nbsp;», été 1999.1999, pp. 36 et 38).</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p class="sdfootnote-western"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc">5</a> Claude Marti, <i>Terres Cathares, chemin faisant</i>, illustrations de Paul Moscovino, Études et communications éditions,2007, p. 32.</p>
</div>
<br /><br />
<h2>Bibliographie <br /><br /></h2>
<p align="justify">Jean-Luc Severac et Gerard Zuchetto, <i>Entrebescs e Cançons</i>, <i>Entrelacs et Chansons</i>, Tròba Vox éditions, 2018</p>
<p align="justify">Virginie Pospisil-Puente, La Colombe de lumière, in Histoire et Généalogie en Minervois, n° 100, p. 76-78, 2015.</p>
<p align="justify"><a href="https://wikimonde.com/article/Anne_Brenon" target="new window">Anne Brenon</a> et Jean-Philippe deTonnac, <i>Cathares, la contre-enquête</i>, Albin-Michel, 2008&nbsp;; édition en Poche «&nbsp;Espaces libres&nbsp;», 2011.</p>
<p align="justify"><a href="https://wikimonde.com/article/Claude_Marti" target="Claude Marti">Claude Marti</a>, <i>Terres Cathares, chemin faisant</i>, illustrations de Paul Moscovino, Études et communications éditions, 2007.</p>
<p align="justify">Philippe Terrancle, Jean-Luc Séverac. «&nbsp;La Colombe cathare&nbsp;», in <i>Pyrénées Magazine</i> « Spécial Cathares », p. 56-57, été 2000.</p>
<p align="justify">Philippe Terrancle, «&nbsp;Le Premier Bûcher de Simon de Montfort&nbsp;», in <i>Pyrénées Magazine</i> «&nbsp;Spécial Cathares&nbsp;», p. 36-39, été 1999.</p>
<p align="justify"><a href="https://wikimonde.com/article/Yves_Rouquette" target="_blank" rel="noopener">Yves Rouquette</a><i>, Cathares</i>, Loubatières, Portet-sur-Garonne, 1991.</p>
<p align="justify">Léon Cordes, <i>Le petit livre de Minerve : Lo pichòt libre de Menèrba</i>, préface de René Nelli, illustrations de Jean-Luc Séverac, Lodève, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1974" target="new window">1974</a>.<br /><br /><br /></p>
<h2>Source</h2>
<br />
<p><a href="https://plus.wikimonde.com/wiki/Jean-Luc_Séverac" target="_blank" rel="noopener">https://plus.wikimonde.com/wiki/Jean-Luc_Séverac</a><br /><br />Entretien avec Marie-Thérèse «&nbsp;Mimi&nbsp;», Séverac.<br /><br />Tròba Vox Éditions</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Gérard Zuchetto]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2022-03-01, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Gérard Zuchetto, ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Article biographique ]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Minerve (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Minervois (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2110">
    <dcterms:title><![CDATA[Hot, Laurent (1863-1928)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Hot, Laurent (1863-1928)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Fonctionnaire]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Emplegat de comuna, Laurent Hot apareis coma un personatge original, e mai siá periferic, demest lo felibritge besieirenc del començament del sègle XX. Es mai estacat a l'us oral popular de la lenga qu'a la cultura literària promoguda pel felibritge. Mai que res pus es un poèta comic e Fourié lo ten per <em>un alerte chansonnier de circonstance<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a></em>. Es tanben actor de teatre. Refusa las proposicions graficas dels felibres. Aficha d'idèas puslèu progressistas, que son tèxt contra la mistificacion de la tauromaquia a Besièrs demòra d'actualitat en 2018.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Hot, Laurent (1863-1928)</p>
<h3>Autras formas conegudas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Bèco figuos (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Hobt, Laurent (forma erronada del nom de familha)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Laurent Hot es nascut a Florensac en 1863 e mòrt a Autinhac en 1928. Sus sa vida professionala sabèm solament que fasiá lo secretari de comuna a Autinhac.<br /> En 1903 a mai d'un enfant dont una filha nommada Mireille. <br />Avèm pas d'informacion sus d'engatjaments politics eventuals. Sembla qu'agèt de relacions amb lo president de l'union republicana d'Erau, J.-B. Perdraut, qu'es tanben imprimeire de sos dos libres. Prenguèt vagament la defensa del president Loubet dins son poèma <em>L'Esprit</em> del recuèlh <em>Esprit Pouncheut, Coumo mé plaï</em>. Amb aquò apelèt dins un autre poèma, d'un biais que demòra allegoric e poetic, a una revolucion sociala.</p>
<h2>Engatjament dins la renaissança d'òc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Avèm pas d'informacion per explicar cossí Laurent Hot venguèt a escriure e a jogar en occitan. Aviá agut escrich de vèrses en francés, que lo jornal <em>l'Éclair</em><a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a> ne fa mencion dins lo comte rendut d'una velhada a Florensac en 1895. Se sarrèt del felibritge besieirenc en 1901. A aquel moment lo Felibritge a Besièrs es l'Escolo del Titan, fondada en 1897. Los felibres s'acampan al <em>Café de la Comédie</em>. Aquí i trapam, entre mai, Emile Barthe (1874-1939), Fernand Pigot (1867-1928), Junior Sans (1820-1905), Jean Laurès (1822-1902), Achille Maffre de Baugé (?-1928), Albert Arnaud (1863-1937), Clovis Roques (1876-1958), Pierre Jean Bédard (1859-1938), René Fournier (1871-1940), Antonin Maffre (1852-1924), Louis Rouquier (1863-1939), Auguste Advenier (?-?) e Marius Labarre (?-?).&nbsp;<br />Publiquèt aquel meteis an 1901 <em>Rirés et Plours</em>, son primièr recuèlh de poesia. A partir de 1902 foguèt un dels actors de la tropa <em>Lou brès</em> menada per Emile Barthe. En setembre de 1902 foguèt nommat soscabiscòl de l'<em>Escolo del Titan</em>. En octòbre de 1903 publiquèt son segond e darrièr recuèlh de pèças en vèrs, farcejadas e poesias, <em>Esprit Pouncheut, Coumo me plaï</em>, prefaciat per Marius Labarre. En junh de 1904 comencèt de paréisser lo jornal bimensual <em>Lou Camel</em> e Laurent Hot ne foguèt director pendent quatre meses, abans qu'i lo remplacèsse Fernand Pigot. Puèi après un arrèst de quinze ans lo jornal se torna publicar en 1922 e Laurent Hot n'es lo director de 17 numèros abans qu'Emile Barthe ne prenguèsse la direccion d'aquí a 1925.</p>
<h3>1. L'actor</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Lo mes de Genièr de 1895 lo jornal <em>L'Éclair</em><a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a> menciona una pèça de teatre en francés a Florensac, que Laurent Hot i ten lo primièr ròtle, <em>Le Voyage de M. Perrichon</em>, de Labiche. <br />Lo 6 d'abril de 1902 l'escòla del Titan organiza una fèsta felibrenca. Se representa <em>Lous Abinatach</em>, d'Emile Barthe, pèça en forma de jutjament ja populara a l'entorn de Besièrs. <em>La Campana de Magalouna</em> ne dona un comte rendut de René Fournier<a id="4" href="#note4"><sup>4</sup></a> :&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>[...] la comedio, debanado coumo se dèu per una colo d'amatous bezieirencs, acabèt d'enfiouca tout lou mounde. Lou felibre Hot tenguèt en ma de mèstre lou rolle del President de Court, coumo s'aviò fach acò touto sa vido [...]&nbsp;&nbsp;<br /></em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Lo mes de mai d'aquel an los felibres organizan la Santa Estèla a Besièrs. A calgut qu'Emile Barthe&nbsp; anèsse d'aquí a Malhana per suplicar Mistral, malaut, que venguèsse. Las festivitats se van clavar amb la representacion de la pèça novèla de Barthe, <em>Coucourdou</em>. Barthe ven de montar la tropa de teatre <em>Lou Brès</em>. Lo president n'es Paul Ollié e demest los actors trobam Laurent Hot. Lo jornal <em>Le Publicateur de Beziers</em><a id="5" href="#note5"><sup>5</sup></a> o conta :&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>Le soir, devant une salle comble, Mistral a fait son apparition au théâtre [...]. A son arrivée, la représentation est interrompue; tout le public debout lui fait une immense ovation. A ses côtés, on voit la poètesse Filadelpho [...]. On a joué Coucourdou, le nouveau drame de M. Barthe, excellemment interprété par le félibre Laurent Hot et la société du Brès.&nbsp;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><em>La Vie Montpellieraine</em><a id="6" href="#note6"><sup>6</sup></a> o afirma tanben :&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;">Coucourdou<em>, l’œuvre nouvelle de M. Barthe, a été excellemment jouée. Grand succès pour les interprètes et pour l'auteur auquel le public a fait une chaleureuse ovation.&nbsp;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">La tropa jogarà mai de pèças d'Emile Barthe d'aquí en 1905. Serà reviscolada sens Laurent Hot en 1923 jol nom de <em>Lou Brès Bersierenc</em>.&nbsp;&nbsp; <br /><br /></p>
<h3>2. Lo poèta popular</h3>
<h4><span style="padding-left: 30px;">2.1 <span style="font-style: italic;"><em>Rirés et Plours</em><br /><br /></span></span></h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1901 pareis lo recuèlh Rirés et Plours. Un felibre montpelhieirenc li fa bona aculhença dins la Pichota Bibliougrafia de La Campana de Magalouna de febrièr de 1902<a id="7" href="#note7"><sup>7</sup></a> :&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>[…] i'a pa'ncara un an que s'es virat au Felibrige e aqui que dejà prend plaça au ròdou emb'un galant libre de vers, que nous en promés, de segu, d'autres. Dins </em>Rires e plours<em>, l'autou s'es pas proun entrevat de la façoun d'escriéure nosta lenga. Cau pas tout demandà à la fes.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Ja poncheja de per la critica facha a la grafia un dels elements que va caracterizar lo Laurent Hot escriveire : un refús acapriciat de tota tentativa de codificacion grafica, refús que lo pòrta una vision d'a fons diglossica de la lenga occitana.&nbsp;&nbsp;</p>
<h4><span style="padding-left: 30px;">2.2 <span style="font-style: italic;"><em>Esprit Pouncheut, Coumo mé plaï<br /><br /></em></span></span></h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Lo segond recuèlh, <em>Esprit Pouncheut, Coumo me plaï</em>, acampa 56 tèxtes en vèrs de divèrsas menas. Mai que mai i trapam de farças e de « couyounado[s] »<a id="8" href="#note8"><sup>8</sup></a>. René Fournier, tot descriguent la Santa Estèla a Besièrs en 1902 qu'i declamava Laurent Hot, parla d'<em>œuvres épicées</em><a id="9" href="#note9"><sup>9</sup></a>. Aqueles tèxtes an lo biais dels poèmas populars que se recitan en occitan per amusar las fins de repais. Çò que fa escriure a Jean Fourié a prepaus de Laurent Hot :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>Écrivain contreversé, dont l'inspiration parfois un peu trop scatologique laissait à désirer<a id="10" href="#note10"><sup>10</sup></a>.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Tant i a que Marius Labarre, en prefaciant l'òbra, se'n tira en desconselhant a las <em>natures délicates</em><a id="11" href="#note11"><sup>11</sup></a>&nbsp;mièja-dozena de las pèças del recuèlh. Mas per Laurent Hot s’agís de far rire lo legeire en emplegant a fons totas las riquesas del registre pus bas que l'estatut de <em>patois</em> balha a la lenga dominada e refusa a la lenga dominanta. Aicí per exemple lo poèma « Lou Débignaïré »<a id="12" href="#note12"><sup>12</sup></a>, que ne balham la conclusion :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;">- Dins tas mas boou légi so qué té fa dé mal : <br />- Bésés aquélés plech qué formou pè dé gal ? <br />- Té bolou diré tout, es quicon dé pla piré <br />- E qué sé guéris pas ; escouto, tou boou diré : <br />- Lous dous preumiès, aïssi, en formo dé coumpas, <br />- Disou : tant qué biouras, moun paouré cagaras ! <br />- Lou troisièmé qu'en bas pichounet se présento <br />- Dis : qué toujours aouras la régo pla peudento. <br />- Anfin, lou qu'es aqui, qué semblo tout crouqueut, <br />- Dis qué jeusqu'à la mort séras toujours baneut !</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">I trapam tanben de tèxtes satirics que meton en scèna lo pòble de Besièrs o dels vilatges a tocar. De pèças que i a son criticas vèrs las causidas culturalas de la comuna de Besièrs. Per exemple l'autor se trufa de l'elitisme de la representacion de Parysatis a las arenas en agost de 1902 ( « Parlen-né » ). Se trufa tanben de la fèsta que se dona en onor a Paul Riquet. Dins « Expliquen-nous »<a id="13" href="#note13"><sup>13</sup></a>, s'ataca a la tauromaquia e al discors que cèrca de faire passar la corrida amb mesa a mòrt per una vièlha tradicion besieirenca, e n'apèla a son grand :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>- Gueïto-lous ! Oou teugat tas bielhos farandolos, </em><br /><em>- Beï tout lou moundé a sét dé coursos espagnolos, </em><br /><em>- Dount l'euniqué régal per lous entéressach </em><br /><em>- Es dé beïré lou sang des chabals enbentrach. […] </em><br /><em>- Mès qu'aoumens bengou pas, sé jogou lou Foot-Ball </em><br /><em>- Ou qu'anou s'amoura dins dé goustés sannousés, </em><br /><em>- Crida desseus téoulach coumo dé malérousés </em><br /><em>- Qu'es dé toun tems, moun grand, qué lous abèn tirach, </em><br /><em>- Car mé geïnario pas an' aquellés bournach </em><br /><em>- D'y diré en quatré moch qué sou pas [que] dé lachés </em><br /><em>- E qué del tems passat èrés pas tant saoubachés !</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Laurent Hot se fa veire aicí en plen desacòrd amb Emile Barte e d'autres felibres que pauc de temps pus tard, dins <em>Lou Camel</em>, faràn fòrça publicitat a las corridas de las arenas. <br />A travèrs lo recuèlh s'entrevei mai d'una allusion al tèma de la crisi viticòla, coma dins « Mous Souech a prépaous dé l'an 1902 »<a id="14" href="#note14"><sup>14</sup></a>. Es de remarcar dins aqueste poèma que Laurent Hot fa mòstra de simpatias revolucionàrias :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>Souèti per desseus tout qué lou Lioun puissent </em><br /><em>D'euno rébouleuçiou sourtigué triomphen </em><br /><em>Dé soun traou en jitten un crit ardent qué groundé, Per affirma soun drech à la faço del moundé </em><br /><em>E prouclama per tout lou rébel soucial </em><br /><em>D'un siècle dé prougrès è d'amour sans égal. </em><br /><em>Car s'l'Heumanitat qué règno seus la terro </em><br /><em>Sap pas sé descarga dé soun faïs dé misèro, </em><br /><em>L'omé es pas peus un omé, es piré qu'un fourçat </em><br /><em>Am'un boulet dé hounto à sous pès estacat</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Trapam tanben de poèmas qu'an un biais mai solèmne e que pòdon evocar la mòrt coma <em>Lou Pourrou dé moun Grand</em>, <em>Un de Maï e Désabeusat</em>. D'autras pèças son de dedicaças a de personalitats. Notem per exemple <em>A JEAN LAOURÉS</em>, <em>A moun Mestré Junior Sans</em>, e <em>A l'Estèlo Proubençalo</em> – <em>A Frédéric Mistral</em> :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>[...]soï qu'un pichou, féplé, tranpaléjaïré, </em><br /><em>Qué plouro lou maleur ounté lou sort la més </em><br /><em>En perden soun païri, lou grand Mestré Laourés, </em><br /><em>E qué ben té préga d'estré soun ségound païré.<a id="15" href="#note15"><sup>15</sup></a></em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">I a tanben una dedicaça al senator Ernest Perréal qu'ajudarà en 1904 a finançar <em>Lou Camel</em>. <br />Trobam una romança sus l'amor mairal, « Païlhétos d'Amour ». Lo recuèlh se clava amb « Adiou ! », poèma cortet que Laurent Hot i declara arrestar de compausar de vèrses</p>
<h4><span style="padding-left: 30px;">2.3 Laurent Hot dins <span style="font-style: italic;"><em>Lou Camel</em></span><br /><br /></span></h4>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">A partir de junh de 1904, just lo cinquantenari del felibritge, l'Escolo del Titan fa paréisser <em>Lou Camel</em>. De junh a octòbre Laurent Hot n'es director. Lo cap-redactor n'es Emile Barthe. Los felibres de montpelhièr saludan l'aparicion del primièr numèro <em>ple couma un iòu de pouësias e de moussèls de prosa<a id="16" href="#note16"><sup>16</sup></a></em>. Laurent Hot i publica de farcejadas en vèrs coma <em>L'Asé de Pégoumas, conté dé moun grand lou Panard<a id="17" href="#note17"><sup>17</sup></a></em> o <em>Catin è Leucien</em><a id="18" href="#note18"><sup>18</sup></a> e mai en pròsa coma <em>Tibi</em><a id="19" href="#note19"><sup>19</sup></a>. Es pas impossible, d'après la grafia e lo registre emplegats, que las galejadas en pròsa dels primièrs numèros signadas del nom d'escais PAPARI las agèsse escrichas el. <br />Entre sortir lo segond numèro, pareis una rubrica <em>Pichoto Courrespoundenço</em> que i trobam dedins de responsas a de corrièrs o a de mandadís d'autors que propausan qualque tèxt per publicar, e de rampeladas als soscriptors que delembran de pagar. Quand aqueles escambis son signats Emile Barthe lo ton demòra plan cortés, mas quand son signats <em>Bèco figuos</em>, s'i emplega una grafia e un registre, registre del biais mai que franc e dirècte, que permeton de far l'ipotèsi que darrièr aquel pseudonim foguèsse rescondut Laurent Hot :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>A Mousseu A. Quenaille. - </em>Prégan bostro illustro persouno dé passa à la Redaciu del Journal, séren trop flattach dé bous aplati coum'euno merlusso, abèn per habiteudo dé parla dabant lou moundé é nous foutèn dé lous que s'amagou.<em> </em><br /><em>A Madoumaiselo Bioulèto.</em>[que s'encaparà èstre un òme] – Bostre moussi es delicious. Lou Camel pot que n'estré flattat, seurtout sé ses poulido. Sabès bous cal pas geina de nous rendré bisito, troubarés à la Redaciou la flou dè la galantariè patouèso.<em> </em><br /><em>A Parpaillou, à Ligno. - </em>Abèn ressacheut bostro létro en bersés. […] m'abès l'er d'estré un paouquet pataoud. Papari dé la Rédaciou à mêmes abançat qu'ères un rimairé passat seus la raquo, è sabès s'y entend. [...]<a id="20" href="#note20"><sup>20</sup></a><em> </em><br /><em>A Louis Cerquolou. - </em>Sabès crégut que lou Camel, tenio une agenço matrimounialo, bous sès fiquat lou det dins l'èl. Coussi boulès que occupen dè caousos tant S... ousquos ? Benès y metre lou nas bous-mèmes.<a id="21" href="#note21"><sup>21</sup></a></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">D'octòbre 1904 enlai Laurent Hot quita la direccion del <em>Camel</em>. Sembla qu'arrèsta tanben d'i escriure. La redaccion ne dona pas lo motiu. Nos podèm figurar qu'i agèsse agut de divergéncias d'opinion tròp importantas entre el e los autres felibres del Camèl, a prepaus de l'estatut de <em>patois</em> per la lenga e a prepaus de sa grafia, o benlèu sus d'autras questions. Per exemple entre sortir lo primièr <em>Camel&nbsp; </em>d'octòbre se publica una publicitat elogiosa per la corrida a la arenas de Besièrs. Totjorn es que dos ans mai tard Lou Camel s'arrèsta de paréisser, e torna solament en 1922 d'aquí en 1925. D'abril a decembre de 1922 Laurent Hot es tornarmai director, puèi es Emile Barthe que lo remplaça. Publica tornar de tèxtes en vèrses e en pròsa, d'unes que i a represes de sos dos recuèlhs.</p>
<h3>3. Un felibre mai patesejaire que cap pus</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Lo poèta « patoisant » Laurent Hot, aital lo qualifica Jean Fourié<a id="22" href="#note22"><sup>22</sup></a>. En efècte, lo felibre de l'esprit ponchut va acceptar e mai arribar a reïvindicar, d'un biais que i a, l'estatut de <em>patois</em> per la lenga d'òc. Mai que mai es aquela significacion sociolingüistica que ne fa un autor contraversat, se reprenèm mai los mots de Fourié.<a id="23" href="#note23"><sup>23</sup></a>&nbsp;&nbsp; <br />Lo poèma « Councleusiou » dins <em>Rirés et Plours</em> balha, d'après Marius Labarre que lo cita dins la prefàcia a son segond recuèlh, la <em>profession de foi littéraire</em> de Laurent Hot<a id="24" href="#note24"><sup>24</sup></a>. I comprenèm tanben una profession sociolongüistica :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>Entendèri bibra lou cant mysterious </em><br /><em>Que lous pouètos souls entendou dïn las flous. </em><br /><em>Alors, coum' un éfan qué sap pas dé qué faïré, </em><br /><em>Prenguèri lou biouloun qué mé laïsset moun païré. </em><br /><em>Oh ! Lou paouré biouloun ! Èro tout englandat, </em><br /><em>Sans accors, mal fouteut, et l'arquet tout brisat. </em><br /><em>Faguèri d'al biouloun uno lyro baroquo, </em><br /><em>A défaous dé l'arquét m'armèri d'euno broquo, </em><br /><em>E despeï aquel jour, rasclo qué rasclaras, </em><br /><em>Seus moun paouré biouloun canti coum' un diaplas.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">S'interprèta aisidament que lo paure <em>violon</em> es la lenga d'òc, amb son estatut de patois que la fa lenga mutilada, desprovesida dels registres nauts e desprovesida de las aisinas per dire de compausar de poesia fina e armoniosa. Mas puslèu que de s'i faire a adobar lo violon, valent a dire de participar a la normalizacion entemenada pels felibres, Laurent Hot decidís de prene lo <em>patois</em> tal coma es, e donc de <em>rasclar</em> del melhor que podrà.&nbsp;&nbsp; <br /><br />Dins lo numèro 4 de la primièira sèria del Camel, signa un article long entitolat <em>Lou Patouès</em><a id="25" href="#note25"><sup>25</sup></a>. I legissèm sa vision de la lenga occitana recpècte a las criticas que reçaup :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>abèn ressachut […] quauquos critiquos, bengudos dé certèns délicats ou puristos, coumo sé boumbardou elles mêmés dins lous Journals, ounté nous reprochou dé parla trop patouès, è d'escriouré amé uno ourtografo qué fa péno a embala.<br /> […] nous reprochou dé parla patouès, noun pas perque parlan pas francés, mès qué parlan pas lou beritaplé patouès […] Lou parla des privélégiats è que parlou lous delicats, s'appèlo lou lengedoucian, es un lengage pur, braï, que se parlabo y a sabi pas peus can de cens ans, tandis que lou patouès es que lou bastard d'aqueste […] Certénoment la facultat d'escriouré a la faissou d'aqueles grands sabans es a la pourtado dé tout lou moundé, sachis tout simploment d'abeire lous mouyèns dè foucha lous diciounaris</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Laurent Hot vòl pas crear de continuïtat entre la lenga minorizada de las classas pus pauras e la lenga literària prestigiosa de l'univèrs dels filològues. Lo discors que cèrca de tornar balhar una dignitat a la lenga minorizada, en la plaçant dins una continuïtat istorica, el i es pas ges sensible. De mai Laurent Hot lèva una question importanta. El es antinormatiu perque pòt pas far de mens que de constatar que lo trabalh felibrenc de normalizacion de l'occitan ja entemenat a aquel moment (per Mistral, per exemple) es òbra de personas d'una autra classa sociala. Aicí nos mancan d'informacions sus la situacion sociala de Laurent Hot, mas es solide que se plaça pròche de la classa sociala que se pòt pas permetre de participar a aquela òbra de letrats renaissentistas. El pòrta donc una vision conservatritz dins la dialectica lenga dominanta/lenga dominada. Accèpta la division de las foncions entre lo francés e l'occitan. Contunha amb lo parlar franc, a sa mòda :</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"><em>Sachis pas d'estre puristo per pas rès dire : m'en fique pas mal que tel ou tel fagué un sounet enflambat à la luno ou à las mouscos, escrich dins las reglos de l'art, més qu'es bide de tout boun sens. <br />[…] nostre Journal es doubert à toutos las entelligenços, mès qu'a part aco, naoutrés fasèn coumo nous plai.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">E tornam trobar lo sostítol <em>Coumo mé plaï</em> del recuèlh <em>Esprit Pouncheut</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L'ideologia diglossica a tres efèctes sus l'òbra de Laurent Hot : selecciona de registres, selecciona de formas lingüisticas, e selecciona una grafia. L'occitan per el es d'en primièr <em>patois</em>.<br /> Lo registre de lenga es çò pus sovent plan familiar e oral. E aquí l'òbra es mai que rica e nos pòt ensenhar qué semblava l'occitan popular parlat. Las marcas d'oralitat son abondosas. Plan de còps la lenga sarra una forma d'argòt. I trapam tant o mai d'expressions del registre mai bas, que d'autres felibres emplegan pauc. <br />Dins la situacion diglossica acceptada, es totjorn possible d'adaptar lo lexic de la lenga dominanta, valent a dire de far interferir la lenga dominanta. Tanben Hot va importar fòrça francismes, en particular quand compausa dins un registre mai auçat. Cèrca pas de posar dins la riquesa pròpria de l'occitan per petaçar las mancas d'un registre reservat al francés. Son escitura divergís aquí de la d'Emile Barthe, per exemple. <br />Çò que li va atirar mai de criticas es la grafia qu'emplega. Es una grafia oralizanta que se fonda sul sistèma del francés, mas plan mai que non pas la grafia dels autres felibres. Per exemple representa las semivocalas [w] e [j] sistematicament &lt;ou&gt; e &lt;ï&gt;. Escriu la vocala [e] quora &lt;e&gt; quora &lt;é&gt;, e escriu &lt;eu&gt; la pronóncia de “u” dins lo lengadocian mediterranèu, que se sarra de [œ]. D'après la pronóncia totjorn, escriu &lt;ch&gt; totes los grops consonantics creats per la marca del plural “t+s”, “p+s”, “c+s”. <br />Del ponch de vista dialectologic, la lenga de Laurent Hot es de lengadocian besieirenc. Per aquò podèm trapar d'unes traches que sarran aquela varietat d'una varietat mai orientala, coma la possibilitat per lo morfèma de primièira persona del singular d'èstre “e” al costat de “i”, o la confusion en [tʃ] de [ʒ] amb [tʃ], son rendut &lt;ch&gt; dins la grafia &lt;batécha&gt; per “batejar”<a id="26" href="#note26"><sup>26</sup></a>, que lo son [ʒ] aparten puslèu al besieirenc <em>stricto-sensu</em>.<br /><br /></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"></p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. (FOURIÉ ; 1975) p. 74 <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. <em>L'Éclair,&nbsp;</em>n° 6069 20/01/1895, p. 3 <a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. <em>L'Éclair,&nbsp;</em>n° 6069 20/01/1895, p. 3. <a href="#3">↑</a></p>
<p id="note4" style="text-align: justify; line-height: 150%;">4. <em>La Campana de Magalouna,&nbsp;</em>n°231, 01/05/1902, p. 2 <a href="#4">↑</a></p>
<p id="note5" style="text-align: justify; line-height: 150%;">5. <em>Le Publicateur de Béziers</em>, n°23, 30/05/1902, p. 2 <a href="#5">↑</a></p>
<p id="note6" style="text-align: justify; line-height: 150%;">6. <em>La Vie Montpelliéraine</em>, n°402, 01/06/1902, p. 10 <a href="#6">↑</a></p>
<p id="note7" style="text-align: justify; line-height: 150%;">7. <em>La Campana de Magalouna</em>, n°226, 01/02/1902, p. 8&nbsp;<a href="#7">↑</a></p>
<p id="note8" style="text-align: justify; line-height: 150%;">8. (HOT ; 1903) « Mous Souech », p. 171 <a href="#8">↑</a></p>
<p id="note9" style="text-align: justify; line-height: 150%;">9. <em>Le Publicateur de Béziers,</em> n°23, 30/05/1902, p. 2 <a href="#9">↑</a></p>
<p id="note10" style="text-align: justify; line-height: 150%;">10. (FOURIÉ ; 1975) p. 74 <a href="#10">↑</a></p>
<p id="note11" style="text-align: justify; line-height: 150%;">11. (HOT ; 1903) Prefaci, p. XI <a href="#11">↑</a></p>
<p id="note12" style="text-align: justify; line-height: 150%;">12. (HOT ; 1903) p. 23 <a href="#12">↑</a></p>
<p id="note13" style="text-align: justify; line-height: 150%;">13. (HOT ; 1903) p. 109 <a href="#13">↑</a></p>
<p id="note14" style="text-align: justify; line-height: 150%;">14. (HOT ; 1903) « Mous Souech », p. 171 <a href="#14">↑</a></p>
<p id="note15" style="text-align: justify; line-height: 150%;">15. (HOT ; 1903) « A l'Estèlo Proubençalo », p. 184 <a href="#15">↑</a></p>
<p id="note16" style="text-align: justify; line-height: 150%;">16. <em>La Campana de Magalouna,&nbsp;</em>n°260, 01/06/1904, p. 4 <a href="#16">↑</a></p>
<p id="note17" style="text-align: justify; line-height: 150%;">17. <em>Lou Camel,</em> n°2, 15/06/1904, p. 5 <a href="#17">↑</a></p>
<p id="note18" style="text-align: justify; line-height: 150%;">18. <em>Lou Camel</em>, n°1, 01/06/1904, p. 4 <a href="#18">↑</a></p>
<p id="note19" style="text-align: justify; line-height: 150%;">19. <em>Lou Camel</em>, n°3, 01/07/1904, p. 5 <a href="#19">↑</a></p>
<p id="note20" style="text-align: justify; line-height: 150%;">20. <em>Lou Camel,</em> n°2, 15/06/1904, p. 6 <a href="#20">↑</a></p>
<p id="note21" style="text-align: justify; line-height: 150%;">21. <em>Lou Cameln</em> n°4, 15/07/1904, p. 6 <a href="#21">↑</a></p>
<p id="note22" style="text-align: justify; line-height: 150%;">22. (FOURIÉ ; 1975) p. 20 <a href="#22">↑</a></p>
<p id="note23" style="text-align: justify; line-height: 150%;">23. (FOURIÉ ; 1975) p. 74 <a href="#23">↑</a></p>
<p id="note24" style="text-align: justify; line-height: 150%;">24. (HOT ; 1903) prefaci, p.XIII <a href="#24">↑</a></p>
<p id="note25" style="text-align: justify; line-height: 150%;">25. <em>Lou Camel</em>, n°4, 15/07/1904, p. 1 <a href="#25">↑</a></p>
<p id="note26" style="text-align: justify; line-height: 150%;">26. <em>Lou Camel</em>, n°1, 01/06/1904, p. 4 <a href="#26">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Peyras, Quentin]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2018-02-15]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-26 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2110]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Béziers (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Florensac (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2134">
    <dcterms:title><![CDATA[Grenaille, Léon (1850-1920)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Grenalha, Leon (1850-1920)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Agriculteur ; paysan]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Léon Grenaille était agriculteur. Il écrivait des poésies en langue d'oc, dans la variante langadocienne del sud Périgord, publiées dans les recueils <em>Ol Perigor négré</em> et <em>Qualcos espigos</em>, dont deux, <em>Mon gobelet</em> et <em>Moun poï</em>, furent mises en musique par Jean Darquier (Sarlat, 1908). <em>Mon poï</em> fut chanté à l'Opéra de Paris par Robert Cousinou, chanteur lyrique baryton et poète (entré à l'Opéra de Paris en 1913). Cent ans après, les Périgourdins chantaient encore cette chanson.</p>
<h2><br />Identité&nbsp;</h2>
<h3><br />Formes référentielles :</h3>
<p>Grenaille, Léon (1850-1920)</p>
<h3>Autres formes connues :</h3>
<p>Grenalha, Leon (Forme occitane du nom)<br /><br /></p>
<h2>Éléments biographiques&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify;">Sur son acte de naissance, Léon Grenaille est appelé Pierre Grenaille, fils de Géraud Grenaille et de Suzanne Lagugie qui habitaient au Port de Grolejac ; Son nom de baptême fut changé au cours de sa vie, comme c'était la mode à cette époque-là.<br />Il naquit à La Pontonnerie de Carsac (Dordogne) le 5 juillet 1850, dans une famille d'origine locale ; les Grenaille y habitaient depuis la Révolution ; c'était une auberge ancienne, relais de poste qui se trouvait en face du port de Grolejac installé sur l'autre rive. Le poète trouvait son inspiration dans la vie près du fleuve.<br />Il était issu d'une famille rurale, paysans depuis de nombreuses générations. Il se maria avec une fille qui venait aussi du milieu rural. Son arrière-petit-fils, interrogé le 20 août 2020, n'a pas pu donner d'informations quant à sa scolarité dans les années 1850-1870, ni même quant à ses diplômes. Il aurait pu fréquenter une des écoles primaires communales non gratuites créées par Guizot en 1833, ou, comme d'autres de la même génération, suivre des leçons du curé de son village.<br />Il ne fit pas le service militaire, ni la guerre de 1870-1871, sa famille paya un remplaçant afin de le garder pour le travail de la ferme (Le service durait sept ans). Ce qui implique que sa famille avait les moyens de payer ce remplaçant.&nbsp;<br />Léon Grenaille mourut le 19 mars 1920 à Grolejac (Dordogne). Dans sa nécrologie sur le journal<span>&nbsp;</span><em>L'Union sarladaise</em><sup>1</sup><span>&nbsp;</span>qui avait publié ses poèmes, au nom de la Société des Vétérans du canton de Carlux, le docteur Dupiellet, maire de Carlux, le dit « animé du plus pur esprit de justice et de solidarité » et communique aussi le discours prononcé par Monsieur Sarrazin, un temps médecin à Grolejac où il commença une carrière politique comme conseiller municipal, puis maire de Sarlat, puis député. À la lecture de ses poèmes, il semble que le positionnement politique de Léon Grenaille s'accommodait avec celui de son ami Sarrazin qui avait évolué des Républicains plutôt de gauche aux Radicaux Socialistes. Son arrière-petit-fils ne sait pas si Léon était adhérent au parti, mais il le dit engagé dans la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État (1901), en opposition au lycée Saint-Joseph de Sarlat tenu par des Jésuites. Il dénonçait la condition des paysans de son temps, prolétarisation et perte de la vie saine à la campagne, qui les obligeait à aller travailler en usine pour arriver à vivre décemment. Remarquons cependant dans son poème<span>&nbsp;</span><em>Lo poulitico del poysan</em><span>&nbsp;</span>cité ci-après une pique contre Jaurès.</p>
<h2>Engagements dans le renaissance d’oc&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify;">Léon Grenaille lisait des écrits en langue d'oc puisqu'on trouve son nom à l'intérieur de la couverture d'un exemplaire du livre<span>&nbsp;</span><em>D'al brès a la toumba</em><sup>1</sup>, poème en douze chants de l'abbé Justin Bessou<sup>2</sup>.</p>
<p>Il aimait les poètes Mistral et Jasmin :</p>
<p style="text-align: center;">Oh! S'obioy dé Mistral lo plum'olerto et fino...<br />Sé Jasmin, aoutrescot, éro possat oyssi<br />S'orrestabot cosset!<br />Soun amo to sonsiblo; sos pensados divinos<br />doban ton fluvé pur et toun cel esclorzi,<br />Oourio fat cen couplets<sup>3</sup>.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Un coin del Périgor</em>, in<span>&nbsp;</span><em>Périgor Négré</em>, p. 101.</p>
<p style="text-align: justify;">Il écrivait des vers où il mettait en scène son amour du pays et le culte de la liberté, le travail des paysans, la nature, les saisons, l'amitié, l'amour de la patrie et des thèmes d'actualité.&nbsp;<br />Il vécut les événements de la guerre franco-prussienne dans Les Mobiles de la Dordogne et écrivit un poème quand les navires français allèrent saluer à Kiel l’empereur Guillaume d’Allemagne :<span>&nbsp;</span><em>O perpau de Kiel</em><sup>4</sup>.<br />Il fut un patriote enthousiaste et un républicain sincère. Il exprimait ses idées politiques dans ses poèmes, par exemple en mars 1894 dans<span>&nbsp;</span><em>Lo poulitico del poysan</em><sup>5</sup><span>&nbsp;</span>(in<span>&nbsp;</span><em>Ol Perigor Négré</em><span>&nbsp;</span>p.69):</p>
<p style="text-align: center;">Quant o fa soun merca, lou dissaddé o lo bilo,<br />Qué li resto un soou ol foun de soun poutzou :<br />Otzato un tzournolet, oun lo phraso poulido,<br />Li dono o réfletzi, bien may qué dé rojou.<br /><br />Lou principé, per el, bol pas lou discuta ;<br />Soun idéyo es esquélo. Et ré li coustorio<br />Sé lo menaou un tzour so bieillo liberta<br />Pu léou sul sol Froncé, li doyssorio lus o.<br /><br />Mais ço qué counpren pas ; qué soun cerbel estré,<br />N'o pas pongu sozi, malgré so boulounta;<br />Qu'os tout oquéou discour, qu'oboutissoun o ré<br />Mas o ogri l'espri et o tout rétorda.<br /><br />Bourlio per bien zou diré, sans toutzour li tourna :<br />Qué los proumessoy fatzo siosquessou plo tengudo,<br />Per oquel que doban d'estré lou députa,<br />Nous obio proumétu loy réformo ottendudo.<br /><br />Qué nous obion pas dit, yo bé bint an d'oco ?<br />Qué lou poysan biourio de la manno del cel ;<br />Qué sério rey sus terro, qué l'atzé d'or bendrio;<br />Qué li monquorio rés, dusco din lou tounbel!<br /><br />Soun espoir, bien souben es portit en fumado !<br />Mais malgré tout oco, ès toutzour résigna.<br />So grando enbitiou: lo terro soménado,<br />Li proumet din l'estiou uno récolto en bla.<br /><br />Lo poulitico et del soun pas fat per s'entendré ;<br />Et sé n'obio rés pu per gorni soun gronié<br />Poudrio sorra lu flan et sé pressa lou bentré,<br />Car n'engroyssorio pas déou discour de Jauré.<br /><br />Boudrio pus tan de mou, préférorio déous acté ;<br />Li corlio un paou d'ortzen per douna o sus éfon.<br />Qué lou goubernomen, per dès proucéda satzé,<br />Opliquès un inpo, o tout oquéou qué n'on.<br /><br />S'occupoun pas trot d'el ; counessoun so possinço,<br />Soun corotari dou, esprouba bien souben,<br />O dounat o la Franço, din dès tzour de démenço,<br />dé los probo d'omour, o may d'otatzomen.<br /><br />Quan bay médre ol mé d’o tzus un soulel dé ploun;<br />Qué dé soun froun, lo suour, tombo sans pu féni,<br />L’omé déu loubi d’or, fay donsa lu milioun&nbsp;&nbsp;<br />O l’oumbro dès polay san crogna lou sondi<br /><br />Per bien résuma, touto so poulitico,<br />Su dézir, soun espoir et touto so fierta:<br />Montène en soun poï lo grando Républico,<br />Qué d'aoutrès pu molin doyssorion escopar !6</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres poèmes sont souvent dédicacés à des amis ou à des occasions particulières. Et il aime mettre en scène son Périgord aimé, comme dans<span>&nbsp;</span><em>Mon po</em>, mis en musique par Jean Darquier, qui était professeur de musique au collège Saint-Joseph de Sarlat, organiste à la cathédrale de Sarlat et compositeur de mélodies et de pièces pour pianos. La chanson fut chantée surtout dans sa province et même jusqu’à l’Opéra de Paris par Robert Cousinou, chanteur lyrique baryton et poète. Le journal local<span>&nbsp;</span><em>L’Union Sarladaise</em><span>&nbsp;</span>publiait les poèmes de Léon Grenaille.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le discours que Jean de Boysson lut le 10 juillet 1932 à la 23e félibrée du Bornat del Perigòrd à Sarlat, on apprend que Léon Grenaille en était membre en tant que maître-ouvrier. Ce jour-là, sa mémoire fut honorée avec celle de deux autres poètes sarladais, Sylvain Cavaillez et Ludovic Sarlat, et une plaque commémorative apposée sur la façade de la mairie de Sarlat. On voit dans le programme que son poème<span>&nbsp;</span><em>Los tziboulados</em><span>&nbsp;</span>(Ol<span>&nbsp;</span><em>Périgor Négré</em><span>&nbsp;</span>p. 27) fut récité à la Cour d’Honneur sur une musique de Darquier:</p>
<p style="text-align: center;">Es toumbado oquesté moti,<br />Oqui, sul pa dé mo porto;<br />Lo poouréto, presque morto,<br />Ocobabo d'ogoni!<br />Dé soun el, moytat cluca,<br />Uno grumilho s'escopabo;<br />Pensabo'l niou qu'obio doyssa<br />Per mouri tzu los tziboulados.<br />Lou cat nègré et soun oouséléto,<br />Ol coin del boy, près del toli,<br />Obion siés io prest'ospeli,<br />S'éroun solbat dé lo béléto,<br />Qu'es to missanto péous oousels.<br />Lo fomilleto èro porado<br />Quand tout d'un co tombo d'ol cel<br />Uno terriblo tziboulado...<sup>7</sup></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri, sans-serif;"><br /><br />1-<span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Selon le terme de Jean de Boysson, avocat, dans son discours a la vingt-troisième félibrée du Bournat du Périgord à Sarlat le 10 juillet 1932, cité par<span>&nbsp;</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Le Périgourdin de Bordeaux&nbsp;:</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span>&nbsp;</span>« Il était des vôtres, Messieurs du Bournat, en qualité de ʺMaître-ouvrierʺ ; et ce n'était pas sans raison que vous aviez ouvert, pour lui, les portes de votre savante compagnie; Grenaille avait l'âme d'un Félibre; il ne voyait rien de plus grand, de plus pur, que Mistral et Jasmin... »<br /></span>2-&nbsp;<span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Témoignage du 20 juillet 2019 d'Eloi Chaineux qui a écrit quelques paroles de la chanson<span>&nbsp;</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Moun poï</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, mais il lui donne un autre titre&nbsp;:<span>&nbsp;</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Toi ma vieille Dordogne</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">.<br /></span>3-<span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><i>L'Union sarladaise<span>&nbsp;</span></i></span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;">du 28 mars 1920<br /></span></span>4-&nbsp;<i style="font-size: small; font-family: Calibri, sans-serif;">Du berceau à la tombe<br /></i>5-&nbsp;<span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;">Librairie E.Carrère, place de la cité, Rodez, 1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).<br /></span></span>6<span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;">-&nbsp;</span></span>« Oh! Si j'avais de Mistral la plume alerte et fine…/ Si Jasmin, autrefois, était passé ici/ Il s'arrêtait de suite !/ Son âme si sensible ; ses pensées divines/ Devant ton fleuve pur et ton ciel clair,/I l aurait fait cent couplets. »<br />7<span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><i>- A propos de Kiel<br /></i></span></span>8<span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><i>- La politique du paysan<br /></i></span></span>9<span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;-<span>&nbsp;</span></span></span>Quand il a fait son marché le samedi à la ville/ Qu’il lui reste un sou au fond de sa poche/ Il achète un petit journal où la belle phrase /Lui donne à réfléchir, / bien plus que de raison./Le principe, lui ne veut pas le discuter : C’est son idée. Et ça ne lui coûterait pas/ Si sa vieille liberté le menait un jour/Sur le sol français, il y laisserait plutôt la peau.Mais ce qu’il ne comprend pas, que son cerveau étroit/N’a pas pu saisir malgré sa volonté,/ Ce sont tous ces discours qui n’aboutissent à rien /Qu’à aigrir l’esprit et à tout retarder.Il voudrait, pour bien dire, sans toujours répéter,/ Que les promesses faites soient tenues/Par celui qui, avant d’être député/Nous avait promis les réformes attendues.<br /><br /><br /></span></p>
<h2 class="western" align="JUSTIFY">Bibliographie de Léon Grenaille&nbsp;</h2>
<p align="JUSTIFY"><i>Ol Perigor négré</i> e <i>Qualcos espigos, </i>Poésies patoises de La Pontonnerie du Castelglorieux<i>, </i>Bordeaux, Gounouilhou Libourne, G. Maleville, 1902, 144 paginas.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>Moun gabelet Moun poï</i>, musique de Jean Darquier, Sarlat, 1908.</p>
<h2 class="western" align="JUSTIFY">Sources</h2>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">- Una interpretacion enregistrada de </span><span style="color: #000000;"><i>Mon Poï </i></span><span style="color: #000000;">per un grop de musica sarladés </span><span style="color: #000000;"><i>Les pastoureaux du Périgord</i></span><span style="color: #000000;"> (Fin de las annadas 1970).</span></p>
<p align="JUSTIFY">- Necrologia de Leon Grenalha dins lo jornal <i>L'Union Sarladaise del 28 de març de 1920.</i></p>
<p align="JUSTIFY">- Testimoniatge d'Alan Grenalha son reire petit filh de Sarlat, interrogat lo 20 d’agost de 2020.</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000033;">- Traduccion dels poemas de Leon Grenalha per Sergi Lespinasse et Paulette André.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours</i>, Jean Fourié, Felibrige Edicioun 2009, p. 161.</p>
<p align="JUSTIFY">- <i>Le Bournat, école félibréenne du Périgord</i>, Jean-Claude Dugros, Lo Bornat dau Perigòrd, 2001.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Lou Bournat</i> (avril/juin 1920, p. 313 et juillet/ sept de 1932, p.376).</p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Tres pouetas sarladais</i>, discours de Jean de Boisson, in <i>Le Périgourdin de Bordeaux</i>, 1933.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Lo païsan poèta</i>, de Serge Lespinasse pour l'A.S.C.O., in <i>L'Essor Sarladais</i> du 13 juin 2014.</p>
<p align="JUSTIFY">- Témoignage écrit (<span style="color: #000033;">20 juillet 2019) </span>d'Eloi<span style="color: #000033;"> Chaineux qui a écrit quelques paroles de la chanson </span><span style="color: #000033;"><i>Mon poï </i></span><span style="color: #000033;">qu'il nomme autrement (</span><span style="color: #000033;"><i>Tu ma vielha Dordonha</i></span><span style="color: #000033;">).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000033;">- Programme de la félibrée de Sarlat de 1908.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">- Acte de naissença de Leon Grenalha, Archives de la Dordogne, registre d’état-civil de Carsac.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">- Signatura de Leon Grenalha sus un exemplari del libre </span><span style="color: #000000;"><i>D'al brès a la toumba<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></i></span><span style="color: #000000;">, de l'abat Justin Bessou</span><span style="color: #000000;"><sup><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym">2</a></sup></span><span style="color: #000000;">.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><br /><br /></p>
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Du berceau à la tombe</i></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Librairie E. Carrère, place de la cité, Rodez, 1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).</span></p>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Leon Grenalha èra agricultor. Escriguèt de poesias en lenga d'òc dins la varianta lengadociana del sud Perigòrd, publicadas dins los recuèlhs&nbsp;<em>Ol Perigor négré&nbsp;e&nbsp;Qualcos espigos</em>,&nbsp;que doas,&nbsp;M<em>oun gabelet</em>&nbsp;e&nbsp;<em>Moun po</em>ï,&nbsp;fuguèron mesas en musica per Joan Darquier (Sarlat, 1908).&nbsp;<em>Moun poï</em> fuguèt cantat a l’Opèra de París per Robert Cousinou, cantaire liric baritòn e poèta (entrat a l'opèra de Paris en 1913). Cent ans aprèp, lo monde del Perigòrd cantavan encara aquesta cançon<sup>1</sup>.&nbsp;<br /><br /></p>
<h2>Identitat&nbsp;</h2>
<h3><br />Formas referencialas&nbsp;</h3>
<br />Grenaille, Léon (1850-1920)<br />
<h3><br />Autras formas conegudas</h3>
<br />Grenalha, Leon (forma occitana del nom)<br /><br />
<h2>Elements biografics</h2>
Sus son acte de naissença, Leon&nbsp;Grenalha es apelat Pierre, filh de Geraud Grenalha e de Suzanna Lagugie, que demoravan al Pòrt de Graulejac. Son nom de baptisme fuguèt cambiat al cors de sa vida, coma èra de mòda en d’aquel temps.<br /><br />Nasquèt a la Pontonaria de Carsac (Dordonha) lo 5 de julhet de 1850, dins una familha d'origina locala: los Grenalha i demoravan dempuèi la Revolucion; èra una abitarèla anciana, relais de pòsta qu'enfàcia lo Pòrt de Graulejac asegat sus l'autra riva. De viure rasis lo flume Dordonha, l’autor i trobava son inspiracion.<br /><br />Sortiá d'una familha qu'èran de païsans dempuèi de nombrosas generacions. Maridèt una dròlla que veniá tanben del mitan rural. Son reire-petit filh, interrogat lo vint d’agost de 2020, non a pogut donar d'informacions quant a son escolaritat dins las annadas 1850-1870, ni mai sus sos diplòmas. Auriá pogut frequentar una de las escòlas primàrias comunalas non gratuitas creadas per Guizot en 1833, o, coma d'autres de la meteissa generacion, seguir de leiçons del curat de son vilatge.<br /><br />Non faguèt lo servici militar, ni mai la guèrra de 1870-1871, sa familha paguèt un remplaçant per fin de lo gardar pel trabalh de la bòria (lo servici èra de 7 ans)… Çò qu'implica que sa familha avián los mejans d'o pagar.<br /><br />Leon Grenalha moriguèt lo 19 de març de 1920 a Graulejac (Dordonha). Dins sa necrologia sul jornal <em>L'Union sarladaise<sup>2</sup></em> qu'aviá publicat sos poèmas, al nom de la Societat dels Veterans del canton de Carlux, lo doctor Dupiellet, conse de Carlux, lo ditz « <em>animé du plus pur esprit de justice et de solidarité</em> » e comunica tanben lo discors prononciat per Monsur Sarrazin, un temps medecin a Graulejac ont enreguèt una carrièra politica coma conselhièr municipal, puèi conse de Sarlat, puèi deputat.<br /><br />A la lectura de sos poèmas, sembla que lo posicionament politic de Leon Grenalha s'acomodava amb lo de son amic Sarrazin qu'aviá evoluït dels Republicans puslèu d'esquèrra als Radicals Socialistas. Son reire-pichon-filh sap pas se Leon èra aderent al partit, mas lo ditz engajat dins la luta per la desseparacion de la Glèisa e de l'Estat (1901), en oposicion al licèu Sent-Josèp de Sarlat tengut per de Jesuitas. Se nòta pasmens dins son poèma <em>Lo poulitico del poysan</em> çai-jos citat una pica contra Jaurès…<br /><br />Denonciava la condicion dels paísans de son temps, proletarizacion e pèrda de la vita sanitosa dins lo campèstre,&nbsp;que los oblijava&nbsp;d'anar trabalhar dins las fabricas per arribar a viure decentament.<br /><br />
<h2>Engatjament dins la renaissença d’oc</h2>
<br />Leon Grenalha legissiá d’escrits en lenga d’òc puèi que trobam son nom sus l’endedins de la cobèrta d'un exemplar del libre D’al brès a la toumbo, poema en dotze cants de l’abat Justin Bessou<sup>3</sup>. Li agradavan los poètas Mistral e Jansemin:<br /><br />
<div style="text-align: center;">Oh! S'obioy dé Mistral lo plum'olerto et fino...</div>
<div style="text-align: center;">Sé Jasmin, aoutrescot, éro possat oyssi</div>
<div style="text-align: center;">S'orrestabot cosset!</div>
<div style="text-align: center;">Soun amo to sonsiblo; sos pensados divinos</div>
<div style="text-align: center;">doban ton fluvé pur et toun cel esclorzi,</div>
<div style="text-align: center;">Oourio fat cen couplets.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">(<em>Un coin del Périgor</em>&nbsp;in&nbsp;<em>Ol Périgor Négré</em>, p. 101)</div>
<br />Escriviá de vèrses ont metiá en scèna son amor del país e lo culte de la libertat, lo travalh dels païsans, la natura, las sasons, l’amistat, l'amor de la patria e de tèmas d’actualitat.<br /><br />Visquèt los eveniments de la guèrra francò-prussiana dins los Mobils de la Dordonha,&nbsp;e atal escriguèt un poèma quand los naviris franceses anèron saludar a Kiel l’emperaire Guilhèm d'Alemanha:&nbsp;O perpau de Kiel.<br /><br />Fuguèt un patriòta afogat e un republican sincèr. Exprimissiá&nbsp;sas idèas politicas&nbsp;dins sos poèmas, per exemple en març 1894 dins&nbsp;<em>Lo poulitico del poysan</em> (in&nbsp;<em>Ol Perigor Négré</em>,&nbsp;p. 69)&nbsp;:<br /><br />
<div style="text-align: center;">Quant o fa soun merca, lou dissaddé o lo bilo,</div>
<div style="text-align: center;">Qué li resto un soou ol foun de soun poutzou:</div>
<div style="text-align: center;">Otzato un tzournolet, oun lo phraso poulido,</div>
<div style="text-align: center;">Li dono o réfletzi, bien may qué dé rojou.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Lou principé, per el, bol pas lou discuta;</div>
<div style="text-align: center;">Soun idéyo es esquélo. Et ré li coustorio</div>
<div style="text-align: center;">Sé lo menaou un tzour so bieillo liberta</div>
<div style="text-align: center;">Pu léou sul sol Froncé, li doyssorio lus o.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Mais ço qué counpren pas; qué soun cerbel estré,</div>
<div style="text-align: center;">N'o pas pongu sozi, malgré so boulounta;</div>
<div style="text-align: center;">Qu'os tout oquéou discour, qu'oboutissoun o ré</div>
<div style="text-align: center;">Mas o ogri l'espri et o tout rétorda.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Bourlio per bien zou diré, sans toutzour li tourna:</div>
<div style="text-align: center;">Qué los proumessoy fatzo siosquessou plo tengudo,</div>
<div style="text-align: center;">Per oquel que doban d'estré lou députa,</div>
<div style="text-align: center;">Nous obio proumétu loy réformo ottendudo.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Qué nous obion pas dit, yo bé bint an d'oco?</div>
<div style="text-align: center;">Qué lou poysan biourio de la manno del cel;</div>
<div style="text-align: center;">Qué sério rey sus terro, qué l'atzé d'or bendrio;</div>
<div style="text-align: center;">Qué li monquorio rés, dusco din lou tounbel!<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Soun espoir, bien souben es portit en fumado!</div>
<div style="text-align: center;">Mais malgré tout oco, ès toutzour résigna.</div>
<div style="text-align: center;">So grando enbitiou: lo terro soménado,</div>
<div style="text-align: center;">Li proumet din l'estiou uno récolto en bla.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Lo poulitico et del soun pas fat per s'entendré;</div>
<div style="text-align: center;">Et sé n'obio rés pu per gorni soun gronié</div>
<div style="text-align: center;">Poudrio sorra lu flan et sé pressa lou bentré,</div>
<div style="text-align: center;">Car n'engroyssorio pas déou discour de Jauré.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Boudrio pus tan de mou, préférorio déous acté;</div>
<div style="text-align: center;">Li corlio un paou d'ortzen per douna o sus éfon.</div>
<div style="text-align: center;">Qué lou goubernomen, per dès proucéda satzé,</div>
<div style="text-align: center;">Opliquès un inpo, o tout oquéou qué n'on.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">S'occupoun pas trot d'el; counessoun so possinço,</div>
<div style="text-align: center;">Soun corotari dou, esprouba bien souben,</div>
<div style="text-align: center;">O dounat o la Franço, din dès tzour de démenço,</div>
<div style="text-align: center;">dé los probo d'omour, o may d'otatzomen.<br /><br /></div>
<div style="text-align: center;">Per bien résuma, touto so poulitico,</div>
<div style="text-align: center;">Su dézir, soun espoir et touto so fierta</div>
<div style="text-align: center;">Montène en soun poï lo grando Républico,</div>
<div style="text-align: center;">Qué d'aoutrès pu molin doyssorion escopa.</div>
<br />D'autres poèmas benvolents son sovent dedicaçats a d’amics o a d’escasencas particularas. E se plai a botar en scèna son Perigòrd tant aimat, coma dins&nbsp;Mon poï&nbsp;que fuguèt mes en musica per Jean Darquier, professor de musica al collègi Sent Josèp de Sarlat, organista a la catedrala&nbsp;de Sarlat e compositor de melodias e de peças per pianos. La cançon fuguèt cantada mai que mai dins sa província e quitament juscas a l'Opèra de París per Robert Cousinou, cantaire liric baritòn e poeta. Lo jornal local&nbsp;<em>L'Union Sarladaise</em>&nbsp;publicava sos poèmas.<br /><br />Dins lo discors que Joan de Boisson legiguèt lo 10 de julhet de 1932 a la XXIIIa&nbsp;felibrejada del Bornat del Perigòrd a Sarlat, aprenèm que Leon Grenalha èra membre del&nbsp;Bornat del Peirigòrd. Aquel jorn, sa memòria fuguèt onorada emb la de dos autres poètas sarladeses, Sylvain Cavaillez e Ludovic Sarlat, e una placa pausada sus la faciada de l’Ostal de la Comuna de Sarlat. Vesèm dins lo programa que son poema&nbsp;Los tziboulados&nbsp;(<em>Ol Périgor Négré</em>,&nbsp;p. 27) fuguèt dich a la Cor d’Amor sus una musica de Darquier&nbsp;:<br /><br />
<div style="text-align: center;">Es toumbado oquesté moti,</div>
<div style="text-align: center;">Oqui, sul pa dé mo porto;</div>
<div style="text-align: center;">Lo poouréto, presque morto,</div>
<div style="text-align: center;">Ocobabo d'ogoni!</div>
<div style="text-align: center;">Dé soun el, moytat cluca,</div>
<div style="text-align: center;">Uno grumilho s'escopabo;</div>
<div style="text-align: center;">Pensabo'l niou qu'obio doyssa</div>
<div style="text-align: center;">Per mouri tzu los tziboulados.</div>
<div style="text-align: center;">Lou cat nègré et soun oouséléto,</div>
<div style="text-align: center;">Ol coin del boy, près del toli,</div>
<div style="text-align: center;">Obion siés io prest'ospeli,</div>
<div style="text-align: center;">S'éroun solbat dé lo béléto,</div>
<div style="text-align: center;">Qu'es to missanto péous oousels.</div>
<div style="text-align: center;">Lo fomilleto èro porado</div>
<div style="text-align: center;">Quand tout d'un co tombo d'ol cel</div>
<div style="text-align: center;">Uno terriblo tziboulado!<br /><br /><hr /></div>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">1-Testimoniatge del 20 de julhet de 2019 d'Alòi Chaineux qu'a escritas qualquas paraulas de la cançon </span><span style="font-size: small;"><i>Mon poï, </i></span><span style="font-size: small;">mas </span><span style="color: #000033;"><span style="font-size: small;">li dona un autre títol: </span></span><span style="color: #000033;"><span style="font-size: small;"><i>Tu ma vielha Dordonha</i></span></span><span style="color: #000033;"><span style="font-size: small;">.</span></span></p>
<p><i>2-L'union Sarladaise,</i> 28 de març de 1920.</p>
<p><span style="font-size: small;">3-Librairie E. Carrère, place de la cité, Rodez</span>, <span style="font-size: small;">1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).</span></p>
<h2></h2>
<h2><br /><br />Bibliografia de Leon Granalha</h2>
<br /><em>Ol Perigor négré&nbsp;e&nbsp;Qualcos espigos</em>,&nbsp;Poésies patoises de La Pontonnerie du Castelglorieux,&nbsp;Bordeaux, Gounouilhou Libourne, G. Maleville, 1902, 144 paginas.<br /><br /><em>Moun gabelet Moun poï</em>, musica de Jean Darquier, Sarlat, 1908.<br /><br />
<h2 class="western" align="JUSTIFY">Sources</h2>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">- Una interpretacion enregistrada de </span><span style="color: #000000;"><i>Mon Poï </i></span><span style="color: #000000;">per un grop de musica sarladés </span><span style="color: #000000;"><i>Les pastoureaux du Périgord</i></span><span style="color: #000000;"> (Fin de las annadas 1970).</span></p>
<p align="JUSTIFY">- Necrologia de Leon Grenalha dins lo jornal <i>L'Union Sarladaise del 28 de març de 1920.</i></p>
<p align="JUSTIFY">- Testimoniatge d'Alan Grenalha son reire petit filh de Sarlat, interrogat lo 20 d’agost de 2020.</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000033;">- Traduccion dels poemas de Leon Grenalha per Sergi Lespinasse et Paulette André.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours</i>, Jean Fourié, Felibrige Edicioun 2009, p. 161.</p>
<p align="JUSTIFY">- <i>Le Bournat, école félibréenne du Périgord</i>, Jean-Claude Dugros, Lo Bornat dau Perigòrd, 2001.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Lou Bournat</i> (avril/juin 1920, p. 313 et juillet/ sept de 1932, p.376).</p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Tres pouetas sarladais</i>, discours de Jean de Boisson, in <i>Le Périgourdin de Bordeaux</i>, 1933.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>- Lo païsan poèta</i>, de Serge Lespinasse pour l'A.S.C.O., in <i>L'Essor Sarladais</i> du 13 juin 2014.</p>
<p align="JUSTIFY">- Témoignage écrit (<span style="color: #000033;">20 juillet 2019) </span>d'Eloi<span style="color: #000033;"> Chaineux qui a écrit quelques paroles de la chanson </span><span style="color: #000033;"><i>Mon poï </i></span><span style="color: #000033;">qu'il nomme autrement (</span><span style="color: #000033;"><i>Tu ma vielha Dordonha</i></span><span style="color: #000033;">).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000033;">- Programme de la félibrée de Sarlat de 1908.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">- Acte de naissença de Leon Grenalha, Archives de la Dordogne, registre d’état-civil de Carsac.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">- Signatura de Leon Grenalha sus un exemplari del libre </span><span style="color: #000000;"><i>D'al brès a la toumba<a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></i></span><span style="color: #000000;">, de l'abat Justin Bessou</span><span style="color: #000000;"><sup><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym">2</a></sup></span><span style="color: #000000;">.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><br /><br /></p>
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Du berceau à la tombe</i></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Librairie E. Carrère, place de la cité, Rodez, 1892 (imprimerie Jules Bardoux, Villefranche-de-Rouergue).</span></p>
</div>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Audivert, Monique Bourgès ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2020-12-07, Blandine Delhaye]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[<img src="https://occitanica.eu/illustrations/CC88x31.png" /><br /><br />Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Audivert, Monique Bourgès RedÒc/LLACS, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Bornat dau Perigord]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html      ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text<br />
]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Périgord (France)]]></dcterms:spatial>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2058">
    <dcterms:title><![CDATA[Gracia, Hélène (1919-2010)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Gracia, Hélène (1919-2010)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Hélène Gracia-Cabanes (Hérault), 16 juillet 1919 – 19 novembre 2010 (Hérault), institutrice, pédagogue, militante de L’École Moderne, fondatrice du <em>Grop Antonin Perbosc</em>, membre de l’Institut d’Études Occitanes, cofondatrice de la revue <em>L’Ase Negre</em>, Présidente d’honneur de la <em>Calandreta dagtenca</em>.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Gracia, Hélène (1919-2010)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Cabanes, Elèna (forme occitane du nom)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Cabanes, Hélène (nom de naissance)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- <span class="detail_value">Gracia, Elèna</span> (forme occitane du nom)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Fille unique d’une famille bilingue de viticulteurs modestes de Servian, elle intègre l’Ecole Normale de Montpellier en automne 1936. Reçue institutrice en juillet 1939, elle est affectée à Roujan comme remplaçante du directeur de l’école, alors mobilisé, <a href="http://www.ecoleemancipee.org/spip.php?article1439" target="_blank" rel="noopener">Marcel Valière</a>, enseignant anarcho-syndicaliste ; il dirigeait la branche «&nbsp;syndicalisme révolutionnaire-lutte des classes&nbsp;» de la Fédération Unitaire de l’Enseignement (FUE)<a id="1" href="#note1"><sup>1</sup></a> dont la revue créée à l’époque en 1910 et regroupant les éléments anarcho-syndicalistes de l’époque s’intitulait l’École Émancipée.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Le contact avec Valière va être déterminant pour la jeune institutrice, déjà influencée par les idées de sa famille (anticléricalisme, pacifisme, féminisme de sa mère). Tout au long de sa vie, elle a été une militante active de l’École Émancipée au Syndicat National des Instituteurs (SNI)<a id="2" href="#note2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est par le syndicalisme qu’elle a découvert <a href="http://www.icem-pedagogie-freinet.org/celestin-freinet-et-son-mouvement" target="_blank" rel="noopener">Célestin Freinet</a> et <a href="http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/8329" target="_blank" rel="noopener">l’École Moderne</a>.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est alors qu’elle fréquente l’École Normale qu’elle commence à s’intéresser timidement à la langue d’oc après avoir lu <em>Mirèio</em> de Mistral et avoir choisi comme sujet de travail personnel dans le cadre de la préparation du Brevet Supérieur «&nbsp;langue et littérature languedocienne&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Une fois en poste, elle continue à se passionner pour la langue et la culture occitane. Elle entre en relation en 1943 avec <a title="voir l'article encyclopédique sur Occitanica" href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/378" target="_blank" rel="noopener">Charles Camproux</a> qui vient juste d’être professeur à la Faculté des Lettres de Montpellier. Celui-ci va l’inciter à rassembler les jeunes instituteurs de l’école laïque intéressés par la langue d’oc (le futur Groupe Antonin Perbosc) et à rejoindre les jeunes occitanistes d’après-guerre. Elle entretient par ailleurs à cette époque (1943-1944) une correspondance avec Honoré Bourguignon, félibre varois espérantiste et adhérent du mouvement Freinet. Premier cadre féminin de la Société d’Études Occitanes (SEO) puis de l’Institut d’Études Occitanes (IEO), elle va, avec ses deux amis Léon Cordes et Robert Lafont, créer la revue <em>l’Ase Negre</em>, organe politique officieux du nouvel IEO. Elle en sera la cheville ouvrière, assurant l’administration, l’envoi et, au début, l’impression de la nouvelle revue sur l’imprimerie de son école d’Abeilhan. Parallèlement, elle est une militante syndicale active et Marcel Valière vient la chercher pour entrer au Conseil syndical du Syndicat National des Instituteurs (SNI) où certains de ses collègues lui feront mieux connaître l’École Moderne de Célestin Freinet.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dès 1946, alors qu’elle est en poste à Abeilhan dans l’Hérault, elle commence à appliquer les méthodes Freinet à son enseignement et y introduit parallèlement (autant que faire se peut) l’occitan. Elle rassemble autour d’elle ses collègues instituteurs intéressés par la langue autour d’une structure, le Groupe Antonin Perbosc dont va découler la Section Pédagogique de l’IEO (1951-1966) et ses parutions&nbsp;: d’abord les <em>Bulletins Pédagogiques</em> jusqu’en 1956 puis les <em>Cahiers Pédagogiques</em>. Les Centres Régionaux d’Études Occitanes (CREO), seront créés en 1966, pour mieux coller aux différentes académies, par son amie Denise Imbert, dernière rédactrice des <em>Cahiers Pédagogiques</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dès le début, la pédagogie développée par le Groupe Antonin Perbosc s’inspire de l’École Moderne de Freinet. En 1949, la Garba Occitana, compilation de travaux de collégiens, voit le jour sur le modèle de <em>La Gerbe</em><a id="3" href="#note3"><sup>3</sup></a> de Freinet. Le travail d'Hélène Cabanes Gracia, clairement fondé sur les méthodes de l'Ecole Moderne, a été fondamental pour le développement de l'enseignement de l'occitan après la guerre de 39-45.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Jusqu’à sa retraite de l’enseignement en 1974, Hélène Cabanes-Gracia est de tous les combats&nbsp;: autour de la langue en collaborant aux <em>Bulletins Pédagogiques</em> (elle est au Comité de Rédaction avec ses amis Charles Camproux, Raymond Chabbert, Robert Lafont, Pierre Lagarde...), aux <em>Cahiers Pédagogiques</em> qu’elle dirige de 1960 à 1964 puis à <em>Vida Nòstra</em> et à l’organisation des stages pédagogiques où se tissaient les liens entre enseignants…</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">On notera aussi sa participation à la fondation du MLCR (Mouvement laïque des cultures régionales) et le travail de liaison qu’elle organise autour de son ami Raoul Bayou alors député de l’Hérault (et ancien membre du Groupe Antonin Perbosc) et le MLCR avec l’instituteur breton Armand Keravel et Robert Lafont en vue de déposer un projet de loi pour les langues régionales. Retirée à Agde où elle avait fondé le Cercle occitan dagtenc en octobre 1977 tout en préparant les lycéens à l’épreuve facultative d’occitan au bac, elle fait éditer trois livres&nbsp;: <em>La cosina dagtenca</em>, <em>Contes e racontes del país dagtenc</em>, de Paulona Duconquéré, adhérente du cercle occitan, en quelque sorte mémoire vivante de la vie agathoise d’autrefois. Le troisième est la réédition partielle d’une œuvre de l’écrivain agathois du XIX<sup>e</sup> siècle Balthazard Floret, <em>La Borrida Dagtenca</em>. Elle participe à la fin de sa vie à la création de l’école Calandreta Dagtenca en 2002.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Hélène Cabanes-Gracia, surtout connue pour ses livres pédagogiques destinés aux enseignants d’occitan et avant tout pour son action et ses articles en faveur de l’enseignement de la langue occitane, s’est aussi essayée à la littérature sous forme de nouvelles (six nouvelles répertoriées dans les revues <em>Viure</em> et <em>Òc</em>).</p>
<hr />
<p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;">1. La FUE sera la seule branche de la CGTU à échapper au processus de stalinisation d’avant-guerre. Lors de la réunification de 1936 entre la CGT et la CGTU, c’est Marcel Valière qui négocie, au nom de la FUE, la réunification avec la branche rivale, la Fédération Générale de l’Éducation (FGT) incorporée à la CGT de tendance réformiste pour créer la Fédération de l’Education Nationale et en dirigera la tendance syndicalisme-révolutionnaire-lutte de classes sous le nom d’École Émancipée&nbsp;; c’est encore lui avec un autre syndicaliste, René Bonissel, qui va 1948 assurer l’autonomie de la FEN en refusant la nouvelle scission entre CGT et CGT-FO. l’École Émancipée continuera être une des tendances de la FEN regroupant l’extrême gauche non communiste de l’époque dont les libertaires. &nbsp;<a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;">2. L'École émancipée (l'EE) peut se prévaloir du titre de plus ancien courant du syndicalisme français, puisque sa revue a été créée en 1910 comme organe de la Fédération des membres de l'enseignement laïque (FMEL) affiliée à la toute nouvelle CGT. Elle est à l'époque marquée par l'anarcho-syndicalisme. De 1921 à 1936, ses militants ont animé et dirigé la Fédération Unitaire de l'Enseignement de la CGTU&nbsp;: en pleine "bolchévisation" de la CGTU voulue par la direction stalinienne du PCF, elle a été la seule fédération oppositionnelle de cette confédération réussissant à se maintenir majoritaire jusqu'à la réunification CGT-CGTU. C'est alors Marcel Valière, son nouveau secrétaire général, qui négocie la réunification des Fédérations de l'enseignement. De 1948 à 1992, elle a été la «&nbsp;3e tendance&nbsp;» de la FEN derrière la majorité autonome (UID) et les cégétistes d'Unité et action. En 1948, Marcel Valière contribua avec l'autonome René Bonissel à faire passer la FEN dans l'autonomie en rédigeant la motion qui refusait de choisir entre la CGT dominée par les communistes et la nouvelle confédération Force ouvrière. Elle a longtemps rassemblé l'ensemble des courants d'extrême-gauche au sein de la FEN dont l'EE est réputée proche, mais elle a aussi attiré des militants pédagogiques (en particulier du mouvement Freinet).<a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;">3. La Garba est un travail de l’ICEM qui réunit des instituteurs occitanistes.<a href="#3">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Canales, Philippe]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/1190a917f9ca14b948e7bb60515a8ccb.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Mouvement Laïque des Cultures Régionales (MLCR)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Centre Régional d&#039;Etudes Occitanes]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2058]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Ouvrages pédagogiques</strong></p>
<ul>
<li><em>Pels camins del país</em>, (Cahiers Pédagogiques n°33), IEO, Toulouse 1966, réédition CEO, Toulouse, 1975.</li>
<li><em>Lecturas occitanas</em>, IEO, Toulouse, 1969.</li>
<li><em>Lecturas occitanas (fichas de trabalh)</em>, IEO, Toulouse, 1972.</li>
<li><em>Poésies pour les écoliers occitans</em> (Cahiers Pédagogiques n°59-60) IEO, Laurens, 1973, réédition CEO, Montpellier, 1975.</li>
<li><em>Chants pour les écoliers occitans </em>(Cahiers Pédagogiques n° 60-61), IEO, Laurens, 1973.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Romans, contes et nouvelles</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li>«&nbsp;Reviudança&nbsp;», nouvelle, <em>Oc</em>, n° 205-206, 1957.</li>
<li>«&nbsp;Lo paure òme&nbsp;», conte, <em>Cahiers Pédagogiques</em> n° 5, 1958.</li>
<li>«&nbsp;L’escorreguda&nbsp;», conte, <em>Oc</em> n° 225, 1962.</li>
<li>«&nbsp;Lo viòl&nbsp;», conte, <em>Viure</em> n° 7, 1966.</li>
<li>«&nbsp;La cavala&nbsp;», conte, <em>Viure</em> n° 8, 1967.</li>
<li>«&nbsp;Lo vudel&nbsp;», conte, <em>Oc</em> n° 19, 1983.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il convient d’ajouter de nombreux articles touchant à la pédagogie, à la politique, au féminisme, au syndicalisme dans de nombreuses revues dont <em>l’Ase Negre</em>, les <em>Bulletins Pédagogiques</em> de l’IEO, les <em>Cahiers Pédagogiques</em> de l’IEO, <em>Vida Nòstra</em>, <em>Viure</em>, <em>l’École Émancipée</em>, <em>Lenga e país d’oc</em>…)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Éditions du «&nbsp;Cercle occitan dagtenc&nbsp;» sous la direction d’Hélène Gracia</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li><em>Racòntes dal país dagtenc</em>, Paule Duconquéré, Cercle Occitan Dagtenc, Agde, 1982.</li>
<li><em>La cosina del país d’Agde</em>, Paule Duconquéré, Cercle Occitan Dagtenc, Agde, 1987.</li>
<li><em>La borrida dagtenca, Balthazard Floret</em>, Cercle Occitan Dagtenc, Agde, 1994. (Recueil de poèmes, réédition partielle en graphie normalisée).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Collaboration à des revues</strong> (soit comme membre du Comité de rédaction, soit comme administratrice ou directrice)&nbsp;</p>
<ul>
<li><em>L’agaça canta, journal scolaire</em>. Abeilhan, 1946-1949. Gérante.</li>
<li><em>L’Ase Negre, revue de la jeunesse occitane.</em> Abeilhan 08/46 - 12/47. Administratrice. (gestion, tenue des adhésions, envois…).</li>
<li><em>Occitània, revue de la jeunesse occitane.</em> Abeilhan , 01/48 - 04/49. Administratrice. (gestion, tenue des adhésions, envois…).</li>
<li><em>La Garba Occitana</em>, lien des journaux scolaires de l’École Moderne, Abeilhan et Soulages-Bonneval, 1949 – 1951. Gérante et co-gérante.</li>
<li><em>Escòla e Vida</em>, journal du Groupe Antonin Perbosc. Abeilhan 1946 – 1949. Gérante.</li>
<li><em>Bulletin Pédagogique de l’IEO</em>, revue de la section pédagogique de l’IEO. Toulouse, 02/51-06/1956.</li>
<li><em>À la volette</em>, journal scolaire. Lodève, 09/52-06/1954. Gérante.</li>
<li><em>Cahiers Pédagogiques de l’IEO</em>, revue de la section pédagogique de l’IEO. Toulouse, 09/56 – 1973. (Directrice du n° 12 à 15).</li>
<li><em>Vida Nòstra</em>, Toulouse, 1971 – 1974.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Sources&nbsp;:</strong></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Ouvrages&nbsp;</strong></p>
<ul>
<li>Abrate Laurent, <em>Occitanie 1900-1968. Des idées et des hommes</em>, Toulouse, IEO, 2001.</li>
<li>ICEM, <em>Un instituteur&nbsp;: Célestin Freinet</em>, Cannes, CEL, 1979.</li>
<li>Toti Yves, <em>Òc, Pèlerin de l’absolu</em>, Mouans-Sarthoux (06), OC, 1996.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Revues&nbsp;</strong></p>
<ul>
<li>Martel Philippe,&nbsp;«&nbsp;Chronologie de l’histoire de l’IEO&nbsp;»<em> Estudis occitan</em>, n° 18, 1995.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Thèses et mémoire</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Canales, Philippe, <em>Itinerari d’una ensenhaira occitana, Elèna Cabanas-Gràcia 1919-2010</em>, Mémoire de Master, Université Paul valéry, Montpellier, 2012.</li>
</ul>
&nbsp;
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Correspondances</strong>&nbsp;</p>
<ul>
<li>CIRDOC, Béziers. Lettres prêtées personnellement par Hélène Cabanes.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong>Ressources électroniques</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.ecoleemancipee.org/spip.php?article1439." target="_blank" rel="noopener">Site internet de l'École émancipée </a></li>
<li><a href="http://www.icem-pedagogie-freinet.org." target="_blank" rel="noopener">Site de l'Institut coopératif de l'École moderne-Pédagogie Freinet</a></li>
<li><a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com." target="_blank" rel="noopener">Site de la Bataille socialiste</a></li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Abeilhan (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Agde (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2066">
    <dcterms:title><![CDATA[Goirand, Léontine (1853-1933)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Goirand, Leontina (1853-1933)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sa participation à la Renaissance d’oc avant son mariage est celle d’une grande poétesse en langue d’oc. Elle est présente dans la <em>Revue des Langues Romanes</em>, dans les divers Almanachs, mais aussi nommée dans tous les articles et recueils qui paraissent dans le Midi ou à Paris sur le Félibrige. Elle peut être considérée comme la première journaliste en langue d’oc, grâce à ses «&nbsp;Portisson&nbsp;» dans <em>Le Dominique</em>, journal en langue d’oc publié par Louis Roumieux, félibre blanc. Elle développe par la correspondance un réseau amical et activiste dans le Félibrige.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Goirand, Léontine (1853-1933)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lauriol, Léontine (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Mathieu-Goirand, Léontine (nom de mariage)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Félibresse d’Arène (pseudonyme)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Félibresse de Nîmes (pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Comme l’indique son acte de naissance, Léontine Goirand (nom de son père sous lequel elle est le plus connue) est née à Nîmes «&nbsp;l’an mil huit cent cinquante- trois... le dix-neuf courant [novembre] à une heure du soir&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sa mère «&nbsp;Rosine Lauriol, modiste, âgée de vingt-cinq ans, non mariée, native d’Anduze (Gard) domiciliée à Nîmes section 7 rue des Orangères&nbsp;24, fille de feu Pierre Lauriol, propriétaire et de Marie Aline Ca(R)el couturière est accouchée dans son domicile audit Nîmes, le dix-neuf courant à une heure du soir d’un enfant de sexe féminin qu’elle nous a présenté et auquel elle a donné le prénom de Léontine...&nbsp;» C’est l’accoucheuse Catherine, âgée de 69 ans, accompagnée d’un témoin, ébéniste, Pierre Le Moine (seul à signer avec le Maire) qui fait la déclaration en mairie le vingt et un novembre à dix heures du matin.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L’acte de naissance de Léontine Lauriol porte la mention «&nbsp;enfant naturel&nbsp;», et, en date du 2 Août 1861, la mention en marge de la reconnaissance par sa mère&nbsp;: «&nbsp;couturière, suivant acte passé devant Maitre Rebuffat notaire à Nîmes le 1er Août mil huit cent soixante et un et transcrit le vingt-cinq septembre même année.&nbsp;»</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Elle sera légitimée par son père, Jean-Pierre Goirand, avocat, homme politique républicain, historien spécialiste de 1851, lors du mariage de ses parents célébré à la mairie de Nîmes le 1er Août 1863, Léontine a alors 10 ans. Ses parents avaient eu avant elle un garçon, mort au mois de juin précédent à l’âge de 18 ans et qui sera légitimé à titre posthume dans le même document daté du 28 août.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L’acte de mariage des parents indique, une fois «&nbsp;unis par le mariage&nbsp;» que&nbsp;: «&nbsp;de leur liaison sont nés deux enfants, à savoir le premier de sexe masculin né le 23 mai 1845 à Brouzet (Gard), inscrit à l'État Civil le lendemain, sous le nom de Julle [sic] Lauriol et décédé à Nîmes le 16 juin dernier, le second de sexe féminin née à Nîmes le dix-neuf novembre 1853 et inscrit à l'État civil le 21 du même mois sous les noms de Léontine Lauriol, lesquels enfants ils entendent légitimer.&nbsp;»</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il semble que ce soit la mort de ce frère, né à Brouzet, village situé à une quinzaine de kilomètres d’Alès, dont le père est originaire, qui est à l’origine du mariage. La mère a alors 43 ans et le père 40, ils se sont donc connus dans leur jeunesse mais leurs milieux sociaux étaient différents&nbsp;: la mère était modiste lors de la naissance de Léontine, dite «&nbsp;sans profession&nbsp;» sur l’acte de mariage, elle se déclare «&nbsp;Libre de ses volontés&nbsp;» alors que le père fait état des consentements de ses père, propriétaire à Alès, et mère. Le couple habite alors à Nîmes «&nbsp;rue Graverol près de la porte d’Alès&nbsp;»</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">On peut comprendre la reconnaissance que Léontine Goirand portait à son père et à sa mère à une époque où les enfants nés hors mariage étaient définis comme bâtards et bien souvent abandonnés.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">On ne sait pas exactement quelle a été son éducation, a-t-elle eu celle dont elle parle dans «&nbsp;Li Risènt de l'Alzoun&nbsp;» prodiguée par son père à Alès ou a-t-elle reçu une partie de celle-ci dans le quartier populaire où elle est née à Nîmes&nbsp;? À Alès, elle partage son enfance avec son cousin Maurice Faure né le 19 janvier 1850 né à Saillans dans la Drôme.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1882, elle se marie avec un veuf, Émile Mathieu, et part avec lui s’installer à Cette (Sète) où il est un des premiers receveurs municipaux. Elle habite dans la maison Quermal, 4 quai du Pont Neuf. C'est là qu'elle mettra au monde ses deux enfants, Antoine Jean Léon André Mathieu le 25 Février 1884 et Emilie Suzanne Eva Mathieu le 1er novembre 1885. Son père, Jean-Pierre Goirand, alors membre du Conseil Général du Gard, habitant avec sa femme à Alès, lui sert de témoin pour chaque enfant au moment de dresser l’acte de naissance.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Début 1886, Émile Mathieu, alors receveur municipal de Sète, est accusé de négligence par la commission des finances de la Municipalité. Après sa démission présentée au conseil et acceptée par le préfet en Avril, toute la famille part pour Alès. Il devient représentant de commerce avant d’être lavé de tout soupçon en 1890. Il meurt l’année suivante le 18 mars 1891 à Alès.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1911, en tant que femme de lettres, Léontine Goirand reçoit les insignes d’officier d’Académie (Journal Officiel de la République Française, décret du 3 mars 1911).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léontine et ses enfants demeureront à Alès. L’écrivain André Chamson l’a rencontrée dans son enfance à Alès (<em>Le Chiffre de nos jours</em>, cité par Mazoyer 2013&nbsp;: 462)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Elle meurt le 26 Juillet 1923, Maison Mathieu-Goirand place de la République. Alcide Blavet prononce au nom du Félibrige son éloge funèbre.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léontine Goirand est présente dès 1876 sur le <em>Cartabèu</em>, la liste officielle des membres du Félibrige. Elle est présente à la Sainte-Estelle d’Avignon en mai 1876&nbsp;: on l’y retrouve avec son père, «&nbsp;<em>M. Achile Mir e sa filho; Mlo Melanio, M. et Mmo Xavié de Ricard, Mlo Jano Wilçon, sorre de Mmo de Ricard e M. Aguste Fourès de Castelnaudary</em>&nbsp;», compagnons de voyage au Pont du Gard d’Alphonse Tavan qui leur dédie tout d’abord son recueil <em>Amour e Plour</em>, avant de le dédier à sa femme défunte. Elle y revient l’année suivante et participe avec son père ou son cousin Maurice Faure à toutes les initiatives du Félibrige languedocien, provençal ou des méridionaux de Paris avec l’association "La Cigale".</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Entre temps, Léontine Goirand est devenue <em>la Felibresso d’Areno</em>, du nom du château sur les rives de l’Alzon, lors de la félibrée du même nom en août 1876. Louis Roumieux chante cette félibrée et Léontine dans une «&nbsp;<em>Letro à Madamisello Leountino Goirand</em>&nbsp;» (Nîmes, Baldy-Riffard, 1877, 28 pages).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Fin mars 1877, nous la retrouvons à l'Assemblée de la Maintenance du Languedoc du Félibrige, puis à la séance extraordinaire de la Société des langues Romanes. Dans la <em>Revue des Langues Romanes</em> du mois de mai, Alphonse Roque-Ferrier souligne la présence des «&nbsp;dames&nbsp;» aux côtés de Léontine (RLR, 1877, n°=32 octobre ; série 2, t 3 = t 11 : 157). Dès 1878 elle participe à Sceaux à l’hommage au poète Florian par la Cigale, association fondée par Louis-Xavier de Ricard, Lydie Wilson de Ricard, le peintre Auguste Baudouin et Maurice Faure. Cette cérémonie sera ensuite organisée par les félibres de Paris.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Son ami Louis Roumieux publie d’abord à Montpellier, puis à Nîmes, deux journaux <em>Le Dominique</em> et <em>La Cigale d’Or</em>, dans lesquels Léontine publie, en première page, des «&nbsp;<em>Portissons</em>&nbsp;», présentés comme des «&nbsp;lettres à Mireille&nbsp;» qui sont de véritables reportages.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Ses différentes activités lui permettent de faire connaissance avec les félibres languedociens comme provençaux que nous retrouverons dédicataires des poèmes de son recueil de 1880, <em>Li Risènts de l’Alzoun</em>. Elle échange avec eux et elles, lettres et poèmes. Citons ses relations avec Arnavielle, Lydie Wilson de Ricard, Mireille Roumieux, Théodore Aubanel, Louis-Xavier de Ricard, Baptiste Bonnet (300 lettres&nbsp;!) et bien sûr Mistral lui-même. La liste de ses relations constitue un véritable <em>cartabèu</em> que l’on retrouve dans son <em>Capelet Noviau</em>, recueils de poèmes écrits et réunis à l’occasion du mariage des félibres.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pendant son séjour à Cette (1882-1896) elle entre en relation, grâce à Roumieux, avec le félibre du Ratatet, J-H Castelnau, et participe aux initiatives félibréennes d’avant la sortie de <em>L’Armanach Cetori</em>, les dimanches à la baraquette, équivalent du mazet nîmois. Léontine, devenue Mme Mathieu, est présente avec son mari et ses enfants dans <em>Ma Dinierola</em>, recueil de J-H Castelnau dans le bonheur puis le temps mauvais (voir biographie).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Revenue précipitamment à Alès, la félibresse, qui prendra désormais le nom de Mathieu-Goirand consacre essentiellement son temps à son foyer et ses enfants (Blavet Alcide 1923). Cependant les grandes occasions du Félibrige et les rencontres amicales la font sortir de ce rôle et retrouver la Léontine de sa jeunesse. Elle préside ainsi le Jury poétique des Fêtes d’Alès en 1889 à l’occasion de l’inauguration du buste de La Fare Alais, en présence de Mistral, Roumanille, Arnavielle, le 20 octobre 1889, en même temps que le monument commémoratif de Jean-Baptiste Dumas et le lycée Dumas d’Alès.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Parmi les Prix qu’elle a reçus&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1877&nbsp;: La cigale de Paris organise une fête en Arles en septembre 1877 au cours de laquelle Léontine gagne le prix de Provence avec son sonnet «&nbsp;<em>Lis Areno</em>&nbsp;», dédié à son maître et ami Louis Roumieux.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1878&nbsp;: son recueil <em>Li Risent de l’Alzon</em> reçoit le premier prix du concours poétique des Fêtes Latines de Montpellier sous la forme d’une statuette, reproduction de la Polymnie du Louvre.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1879&nbsp;: Son poème «&nbsp;<em>La draio flourido</em>&nbsp;» obtient une médaille d’argent au concours de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers. La même année elle obtient une médaille au concours poétique en l’honneur de Florian à Sceaux (<em>Armana Prouvençau</em>, 1880&nbsp;: 110).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1880&nbsp;: Elle reçoit la médaille d’argent au concours de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers avec «&nbsp;<em>Permenade a Sant German</em>&nbsp;» <em>Armanac Prouvençau</em>, 1881&nbsp;:12).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1901&nbsp;: elle obtient le diplôme des Félibres de Paris pour l’épitaphe de Brémonde de Tarascon (Mazoyer 2013&nbsp;: 461)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">La réception de son œuvre&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léontine Goirand est mentionnée par Paul Mariéton dans <em>La terre provençale : journal de route</em> (3e édition), 1894, dans la conférence de Gabriel Haon reproduite dans <em>Les Mémoires et comptes rendus de la société scientifique et littéraire d'Alais</em> de 1897 et en 1914 dans <em>La Revue des Pyrénées et de la France Méridionale</em>. Elle est toujours présente dans <em>Les annales politiques et littéraires</em> (Paris) de 1905. Enfin, en 1931, dans le recueil des Jeux Floraux de Toulouse on trouve cette appréciation à propos d’Henriette Dibon&nbsp;: «&nbsp;Cette jeune muse provençale, qui signe Farfantello, fait honneur à la littérature d'Òc et prend une digne place aux côtés d'Antounieto de Beucaire et de Léontine Goirand.&nbsp;»</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sa participacion a la renaissença d’òc abans son maridatge es la d’una granda poetessa en lenga d’òc. Es presenta dins la <em>Revista de las lengas romanas</em>, dins los almanacs divèrses, mas tanben nommada dins totes los articles e recuèlhs que pareisson dins lo Miègjorn o a París sul Felibritge. Pòt èstre tenguda coma la primièra jornalista en lenga d’òc, gràcias a sos «&nbsp;Portissons&nbsp;» dins <em>Le Dominique</em>, jornal en lenga d’òc publicat per Loís Romieux, felibre blanc. Desvolopa per la correspondéncia un malhum amistós e activista dins lo Felibritge.</p>
<h2>Identitat</h2>
<h3><b>Formas referencialas</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Goirand, Léontine (1853-1933)</p>
<h3>Altras formas conegudas</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lauriol, Léontine (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Mathieu-Goirand, Léontine (nom de maridatge)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Félibresse d’Arène (pseudonim)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Félibresse de Nîmes (pseudonim)</p>
<h2>Elements biografics</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Coma o senha son acte de naissença, Leontina Goirand ( es jos aquel nom, lo de son paire, qu’es mai coneguda) nasquèt a Nimes «&nbsp;l’an mila uèit cents cinquanta tres... lo dètz-e-nòu corrent (de novembre), a una ora del ser&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sa maire «&nbsp;Rosina Lauriòl, capelièra, vièlha de vint-e-cinc ans, pas maridada, nativa d’Andusa (Gard) domiciliada a Nimes, seccion 7 carrièra de las Irangièras 24, filha de Pèire Lauriòl defunt, proprietari e de Maria Alina Ca(R)el, cordurièra, s’es ajairada dins son ostal aldit Nimes, lo dètz-e-nòu corrent a una ora del ser d’un enfant del sèxe femenin que nos presentèt e que li balhèt lo pichon nom de Leontina...&nbsp;» Es la levandièra, Catarina, vièlha de 69 ans, acompanhada d’un testimòni, ebenista, Pèire Le Moine (sol a signar ambe lo Conse) que fa la declaracion a l’ostal comunal lo vint-e-un de novembre a dètz oras del matin.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L’acte de naissença de Leontina Lauriòl pòrta la mencion «&nbsp;enfant natural&nbsp;» e, datat del 2 d’agost de 1861, la mencion en marge de la reconeissença per sa maire&nbsp;: «&nbsp;cordurièra, segon l’acte passat davant Mèstre Rebufat, notari a Nimes lo 1° d’agost mila uèit cents seissanta un e transcrich lo vint-e-cinc de setembre de la meteissa annada&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Serà legitimada per son paire, avocat, òme politic republican, istorian especialista de 1851, pel maridatge de sos parents celebrat a la comuna de Nimes lo 1° d’agost de 1863, Leontina aviá dètz ans. Sos parents avián agut abans ela un dròlle, mòrt al mes de junh precedent, vièlh de 18 ans e que serà legitimat a títol postume dins lo meteis document datat del 28 d’agost.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">L’acte de maridatge dels parents senha, un còp «&nbsp;units pel maridatge&nbsp;» que&nbsp;: «&nbsp;de lor apariada, son nascuts dos enfants, lo primièr del sèxe masculin, nascut lo 23 de mai de 1845 a Broset (Gard), inscrich a l’Estat Civil l’endeman, jol nom de Julle [sic] Lauriòl e defuntat a Nimes lo 16 de junh passat, lo segond del sèxe femenin, nascut lo 19 de novembre de 1853 e inscrich a l’Estat Civil lo 21 del meteis mes jos los noms de Leontina Lauriòl, e que vòlon legitimar aqueles enfants&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sembla que siá la mòrt d’aquel fraire, nascut a Broset, vilatge situat a una quinzena de quilomètres d’Alès, que lo paire n’es natiu, qu’es a l’origina del maridatge. La maire a alara 43 ans e lo paire, 40, se coneguèron joves mas èran pas del meteis mitan social&nbsp;: la maire èra capelièra a la naissença de Leontina, dicha «&nbsp;sens mestièr&nbsp;» sus l’acte de maridatge, se ditz&nbsp;: «&nbsp;Liura de sas volontats&nbsp;» mentre que lo paire menciona los agrats de son paire, proprietari a Alès e de sa maire. Lo coble demòra a aquel moment a Nimes, carrièra Graveròl, prèp de la pòrta d’Alès.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Se pòt comprene la gratitud qu’aviá Leontina Goirand per son paire e sa maire dins un temps que los dròlles nascuts fòra maridatge èran tenguts per bastards e plan sovent abandonats.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Se sap pas vertadièrament quina foguèt son educacion, aguèt la que ne parla dins Li Risènt de l’Alzoun donada per son paire a Alès o ne recebèt una partida dins lo quartièr popular ont nasquèt, a Nimes&nbsp;? A Alès, passa son enfança ambe son cosin Maurici Faure, nascut lo 19 de genièr de 1850 a Salhans dins Droma.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1882, marida un veuse, Emili Matieu e s’installa ambe el a Sèta ont es un dels primièrs recebeires comunals. Demòra dins l’ostal Quermal, 4 cai del Pont Nòu. Es aquí que balharà naissença a sos dos enfants, Antòni Leon Andrieu Matieu, lo 25 de febrièr de 1884 e Emília Susanna Èva Matieu, lo 1° de novembre de 1885. Son paire, Joan-Pèire Goirand, membre del Conselh General de Gard que demòra ambe sa femna a Alès, li servís de testimòni per establir l’acte de naissença dels dos enfants.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">A la debuta de 1886, Emili Matieu, recebeire comunal de Sèta, es acusat de negligéncia per la comission de las finanças de la municipalitat. Aprèp sa demission presentada al conselh e acceptada pel prefècte en abrial, tota la familha partís per Alès. Ven viatjador abans d’èstre desculpat en 1890. Se morís l’annada seguenta lo 18 de març de 1891 a Alès.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1911, Leontina Goirand recep los insignes d’oficièr d’Acadèmia coma femna de letras (<em>Jornal Oficial de la Republica Francesa</em>, decrèt del 3 de març de 1911).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Leontina e sos enfants demoraràn a Alès. L’escrivan Andrieu Chamson la rescontrèt dins son enfança a Alès ( <em>Le Chiffre de nos jours</em>, citat per Mazoyer 2013&nbsp;: 462).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Se morís lo 26 de julhet de 1923, Ostal Matieu-Goirand, plaça de la Republica. Alcides Blavet prononcièt son laus funèbre al nom del Felibritge.</p>
<h2>Engatjaments dins la Renaissença d’Òc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Leontina Goirand es presenta tre 1876 sul Cartabèu, tièra oficiala dels sòcis del Felibritge. Participa a la Santa-Estela d’Avinhon en mai de 1876&nbsp;: s’i tròba ambe son paire, «&nbsp;M. Aquiles Mir e sa filha, Madomaisèla Melania, M. e Mma Xavièr de Ricard, Madomaisèla Jana Wilson, sòrre de Mma de Ricard e M. August Forés de Castèlnòu d’Arri&nbsp;», companhons de viatge al Pont de Gard, d’Amfós Tavan que lor dedica son recuèlh Amour e Plour, abans de lo dedicar a sa femna defunta. I torna l’annada seguenta e participa ambe son paire o son cosin Maurici Faure a totas las iniciativas del Felibritge lengadocian, provençal o dels Meridionals de París ambe l’associacion «&nbsp;La Cigale&nbsp;».</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Entretant, Leontina Goirand es venguda la <em>Felibressa d’Arèna</em>, del nom del castèl situat sus las ribas d’Alzon, pendent la felibrejada del meteis nom en agost de 1876. Loís Romieux canta aquela felibrejada e Leontina dins una «&nbsp;Letro à Madamisello Leountino Goirand&nbsp;» (Nimes, Baldy-Riffard, 1877, 28 paginas).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">A la fin de març de 1877, participa a l’assemblada de la Mantenença del Lengadòc del Felibritge, puèi a la sesilha extraordinària de la Societat de las Lengas Romanas. Dins la <em>Revista de las Lengas Romanas</em> del mes de mai, Amfós Ròca-Ferrièr soslinha la preséncia de «&nbsp;damas&nbsp;» a costat de Leontina (<em>RLR</em>, 1877, n° 32, octobre, tièra 2, t 3 = t 11&nbsp;: 157). Tre 1878, es a Sceaux, per l’omenatge al poèta Florian per «&nbsp;La Cigale&nbsp;», associacion fondada per Loís-Xavièr de Ricard, Lídia Wilson de Ricard, lo pintre August Baudoïn e Maurici Faure. Aquela ceremònia serà puèi organizada pels felibres de París.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Son amic Loís Romieux publica, primièr a Montpelhièr, puèi a Nimes, dos jornals, <em>Le Dominique</em> e <em>la Cigale d’Or</em> ont Leontina publica, en primièra pagina, de «&nbsp;Portissons&nbsp;», presentats coma de «&nbsp;letras a Mirèlha&nbsp;» que son de reportatges vertadièrs.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sas activitats li permeton de rescontrar los felibres lengadocians coma provençals que se retròban dins las dedicacions dels poèmas de son recuèlh de 1880 <em>Li Risent de l’Alzoun</em>. Escàmbia ambe eles e elas, letras e poèmas. Podèm citar sas relacions ambe Arnavièla, Lídia Wilson de Ricard, Mirèlha Romieux, Teodòr Aubanèl, Loís-Xavièr de Ricard, Baptista Bonnet (300 letras&nbsp;!) e de segur, Mistral el meteis. La tièra de sas relacions constituís un vertadièr cartabèu que tornam trobar dins son <em>Capelet Noviau</em>, recuèlhs de poèmas escriches e recampats a l’escasença del maridatge dels felibres.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pendent son sojorn a Sèta (1882-1896), rescontra, gràcias a Romieux, lo felibre del Ratatet, J.H. Castèlnòu e participa a las activitats felibrencas abans la sortida de <em>l’Armanac Cetòri</em>, los dimenges a la barraqueta, equivalent del maset nimesenc. Leontina, venguda Dòna Matieu, es presenta ambe son òme e sos enfants dins <em>Ma Dinieròla</em>, recuèlh de J.H. Castèlnòu dins lo bonaür puèi lo mal temps (veire biografia).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Tornada al brutle a Alès, la felibressa, que prendrà d’ara enlà lo nom de Matieu-Goirand avoda mai que mai son temps a son fogal e a sos enfants (Balvet Alcides 1923).Çaquelà, las granda fèstas del Felibritge e los rescontres amistoses la fan sortir d’aquel ròtle e tornar trobar la Leontina de sa joventut. Presidís atal la jurada poetica de las Fèstas d’Alès en 1889 a l’escasença de l’inauguracion del bust de la Fara-Alès, en preséncia de Mistral, Romanilha, Arnavièla, lo 20 d’octobre de 1889 e, al meteis temps, lo monument commemoratiu de Joan-Baptista Dumàs e lo licèu Dumàs d’Alès.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Demest los prèmis que recebèt&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1877&nbsp;: «&nbsp;La Cigale&nbsp;» de París organiza una fèsta a Arle en setembre de 1877 ont Leontina ganha lo prèmi de Provença ambe son sonet&nbsp;<em>Lis Areno</em>, dedicat a son mèstre e amic Loís Romieux.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1878&nbsp;: Son recuèlh <em>Li Risent de L’Alzoun</em> recep lo primièr prèmi del concors poetic de las Fèstas Latinas de Montpelhièr jos la fòrma d’una estatueta, reproduccion de la Polymnie del Louvre.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1879&nbsp;: Son poèma <em>La draio flourido</em> obten una medalha d’argent al concors de la Societat arqueologica, scientifica e literària de Besièrs. La meteissa annada, obten una medalha al concors poetic en l’onor de Florian, a Sceaux (<em>Armana Prouvençau</em>, 1880&nbsp;: 110).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1880&nbsp;: Recep la medalha d’argent al concors de la Societat arqueologica, scientifica e literària de Besièrs ambe <em>Permenada a San German</em> (<em>Armana Prouvençau</em> 1881&nbsp;: 12).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">1901&nbsp;: Obten lo diplòma dels felibres de París per l’epitafi de Bremonda de Tarascon (Mazoyer 2013&nbsp;: 461).</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">La recepcion de son òbra&nbsp;:&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Leontina Goirand es mencionada per Paul Marieton dins <em>La terre provençale&nbsp;: journal de route</em> (tresena edicion), 1894, dins la conferéncia de Gabrièl Haon, publicada dins <em>Les mémoires et comptes rendus de la société scientifique et littéraire d’Alais</em> de 1897, e en 1914 dans <em>La Revue des Pyrénées et de la France Méridionale</em>. Es totjorn presenta dins <em>Les annales politiques et littéraires</em> (París) de 1905. Enfin, en 1931, dins lo recuèlh dels Jòcs Florals de Tolosa, trobam aquela apreciacion a prepaus d’Enriqueta Dibon&nbsp;: «&nbsp;Aquela jove musa provençala, que signa <em>Farfantello</em>, fa onor a la literatura d’òc e pren una plaça digna a costat d’Antonieta de Beucaire e de Leontina Goirand&nbsp;».</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Blin-Mioch, Rose]]></dcterms:creator>
    <dcterms:creator><![CDATA[Mazoyer, Marinette]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2015-02-25]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-08 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/7559ad953e69c3496789d9de7254cc3c.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:language><![CDATA[oci]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2066]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<!--Biblio-->
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Recueils</p>
<ul>
<li><em>Trioulet a la pichota Eloisa</em>, Alais, J Martin, 1879.</li>
<li><em>Li Risènts de l’Alzoun</em>, Avignon, Impr.Aubanel, 1882, 241p.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Poèmes</p>
<ul>
<li>«&nbsp;<em>Nemausa</em>&nbsp;», <em>Revue des Langues Romanes</em>, Montpellier, 1877, série 2, T3=T11, p. 37&nbsp;; «&nbsp;<em>Bello Proumièro</em>&nbsp;», ibidem, p. 241&nbsp;; «&nbsp;<em>Calabrun</em>&nbsp;», ibidem, 1878, Série 2&nbsp;; T5=T13, p. 270&nbsp;; «&nbsp;<em>Vespre d’estiu</em>&nbsp;», ibidem, série 2, T6=T14, p 102&nbsp;; «&nbsp;<em>Mort d’uno iroundello</em>&nbsp;», ibidem, 1879, série 3T1=T15, p. 284,&nbsp;; «&nbsp;<em>Coquilheto</em>&nbsp;», ibidem, série 3 T2=T16, p. 67&nbsp;; «&nbsp;<em>A Florian</em>&nbsp;», ibidem, p. 250.</li>
<li>«&nbsp;<em>Vounge an après</em>&nbsp;» à Mireio de Roumieux, <em>Armanac Prouvençau</em>, Félibrige, Avignon, 1877, p71-72&nbsp;; «&nbsp; <em>Sus uno estello</em>&nbsp;», ibidem, 1878, p. 85&nbsp;; «&nbsp;<em>Plang</em>&nbsp;», ibidem, 1878, p. 90&nbsp;; «&nbsp;<em>Trioulet a-uno-enfant</em>&nbsp;», ibidem, 1879, p. 76-78.</li>
<li>«&nbsp;<em>Abriéu</em>&nbsp;», <em>La Lauseta</em>, 1877, p 131&nbsp;; de 1878&nbsp;: <em>A Dona Dulciorella</em>, ibidem, 1878, p. 167, traduction François Delille&nbsp;; <em>A Mllo Jano Wilson</em>, ibidem, 1878, p. 168.</li>
<li>«&nbsp;Au felibre Teodor Aubanel&nbsp;», <em>Armanac de Lengadò</em>, Alès, Brugueirolle</li>
<li>«&nbsp;<em>Lis Areno</em>&nbsp;», <em>Armanac de Lengadò, per lou bèl An de Diéu 1878</em>, Alès, Brugueirolle p. 63,</li>
<li>«&nbsp;<em>Nemausa</em>&nbsp;», <em>La Cigale</em>, 1880, Paris, Fischbacher.</li>
<li>«&nbsp;<em>A Jano d’Arc</em>&nbsp;», Fourès, Auguste, <em>Les felibres per l’Alsacio Loraino</em>, 1883, p. 72.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Chanson</p>
<ul>
<li>«&nbsp;<em>La roumance de mai</em>&nbsp;» paroles mises en musique par Eugène Crouzat d’Alès, <em>Armanac Prouvençau</em>, Avignon, Roumanille, 1881, p. 110.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Traductions</p>
<ul>
<li>«&nbsp;A mon amie Amélie Mir&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;Le petit oiseau&nbsp;» et «&nbsp;À Mme Xavier de Ricard.&nbsp;», traductions françaises in François Delille, <em>Chants des félibres : poésies provençales modernes / traduites en vers français</em>, Paris, Auguste Ghio, éditeur, 1881, p. 139-142.</li>
<li>«&nbsp;<em>Nemausa</em>&nbsp;», Constant Hennion, <em>Les Fleurs félibresques, poésies provençales et languedociennes modernes, mises en vers français</em>, Paris Union générale de la librairie, 1883, p. 312.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sources</p>
<ul>
<li><em>Armana de Lengadò, per lou bèl An de Diéu</em> 1877 et 1878, publica per l’Escolo das Felibres gardounencs d’Alès en Alès, a l’entrepaus central de l’Armana de Lengadò en cò de A.Brugueirolle etc Libraires-editous, Toulouso.</li>
<li><em>Armanac Prouvençau</em>, Avignon, Roumanille.</li>
<li><em>La Lauseta, Armanac dal Patriotò lengadocian, mitat francés, mitat lengo d’oc per l’an 1877</em> et 1878, en cò de Charles Brun, Toulouse&nbsp;; Coulet MountPelhé&nbsp;; Sandoz et Fischbacher et Ernest Leroux, Paris.</li>
<li><em>La Cigalo d’or, escolo felibrenco de la Miougrano, espellissent lo dimenche</em>, annada 77, Redactor Capoulié Loís Roumieux.</li>
<li><em>La Cigale</em>, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, G Fischbacher, éditeur, 33 rue de Seine, 1880.</li>
<li><em>Le Dominique</em>, Imprimerie Baldy Riffard à Nîmes, Journau dóu Gai sabé espelissent lo dimenche, 1877.</li>
<li><em>Lou capelet Nouviau de la Felibresso d’Areno</em>, Alès lo 15 d’Abriéu de 1882&nbsp;; tirat a 120 exemplari, Mont-Pelié Empremarié centralo dóu miejour, (Hamelin fraire), 110 p.</li>
<li><em>Revue des Langues Romanes</em>, http://gallica.bnf.fr/, périodiques en ligne Société pour l'étude des langues romanes (France), 1870-1939, série 2/ T4/ T12.</li>
<li><em>Blavet, Alcido, Pelado de terro, paraulo is oùssequi de Leontine Goirand</em>, Alès, 1923.</li>
<li>Blin-Mioch, Rose, <em>Lettres de la félibresse rouge, Lydie Wilson de Ricard, (1850-1880)</em>, Mercues, PULM, (Univ Montp 3), 2013.</li>
<li>Camélio, Alain, <em>Armanac Cetòri, histoire du félibrige sétois</em>, IEO edicions, s.d.</li>
<li>Castelnau Joseph-Henri, <em>Souvenir de La grande Félibrée du 31 Mai 1896 en l'Honneur des Abeilles Cettoises</em>, 1896, Montpellier, Firmin et Montane.</li>
<li>Castelnau, Joseph-Henri, <em>La Courouna pouetica dau Lengadoc. Ma Dinièirola Em' una letra-prefaci di L. Roumieux</em>, 1887, Montpellier, Hamelin frères.</li>
<li>Delille, François, <em>Chants des félibres : poésies provençales modernes / traduites en vers français</em>, 1881, Paris, Auguste Ghio, éditeur.</li>
<li>Fourès, Auguste, <em>Les felibres per l’Alsacio Loraino</em>, Paris, Maisonneuve, Avignon, Roumanille, 1883.</li>
<li>Gaussen, Yvan, <em>Nouveaux écrits sur le Gard</em>, Paris,Les Belles lettres, 1977.</li>
<li>Guiraud, Louis, <em>Au sujet des félibres rouges</em>, imprimerie Bene, Nîmes 1991.</li>
<li>Hennion Constant, <em>Les Fleurs félibresques, poésies provençales et languedociennes modernes, mises en vers français</em>, 1883, Paris Union générale de la librairie.</li>
<li>Mazoyer Marineta, <em>Leontina Goirand… estela limpaira</em>, Nîmes, Comédia, 2013, 496 p.</li>
<li>Pic, François, <em>Dictionnaire des pseudonymes de la littérature occitane</em>, Béziers, Cido, 1981.</li>
<li>Roumieux, Louis, «&nbsp;<em>Letro à Madamisello Leountino Goirand</em>&nbsp;» Nimes, Baldy-Riffard, 1877, 28 p.</li>
<li>Roussot, Elie, in <em>La Provence artiste. Sciences, littérature, beaux-arts</em>, 1882/05/28, sur Gallica.fr, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6183551m/f7.image.r=Roussot.langFR</li>
<li>Société scientifique et littéraire d'Alès, <em>Mémoires et comptes rendus</em>, tomes 19,20, 1887-1888-1889, Alès, Martin, 1890.</li>
<li>Voir également le compte-rendu de l’hommage à Lafare Alais dans <em>l’Eclair</em> du 19, 20 et 21 octobre 1889sur http://pierresvives.herault.fr/ressource/leclair.</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<!--Biblio-->
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Los recuèlhs</p>
<ul>
<li><em>Trioulet a la pichota Eloisa</em>, Alais, J Martin, 1879.</li>
<li><em>Li Risènts de l’Alzoun</em>, Avignon, Impr.Aubanel, 1882, 241p.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Poèmas</p>
<ul>
<li>«&nbsp;<em>Nemausa</em>&nbsp;», <em>Revue des Langues Romanes</em>, Montpellier, 1877, série 2, T3=T11, p. 37&nbsp;; «&nbsp;<em>Bello Proumièro</em>&nbsp;», ibidem, p. 241&nbsp;; «&nbsp;<em>Calabrun</em>&nbsp;», ibidem, 1878, Série 2&nbsp;; T5=T13, p. 270&nbsp;; «&nbsp;<em>Vespre d’estiu</em>&nbsp;», ibidem, série 2, T6=T14, p 102&nbsp;; «&nbsp;<em>Mort d’uno iroundello</em>&nbsp;», ibidem, 1879, série 3T1=T15, p. 284,&nbsp;; «&nbsp;<em>Coquilheto</em>&nbsp;», ibidem, série 3 T2=T16, p. 67&nbsp;; «&nbsp;<em>A Florian</em>&nbsp;», ibidem, p. 250.</li>
<li>«&nbsp;<em>Vounge an après</em>&nbsp;» à Mireio de Roumieux, <em>Armanac Prouvençau</em>, Félibrige, Avignon, 1877, p71-72&nbsp;; «&nbsp; <em>Sus uno estello</em>&nbsp;», ibidem, 1878, p. 85&nbsp;; «&nbsp;<em>Plang</em>&nbsp;», ibidem, 1878, p. 90&nbsp;; «&nbsp;<em>Trioulet a-uno-enfant</em>&nbsp;», ibidem, 1879, p. 76-78.</li>
<li>«&nbsp;<em>Abriéu</em>&nbsp;», <em>La Lauseta</em>, 1877, p 131&nbsp;; de 1878&nbsp;: <em>A Dona Dulciorella</em>, ibidem, 1878, p. 167, traduction François Delille&nbsp;; <em>A Mllo Jano Wilson</em>, ibidem, 1878, p. 168.</li>
<li>«&nbsp;Au felibre Teodor Aubanel&nbsp;», <em>Armanac de Lengadò</em>, Alès, Brugueirolle</li>
<li>«&nbsp;<em>Lis Areno</em>&nbsp;», <em>Armanac de Lengadò, per lou bèl An de Diéu 1878</em>, Alès, Brugueirolle p. 63,</li>
<li>«&nbsp;<em>Nemausa</em>&nbsp;», <em>La Cigale</em>, 1880, Paris, Fischbacher.</li>
<li>«&nbsp;<em>A Jano d’Arc</em>&nbsp;», Fourès, Auguste, <em>Les felibres per l’Alsacio Loraino</em>, 1883, p. 72.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Cançon</p>
<ul>
<li>«&nbsp;<em>La roumance de mai</em>&nbsp;» paroles mises en musique par Eugène Crouzat d’Alès, <em>Armanac Prouvençau</em>, Avignon, Roumanille, 1881, p. 110.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Traduccions&nbsp;</p>
<ul>
<li>«&nbsp;A mon amie Amélie Mir&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;Le petit oiseau&nbsp;» et «&nbsp;À Mme Xavier de Ricard.&nbsp;», traductions françaises in François Delille, <em>Chants des félibres : poésies provençales modernes / traduites en vers français</em>, Paris, Auguste Ghio, éditeur, 1881, p. 139-142.</li>
<li>«&nbsp;<em>Nemausa</em>&nbsp;», Constant Hennion, <em>Les Fleurs félibresques, poésies provençales et languedociennes modernes, mises en vers français</em>, Paris Union générale de la librairie, 1883, p. 312.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sorgas</p>
<ul>
<li><em>Armana de Lengadò, per lou bèl An de Diéu</em> 1877 et 1878, publica per l’Escolo das Felibres gardounencs d’Alès en Alès, a l’entrepaus central de l’Armana de Lengadò en cò de A.Brugueirolle etc Libraires-editous, Toulouso.</li>
<li><em>Armanac Prouvençau</em>, Avignon, Roumanille.</li>
<li><em>La Lauseta, Armanac dal Patriotò lengadocian, mitat francés, mitat lengo d’oc per l’an 1877</em> et 1878, en cò de Charles Brun, Toulouse&nbsp;; Coulet MountPelhé&nbsp;; Sandoz et Fischbacher et Ernest Leroux, Paris.</li>
<li><em>La Cigalo d’or, escolo felibrenco de la Miougrano, espellissent lo dimenche</em>, annada 77, Redactor Capoulié Loís Roumieux.</li>
<li><em>La Cigale</em>, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, G Fischbacher, éditeur, 33 rue de Seine, 1880.</li>
<li><em>Le Dominique</em>, Imprimerie Baldy Riffard à Nîmes, Journau dóu Gai sabé espelissent lo dimenche, 1877.</li>
<li><em>Lou capelet Nouviau de la Felibresso d’Areno</em>, Alès lo 15 d’Abriéu de 1882&nbsp;; tirat a 120 exemplari, Mont-Pelié Empremarié centralo dóu miejour, (Hamelin fraire), 110 p.</li>
<li><em>Revue des Langues Romanes</em>, http://gallica.bnf.fr/, périodiques en ligne Société pour l'étude des langues romanes (France), 1870-1939, série 2/ T4/ T12.</li>
<li><em>Blavet, Alcido, Pelado de terro, paraulo is oùssequi de Leontine Goirand</em>, Alès, 1923.</li>
<li>Blin-Mioch, Rose, <em>Lettres de la félibresse rouge, Lydie Wilson de Ricard, (1850-1880)</em>, Mercues, PULM, (Univ Montp 3), 2013.</li>
<li>Camélio, Alain, <em>Armanac Cetòri, histoire du félibrige sétois</em>, IEO edicions, s.d.</li>
<li>Castelnau Joseph-Henri, <em>Souvenir de La grande Félibrée du 31 Mai 1896 en l'Honneur des Abeilles Cettoises</em>, 1896, Montpellier, Firmin et Montane.</li>
<li>Castelnau, Joseph-Henri, <em>La Courouna pouetica dau Lengadoc. Ma Dinièirola Em' una letra-prefaci di L. Roumieux</em>, 1887, Montpellier, Hamelin frères.</li>
<li>Delille, François, <em>Chants des félibres : poésies provençales modernes / traduites en vers français</em>, 1881, Paris, Auguste Ghio, éditeur.</li>
<li>Fourès, Auguste, <em>Les felibres per l’Alsacio Loraino</em>, Paris, Maisonneuve, Avignon, Roumanille, 1883.</li>
<li>Gaussen, Yvan, <em>Nouveaux écrits sur le Gard</em>, Paris,Les Belles lettres, 1977.</li>
<li>Guiraud, Louis, <em>Au sujet des félibres rouges</em>, imprimerie Bene, Nîmes 1991.</li>
<li>Hennion Constant, <em>Les Fleurs félibresques, poésies provençales et languedociennes modernes, mises en vers français</em>, 1883, Paris Union générale de la librairie.</li>
<li>Mazoyer Marineta, <em>Leontina Goirand… estela limpaira</em>, Nîmes, Comédia, 2013, 496 p.</li>
<li>Pic, François, <em>Dictionnaire des pseudonymes de la littérature occitane</em>, Béziers, Cido, 1981.</li>
<li>Roumieux, Louis, «&nbsp;<em>Letro à Madamisello Leountino Goirand</em>&nbsp;» Nimes, Baldy-Riffard, 1877, 28 p.</li>
<li>Roussot, Elie, in <em>La Provence artiste. Sciences, littérature, beaux-arts</em>, 1882/05/28, sur Gallica.fr, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6183551m/f7.image.r=Roussot.langFR</li>
<li>Société scientifique et littéraire d'Alès, <em>Mémoires et comptes rendus</em>, tomes 19,20, 1887-1888-1889, Alès, Martin, 1890.</li>
<li>Veire tanben lo compte-rendut de l’omenatge a La Fara Alès dins <em>l’Eclair</em> dels 19, 20 et 21 d'octobre de 1889 sus http://pierresvives.herault.fr/ressource/leclair.</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Nîmes (Gard)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Sète (Hérault)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Hérault (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Alès (Gard)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Gard (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/12">
    <dcterms:title><![CDATA[Girard, Ismaël (1898-1976)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Girard, Ismaël (1898-1976)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Médecin]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Ismaël Girard (Gensac, Gers, 1898, Toulouse, 1976), médecin, fondateur de la revue ÒC en 1923, acteur majeur de l’occitanisme, membre fondateur de la Société d’Études Occitanes (SEO) en 1930 l’Institut d’Études Occitanes (IEO) en 1945.</p>
<h2>Identité</h2>
<h3>Formes référentielles</h3>
<p style="text-align: justify;">Girard, Ismaël (1898-1976)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify;">&lt; Delfin Dario (Pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">On sait peu de choses de la jeunesse d’Ismaël Girard à Gensac, près de Montpezat, dans le Gers. Si ce n’est ce qu’il put en dire, brièvement lors d’une interview pour Radio-Toulouse publiée dans la revue Per Noste (n° 20, sptembre-octobre 1970) : <br /><br />« <em>La mia origina sociala e familiala se resumeish ende jo per un mot : Gensac. Aquí vivevan en un temps – parli d’aqueth temps que va dinca la guèrra de 14- 18 – on la vita s’anava au briu de las sasons e deus fruts de la tèrra. Sense autò, sense avion, sens radiò e sense television. A l’ostau, lo Gascon, que’u parlavan cada jorn, mesclat au Francès, mitat l’un, mitat l’aute, coma s’escaijèva. Dehòra, guaire ben sonca lo Gascon</em> » <br /><br />(Mon origine sociale et familiale se résume pour moi en un mot : Gensac. Là, nous vivions en un temps – je parle de ce temps qui va jusqu’à la guerre de 14-18 – où la vie s’écoulait au fil des saisons et des fruits de la terre. Sans auto, sans avion, sans radio, sans télévision. À la maison, le gascon, nous le parlions chaque jour, mêlé au français, moitié l’un, moitié l’autre, comme cela tombait. Au dehors, guère que le gascon).<br /> Mobilisé au moment de la Première Guerre mondiale, après plus d’un an « viscut au ras deu Rhin » (vécu au bord du Rhin – <em>Òc</em> n° 217, juillet-septembre 1960) il est envoyé en garnison en Avignon, ce qui est pour lui l’occasion de fréquenter la bibliothèque du musée Calvet et les œuvres félibréennes, de rencontrer Valère Bernard et Pierre Rouquette, mais aussi de découvrir, à travers l’ouvrage de Joaquim Folguera, <em>Les Noves valors de la poesia catalana</em>, la poésie catalane et, dit-il, « <em>qu’aqueth sentiment de dignitat que cercavi ençò de nòste sens poder trobà’u, èra ua realitat viva delà deus Pireneus</em> » (que ce sentiment de dignité que je cherchais chez nous sans pouvoir le trouver, était une réalité vivante de l’autre côté des Pyrénées – Ibidem).<br /> Démobilisé, il entreprend des études de médecine à Toulouse et obtient son doctorat de médecine en 1926. Il s’installe alors à Toulouse pour exercer son métier d’une manière apparemment particulière, comme le relève un autre médecin, Max Rouquette, dans l’hommage qu’il lui rend dans le numéro 256 d’Òc : <br /><br />« <em>Metge, diguèt encara NON a la medecina oficiala, desumanisada, emmandarinada, en causiguent d’èstre aquí encara l’eretge que tant e tant de malautes venguts de l’Occitania tota venián veire per i atrobar garison, paraula umana e consolament »</em> <br /><br />(Médecin, il dit encore NON à la médecine officielle, déshumanisée, emmandarinée, en choisissant d’être là encore l’hérétique que tant et tant de malades venus de toute l’Occitanie venaient voir pour trouver guérison, parole humaine et consolation ). <br />Il semble aussi qu’il se rapproche en ce début des années 1920 de l’Action Française ainsi que le révèle une de ses lettres à Pierre Rouquette en date du 16 octobre 1921 : <br /><br />« Ah ! oui, quelle belle œuvre ils font en Catalogne ! À les connaître et à les mieux connaître j’ai éprouvé autant de satisfaction et de joie libératrice que le jour où j’ai connu l’Action Française. »<br /> Mais l’activité essentielle de Girard est, tout au long de sa vie, tournée vers l’occitanisme.</p>
<h2>Engagements dans la renaissance d’oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">La révélation, pour Ismaël Girard, ainsi qu’il l’explique dans le numéro 210 de la revue<em> Òc</em> (octobre- décembre 1958), a lieu dès l’école. Après s’être fait taper sur les doigts quand il parlait patois en primaire, il découvre dans le secondaire le cours de gascon dispensé par Léopold Médan aux élèves de 6<sup>ème</sup> et de 5<sup>ème</sup>&nbsp;: «&nbsp;[…] q<em>ue’m dèc çò qu’aperam lo «&nbsp;huec sacrat&nbsp;» qu’es devengut lo huec sacrat occitanista</em> » ([...] il me donna ce qu’on appelle le « feu sacré » qui est devenu le feu sacré occitaniste).<br /> Après sa démobilisation, toujours passionné par la langue et la culture gasconnes, il entre en contact avec le Béarnais Michel Camélat avec lequel il se lie d’amitié et commence à collaborer épisodiquement à la revue félibréenne béarnaise Reclams de Biarn e Gascougne. Il devient par ailleurs secrétaire-adjoint de L’Escòla Occitana, école félibréenne qui vient de se créer à Toulouse. C’est aussi à cette époque qu’il rencontre Camille Soula, professeur de physiologie mais aussi ami d’Antonin Perbosc et passionné de littérature et d’arts et qui, comme Girard, est fort sensible à l’exemple catalan. C’est ensemble que, avec Perbosc et Déodat de Séverac, ils fondent en 1923 la « Ligue de la Patrie Méridionale » qui entretient des liens avec le « Comité d’Action des Revendications Nationales du Midi » créé l’année précédente en Provence notamment par Joseph d’Arbaud et Frédéric Mistral-Neveu.<br /> Si cette expérience aboutit assez rapidement à un échec, y compris pour ce qui est d’une de ses émanations qui semblait la plus prometteuse, La Ligue pour la Langue d’Oc à l’École menée par Jean Bonnafous, la fin de l’année 1923 est un tournant majeur pour Ismaël Girard et pour l’occitanisme. En effet, en septembre 1923, après le coup d’État militaire de Primo de Rivera en Espagne, Antoni Rovira i Virgili, Leandre Cervera et Lluis Nicolau d’Olwer, les leaders du parti catalaniste Acció Catalana, pourchassés par le nouveau pouvoir, se réfugient à Toulouse chez Camille Soula. De cette rencontre naît le projet du journal Òc, dont le premier numéro paraît le 27 janvier 1924. Culturel, revendicatif, mettant en avant l’exemple catalan et laissant une place de choix aux catalanistes dans ses colonnes, Òc se veut, comme le note Jean-Frédéric Brun, « l’organe de combat de la renaissance culturelle et linguistique des pays d’oc » (Jean-Frédéric Brun, « Ismaël Girard à travers sa correspondance avec Max Rouquette (I) », <em>Les Cahiers Max Rouquette</em>, n° 4, mais 2010, p. 70-73).<br /> Cette proximité avec le catalanisme donne l’occasion à Girard de diffuser encore plus largement son message. En particulier par le biais de la revue culturelle catalane de Sitges <em>L’Amic de les Arts</em> dont le directeur Joseph Carbonell i Gener lui confie la composition d’un numéro spécial publié en 1927 et consacré à la culture occitane qui aura un grand retentissement, tant en Catalogne que du côté occitan.<br /> En 1930, c’est encore avec Carbonell i Gener et avec Louis Alibert, autre catalanophile travaillant seul à la normalisation de la langue d’oc en s’appuyant sur l’exemple catalan, qu’Ismaël Girard fonde la Société d’Études Occitanes.<br /> Accaparé par son métier, Girard prend un peu de recul dans les années suivantes mais s’évertue tout de même à porter la voix de l’Occitanie au travers notamment d’une collaboration régulière avec la revue médicale catalane de Leandre Cervera, <em>La Medicina Catalana</em>, dans laquelle il tient une rubrique intitulé « Occitania medica ». En 1939 lorsque Carbonell entreprend de développer les activités de la SEO, Ismaël Girard reprend du service. Il participe à l’accueil d’intellectuels catalans réfugiés à Toulouse à la suite de la défaite de la République espagnole et du gouvernement autonome catalan de la Generalitat, action dont Soula est le maître d’œuvre.<br /> On retrouve Ismaël Girard aux affaires après la défaite de la France en 1940 et l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain. Girard reprend alors les commandes d’<em>Òc</em> dont il avait provisoirement abandonné le titre, pour une édition de guerre, à <a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/9?lang=fr" target="_blank" rel="noopener">Pierre-Louis Berthaud</a>, et est à l’origine d’une requête conjointe des félibres et occitanistes au Maréchal dans le but de voir la langue d’oc enseignée à l’école. Le semi-échec de cette tentative de profiter de la conjoncture pour faire avancer la cause de la langue d’oc qui aboutit à ce que Girard appellera dans <em>Òc</em> (numéro d’été de 1942) «<em> la pallishòta reforma Ripert-Carcopino</em> » marque la fin des tentatives de Girard d’obtenir quoi que ce soit du régime de Vichy. En 1943, Girard quitte Toulouse – Robert Lafont, dans ses <em>Pecics de Mièg-sègle</em> – dit qu’il devient médecin d’un maquis et, au printemps 1944 il s’installe à Saint-Saturnin, près d’Aniane, dans une maison inoccupée appartenant à la famille de Max Rouquette.<br /> De retour à Toulouse vers la fin de 1944, Ismaël Girard entend encore profiter des événements et de la conjoncture politique pour mener à bien un projet qui lui tient à cœur depuis les années 1920, la création d’un Institut d’Études Occitanes. Avec l’aide d’un Camille Soula auréolé d’une gloire de résistant actif et ami de Tristan Tzara et de Jean Cassou qui a manqué devenir commissaire de la République, et malgré l’arrestation de Louis Alibert accusé de collaboration et de la dénonciation ayant entraîné l’exécution d’un résistant et qui risque d’éclabousser l’occitanisme, Girard tente même d’obtenir la dissolution de l’Académie des Jeux Floraux avec laquelle il a maille à partir depuis les années 1920. L’IEO est finalement officiellement créé en avril 1945 lors d’une réunion solennelle tenue dans l’amphithéâtre de la faculté de Lettres de Toulouse en présence de Pierre Bertaux, commissaire de la République ; Jean Cassou en est le premier président et Ismaël Girard en devient provisoirement le secrétaire général.<br /> S’il reste toujours en retrait, Ismaël Girard, de 1945 à 1964 (qui voit la scission de l’Institut entre les tenants d’une voie économiste et politique menée par Robert Lafont et ceux d’une voie culturaliste emmenée par Girard, Bernard Manciet et Félix-Marcel Castan) est, de l’avis de tous, celui qui tire les manettes de l’IEO. Il est son éminence grise, mais aussi son financier, qui assure des rentrées d’argent dans les caisses pour le fonctionnement de la revue ÒC et de l’Institut, y compris sur ses fonds personnels.<br /> Prêt à s’effacer pour laisser les jeunes mener l’action, il est celui qui met le pied à l’étrier de Robert Lafont, Félix-Marcel Castan, Hélène Cabanes ou Pierre Lagarde et les encourage à s’engager dans l’Institut. Mais homme d’action lui-même, il met aussi en place en 1956 avec Pierre-Louis Berthaud et Robert Lafont la revue <em>Occitania</em>, hors de l’IEO auquel elle est cependant liée par les hommes, dont l’objet est de s’éloigner de l’intellectualisme des Annales de l’Institut d’Études Occitanes pour fournir aux Occitans un journal accessible et éclectique touchant à tous les domaines, économique, culturel, sportif... en mettant en avant la spécificité occitane.<br /> Après la scission des années 1960, Ismaël Girard reste en retrait de l’Institut d’Études Occitanes qu’il a fini par quitter, mais continue la publication de la revue <em>Òc</em> jusqu’à sa mort en 1976.</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Lespoux, Yan]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-27 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/7f2c7e643ab315d6cc1f2094dc68971d.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Societat d&#039;Estudis Occitans (SEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Félibrige]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Escòla Occitana]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Catalanistes]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Ligue pour la Langue d’Oc à l’École]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/12]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify;">- ABRATE, Laurent. <em>1900-1968. Occitanie, des idées et des hommes</em>, IEO, Textes et documents, 2001</p>
<p style="text-align: justify;">- ANATOLE, Christian. «&nbsp;Ismaël Girard&nbsp;». <em>Gai Saber</em>, n° 388, octobre 1977, pp. 160-163</p>
<p style="text-align: justify;">- BRUN,&nbsp;Jean-Frédéric. «&nbsp;Ismaël Girard à travers sa correspondance avec Max Rouquette&nbsp;». <em>Les Cahiers Max Rouquette</em>, n° 4, mai 2010 (pp. 70-73) et n° 5, mai 2011 (pp. 30-38)</p>
<p style="text-align: justify;">- DUPUY, André. <em>L’année en Occitanie 1976.</em> A. Dupuy, 1977</p>
<p style="text-align: justify;">- LAFONT, Robert. <em>Pecics de Mièg-sègle</em>, Federop, 1999</p>
<p style="text-align: justify;">- <em>Òc</em> n° 256, hiver 1976, contenant les hommages à Ismaël Girard de René Nelli, Jean Cassou, Max Rouquette, Marcel Carrière, Joseph Villalon, Max Allier, Jacques Taupiac, Jean-Pierre Tardieu, Christian Anatole et Jòrgi Reboul.</p>
<p style="text-align: justify;">- ROUQUETTE, Pierre. «&nbsp;Ismaël Girard&nbsp;». <em>Gai Saber</em>, n° 393, janvier 1979, pp. 345-350</p>
<p style="text-align: justify;">- TAUPIAC, Jacme, «&nbsp;Entrevista dab Ismaël Girard&nbsp;»,&nbsp;<em>Per Noste</em>, n° 20, septembre-octobre 1970, p. 8-10</p>
<h2>Archives et manuscrits<br /><br /></h2>
<p style="text-align: justify;"><em>- </em>Correspondance passive d’IG est conservée dans les archives du Collège d’Occitanie. CIRDÒC Béziers cote CQ 521 à CQ 626</p>
<p style="text-align: justify;">- Archives de Pierre Rouquette (Fonds privé)</p>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Toulouse (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Midi-Pyrénées (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Haute-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
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    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
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</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2056">
    <dcterms:title><![CDATA[Gibelin, Georges (1922-1994)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Gibelin, Georges (1922-1994)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Georges Gibelin est né en 1922 dans le 04. Résistant, instituteur, d’abord membre du Félibrige puis adhérent de l’IEO, ce syndicaliste de sensibilité communiste s’intéressa aussi à l’histoire et à la littérature (Bellaud de la Bellaudière notamment).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Gibelin, Georges (1922-1994)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Né à La Palud sur Verdon (04) le 16 avril 1922 dans une famille modeste, d'un père menuisier-ébéniste et d'une mère agricultrice. Tous deux parlaient provençal à la maison, mais s'appliquaient à parler français à leur fils. Son père était compagnon, il avait fait son tour de France, séjourné un temps à Paris et adhéré à la franc-maçonnerie. Il avait transmis à son fils certains secrets de compagnons dans l’art de l’ébénisterie que Georges Gibelin pratiquera toute sa vie. Sa mère, quant à elle, lui avait transmis l'amour des plantes et de la nature.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Après sa scolarité primaire à l'école de La Palud il partit à l’internat du lycée Gassendi à Digne assez tardivement. Sa santé étant plutôt délicate, sa famille cherchait à le protéger autant que possible.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il devait entrer à l'école Normale d'instituteurs à la rentrée 1941. Mais Pétain venait de supprimer ces écoles, aussi avait-il continué ses études au lycée Gassendi en tant qu'élève-maître. Il y a découvert la philosophie qui l’a passionné. Après le bac, en juillet 1943, il a été envoyé aux chantiers de jeunesse à Nyons. Il a été affecté à la fonction de secrétaire du commandant. Ce fut pour lui l’occasion de donner des cours de provençal et de faire de l'alphabétisation pour des compagnons des chantiers.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En novembre il eut une permission et rentra à La Palud. Mais la menace d'un départ en Allemagne pour le STO se précisait. Aussi ne retourna-t-il pas à Nyons. Ne pouvant pas rester à La Palud car il avait été dénoncé, il partit se cacher à Riez, où il resta jusqu'à la Libération. Dans la mesure où sa santé le lui permettait, il participa à la Résistance, dont son père était un animateur à La Palud où il fabriquait notamment des faux papiers. Georges Gibelin participa avec lui à cette activité (plusieurs centaines de faux papiers fabriqués). Après la Libération il fit un an de formation en 1944-1945 à l'école Normale de Nice. Il suivit parallèlement des cours de philosophie à la faculté. Sa licence de philosophie obtenue, il choisit de rester instituteur, puis directeur d'école.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pour son premier poste d'instituteur il fut nommé aux Chauvets, hameau situé dans la montagne à une dizaine de kilomètres de La Palud, à la rentrée 1945. Il y resta 3 mois avant d’être affecté aux Mujouls (06) pour la fin de l'année scolaire. Il se maria en juillet 1945. Sa fille naquit en 1946, son fils en 1951. À la rentrée 1946 sa femme et lui obtinrent un poste double à Roquefort-les-Pins où ils restèrent jusqu'en 1951. À la rentrée 1951 ils furent nommés à Grasse. Mais entretemps Georges Gibelin avait été atteint de tuberculose et était en congé de longue maladie. Il reprit l'école, mais rechuta quelques années après. Il termina sa longue carrière de pédagogue passionné en tant que directeur de l'école Saint-Claude à Grasse. Il s'était engagé fortement dans la défense de l'école laïque et du métier en militant au Syndicat National des Instituteurs.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est au début des années 1980 qu’il adhère au Parti Communiste dont il n’était jusque-là qu’un compagnon de route, empêché peut-être par son appartenance à la franc-maçonnerie… Il avait coutume de dire à ses amis que son rang dans la loge de Grasse lui permettait de tenir la dragée haute à certains notables politiques locaux qui n’étaient pas exactement de son bord… C’est ainsi qu’il avait pu continuer les rencontres occitanes de Grasse, commencées en 1978 sous le mandat du communiste Georges Vassalo, lorsque la mairie tombe aux mains d’<a title="En savoir plus sur Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_de_Fontmichel" target="_blank" rel="noopener">Hervé de Fontmichel</a>...</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il partageait son engagement politique et citoyen entre Grasse et La Palud, où il avait été élu en 1977 adjoint au maire communiste. Il participe activement à la renaissance du village, et en particulier à la restauration du château qui est devenu propriété communale à ce moment-là. Il organise des manifestations et crée des associations intercommunales pour que le pays des gorges du Verdon résiste aux convoitises, préserve son site et revitalise ses activités productrices.</p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'Oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est au Lycée Gassendi que Georges Gibelin commence à étudier le provençal, à écrire des poésies et des textes en provençal. Il participe à des pièces de théâtre et des chorales en provençal. Il s'inscrit au Félibrige au sein duquel il rencontra Robert Lafont auquel le lia une amitié jamais démentie. Robert Lafont avait coutume de le désigner parmi ceux qu’il appelait les «&nbsp;grands instituteurs&nbsp;», ces enseignants issus du peuple et avides de culture et d’esprit critique.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Après la guerre Georges Gibelin adhéra à l'IEO. Il créa en 1976 et anima durant de nombreuses années la section de l'IEO des Alpes Maritimes et celle de Grasse. D'ailleurs ces sections portent son nom, de même que la MJC dont il fut un président passionné.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans les années 1970-1990 il était de toutes les Universités Occitanes d’Été, comme de toutes les Rencontres Occitanes d’Été (organisées successivement à Apt, Arles, La Motte du Caire). En 1979-1981, lors des débats dans le sein de l’IEO entre tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» (principalement animée par Robert Lafont) et «&nbsp;IEO non-dependent&nbsp;», plutôt liée à Yves Rouquette, Georges Gibelin, comme la majorité des occitanistes de Provence, choisit la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» et participa activement à la campagne. Après le double échec de la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» (AG d’Aurillac 1980 et Montauban 1981), il participa à la fondation des <em>Obradors Occitans</em>, créés justement à Grasse et organisa, pendant l’été 1981, une fête de soutien des <em>Obradors</em> à La Palud. Il participa à la rédaction de la revue pédagogique des <em>Obradors Occitans</em>&nbsp;:<em> Practicas</em> (Montpellier). Courant 1981, il fit partie des occitanistes qui rencontrèrent à Octon, dans l’Hérault, le Ministre de la Culture Jack Lang. De 1978 à 1985, il organisa les Rencontres Occitanes de Grasse, (une semaine de stages, cours, ateliers, conférences) qui réunit des Occitanistes de plusieurs régions.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il participa activement à la page «&nbsp;Mesclum&nbsp;» du journal <em>La Marseillaise</em> avec Claude Barsotti. Il y tenait la chronique d'onomastique «&nbsp;Que signifie votre nom&nbsp;». Cette chronique remporta un grand succès auprès des lecteurs. Ses nombreux articles ont été rassemblés dans un ouvrage publié par les éditions Tac-Motifs à Grasse <em>Que signifie votre nom&nbsp;? Etude onomastique des noms de famille originaires des pays d'oc.</em></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il a publié de nombreux contes en occitan ainsi que des études historiques et d’histoire littéraire (voir bibliographie). Il a travaillé à plusieurs études sur l'histoire locale, encore inédites, sur les mariages dans la région du Verdon, sur les échanges commerciaux…</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il a publié de nombreux articles dans diverses revues occitanes&nbsp;: «&nbsp;La question linguistique au sud au moment de la révolution française&nbsp;» dans la revue <em>Lengas</em>, «&nbsp;coma Provença passet sota lo poder francés&nbsp;» <em>Annales de l'IEO</em> 1978&nbsp;; «&nbsp;L'occitanisme en Provence&nbsp;» <em>Amiras</em> n° 20...</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Passionné par le personnage et l’œuvre de Bellaud de La Bellaudière, son compatriote de Grasse, il aimait à le présenter dans les ateliers des écoles et universités occitanes qui étaient, dans les années 1970-1980, des lieux de formation fréquentés par des centaines de stagiaires. Il organisa en 1988 un colloque sur Bellaud de la Bellaudière à Grasse. Il rassembla les actes du colloque et rédigea une biographie de Bellaud publiée par Tac-Motifs.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il réalisa de nombreuses études non publiées sur la Révolution Française, le troubadour Boniface de Castellane...</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il anima des émissions de radio, sur Radio Agora, une série d'émissions sur Christophe Colomb, sur Radio Rougon au sujet de «&nbsp;L’éphémère seigneur de Caille&nbsp;».</p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bregeon, Claude]]></dcterms:creator>
    <dcterms:creator><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2014-10-09]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-06 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
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    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Parti Communiste]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Franc-Maçonnerie]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2056]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Ouvrages</p>
<ul>
<li>- 1983, <em>Louis Bellaud de la Bellaudière par Georges Gibelin. Contribution à la connaissance du poète grassois</em>. Conférence – CIG, Mercredi 19 Janvier 1983, Brochure de l'Institut d'Etudes Occitanes.</li>
<li>- 1988,<em> Lire Bellaud</em> – cahier des Alpes Maritimes n°4, ville de Grasse, Conseil Général des Alpes Maritimes. Achevé d'imprimer le 7-10-1988 sur les presses d'IMPRIMIX Nice</li>
<li>- 1993, <em>Louis Bellaud de la Bellaudière – actes du colloque des 8 et 9 Octobre 1988</em>, réunis par Georges Gibelin (Association historique de Grasse et section française de l'AIEO), Montpellier.</li>
<li>- 1996&nbsp;: <em>Contes per contar</em>, Tac-Motifs, 06530 Spéracèdes&nbsp; (<a title="Aller sur le site de l'éditeur" href="http://www.tacmotifs.com/discriptif%20livres/contes%20per%20contar.htm" target="_blank" rel="noopener">En savoir plus</a>)</li>
<li>- 1996,<em> En pays grassois</em>, Tac-Motifs, 06530 Spéracèdes&nbsp; (<a title="Aller sur le site de l'éditeur" href="http://www.tacmotifs.com/discriptif%20livres/en%20pays%20grassois.htm" target="_blank" rel="noopener">En savoir plus</a>)</li>
<li>- 2000, <em>Que signifie votre nom&nbsp;? (Etude onomastique des noms de famille originaires des pays d'Oc)</em>, réunion des chroniques parues dans <em>La Marseillaise</em>, Tac-Motifs, 06530 Spéracèdes, (<a title="Aller sur le site de l'éditeur" href="http://www.tacmotifs.com/discriptif%20livres/Que%20signifie%20votre%20nom.htm" target="_blank" rel="noopener">En savoir plus</a>).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Articles divers</p>
<ul>
<li>- [1978&nbsp;? 1979&nbsp;? 1980&nbsp;?] P.E.N. de langue d'oc – B4 – Nîmes <em>58 escrivans de uèi, textes et notices réunis par Joan Journot</em>, s.d. Extrach de «&nbsp;Canjuers 2005&nbsp;». p. 56</li>
<li>- 1978, «&nbsp;Coma Provença passet sota lo poder francès&nbsp;» <em>Annales de l'IEO</em>, p. 23 - 46.</li>
<li>- 1985, <em>Lengas n° 17</em>, «&nbsp;Les occitanismes dans les textes des plaideurs de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle&nbsp;» p. 37 à 47.</li>
<li>- 1986, «&nbsp;Les personnages de Gelu dans ses chansons provençales&nbsp;», <em>Actes du colloque Victor Gelu – Marseille au 19ᵉ siècle</em>, Publications de l’Université de Provence, p. 243-255.</li>
<li>- 1987, «&nbsp;Lois Bellaud de la Bellaudièra&nbsp;», <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 11/12, p. 11-33.</li>
<li>- 1989, «&nbsp;Mangisca e societat en Provença&nbsp;», <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 15/16, p. 27-51.</li>
<li>- 1989, «&nbsp;L'occitanisme en Provence&nbsp;» <em>Amiras</em> N° 20, dossier «&nbsp;Mort et résurrection de Monsieur occitanisme&nbsp;», p. 46-51.</li>
<li>- 2006, «&nbsp;Un récit de voyage en Provence de Papon&nbsp;», <em>Actes du colloque de Grasse 16- et 17 Octobre 1993</em>, Association historique du pays de Grasse&nbsp;: Voyages et voyageurs en Provence orientale et dans le comté de Nice, éditions TAC-Motifs des Régions, p. 114.( transcription de la version enregistrée).</li>
<li>- s.l., s.d., «&nbsp;Un essai d'organisation intercommunale dans les gorges du Verdon&nbsp;» (colloque «&nbsp;les limites des territoires de Provence à Mouans Sartoux) – 2 brochures sans éditeur ni date. Extrait sans doute d'un autre document, p. 281 - 286 et 331 - 336.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans la revue <em>Verdons</em>, Association Pays et Gens du Verdon, Sur l'Aire, 83 840, Comps-sur-Artuby</p>
<ul>
<li>- Autona 1999 – «&nbsp;En riba de Verdon&nbsp;», «&nbsp;l'été 74 aux Salles&nbsp;», p. 83.</li>
<li>- Prima 2000 – «&nbsp;Isaac de Castellane sur radio Rougon&nbsp;», p. 92.</li>
<li>- Ivern 2000/2001 – «&nbsp;Le Verdon de Georges Gibelin. Cu t'a vist e te vei&nbsp;», p. 45.</li>
<li>- Aoùt 2007 – «&nbsp;Balèti a Rogon&nbsp;», p. 114.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Contes</p>
<ul>
<li>- <em>Armanac de Mesclum</em>1, édité par Los Amics de Mesclum, Marseille</li>
<li>1995 – «&nbsp;Lo ferre d'estirar&nbsp;», page 19.</li>
<li>1996 – «&nbsp;Lo verm verd&nbsp;», page 39.</li>
<li>1997 – «&nbsp;La maleta e la valisa&nbsp;», page 54.</li>
<li>1998 – «&nbsp;La cabra carnivora&nbsp;», page 86.</li>
<li>1999 – «&nbsp;Lo popre organista&nbsp;», page 116 (paru aussi dans le Patriote Côte d'Azur n°144).</li>
<li>2000 – «&nbsp;La fin dei Maquerodùs&nbsp;», page 79.</li>
<li>2001 – «&nbsp;Tartuga sensa closca&nbsp;», page 104.</li>
<li>2003 – «&nbsp;Un conte qu'es pas un conte&nbsp;», page 120.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">-Autres éditeurs</p>
<ul>
<li>- 1980,<em> L'esquiròu</em>, collection IEO 06, Grasse, imprimerie Merle.</li>
<li>- 1983, «&nbsp;Lo vèrm verd&nbsp;», <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 1, p. 44-50, Montpellier.</li>
<li>- 1986, <em>Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em> n° 7/8, «&nbsp;Lo crocodil que s’èra crompat una brosseta&nbsp;», p. 76-79, conte et présentation pédagogique, Montpellier.</li>
<li>1989, «&nbsp;Lo cat astronauchièr&nbsp;»,<em> Practicas, revista pedagogica dels Obradors Occitans</em>, n° 15/16, p. 59-64, Montpellier.</li>
<li>- 1991, <em>Lenga e païs d'oc</em> n°22&nbsp;: «&nbsp;Darbossiera e astronomia&nbsp;», conte et présentation pédagogique, CRDP Montpellier, p. 20-22.</li>
<li>- 1978, «&nbsp;Un lac novèu e encara liure&nbsp;» in Guy Martin, <em>Provence au présent</em>, CREO Provence / IEO Bouches du Rhône, Marseille 1978, p. 35. Article initialement paru dans <em>Lo Negavesque</em> en 1976.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Sources&nbsp;:</p>
<ul>
<li>- Archives familiales</li>
<li>- lettres Georges Gibelin à Robert Lafont, CIRDOC</li>
<li>Notices nécrologiques&nbsp;:</li>
<li>-<em> La Marseillaise</em>, 27-01-1994, «&nbsp;Nòstre amic Jòrgi Gibelin es defuntat&nbsp;», page «&nbsp;Mesclum&nbsp;», Glaudi Barsotti.</li>
<li>- <em>Le Patriote</em> 28-1-94 au 3-2-94&nbsp;: «&nbsp;Adessias, sénhe Jorgi&nbsp;».</li>
<li>- <em>La Marseillaise</em>, 21 janvier 1994, «&nbsp;Georges Gibelin n’est plus&nbsp;», Michèle Bizot-Gastaldi, Maire de La Palud sur Verdon.</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Grasse]]></dcterms:coverage>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Grasse (Alpes-Maritimes)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[La Palud-sur-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Alpes-Maritimes (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Alpes-de-Haute-Provence (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2070">
    <dcterms:title><![CDATA[Géry, Léon (1839-1933)]]></dcterms:title>
    <dcterms:title><![CDATA[Géry, Léon (1839-1933)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léon Géry (1839-1933) est un auteur, acteur et directeur de théâtre populaire toulousain d'expression occitane, connu sous le pseudonyme du « Garrélou » (<em>garrèlon</em> en graphie classique, diminutif affectif de <em>garrèl,</em> « le boîteux »).</p>
<h2>Identité</h2>
<h3><b>Formes référentielles</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Géry, Léon (1839-1933)</p>
<h3>Autres formes connues</h3>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Victor-Marie Géry (nom à l'état civil)</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">- Lé Garrélou (pseudonyme)</p>
<h2>Éléments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léon Géry naît en 1839 <sup><a id="1" href="#note1">1</a></sup> et passe son enfance à l'hôtel de l'Europe, place Lafayette à Toulouse, dont son père était le gérant. Ouvrier lithographe de formation, il commence une carrière théâtrale dès l'âge de quatorze ans comme danseur figurant pour le Grand Théâtre du Capitole et les différents théâtres de Variétés qui se multiplient dans le Toulouse de la seconde moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. C'est au cours d'une représentation qu'il fait une chute par une trappe de scène mal fermée. L'accident le rend boiteux et compromet sa carrière d'acteur dans les genres majeurs, et davantage encore de danseur.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Léon Géry, alors âgé de vingt ans, se tourne vers la « comédie locale » en langue occitane et invente le personnage du « Garrélou ». La pièce éponyme a été créée vers 1861 au Café Bonafous, rue Compans. Elle est sans cesse rejouée pendant la décennie, pour les soldats blessés pendant la guerre de 1870, dans les différents théâtres de Variétés toulousains dans les années 1880 et 1890 puis en tournée en Haute-Garonne et dans les départements voisins dans les années 1900. Léon Géry semble cependant absent des théâtres toulousains entre 1886 et 1895, sans doute après un différend avec le petit monde des théâtres de Variétés de la ville. Pendant ces années-là, la troupe a élu domicile au casino de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). Au cours des années 1900 disparaissent les mentions du théâtre du Garrélou dans la presse et les programmes.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">À partir des années 1880, Léon Géry est aussi présenté dans les programmes comme « directeur » des lieux de spectacle où se jouent ses pièces. On parle alors du « théâtre du Garrélou » ou de la « troupe du Garrélou ». La troupe de Léon Géry est composée de ses enfants <a id="2" href="#note2">2</a> et de comédiens amateurs. Si la pièce <em> Lé Garrélou </em> semble être un classique populaire fréquemment recréé, la production de Géry est prolifique : on dénombre plus d'une vingtaine de créations jouées régulièrement entre les années 1860 et 1900.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">À partir du début du XX<sup>e</sup> siècle, le théâtre du Garrélou passe de mode. On retrouve la troupe Géry en tournée dans les communes de la Haute-Garonne ou de l'Ariège. Mais le théâtre « patois » de Léon Géry a perdu de sa superbe. En 1910, le théâtre du Garrélou « se joue encore dans les faubourgs » <a id="3" href="#note3">3</a> toulousains mais en 1917 <em>l'Express du Midi</em> parle de Léon Géry comme un lointain souvenir d'un théâtre « <em>patouès</em> » tombé en désuétude. Le journal rappelle cependant l'extraordinaire popularité de ce théâtre à son âge d'or dans les années 1880-1890 : « Et il y eut aussi le bon théâtre local, le théâtre patouès ! Ce théâtre était dirigé par un certain Léon Géry, acteur, auteur, impresario. La famille Géry était d'ailleurs une famille de comédiens ; tout le monde montait sur les planches. Le gros succès de la troupe Géry fut le Garrélou (faut-il traduire : Le Boîteux ?), le Garrélou, qu'avec tant d'autres M. Pasquier le très distingué archiviste départemental, allait applaudir tous les soirs. Dès lors, le théâtre Géry devint tout simplement « Le Garrélou », et l'on allait « au Garrélou comme l'on allait au Capitole. Citons parmi les pièces patoises à succès : <em>Lé Grougnaou de Bourrassol</em>, <em>Lé Faouré dé Périolo</em>, <em>Lé Counscrit dé Mountastruc</em>, <em>Très linotos per un cardi</em>. Et j'en passe... J'en passe ! » <a id="4" href="#note4">4</a> Lors de sa mort en 1933, un modeste article nécrologique et plutôt irrévérencieux indique l'oubli dans lequel Léon Géry était tombé : « On annonce la mort de Léon Géry qui, sous le nom de Garrélou, se fit autrefois une petite notoriété dans les faubourgs toulousains, où il jouait des farces de sa composition en dialecte populaire. Il n'avait rien publié de son vivant. L'impossibilité de communiquer avec lui avait découragé les sympathies les plus tenaces. Aussi son nom et son œuvre n'étaient-ils plus qu'un lointain souvenir. Il est mort à son domicile, 10, rue Dom Vaissette, à 95 ans. » <a id="5" href="#note5">5</a></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">L’œuvre du Garrélou</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Avec plus d'une vingtaine de pièces de théâtre comiques en occitan jouées dans la seule décennie 1885-1895 <a id="6" href="#note6">6</a>, l’œuvre de Léon Géry représente en quantité une des œuvres théâtrales d'expression occitane les plus importantes de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, bien que n'ayant laissé quasiment aucune trace écrite, à l'exception d'une courte saynète, <em>Lé Counscrit dé Mountastruc</em>, publiée anonymement en brochure de 4 pages vers 1874.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Il s'agit de comédies de mœurs dans la tradition du théâtre populaire et du théâtre de variétés, parfois en trois ou cinq actes, mais le plus souvent des « piécettes », « pochades » et saynètes en un seul acte, contenant des passages chantés, et qui étaient jouées dans un programme de divertissements variés.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Hormis la brochure du <em>Counscrit</em>, les pièces de Garrélou ne furent jamais éditées. Une grande partie de son répertoire, sans doute manuscrit, aurait été détruit lors de l'incendie du Théâtre des Variétés en mai 1907 <a id="7" href="#note7">7</a>. Seuls des fragments, qui étaient alors en possession de leur auteur, sont reproduits en feuilleton dans « Les mémoires du Garrélou », série d'articles publiés au cours de l'année 1925 dans le <em>Journal de Toulouse</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Les programmes de théâtre qui sont annoncés dans la presse toulousaine (le <em>Journal de Toulouse</em> notamment) montrent qu'entre 1885 et 1895 le théâtre du Garrélou est à son apogée. En 1895, le <em>Dictiounari moundi</em> de Jean Doujat <a id="8" href="#note8">8</a> consacre un article au « Garrélou » et indique qu'en « langue toulousaine », le terme désigne la pièce très populaire, son auteur, le théâtre où elle se joue voire un genre de théâtre local à part entière. La même année <em>Lé Gril de Toulouso</em>, journal patoisant et populaire dirigé par Gabriel Visner, consacre son numéro de juin à Léon Géry : « <em>E n'es pas uno minço probo de poupularitat qu'aquélo counstataciou d'un directou, aoutou è jougaïré dins uno troupo dé coumédiens, què béï lé noum dél prencipal persounatché dé sas créacious serbin soul à désinna soun janré, sas salos dé téatrés, dincos a'n el mèmo</em> » <a id="9" href="#note9">9</a> . En 1898, Léon Géry figure parmi le panthéon de « <em>l'Escolo toulouseno</em> » dans la préface de l'<em>Histoire de Toulouse</em> de Louis Ariste et Louis Braud : « avec la France nous sommes fiers de tous les poètes d'entre Villon et Verlaine, mais avec Toulouse nous glorifions les chanteurs ensoleillés d'entre Goudouli, Mengaud, Visner, sans en excepter Gruvel et le Garrélou. <a id="10" href="#note10">10</a> »</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Bien que relégué par les critiques dans un théâtre de divertissement populaire, Léon Géry s'inscrit dans une histoire littéraire toulousaine. Ariste et Braud avaient déjà noté que sa pièce <em>La Laïtaïro dé Soupotard</em> avait sans doute été inspirée d'une pièce de Jean-Florent Baour (1724-1794) : <em>La Laytayro de Naubernad</em>. Dans ses « Mémoires », Léon Géry évoque son amitié avec le poète-cordonnier Louis Vestrepain (1809-1865), qu'il reconnaît comme son « maître ». Il évoque également son admiration pour le poète occitan Pèire Godolin (1580-1649) ou encore pour les <em>Joyeuses recherches de la langue toulousaine</em> d'Odde de Triors, texte macaronique savoureux, véritable art poétique de la langue verte des Toulousains du XVI<sup>e</sup> siècle. Nombreux furent ceux qui ont réduit le théâtre de Léon Géry à un théâtre patoisant, un théâtre de «<em> colhonada</em> » <a id="11" href="#note11">11</a> pour les plus acerbes, ne relevant que rarement la filiation que l'auteur pouvait entretenir avec une tradition macaronique et burlesque toulousaine. Jusque dans <em>Lé Gril</em>, journal qui se revendiquait pourtant « patois » et « populaire », et qui n'afficha jamais d'ambition littéraire, on peut lire en 1895 cette critique du théâtre du Garrélou : « <em>...La padèno ! Aquel mot mé fa sousca qué dins aquèlo del Garrélou sé cousén toutjoun les mèmos légumos dé pècos è qué mé parés estré l'ouro dé fa cousino noubèlo...</em> » <a id="12" href="#note12">12</a></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Théâtre sans publication ni archives conservées, passées de mode depuis les années 1900, rejeté par les foyers actifs de la renaissance linguistique et littéraire toulousains, le « Théâtre du Garrélou » et son créateur Léon Géry, disparurent rapidement dans l'oubli au point de le rendre absent, malgré son grand succès public pendant vingt ans, des répertoires et catalogues du théâtre occitan. Seule une pièce créée pour le « <em>Teatré del 'Garrélou'</em> » a été imprimée en brochure par <em>Lé Gril</em>, mais la pièce a été écrite par Gabriel Visner. En 1910, dans leur article sur « Les poètes languedociens de Toulouse », Armand Praviel et Joseph Rozès de Brousse font même de Géry un « imitateur », continuateur de l’œuvre plus noble du félibre patenté Gabriel Visner, directeur du <em>Gril</em>. <a id="13" href="#note13">13</a></p>
<h2>Engagement dans la renaissance d'oc</h2>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Le théâtre du Garrélou, très populaire dans les années 1880-1890, semble demeurer totalement imperméable aux différents mouvements de la renaissance d'oc dominée par le Félibrige. L'impact du mouvement félibréen est certes assez modeste à Toulouse, mais comptant quelques foyers qui s'activent dans les années 1890 autour de Gabriel Visner et de la revue <em>Lé Gril</em>, de <em>l'Escolo Moundino</em>, école félibréenne qui voit le jour en 1892 et qui lance dès 1894 la revue <em>La Terro d'Oc</em>.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Seul le groupe réuni autour de la revue <em>Lé Gril</em>, journal patoisant et humoristique créé en 1891 par Gabriel Visner, s’intéresse-t-il à Léon Géry à quelques occasions alors qu'il met régulièrement à l'honneur Josselin Gruvel, poète et chansonnier de rue, qui excellait dans la « <em>rigoulado rimado</em> » et qui, comme Géry, avait créé son archétype toulousain, Jousepou de Purpan. <a id="14" href="#note14">14</a></p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Les rares mentions de Léon Géry et du théâtre du Garrélou dans les productions toulousaines le réduisent à un théâtre, certes très populaire, mais aussi très grivois et sans autre intérêt que le plus simple divertissement. En 1891, un conte humoristique anonyme primé au Concours de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts et publié à Foix, raconte les aventures d'un certain Bourthoumiu dé Sourjat, paysans ariégois dans son périple dans le Toulouse des années 1890. Parmi ses aventures, Bourthoumiu, va occuper sa soirée au théâtre du Garrélou : « <em>M'en bau ches l'Garrélou, beïré uno couyounado... </em>» Même pour le paysan ariégois, le théâtre du Garrélou n'a pas d'autre mérite que la plus simple et basique rigolade.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">La même année, Auguste Fourès, le grand poète du Lauragais, félibre rouge, rend hommage au théâtre du Garrélou dans sa « <em>Prefaço</em> »<em> a la Litsou de patouès</em>, pièce écrite par Visner. Il tente de donner les lettres de noblesse à ce théâtre très peu goûté de la critique en instaurant une filiation avec Godolin et Mondonville. Dans son texte on remarque cependant une légère distance avec celui qu'il nomme le «<em> valent Garrélou </em>» (méritant mais peu talentueux ?) pour mieux insister sur le fait que son répertoire vient d'être augmenté d'une pièce, faisant référence à la pièce de Visner, comme pour l'inciter à s'en remettre à des auteurs plus talentueux. Dans son hommage à Fourès, Laurent Talhade rappellera d'ailleurs le soutien du grand auteur du Lauragais au théâtre du Garrélou, méprisé des élites : « Certes, il y a plus de poésie vraie dans les atellanes plébéiennes du Garrélou, dans n'importe quelle chanson de rues, que dans la collection intégrale des jeux floraux. Mais il appartenait au félibre majoral du Lauragais de promouvoir à la gloire d'une forme artiste cette langue « moundine », désuète et oubliée depuis les horreurs du treizième siècle et l'asservissement du Languedoc. <a id="15" href="#note15">15</a> »</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">En 1913, dans un article sur « Le théâtre occitan » paru dans <em>l'Express du Midi</em>, Armand Praviel évoque le théâtre de Léon Géry comme la seule manifestation notable de théâtre en langue occitane des générations précédentes à Toulouse, évoquant, comme un lointain souvenir « la fameuse période de gloire populaire du Garrélou. <a id="16" href="#note16">16</a> » Le Garrélou est encore cité – une dernière fois ! - parmi les quelques noms illustrant la renaissance de la langue occitane à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle dans l'<em>Histoire de Toulouse</em> d'Henri Ramet (1935), prouvant sa popularité, mais confirmant sa place à part des illustres écrivains : « enfin Léon Géry, lé Garrélou, chez qui s'épanouissent la verve narquoise et la gauloiserie patoisantes populaires. » C'est une des dernières mentions du Garrélou et de Léon Géry, mort deux ans auparavant, dans un anonymat quasi complet.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans la postérité du théâtre du Garrélou on trouve cependant l’œuvre d'un Charles Mouly, créateur lui-même d'un théâtre occitan populaire autour du personnage de la Catinou. Mouly fut une des rares personnalités occitanistes du XX<sup>e</sup> siècle à s'intéresser à Léon Géry.</p>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">Liste des théâtres et salles de spectacle qui accueillirent le Théâtre du Garrélou <a id="17" href="#note17">17</a> :</p>
<ul>
<li>Café Bonafous, rue Compans (vers 1861)</li>
<li>Théâtre Oriental (vers 1861)</li>
<li>Théâtre Montcavrel (vers 1870)</li>
<li>Pré-Catelan (vers 1870)</li>
<li>Theâtre des Folies Bergères, puis des Variétés (après 1870)</li>
<li>Casino de Toulouse (vers 1876)</li>
<li>Pré-Catelan (vers 1884, Léon Géry est noté comme directeur du Pré-Catelan)</li>
<li>Salle du Gymnase, ancien théâtre Montcavrel (vers 1885, Léon Géry est noté comme directeur)</li>
<li>Théâtre des Nouveautés (vers 1885, Léon Géry est noté directeur)</li>
<li>Pré-Catelan (vers 1886, Léon Géry est noté directeur)</li>
<li>Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) : Casino d'été ou Casino de la Passerelle (Léon Géry est gérant).</li>
<li>Théâtre des Nouveautés : Léon Géry et son fils font un numéro d'échanges patois dans une revue (mars 1895) ; en mai 1895, une soirée de gala est organisée pour Léon Géry et sa troupe au</li>
<li>Théâtre des Nouveautés. Le succès rapporté dans la presse locale semble à l'origine d'un retour de la troupe à Toulouse.</li>
<li>Suite au succès de la soirée de Gala, il s'installe à nouveau à Toulouse en novembre 1895, au Théâtre Lafayette (ancien Casino)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; line-height: 150%; font-weight: bold;">Liste des pièces de Léon Géry <a id="18" href="#note18">18</a></p>
<ul>
<li><em>Lé Garrélou</em>, pièce en cinq actes : créé vers 1861 au Café Bonafous, ds la presse, jouée en 5 actes à Toulouse en 1876 ; 3 actes en 1884, jouée en tournée en Haute-Garonne et Ariège dans les années 1900-1902.</li>
<li><em>L'Auberjo del Faouré dé Périolo</em>, comédie en un acte, seconde pièce créée par Léon Géry pour son nouveau lieu, le Théâtre Oriental.</li>
<li><em>L'Amour dins un rusquié</em>, farce inspirée du conte du cuvier de la Fontaine.</li>
<li><em>Miqueléto ou Les Escuts del Pierril</em></li>
<li><em>Lé Counscrit dé Mountastruc</em>, créée vers 1872 et inspirée de la loi établissant le service militaire (imprimée)</li>
<li><em>La Bernadeto de Castanet</em>, vers 1872</li>
<li><em>Les Enratchads</em></li>
<li><em>Un pan de naz à pic</em></li>
<li><em>Tocos-y cé gaouzos</em></li>
<li><em>Ma Jeannetounetto</em></li>
<li><em>E les dus Finards</em></li>
<li><em>Lé Mouligné dé Marco-Fabo</em></li>
<li><em>La poulido Lizou</em></li>
<li><em>Fi countro fi y a pas dé doubluro</em></li>
<li><em>Madamo Rigolo</em></li>
<li><em>Lé Pioutarel</em></li>
<li><em>La Fèsto des Farinèls</em></li>
<li><em>La pichouno Lizou</em></li>
<li><em>Las abanturos de moussu Janicot</em></li>
<li><em>Lé Grougnaou de Bourrassol</em></li>
<li><em>Très linotos per un cardi</em></li>
<li><em>Lé Mariacthé dé Sardou ou la Picopul des Minimos</em></li>
<li><em>Bramofan ou las misèros dé Picogru</em></li>
</ul>
<p>Notes</p>
<p id="note1">1) Un doute plane sur la date de naissance de Léon Géry. Plusieurs sources biographiques indiquent qu'il serait né le 10 août 1839, sous le nom d'État-civil de Victor-Marie Géry et de père et mère inconnus. Dans ses « Mémoires » (voir bibliographie), Léon Géry indique qu'il est né le 10 avril 1839 et que son père était gérant de l'hôtel de l'Europe à Toulouse, sans préciser s'il s'agissait d'un père adoptif. Les registres de naissance de la Ville de Toulouse indiquent bien la naissance d'un Victor-Marie Géry à la date du 10 août. Aucun Géry n'apparaît en revanche à la date du 10 avril. <a href="#1">↑</a></p>
<p id="note2">2) « <em>Sa familho es uno pépinièro d'artistos al toun toulousèn è Mlles Maria Gèry, Victorine, Julia, y balhon bèlomen la réplico dins las obros dé soun cru. Soun fil aïnat, qué proumet tabés un goustous è artistico jougaïré, ben dé poudé fa bénéfici dé las dispensos qué las les accordon al couscrit « fil aïnat d'uno familho dé sèpt éfans.</em> » <em>Lé Gril</em>, n°13 du 30 juin 1895. <a href="#2">↑</a></p>
<p id="note3">3) Armand Praviel, Joseph Rozès de Brousse, « Les poètes languedociens de Toulouse », <em>Documents sur Toulouse et sa région</em>, Privat, 1910.<a href="#3">↑</a></p>
<p id="note4">4) « Le Théâtre à Toulouse », <em>l'Express du Midi</em>, 19 août 1917.<a href="#4">↑</a></p>
<p id="note5">5) « Le Garrélou est mort », <em>l’Express du Midi</em>, 6 décembre 1933.<a href="#5">↑</a></p>
<p id="note6">6) Comptage fait à partir des programmes de théâtre parus dans la presse toulousaine.<a href="#6">↑</a></p>
<p id="note7">7) François d’Hers, « Ceux du terroir », chronique parue dans dans <em>Le Journal de Toulouse</em>, 5 avril, 1925.<a href="#7">↑</a></p>
<p id="note8">8) <em>Dictiounari moundi de Jean Doujat empéoutad del biradis des mots ancièns as tipiques dires d'aouèt e am'un abant-prép per G. Visner</em>, éd. "Lé Gril", 1895.<a href="#8">↑</a></p>
<p id="note9">9) <em>Lé Gril</em>, n° 13 du 30 juin 1895.<a href="#9">↑</a></p>
<p id="note10">10) Louis ARISTE, Louis BRAUD, <em>Histoire populaire de Toulouse...</em> 1898.<a href="#10">↑</a></p>
<p id="note11">11) [Anonyme]<em> Bourthoumiu dé Sourjat a Toulouso : conte patois...</em>, Foix, 1891.<a href="#11">↑</a></p>
<p id="note12">12) <em>Lé Gril</em>, n°22 du 3 novembre 1895<a href="#12">↑</a></p>
<p id="note13">13) Armand Praviel, Joseph Rozès de Brousse, « Les poètes languedociens de Toulouse », <em>Documents sur Toulouse et sa région</em>, Privat, 1910.<a href="#13">↑</a></p>
<p id="note14">14) Jean Fourié, « Le journal Lé Gril et les auteurs patoisants de Toulouse », <em>Le Gai Saber</em>, Nos 450, 451, 452 de 1993.<a href="#14">↑</a></p>
<p id="note15">15) Laurent Talhade, « Le dernier albigeois », <em>Terre latine</em>, A. Lemerre, 1898, p. 328-336.<a href="#15">↑</a></p>
<p id="note16">16) Armand Praviel, « Le Théâtre occitan », <em>L'Express du Midi</em>, Toulouse, 12 septembre 1913.<a href="#16">↑</a></p>
<p id="note17">17) Relevé par ordre chronologique réalisé d'après les programmes publiés dans <em>le Journal de Toulouse</em> et les indications fournies par les « Mémoires du Garrélou ».<a href="#17">↑</a></p>
<p id="note18">18) Idem. L'ordre chronologique n'a pu être proposé que pour les pièces datées.<a href="#18">↑</a></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Assié, Benjamin]]></dcterms:creator>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Centre interrégional de développement de l&#039;occitan (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Recherche en domaine occitan (Montpellier)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2015-06-04]]></dcterms:date>
    <dcterms:issued><![CDATA[2019-03-08 Aurélien Bertrand]]></dcterms:issued>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://vidas.occitanica.eu/files/square_thumbnails/0d3273531da3ca84ce80051be8c5ae35.jpg]]></dcterms:relation>
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    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Text]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://vidas.occitanica.eu/items/show/2070]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[<ul>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>Bourthoumiu dé Sourjat a Toulouso&nbsp;: conte patois&nbsp;</span><span>: Foix, Gadrat aîné, 1891.</span></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>Lé Gril </span><span>, n° 13, del 30 dé Jun dé 1895 [30 juin 1895]&nbsp;; n° 15 del 28 dé Julhet 1895&nbsp;[28 juillet 1895] ; n° 22 del 3 dé Noubembré dé 1895 [3 novembre 1895].</span></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>La Terra d'Oc</span><span>, n° 18, du 16 au 31 décembre 1895.</span></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>ARISTE (Louis), BRAUD (Louis), </span><span>Histoire populaire de Toulouse depuis les origines jusqu'à ce jour</span><span>, Toulouse, Le Midi Républicain, 1898.&nbsp;</span></p>
</li>
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<p dir="ltr"><span>DOUJAT (Jean),&nbsp;</span><span>Dictiounari moundi empéoutad del biradis des mots ancièns as tipiques dires d'aouèt e am'un abant-prép. per G. Visner &nbsp;= Dictionnaire de la langue toulousaine augmenté de virement des mots anciens aux typiques dires d'aujourd'hui et d'un av.-prop. par G. Visner</span><span>, "Lé Gril", 1895.</span></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>FOURIÉ (Jean), «&nbsp;Le journal Lé Gril et les auteurs patoisants de Toulouse&nbsp;», </span><span>Lo Gai Saber</span><span>, n° 450, estiu de 1993&nbsp;; n° 451, tardor de 1993&nbsp;; n° 452, ivèrn de 1993.</span></p>
</li>
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<p dir="ltr"><span>D'HERS (François), GÉRY (Léon), «&nbsp;Mémoires du Garrélou&nbsp;»&nbsp;: parues en feuilleton dans</span><span> Le Journal de Toulouse</span><span>&nbsp;: «&nbsp;Poètes et prosateurs, Ceux du Terroir, Lé Garrélou&nbsp;», avril-juillet 1925. &nbsp;</span></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>MESURET (Rober),</span><span> Le Théâtre à Toulouse de 1561 à 1914&nbsp;:</span><span> catalogue d'exposition&nbsp;: Toulouse, Musée Paul-Dupuy, 1972.</span></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>PRAVIEL (Armand), « Le Théâtre occitan&nbsp;»&nbsp;</span><span>L'Express du Midi</span><span>, Toulouse, 12 septembre 1913. En ligne&nbsp;: </span><a href="http://images.expressdumidi.bibliotheque.toulouse.fr/1913/B315556101_EXPRESS_1913_09_12.pdf#search="><span>http://images.expressdumidi.bibliotheque.toulouse.fr/1913/B315556101_EXPRESS_1913_09_12.pdf#search="garrelou"</span></a></p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr"><span>TALHADE (Laurent), </span><span>Terre latine</span><span>, Paris, A. Lemerre, 1898.</span></p>
</li>
</ul>]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Toulouse (Haute-Garonne)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Haute-Garonne (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1854-1876]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1876-1914]]></dcterms:temporal>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2141">
    <dcterms:title><![CDATA[Georges Gros (Nîmes, 1922-2018)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Enseignant ; professeur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Écrivain]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Conteur]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Né </span><span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">le 6 décembre 1922 à Nîmes</span></span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> dans une famille ouvrière, père de culture protestante quoiqu’athée, mère catholique, instituteur adepte des techniques Freinet (dont il était un ami personnel), il grandit dans le quartier populaire de La Placette, peuplé d’artisans et de petits commerçants, il découvre l’occitanisme grâce à la rencontre d’Aimé Serre dans le cadre du mouvement Freinet. Son engagement occitaniste se déploie dans ses trois activités&nbsp;: pédagogue, écrivain et conteur.<br /><br /><br /></span></p>
<h2>Identité</h2>
<h3><br />Formes référentielles :</h3>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges Gros </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri Light, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">&nbsp;</span></span></p>
<h3>Autres formes du nom :</h3>
<span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges-Louis Gros</span></span></span><br /><span style="color: #444444;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;"><br />Jòrgi Gròs, Jòrgi Gros (forme occitane) <br /></span></span></span><br />
<p style="margin-bottom: 0.28cm; line-height: 100%;"></p>
<h2>Éléments biographiques<br /><br /></h2>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges Gros est né à Nîmes le 6 décembre 1922, d’un père maçon – plâtrier – et d’une mère au foyer. Enfance et jeunesse se passent au cœur des quartiers de la Placette et des «&nbsp;</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i><span style="background: #ffffff;">pès descauç&nbsp;</span></i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">» (va-nu-pieds), peuplés d’artisans et de petits commerçants&nbsp;; les lieux et les gens vont lui laisser les empreintes que l’on retrouve tout au long de son œuvre littéraire et de ses engagements. Ses cousins paysans gardois parlent occitan.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Par la volonté de sa mère, il fait toutes ses études jusqu’au baccalauréat (1941) au lycée Alphonse Daudet à Nîmes, </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">chose rare dans les milieux populaires</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">. Il s’y forge une solide culture qu’il ne cessera toute sa vie d’enrichir. Il apprend l’italien et l’allemand et se passionne pour la philosophie. Ainsi cite-t-il parmi ses lectures</span></span> <span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Lefebvre, Morin, Sartre, Levi-Strauss, Barthes, Kristeva, Foucault, Michel Serres. À propos des théoriciens du conte, il cite aussi Propp, Lacarrière, Vernant, Ecco… Son œuvre littéraire est nourrie de lectures diverses dont les allusions apparaissent souvent au fil des pages comme autant de clins d’œil. </span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Il épouse en 1941 Yvette- Marie Louise Roche, couturière, dont la mère est Auvergnate et ils ont deux filles Lise (1943) et Martine (1948). Les doubles racines de la montagne et de la Méditerranée rythmeront la vie et l’identité de la famille Gros-Roche…</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Sa jeunesse est marquée par la guerre d’Espagne et la fréquentation des Auberges de jeunesse en compagnie d’amis de lycée dont certains rejoindront les FTP, l’écrivain occitan René Siol (mort en 2011), Jean Vallatte (assassiné par les nazis en 1944)... </span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">En novembre 1941, alors qu’il n’a pas encore 20 ans et qu’il n’a pas de formation il est recruté comme </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>instituteur suppléant</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> et envoyé pour huit mois au Martinet, dans les Cévennes minières. Année difficile à l’issue de laquelle il confie avoir compris que ce métier serait le sien, ce que confirme une année de stage pédagogique en 1942. </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Affecté dans le cadre du STO à des fonctions administratives, il peut falsifier des fiches pour éviter le départ des soutiens de famille. Recherché, il est envoyé par son inspecteur en 1944 à Montagnac, à 23 km au nord de Nîmes où il découvre la pédagogie Freinet. Il n’évoquait jamais ces activités résistantes ni les années de guerre… modestie extrême certes et aussi souvenirs traumatiques.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">En 1947, affecté à Vauvert, il y rencontre un autre instituteur – qui allait devenir plus tard professeur au lysée Dhuoda – l’écrivain occitan Aimé Serre, (auteur du roman d’inspiration autobiographique </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i><span style="background: #ffffff;">Bogres d’ases</span></i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">), grâce auquel il associe désormais pédagogie Freinet et occitanisme. Affecté à Brignon de 1952 à 1954, puis à Nîmes où il obtient un poste en janvier 1954 à l’École d’application du Mont Duplan, avec une équipe d’enseignants convaincus et passionnés d’éducation nouvelle, il poursuit son engagement dans la pédagogie Freinet&nbsp;: dans le cadre d’une équipe d’enseignants convaincus&nbsp;: </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">journal scolaire, correspondance scolaire, imprimerie à l’école, travail individuel, expression libre, art enfantin, coopérative scolaire. Il devient en 1954 président du Groupe Gardois de l’Ecole Moderne. Les échanges et travaux d’enseignants se multiplient départementalement, nationalement et internationalement. </span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">De 1964 à 1966, avec Aimé et Abeille Serre, il participe à des stages de formation des élèves instituteurs en Afrique. L’Afrique (Gabon, Tchad et Cameroun) est la source d’inspiration pour son roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo Batèu de pèira</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Revenu à Nîmes, il exerce en classe de transition, puis devient conseiller pédagogique </span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">au Collège Jules Verne (1969), </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">avant de demander son affectation en 1973 dans la classe unique du quartier de la Planette, où résident ses amis Serre.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Il prend sa retraite de l’enseignement en 1978, ce qui lui permet de passer plus de temps à l’écriture et il reste très actif pratiquement jusqu’à son décès en 2018. Il est de toutes les manifestations syndicales et se considère comme un militant de gauche, sans cependant avoir jamais été membre d’aucun parti.<br /><br /></span></span></p>
<h2>Engagements dans la renaissance d'oc</h2>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-weight: normal;"><br />Des engagements et activités multiples</span></span></span></h3>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">L’enfance de Georges Gros est nourrie d’occitan, pratiqué en famille et entre voisins, langue littéraire de Bigot, dont beaucoup de Nîmois aimaient à réciter les fables. </span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Avant sa rencontre avec Aimé Serre, qui le projette dans la reconquête de la langue et la culture occitanes, </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">Georges Gros, même s’il avait commencé à écrire en occitan à partir de 1950, n’avait pas projeté cette culture occitane populaire dans un investissement conscient – pédagogique, artistique ou militant. À partir de cette prise de conscience, dans le cadre d’associations occitanistes comme de structures de l’éducation populaire à laquelle il était très attaché (</span></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Bibliothèque pédagogique Henri Gaillard, Comité de la Placette…)</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="background: #ffffff;">, il fait vivre cette culture occitane dans des stages, conférences, émissions de radio et télévision. Il intervient également dans des établissements scolaires où il anime des ateliers d’écriture comme au Lycée Camargue (actuellement lycée Ernest Hemingway) pendant plusieurs années scolaires.</span></span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Habitant le quartier de Montaury, proche de la Placette et de son comité de quartier, il vit au cœur de lieux familiers, entouré de connaissances fidèles, où est vivante l’empreinte du poète Bigot. Dans le cadre de l’atelier occitan de Jean Journot et des ateliers MARPOC il donne des cours d’occitan pour adultes.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">À la fin des années 1970, il est témoin des débats passionnés de l’IEO entre deux tendances qui s’en disputent la direction, la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;», regroupée autour de Robert Lafont et la tendance «&nbsp;</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>IEO non dependent</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">&nbsp;» autour d’Yves Rouquette. Les occitanistes nîmois se placent majoritairement dans le sillage de Robert Lafont. La défaite, deux années consécutives, 1980 et 1981, de la tendance «&nbsp;Alternative&nbsp;» – dont la participation de ses membres est refusée au sein du conseil d’administration – crée un traumatisme dans l’IEO. Une bonne partie des fidèles de Robert Lafont démissionnent et créent des structures alternatives dont la MARPOC, en 1980, à Nîmes. Georges Gros en est le vice-président. La MARPOC va organiser les Rencontres populaires occitanes, prenant le relais de l’ancienne Université occitane d’été, qui était organisée à Nîmes sous l’égide de l’IEO.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">En 2007, MARPOC et IEO se retrouvent de nouveau unis&nbsp;; le nom d’Université occitane d’été est repris et continue de nos jours, animée par une équipe sous la direction notamment de Georges Peladan. Georges Gros, sans jamais s’imposer, avec une modestie que l’on pourrait juger excessive, avec un souci permanent du dialogue, prête volontiers son concours à ces lieux de formation populaire qui ont pu réunir un temps des centaines de participants.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Georges Gros est aussi de toutes les grandes manifestations pour la langue, pour sa place à la télévision… mais il est bien sûr présent dans d’autres rassemblements comme ceux des années 1970 sur le Larzac.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Passionné par le conte, il crée l’association de conteurs «&nbsp;La voile et l’Ancre&nbsp;» avec sa fille Lise Gros et sa petite-fille Delphine Aguiléra et se réjouit de voir ses filles et ses petites-filles prendre le relais en devenant enseignantes d’occitan, conteuses, chanteuses ou écrivaines.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Un hommage lui a été rendu à Nîmes lors d’un colloque en juin 2007 intitulé </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo dich e l’escrich</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">. Ce colloque a donné lieu à l’édition de l’ouvrage&nbsp;: </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo Dich e l’Escrich. Jòrgi Gròs, ensenhaire, militant, escrivan, contaire</i></span></p>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">L’œuvre littéraire</span></span></h3>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Georges Gros a construit à partir des années 1980 une œuvre essentiellement en prose – contes, nouvelles et romans – avec quelques textes poétiques dont certains écrits en vue d’une interprétation musicale (Delfina Aguilera, Groupe </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Osco</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Groupe </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Masc</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, Rémi Salamon...). Tout en adoptant la graphie classique de l’occitan, il se réfère au parler du poète Nîmois Antoine Bigot, le provençal dans sa forme nîmoise, dont il a une totale maîtrise, et emploie une forme de langue riche et cohérente.</span></p>
<p class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Il participe aussi à la création de la revue </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Mar e Mont</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, complétée par des éditions du même nom&nbsp;; on peut voir dans ce titre le signe de son double attachement géographique (Nîmes et Auvergne) mais aussi les paysages doubles du Gard – où s’est passé l’essentiel de sa vie - que l’on retrouve dans ses contes. L’Auvergne, pays de son épouse, apparaît en particulier dans le roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lei bugadièras blavas</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Si l’œuvre s’organise principalement autour de la ville de Nîmes et des garrigues environnantes, c’est une ville ouverte qu’elle donne à voir, à l’image de cette «&nbsp;</span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Placeta</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">&nbsp;», minuscule place populaire d’où s’échappent sept rues. Georges Gros réinvestit les lieux de tout un imaginaire issu de la tradition orale. À ces mythes traditionnels organisés autour de personnages comme la </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Romèca</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, qui hantait les puits des maisons, il associe la vie quotidienne de la ville, celle de son enfance dans des quartiers populaires, et la cité d’aujourd’hui, toute pétrie d’occitanité à travers ses toponymes, du Chemin des Anticailles à celui de Camplanier.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Cependant, l’œuvre de Georges Gros est tout sauf enfermée. Les séjours en Afrique lui ont inspiré le roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo Batèu de pèira,</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"> qui joue entre l’Afrique et Nîmes, lieu de départ et lieu de retour. Le bateau de pierre, c’était, dans l’imagination de l’enfant, le nom d’un immeuble familier, boulevard Jean-Jaurès, semblable à la proue d’un navire. Au fil des contes et romans, le monde est convoqué, dans son histoire comme dans son actualité, des résistants de «&nbsp;L’Affiche rouge&nbsp;» à ce jeune Palestinien, surpris malgré lui en pleine Intifada et protégé par un artisan… juif. Beau conte de Noël, qui n’ignore pas, cependant, l’épaisseur du réel. Quant au roman </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ieu, Bancèl oficièr d’Empèri</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, c’est sur plusieurs moments d’histoire qu’il joue, à travers l’évocation des Camisards ou celle du communard Louis Rossel dont le deuxième personnage du roman, l’officier Le Hir, objecteur de conscience des années 80, croise le destin.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Les contes – dont une grande partie est encore inédite – sont peuplés de figures croisées dans une vie d’observateur aigu et empathique des choses et des êtres, souvent observés par </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>lo Jorgeon</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">, le petit Georges, figure de l’auteur-enfant, qui parcourt en liberté les rues de sa ville. Humbles vendeurs d’herbes sauvages, lavandières, enfants facétieux, marginaux souffre-douleur, gitans plus ou moins sédentarisés… l’œuvre abonde de ces figures dessinées en quelques traits expressifs.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Certains contes, expérimentés par le pédagogue, sont destinés aux enfants, mais beaucoup supposent un public adulte. L’auteur en a d’ailleurs établi un répertoire raisonné et les signale comme «&nbsp;philosophiques&nbsp;», «&nbsp;sociologiques&nbsp;», ou encore «&nbsp;satiriques&nbsp;». Ce répertoire témoigne de la pratique d’écriture consciente qui est la sienne. En effet, le classement qu’il établit de ses contes, comme ses articles théoriques font montre d’une réflexion du plus haut niveau, inspirée de ses lectures d’ethnologie et d’anthropologie</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">C’est certainement la conjugaison entre l’humour, la spontanéité et l’humanité du conteur-pédagogue, son écoute du monde et des gens (l’occitan a un seul mot pour dire ces deux réalités&nbsp;: </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>lo mond</i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">), sa maîtrise d’une langue riche, juste et variée dans ses tonalités, et la science critique de l’érudit, qui expliquent la qualité de cette œuvre.</span></p>
<p class="western" style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Florian Vernet, autre pédagogue écrivain, concluait ainsi sa préface aux </span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Contes de las garrigas nautas&nbsp;: </i></span><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">«&nbsp;Ces trois contes, comme tous ceux qu’il a écrits au cours de sa vie valent aussi pour la langue, cet occitan de Provence si fluide, si élégant, si classique. Un des miracles des contes réussis, c’est ainsi de rendre accessible et sensible à tous la diversité, la beauté parfois tragique et la vertigineuse complexité du monde.&nbsp;».</span></p>
<h2>Bibliographie de l'oeuvre publiée en volumes <br /><br /></h2>
<p><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Nb. Un inventaire complet de l’œuvre, y compris les inédits a été publié dans le </span>n° 1 de la <i>Revue des Langues romanes</i>, 2022, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée</p>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Romans</span></span></h3>
<span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"></span></span>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lo batèu de pèira, </i>IEO «&nbsp;A tots&nbsp;», Toulouse, 1984.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ieu, Bancel, oficièr d’Empèri&nbsp;/ Moi, Bancel, officier d’Empire, </i>traduction française par Aimat Serre, MARPOC&nbsp;/ IEO 30, Toulouse, 1989.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Lei bugadièiras blavas&nbsp;: Cronicas d’una pantaissada, </i></span><span lang="es-ES">MARPOC «&nbsp;Mar e Mont&nbsp;», Nîmes, 2014.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Le bateau de pierre, </i>traduction de Lise Gros, IEO, Puylaurens, 2020<i>.</i></span></p>
<br />
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Contes</span></span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Lei còntes de la Placeta e dau Cors Nòu / Les contes de la Placette et du Cours Neuf, MARPOC «&nbsp;Vivre à Nîmes&nbsp;», </i>Nîmes, 1982&nbsp;; 2<sup>ème</sup> édition L’Aucèu libre, Salinelles, 2019.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Còntes de la Planeta e dau Planàs, </i></span><span lang="es-ES">ROMEC, Nîmes, 1985.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Sornetas e cançonetas, </i></span><span lang="es-ES">CDDP - CRDP, Nîmes, 1989.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Lo pichòt trin, </i></span><span lang="es-ES">Calandreta nimesenca, Nîmes, 1993.</span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>L’enfant bravonet, </i>Calandreta nimesenca, Nîmes, 1995.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>La paura Chacha, </i>Calandreta Aimat Serre, Nîmes, 1995.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Michèu l’Ardit en avion, </i>Calandreta Aimat Serre, Nîmes, 1995.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>L’autra Arlatenca</i>, in<i> Colors, </i>Lycée de la Camargue, Nîmes, 1997.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Còntes de la Fònt de Nimes, </i>MARPOC «&nbsp;Mar e Mont&nbsp;», Nîmes, 1997.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Còntes de la garriga nauta / Contes de la haute garrigue, </i>traduction par Marie-Jeanne Verny, CRDP, Montpellier, 2009.</span></p>
<br />
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-weight: normal;">Nouvelles</span></span></span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES"><i>Paraulas pèr una ciutat</i></span><span lang="es-ES">, Lycée de la Camargue, Nîmes, 1995</span><span lang="es-ES"><i>.</i></span><span lang="es-ES"> </span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES">Contient : </span><i>«&nbsp;Lo batèu de pèira&nbsp;» </i>[extrait],<i> «&nbsp;Lei Pòrtaclaus&nbsp;», «&nbsp;ZUP Nòrd&nbsp;» </i>[Extrait de<i> Ieu, Bancèl</i>], «&nbsp;<i>Charter</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Ciutat</i> <i>dau</i> <i>sòmi</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La Monaca blanca</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo lièch</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Vilaverda</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Fontblanca</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Fontnegra</i>&nbsp;».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ai bèus jorns / Aux beaux jours, </i>MARPOC «&nbsp;Mar e Mont&nbsp;», Nîmes, 2006.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Contient&nbsp;: «&nbsp;<i>Gartenstrasse</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Es pas de creire</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Ai bèus jorns</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Nadau d’Intifada</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo Gèli gelat</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Retorn a l’infèrn</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Manitoba Dry</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo Moisset</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Un laüsert sus lo braç</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo sembla-aucèu</i>&nbsp;», «&nbsp;<span style="color: #008000;"><i>L</i></span><i>a filha mauva</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo papet de Lotza</i>&nbsp;».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Ai ribas de la mar bèla / Sur les rives de la mer belle, </i>IEO, Nîmes, 2009.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Contient&nbsp;: «&nbsp;<i>La vela e l’ancora</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La pèira dau drac</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La dança de la Tarasca</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La Farfaneta</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lei tres corrièrs deis Aigas Mòrtas</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>La sòrre dei tretze vents</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>L’ombra de l’engana</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>L’òme qu’aviá pas enveja</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo chivau de mar</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Imatges dimenchaus</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lei chucasang de Teba</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lo còp de Samòta</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Lei Dieus de sabla</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>Mi</i><span style="color: #008000;"><i>è</i></span><i>gterrana</i>&nbsp;».</span></p>
<h3><span style="color: #0070c0;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Poésies</span></span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><i>Un jorn, un «&nbsp;ai&nbsp;! qu&nbsp;?&nbsp;» / Un jour, un haiku&nbsp;</i>!, IEO Lengadòc, Béziers, 2012.</span></p>
<br />
<h2><span style="color: #0070c0;"><span style="background: #ffffff;">Bibliographie secondaire</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;">Bastide</span>, Bernard, «&nbsp;Les contes de la Placette et du Cours Neuf&nbsp;»,&nbsp;<i>Calades</i>, n° 33, novembre 1982, p. 13.</span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;">Castan</span>, Félix-Marcel, « Per saludar Jòrgi Gròs », <i>L’Occitan</i>, n° 100, 1992, p. 5.</span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Fourié</span></span></span><span style="font-size: medium;">, Jean, «&nbsp;Gros (Georges)&nbsp;», dans </span><span style="font-size: medium;"><i>Dictionnaire des auteurs de langue d'oc de 1800 à nos jours</i></span><span style="font-size: medium;">, Aix-en-Provence, Félibrige,&nbsp;2009.</span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Gros</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> Lise, </span></span><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Peladan</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> Jòrdi, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i>Lo dich e l’escrich&nbsp;: Jòrgi Gròs, ensenhaire, militant, escrivan, contaire</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">, actes del colloqui Total Festum, IEO Gard, Nimes, 2008.</span></span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Paul, </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Claudine, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i>Georges Gros, écrits et discours occitans d’un pédagogue nîmois</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">, mémoire de master 2, université Paul-Valéry, Montpellier III, 2006. Disponible également au CIRDOC.</span></span></p>
<br />
<p class="sdfootnote-western" align="justify"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Vielzeuf</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">, Aimé, «&nbsp;Georges Gros&nbsp;», in </span></span><span style="font-size: medium;"><i>Conteurs et poètes cévenols et gardois d’aujourd’hui, </i></span><span style="font-size: medium;">1987, Librairie occitane de Salindres, p. 69-72.</span></p>
<br />
<h2><span style="color: #0070c0;"><span style="background: #ffffff;">Sitographie</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES">Site del jornal </span><span lang="es-ES"><i>Aquò d’aquí&nbsp;</i></span><span lang="es-ES">: Georges Gros présente </span><span lang="es-ES"><i>Lei bugadièiras blavas</i></span><span lang="es-ES">. </span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #7030a0;">http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html</span></a></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;">Site del Cep d’òc&nbsp;: Jòrgi Gròs raconte sa rencontre avec Prévert chez Célestin Freinet. </span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #7030a0;">http://www.aquodaqui.info/Jorgi-Gros-presenta-sei-Bugadieirias-blavas-a-Nimes_a699.html</span></a></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES">Site del jornal Aquò d’aquí&nbsp;: Lo batèu de Pèira.</span></span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> </span></span></span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #7030a0;"><span lang="es-ES">aquodaqui.info/Lo-bateu-de-peira_a1564.html</span></span></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="en-GB">Site d’</span><span lang="en-GB"><i>Occitanica</i></span><span lang="en-GB">&nbsp;: </span><span lang="en-GB"><i>Lo dich e l’escrich</i></span><span lang="en-GB">. </span><span style="color: #7030a0;"><span lang="en-GB"><u>occitanica.eu/items/show/19510</u></span></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Site del CIRDOC Institut occitan de cultura&nbsp;: Hommage à Georges Gros. <span style="color: #7030a0;"><u>oc-cultura.eu/evenements/exposition-hommage-a-jorgi-gros</u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Site de <i>L’eko des quartiers</i>&nbsp;: Adieussiatz Jòrgi Gròs. <span style="color: #7030a0;"><u>ekodesquartiers.net/2018/02/19/adieussiatz-jorgi-gros/<br /><br /></u></span></span></p>
<br /><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES">Site del </span></span><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES"><i>Jornalet</i></span></span><span style="color: #000000;"><span lang="es-ES">&nbsp;: </span></span><span lang="es-ES">Nos a quitat lo grand pedagòg e escrivan Jòrgi Gròs. </span><span style="color: #7030a0;"><span lang="es-ES"><u>jornalet.com/nova/9474/nos-a-quitat-lo-grand-pedagog-e-escrivan-jorgi-gros/<br /><br /></u></span></span></span><br /><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span lang="es-ES">Site del </span><span lang="es-ES"><i>Diari&nbsp;</i></span><span lang="es-ES">: Silvan Chabaud&nbsp;: Lo dire e l’escriure, Jòrgi Gròs. </span><span style="color: #7030a0;"><span lang="es-ES"><i><u>lodiari.com/lo-dire-e-lescriure-jorgi-gros/</u></i></span></span></span><br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;">Verny</span></span><span style="color: #000000;">, Marie-Jeanne, dir., </span><span style="color: #000000;"><i>«&nbsp;Georges Gros&nbsp;» in Mille ans de littérature d’oc, </i></span><span style="color: #000000;">Université ouverte des Humanités / Université Paul-Valéry, 2016&nbsp;: </span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="http://uoh.univ-montp3.fr/1000ans/?p=3314">http://uoh.univ-montp3.fr/1000ans/?p=3314</a></u></span><span style="color: #000000;"> </span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-variant: small-caps;">Site de TèVéOC&nbsp;:</span><span style="color: #008000;"> </span><a href="http://www.teveoc.com/"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="font-variant: small-caps;"><span style="color: #000000;">www.</span></span></u></span><span style="color: #0000ff;"><u><span style="color: #000000;">teveoc.com</span></u></span></a><span style="font-variant: small-caps;">&nbsp;: </span>émissions «&nbsp;Lenga d’Òc&nbsp;», reportages sur Jòrgi Gròs, <span style="font-variant: small-caps;">p</span>ar exemple<span style="color: #008000;"> </span><span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://youtu.be/1QZog-PPTYQ">https://youtu.be/1QZog-PPTYQ</a></u></span><span style="color: #008000;"> </span>et <span style="color: #0000ff;"><u><a href="https://youtu.be/MdsVyptC_TU">https://youtu.be/MdsVyptC_TU</a></u></span></span></p>
<br />
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"></p>
<h2><br /><br /><br /><br /></h2>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Marie-Jeanne VERNY, avec la collaboration de Lise GROS<br />
<br />
crédit photo : Georges Souche ]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Archives familiales<br />
<br />
Entretiens avec Georges Gros (2002 et 2009), le premier publié dans la revue Lenga e país d’oc, 41, le deuxième mis en ligne sur le site du CRDP de Montpellier. Ces deux entretiens ont été repris dans le n° 1 de la Revue des Langues romanes, 2022, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée ]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[CIRDOC - Mediatèca occitana (Béziers)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[2022-01-13, Blandine Delhaye ]]></dcterms:date>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Lespoux, Yan ]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Martel, Philippe]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Verny, Marie-Jeanne]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:rights><![CDATA[Cet article est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution (Marie-Jeanne Verny et Lise Gros, ReSO, CIRDOC)- Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.]]></dcterms:rights>
    <dcterms:rights><![CDATA[crédit photo : Georges Souche]]></dcterms:rights>
    <dcterms:license><![CDATA[Creative commons = BY - NC - ND]]></dcterms:license>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut coopératif de l’Ecole moderne ICEM-Freinet]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Syndicat national des instituteurs (SNI)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Institut d&#039;Estudis Occitans (IEO)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[PEN-Club de langue d’oc]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Maison pour l’animation et la recherche populaire occitane (MARPOC)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:isPartOf><![CDATA[Réseau interrégional de recherches-actions économiques, sociales et culturelles (RIRESC)]]></dcterms:isPartOf>
    <dcterms:format><![CDATA[text/html     ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[fre]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[Article biographique ]]></dcterms:type>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Nîmes (Gard)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Gard (France)]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:spatial><![CDATA[Afrique]]></dcterms:spatial>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1914-1939]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1939-1945]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1945-1968]]></dcterms:temporal>
    <dcterms:temporal><![CDATA[1968-...]]></dcterms:temporal>
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