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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Jean Bernard Bouéry est un écrivain provençal notament connu pour ses souvenirs de Résistance. Son œuvre lui a valu le Prix Frédéric Mistral 2002 de littérature provençale et le Grand prix littéraire de Provence 2005.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Bouéry, Jan-Bernat (1922-2019)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Bouéry, Jean-Bernard (forme française du nom)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Né en 1922 à Besse-sur-Issole (Var), Jean-Bernard Bouéry était le fils d’un cheminot qui travaillait à l’entretien des voies. Sa mère était italienne. La famille habitait Carnoules (Var), bourgade marquée par la présence des employés de la SNCF. Elle avait élu la première municipalité communiste du département. Le père de Jean Bernard était d’ailleurs revenu communiste de la guerre de 1914. Au village, le provençal était la langue d’usage, y compris entre les enfants, même si, d’après Bouéry, l’instituteur donnait des claques si on parlait ainsi en classe...&lt;br /&gt; Jean-Bernard Bouéry fut touché par la poliomyélite lorsqu’il avait sept ans et en réchappa doublement handicapé, bossu et boiteux. Même s’il jouait comme tous les gosses de son âge, cette infirmité le fit souffrir en particulier à l’adolescence et le fit se retourner précocement vers son monde intérieur. Il écrivit assez tôt des poèmes. Il aurait voulu devenir maître d’école, mais son handicap lui fermait les portes de l’École normale. Il fit des études commerciales au collège Rouvière à Toulon (Var) jusqu’au brevet commercial qu’il passa à la mi-juin 1940 alors que des avions italiens bombardaient la ville. Convoqué aux Chantiers de Jeunesse, il en fut vite réformé, le 7 juillet 1942. Quelques mois après, il fut exempté du STO (Service du travail obligatoire en Allemagne). Grâce à des relations familiales, il avait pu enfin trouvé un emploi au Crédit Lyonnais à Brignoles (Var) en mars 1942. La tenue des comptes était un travail fastidieux et peu payé. Il y resta jusqu’au 31 janvier 1943. Mais quelques semaines plus tard, un cousin ouvrier de l’arsenal de Toulon le fit contacter par un résistant membre du réseau de renseignement Phalanx. Ce réseau, dirigé par Christian Pineau, était l’un des grands réseaux gaullistes, rattaché au BCRA de Londres. Alors que la Résistance locale était toute entière contrôlée par le parti communiste clandestin, il accepta de devenir agent de liaison de ce réseau avec pour pseudonyme &lt;em&gt;Victoire Jeannot&lt;/em&gt; et pour matricule RH26. Il y fut officiellement incorporé comme agent P2, le 4 août 1943. Disponible, non menacé par le STO, considéré sans méfiance dans les contrôles, il assura ainsi jusqu’à la Libération la collecte et le transport des renseignements entre Nice (Alpes-Maritimes), Le Luc (Var), Carnoules, Cuers (Var), Toulon et Marseille (Bouches-du-Rhône). Ces renseignements portaient en particulier sur les terrains d’aviation de la région, l’arsenal de Toulon et les mouvements des trains destinés aux occupants (qu’il recueillait lui-même grâce à ses relations parmi les cheminots). Il conservait précieusement bien des années après les documents que le réseau lui avait remis pour identifier les avions, les grades, les unités militaires allemandes. À la Libération, il fut homologué chargé de mission de 3e classe, avec le grade de sergent, mais il se sentit comme abandonné quand on le démobilisa à la Marseille. Il dira plus tard : « Je n’étais plus rien ». &lt;br /&gt;Revenu à une réalité difficile, souffrant de « sa jeunesse volée », il retrouva un emploi comme comptable intérimaire à la SNCF. Il traversa des moments difficiles et fit une grosse dépression en 1947. L’environnement politique et syndical à Carnoules était dur et il ne pouvait guère mettre en avant une activité résistante qui aurait nourri la suspicion, cependant il resta membre du Parti communiste jusqu’aux années soixante.&lt;br /&gt; Selon son témoignage, sa vie malheureuse se prolongea jusqu'à ce qu'il rencontre son épouse. Celle-ci avait 39 ans lorsqu’ils se marièrent, lui en avait 45 ans. Le couple eut un fils. Il s’installa à La Garde (Var), dans la grande banlieue de Toulon en 1974. Bouéry y trouva un environnement qui lui permit de multiplier les activités : musique, peinture d’aquarelles tournées vers les paysages de la Provence traditionnelle, photographie, apiculture, enseignement du provençal et écriture. Il était engagé près des associations de la ville de La Garde, La Farigouleto, L’Acamp et l’école de provençal.&lt;br /&gt; Titulaire de la carte de Combattant volontaire de la Résistance en 1948, il ne milita pas dans les associations d’anciens résistants et affectait de ne pas rechercher les décorations. Cependant ce fut pour lui une grande joie que de recevoir la Légion d’honneur, au titre de la Résistance, le 30 mai 2015. &lt;br /&gt;Il décéda à La Garde le 20 février 2019.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la Renaissance d’oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Porté par son imagination, aimant écrire, amoureux d’une certaine idée de la Provence, engagé dans le félibrige, il se mit à rédiger ses souvenirs de guerre pour s'occuper, dira-t-il, car le départ de ses abeilles (il avait une vingtaine de ruches qui avaient « déserté ») l’avait beaucoup affecté. Il décida de les écrire en provençal pour – toujours selon lui – « changer de ce qui se faisait ». Son premier ouvrage, publié en 1998, &lt;em&gt;E pamens lis estiéu fuguèron bèu&lt;/em&gt;... porte en sous-titre &lt;em&gt;Crounico d’uno jouinesso raubado&lt;/em&gt;. Ce sont les souvenirs quelque peu romancés de ses années de jeunesse et de Résistance. Ils furent suivis par six autres titres, édités en provençal et en français, qui lui valurent le Prix Frédéric Mistral 2002 de littérature provençale et le Grand prix littéraire de Provence 2005. &lt;br /&gt;Il était lié d’amitiés à d’autres écrivains provençalistes varois, notamment André Dégioanni de Cabasse (Var) et Jeanne Blacas de Brignoles.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie de l'auteur&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- &lt;em&gt;E pamens lis estiéu fuguèron bèu ... Et pourtant les étés furent beaux…&lt;/em&gt;, Marseille, Édicioun Prouvènço d’aro, 1998, 297 p. et rééd. 2000, 333 p. (biographie romancée) &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L’an que ven, à Malofougasso. L’an prochain à Malefougasse&lt;/em&gt;, Marseille, Édicioun Prouvènço d’aro, 2003, 348 p. (roman) &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Escrit emé lou sang. Écrit avec le sang&lt;/em&gt;, Toulon, éditions de l’Astrado, 2003 &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Culido sus li camin doù siècle. Cueillies sur les chemins du siècle&lt;/em&gt;, Marseille, Édicioun Prouvènço d’aro, 2006, 356 p. (nouvelles) &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Li coumpagnoun de la niue. Les compagnons de la nuit&lt;/em&gt;, Paris, L’harmattan, 2006, 411 p. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;A la bello eisservo. Au gré du vent&lt;/em&gt;, Marseille, Édicioun Prouvènço d’aro, 2009, 502 p. (roman) &lt;br /&gt;-&lt;em&gt; Istori d’un couscrit de 1913. Histoire d’un conscrit de 1913&lt;/em&gt;, Marseille, Édicioun Prouvènço d’aro, 2012, 280 p.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Témoignage recueilli le 23 décembre 1998&lt;br /&gt;- Archives départementales du Var 1470 W 22 (dossier d’attribution de la carte CVR) &lt;br /&gt;- presse locale.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Sarrieu, Bernard (1875-1935)</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Bernard Sarrieu est le fondateur en 1904 de l'&lt;em&gt;Escòlo deras Pirenéos&lt;/em&gt;, école félibréenne des Pyrénées centrales très active au cours du XXème siècle. Majoral du Félibrige, il est connu pour avoir été un animateur polyvalent et zélé de la renaissance gasconne.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sarrieu, Bernard (1875-1935)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Il est né le 29 juin 1875 à Montauban. Son père était professeur et directeur à l'École Normale de Montauban, mais la maison familiale était depuis plus d'une génération à Saint-Mamet.&lt;br /&gt;Sarrieu fut un élève brillant, bachelier de rhétorique et de philosophie avec mention, admis à la 4ème place sur 24 admis au concours d'entrée de l'École Normale Supérieure à 17 ans. Il entra à l' École à 19 ans, après deux ans de maladie.&lt;br /&gt;Il fut « camarade de promotion » de Charles Péguy&lt;a id="1" href="#note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;Feuillets mensuels&lt;/em&gt;, 1958 : p. 136). Il est difficile de savoir quelles furent leurs relations, mais on ne peut nier certaines sensibilités communes catholiques, sociales et même philosophiques puisque, si l'on en croit Jean Castex (J. CASTEX, 2001 : p. 329), Sarrieu était bergsonien, comme Péguy.&lt;br /&gt;Il sortit professeur de philosophie de ses trois années à l'École. Il enseigna dans différents lycées jusqu'à Auch puis Montauban en 1913 (en passant par Quimper). Les années passées loin de sa terre natale représentèrent pour lui un exil douloureux.&lt;br /&gt;Sa santé fragile le ralentit encore dans son évolution professionnelle et il lui fallut attendre 1907 pour obtenir l'agrégation de philosophie.&lt;br /&gt;Les éloges et hommages posthumes décrivent un homme très cultivé, consciencieux, rigoureux, curieux de toutes les disciplines (philosophie, mathématiques, astronomie, linguistique, musique, histoire, ethnologie, etc.), maîtrisant plusieurs langues romanes et germaniques, acharné au travail et volontaire, mais aussi modeste, indulgent, très sensible aux valeurs chrétiennes, pieux, bon et ouvert aux autres.&lt;br /&gt;Il mourut de maladie le 5 janvier 1935 à Montauban et il fut enterré à Saint-Mamet. Une stèle a été dressée dans le jardin de l'église. Elle porte un médaillon de bronze avec son portrait, sculpté par Jean-Marie Mengue&lt;a id="2" href="#note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Une place de la ville porte le nom de Bernard Sarrieu, ainsi qu'une rue de Saint-Gaudens.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;La langue de sa famille, de petite bourgeoisie, n'était pas l'occitan mais le français. Il fut probablement assez tôt en contact avec le languedocien à Montauban et avec le gascon à Saint-Mamet. Très attaché à son terroir, il s'intéressa, semble-t-il, dès l'adolescence, au parler de son village. Il lui fallut donc apprendre le luchonnais. Il développa au même moment une curiosité pour les us et coutumes de son pays.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Félibrige&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Cette curiosité le mena à se rapprocher du Félibrige. Grand admirateur de Mistral et de son œuvre, il fut d'abord membre de l'&lt;em&gt;Escolo Moundino&lt;/em&gt; de Toulouse, et il publia des articles dans sa revue, &lt;em&gt;Terro d'òc&lt;/em&gt;, puis il se donna pour mission de fournir au Comminges une école félibréenne. Il fonda en 1904 à Saint-Gaudens l'&lt;em&gt;Escòlo deras Pirenéos&lt;/em&gt;, qu'il présenta comme une sœur de l'&lt;em&gt;Escole Gastou Febus&lt;/em&gt; et de l'&lt;em&gt;Escolo Moundino&lt;/em&gt; pour le Comminges, le Couserans, le Nébouzan, les Quatre Vallées et le Val d'Aran.&lt;br /&gt;Il occupait la fonction de secrétaire-trésorier. Il créa une revue mensuelle, &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt; et un almanach, l'&lt;em&gt;Armanac dera Mountanho&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Il publia dans la &lt;em&gt;Revue de Comminges&lt;/em&gt; (1904 : p. 62) une présentation de la nouvelle &lt;em&gt;Escòlo&lt;/em&gt; en projet. Il y expliqua les raisons de cette création, les objectifs et les statuts de l'&lt;em&gt;Escòlo&lt;/em&gt;. On y trouve surtout un bon résumé et un condensé des préoccupations, des idées et de la personnalité de Sarrieu, dans un vocabulaire et des associations de mots qui le révèlent bien. C'était un humaniste d’obédience profondément chrétienne. Pour le citer, les « coutumes traditionnelles », ainsi que le « langage [des] pères », sont à « considérer avec respect et affection » ; la langue d'oc est la « langue sœur » du français. Ces deux aspects, les traditions et la langue, sont conçus selon une logique de développement des populations dans l'espace du vécu, l'environnement culturel direct, à échelle humaine, mais en bonne intelligence avec la nation française et dans le cadre plus large de celle-ci. Sarrieu parlait comme la majorité de ses contemporains de la « grande » et de la « petite » patries.&lt;br /&gt;Dans sa volonté de « sauver » la langue, il avait plus que tout le souci des populations dans une perspective autant sociale (le « bien-être », la « prospérité », « l'instruction », la dignité de façon générale) que morale (la « mentalité », les « mœurs »). À noter aussi, les mots qu'il employait pour parler de la langue et de son espace : il parlait à une grande échelle de la « langue d'oc » (pas d'occitan, il reprit les notions de « langue d'oc » et « langue d'oïl »), qui se parle en « Occitanie ». À une échelle plus locale il parlait de « dialectes » (le gascon, le provençal, etc.) avec des « sous-dialectes » (le luchonnais, l'aranais, le toulousain, etc.). Il parlait d'une « œuvre d'union régionale » sans volonté d'uniformité mais avec un désir de connaissance mutuelle.&lt;br /&gt;Sarrieu avait beaucoup d'ambition pour son Escòlo, qu'il voulait être une digne disciple du Félibrige de Mistral. Il encouragea les initiatives de toute sorte et il donna lui-même l'exemple. Il organisa des félibrées, des fêtes de Sainte-Estelle, des concours de costumes locaux, des représentations de groupes folkloriques, des Jeux Floraux, concours importants de création littéraire (poésie, prose, sujets d'histoire locale, etc) ouverts également aux écoles en vue de la transmission de la langue aux plus jeunes.&lt;br /&gt;Une de ses principales préoccupations était d'ailleurs l'enseignement de la langue d'oc à l'école.&lt;br /&gt;Il était toujours en recherche de nouveaux collaborateurs et contributeurs. Un musée et un théâtre gascons seraient restés à sa mort en l'état de projet (J.-L. de LA VERDONIE, 1935 : p. 30).&lt;br /&gt;En ce qui concerne la graphie, son modèle de référence était la graphie dite « mistralienne ». Pourtant celle-ci ne lui semblait pas suffisante pour représenter la réalité des prononciations des différents parlers de la langue d'oc, en particulier du gascon. Elle méritait, selon lui, d'être améliorée en prenant en considération les différents modèles étymologiques et phonétiques à disposition.&lt;br /&gt;Il publia vers 1924 une brochure intitulée &lt;em&gt;La graphie de la langue d'oc et la langue commune d'Occitanie&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Au moment de la polémique sur la réforme des statuts du Félibrige en 1905, Sarrieu se positionna en faveur du Capoulier Devoluy et de son projet.&lt;br /&gt;Son engagement dans le Félibrige fut couronné par sa nomination au majoralat en 1910 avec la &lt;em&gt;Cigalo dis Aupiho&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Sociétés savantes&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Sarrieu faisait partie de plusieurs sociétés savantes. Il fut membre de l'&lt;em&gt;Académie de Montauban&lt;/em&gt; de 1913 jusqu'à sa mort (secrétaire jusqu'en 1929), de la &lt;em&gt;Société archéologique de Tarn-et-Garonne&lt;/em&gt; (dans laquelle il fréquentait Antonin Perbosc), de la &lt;em&gt;Société des Études du Comminges&lt;/em&gt;, et plus précisément du comité qui s'occupait de toponymie et de topographie pyrénéennes ; il fut premier vice-président de la société Julien Sacaze&lt;a id="3" href="#note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; depuis la création de celle-ci en 1922 jusqu'à sa propre mort.&lt;br /&gt;Il publiait dans plusieurs revues savantes et faisait des communications dans des congrès scientifiques.&lt;br /&gt;Ce multi-engagement est représentatif de sa volonté de créer des passerelles, des réseaux et surtout d'investir la culture et la connaissance locale dans des initiatives érudites et transdisciplinaires.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Son œuvre : production et réception&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;L'ensemble de son œuvre est bilingue. Sarrieu employait autant l'occitan que le français, avec une nette préférence pour l'occitan dans ses productions littéraires et au contraire une prédominance du français dans les articles et les communications.&lt;br /&gt;Son œuvre littéraire occitane se compose majoritairement de poésie et de théâtre publiés à part, de chansons (paroles et musique) et de proses courtes publiées dans la revue et l'almanach de l'&lt;em&gt;Escòlo&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Il fut primé aux Jeux Floraux de l'&lt;em&gt;Escolo Moundino&lt;/em&gt; en 1902 pour sa pièce &lt;em&gt;Era Garlando&lt;/em&gt;, il reçut l'Églantine d'argent en 1907 aux Jeux Floraux de Toulouse pour &lt;em&gt;Imnes d'Amou&lt;/em&gt; et le Prix Pujol en 1912 pour &lt;em&gt;Era Pireneido&lt;/em&gt;, épopée de plus de 30000 vers et 12 chants sur des guerres (fictives) entre peuples pyrénéens au début de notre ère.&lt;br /&gt;Une grande partie de l'œuvre de Sarrieu est restée à l'état de manuscrit.&lt;br /&gt;Son œuvre érudite traite d'une grande variété de sujets :&lt;br /&gt;- études de linguistique romane, notamment sur la description du luchonnais (morphologie, syntaxe, phonologie, lexique, etc.) ;&lt;br /&gt;- un dictionnaire savant du luchonnais (étymologie, commentaires, illustrations, etc.) resté à l'état de manuscrit et conservé aux archives de Saint-Gaudens ;&lt;br /&gt;- des études d'onomastique et surtout de toponymie et de topographie pyrénéennes fondées sur ses connaissances des langues anciennes et modernes ;&lt;br /&gt;- des études d'histoire locale et d'ethnographie ;&lt;br /&gt;- des éditions savantes de textes anciens, comme par exemple &lt;em&gt;La Margalide Gascoue&lt;/em&gt; (1604) du poète Bertrand Larade (Montréjeau, 1581-ca 1635) ;&lt;br /&gt;- des publications d'œuvres contemporaines d'auteurs gascons (« revues et corrigées » de sa main).&lt;br /&gt;Il reçut en 1900 le prix Boucherie de la &lt;em&gt;Société des Langues Romanes&lt;/em&gt; pour son mémoire sur le parler de Bagnères-de-Luchon.&lt;br /&gt;Pour ce qui est de sa réception, il semble que sa production littéraire n'ait pas été autant appréciée que son implication dans des tâches linguistiques, et plus largement érudites.&lt;br /&gt;Des personnes telles que le romaniste Jules Ronjat (1864-1925) ou l'agrégé d'histoire Raymond Lizop (1879-1969), président de l'&lt;em&gt;Escòlo&lt;/em&gt; et ami de Sarrieu, tout en lui reconnaissant certaines qualités littéraires, regrettèrent qu'il ne consacre pas plus son temps à son travail de collectage et de description des parlers gascons, qui leur semblait plus fondamental et urgent.&lt;br /&gt;Ses travaux de topographie et de toponymie le mirent en rapport avec des linguistes et romanistes tels qu'Edouard Bourciez (1854-1946), Georges Millardet (1876-1953), Maurice Grammont (1866-1946) et Jules Ronjat. Il semble qu'ils approuvèrent, dans ce contexte, ses analyses linguistiques. Jules Ronjat le cite dens sa &lt;em&gt;Grammaire istorique des parlers provençaux modernes&lt;/em&gt; (1930-1932). Il n'empêche que Sarrieu n'était pas linguiste et que, par conséquent, il n'était sans doute pas attendu de lui l'expertise d'un linguiste.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie de l'auteur&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Monographies&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- &lt;em&gt;Era Garlando&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1903&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Piréno : tragedió imitado des tragediéz elleniques : en luchounés, dap còrz en larboustès è muzico&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1903&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era 'Rrenechénço : coumedió-mouralitat en bèrsi è pròso luchounés è ... franchimant&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1909&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Et perdut : pastouralo luchounéso : En pròso, bèrsi è musico&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1910&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sans-Parro de Oço : o'r'aparicioun de Sént Betran : dramo coumengés en 5 actes&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1910&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Er'assoumpcioun : mistèri sacrat en 5 cènes : seguit de Ourfèu : allegourio crestiano&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1913&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sént Mamèt, et gran martir : 260-275 : mistèri en 5 actes, en bèrs&lt;/em&gt;. Saint-Gaudens : Abadie, 1914&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Et drac : o'ra carroulho d'or : coumedió-mouralitat en tres actes&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1914&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Edj arroumaire : peçòto coumico en siés tablèus&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1922&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Articles et brochures&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- « Le parler de Bagnères-de-Luchon et de sa vallée », in &lt;em&gt;Revue des langues romanes&lt;/em&gt;, T. 45, 1902. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/12840" target="_blank" rel="noopener"&gt;Voir la ressource en ligne sur Occitanica&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- « L’ "Ecole des Pyrénées" : Projet de Félibrige commingeois &amp;amp; Couseran », in Revue de Comminges, 1904. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/12662" target="_blank" rel="noopener"&gt;Voir la ressource en ligne sur Occitanica&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Une langue vivante méconnue : la langue d'oc : Discours prononcé à la distribution des prix du Lycée d'Auch le 31 juillet 1909. Auch : Impr. T. Bouquet, 1909&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Latin et gascon&lt;/em&gt; : communication faite au congrès de l'Union Historique et Archéologique du Sud-Ouest à Bayonne et Biarritz, août 1911. Biarritz : Impr. E. Soulé, 1912&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Une difficulté du problème régionaliste&lt;/em&gt;. Montauban : G. Forestié, 1916&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L'enseignement de la langue d'Oc : son intérêt, son intégralité, sa portée&lt;/em&gt;. Toulouse : Privat, 1923&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L'enseignement et les divisions universitaires au point de vue régionaliste&lt;/em&gt;. Toulouse : Privat, 1923&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;La graphie de la langue d'Oc et la langue commune d'Occitanie&lt;/em&gt;. Bordeaux : éd. de la "Revue Méridionale, [1924]&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L'assimilation des étrangers en France et particulièrement dans le Midi&lt;/em&gt;. Montauban : G. Forestié, 1924&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Le docteur Cator : félibre gascon : Sa vie et son œuvre&lt;/em&gt;. Toulouse : Sentein, 1924&lt;br /&gt;- « La langue locale à l'école pour le français et pour elle-même : le breton, le basque, la langue d'oc », in &lt;em&gt;La Terro d'Oc&lt;/em&gt; (Toulouse), 1926&lt;br /&gt;- « Observations sur l'enseignement de la langue d'Oc », in &lt;em&gt;Bulletin de la Société gersoise des études locales&lt;/em&gt;, 1929&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt;. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927" target="_blank" rel="noopener"&gt;Voir la ressource en ligne sur Occitanica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;1. Charles Péguy (1873-1914), intellectuel engagé et écrivain. &lt;a href="#1"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;2. Jean-Marie Mengue (1855-1939), sculpteur français né à Bagnères-de-Luchon. &lt;a href="#2"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;3. Julien Sacaze (1847-1889) était un érudit spécialisé dans l'Antiquité des Pyrénées et il fut le fondateur de la Société des Études du Comminges et de sa revue, la Revue de Comminges.&lt;br /&gt;Voir sa Vida en ligne à l'adresse : &lt;a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105" target="_blank" rel="noopener"&gt;https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105&lt;/a&gt;. &lt;a href="#3"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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              <elementText elementTextId="6174">
                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Bernard Sarrieu es lo fondator en 1904 de l'Escòlo deras Pirenéos, escòla felibrenca dels Pirenèus centrals fòrça activa pendent lo sègle XX. Majoral del Felibritge, es conegut per èsser estat un animator polivalent e zelat de la renaissença gascona.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formas referencialas&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sarrieu, Bernard (1875-1935)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Nasquèt lo 29 de junh de 1875 a Montalban. Son paire èra professor e director a l'Escòla Normala de Montalban, mas l'ostal familial èra dempuèi mai d'una generacion a Sent Mamet. &lt;br /&gt;Sarrieu foguèt un escolan brilhant, bachelièr de retorica e de filosofia amb mencion, admés a la 4ena plaça sus 24 admeses al concors d'entrada de l'Escòla Normala Superiora a 17 ans. Dintrèt a l'Escòla a 19 ans, aprèp dos ans de malautiá. &lt;br /&gt;Foguèt « camarada de promocion » de Charles Péguy&lt;a id="1" href="#note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;Feuillets mensuels&lt;/em&gt;, 1958 : p. 136). Es malaisit de saupre quinas foguèron lors relacions, mas se pòdon pas negar de sensibilitats comunas catolicas, socialas e mai filosoficas puèi que, se ne cresèm Jean Castex (J. CASTEX, 2001 : p. 329), Sarrieu èra bergsonian, coma Péguy. &lt;br /&gt;Sortiguèt professor de filosofia de sas tres annadas a l'Escòla. Ensenhèt dins diferents licèus fins a Aush puèi Montalban en 1913 (en passant per Quimper). Las annadas luènh de sa tèrra natala representèron per el un exil dolorós.&lt;br /&gt; Sa santat freula lo ralentiguèt encara dins son evolucion professionala e li calguèt esperar 1907 per obténer l'agregacion de filosofia. &lt;br /&gt;Los elògis e omenatges postums descrivon un òme fòrça cultivat, conscienciós, rigorós, curiós de totas las disciplinas (filosofia, matematicas, astronomia, linguistica, musica, istòria, etnologia, etc.), coneisseire de mantuna lenga romanica e germanica, acarnassit al trabalh e volontari, mas tanben modèst, indulgent, fòrça sensible a las valors crestianas, piós, bon e dubèrt als autres. &lt;br /&gt;Moriguèt de malautiá lo 5 de genièr de 1935 a Montalban e foguèt sepelit a Sent Mamet. Una estela es estada quilhada dins l'òrt de la gleisa. S'i vei un medalhon de bronze amb son retrach, escultat per Jean-Marie Mengue&lt;a id="2" href="#note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Una plaça de la vila pòrta lo nom de Bernard Sarrieu, e mai una carrièra de Sent Gaudenç.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissença d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;La lenga de sa familha, de pichòta borgesia, èra pas l'occitan mas lo francés. Foguèt probablament d'ora en contacte amb lo lengadocian a Montalban e amb lo gascon a Sent Mamet. Estacat qu'èra a son terrador s'interessèt, a çò que sembla, tre l'adolescéncia, al parlar de son vilatge. Li calguèt doncas apréner lo luishonés. Desvolopèt mentretant una curiositat pels uses e costumas de son canton.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Felibritge&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Aquela curiositat lo menèt a se raprochar del Felibritge. Grand admirator de Mistral e de son òbra, foguèt primièr membre de l'Escolo Moundino de Tolosa, e publiquèt d'articles dins sa revista, &lt;em&gt;Terro d'òc&lt;/em&gt;, puèi se donèt per mission de provesir lo Comenge d’una escòla felibrenca. Fondèt en 1904 a Sent Gaudenç l'Escòlo deras Pirenéos, que presentèt coma una sòrre de l'Escole Gastou Febus e de l'Escolo Moundino per lo Comenge, lo Coserans, lo Nebosan, las Quatre Valadas e la Val d'Aran. &lt;br /&gt;N'èra lo secretari-clavaire. Creèt una revista mesadièra, &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt; e un almanac, l'&lt;em&gt;Armanac dera Mountanho&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Faguèt paréisser dins la &lt;em&gt;Revue de Comminges&lt;/em&gt; (1904 : p. 62) una presentacion de l'Escòlo novèla en projècte. I expliquèt las rasons d'aquela creacion, los objectius e los estatuts de l'Escòlo. S'i tròba subretot un bon resumit e un condensat de las preocupacions, de las idèias e de la personalitat de Sarrieu, dins un vocabulari e d'associacions de mots que lo revèlan plan. Èra un umanista d’obediéncia prigondament crestiana. Per lo citar, las « costumas tradicionalas », talas coma lo « lengatge [dels] paires », son de « considerar amb respècte e afeccion » ; la lenga d'òc es la « lenga sòrre » del francés. Aqueles dos aspèctes, las tradicions e la lenga, son concebuts dins una logica de desvolopament de las populacions dins l'espaci del viscut, l'environament cultural dirècte, a escala umana, mas en bona intelligéncia amb la nacion francesa e dins l'encastre mai larg d’aquesta. Sarrieu parlava coma la màger part de sos contemporanèus de la « granda » e de la « pichòta » patrias. &lt;br /&gt;Dins sa volontat de « sauvar » la lenga, aviá mai que tot, lo suènh de las populacions dins una amira tan sociala (lo « &lt;em&gt;ben estar&lt;/em&gt; », la « prosperitat », « l'instruccion », la dignitat d'un biais general) coma morala (la « mentalitat », las « mors »). De notar tanben los mots qu'emplegava per parlar de la lenga e de son espaci : parlava a una escala larga de la « lenga d'òc » (pas d'occitan, reprenguèt las nocions de « lenga d'òc » e « lenga d'oïl »), que se parla en « Occitania ». A una escala mai locala parlava de « dialèctes » (lo gascon, lo provençal, etc.) amb de « jos-dialèctes » (lo luishonés, l'aranés, lo tolosan, etc.). Parlava d'una « òbra d'union regionala » sens volontat d'uniformitat mas amb un desir de coneissença mutuala. &lt;br /&gt;Sarrieu aviá fòrça ambicion per son Escòlo, que voliá una digna discipla del Felibritge de Mistral. Encoratgèt las iniciativas de tota mena e donèt l'exemple el-meteis. Organizèt de felibrejadas, de fèstas de Santa-Estèla, de concorses de costums locals, de representacions de grops folclorics, de Jòcs Florals, concorses importants de creacion literària (poesia, pròsa, subjèctes d'istòria locala, etc) dubèrts tanben a las escòlas dins l'amira de la transmission de la lenga als mai joves. &lt;br /&gt;Una de sas preocupacions màgers èra precisament l'ensenhament de la lenga d'òc a l'escòla.&lt;br /&gt; Èra totjorn en cèrca de novèls collaborators e contributors. Un musèu e un teatre gascons serián demorats a sa mòrt en l'estat de projècte (J.-L. de LA VERDONIE, 1935 : p. 30). &lt;br /&gt;Per çò que concernís la grafia, son modèl de referéncia èra la grafia dicha « mistralenca ». Pasmens aquesta li semblava pas sufisenta per representar la realitat de las prononciacions dels diferents parlars de la lenga d'òc, en particular del gascon. Meritava, segon el, d'èsser ameliorada en prenent en consideracion los diferents modèls etimologics e fonetics a disposicion. &lt;br /&gt;Publiquèt vèrs 1924 una brocadura titolada &lt;em&gt;La graphie de la langue d'oc et la langue commune d'Occitanie&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Al moment de la polemica sus la reforma dels estatuts del Felibritge en 1905, Sarrieu se posicionèt en favor del Capolièr Devoluy e de son projècte. &lt;br /&gt;Son engatjament dins lo Felibritge foguèt coronat per sa nominacion al majoralat en 1910 amb la Cigalo dis Aupiho.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Societats sabentas&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Sarrieu fasiá partida de mantuna societat sabenta. Foguèt sòci de l'&lt;em&gt;Académie de Montauban&lt;/em&gt; de 1913 fins a sa mòrt (secretari fins a 1929), de la &lt;em&gt;Société archéologique de Tarn-et-Garonne&lt;/em&gt; (dins la quala frequentava Antonin Perbòsc), de la &lt;em&gt;Société des Études du Comminges&lt;/em&gt;, e mai precisament del comitat que s'entrevava de toponimia e topografia pirenenca ; foguèt primièr vice-president de la societat Julien Sacaze&lt;a id="3" href="#note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; dempuèi de la creacion d'aquesta en 1922 fins a sa pròpria mòrt. &lt;br /&gt;Publicava dins mantuna revista sabenta e fasiá de comunicacions dins de congrès scientifics. &lt;br /&gt;Aquel multi-engatjament es representatiu de sa volontat de crear de palancas, de rets e subretot d'investir la cultura e la coneissença locala dins d'iniciativas eruditas e transdisciplinàrias.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Son òbra : produccion e recepcion&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;L'ensemble de son òbra es bilingue. Sarrieu emplegava tant l'occitan coma lo francés, amb una neta preferéncia per l'occitan dins sas produccions literàrias e al contrari una predominança del francés dins los articles e las comunicacions.&lt;br /&gt;Son òbra literària occitana se compausa majoritàriament de poesia e teatre publicats a despart, de cançons (paraulas e musica) e de pròsas cortetas publicadas dins la revista e l'almanac de l'Escòlo.Foguèt premiat als Jòcs Florals de l'Escolo Moundino en 1902 per sa pèça &lt;em&gt;Era Garlando&lt;/em&gt;, reçaupèt l'Aiglentina d'argent en 1907 als Jòcs Florals de Tolosa per &lt;em&gt;Imnes d'Amou&lt;/em&gt; e lo Prèmi Pujol en 1912 per Era Pireneido, epopèa en mai de 30000 vèrses e 12 cants sus de guèrras (fictivas) entre pòbles pirenencs a la debuta de nòstra èra.&lt;br /&gt;Granda part de l'òbra de Sarrieu demorèt a l'estat de manescrich.&lt;br /&gt;Son òbra erudita tracha d'una granda varietat de subjèctes :&lt;br /&gt;- estudis de linguistica romanica, e mai particularament sus la descripcion del luishonés (morfologia, sintaxi, fonologia, lexic, etc.) ;&lt;br /&gt;- un diccionari sabent del luishonés (etimologia, comentaris, illustracions, etc.) demorat a l'estat de manescrich e conservat als archius de Sent Gaudenç ;&lt;br /&gt;- d'estudis d'onomastica e subretot de toponimia e de topografia pirenencas fondats sus sas coneissenças de las lengas ancianas e modèrnas ;&lt;br /&gt;- d'estudis d'istòria locala e d'etnografia ;&lt;br /&gt;- d'edicions sabentas de tèxtes ancians, coma per exemple &lt;em&gt;La Margalide Gascoue&lt;/em&gt; (1604) del poèta Bertrand Larade (Monrejau, 1581-ca 1635) ;&lt;br /&gt;- de publicacions d'òbras contemporanèas d'autors gascons (« revistas e corregidas » de sa man).&lt;br /&gt;Reçaupèt en 1900 lo prèmi Boucherie de la &lt;em&gt;Société des Langues Romanes&lt;/em&gt; per son memòri sul parlar de Banhèras de Luishon.&lt;br /&gt;Per çò qu'es de sa recepcion, sembla que sa produccion literària es pas estada tant estimada coma son implicacion dins de tascas linguisticas, e mai largament eruditas.&lt;br /&gt;De mond coma lo romanista Jules Ronjat (1864-1925) o l'agregat d'istòria Raymond Lizop (1879-1969), president de l'Escòlo e amic de Sarrieu, en li reconeissent d'unas qualitats literàrias, regretèron que consacrèsse pas mai son temps a son trabalh de collectatge e descripcion dels parlars gascons, que lor semblava mai fondamental e urgent.&lt;br /&gt;Sos trabalhs de topografia e toponimia lo metèron en rapòrt amb de linguistas e romanistas coma Edouard Bourciez (1854-1946), Georges Millardet (1876-1953), Maurice Grammont (1866-1946) e Jules Ronjat. Semblèron d'aprovar, dins aquel contèxt, sas analisis linguisticas. Jules Ronjat lo cita dins sa &lt;em&gt;Grammaire istorique des parlers provençaux modernes&lt;/em&gt; (1930-1932). Demòra que Sarrieu èra pas linguista e que doncas èra pas esperat d'el l'expertesa d'un linguista.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia de l'autor&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Monografias&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- &lt;em&gt;Era Garlando&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1903&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Piréno : tragedió imitado des tragediéz elleniques : en luchounés, dap còrz en larboustès è muzico&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1903&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era 'Rrenechénço : coumedió-mouralitat en bèrsi è pròso luchounés è ... franchimant&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1909&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Et perdut : pastouralo luchounéso : En pròso, bèrsi è musico&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1910&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sans-Parro de Oço : o'r'aparicioun de Sént Betran : dramo coumengés en 5 actes&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1910&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Er'assoumpcioun : mistèri sacrat en 5 cènes : seguit de Ourfèu : allegourio crestiano&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1913&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sént Mamèt, et gran martir : 260-275 : mistèri en 5 actes, en bèrs&lt;/em&gt;. Saint-Gaudens : Abadie, 1914&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Et drac : o'ra carroulho d'or : coumedió-mouralitat en tres actes&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1914&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Edj arroumaire : peçòto coumico en siés tablèus&lt;/em&gt;. Luchon : Impr. Sarthe, 1922&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Articles e brocaduras&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- « Le parler de Bagnères-de-Luchon et de sa vallée », in &lt;em&gt;Revue des langues romanes&lt;/em&gt;, T. 45, 1902. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/12840" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser la ressorsa en linha sus Occitanica&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- « L’ "Ecole des Pyrénées" : Projet de Félibrige commingeois &amp;amp; Couseran », in Revue de Comminges, 1904. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/12662" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser la ressorsa en linha sus Occitanica&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Une langue vivante méconnue : la langue d'oc : Discours prononcé à la distribution des prix du Lycée d'Auch le 31 juillet 1909. Auch : Impr. T. Bouquet, 1909&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Latin et gascon&lt;/em&gt; : communication faite au congrès de l'Union Historique et Archéologique du Sud-Ouest à Bayonne et Biarritz, août 1911. Biarritz : Impr. E. Soulé, 1912&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Une difficulté du problème régionaliste&lt;/em&gt;. Montauban : G. Forestié, 1916&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L'enseignement de la langue d'Oc : son intérêt, son intégralité, sa portée&lt;/em&gt;. Toulouse : Privat, 1923&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L'enseignement et les divisions universitaires au point de vue régionaliste&lt;/em&gt;. Toulouse : Privat, 1923&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;La graphie de la langue d'Oc et la langue commune d'Occitanie&lt;/em&gt;. Bordeaux : éd. de la "Revue Méridionale, [1924]&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;L'assimilation des étrangers en France et particulièrement dans le Midi&lt;/em&gt;. Montauban : G. Forestié, 1924&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Le docteur Cator : félibre gascon : Sa vie et son œuvre&lt;/em&gt;. Toulouse : Sentein, 1924&lt;br /&gt;- « La langue locale à l'école pour le français et pour elle-même : le breton, le basque, la langue d'oc », in &lt;em&gt;La Terro d'Oc&lt;/em&gt; (Toulouse), 1926&lt;br /&gt;- « Observations sur l'enseignement de la langue d'Oc », in &lt;em&gt;Bulletin de la Société gersoise des études locales&lt;/em&gt;, 1929&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt;. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser los numeros disponibles en linha sus Occitanica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;1. Charles Péguy (1873-1914), intellectual engatjat e escrivan. &lt;a href="#1"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;2. Jean-Marie Mengue (1855-1939), escultor francés nascut a Banhèras de Luishon. &lt;a href="#2"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;3. Julien Sacaze (1847-1889) èra un erudit especializat dins l'Antiquitat dels Pirenèus e foguèt lo fondator de la Société des Études du Comminges e de sa revista, la Revue de Comminges&lt;br /&gt;Veire sa Vida en linha a l'adreiça : &lt;a href="https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105" target="_blank" rel="noopener"&gt;https://vidas.occitanica.eu/items/show/2105&lt;/a&gt;. &lt;a href="#3"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers)</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- LIZOP Raymond. « Un grand commingeois, Bernard Sarrieu ». &lt;em&gt;Revue de Comminges&lt;/em&gt;, 1934, T. 48, pp. 121-127. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- DE LA VERDONIE Jean-Louis. « Bernard Sarrieu, Membre de la Société, Félibre Majoral ». &lt;em&gt;Bulletin de la Société Archéologique de Tarn-et-Garonne&lt;/em&gt;, 1935, T. 63, pp. 21-38. &lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5576961s/f34.image.r=bernard%20sarrieu" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser la ressorsa en linha sus Gallica&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- FORESTIÉ Georges. « Réponse de M. Georges Forestié ». Recueil de l'Académie de Montauban, 1935, pp. 117-120&lt;br /&gt;- CASTEX Jean. « Hommage à Bernard Sarrieu ». Revue de Comminges, 1975, n°1, page 445.&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- CASTEX Jean. « L'écrivain gascon dans les Pyrénées centrales ». Revue de Comminges, 2001, n°3, pp. 325-330.&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- SERMET Ernest. « Discours prononcé aux obsèques de M. Bernard Sarrieu, Membre de l'Académie, par M. Ernest Sermet, Vice-Président de l'Académie (7 janvier 1935) ». Recueil de l'Académie de Montauban, 1935, pp. 75-76&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- SERMET Ernest. « Bernard Sarrieu ». Recueil de l'Académie de Montauban, 1936, pp. 111-113&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- « Avis des autorités linguistiques sur les principes proposés par la Sous-Commission de toponymie ». Bulletin Pyrénéen, 1912, n°2, pp. 345-350&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- « Rapport sur le concours du prix Boucherie ». Trentenaire de la Société pour l'Étude des langues Romanes, 1900, pp. XXXVI-XXXIX&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- RONJAT Jules. Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, T. 1. Montpellier : Société des Langues Romanes, 1930&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- RONJAT Jules. Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, T. 2. Montpellier : Société des Langues Romanes, 1932&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- L'Amitié Charles Péguy. « Feuillets Mensuels », 1958, p. 136&lt;a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65453129/f153.image" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Letra de B. Sarrieu a Georges Hérelle, 17 de mars de 1913. &lt;a href="http://gordailu.bilketa.eus/notice.php?q=id:542019" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser la ressorsa en linha sus Bilketa&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Fons « Escolo deras Pireneos » conservat a l'antena del Comenge a Sent Gaudenç. &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/12577" target="_blank" rel="noopener"&gt;Véser la notícia del fons en linha sus Occitanica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Une vie entière consacrée à la défense de la langue d'oc. &lt;br /&gt;« &lt;em&gt;La cauza occitana es una cauza santa, que i ai donada ma vida&lt;/em&gt; » écrit-il, en 1934. « Avec une quarantaine de livres édités à compte d'auteur Pierre Miremont est un de ceux qui ont le plus marqué le Périgord pour la défense de sa langue et de sa culture. » Daniel Chavaroche, enseignant &lt;em&gt;caminaire&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; Écrivain de langue d'oc, poète, conférencier, ce Félibre sarladais qui a beaucoup voyagé est surtout connu pour ses études linguistiques sur le parler du Périgord noir.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Miremont, Pierre (1901-1979)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Miremont, Peire (forme occitane du nom)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Miremont, Pierre Auguste (nom à l'état civil)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Pierre Miremont voit le jour le 17 Décembre 1901 au Buisson de Cadouin où son père est employé à la Compagnie des chemins de fer. Il est l'aîné de quatre enfants. Ses grands-parents originaires du Sarladais ne parlent que le dialecte nord-languedocien de cette région. Il en sera marqué pour la vie. &lt;br /&gt;À l'école Fénelon, à Sarlat, il fait la connaissance de Marc Delbreil, poète reconnu qui écrit dans sa « langue romane » comme il l’appelle. Le poète se prend d'amitié pour lui, il sera son maître et contribuera à l'intérêt que Pierre Miremont portera toute sa vie à la langue du Périgord. Bon élève, Miremont poursuivra des études secondaires et supérieures dans des institutions privées chez les Pères Marianistes. En 1921, il passe son Brevet élémentaire et abandonnant la prêtrise il entre dans l'enseignement libre. Il sera instituteur en Aveyron pour une année seulement car il doit partir au service militaire. &lt;br /&gt;Devenu lieutenant dans les chasseurs alpins il sera envoyé en Allemagne dans la Ruhr occupée.&lt;br /&gt; Il se marie le 5 Mai 1924 à Limoges et enseigne en écoles libres (écoles catholiques) jusqu'en 1929. D'abord à Serverette en Lozère puis à Terrasson. &lt;br /&gt;C'est alors qu'il est exilé à la Celle-Saint-Cloud dans la région parisienne. &lt;br /&gt;Ayant étudié le droit et ne pouvant supporter l'éloignement de sa terre occitane, il vient s'installer comme huissier de justice à Villefranche-de-Rouergue en 1934. &lt;br /&gt;En 1939, il est mobilisé comme lieutenant dans les chasseurs pyrénéens : les Miquelets, puis il est fait prisonnier dans les Vosges en juin. Il sera enfermé successivement dans les &lt;em&gt;oflags&lt;/em&gt; de Lübeck, Hambourg-Fischbeck, Münster et Soëst jusqu'en 1945.&lt;br /&gt; Dès sa libération le 6 Avril 1945 il rentre à Villefranche-de-Rouergue.&lt;br /&gt; Il reçoit le titre de Majoral du Félibrige mais son étude d'huissier étant ruinée, il reprend du service dans l'armée d'occupation. Officier de détail à Kaiserlautern en 1945 il est ensuite officier avocat du tribunal militaire du deuxième corps d'armée à Neustadt, puis substitut à Landau.&lt;br /&gt; En 1946, il est juge d'instruction à Fribourg et enfin à Frankenthal où son épouse et ses deux enfants, nés en 1930 et 1934, viennent le rejoindre. Il est officier de la zone d'occupation de Hesse Palatinat, chargé de la politique, de la police, des cultes et de l'éducation. &lt;br /&gt;Délégué du gouvernement de l'État Rhéno-Palatin, il séjourne à nouveau à Neustadt, puis au cercle de Daun en 1950. &lt;br /&gt;Il quitte définitivement l'armée en 1951 et sera fait chevalier de la légion d'honneur.&lt;br /&gt; Il devient alors inspecteur d'assurances-vie à Nancy, Epinal, Marseille et enfin Toulon où il prend sa retraite au village de Cuers. C'est là qu'il finira ses jours auprès de sa compagne Marcelle Drutel « &lt;em&gt;l'Aubanelenca&lt;/em&gt; », Majorale du Félibrige, grande poétesse Provençale avec qui il partagea 25 ans de passion pour la langue d'oc.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Reprenons les propos de Jean Rigouste dans la préface du livre &lt;em&gt;Pèire Miremont, escrivan oblidat del Perigòrd Negre&lt;/em&gt; de Brigita Miremont-Orazio :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;« &lt;em&gt;Il est des auteurs dont seule l’œuvre peut susciter l’intérêt ; d’autres dont il faut connaître à la fois l’œuvre et la vie (chacune façonnant l’autre), avec ses bonheurs et ses malheurs, ses aléas et ses péripéties : la vie apporte les clés de l’œuvre, elle explique l’engagement de l’auteur, elle est le riche contre-point d’une aventure littéraire ou spirituelle. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il en est enfin dont la personnalité, la biographie et les productions constituent un tout indissociable : on doit connaître la vie pour interpréter l’œuvre, il est nécessaire de connaître l’homme pour comprendre l’auteur : Pierre Miremont est de ceux-là... Quant à l’œuvre, elle est d’une telle variété qu’il est difficile d’en faire une synthèse : des « &lt;/em&gt;contes risolièrs&lt;em&gt; » au drame historique de « &lt;/em&gt;Muratel&lt;em&gt; », de la poésie délicate aux travaux linguistiques, comme Biais de dire en Périgord, sans oublier le théâtre, et le dictionnaire… &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’ai rencontré quelquefois Pierre Miremont : je garde le souvenir d’un homme courtois, à l’œil plein de malice, ouvert et à l’écoute des autres, mais ferme sur ses convictions, et fine lame dans l’argumentation ! Il réunissait un ensemble de qualités humaines qui lui furent bien nécessaires dans les terribles épreuves des camps de concentration, comme dans les petits ennuis que la vie lui prodigua : il s’était ainsi forgé le noyau indestructible d’une personnalité vigoureuse, ce qui lui permit de traverser sans compromissions les périodes difficiles ; son secret est peut-être dans cet « &lt;/em&gt;èime&lt;em&gt; » indéfinissable qui fait la profonde originalité de notre peuple périgourdin…&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Premiers écrits en langue d'oc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;À dix-huit ans Pierre Miremont choisit la langue d'oc pour écrire sa première pièce de théâtre &lt;em&gt;Paures medecins&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Cette comédie sera présentée à Viviez en Aveyron en 1922. Ses premiers vers écrits pendant son service militaire sont rassemblés dans le recueil &lt;em&gt;Resouns de Ruhr&lt;/em&gt; qu'il qualifie lui-même de « péché de jeunesse ». Ce sont des notes prises au jour le jour, impressions et souvenirs du temps passé dans la Ruhr de 1922 à 1924. En voici un exemple avant qu'il ne travaille sa graphie :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;em&gt;L'ocupasiu de la Ruhr &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quoura aicí sèm mountats, rèibabiam de batalhas, &lt;br /&gt;Abiam plan dins lou cap que nos seriam tustats. &lt;br /&gt;Mès talèu arribats, se drèboun las muralhas, &lt;br /&gt;D'enemics n'i a pas 'n lèc, lou vent lous a 'mpourtats. &lt;br /&gt;… &lt;br /&gt;Noun, lou Franses n'es pas l'enemic que creziaboun, &lt;br /&gt;Co'is l'amic generous qu'es passat en pàuzent &lt;br /&gt;Un bàume à las plagas que ta vivas sannaboun. &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="line-height: 150%; text-align: left;"&gt;&lt;em&gt;Resons de Ruhr&lt;/em&gt; p. 18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Rentré du service militaire, il prend part à la vie du Bournat association félibréenne de Périgueux. Sa verve moqueuse lui vaudra quelques ennuis. Il devra payer une forte amende pour avoir dressé des portraits peu flatteurs de certains de ses concitoyens dans &lt;em&gt;Profils terrassonais&lt;/em&gt;. C'est aussi à cette période que va éclore son théâtre d'oc, il écrit deux comédies qui seront souvent jouées en Périgord.&lt;br /&gt; Ami de Joseph Vaylet et d’Auguste Bénazet il adhère au &lt;em&gt;Grelh Roergat&lt;/em&gt; et en devient secrétaire. Il écrit des pièces de théâtre pour l'association &lt;em&gt;Les grillons de Villefranche&lt;/em&gt; qu'il anime avec passion notamment lors des grandes fêtes consacrées à Justin Besson en 1938. &lt;br /&gt;C'est à cette époque qu'il crée avec ses amis Denis Puech, le sculpteur, Joseph Vaylet, Georges Bousquet... la revue &lt;em&gt;Reviscol&lt;/em&gt;. Ils veulent réveiller ce « &lt;em&gt;Grelh&lt;/em&gt; » qu'ils jugent un peu endormi. &lt;br /&gt;Il est rédacteur en chef de l'&lt;em&gt;Almanach Rouergat&lt;/em&gt; lorsqu'il publie le premier poème de Jean Boudou : « &lt;em&gt;Velhado&lt;/em&gt; ». &lt;br /&gt;Mais sa forte personnalité et son dynamisme ne tardent pas à provoquer des réactions chez les anciens Félibres rouergats, de sérieuses querelles éclatent au sein du &lt;em&gt;Grelh&lt;/em&gt; et c'est chacun de leur côté qu'ils poursuivront leur œuvre félibréenne. &lt;br /&gt;La guerre met fin à ses activités au sein du &lt;em&gt;Grelh&lt;/em&gt;. Prisonnier dans un &lt;em&gt;oflag&lt;/em&gt;, il ne se décourage pas et fonde à Lubëck au sein de « l'université » l'école félibréenne des « &lt;em&gt;Embarbelats&lt;/em&gt; » en septembre 1940. À ses côtés Pierre Henri Simon (futur Académicien), Jean Secret, Paul Roger… Marcel Fournier, Majoral bien connu en Périgord se joint à eux à Münster. Pendant les cinq ans de captivité ils œuvreront pour la langue d'oc et Pierre Miremont en sera l'historiographe. &lt;br /&gt;C'est pendant cette période qu'il va mettre au point sa « nóva grafia ». Les prisonniers de l'&lt;em&gt;Escóla dels embarbelats&lt;/em&gt; décident de confronter les divers systèmes de graphie existants afin d'en dégager une formule cohérente d'unification qui pourrait prétendre à rallier tous les dialectes.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="line-height: 150%; text-align: right;"&gt;« Lorsque voilà déjà trois ans je fondais à Lübeck cette école, mon but n'était pas de distraire les captifs du mal du pays, ni de leur faire passer un moment pour les aider à oublier pendant quelques heures leurs misères, leur faim et leur honte. Non, j'avais visé plus haut et mon regard portait loin, bien loin, au-delà des barbelés, au-delà de l'heure trouble où nous vivons… &lt;br /&gt;&lt;em&gt;...Voliay levar per la Comtessa una tropa de druds, de valents que, deman, dins la fe e l'estrambord, al clar solelh de Dieu e dins la libertat reconquistada sonarian lo rampel dels filhs d'Occitania e levarian africs e arderos la lauza que dumpeis trop de temps i 'es jaguda la bela endurmida. Oc, mos amics, mos fraires, oc soldats, serèm los chivaliers del reviscol esplandorenc...&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;Dichas de Cattivitat&lt;/em&gt;, 13 de junh 1943 p 16)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Une bonne partie de son œuvre est écrite en captivité&lt;a id="1" href="#note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, à l'insu des gardiens. C'est ainsi que dans son poème « &lt;em&gt;Paor&lt;/em&gt; » il exprime sa crainte de ne plus être le même à son retour et de ne plus trouver sa place dans un monde qui, en cinq ans, aura changé.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;em&gt;Paor &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Una crenta me monta a l'eime. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ay crenta dins lo jorn qu'esperi, &lt;br /&gt;D'estre pas plus lo que fusqueri, &lt;br /&gt;D'estre trop dur, d'estre trop mascle, &lt;br /&gt;D'aver perdut lo vanc de rire,&lt;br /&gt;D'aver perdut l'esbrand, lo gaubi &lt;br /&gt;E l'illuzion que fay lo raive : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crenta d'estre mort a la joia. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai paor d'estre solet, veuze, quand tornaray. &lt;br /&gt;Solet emb mon orgulh fargat d'un or trop dur. &lt;br /&gt;Solet emb de pensiers que digun comprendrâ. &lt;br /&gt;Solet lo cor torçut, solet lo cor barrat. &lt;br /&gt;….. &lt;br /&gt;Auran tant caminat lo monde e lo solelh ! &lt;br /&gt;… &lt;br /&gt;Ay crenta d'estre sol, perdut, desconescut &lt;br /&gt;Dins un monde novel, que de io se rirâ &lt;br /&gt;Virat vers d'autres Fes, florit d'autres espers. &lt;br /&gt;… &lt;br /&gt;Ay paor d'estre tot sol, Quijota atardivat, &lt;br /&gt;A consegre, enluzit, mos raives d'a vint ans !&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;Münster 15-06-1944 &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Planh de Faidit&lt;/em&gt; : Salingardes, 1967, p. 75&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;C'est dans le camp de Hamburg-Fischbeck qu'il écrit aussi « Nostra lenga » en 1942 :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Nostra lenga &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lenga del Gay Saber, lenga de poezia, &lt;br /&gt;Jenta lenga de cortezia, &lt;br /&gt;Clara lenga de la Patria, &lt;br /&gt;Lenga de beutat e d'amor : &lt;br /&gt;Te parlava la senhoressa, &lt;br /&gt;E lo galant, raz sa mestressa, &lt;br /&gt;La ninava al balans de ton parlar de flor. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lenga, qu'as bronzinat sus nóstre batisteri, &lt;br /&gt;Ses estada lenga d'emperi &lt;br /&gt;Dins la gauj e lo treboleri ; &lt;br /&gt;Te parlavon lus grands sabents, &lt;br /&gt;Lus legats e lus prezicaires ; &lt;br /&gt;Eres la lenga del Terraire &lt;br /&gt;E lo verbe granat d'un póple de valents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amont, de Paris, per abracar la rassa, &lt;br /&gt;Apres lo bufal de l'aurassa, &lt;br /&gt;Apres Montfórt la tartarassa, &lt;br /&gt;Apres lo sang, lo fec, lo dól, &lt;br /&gt;Nus volian matrassar la lenga &lt;br /&gt;Que de l'aussada a la valenga &lt;br /&gt;Tinda coma l'ama del sól. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lenga maldicha, e letruts e profetas &lt;br /&gt;I an sonat la laissa a trompeta. &lt;br /&gt;Vay morir se dis, se repeta, &lt;br /&gt;Vay morir dizon lus sabents. &lt;br /&gt;Mès mal despit lor professia, &lt;br /&gt;Auturiera en sa senhoria, &lt;br /&gt;La lenga nazarda lo temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lenga dèus aujóls, lenga d'ór, lenga maire, &lt;br /&gt;Sempre a la voz de sus trobaires, &lt;br /&gt;Fay clantir son verbe tindaire. &lt;br /&gt;Darrer l'auriflor de Mistral, &lt;br /&gt;Entre las mars d'Ocitania, &lt;br /&gt;Lus ómes d' Oc, que mais cotria, &lt;br /&gt;Te farán retronir, lenga del sól mairal ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lenga del Gai Saber, lenga de poezia, &lt;br /&gt;Tojorn que mais, sus la Patria &lt;br /&gt;Flotejarás coma un senhal !&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;Hamburg-Fischbeck 21-3-1942 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jol solelh d'oc&lt;/em&gt;, 1975, p. 15&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Après la guerre, il est sollicité par les Allemands pour faire des conférences dans leurs universités sur le Félibrige et la langue d'oc. Il donne ainsi des conférences en 1946 à Mayence -Heidelberg. En 1947 à Munich, Esclangen, Wurtzburg (zone américaine). En 1949-1950 à Ratisbonne. &lt;br /&gt;Les Allemands publieront même plusieurs de ses œuvres en français et en langue d'oc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Études linguistiques sur le parler du Périgord noir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Ces travaux constituent une référence pour tous ceux qui ont besoin d'outils pour retrouver « toute la saveur, toute la sève de la langue vivante », comme l’écrit Jordi Plantaurel – pseudonyme d’André Lagarde - dans &lt;em&gt;La Dépêche&lt;/em&gt; du 6 septembre 1976) &lt;br /&gt;C'est ainsi qu'il publiera, à compte d'auteur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Glossari del Perigórd Negre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1974: imp. Carrère : Rodez), lexique de 500 pages dans lequel il s'attache à ne relever que les termes dont la consonance et souvent l'orthographe ne sont pas trop voisines du français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Biais de dire en Perigórd&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1974 : imp.Gerbert : Aurillac), complément du &lt;em&gt;Glossari&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;« &lt;em&gt;le &lt;/em&gt;glossari&lt;em&gt;, dit-il, n'est en quelque sorte que le reliquaire somptueux des vocables du Périgord Noir. Il n'est porteur d'aucun germe de vie et pourrait tout aussi bien concerner une langue morte. Le présent recueil, tout au contraire, est l'exposition de notre langue dans sa vie réelle de chaque jour, dans son éclat de langue bien vivante. Ici nous avons lié en gerbes notre collecte des expressions, idiotismes et tours syntaxiques dont use notre parler.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Quelques exemples&lt;/span&gt; : &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;A pas la carampa pèus dets&lt;/em&gt; – il n'a pas la crampe aux doigts, il est laborieux. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;A dèus uèlhs que traucon&lt;/em&gt; – il a les yeux vifs et perçants. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cozinier de la sopa freja&lt;/em&gt; – Mauvais cuisinier. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Aver lo ventre tras l'esquina&lt;/em&gt; – Avoir le ventre creux.&lt;br /&gt; &lt;em&gt;I aurà de capels de resta&lt;/em&gt; – Il y aura beaucoup de morts. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Li manca una bulida&lt;/em&gt; – Il lui manque un peu de cuisson, manque de jugement. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Es tant cargat d'escuts coma un grapal de plumas&lt;/em&gt; – Il a autant d'écus qu'un crapaud a de plumes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Proverbis et dittons del Perigord&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : imp. Gerbert Aurillac 1974): il s’agit de trois cahiers se rapportant aux mois et saisons pour le premier, à la semaine, aux jours, aux fêtes et aux saints pour le deuxième et au temps et aux intempéries pour le troisième. &lt;br /&gt;Voici l’introduction qu’il rédige pour ce travail :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;« &lt;em&gt;À l'heure où la Langue d'oc est de plus en plus abandonnée, voici que des jeunes ressentent cet abandon comme une frustration et aspirent à reconquérir le parler de leur race. Hélas ! Ils ne l'entendent plus autour d'eux et souffrent de ne pouvoir confronter l'enseignement de l'école à la réalité vivante. Ce témoignage que les vivants ne peuvent plus rendre, les générations passées nous le transmettent au moyen de ces sentences familières que sont les proverbes et les dictons […]Que de mots savoureux enchâssés dans des phrases lapidaires à la syntaxe infaillible ! C'est là et seulement là que nos jeunes retrouveront la langue dont on les a frustrés&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Quelques exemples&lt;/span&gt; : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Se mars non marseja, tot l'an n'a l'enveja&lt;/em&gt; – si mars ne suit pas sa nature toute l'année s'en ressent. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cand lo picatal picateja, pel bósc l'i pleu o venteja&lt;/em&gt; – Quand le pic-vert frappe au bois, il pleut ou il vente. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lo que dejuna orgulhos, sopará vergonhos&lt;/em&gt; – Celui qui déjeune orgueilleux, soupera honteux. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Las bonas fonts se vezon a la sequiera, lus bons amics, a la pauriera&lt;/em&gt; – On juge des bonnes sources durant la sécheresse, et des bons amis dans l'infortune.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La syntaxe occitane du Périgord&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1976 : imp.Gerbert Orlhac) &lt;br /&gt;Dans l'introduction de cet ouvrage il écrit :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;« &lt;em&gt;La langue se meurt, et le peu qu'il en reste de vivant se contamine chaque jour au contact de la syntaxe française. On croit parler occitan mais, trop souvent, on emploie un jargon français accoutré de quelques mots d'oc. Le danger est grand, il est mortel. Ne perdons plus notre temps à de stérilisantes querelles de graphie. La langue n'est pas là, ce n'en est que la vêture... La graphie n'a pour but que de traduire la sonorité de la langue. Elle n'est que le résultat de conventions et peut donc évoluer… L'urgent, actuellement est de sauver ce qui fait la langue : la syntaxe.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Dernières publications&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Pierre Miremont écrira jusqu'à son dernier souffle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des « &lt;em&gt;racontes risolièrs&lt;/em&gt; » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Espofinadas&lt;/em&gt; (1971) ; &lt;em&gt;Lo devinaire&lt;/em&gt; (1973) ; &lt;em&gt;Contes pel brave monde&lt;/em&gt; (1976) ; &lt;em&gt;Contes peus petits èlhs&lt;/em&gt; (1973) ; &lt;em&gt;Bastard de curèt&lt;/em&gt; (1975). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une lettre au Majoral Monestier il écrit le 30 Novembre 1975 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;ce ne sont pas des œuvres qui font le plus honneur à notre langue, je les écris seulement pour que les gens puissent en rire et lire de la bonne langue... écrite dans une syntaxe saine.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Voici un extrait qui donnera une idée de l’ensemble : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A l'escóla&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lo rijent ven de decialar à sus elevas lus misteris del biais que se farga lo plural. Aorà se vól donar comte s'an plan compres e comensa :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt; - Quand dins un ostal l'i nais un nenet : quó's lo ?… &lt;br /&gt;- Singulièr ! Siscla tota la classa. &lt;br /&gt;- Van plan ; e se n'i a dos, quó's ?...&lt;br /&gt; -De bessons !&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Espofinadas&lt;/em&gt;, p. 47&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;em&gt;Muratel&lt;/em&gt;, œuvre de toute une vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Il s'agit d'un long poème épique de douze chants en vers, commencé en 1925, repris de nombreuses fois et terminé en 1975. Ce récit en vers est inspiré d'une légende locale sur le seigneur du Château de Muratel près de Terrasson. Quand on ouvre le livre, on est de suite pris par la richesse de la langue, l'habileté du poète qui jongle avec les mots avec une grande maîtrise.&lt;a id="2" href="#note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Co's l'istôria dolenta e bloza &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De Gui sans pôu, lo trobador &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qu'anguet raubar son amoroza, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Berta, que l'aimava d'amor, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Al pellant que l'avia, dins son castel, portada &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E que rabios, la gardava clavada, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tot amont a l'ensus de sa pus nauta tor.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rassa rasseje&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : dans ces 46 poèmes publiés en 1978, il exprime sa satisfaction d'avoir œuvré pour que vive la langue d'oc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pel medre avenidor &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Uros lus que son mórts comols d'óbras de vita, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Que, sans se revirar, buteron lor prefach. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Uros lo que s'enderm, un cóp l'óbra complida, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Arland de tant de grun que jitet a jaufat. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Uros lo que s'estira al siaud de la talvera, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Après lo seme drut e lo medre rossel. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Uros lo qu'es tombat en crozar lais gavelas, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lus dets claufits de lum e lo solelh pèus èlhs. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Uros lo que se'n vay, juntant sais mans rimadas &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sus la garba ligada a redórta d'amor. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Uros lus que son mórts riches de lor suzor, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Partits lo granier plen e la terra abladada &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pel medre avenidor.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cuers, 01-07-1975&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Lorsque vous voyez cette masse d'œuvres, vous êtes presque effrayé et vous vous demandez comment une vie d'homme a pu suffire pour réaliser une telle tâche », écrira Marcelle Drutel dans &lt;em&gt;Vido vidanto, riboun- ribagno&lt;/em&gt;, Estamparie Bene, Nimes, 1983&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie de l'auteur&lt;a id="3" href="#note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- 46 livres édités à compte d'auteur :&lt;br /&gt; &lt;em&gt;- 25 recueils de poèmes &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- 11 livres en prose &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- 10 pièces de théâtre &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- 3 livres édités après sa mort par le majoral Monestier &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Nombreux inédits&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;En français&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;h4&gt;a- Poésie&lt;/h4&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- 1939 : &lt;em&gt;Le cricri de la crèche&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- 1940 : &lt;em&gt;Chansons de caserne&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- 1928 : &lt;em&gt;Profils Terrassonnais&lt;/em&gt; (sonnets), imprimerie de la Vézère, Montignac. &lt;br /&gt;- 1931 : &lt;em&gt;Nouveaux profils&lt;/em&gt;, Imprimerie de l'Argonne, Bordeaux &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Chant de grillon&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Cœur de grillon&lt;/em&gt; 193?, &lt;em&gt;Autres profils&lt;/em&gt; (sonnets), Imprimerie de l'Argonne, Bordeaux &lt;br /&gt;- 1946 : &lt;em&gt;Nos mois harmonieux&lt;/em&gt;, Kaiserslautern, Rohr &lt;br /&gt;- 1946 : &lt;em&gt;Chants de prisonnier&lt;/em&gt;, Kaiserslautern, Rohr&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h4&gt;b- Prose&lt;/h4&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- 1983 : &lt;em&gt;La littérature d'oc, des troubadours aux Félibres&lt;/em&gt;, avec Jean Monestier, P. Fanlac, Périgueux. &lt;br /&gt;- 1985 : &lt;em&gt;Le Félibrige et la langue d'oc&lt;/em&gt;, avec Jean Monestier, Imp. Réjou Périgueux&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;En langue d'oc&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;h4&gt;a- Poesia&lt;/h4&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- 1939 : &lt;em&gt;Visto dèus mounts&lt;/em&gt;, Toulouse, imp.Sentein. &lt;br /&gt;- 1934 : &lt;em&gt;Jous l'casque&lt;/em&gt;, Rodez, Subervie. &lt;br /&gt;- 1935 : &lt;em&gt;Resouns de Ruhr&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1940 : &lt;em&gt;Joul's soulelh dèus troubadors&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1940 : &lt;em&gt;Pantais d'un grelh&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;- 1946 : &lt;em&gt;Cantics e pregarias&lt;/em&gt;, Préface de Marcel Ducros, Kaiserslautern, Heinz Rohr &lt;br /&gt;- 1946 : &lt;em&gt;Noels e Nadalets&lt;/em&gt;, Kaiserslautern,Heins Rohr. &lt;br /&gt;- 1953 : &lt;em&gt;Guerra kaki&lt;/em&gt;, Rodez, Supervie. &lt;br /&gt;- 1967 : &lt;em&gt;Planh de faidit&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1969 : &lt;em&gt;Darrer'ls barbelats&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1974 : &lt;em&gt;Al solelh d'amor&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue. Salingardes. &lt;br /&gt;- 1971 : &lt;em&gt;Dolencia&lt;/em&gt;, Aurillac, Imprimerie du Cantal, Edition du Centre. &lt;br /&gt;- 1972 : &lt;em&gt;Jol cel del Perigord&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1975 : &lt;em&gt;Jol solelh d'oc&lt;/em&gt;, Aurillac, Imp. Gerbert. &lt;br /&gt;- 1978 : &lt;em&gt;Rassa rasseje !&lt;/em&gt; Aurillac, Imp. Gerbert. &lt;br /&gt;- 1979 : &lt;em&gt;Muratèl&lt;/em&gt; (poèma epic), Villefranche de Rouergue, Salingardes.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h4&gt;b- Pròsa&lt;/h4&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- 1948 : &lt;em&gt;Dichas de cattivitat&lt;/em&gt;, Préface de L.de Lastic, [s .i][s.n][s.d] &lt;br /&gt;- 1973 : &lt;em&gt;Contes peus petits elhs&lt;/em&gt; (proza), Rodez, Imp. Carrère. &lt;br /&gt;- 1973 : &lt;em&gt;Lo devinaire&lt;/em&gt; (galejadas), Aurillac, Éd du Centre. &lt;br /&gt;- 1975 : &lt;em&gt;Bastard de curèt&lt;/em&gt;, Rodez, Imp. Carrère. &lt;br /&gt;- 1976 : &lt;em&gt;Contes pel brave monde&lt;/em&gt; (proza), Rodez, Imp. Carrère. &lt;br /&gt;- 1971 : &lt;em&gt;Espofinadas&lt;/em&gt; (contes gais), Aurillac, Éd du Centre, Imp. du Cantal. &lt;br /&gt;- 1974 : &lt;em&gt;Proverbis e dittons del Perigord&lt;/em&gt; (3 cahiers), Aurillac, Imp. Gerbert. &lt;br /&gt;- 1974 : &lt;em&gt;Biais de dire en Perigord &lt;/em&gt;(estudi) : Aurillac, Imp. Gerbert. &lt;br /&gt;- 1974 : &lt;em&gt;Glossari del Perigord Negre&lt;/em&gt;, Rodez. Imp.Carrère. &lt;br /&gt;- 1976 : &lt;em&gt;La Syntaxe occitane du Périgord&lt;/em&gt;, Orlhac, Imp. Gerbert. &lt;br /&gt;- 1977 : &lt;em&gt;Femnas e Miquelets &lt;/em&gt;(racontes d'amor e de guerra) : Nîmes. Imp. Bené. &lt;br /&gt;- 1985 : &lt;em&gt;Brondilhs&lt;/em&gt;, Le Bugue, Imp. PLB.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h4&gt;c- Teatre en òc&lt;/h4&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- 1922 : &lt;em&gt;Lou foutougrafe de fiero&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;- 1934 : &lt;em&gt;Chas'l foutougrafe&lt;/em&gt;, Montignac. Imprimerie de la Vézère. &lt;br /&gt;- 1931 : &lt;em&gt;Lou bilhet de femna&lt;/em&gt;, Montignac, Imprimerie de la Vézère. &lt;br /&gt;- 1927 : &lt;em&gt;Pàures medecins&lt;/em&gt;, Montignac, Imprimerie de la Vézère. &lt;br /&gt;- 1937 : &lt;em&gt;La Nora&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1939 : &lt;em&gt;Perqué Soustena se maridèt pas ?&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes. &lt;br /&gt;- 1952 : &lt;em&gt;L'Espion&lt;/em&gt;, Rodez. Imp. Subervie. &lt;br /&gt;- 1951 : &lt;em&gt;La Lotaria&lt;/em&gt;, Rodez, Imp. Subervie. &lt;br /&gt;- 1952 : &lt;em&gt;Guston se vol far medecin&lt;/em&gt;, Rodez, Subervie &lt;br /&gt;- 1950 : &lt;em&gt;Lo Quorum&lt;/em&gt;, Villefranche de Rouergue, Salingardes.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Inédits&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- &lt;em&gt;Étude sur le troubadour Cadenet&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Le Félibrige et sa doctrine&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Conferéncias en Alemanha&lt;/em&gt; (données en 1946-1950)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Orlina&lt;/em&gt; (drame en vèrs) &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;La Font del Gat&lt;/em&gt; (roman) &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Mus Cridals Cattius&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Libre d'or deus Embarbelats&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Garsas de femnas&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Teatre d'Oc&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains des livres édités sont encore en vente au Bournat du Périgord, 13 rue Klébert, 24000-Périgueux 24000. Ils sont consultables au CIRDOC. &lt;br /&gt;Le Bournat à Périgueux possède des cahiers manuscrits, qu’il faudrait inventorier.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;1. Dans la graphie des&lt;em&gt; Embarbelats&lt;/em&gt; « à » est mis pour « á ». Quand l'imprimeur ne possède pas le caractère « á » il le remplace par « â ». &lt;a href="#1"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;2. Pierre Miremont écrit « ó » pour « ò » et lorsque l'imprimeur ne dispose pas de ce caractère il remplace « ó » par « ô ». &lt;a href="#2"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;3. Certains des ouvrages signalés par plusieurs sources (Marcelle Drutel, Zéphirin Bosc) n’ont pas pu être matériellement retrouvés, d’où l’absence de références bibliographiques. Par ailleurs, Miremont payait lui-même les imprimeurs. Il fonctionnait avec des souscriptions et parfois des mécènes. Il n'a pas eu assez d'argent pour publier tout ce qu'il aurait voulu. &lt;a href="#3"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Géographe, historien, linguiste, analyste de la réalité provençale et plus largement occitane, infatigable militant et pédagogue de la langue et de la culture d’oc et tout particulièrement provençale, détenteur d’un savoir encyclopédique en la matière, ce Ciotaden revendiqué a consacré quasiment tous ses instants à cette passion et à cette mission dans lesquelles l’engagement individuel s’alliait intimement au sens du collectif.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Martin, Guy (1933-2008)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Guiu Martin (forme occitane du nom)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Né le 17 décembre 1933 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), mort à La Ciotat le 26 mai 2008, il est issu d’une famille ciotadenne et marseillaise qui compte des ascendants génois et vendéens, mais aussi alpins (Faucon de Barcelonnette). Son père intègre la marine marchande comme mousse puis, par formations et promotions successives, exerce la profession de chef de cuisine et ensuite d’intendant sur les paquebots des grandes lignes. Sa mère entretenait de forts rapports amicaux avec la petite fille du chansonnier et écrivain marseillais Victor Gelu dont les descendants possédaient une villa aux Lecques (commune de Saint-Cyr-sur-Mer attenant à celle de La Ciotat).&lt;br /&gt;Enfant durant la guerre, il suit ses parents qui se réfugient dans le village contigu de Ceyreste, après des bombardements destructeurs sur La Ciotat. Après l’école primaire et le cours complémentaire locaux, il intègre l’école normale d’Aix-en-Provence. En 1962, mobilisé en Algérie, il est un témoin actif qui prend part au refus du contingent de suivre les généraux putschistes. Il exerce en début de carrière dans l’enseignement primaire dans son département d’origine puis, une fois certifié d’histoire-géographie, il entre dans le secondaire. Cependant, comme il l’a souligné à plusieurs reprises, il sacrifie le développement d’une carrière universitaire à l’enracinement local et à la volonté du &lt;em&gt;vieure au païs&lt;/em&gt;. Ainsi exerce-t-il ses fonctions dans quelques postes du Var et des Bouches-du-Rhône, dont La Ciotat et Aubagne. Par la suite, il dispense également des cours pour les étudiants des universités de l’académie d’Aix-Marseille. Par choix délibéré sa vie professionnelle et familiale se déroule à La Ciotat où se trouve sa résidence principale, puis à Vachères (Alpes de Haute-Provence) durant les périodes de congé, village où, avec sa femme Suzanne, elle-même enseignante, ils ont acquis une résidence secondaire dans le cœur du vieux village. Il avoue, parallèlement à son attachement profond à son canton maritime de naissance, une passion pour le haut-pays dont il rappelle que certains de ses ancêtres provençaux sont descendus cf supra, Faucon de Barcelonnette). Ainsi peut-il embrasser, à travers sa lignée et ses lieux de résidence, la diversité complémentaire de l’espace régional.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la Renaissance d’Oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Du Félibrige à l’occitanisme&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Dès sa scolarité en École normale (fin des années quarante – début des années cinquante) il manifeste son intérêt pour la langue et la culture provençales, ce qui l’amène à rejoindre le groupe du &lt;em&gt;Calèn de Marsiho&lt;/em&gt;, encore affilié au Félibrige et à se lier d’amitié avec le poète marseillais Jòrgi Reboul, Glaudi Barsotti et Lucienne Porte-Marrou, liens qui ne devaient jamais se rompre. Les évolutions sociale, politique, économique et les conservatismes institutionnels l’amènent par la suite à s’engager dans la voie d’un occitanisme toujours tempéré par le souci d’affirmer et de préserver les spécificités de toutes les parties du grand espace d’oc. Il rencontre Robert Lafont, devient un de ses collaborateurs et mène avec lui des réflexions communes en matière économique, d’aménagement du territoire et institutionnelle qui illustrent son engagement et le rôle important qu’il joue dans le nouvel occitanisme des années 60 et suivantes.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Le militant&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Son attachement particulier à la Haute-Provence, complémentaire et non oppositionnel à celui de la Basse-Provence, l’amène à soutenir le développement culturel local, illustration contemporaine de la très ancienne dialectique &lt;em&gt;autura-baissa&lt;/em&gt; qu’il a toujours aimé à souligner tout au long de sa vie. &lt;br /&gt;C’est à ce titre qu’il s’engage notamment très tôt dans la défense du milieu contre l’implantation des fusées sur le plateau d’Albion, contre le tracé actuel de l’autoroute B 52 (il existe dans les archives de l’INA un reportage des actualités régionales dans lequel il intervient en sa qualité de géographe pour proposer un tracé alternatif&lt;a id="1" href="#note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;), contre l’extension du camp militaire de Canjuers. &lt;br /&gt;Très sensibilisé à la cause du catalanisme, il soutient sans relâche les activités du cercle catalan de Marseille, présidé par un opposant résolu au régime franquiste, Francesc Panyella, dont il est l’ami. Son intérêt se manifeste également par l’étude de la langue et de la culture catalanes. &lt;br /&gt;Il participera de façon très active à divers travaux et actions qui aboutiront à fédérer au niveau local les forces qui porteront François Mitterrand à la présidence de la République. Selon le site &lt;em&gt;laregionoccitanie.fr&lt;/em&gt; il aurait été « la cheville ouvrière » dans l’élaboration de projets de lois en faveur de l’enseignement des langues de France&lt;a id="2" href="#note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Plus tard, son régionalisme convaincu le portera à être un des fondateurs et le premier président du mouvement « Région Provence », organisation militante dont l’objectif statutairement affiché est de « faire entendre la voix de la Provence dans le débat politique » et d’œuvrer pour « une véritable régionalisation ». &lt;br /&gt; Il ne ménage pas non plus son soutien continu au monde associatif.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Le pédagogue, le « géo-historien » et le linguiste&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Détenteur d’une somme considérable de connaissances spécialisées et reconnu pour ses compétences d’analyste pointu des réalités régionales, il fait preuve au quotidien de ses qualités pédagogiques dans les trois niveaux d’enseignement institutionnels (primaire, secondaire et supérieur), auxquels il convient d’ajouter sa participation à des sessions de formation continue à destination de fonctionnaires ayant besoin d’un éclairage affiné sur l’histoire et le territoire régionaux et enfin à des interventions et à des conférences dans les cadres institutionnel, associatif ou militant.&lt;br /&gt; Pratiquant une approche globale de la problématique régionale, il&amp;nbsp; utilise lui-même volontiers le terme de « géo-histoire » pour mieux l’appréhender. Les innombrables notes qu’il a laissées sur feuilles volantes montrent son souci permanent d’approfondissement de la connaissance de la langue et sa réflexion sur les thématiques politique, économique, culturelle, linguistique et environnementale de la région provençale et plus largement sur l’espace occitan. &lt;br /&gt;Il est enfin important de rappeler que sa position vis à vis de la question de la graphie du provençal a été celle de l’ouverture et de la tolérance, reconnaissant le fait qu’il y a deux orthographes historiques de la langue d’oc en Provence, comme cela est rappelé dans la préface de la méthode d’apprentissage du provençal dont il est le co-auteur avec Alain Barthélemy-Vigouroux. En effet, si leur choix se porte sur la graphie classique, tous deux affirment cependant :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; padding-right: 5pt;"&gt;« &lt;em&gt;Quoiqu’il en soit, l’importance de la production écrite de tradition mistralienne en basse Provence, qui continue de prouver sa vitalité de nos jours, impose à toute personne qui souhaite s’approprier la pratique du provençal d’être capable de lire couramment l’orthographe qu’elle utilise, et d’en maîtriser les règles fondamentales afin de pouvoir l’écrire, au prix de quelques vérifications de détails. C’est pourquoi notre manuel comporte une initiation solide à l’orthographe mistralienne.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Activités associatives et politiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;ul&gt;&#13;
&lt;li&gt;Membre du Comité de rédaction du bulletin pédagogique du Centre régional d’études occitanes Provence (CREOP) et rédaction d’articles (années 70)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Président d’honneur du CREOP au début des années 2000&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Membre du comité de rédaction de la revue occitane &lt;em&gt;Viure&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Président de la Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc (F.E.L.C.O.) dans les années 90&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Président de l’association de promotion et de diffusion de la chanson provençale &lt;em&gt;Cantar&lt;/em&gt; qui a fait connaître le chanteur René Sette&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Fondateur, président et/ou membre de diverses associations locales et régionales à vocation pédagogique et culturelle ainsi que de défense de l’environnement&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Adhérent au Parti socialiste à la fin des années 70 et dans les années 80 (jusqu’à une date indéterminée)&lt;/li&gt;&#13;
&lt;li&gt;Co-fondateur et président du mouvement « Région Provence »&lt;/li&gt;&#13;
&lt;/ul&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie de Guy Martin&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="line-height: 150%; text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;(non exhaustive, classement par date de parution)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Bibliographie primaire&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy : Sud ou Occitanie ? Marseille, Lo Calen de Marselha, 1967 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- BAYLON Christian, LAFONT Robert, BARSOTTI Claude, MARTIN Guy, POGGIO Yves : Parlam Provençau, version provençale, collection Paraula occitana, Marseille, Lo Calen – GLEP – CREOP, CRDP, 1971 (302 p.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Collectif (sous la direction de Robert Lafont) : Le Sud et le Nord, Toulouse, Privat éditeur, 1971 (249 p.) Guy Martin a rédigé le premier chapitre intitulé « Du relief aux hommes » (p. 13 à p. 72) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy : Provence au présent, 44 textes d’oc pour les Provençaux d’aujourd’hui, CREP Provence, 1978 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- PORTE-MARROU Lucienne, MARTIN Guy (contributeur) : Dançar au païs, Avignon, Institut d’Estudis Occitans Vauclusa-Ventadorn, 1983 (277 p.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy : « Le poète de Marseille, Victor Gelu » (p. 45 à p. 63), in l’ouvrage collectif Victor Gelu Poète de Marseille Marseille au temps de Victor Gelu, Institut d’Études occitanes, Centre Régional d’Études Occitanes de Provence, sans date (1985 ?) (63 p.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy : « Notes sur le parler de Victor Gelu mis en perspective avec l’espace linguistique occitan » (p. 201 à 228) in édition de Nouvè Grané, Centre régional d’études occitanes de Provence, Aix-en-Provence, Université de Provence, 1987 (229 p.) &lt;em&gt;Cette édition du roman de V. Gelu est le fruit du travail collectif d’ « une équipe animée par Gérard Gouiran, composée d’Alain Barthélemy, Jean-Yves Casanova et Guy Martin »&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Association régionale des professeurs d’histoire et de géographie (ouvrage collectif) : Le Territoire régional Provence, Alpes, Côte d’Azur, Aix-en-Provence, Région Provence Alpes Côte d’Azur – Université d’Aix-Marseille – Institut de géographie, 1992 (168 p.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- LÈBRE Élie, MARTIN Guy, MOULIN Bernard : Dictionnaire de base français-provençal, Centre regionau d’Estudis occitans Provença, 1992 (432 p.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- BARTHÉLEMY-VIGOUROUX Alain, MARTIN Guy : Comment écrire le provençal en orthographe classique (brochure), AELOC (snl, sd, vers 1995), 24 p. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy, MOULIN Bernard : Grammaire provençale et cartes linguistiques, Aix-en-Provence, Comitat sestian d’Estudis occitans, CREO Provença, 1998 (192 p.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy : « Pratiques et modèles alimentaires en Haute et Basse Provence, 1 – Des origines à la consécration » in revue Le patrimoine de Vachères, publiée par l’association éponyme, n° 15, décembre 1998, 36 p. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MARTIN Guy : « Pratiques et modèles alimentaires en Haute et Basse Provence, 2 – Une cuisine de la diversité, de l’équilibre et du goût » in revue Le patrimoine de Vachères, publiée par l’association éponyme, n° 16, juillet 1999, 44 p. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- BARTHÉLEMY-VIGOUROUX Alain, MARTIN Guy : Manuel pratique de provençal contemporain Parler, lire et écrire le provençal d’aujourd’hui, Aix-en-Provence, Edisud, 2000 (447 p. + 1 CD). (Deuxième édition : 2007 Troisième édition : 2017) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- FETTUCIARI Jòrgi, MARTIN Guiu, PIETRI Jaume : Dictionnaire provençal-français Diccionari provençau-francés, L’Escomessa, CREO Provença, Aix-en-Provence, Diffusion Edisud, 2003 (571 p.)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Traductions en occitan-provençal&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;strong&gt;(classement par date de parution)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;- LERAUT Patrice J. A., Liste systématique et synonymique des lépidoptères de France, Belgique et Corse (2e édition), supplément à Alexanov, 45, rue Buffon, Paris (5e), 1997 (526 p.) : traduction en oc-provençal du résumé de Patrice Léraut relatif aux lépidoptères recensés en Provence, avec carte (p. 385) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- BELLAGAMBA : Dins mon païs, Orange, Grandir, 1999 (20 p.) (adaptation pour la jeunesse) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- BÉRENGUIER Victor : Balthazar, l’âne testard, Saint-Martin de la Brasque, le Lutin malin, 2003 (95 p.) (adaptation pour la jeunesse)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Enregistrements&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Lectures occitanes, Avignon, Instituts d’études occitanes, 1975 (disque 33 t., 30 cm, en collaboration avec Pierre Bec et Joseph Migot)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Bibliographie secondaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- FOURIÉ Jean, Dictionnaire des auteurs de langue d’Oc de 1800 à nos jours, Aix-en-Provence, Felibrige Edicioun, 2009 (371 p.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- site data.bnf.fr/guy martin&lt;/p&gt;&#13;
&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;1. Émission &lt;em&gt;La France défigurée&lt;/em&gt; du 22 juillet 73, consultable sur le site de l’I.N.A. : &lt;a href="https://www.ina.fr/video/CAF93027867/autoroute-b52-aubagne-toulon-video.html"&gt;&lt;em&gt;https://www.ina.fr/video/CAF93027867/autoroute-b52-aubagne-toulon-video.html&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de 00:06:50 à 00:07:45 &lt;a href="#1"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;2. Rubrique « Biographie des personnes qui ont marqué (ou marquent) l’histoire de l’Occitanie » &lt;a href="#2"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note3" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;3. Documents remis au Cep d’oc, Ostau de Provença, à Aix-en-Provence mais non encore inventoriés &lt;a href="#3"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers)</text>
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                <text>Recherche en domaine occitan (Montpellier)</text>
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                <text>Condò Sambeat, Jusèp (1867-1919)</text>
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                <text>Condò Sambeat, Jusèp (1867-1919)</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Jusèp Condò Sambeat est un écrivain félibre, connu aujourd'hui comme la figure emblématique de la renaissance linguistique et littéraire aranaise.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Forme référentielle&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condò Sambeat, Jusèp&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condò Sambeat, Josèp (autre orthographe du nom)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condó Sambeat, Jousèp&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condó Sambeat, Jûsep&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condó Sambeat, Joseph&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Il naît à Montcorbau, dans le Val d'Aran, le 29 mars 1867, et il se destine à une carrière religieuse : il est ordonné prêtre le 28 mai 1891. Son instruction s'est faite dans plusieurs villes du Val d'Aran puis de Catalogne. Il commence à exercer dans l'Alt Urgell, puis il part pour l'Aragon et ne revient dans le Val d'Aran qu'au début du XX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle : il exerce à Gesse en 1905, puis à Salardú. Il meurt de maladie le 5 août 1919 à Bossost.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Sa langue maternelle est l'aranais, mais c'est une langue qui ne s'écrit pas à cette époque, ou très peu. Ses premiers écrits littéraires sont des poèmes en catalan, qu'il présente à l'&lt;em&gt;Acadèmia Mariana&lt;/em&gt; de Lleida. Il écrit aussi quelques textes religieux en castillan. Après son retour dans le Val d'Aran, il se met à écrire en aranais : il présente son poème « Era Val d'Aran » aux Jeux Floraux de Lleida en 1912. L'année suivante le même poème ainsi qu'un autre, « Horaci a Mecenas », paraissent dans la &lt;em&gt;Revue de Comminges&lt;/em&gt; et dans &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt; (organe de l'&lt;em&gt;Escòlo deras Pirenéos&lt;/em&gt;). Cette première publication dans la revue du Félibrige commingeois marque l'entrée de Condò dans les rangs félibréens, et elle sera suivie d'autres publications. Bernard Sarrieu (1875-1935), fondateur de l'Escòlo et animateur zélé du Félibrige gascon, toujours en recherche de nouveaux correspondants et contributeurs, rassemble les manuscrits de Condò après sa mort dans l'optique de publier ses œuvres complètes. Le projet n'ayant pas vu le jour, ce sont les derniers animateurs de l'&lt;em&gt;Escòlo&lt;/em&gt;, Jules et Yvonne Ponsolle, qui composent un recueil d'œuvres publiées et inédites de Condò sous le titre d'une de ses œuvres principales, &lt;em&gt;Era isla des Diamants&lt;/em&gt;, en 1981.&lt;br /&gt; Reste à savoir comment Condò a décidé d'écrire en aranais : est-ce Bernard Sarrieu qui l'a incité à le faire ? Ou faut-il plutôt chercher du côté d'un autre écrivain aranais, par exemple Jusèp Sandaran Bacaria (1875-1942), qui a précédé de quelques années Jusèp Condò Sambeat dans la défense de l'aranais e qui a lui aussi été publié dans la revue &lt;em&gt;Era Bouts&lt;/em&gt; ? &lt;br /&gt;Condò et Sandaran ont tous deux travaillé sur la langue. Condò a publié un « Vocabulari Aranés » paru dans le &lt;em&gt;Butlletí de Dialectologia Catalana&lt;/em&gt; (1915), il a commencé à travailler sur une grammaire et il a élaboré une graphie un peu « hybride », teintée d'influences graphiques catalanes, castillanes et occitanes (félibréennes). Sa graphie personnelle semble plus proche de la graphie catalane, mais il existe des manuscrits de sa main dans la graphie de l'&lt;em&gt;Escòlo deras Pirenéos&lt;/em&gt; (élaborée par Sarrieu). Signalons le fait que Condò a été sollicité comme informateur pour l'&lt;em&gt;Atlas lingüístic de la Vall d'Aran&lt;/em&gt; de Antonio Griera, et qu'il a compté au nombre des sources de Joan Coromines pour son ouvrage&lt;em&gt; El parlar de la Vall d'Aran&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; En ce qui concerne sa production littéraire, elle se compose principalement de poèmes et dans une moindre mesure de prose (théâtre, contes), qui ont majoritairement pour sujet le Val d'Aran ou des thèmes religieux (les deux étant souvent mêlés). L'œuvre &lt;em&gt;Era Isla des Diamants&lt;/em&gt; est une fiction qui s'appuie sur le contexte colonialiste pour imaginer « l'exportation » du Val d'Aran dans une île des Philipines où il jouirait d'une autonomie économique et sociale, émancipée de toute autorité politique espagnole pour promouvoir la culture aranaise. Christian Lagarde qualifie l'œuvre de « parabole » plutôt que de roman, d'une part à cause de son volume (qui ne justifie pas le nom de roman) et de sa structure littéraire mais aussi en raison de la place de la morale et du discours évangélique dans le récit&lt;a id="1" href="#note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; . &lt;br /&gt;Selon Michel Camélat, Condò s'est principalement inspiré d'auteurs catalans&lt;a id="2" href="#note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Il a lu entre autres Jacint Verdaguer (1845-1902), auteur célèbre contemporain de la &lt;em&gt;Renaixença&lt;/em&gt; catalane. &lt;br /&gt;En 1989, le &lt;em&gt;Conselh Generau d'Aran&lt;/em&gt; crée en hommage le prix Mossen Condò Sambeat, pour récompenser des pièces de littérature aranaise.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;1. « Parabole de l'insularité: era isla des diamants, ou le val d'Aran de Condó Sambeat », in &lt;em&gt;Lengas&lt;/em&gt;, 1999, n°45, pp.95-108.&lt;a href="#1"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;2. « J. Condo Sambeat », in &lt;em&gt;Reclams&lt;/em&gt;, 1938, n°11/12, pp.300-302. Michel Camélat (1871-1962), écrivain gascon de Bigorre, fut un des fondateurs et animateurs de l'&lt;em&gt;Escole Gastou Febus&lt;/em&gt;.&lt;a href="#2"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliographie de l'auteur&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;-&amp;nbsp;Manuscrits conservés dans le fonds Escolo deras Pireneos (52 J 373-375) à l'annexe du Comminges à Saint-Gaudens des Archives Départementales de la Haute-Garonne : « Es Aranesi » ; « Victoria d'es Aranesi » ; « Era Caritat » ; « Cansoun d'et Praube » ; « Cartes de un hilh à sa mare » ; « Catecisme cûert » ; « Coundes cuèrts » ; « Et Loup è'ra Guinèu » ; « Ovidi à Mecenas » ; « Era millú flú » ; « Era Val d'Aran » ; « At deuant d'et Sant Cristu de Salardû » ; « Luenh dera pátria » ; « Era mare pátria » ; « Era Lengua aranesa » ; « Cansun d'era Garuna » ; « Nuguera pallaresa » ; « Era Net de Sant Juan » ; « Et Pastou as estrelhes » ; « Et darrè cant d'er Um » ; « Ena mort de M. Père Sarrieu » ; « Era Maladeta » ; « Era Isla des Diamants » ; « Sang noble è sang d'et poble ». &lt;br /&gt;- « Vocabulari aranes » in &lt;em&gt;Butlletí de Dialectologia Catalana&lt;/em&gt;, t. III, 1915. &lt;br /&gt;- Publicacions dins la revista &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt; a partir de 1913. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;La Caritat : coumèdia aranésa, en prôso è en un acte, floucada als Jocs Flouraus dera Scôlo en 1914&lt;/em&gt;. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1971. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Isla des Diamants&lt;/em&gt;. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1981. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Isla des Diamants&lt;/em&gt;. Vielha : Conselh Generau d'Aran, DL 2006. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Maladeta&lt;/em&gt;. [Vielha] : Conselh Generau d'Aran, [2009]. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Vocabulari aranés : extrèt deth vocabulari aranés de Jusèp Condò : adaptat ara grafia normativa&lt;/em&gt;. [Vielha] : Institut d'Estudis Aranesi, Acadèmia aranesa dera lengua occitana, deseme 2016. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sang nòble e sang deth pòble&lt;/em&gt;. [Casau, Lleida] : Institut d'Estudis Aranesi-Acadèmia Aranesa dera Lengua Occitana, 2017.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Jusèp Condò Sambeat es un escrivan felibre, conegut a l'ora d'ara coma la figura emblematica de la renaissença linguistica e literària aranesa.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identitat&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Forma referenciala&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condò Sambeat, Jusèp&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autras formas conegudas&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condò Sambeat, Josèp&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condó Sambeat, Jousèp&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condó Sambeat, Jûsep&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Condó Sambeat, Joseph&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Elements biografics&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Nais a Montcorbau, dins la Val d'Aran, lo 29 de març de 1867, e se destina a una carrièra religiosa : es ordonat prèire lo 28 de mai de 1891. Son instruccion s’es facha dins mai d’una vila de la Val d’Aran puèi de Catalonha. Comença d’exerçar en Naut Urgell, puèi partís en Aragon, e torna dins la Val d'Aran a la debuta del sègle XX : exerça a Gessa en 1905, puèi a Salardú.Morís de malautiá lo 5 d'agost de 1919 a Bossòst.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engatjament dins la renaissença d'òc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Sa lenga mairala es l'aranés, mas es una lenga que s'escriu pas de son temps, o pas gaire. Sos primièrs escriches literaris son de poèmas en catalan, que presenta a l’Acadèmia Mariana de Lleida. Escriu tanben d'unes tèxtes religioses en castelhan. Aprèp son retorn dins la Val d'Aran, comença d'escriure en aranés : presenta son poèma « Era Val d'Aran » als Jòcs Florals de Lleida en 1912. L'annada seguenta lo meteis poèma e un autre, « Horaci a Mecenas », pareisson dins la &lt;em&gt;Revue de Comminges&lt;/em&gt; e dins &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt; (organ de l'Escòlo deras Pirenéos). Aquela primièra publicacion dins la revista del Felibritge comengés marca l'entrada de Condò dins los rengs felibrencs, e serà seguida d'autras publicacions. Bernard Sarrieu (1875-1935), fondator de l'Escòlo e animator zelat del Felibritge gascon, totjorn en cèrca de novèls correspondents e contributors, recampa los manescriches de Condò aprèp sa mòrt dins l'amira de publicar sas òbras completas. Lo projècte aguent pas vist lo jorn, son los darrièrs animators de l'Escòlo, Jules e Yvonne Ponsolle, que compausan un recuèlh d'òbras publicadas e inedichas de Condò jos lo títol d'una de sas òbras màgers, &lt;em&gt;Era isla des Diamants&lt;/em&gt;, en 1981.&lt;br /&gt;Demòra de saupre cossí Condò decidiguèt d'escriure en aranés : foguèt Bernard Sarrieu lo motivator ? O caldriá puslèu cercar del costat d'un autre escrivan aranés, per exemple Jusèp Sandaran Bacaria (1875-1942), que precediguèt de qualques annadas Jusèp Condò Sambeat dins la defensa de l'aranés e que foguèt el tanben publicat dins la revista &lt;em&gt;Era Bouts&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;Tant Condò coma Sandaran trabalhèron sus la lenga. Condò publiquèt un « Vocabulari Aranés » paregut dins lo &lt;em&gt;Butlletí de Dialectologia Catalana&lt;/em&gt; (1915), comencèt de trabalhar sus una gramatica e elaborèt una grafia que se poiriá dire un pauc « ibrida », pastada d'influéncias graficas catalanas, castelhanas e occitanas (felibrencas). Se pòt dire que sa grafia personala es puslèu pròcha de la grafia catalana, mas se tròban de manescriches de sa man dins la grafia de l'Escòlo deras Pirenéos (elaborada per Sarrieu). De notar que Condò foguèt sollicitat coma informator per l'&lt;em&gt;Atlas lingüístic de la Vall d'Aran&lt;/em&gt; de Antonio Griera, e que comptèt al nombre de las sorsas de Joan Coromines per son obratge &lt;em&gt;El parlar de la Vall d'Aran&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Per çò qu'es de sa produccion literària, se compausa principalament de poèmas e dins una mendra mesura de pròsa (contes, teatre), qu'an per subjècte mai que mai la Val d'Aran o de tèmas religioses (los dos son sovent entremesclats). L'òbra &lt;em&gt;Era Isla des Diamants&lt;/em&gt; es una ficcion que s'apuèja sul contèxt colonialista per imaginar « l'exportacion » de la Val d'Aran dins una illa de las Filipinas ont gaudiriá d'una autonomia economica e sociala, emancipada de tota autoritat politica espanhòla per botar endavant la cultura aranesa. Christian Lagarde qualifica l'òbra de « parabòla » puslèu que de roman, d'una part per causa de son volum (que justifica pas lo nom de roman) e de son estructura literària mas tanben per la plaça de la morala e del discors evangelic dins lo raconte&lt;a id="1" href="#note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Segon Miquèu Camelat, Condò s'inspirèt mai que mai d'autors catalans&lt;a id="2" href="#note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Entre autres, legiguèt Jacint Verdaguer (1845-1902), autor famós contemporanèu de la &lt;em&gt;Renaixença&lt;/em&gt; catalana.&lt;br /&gt;En 1989, lo Conselh Generau d'Aran crèa en omenatge lo prèmi Mossen Condò Sambeat, per recompensar de pèças de literatura aranesa.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;p id="note1" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;1. « Parabole de l'insularité: era isla des diamants, ou le val d'Aran de Condó Sambeat », in &lt;em&gt;Lengas&lt;/em&gt;, 1999, n°45, pp.95-108.&lt;a href="#1"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p id="note2" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;2. « J. Condo Sambeat », in &lt;em&gt;Reclams&lt;/em&gt;, 1938, n°11/12, pp.300-302. Miquèu Camelat (1871-1962), escrivan gascon de Bigòrra, foguèt un dels fondators e animators de l'Escole Gastou Febus.&lt;a href="#2"&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Bibliografia de l'autor&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;-&amp;nbsp;Manescriches conservats dins lo fons Escolo deras Pireneos (52 J 373-375) a l'anèxa del Comenges a Sant-Gaudens dels Archius Departamentals de la Nauta-Garona : « Es Aranesi » ; « Victoria d'es Aranesi » ; « Era Caritat » ; « Cansoun d'et Praube » ; « Cartes de un hilh à sa mare » ; « Catecisme cûert » ; « Coundes cuèrts » ; « Et Loup è'ra Guinèu » ; « Ovidi à Mecenas » ; « Era millú flú » ; « Era Val d'Aran » ; « At deuant d'et Sant Cristu de Salardû » ; « Luenh dera pátria » ; « Era mare pátria » ; « Era Lengua aranesa » ; « Cansun d'era Garuna » ; « Nuguera pallaresa » ; « Era Net de Sant Juan » ; « Et Pastou as estrelhes » ; « Et darrè cant d'er Um » ; « Ena mort de M. Père Sarrieu » ; « Era Maladeta » ; « Era Isla des Diamants » ; « Sang noble è sang d'et poble ». &lt;br /&gt;- « Vocabulari aranes » in &lt;em&gt;Butlletí de Dialectologia Catalana&lt;/em&gt;, t. III, 1915. &lt;br /&gt;- Publicacions dins la revista &lt;em&gt;Era Bouts dera Mountanho&lt;/em&gt; a partir de 1913. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;La Caritat : coumèdia aranésa, en prôso è en un acte, floucada als Jocs Flouraus dera Scôlo en 1914&lt;/em&gt;. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1971. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Isla des Diamants&lt;/em&gt;. [s. l.] : Bibliouteco dera 'scolo deras Pirenéos, 1981. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Isla des Diamants&lt;/em&gt;. Vielha : Conselh Generau d'Aran, DL 2006. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Era Maladeta&lt;/em&gt;. [Vielha] : Conselh Generau d'Aran, [2009]. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Vocabulari aranés : extrèt deth vocabulari aranés de Jusèp Condò : adaptat ara grafia normativa&lt;/em&gt;. [Vielha] : Institut d'Estudis Aranesi, Acadèmia aranesa dera lengua occitana, deseme 2016. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sang nòble e sang deth pòble&lt;/em&gt;. [Casau, Lleida] : Institut d'Estudis Aranesi-Acadèmia Aranesa dera Lengua Occitana, 2017.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers)</text>
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                <text>Recherche en domaine occitan (Montpellier)</text>
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                <text>2018-11-20 Aurélien Bertrand</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Joseph Anglade est un romaniste fran&amp;ccedil;ais sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute; dans l'&amp;eacute;tude de la lyrique des troubadours, il est n&amp;eacute; le 11 octobre 1868 &amp;agrave; L&amp;eacute;zignan-Corbi&amp;egrave;res (Aude) et mort le 13 juillet 1930. &lt;br /&gt;Il est surtout reconnu pour son &amp;eacute;tude de l'&amp;oelig;uvre des troubadours Guiraud Riquier et Peire Raimon ainsi que pour son &lt;em&gt;Histoire sommaire de la litt&amp;eacute;rature m&amp;eacute;ridionale au Moyen-&amp;acirc;ge : des origines &amp;agrave; la fin du XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle&lt;/em&gt; (1921) qui a servi de manuel de base &amp;agrave; de nombreux jeunes &amp;eacute;tudiants en lyrique m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale occitane.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Anglade, Joseph (1868-1930)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes connues&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Jan-Pierre (Pseudonyme)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&amp;Eacute;lements biographiques&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Joseph Anglade fait ses &amp;eacute;tudes au Petit S&amp;eacute;minaire de Carcassonne, puis au lyc&amp;eacute;e de Toulouse. &amp;Eacute;tudiant &amp;agrave; Toulouse puis Montpellier, il obtient ses grade de licenci&amp;eacute; en 1892 puis d&amp;rsquo;agr&amp;eacute;g&amp;eacute; en 1896.&lt;br /&gt;&amp;Agrave; Montpellier, il fait la rencontre de celui dont il sera l&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve puis le plus fid&amp;egrave;le disciple Camille Chabaneau. Il part ensuite &amp;eacute;tudier deux ans en Allemagne, alors le foyer incontournable de la connaissance des troubadours. &lt;br /&gt;&amp;Agrave; son retour en France il enseigne au Coll&amp;egrave;ge de B&amp;eacute;ziers puis aux lyc&amp;eacute;es de Tulle, La Roche-sur-Yon, Montpellier et Bordeaux.&lt;br /&gt;En 1905 il soutient sa th&amp;egrave;se sur le troubadour Guiraud Riquier, un des derniers troubadours occitans n&amp;eacute; vers 1230 &amp;agrave; Narbonne et mort vers la fin du XIIIe si&amp;egrave;cle. Il est alors nomm&amp;eacute; &amp;agrave; Nancy o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tait d&amp;eacute;j&amp;agrave; suppl&amp;eacute;ant, puis l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e suivante &amp;agrave; la Facult&amp;eacute; de Rennes. C&amp;rsquo;est finalement en 1910 qu&amp;rsquo;il assure la succession d&amp;rsquo;Antoine Thomas et Alfred Jeanroy &amp;agrave; la Facult&amp;eacute; de Toulouse o&amp;ugrave; il demeure en poste jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; sa retraite.&lt;br /&gt; En 1914, il fonde l&amp;rsquo;Institut d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tudes M&amp;eacute;ridionales sur le mod&amp;egrave;le des s&amp;eacute;minaires allemands, il y prend en charge l&amp;rsquo;enseignement de la philologie. Il int&amp;egrave;gre parall&amp;egrave;lement &amp;agrave; cette activit&amp;eacute; les plus prestigieuses Acad&amp;eacute;mies toulousaines comme la Soci&amp;eacute;t&amp;eacute; Arch&amp;eacute;ologique du Midi de la France en 1910, l&amp;rsquo;Acad&amp;eacute;mie des Jeux Floraux en 1911 et l&amp;rsquo;Acad&amp;eacute;mie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres en 1918. La m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e il devient majoral du f&amp;eacute;librige.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Tout comme Paul Froment, le félibre-paysan de Floressas, Émilien Barreyre est un des exemples les plus remarquables de poète occitan issu véritablement du monde du travail, ayant réussi, avec peu d’instruction « institutionnelle », à bâtir une œuvre littéraire qui laisse rêveur le lecteur actuel. Barreyre est un paysan de la mer, un &lt;em&gt;malinèir&lt;/em&gt;, un marin. En ce temps-là, le Bassin d’Arcachon est un haut lieu de la pêche à la sardine (en plus de l’ostréiculture et du tourisme, déjà développé). Né à Arès, aux confins du pays de Buch et du Médoc, Barreyre exercera toute sa vie des métiers durs et ingrats : marin-pêcheur, militaire, gardien de sanatorium puis d’usine, tout en se montrant un membre actif du Félibrige. Cette vie de travail et de pauvreté est ourlée de récompenses qui pleuvent sur le poète-ouvrier pour ses oeuvres. Mistral, Palay, Camélat, sans oublier ses comparses girondins, les félibres Roger Romefort dit Gric de Prat ou encore son voisin Adrien Dupin, s’émerveillent de l’aisance poétique de cet Arésien taiseux, qui mourra en terre francilienne où il s’était exilé, sans avoir revu le Bassin d’Arcachon.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Barreyre, Émilien (1883-1944)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Émilien Barreyre est né le 20 avril 1883 à Arès, commune située au nord du Bassin d’Arcachon, où une plaque commémorative a été installée sur sa maison natale. Barreyre est issu d’un milieu essentiellement occitanophone : à la fin du XIXe siècle, l’occitan est la seule langue des pêcheur et des mariniers du pays de Buch. Sa mère ne parlera jamais véritablement français. Barreyre, issu d’une famille de pêcheurs, quitte l’école après le certificat d’études. Sa fille, Béline, raconte qu’il écrivait déjà des vers sur ses livres de classes. Barreyre devient pêcheur aux côtés de son père. Son frère aîné deviendra chauffeur de navire au long cours. Tout en maniant les rames ou le filet, Barreyre achète des manuels d’art poétique, essaie de comprendre la construction du vers et de la rime, et décide qu’il écrira désormais dans sa langue maternelle plutôt qu’en français. Il s’engage dans la Marine à 18 ans, et y reste cinq ans. Militaire, il reçoit une formation qui lui permet d’approfondir encore ses connaissances. Il s’inscrit à l’école Gastou Fébus, fondée depuis peu en Béarn par Simin Palay et Michel Camélat, avec qui il commence à correspondre. Pendant son passage à l’armée, il entame la rédaction de son premier recueil de poèmes, entièrement en occitan, &lt;em&gt;Las Malineyres&lt;/em&gt;, les « filles de la mer », qui raconte la vie des pêcheurs du pays de Buch, mais aussi reprend quelques mythes et légendes locaux. Le livre paraît en 1912 et reçoit un accueil unanimement favorable. Barreyre a l’émotion de recevoir les félicitations du vieux Frédéric Mistral en personne. Barreyre est célébré comme poète au-delà du cénacle félibréen. Palay et Camélat l’incitent à présenter son oeuvre au concours des Jeux Floraux, où elle est récompensée de l’Églantine d’argent. Contrairement à Paul Froment qui y mourra, Barreyre rapporte donc de l’armée une conscience de poète occitan et un tatouage en forme d’ancre de marine qui orne sa main. Chose inhabituelle : Barreyre bénéficie de l’appui de ses parents dans son entreprise poétique. Sa mère veille à ne pas le déranger quand il écrit et son père, également charpentier de bateaux, lui fabrique un bureau en bois de pin. Pendant la Première Guerre mondiale, Barreyre est expédié à Salonique. Il y versifie, en français cette fois, et rebaptise son camp militaire « Camp des Olympiades ». Il en revient presque indemne, au contraire de son frère, disparu sur le front de l’Est. Fin 1920, il épouse une jeune femme rencontrée à l’hôpital de Meaux, où il était soigné pour une blessure. Installé à Arès, le couple vit difficilement. L’activité de pêche est difficile, et en 1923 Barreyre doit remplacer la barque de son père (appelée « Mirelha ») pour pouvoir poursuivre son activité et avoir droit à une retraite de marin. Lui et son épouse se placent donc au sanatorium « La Pignada » à Lège, commune limitrophe, pour pouvoir acheter une nouvelle barque. Il y compose &lt;em&gt;Naïda&lt;/em&gt;, qui lui donnera droit à un rappel d’Églantine aux Jeux Floraux. Il est fait &lt;em&gt;Mèste en gai-saber&lt;/em&gt; par le Félibrige. Mais suite au crach de 1929 et à la crise des années 1930, Barreyre est contraint de quitter la Gironde et doit accepter de s’exiler en région parisienne, à Joinville-le-Pont, exil qu’il croit provisoire. Simple ouvrier, il habite un appartement donnant sur une cour sans lumière. Il y accueille sa mère, qui ne parle toujours quasiment que le gascon. Elle y meurt en 1932. Barreyre développe alors un sentiment de regret et de tristesse de l’éloignement du pays du Buch dont il était profondément amoureux. Il compose intensément, des oeuvres marquées par l’exil. Dans &lt;em&gt;Pesque de Neit&lt;/em&gt;, l’ancien combattant qu’il est se met dans la peau du soldat « ennemi » qui a le malheur de tomber loin des siens. Il est alors en contact avec l’abbé Joseph Salvat, un des fondateurs du Collège d’Occitanie. Il tente de suivre des cours par correspondance et essaie de d’initier à la graphie classique de l’occitan.&amp;nbsp; En 1936, il reçoit une Primevère d’Argent pour l’&lt;em&gt;Ode a la Mer de Gascogne&lt;/em&gt;. Barreyre, toujours en grande difficulté financière, écrit et fume beaucoup. Il sort peu et ne voit personne. Gardien de nuit aux Tréfileries du Havre, à Saint-Maurice, il tombe malade fin 1944 et meurt. Il est enterré à Joinville, précise sa fille « avec son meilleur costume et son béret basque ».&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Barreyre est l’exemple type du félibre-ouvrier, dont l’engagement passa avant tout dans ses écrits. N’ayant pas le temps de prendre part aux grandes assemblées félibréennes, trop pauvre de son propre aveu pour se rendre à Maillane pour l’enterrement de Frédéric Mistral, c’est par son intense correspondance avec des félibres tels que Palay, Camélat, Salvat et d’autres qu’il se forge une conscience et une compétence « occitaniste » qui prolonge son attachement instinctif au pays et à la langue natals. Sa nature austère et secrète le tient relativement à l’écart, de même que son exil, et c’est essentiellement par correspondance qu’il se forme et travaille à améliorer sa graphie et sa langue, déjà naturelle. Il ne théorisait pas et il est difficile de savoir quelles étaient ses positions par rapport au fait occitan. Ses récompenses et son titre de Mèste en gai-saber attestent pourtant l’importance qui lui est reconnue de son vivant par ses pairs. Mais c’est son voisin Adrien Dupin (1896-1973), instituteur et félibre originaire de Gujan-Mestras, qu’il doit en grande partie sa notoriété. C’est lui qui obtient en 1954 de la municipalité d’Arès l’inauguration de la plaque commémorative sur sa maison natale et en 1956, préside à la réédition des Malineyres.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Jacques Libérat Prunac, dit Mèstre Prunac (1787-1865), boulanger à Sète (alors orthographié Cette), fait partie de cette noria de poètes locaux d’expression occitane de l’époque préfélibréenne, qui n’ont généralement pas connu la notoriété, faute d’avoir vu leur œuvre intégrée à un groupe ou une école artistique à même de la valoriser et de lui donner de l’écho. Certains d’entre eux n’ont même pas été publiés de leur vivant, d’autres se sont offert ou vu offrir comme un cadeau d’adieu une édition de leurs œuvres complètes à la fin de leur vie. Ceux qui, comme Jasmin, Verdié, Reboul ou Gelu ont connu la reconnaissance au point de faire école dans leur ville et au-delà, ont bénéficié d’un contexte favorable, d’un entourage qui les y a aidés, d’un milieu éditorial propice ou tout simplement ont su faire montre d’un sens de l’autopromotion plus développé que les autres. Ils écrivaient généralement dans une graphie plus ou moins phonétique, utilisant les normes graphiques du français pour transcrire les sons de la langue occitane. Appartenant à des générations antérieures à celles des premiers félibres, ces auteurs sont souvent influencés par des sources antérieures, tout en étant très marqués idéologiquement, quelque soit le camp auquel ils appartiennent.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Libérat, Jacques (1787-1865)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes du nom&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Libérat Prunac, Jacques (variante du nom)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;- Mestre Prunac (pseudonyme)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;- Méstré Prunac (pseudonyme)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments biographiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Nous ne savons pratiquement rien sur Jacques Libérat Prunac, né le 20 décembre 1787 à Sète où il est mort le 28 novembre 1865. Il exerçait la profession de boulanger dans sa ville, et écrivait - en français d’abord, puis en occitan, nous dit-il lui-même - à côté de son activité professionnelle, pendant son peu de temps de loisir. Dans la préface de ses œuvres complètes, publiées en 1861 chez l’imprimeur-libraire Gras à Montpellier, &lt;em&gt;Las Fougassas de Mestré Prunac, boulangé dé Cetta&lt;/em&gt;, Prunac prend un ton qui n’est pas sans rappeler celui de Jasmin dans &lt;em&gt;Mous Soubenis&lt;/em&gt; pour nous dépeindre la misère de son existence. Mais ne s’agit-il pas ici d’un topos narratif, dont des expressions pouvant évoquer des lieux communs « le pain noir de l’adversité », « au calice de mes amertumes », « quelques larmes de miel », « mes tristesses et mes douleurs » ? Il n’est pas aisé de répondre à cette question. Si l’on en croit ce qu’il a voulu transmettre de lui-même à son lectorat, Prunac connut donc dans son activité de boulanger les affres de la misère. Manifestement habité d’une profonde foi catholique, et appartenant probablement à des milieux que l’on pourrait qualifier de conservateurs. S’il a commencé, de son propre aveu, par écrire en français, Prunac s’est semble-t-il assez vite tourné vers la langue d’oc,&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"&gt;&lt;em&gt;... notre idiome patois, langue si gracieuse et si pittoresque, langue de mon pays, que j'ai begayée sur les genoux de ma mère au sortir de mon berceau, langue qui m'a toujours été, depuis, aussi douce que familière.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Il est intéressant de noter que, si l’appellation « patois » apparaît sous sa plume, Prunac considère bien le parler d’oc de Sète comme une « langue ». Il l’appelle également « languedocien » (le parler sétois étant transitoire entre le languedocien oriental et le provençal maritime). La référence à la mère, à l’affect lié aux sonorités de la terre natale, font partie des topoï les plus courants dans les textes des écrivains occitans de cette époque, et encore longtemps après. Prunac ne se prive pas, dans son &lt;em&gt;A mous lectous&lt;/em&gt;, de déplorer le recul - déjà - de l’occitan à Sète au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"&gt;&lt;em&gt;Dé parlà ben patoués n’és pa caouza facila, &lt;br /&gt;Yoï lou parlan papus couma d’aou ten passat ; &lt;br /&gt;Aquel poulit lengagé a prés lo toun dé villa, &lt;br /&gt;Per trop se rafinà s’és tout despatouézat. &lt;br /&gt;Rétrouvayen papus sa lengua marternèlla, &lt;br /&gt;Sé das mors d’ancien ten né révéniè quaoucun ; &lt;br /&gt;Trouvayen qué dé mescla en plaça dé touzella,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Les textes de Prunac oscillent entre humour et nostalgie, avec un ton généralement moralisateur, empreint de bienséance, parfois franchement misogyne, mais essayant d’être « badines » selon l’expression de l’auteur. Prunac n’a réuni ses œuvres qu’à la fin de sa vie, mais nous les connaissons aussi - tant ses pièces françaises qu’occitanes - par un recueil manuscrit conservé au CIRDOC, contenant les poèmes du boulanger, transcrits par son neveu F. Prunac et dédiées à la petite-fille de Mestre Prunac, Rosalie. Prunac cite parmi les gens l’ayant encouragé à écrire en occitan Auguste Mallié, auteur occitan sétois, que nous connaissons par la présence de ses œuvres dans l’Armanac Cetori, l’organe félibréen de « l’île singulière » à la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, et son neveu l’abbé A. Bousquet, « aumônier », dont une pièce occitane est placée à la suite de l’introduction de l’édition de 1861.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Prunac a dédié un poème à Joseph Roumanille, dans lequel il exprime clairement qu’il connaît l’existence du félibrige provençal, et qu’il se sent attiré par cette société de poètes occitans visant à remettre en honneur la langue d’oc. Prunac est d’ailleurs cité par Mistral dans le Trésor du Félibrige. Prunac exprime son désir que son œuvre à lui, &lt;em&gt;cantayré dé routina/Doun tout l’ar es lou naturel&lt;/em&gt; parvienne jusqu’aux félibres :&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"&gt;&lt;em&gt;Ah ! sé din toun por arrivavou, &lt;br /&gt;O felibré ! é sé t’agradavou, &lt;br /&gt;Quinté bonur séyé lou siou !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Mais Prunac, qui a manifestement assisté à une séance du Félibrige à Nîmes, où Roumanille fut couronné de fleurs blanches par trois félibres, n’a manifestement pas été félibre lui-même. Peut-être était-il déjà trop âgé, ou trop occupé par ses activités. Toujours est-il qu’à la différence d’autres auteurs de l’époque pré-félibréenne, il fut informé de la naissance du mouvement, qu’il compare dans ses vers à un arc-en-ciel, en conçut de la joie et s’identifia pleinement à ce retour du printemps de la langue occitane.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers)</text>
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                <text>2018-06-01 Aurélien Bertrand</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;F&amp;eacute;lix Gras, Auguste Four&amp;egrave;s, No&amp;euml;l Blache, Prosper Estieu ont, &amp;agrave; des &amp;eacute;poques diff&amp;eacute;rentes, tous &amp;eacute;t&amp;eacute; qualifi&amp;eacute;s de &amp;laquo; f&amp;eacute;libre rouge &amp;raquo;. &amp;Agrave; leur engagement de f&amp;eacute;libres en faveur du renouveau de la langue occitane (avec parfois des opinions f&amp;eacute;d&amp;eacute;ralistes assum&amp;eacute;es) &amp;agrave; des convictions r&amp;eacute;publicaines non moins affirm&amp;eacute;es. Souvent partisans de la la&amp;iuml;cit&amp;eacute;, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation pour tous, sensibles aux conditions de travail des classes laborieuses, ces f&amp;eacute;libres ont souvent transpos&amp;eacute; leur vision du monde dans l&amp;rsquo;histoire occitane, sur laquelle ils ont parfois port&amp;eacute; un regard teint&amp;eacute; de leurs opinions. Pour Four&amp;egrave;s, comme pour Gras, c&amp;rsquo;est ainsi l&amp;rsquo;&amp;eacute;pop&amp;eacute;e de la Croisade contre les Albigeois, revue &amp;agrave; travers le regard de leur temps et de leur bagage, qui a cristallis&amp;eacute; leur attention, au risque d&amp;rsquo;ailleurs d&amp;rsquo;opposer au roman national historique fran&amp;ccedil;ais, qui se constituait &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;poque, un autre roman national gu&amp;egrave;re plus d&amp;eacute;gag&amp;eacute; de parti-pris id&amp;eacute;ologique. En plus de son activit&amp;eacute; de quincailler, Four&amp;egrave;s donna toute sa (courte) vie l&amp;rsquo;impression de se d&amp;eacute;multiplier : journaliste en fran&amp;ccedil;ais dans plusieurs journaux, &amp;eacute;lu politique, fondateur de revues, f&amp;eacute;libre majoral, il fut incontestablement un des acteurs les plus prolifiques de la renaissance d&amp;rsquo;oc.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Four&amp;egrave;s, Auguste (1848-1891)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes du nom&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Four&amp;egrave;s, Aguste&lt;br /&gt;- For&amp;eacute;s, August&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;&amp;Eacute;lements biografiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Auguste Four&amp;egrave;s, fils du juge de commerce Jean-Fran&amp;ccedil;ois Four&amp;egrave;s et d&amp;rsquo;une m&amp;egrave;re propri&amp;eacute;taire d&amp;rsquo;une quincaillerie, est n&amp;eacute; le 8 avril 1848 &amp;agrave; Castelnaudary, capitale du Lauragais. Attir&amp;eacute; par le monde des Lettres et l&amp;rsquo;&amp;eacute;criture, pr&amp;eacute;coc&amp;eacute;ment gagn&amp;eacute; aux id&amp;eacute;es r&amp;eacute;publicaines, il commence &amp;agrave; &amp;eacute;crire dans plusieurs journaux du Midi, tous d&amp;rsquo;orientation r&amp;eacute;publicaine : &lt;em&gt;L&amp;rsquo;Entracte&lt;/em&gt; (Toulouse, &amp;agrave; partir de 1866), &lt;em&gt;L&amp;rsquo;Investigateur&lt;/em&gt; (Toulouse, &amp;agrave; partir de 1867), &lt;em&gt;M&amp;eacute;phistoph&amp;eacute;l&amp;egrave;s&lt;/em&gt;, &amp;laquo; journal charivarique et satirique de Toulouse &amp;raquo;, &amp;agrave; partir de 1868, &lt;em&gt;Le Midi Artiste&lt;/em&gt;, toujours de Toulouse, puis &lt;em&gt;La Fraternit&amp;eacute; de Carcassonne&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L&amp;rsquo;&amp;Eacute;cho de Marseille&lt;/em&gt; en 1870. Il fondera en 1887 &lt;em&gt;Le Petit Toulousain&lt;/em&gt;, organe r&amp;eacute;publicain li&amp;eacute; &amp;agrave; &lt;em&gt;La D&amp;eacute;p&amp;ecirc;che du Midi&lt;/em&gt;, dont il assurera la direction et qui dispara&amp;icirc;tra avec lui &amp;agrave; sa mort, en 1891. Candidat aux &amp;eacute;lections municipales de sa commune, il devient en 1878 adjoint au maire de Castelnaudary avant de d&amp;eacute;missionner deux ans plus tard, lass&amp;eacute; semble-t-il par l&amp;rsquo;incurie de l&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe municipale. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque qu&amp;rsquo;il rencontre le po&amp;egrave;te et journaliste Louis-Xavier de Ricard, r&amp;eacute;cemment install&amp;eacute; &amp;agrave; Montpellier et converti &amp;agrave; l&amp;rsquo;histoire du Languedoc par les &amp;eacute;crits de Napol&amp;eacute;on Peyrat, avec qui il fonde en 1878 &lt;em&gt;L&amp;rsquo;Armana de la Lauseta&lt;/em&gt;, almanach f&amp;eacute;libr&amp;eacute;en, et d&amp;eacute;veloppe l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e de f&amp;eacute;librige r&amp;eacute;publicain, ou &amp;laquo; f&amp;eacute;librige rouge &amp;raquo;. Il est inutile de pr&amp;eacute;ciser que cette approche du f&amp;eacute;librige ne sera pas sans provoquer oppositions et grincements de dents au sein de l&amp;rsquo;institution. Apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; m&amp;ecirc;me pouss&amp;eacute; &amp;agrave; la d&amp;eacute;mission, Four&amp;egrave;s r&amp;eacute;int&amp;egrave;gre le F&amp;eacute;librige et devient m&amp;ecirc;me majoral en 1881, &lt;em&gt;Cigalo de la Libertat&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Four&amp;egrave;s commence par &amp;eacute;crire l&amp;rsquo;occitan - le sous-dialecte languedocien est-toulousain du Lauragais - avec sa propre graphie, une graphie &amp;laquo; patoisante &amp;raquo;. Il se formera ann&amp;eacute;e apr&amp;egrave;s ann&amp;eacute;e aux normes graphiques pr&amp;ocirc;n&amp;eacute;es par le F&amp;eacute;librige. Employant un occitan local mais de bonne facture, Four&amp;egrave;s est adepte d&amp;rsquo;un style simple et raffin&amp;eacute;. Il lui arrive de se cacher derri&amp;egrave;re des noms de plume, comme l&amp;rsquo;ont fait beaucoup de f&amp;eacute;libres. &lt;br /&gt;Combinant le f&amp;eacute;d&amp;eacute;ralisme avec un patriotisme fran&amp;ccedil;ais tr&amp;egrave;s revendiqu&amp;eacute;, Four&amp;egrave;s se passionne pourtant pour le catharisme, per&amp;ccedil;u &amp;agrave; travers le prisme de son anticl&amp;eacute;ricalisme r&amp;eacute;publicain du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle. Il consid&amp;egrave;re l&amp;rsquo; &amp;laquo; albig&amp;eacute;isme &amp;raquo; comme un pilier de l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; occitane, et regarde l&amp;rsquo;&amp;eacute;pop&amp;eacute;e de la Croisade comme fondateur de la culture d&amp;rsquo;oc. Four&amp;egrave;s est &amp;eacute;galement un chantre du &amp;laquo; panlatinisme &amp;raquo;, alliance des peuples et des cultures romanes et m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;ennes. Aux c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s de Xavier de Ricard, tout aussi oppos&amp;eacute; que lui &amp;agrave; l&amp;rsquo;orientation conservatrice du F&amp;eacute;librige de leur temps, Four&amp;egrave;s tente de lancer l&amp;rsquo;&lt;em&gt;Alliance latine&lt;/em&gt;, revue dont seuls deux num&amp;eacute;ros para&amp;icirc;tront, qui pr&amp;eacute;tend rassembler et r&amp;eacute;unir tous les peuples de culture latine d&amp;rsquo;Europe et au-del&amp;agrave;. Cette volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;ouverture de l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; occitane sur l&amp;rsquo;espace eurom&amp;eacute;diterran&amp;eacute;en est repr&amp;eacute;sentative de la vision que les &amp;laquo; f&amp;eacute;libres rouges &amp;raquo; avaient de la notion m&amp;ecirc;me d&amp;rsquo;identit&amp;eacute; occitane. De Ricard sera du reste un des premiers &amp;agrave; employer le terme de &amp;laquo; parlers occitaniens &amp;raquo;. &lt;br /&gt;Atteint semble-t-il d&amp;rsquo;ataxie tab&amp;eacute;tique, il meurt en 1891 &amp;agrave; Castelnaudary, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;acirc;ge de quarante-quatre ans. Franc-ma&amp;ccedil;on et libre-penseur, Four&amp;egrave;s sera enterr&amp;eacute; une premi&amp;egrave;re fois selon le rite catholique sur la volont&amp;eacute; de sa famille, avant que son corps, par d&amp;eacute;cision de son ex&amp;eacute;cuteur testamentaire, soit exhum&amp;eacute; quelques jours plus tard et enterr&amp;eacute; de nouveau selon ses principes : debout, la t&amp;ecirc;te tourn&amp;eacute;e vers l&amp;rsquo;Orient et sans c&amp;eacute;r&amp;eacute;monie religieuse. Un buste le repr&amp;eacute;sentant est &amp;eacute;rig&amp;eacute; devant le palais de justice de Castelnaudary.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;L&amp;rsquo;engagement dans la renaissance d&amp;rsquo;oc d&amp;rsquo;Auguste Four&amp;egrave;s n&amp;rsquo;est pas dissociable de son existence. Son engagement r&amp;eacute;publicain, &amp;laquo; progressiste &amp;raquo; dans l&amp;rsquo;acception que poss&amp;eacute;dait le terme &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, franc-ma&amp;ccedil;on et anticl&amp;eacute;rical allait de paire avec sa revendication d&amp;rsquo;une identit&amp;eacute; occitane assum&amp;eacute;e et reconnue dans le cadre de la R&amp;eacute;publique, ce cadre d&amp;ucirc;t-il &amp;ecirc;tre repens&amp;eacute; sous l&amp;rsquo;angle du f&amp;eacute;d&amp;eacute;ralisme, alors en vogue chez les f&amp;eacute;libres r&amp;eacute;publicains. S&amp;rsquo;il fonda une revue et en co-fonda une autre, Four&amp;egrave;s v&amp;eacute;cut son double engagement f&amp;eacute;libr&amp;eacute;en et r&amp;eacute;publicain au c&amp;oelig;ur de sa vie, que ce soit &amp;agrave; travers son court mandat d&amp;rsquo;&amp;eacute;lu local comme dans ses fonctions de r&amp;eacute;dacteur et responsable de journaux et revues. F&amp;eacute;libre, f&amp;eacute;d&amp;eacute;raliste, mais oppos&amp;eacute; en quelque sorte &amp;agrave; la doxa et &amp;agrave; l&amp;rsquo;approche politique et philosophique du F&amp;eacute;librige proven&amp;ccedil;al de son temps, catholique et conservateur, il tenta de concilier entre eux des id&amp;eacute;aux qui, dans le contexte id&amp;eacute;ologique de son temps, n&amp;rsquo;allaient pas forc&amp;eacute;ment de soi ensemble. En &amp;eacute;largissant la reconnaissance et la valorisation de la culture d&amp;rsquo;oc &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle des cultures latines, Four&amp;egrave;s, associ&amp;eacute; &amp;agrave; Ricard, manifeste la volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;ouvrir, d&amp;rsquo;&amp;eacute;largir la r&amp;eacute;flexion &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle du dialogue entre cultures voisines et li&amp;eacute;es, en fuyant la tentation de l&amp;rsquo;entre-soi occitan et f&amp;eacute;libr&amp;eacute;en.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;L’imposante figure de Victor Gelu est aujourd’hui perçue comme emblématique de la culture occitane marseillaise. Poète populaire de langue occitane, employant comme une évidence le parler urbain de Marseille, Gélu appartient à ce cercle d’auteurs de langue d’oc qui sont arrivés à incarner l’esprit profond, l’éthos de leur ville, à l’instar de Jasmin à Agen, Meste Verdié à Bordeaux ou Goudouli à Toulouse. Républicain, progressiste mais pourtant méfiant vis à vis du scientisme et du progressisme à tout va qui marquent si profondément l’esprit du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, omniprésent dans l’écrit provençal de son temps tout en se tenant soigneusement en marge du Félibrige, truculent mais aussi mélancolique et volontiers moralisateur, Gelu est un peu inclassable. Sa silhouette massive continue de hanter la mémoire du Marseille populaire. Sa statue, évoquée par César dans la Trilogie marseillaise, a disparu avant d’être refaite, déplacée, pour finalement orner depuis 2015 l’angle de la rue qui porte son nom.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Identité&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Formes référentielles&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Gelu, Victor (1806-1885)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h3&gt;Autres formes du nom&lt;/h3&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- Gelu, Vitour (forme occitane du nom)&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Élements biografiques&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Victor Gelu est né à Marseille le 12 septembre 1806, dans une famille marseillaise originaire d’Embrun, dans les Hautes-Alpes. Son père, comme son grand-père auparavant, exerçait la profession de boulanger et dirigea plusieurs boulangeries marseillaises. Sa mère, Rosalie Margalet, couturière, était pour sa part issue d’une famille catholique pratiquante de Puyloubier, à l’est d’Aix. Gelu était notoirement proche de son père qu’il adorait et admirait, quand ses relations avec sa mère furent toujours marquées par une profonde tension. Les problèmes de santé de son père l’obligent à mettre précocement un terme à ses études, entamées chez les Frères gris d’Aix, période de sa vie qu’il n’apprécia guère. Son acrimonie vis à vis de la religion catholique ostensiblement affichée se forge vraisemblablement là, aggravée par son opposition à la ferveur religieuse de sa mère, qu’il rejette. Il se forge enfin sous la férule de son précepteur l’abbé Chabert, homme dur qui lui laissé un sinistre souvenir, et enfin dans les rues de Marseille ensanglantées par les émeutes de l’été 1815, entre bonapartistes et la majorité de la population de la vallée du Rhône, de sensibilité royaliste. Gélu développe alors un fort sentiment républicain. Une altercation avec un de ses professeurs, un des frères d’Aix, achève de le convaincre d’abandonner l’école. Mais le décès de son père, Étienne Victor Gelu, le 10 juin 1822, fit basculer sa vie. Gelu en conçut un profond chagrin qu’il exprima souvent. La boulangerie familiale commença à péricliter, dit-on à cause du caractère détestable de sa mère et de ses dons irraisonnés à l’Église. Mais le portrait de Rosalie Margalet en bigote revêche provient de son fils, qui nourrissait très vraisemblablement un fort ressentiment vis à vis de sa mère.&lt;br /&gt;Victor Gelu fréquente des cercles et goguettes, à l’instar de celles que fréquentaient Béranger à Paris, dont les Endormis, cercle bonapartiste comprenant nombre d’anciens soldats de l’Empire, qui joue des pièces de théâtre et chante des chansons dans un « caveau ». Ayant petitement hérité de son père et n’ayant pu conserver ses économies, Gelu quitte alors Marseille. Il voyage, à Bordeaux puis Paris, où il cherche à se construire une situation. Il échoue et ne parvient qu’à dilapider l’argent qui lui reste. Il se retrouve de nouveau à Marseille, dépendant de sa mère qui ne l’accueille pas à bras ouverts. Gelu s’initie alors au théâtre. Il remplace, à Antibes, un comédien porté absent pour une pièce, et remporte un succès considérable. Mais le milieu du théâtre, libertin, ne plaît pas à l’austère moraliste qu’il est en train de devenir. Ayant tenté de se faire embarquer à Toulon comme commis aux vivres sur un bateau en partance pour l’expédition d’Alger, il rentre une fois de plus penaud chez sa mère qui l’expédie, en compagnie de son jeune frère Noël, à Lyon pour travailler dans une usine de pâtes alimentaires. Ayant perdu sa place dans la tourmente que constitua la révolution de 1830, lui-même fut impliqué dans les mouvements ouvriers insurrectionnels connus à Lyon sous le nom de révolte des Canuts, et blessé sérieusement en 1831. Sans emploi, avec des espoirs déçus, il s’en revint en Provence où il logea chez son frère Noël, devenu minotier à Aubagne. Mais ne s’entendant pas avec sa belle-soeur, Gelu se trouva de nouveau en échec, et tenta de se suicider. Son frère parvint à l’en empêcher. &lt;br /&gt;Revenu à Marseille, Gelu loua une maison, et décrocha un emploi de clerc, d’abord à 30 puis à 60 et enfin à 90 francs par mois, ce qui le mit à l’abri du besoin. Libéré des contingences matérielles, Gelu put se lancer l’esprit libre dans la création : ce fut d’abord en 1838 &lt;em&gt;Fenian et Grouman&lt;/em&gt;, chanson satirique, éloge de la fainéantise et des plaisirs, puis en 1840, son recueil de vingt-cinq chansons, à la façon des goguetiers, dont dix en provençal et quinze en français. En 1852, il est invité au congrès des félibres à Arles. Il remporte un brillant succès. Les félibres et le public sont impressionnés par son gabarit imposant, la puissance de sa voix, sa présence, son charisme. Monté sur une table, il chante &lt;em&gt;Fenian et Grouman&lt;/em&gt;. Il est le centre de l’attention, et c’est à cette occasion que Joseph Roumanille lui adressera la phrase restée célèbre : Mon Dieu, Monsieur, vous devez nous trouver tout petits. Mais s’il connaissait les félibres, Gelu refusa toujours d’être un des leurs. Sauvage autant que paradoxal, il conserve son indépendance d’esprit. Son engagement républicain a certainement joué lui aussi dans son rapport avec le Félibrige. Il se fit d’ailleurs des ennemis politiques, qui tentèrent de s’opposer à la publication de ses œuvres ou même à les censurer. Gelu vit quelques années à la minoterie de Roquevaire, près d’Aubagne, puis retourne à Marseille, dans le quartier Saint-Barnabé. Il perd une fille, et publie en 1854 &lt;em&gt;Lou Credo de Cassian&lt;/em&gt;, puis en 1855 &lt;em&gt;Nouvè Grané&lt;/em&gt;, roman social qui met en scène le voyage à l’Exposition universelle de Paris d’un paysan de Vitrolles. Le texte est une satire du progressisme et de la foi dans la technique au service du bonheur des hommes. L’année suivante, Gelu réédite ses chansons provençales en version augmentée. Quelques années plus tard, Gelu se retrouve veuf. La mort de sa femme constitua pour lui une terrible épreuve.&lt;br /&gt;Gelu commença à prendre un certain recul dans les années 1870, et, affecté par les deuils et vieillissant, cessa progressivement d’écrire. Il refusa en 1878 d’être coopté à l’Académie de Marseille, malgré une réelle volonté de l’intégrer. La municipalité de Marseille lui refusa un poste qu’il avait sollicité, de professeur de diction au Conservatoire. Il mourut chez son fils, architecte de métier et artiste-peintre, le 2 avril 1885. Un délégué des « Endormis », le cercle goguettier de ses débuts, prononce un discours. Gelu connaît un succès posthume réel, avec la réédition complète de ses œuvres - moins les Mémoires - en 1886, et en 1891, le monument qui lui est élevé sur le Vieux-Port, place neuve, rebaptisée place Victor-Gelu.&lt;br /&gt;Gelu a puisé l’essentiel de son inspiration dans la contemplation de la société populaire marseillaise, celle du port et des bas-fonds. Républicain engagé, il se fait l’écho de la colère sociale des plus démunis, de la révolte et des cris de colère. Sévère dans sa morale, son œuvre est baignée d’une hauteur de vue sombre et dépourvue d’illusions sur le monde. S’il a lui-même souffert et connu la détresse, son engagement républicain ne l’a pas empêché de garder ses distances avec certains aspects de l’idéologie de son temps, y compris dans le camp républicain, comme le progressisme et le scientisme, portés par la pensée positiviste alors en vogue. Il n’hésite pas, dans ce cas, à adopter une position que d’aucuns pourraient qualifier de réactionnaire. Gelu a été toute sa vie inclassable et l’est resté. Seule chose que personne ne saurait lui contester : un amour et une profonde connaissance de sa ville, du Marseille populaire de langue provençale.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Engagement dans la renaissance d'oc&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Il est difficile de situer Victor Gelu dans la renaissance de la langue occitane en son temps. Il en est à la fois un acteur essentiel, central, et un marginal. Contemporain du Félibrige, il connut et fréquenta un peu les félibres, notamment par sa présence remarquée au congrès d’Arles de 1852, où il interprète sa première œuvre, &lt;em&gt;Fenian et Grouman&lt;/em&gt; suivi d’un souvenir plus personnel, lié à son père. Dans la préface de l’édition des oeuvres complètes de 1886, Mistral se remémore &lt;em&gt;Victor Gelu, le célèbre Gelu, que je voyais et entendais pour la première fois&lt;/em&gt; et de préciser aussitôt que cette première fois fut aussi la dernière : ni Mistral ni les félibres ne revirent Gelu.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%; padding-left: 30px;"&gt;&lt;em&gt;Je n’ai vu Gelu que cette fois. Dans aucune de nos fêtes ni de nos réunions, si fréquentes pourtant depuis la fondation du Félibrige, nous n’avons plus rencontré le terrible chansonnier. De même que les lions, devenus vieux, vont vivre solitaires dans le fond du désert, ainsi le vieux poète qui, tout en maniant magistralement sa langue, avait désespéré de sa résurrection, en voyant après lui monter ces jeunes, ivres d’enthousiasme et d’espérances provençales, fit seul sa bande à part, et dédaigneux, muet, laissa courir la farandole.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Gelu, sans forcément être « dédaigneux », ne souhaitait pas être récupéré, ni voir son nom associé à quelque école, mouvement, courant ou groupe que ce soit. Ce désir ardent d’indépendance s’associait à un engagement républicain et social marqués, qui lui semblaient peut-être incompatibles avec les orientations clairement chrétiennes, conservatrices de certains félibres tels que Roumanille ou Aubanel (qui sera pourtant attaqué par l’Église pour l’érotisme de ses poésies). La présence des républicains Brunet et Gras se suffit pas, semble-t-il, à le rassurer. Il a pu être dit, également, que Gelu, adepte du provençal populaire « en liberté » voyait d’un oeil méfiant les prétentions normatives des félibres : grammaires, dictionnaires, norme graphique... Cela n’empêche pas la langue de Gelu, très marquée par la dialectalité du provençal maritime de Marseille, d’être très écrite, riche en idiomatismes et dotée d’un lexique très étendu.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&#13;
&lt;h2&gt;Éléments de bibliographie de l'auteur&lt;/h2&gt;&#13;
&lt;p style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;- &lt;em&gt;Chansons provençales et françaises&lt;/em&gt;, Marseille, Sénés, 1840. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Chansons provençales&lt;/em&gt; (2e édition augmentée), Marseille, Laffitte et Roubaud, 1856. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Meste Ancerro vo lou Vieiugi. Chansons provençales avec glossaires et notes&lt;/em&gt;, Marseille, Camoin frères, 1863. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Lou Garagaï. Chansons provençales avec glossaire et notes&lt;/em&gt;, Marseille, Camoin frères, 1872. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Œuvres complètes, avec trad. litt. en regard précédées d'un avant-propos de Frédéric Mistral et d'une étude biographique et critique d'Auguste Cabrol&lt;/em&gt;, Marseille-Paris, Charpentier, 1886, 2 vol&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Nouvè Grané&lt;/em&gt;, Centre Régional d’Études Occitanes de Provence/Publications de l’Université de Provence, 1987. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Victor Gelu, Poèta dau pòple marselhés, Cansons provençalas&lt;/em&gt;. CD-livre (musique de Dupain, Lo Còr de la Plana, Massilia Sound System, D'Aqui Dub...) Ostau dau Pais Marselhés/Edisud, 2003. &lt;br /&gt;- "Victor GELU - L'homme révélé par ses textes" - Tomes I et II - par Michèle Delaage et Pierrette Bérengier - &lt;em&gt;Cahiers 104 et 105 du Comité du Vieux-Marseille&lt;/em&gt;, 2011.&lt;/p&gt;</text>
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